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 Entre la haine et l'amour il n'y a qu'un pas? Ne vous méprenez pas, je HAIS Halloween !

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MessageSujet: Entre la haine et l'amour il n'y a qu'un pas? Ne vous méprenez pas, je HAIS Halloween !    Sam 30 Oct - 10:13

    Halloween… Ce matin-là, Elisabeth de très mauvaise humeur… Mais alors vous n’imaginez même pas ! D’une humeur massacrante. Et oui, les jours précédant les fêtes, généralement nous sommes tous contents car il y a tant de préparatifs qui nous occupent tout au long de la journée ! Elisabeth, depuis de nombreuses années, détestait cela. Elle DÉTESTAIT en particulier CE jour ! Enfin, elle n’avait pas toujours détesté cela. Il fut une époque où elle adorait le fait de se déguiser en une autre personne, et le fait qu’on ne la reconnaisse pas… Hm… En fait, non tout bien réfléchi, elle détestait tout bonnement se déguiser en une autre elle était trop fière d’elle-même, de ce qu’elle était et de l’image qu’elle laissait voir aux autres, ces autres qui toujours la regardait de ce regard admiratif, respectueux… Elle n’aimait pas rentrer dans la peau d’une autre ; elle détestait cela.

    Enfin, il fut une époque de sa très jeune jeunesse où elle appréciait cette fête… Elle s’était déguisée une seule fois. Une seule fois, et elle en avait assez vu pour le restant de sa vie. Plus jamais on n’avait pu lui faire enfiler un autre déguisement…. Dans le cas contraire, elle aurait tapé du pied à longueur de journées, bref aurait été insupportable jusqu’à ce que l’on comprenne qu’elle ne voulait plus JAMAIS entendre parler d’Halloween. Son père avait bien trop à cœur le bien être de sa seule fille pour oser la contredire ; il avait trop à cœur de faire tout et n’importe quoi qui puisse la réconforter de l’absence d’une mère. Quant à Lys, leur gouvernante, elle était de l’avis de son père. Elle adorait Elisabeth qu’elle considérait comme sa fille et jamais ô grand jamais elle n’oserait faire quelque chose allant à l’encontre de sa volonté. Qu’Elisabeth soit donc rassurée sur cela : en plus d’avoir un père et une « mère par procuration » qui l’aimait, son assurance prit de plus en plus d’ampleur alors qu’elle se rendait compte qu’ils feraient tout ce qui leur serait possible pour lui donner tout ce qu’elle voulait.

    Mais cette époque était lointaine. Et elle ne souhaitait pas s’y attarder ! Enfin, elle n’avait jamais vraiment aimé ce jour qu’elle jugeait tout bonnement ridicule mais elle se disait que c’était une bonne occasion de s’amuser. Oui, c’était avant qu’elle pensait cela… Jusqu’à ses cinq ans. Mais depuis qu’elle était en âge d’exprimer ses propres pensées et quand elle aimait ou pas quelque chose, alors elle ne se gênait pas pour le faire !

    « J’aime ! » « J’aime pas ! » « Non, j’aime pas ! » « Je veux ça ! » « Je veux pas ! » Si l’on peut dire ainsi, les premiers mots qu’elle avait prononcé lorsqu’elle avait commencé à parler, avait été de dire si elle aimait ou pas, ou si elle voulait quelque chose, ou pas… Cela démontrait une certaine précocité dans le fait qu’elle voudrait très tôt faire admettre ses idées comme les meilleures. Dès qu’elle n’aimait pas quelque chose, son père s’abaissait toujours à son avis et lui donnait alors tout ce qu’elle avait envie à la place. C’était ainsi que lorsqu’elle avait cinq ans, elle avait fêté son premier – et seul- Halloween. Elle n’avait pas cessé de répéter qu’elle voulait inviter des amis de son école, - et surtout décorer la maison de telle sorte que ses petits camarades restent admiratifs de tout ce qu’ils allaient voir ; elle voulait que cela leur reste dans leur esprit comme le plus vif souvenir qu’ils auraient jamais. Elle voulait les impressionner en effet. Plus qu’à s’attirer les leurs grâces ou leur reconnaissance, elle cherchait davantage à impressionner tout le monde. Cela ne s’est guère amélioré avec le temps ; même si, - d’une certaine manière – elle s’est un peu assagie sur cela à partir de sa quinzième année.

    Montrer que ce qu’elle avait, ce qu’ils ne pourraient avoir… Elle aimait lire l’admiration dans leurs yeux. Elle n’en ferait jamais grand cas par ailleurs par le futur ; peu lui importait bien… Mais elle aimait juste. C’est pour cela que ce soir-là, elle attendait d’un véritable enthousiasme que ses invités arrivent.

    Une atmosphère tamisée et orange se dispensait dans la pièce. Au fond de la pièce où une table était dressée et habillée d’une nappe orange et noire se trouvait tout un tas de friandises ; friandises sous des formes toutes plus étranges les unes que les autres… Sauf en période d’Halloween. Il y avait des formes de citrouilles, de squelettes, des fantômes… Il y avait des bonbons au soit disant « goût de chat ». Evidemment, il s’agissait en réalité d’un colorant que les fabricants avaient mis dedans. Beurk, Elisabeth n’aurait pas supporté que ce fut du vrai sang… Des draps de soie recouvraient les murs ; des draps noirs d’où pendaient des fils d’araignées. Des lampions étaient accrochés à distance régulière et éclairaient la pièce d’une lueur orangée et vacillante… Comme si quelqu’un d’invisible les faisaient bouger. Tandis que des chandeliers dorés illuminaient la table, là où se trouvaient les collations. Une musique d’ambiance de films d’horreur se faisait entendre. Elisabeth, ravie par tout cela et par l’effet que ce décor aurait sur tous ses petits camarades, se réjouissait déjà. Pendant ce temps, Lys était à la cuisine en train de finir de faire cuire quelque chose dans une casserole… Ce qui devait être LA surprise de LA soirée ! Connaissant les dons culinaires de la gouvernante, Elisabeth se réjouissait d’avance.

    Elle attendit longtemps… Longtemps. Personne ne vint et, ce ne fut qu’aux alentours de vingt deux heures qu’on sonna enfin à la porte… Elisabeth commençait à s’endormir sur la chaise où elle s’était installée en attendant et, elle sursauta lorsque la sonnette résonna dans toute la maison. Elisabeth se précipita à la suite de Lys pour aller ouvrir. La porte s’ouvrit sur Anaelys. Regardant de tous côtés – peut-être en espérant en voir d’autres arriver-, elle fut bien obligée d’admettre qu’il n’y avait personne d’autre. Elle commença alors à s’inquiéter et à se demander ce qui se passait… Et où ils étaient tous passés. Tandis que sa gouvernante faisait entrer la petite fille qui, seule, était venue, Elisabeth resta devant chez elle, sur le pas de sa porte… Sans doute espérait-elle encore que quelqu’un d’autre arrive. Mais en même temps que cet espoir faiblissait de plus en plus en elle, une sourde colère commençait à y résonner. Elle avait été bien gentille d’inviter tout le monde à cette fête, elle avait fait tout bien préparer, et tout cela pour se retrouver à DEUX ce soir ?! Elle avait compté à ce qu’ils viennent, elle avait espéré… Elle vit quelques personnes déguisées passer ; certaines lui adressaient un salut poli plus un mot de bienveillante cordialité. Elle vit même passer un corbillard qui vint ajouter quelque chose d’encore plus tragique à la soirée…

    Au bout deux minutes à attendre dans le froid devant chez elle, Lys ressortit voir ce qu’elle y faisait et fit rentrer une Elisabeth toute tremblante de froid. En effet, dehors par une nuit d’octobre dans une robe légère de princesse de la nuit, sa longue chevelure relevée en chignon pour l’occasion, il ne fallait pas s’attendre à ce qu’elle ait très froid. Et pourtant, alimentée par un vif ressentiment et une sourde colère, elle était animée intérieurement et ne pensait pas même au froid qui la saisissait.

    En réalité, tous ses petits camarades s’étaient rendus à une après-midi « cinéma d’Horreur » et dans l’enthousiasme de l’après-midi, ils n’avaient plus pensé à la fête donnée en l’honneur d’Halloween chez la famille Barton. Ce n’est qu’à la sortie du cinéma que l’un d’entre eux s’en souvint et le remémora aux autres… Tous furent stupéfiés et s’en voulurent de n’y avoir pas même pensé… Ils réfléchirent, discutèrent un moment avant de prendre la décision d’y aller quand même. Après tout, il n’était que minuit… Mieux vaut tard que jamais, non ? La soirée n’était pas encore terminée… C’est ainsi qu’une petite bande de fantômes, sorcières, démons prirent la route du quartier des Barton. Ainsi attroupement n’était pas vraiment coutume d’ailleurs dans ce joli quartier bien calme à la population aux moyens financiers particulièrement foisonnants.

    Comment voulez-vous qu’ils soient accueillis ? Certainement pas chaleureusement par Elisabeth qui, durant trois heures, avait marmonné contre eux comme quoi ils allaient lui payer de lui avoir fait cet affront, qu’ils n’étaient qu’un bande d’égoïste qui ne pensaient pas même aux égards qu’elle avait eu pour eux ; tout ce qu’elle avait voulu c’était leur faire plaisir ce soir-là et ils avaient fait tous ces efforts pour rien ! Il n’était pas dans l’habitude d’Elisabeth de faire quelque chose sans que cela soit remarqué. Elle ruminait déjà sa vengeance, et dès le lendemain elle avait déjà prévu de d’annoncer à son père qu’elle voulait changer d’école… Et qu’elle ne retournerait d’ailleurs JAMAIS dans celle-ci… Elle savait qu’il ne lui refuserait pas cette demande. Non, elle ne voulait PAS y retourner de toute façon !

    Ne s’attendant plus à recevoir de visites à cette heure-ci, ce fut Lys qui alla ouvrir et lorsqu’elle découvrit tout l’attroupement ici présent, elle appela Elisabeth qui ne tarda pas à arriva par derrière elle et qui parla d’une voix froide et déjà très autoritaire pour son âge, mais elle n’aimait pas les gens qui fichait d’eux...

    « La soirée vient de finir j’en suis navrée… »
    Oh le beau mensonge...

    « Nous avons eu un imprévu, et n’avons pu venir plus tôt… » commença un petit brun ténébreux qui, semblant soudainement confus, ressentit l’immense crainte qu’ils avaient dû fortement l’offenser en ne venant pas à l’heure.

    « … Merci d’être venus quand même mais étant très exténuée, je crois que je vais aller me coucher », ajouta t-elle en répliquant seulement d’une voix éreintée… Elle était assez bonne comédienne. Sur ces mots, elle les salua avec plus ou moins de raideur et se détourna d’eux. Lys leur dit au revoir, plus cordialement cependant étant de nature très humaniste, et s’excusant brièvement elle referma la porte… Avant qu’elle ne la ferme complètement, elle se retourna en entendant miauler. Avec un sourire, elle laissa entrer cependant le chat de la maison qui passant avec élégance devant les enfants, sembla plutôt tous les narguer tous autant qu’ils étaient… Prénommé Pénélope, c’était une petite boule de poils rousse et aux bouts de pattes blanches dont Elisabeth était tombée amoureuse et qu’elle n’avait voulu se séparer… Son père avait capitulé et le lui avait acheté. La porte se referma ensuite, après le passage du chat.

    Vous me direz que sont devenus tous les bonbons qu’ils avaient mis à disposition des enfants pour ce soir-là ? Et bien, Ils n’allaient quand même pas les mettre à la poubelle, n’est-ce pas ??? Les Barton n’aimaient pas le gaspillage. Ils n’étaient certes pas beaucoup au final à cette soirée, mais il restait Anaelys (contre qui elle conserva seule de la reconnaissance). A deux elles dégustèrent tous les bonbons et s’amusèrent à se faire peur toute la nuit durant avec des histoires de fantômes et de vampires que leur raconta Lys avec qui elles partagèrent les friandises.

    Il n’en demeure pas moins qu’Elisabeth ne voulut, à ce jour, plus jamais refaire de fête d’Halloween et n’en voulut même plus entendre prononcé le nom !
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