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 Seul... La solitude, qu'est-ce donc ?

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Nymphadora Tonks
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MessageSujet: Seul... La solitude, qu'est-ce donc ?   Sam 2 Oct - 17:10

Je sais pas ce qui m'a pris aujourd'hui mais j'ai eu idée d'écrire sur l'un de mes persos préférés *-* J'ai essayé de résister, et puis non, j'ai pas pu... Le mot "Seul", caractérisant parfaitement Rémus, m'ait venu à l'esprit et sur ce simple mot s'est développé ce petit OS =) Je souhaite bonne lecture à ceux qui le liront, en espérant qu'ils y trouvent beaucoup de plaisir, comme moi j'en ai eu à l'écrire

Seul. Ce mot résonne étrangement dans l'esprit de certaines personnes. Celles qui ne sont pas habituées... Celles qui ne sont pas habituées à ne compter que sur elles-mêmes, à se cacher... Car, d'une certaine manière, c'était ce qu'il faisait. Depuis qu'il était tout petit. Du plus loin qu'il s'en souvenait, il était seul. Ah ces tendres années d'enfance qu'il avait passé entouré de ses parents, dans leurs bras, bercé maternellement. Aujourd'hui, et depuis très longtemps, il ne pouvait compter que sur ses propre bras, que sur sa seule présence. Il s'était endurci ; il s'était toujours montré fort. Seuls ses véritables amis avaient su percer la carapace qu'il s'était forgé étant petit, dès l'âge de six ans. Seuls ses amis... Ses seuls amis. Ses plus chères années... Qu'il aimerait y retourner, y rester bloqué. Malheureusement, le temps passe et les personnes s'en vont également.

Aujourd'hui, il était seul, de nouveau, sans savoir si c'était bon... Ou pas. Il ne savait pas. Dans tous actes, il partait du fait que chacun avait sa part de responsabilités. C'était donc sa faute s'il n'avait su conserver ses amis. Sa faute, à lui, et lui seul. S'il avait su faire plus... S'il avait pu être de meilleur conseil... Qui sait ? Il aurait peut-être pu faire en sorte que ses amis prennent une autre décision, ou du moins il aurait pu faire en sorte de les empêcher... Mais, parfois il se raisonnait en se disant qu'il n'avait pas été le seul à être trompée sur cette personne... Sur cette personne qui les avaient tous trahis. Alors comment, sous prétexte qu'il fut le plus sage, comment aurait-il pu percevoir l'infamie qui aurait lieu ? Quoiqu'il en soit il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir et ce sentiment ne s'effacerait pas de si tôt.

D'ailleurs, cela faisait plus de dix que ce sentiment perdurait au sein de son âme. Plus de dix ans qu'il le hantait. Dix ans ? Peut-être bien douze ? Peut-être bien quinze... Il ne savait plus. Il lui semblait avoir cessé de compter à partir du moment où sa vie s'était arrêtée, où il avait beaucoup plus perdu que ce qu'un enfant normal perdrait. L'affection de ses parents. Sentir le regard sur lui, leur regard si différent... Une lueur presque... De peur, mêlée à de la tristesse, de la peine... Cette impression était insupportable pour un enfant. L'impression de ne pas être comme les autres. Sa mère, peu à peu, avait perdu l'habitude d'être douce, aimante avec lui, proche. Elle l'aimait encore assurément ! mais elle devint différente, s'éloigna peu à peu ; imperceptiblement il l'avait sentie s'éloigner de lui... Il en avait accusé toute la culpabilité. Il comprenait. Même à son âge. Il ne voulait pas lui imposer sa présence, ni à sa mère ni à son père. Il comprenait qu'il puisse leur inspirer de la crainte. A partir de ce moment, il avait grandi. Mûri. Il avait laissé son enfance dépérir en lui. Et c'est alors qu'à l'heure où ses petits camarades du même âge jouaient encore dans les bacs à sable ou les parcs à jeux, lui n'y jouait plus depuis longtemps. Une promenade dans les bois ou simplement de rester dans sa chambre lui semblait la meilleure des occupations. A lire, ou faire autre chose. Ses goûts pour les études et les livres avaient commencé à s'accroître considérablement à ce moment-là.

Alors, peut-être comme une punition pour des actes passés, il ne s'autorisait plus aucune chance de pouvoir être heureux. Le bonheur ? Qu'était-ce ? A ce qu'il savait, il s'agissait de quelque chose de fragile, d'extrêmement éphémère. Et il n'en avait pas le droit. C'était tout ce qu'il savait, et tout ce qui lui était suffisant de penser. Alors, certes, la solitude pouvait être pour certains terriblement ennuyante, démoralisante. Mais pour lui, c'était sa vie. Sans doute que rien d'autre ne viendrait jamais agrémenter son existence. Il n'y comptait plus. Depuis longtemps. Depuis très longtemps, tout espoir l'avait abandonné. Comme pour se rattraper sur ses erreurs passées, il tentait d'être là pour ses amis, laissant passer sa propre vie bien après tout car par Merlin, ô que sa misérable existence réduite à néant ne valait plus rien ! Rien du tout. Et ce depuis fort longtemps.

Mais rattraper ses erreurs ? Seul au fond de lui, il savait pertinemment que ce ne serait jamais suffisant. Une vie ne serait pas assez. ça ne serait jamais assez, non. Trop de larmes, avaient été versées par sa faute. Trop de pertes avaient jalonnées sa vie ; des personnes qui avaient énormément comptés sur lui et sur lesquelles il avait beaucoup comptés. Il avait enfin trouvé, il y a longtemps, des gens qui avaient été en mesure de le comprendre, de l'accepter tel qu'il était. Cette époque était révolue. Bel et bien révolue. Aujourd'hui il n'avait plus rien et il ne s'autoriserait sans nul doute jamais plus à pouvoir espérer, à pouvoir accepter l'idée qu'il put retrouver une vie normale. Tout simplement car il n'était pas normal. Il ne l'était plus.

Il n'était pas capable de garder quelque chose ou quelqu'un. La preuve, si l'on comptait le nombre de ses anciens amis qu'il lui restait. Beaucoup - hélas - n'étaient plus là. Sans doute était-ce la plus simple conclusion qu'il pouvait se faire. Il y avait des personnes parfois qui étaient ainsi, incapables de conserver les personnes qui leur était le plus cher. S'il n'était pas né pour faire le Mal, il n'était sans doute pas fait pour faire le moindre Bien. Il ne savait même plus ce qu'il faisait sur cette terre. Si, bien sur, il voulait rattraper ses erreurs, venger la mort de tous ses amis, faire en sorte de rétablir l'ordre du Bien, rétablir un ordre dans la vie des autres et un semblant d'ordre dans la sienne. Ce n'était plus que sa seule raison dans sa misérable existence.

Il tentait de rattraper toutes ses erreurs passées qui avaient sans doute été trompées par cette caractéristique qu'il avait toujours voulu voir le Bien en chacun - aveuglément par ailleurs -. Cela avait sans doute contribué à ce qu'il ne voir rien venir, et qu'il ne puisse prévenir donc... ses erreurs.

Mais jamais plus il ne se tromperait. En tous cas, jamais plus il ne se laisserait abuser. Jamais plus il n'abuserait de la confiance qu'avait les personnes en lui... L'avait-il vraiment d'ailleurs ? Comptaient-ils sur lui vraiment ? Il ne se considérait pas comme indispensable à l'ordre. Loin de là. Chacun des membres étaient bien plus indispensables qu'il ne l'était lui-même. Mais il restait. Il restait, pourquoi ? Il ne savait pas lui-même... Il restait pour, peut-être, car c'était tout ce qui lui restait. Et il se raccrochait à cela. Dumbledore lui faisait confiance. Quel bon coeur il avait cet homme. Toujours il lui en serait redevable. Oui, il restait donc... Sans doute car il était fidèle depuis toujours à ses amis ; surtout car il ne voulait pas les décevoir eux aussi. Mais il n'était pas indispensable, non. Il se demandait même ce qu'il pouvait bien faire pour aider...

Et oui, que voulez-vous. Sa vie se résumait à cela.
Depuis de nombreuses années, la vie de Rémus John Lupin se résumait de cette manière.

Tout le monde, dans la vie, était seul au final. Lui était juste seul depuis bien plus longtemps que certains. Alors, non, ce mot... Solitude, n'avait certes pas la même signification pour lui que pour beaucoup d'autres.


_________________
« And I don't care what they think. And I don't care what they say. What do they know about this love anyway? »


    You're the most courageous man I've ever seen, I've ever dreamed of. Whatever you say, whatever you think. Despite all opposition my feelings are and will remain the same as long as I live. Even through the death. You're the one my heart has chosen, you're the one who makes me breathe... You're the one who learnt me to live.  I can't just forget you even if you ask me to. Even beyond life I truly love you. Why can't you just believe I will never let you down ? Why is it impossible to conceive ? Let me love you.


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