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 GIGO - Chapitre 1

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Drago Malefoy
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MessageSujet: GIGO - Chapitre 1   Mer 3 Nov - 14:56

J'avais fait ce RP avec notre actuelle Ginny Weasley lorsque nous étions sur DH. Je sais que pas mal d'entre vous l'aviez aimé. Je le poste en souvenir de ces bons moments Wink
(Désolé pour les couleurs des dialogues ; je les remettrai petit à petit ^^)



GIGO - chapitre 1


Contexte : Drago venait de sortir d'Azkaban après plusieurs mois passés en cellule. Il est détruit. Personne n'est venu le soustraire à son Enfer. Pas même son cher père en qui il avait placé tant d'espoir. Perdu, il s'est réfugié chez sa cousine, Nymphadora Tonks, qui a eu la mansuétude de l'héberger en attendant de pouvoir convaincre Sirius d'accepter de mettre le jeune homme sous la protection de l'Ordre du Phoenix, maintenant qu'il refuse de retourner au Manoir Malefoy et qu'il rejette l'idée de redevenir un Mangemort.

Citation :

J'attendais ce jour depuis longtemps, Mrs Norris nous avait autorisé une semaine de vacances. Pouvoir respirer un coup allait faire du bien à tout le monde, en ce moment Andy avait mis les bouchés double et c'était très difficile de la suivre. Je devais m'entraîner deux fois plus que les autres en raison de la différence de niveau et cela commençait à devenir insupportable, quelques jours de repos allaient me faire le plus grand bien.
Lorsque le dernier entraînement se termina, tout le monde parti à toute vitesse préparer ses bagages et s'envola chez lui.

Une fois arrivé au Terrier, je me fis un plaisir de faire peur aux trois locataires. Je sautais dans les bras de mon frère qui n'était pas au courant de ma visite, après les retrouvailles je m'empressais de leurs annoncé mon congés d'une semaine, ce qui réjouie tout le monde, même Harry contre tout attente.
La soirée avait été concentrée sur mes récents événements, les entraînements, rencontres, ambiance, Ron avait voulu tout savoir, soutenus par Harry. Ces deux-là feraient des parfaits aurors. A mon tour je pris des nouvelles d'Hermione, elle continuait toujours à enseigner à Poudlard. Concernant Harry il avait repris mon poste, j'avais été curieuse de savoir comment se comportait les élèves avec lui, je repensais à Célèste et Isabella et bien d'autres. Tous ces élèves me manquaient énormément, je n'avais pas réalisés avant, mais j'avais passé énormément de temps avec eux et passer du tout au rien en si peu de temps laissait souvent des séquelles.

Le lendemain, j'avais pris la décision d'aller voir Neville et Luna. Mes deux acolytes de Poudlard n'avait pas changé depuis le temps et cela me rendait joyeuse qu'ils étaient toujours les mêmes. Après avoir déjeuné ensemble, il était l'heure de rentrer, je leur promis un second rendez-vous.

Une fois arrivé à la maison, je remarqua l'humeur massacrante de Ron et lui demanda ce qui était la raison. Lorsqu'il m'annonça cette nouvelle, j'en fus estomaqué, pétrifier. Je lui avais même demandé de répéter pour savoir si j'avais bien compris ce qu'il avait à me dire.
Tonks hébergeait Malefoy chez lui, dites-moi que c'est une blague ? Je savais qu'elle était quelque peu secouée, mais pas à ce point. C'était la cerise sur le gâteau.
Sans réfléchir je transplanais chez la métamorphomage. Une fois arrivé, je frappais comme une furie à la porte, elle allait m'entendre. Etait-elle consciente de ce qu'elle était en train de faire ? Je ne pense pas.
Et puis d'abord, Malefoy ne devrait pas être à Azkaban ? En plus de ça, elle héberge un fugitif. Elle avait perdu la raison, c'est pas possible autrement.
Malefoy était la personne la plus ingrate que je connaisse. Il avait été le premier à jubiler lorsque mes parents et mes frères furent tuer et je lui ferais payer cet acte.
Personne n'avait encore ouvert, mais cela ne m'empêchais pas d'arrêter, je frappais toujours à la porte.
J'espère pour Malefoy qu'il ne se trouve pas dans l'appartement en ce moment même, sinon il risque de se prendre un sortilège en plein visage.

Citation :

Drago était étendu sur le canapé qui lui servait de lit, sous les tonnes de couvertures que sa cousine lui avait donné pour qu'il ait chaud la nuit. C'était le milieu d'après-midi à présent mais il ne se sentait pas la force de se lever. Nymphadora était partie vadrouiller et lui avait ordonné de n'ouvrir à personne. Il s'était donc résolu à attendre son retour dans cette position d'abandon total. Il considérait encore le fait que la métamorphomage ait consenti à le recueillir entre ses murs comme un miracle. C'était le deuxième jour qu'il passait chez elle. Hier avait été le plus paisible de son existence. Elle n'avait exigé que lui que quelques réponses qu'il savait légitimement demandées. En échange, il avait reçu un toit, le couvert, un bain et des vêtements chauds. Ses cheveux à présent propres avaient repris leur belle couleur presque blanche. En revanche, son corps garderait encore les séquelles de son petit séjour à Azkaban.
Ses paupières étaient lourdes. Il venait de dormir plus de 15h d'affilée. C'était la première fois qu'il parvenait à s'endormir véritablement en deux mois. La présence de Nymphadora dans la pice d'à coté lui permettait de se décontracter totalement. Il avait foi en elle qui l'avait recueilli alors que rien ne l'obligeait à le faire. Il ne savait pas combien de temps durerait leur accord et il préférait ne pas penser à sa fin, car le jeune homme n'avait qu'elle au monde à partir de maintenant...


Il fut arraché de ses tristes pensées par un tambourinement contre la porte d'entrée. Tonks lui avait dit de n'ouvrir à personne, ce qui l'arrangeait bien puisqu'il préférait rester dormir encore. Seulement, l'importun continua à frapper comme s'il voulait enfoncer le pauvre battant de bois. Irrité, Drago finit par repousser les couvertures pour se lever. Ce faisant, il grimaça de douleur. Vêtu d'un simple pantalon de pijama bleu foncé en polaire, il traîna les pieds jusque dans l'entrée et déverrouilla la porte. Puis, sans jeter un oeil au préalable dans le judas dont il n'avait pas la moindre idée de l'existence ni de l'utilité, il l'ouvrit. Une jeune femme aux cheveux de feu se trouvait derrière et, à en croire ses joues rosies, elle était plutôt en colère.
Ginny avait une vue imprenable sur le torse extrêmement amaigri par la faim de Drago. On pouvait jouer du piano sur ses cotes tellement elles étaient nettement apparentes. Sa peau semblait plus pâle que d'ordinaire et laissa bien mieux apparaître les multiples bleus de diverses tailles qu'il avait ça et là. Quelques entailles maculaient ses bras. Sa clavicule gauche était violacée, la base de son cou aussi, comme si on avait essayé de l'étrangler. Son dos n'était pas bien mieux mais la rouquine ne pouvait pas encore le voir.

_ Tu es Ginny Weasley, constata le jeune homme en clignant ses yeux gris pourvus de grandes cernes.

Sa lèvre inférieure était fendue. Oui, vraiment, il faisait peine à voir - peu importait combien on pouvait le haïr.

_ Ma cousine n'est pas là, souffla-t-il en retenant une toux rauque.

Il fit tout de même un pas sur le coté au cas où la demoiselle voudrait entrer. Voir quelqu'un comme Ginny, c'est-à-dire un ancien camarade de Poudlard, lui fit réaliser qu'il alait avoir beaucoup d'excuses à présenter si jamais Sirius l'autorisait à rester avec l'Ordre. Et il imaginait fort bien que les convaincre tous ne serait pas une mince affaire.

Citation :

J'avais l'impression de voir un cadavre en face de moi, ce terme était peut-être exagéré, mais Malefoy faisait vraiment peur. Il était encore plus pâle qu'avant. Drago avait tellement maigris qu'on pouvait voir ses côtes, De multiples bleus de diverses tailles étaient bien visibles et encore, je ne cite pas tout. S'en était presque effrayant, Azkaban l'avait tellement changé que cela aurait été impossible de le reconnaître.
Pendant un instant, j'avais oublié la personne qui se trouvait devant moi et pouvait voir clairement un homme détruit et marquer par les journées passer à Azkaban, j'en avais presque de la peine, mais il ne fallait pas oublier qu'il s'agissait de Drago.
Ce qu'il avait vécu avait dû être abominable, il pouvait être mon pire ennemi, il restait avant tout un être humain, seulement âgé d'un an de plus que moi. A cette pensée, je pouvais imaginer toutes les atrocités qu'il avait subies dans cette prison.

Drago s'adressa à moi, il ne m'avait pas oublié, je remarquais également les immenses cernes qui se trouvaient sous ses yeux et sa lèvre qui avait été fendue, un frisson parcourait mon corps, il me faisait limite pitié, mais je ne devais pas oublier ce qu'il avait fait pour subir ça et surtout ce qu'il avait dit sur ma famille.
Reprenant mes esprits, je me remémorais la raison de ma présence ici et toisa Malefoy. Ne détournant pas le regard, je le fixais droit dans les yeux, sans les baisser, sans détourner le regard. Je n'avais pas peur de lui, c'était plutôt lui qui devrait s'inquiété.
Le voir en face de moi me rappelais ma famille et les insultes qui avaient été dites sur eux après leur mort. Un acte si lâche, qu'il ne pouvait s'agir que des mangemorts.

" - Des cheveux roux, le regard inexpressif, vous ne pouvez être que des Weasley, cela te rappelle quelque chose peut-être "

C'était le genre de remarque qu'avait l'habitude de faire la famille Weasley à l'encontre de la mienne. Et puis c'était ainsi que nous étions qualifiés et reconnus. Nous n'avions jamais eu la chance de pouvoir leur faire payer leurs mots et cela risque d'être encore plus difficile maintenant que mes parents ne sont plus de ce monde. Mais cela ne restera pas ainsi, loin de là.

Tonks n'était donc pas présente, dommage pour elle, mais puisque cet idiot est ici, je vais m'occuper de son cas. Sans réfléchir, je sortis ma baguette et la pointa sur lui, pour l'instant je n'avais pas l'intention de l'attaquer, je voulais seulement lui faire comprendre que s'il tentait quoi que ce soit, il risquerait de mordre la poussière.

" - Comment oses-tu venir ici après tout ce que toi et ta famille avait fait subir à Tonks, à l'Ordre, ma famille, sans compter à tous ces pauvres innocents "

Ma voix n'avait pas changé de ton, glaciale, percutante, j'espèrais qu'il allait comprendre que sa présence ici ne me plaisait pas du tout, que je préférais le voir à Azkaban. Ne le lâchant pas du regard, j'attendis une réponse de sa part, mais je savais qu'il allait me sortir un charabia tout droit sorti d'un roman, cela ne servait à rien de demander la raison de sa présence ici.
Je n'avais pas bougé d'un centimètre, j'étais folle de rage, si cela ne tenait qu'à moi, je lui aurais sauté au cou et l'aurait étrangler de mes propres mains, mais vu comment il était amoché, quelqu'un d'autre s'en était occupé à ma place.
La colère aveuglait mon jugement et j'en avais presque oublié ce qu'il était devenu physiquement, mais le mal et la honte qu'il avait infligé à ma famille pendant des années m'aveuglaient. Je ne pouvais qu'hair Malefoy ...

Citation :

Drago se sentit légèrement gêné quand il sentit le regard de Ginny glisser sur lui pendant qu'elle analysait les blessures immanquables qui maculaient son torse. Il en eut honte et eut l'envie soudaine de les dissimuler. Malheureusement, il n'avait rien à portée de main.
L'incrédulité de la demoiselle ne dura qu'un temps et elle reprit vite sn air fortement mécontent sur son visage pour ne pas perdre la face. Le fusillant du regard, elle s'écria :

" - Des cheveux roux, le regard inexpressif, vous ne pouvez être que des Weasley, cela te rappelle quelque chose peut-être "

Est-ce que ça aurait du lui rappeler quelque chose ? Est-ce que c'était lui qui avait prononcé des mots ? Il ne s'en souvenait plus vraiment. Peut-être que l'ancien Drago l'avait fait, celui qui était entré dans la prison d'Azkaban il y a un peu plus de deux mois de ça. Ca aurait bien été son genre...
Il se contenta de fixer Ginny sans ciller, de son regard qui trahissait une immense fatigue, aussi physique que morale. Les mots étaient vains pour le moment. C'est alors que Ginny tira sa baguette et la brandit sous son nez d'un air menaçant pour crier :

" - Comment oses-tu venir ici après tout ce que toi et ta famille avez fait subir à Tonks, à l'Ordre, ma famille, sans compter à tous ces pauvres innocents ? "

Drago n'avait pa encore eu le temps de se préparer à répondre de ce genre d'accusations qui ne manqueraient pas d'être jeté par les membres de l'Ordre sur son passage. Il fixa un instant la rouquine dans les yeux pour bien mesurer toute la colère ui l'animait et poussa un discret soupir de rédition. Il lâcha le battant de la porte qui resta ouvert et se détourna pour commencer à marcher vers le salon.

_ Tu devrais entrer si tu comptes me tuer, marmotta-t-il par dessus son épaule. Je te rappelle que tu es dans un couloir moldu.

A présent, Ginny pouvait voir que son dos n'était pas dans un meilleur état que son torse. Il était pale, on en distinguait parfaitement les os de la clavicule et des vertèbres, et il était couvert d'hématomes violacés par très jolis à voir.
Il marcha tranquillement jusqu'au salon.

_ Je ne te propose rien. Je n'ai pas la moindre idée de la manière dont on se sert des machines qu'il y a à la cuisine, avoua-t-il en s'asseyant dans le canapé et en recouvrant ses jambes avec une de ses multiples couvertures.

De toutes manières, il se doutait bien qu'elle n'aurait trouvé aucun plaisir à boire un verre en sa compagnie. Une partie de lui se demandait s'il était bien judicieux de jouer la carte de la désinvolture alors qu'elle avait une baguette pointée sur lui et qu'il n'avait plus la sienne. Il se sentit faible. Est-ce que c'était ça être un moldu ?
Il restait au fond de lui quelques fragments de l'ancien Drago Malefoy mais pas suffisamment pour qu'il prenne le contrôle. Il se contenta donc de respirer calmement et de répondre à sa précédente question par une autre question :

_ Crois-tu au Pardon ? Je suis différent de celui que j'étais...

Citation :

Drago ne répondit pas tout de suite à ma question, il se contenta de soupirer ce qui me froissa légèrement, qu'il n'essaye pas d'avoir son air supérieur avec moi, petit air qu'il était fier d'exposer aux yeux de tous, car je vais vite le faire redescendre de son trône.
Malefoy avait la manie de prendre tout le monde de haut, les considérants comme des moins que rien et plus particulièrement ma famille. Il se faisait un réel plaisir d'humilier mes frères et précisément Ron. Sans parler de Hermione et Harry, toutes ces horreurs qu'ils avaient osés dires sur mes amis n'étaient pas encore passer. Plus rancunière que moi, je veux voir, pour moi il doit payer, quelqu'un doit s'occuper de son cas, il ne restera pas impuni, il a fait beaucoup de mal à de nombreuses personnes, il n'a pas le droit de s'en sortir ainsi.
Mais qu'est-il passer par la tête de Tonks pour accepter de l'héberger, c'était peut-être son cousin, mais il restait avant tout un Malefoy, un mangemort, un ennemi ... Je ne comprends pas du tout la décision de mon amie.

Drago finit par me tourner le dos et se dirigea vers le canapé, ma menace n'avait servis strictement à rien, mais il venait de dire quelque chose intéressant, j'étais avant tout dans un couloir où de nombreux moldus avaient l'habitude de se balader. Voir une jeune femme avec un bâton risque de les amuser plus qu'autre chose, je reculais d'un pas pour regarder autour de moi en espérant que personne n'était présent. Fausse alerte, nous étions seuls, mon regard se posa de nouveau sur le dos de Drago qui se trouvait en face de moi, c'était effrayant à voir, je sentis un nouveau frisson parcourir mon corps, qu'avait-il subit à Azkaban pour avoir été martyrisé ainsi ?

Je finis par entrer dans l'appartement en prenant soin de fermer la porte derrière moi. J'avais frôlé la catastrophe une fois, je n'avais pas l'intention de recommencer.
Je n'avais toujours pas rangé ma baguette, je devais rester sur mes gardes. Pour l'instant Malefoy n'avait pas été menaçant, loin de là, mais peut-être que cela cachait quelque chose. Il s'assit sur le canapé et recouvrit ses jambes d'une couverture, il n'appréciait sûrement pas que je puisse voir ses multiples blessures ...

Je ne fis pas attention à sa remarque, je ne devais pas m'éloigner du sujet, j'étais ici pour découvrir la vérité et non pour boire un verre, surtout avec un ennemi.
Je venais de repenser qu'il n'avait toujours pas répondu à ma question, il commençait légèrement à m'énerver, s'il voulait s'éloigner du sujet, c'était perdu d'avance, j'étais déterminé à savoir pourquoi et je ne partirais pas tant que je n'aurais pas de réponse
Je décidais de baisser ma baguette pendant un instant, mais je la gardais toujours en main, prête à agir si la situation commence à devenir inquiètante.
Il finit par répondre à ma question par une autre question, cela l'amusait ? Il avait intérêt à changer immédiatement de comportement et arrêter de me prendre pour une idiote, car je pourrais m'énerver très vite.

" - Toi changer ? Prends moi pour une idiote. Tu as peut-être réussi à faire avaler ça à Tonks, mais avec moi, cela ne marchera pas "
" - Et tu n'as toujours pas répondu à ma question Malefoy "

Cette situation était vraiment étrange, j'étais dans l'appartement de Tonks en compagnie de Malefoy, qui pourrait y croire ? Mon pire ennemi se trouve en face de moi et je n'avais pas encore cherché à le tuer ? Un effort surhumain qui devrait figurer dans les anales.
Je finis par croiser son regard, ce dernier était vide, triste ... Avait-il dit la vérité en fin de compte ? Je devais tout de même me méfier, il s'agissait de Malefoy, il était prêt à tout pour arriver à ses fins, il était vil et cruel, je dois me méfier de lui comme de la peste et ne pas me laisser amadoué par des paroles ou des regards, même si ses coups et blessures veulent tout dire ...

Citation :

Ginny semblait animée par une terrible colère... Drago ne pouvait s'empêcher de se demander si elle était toute entière légitime. Lorsqu'il était encore sous l'influence de son père, il s'était parfois rendu compte qu'il faisait de mauvaises choses mais ne pensait honnêtement pas, quand il les commettait, qu'elles valaient autant de rancune. A voir le comportement actuel de la jeune Weasley, il prenait la mesure du mal qu'il avait fait par le passé et désespérait... parce qu'il était moins que sûr que jamais de pouvoir un jour obtenir le pardon de toutes les personnes qu'il avait blessé. Il avait blessée Ginny au moins pendant six longues années à Poudlard, il lui en faudrait peut-être douze pour parvenir à se racheter.

La demoiselle avait légèrement baissé sa baguette mais sa rage était intacte. Lorsqu'il fut assis, elle s'écria :

" - Toi changer ? Prend-moi pour une idiote. Tu as peut-être réussi à faire avaler ça à Tonks, mais avec moi, cela ne marchera pas "
" - Et tu n'as toujours pas répondu à ma question, Malefoy. "

Drago leva ses yeux dépourvus de toute émotion vers elle et fronça légèrement les sourcils. La rouquine parlait trop fort et il avait mal à a tête. Tout ce qu'il demandait, c'était un peu de tranquilité pour pouvoir dormir. Il resta silencieux quelques instants avec de déserrer les lèvres. Après une petite hésitation, il souffla :

_ Tonks n'a pas moins de raisons que toi de se méfier de moi. Les Malefoy n'ont jamais été miséricordieux avec elle. Pas plus qu'avec son père et encore moins avec sa mère, ma tante Andromeda, qui fut déshéritée et reniée pour avoir fait une mésalliance.

Il mettait une certaine distance dans ses propos, comme s'il ne s'incluait plus dans "les Malefoy". Mais Ginny n'était certainement pas venue écouter un cours sur l'histoire de sa famille.
Il se laissa aller contre le dossier du canapé en grimaçant de douleur et continua à fixer son interlocutrice.

_ Répondre à ta question ? Parce que ça changerait quelque chose que je le fasse ? De toutes manières, tu as une opinion toute faite sur moi, n'est-ce pas ? Soit, je vais tout de même te donner la raison de ma présence ici. J'ai besoin de contacter l'Ordre. Je dois trouver Sirius, mon cousin. Tonks interviendra pour moi auprès de lui, pour qu'il accepte de me voir. Il y a quelque chose d'étrange qui se trame au Ministère et je voudrais l'en informer. Tu es contente ? Tu sais tout maintenant.

Drago contracta sa mâchoire et essaya de se redresser mais ses blessures lui arrachèrent un gémissement à fendre le coeur d'une pierre. Il porta ses doigts fins sur son épaule gauche et grimaça encore. Le regard perdu sur les motif du tapis qui courrait sous la table basse, il souffla comme s'il se parlait à lui-même :

_ Je sais bien que tout le monde pense que c'est un nouveau piège, mais pour te dire la vérité, mon attachement au mage noir n'allait certainement pas jusqu'à me faire mettre dans un tel état pour susciter la pitié. Jamais je n'aurais accepté qu'on m'inflige l'humiliation de venir réclamer l'asil à genoux. Je suis là parce que c'est le seul endroit sur Terre qui m'ait venu à l'esprit en sortant d'Az... [Il ne put pas prononcer ce nom et frissonna]... de prison. Jamais je ne retournerai au Manoir Malefoy. Je préférerai encore que tu me tues.

Citation :

Drago voulait aider l'Ordre ? J'avais peut-être mal entendu, s'en était presque difficile à croire, Drago qui était une personne égoiste, matérialiste et odieuse, voulait venir en aide à l'Ordre, c'était le monde à l'envers, je devais être en train de faire un mauvais rêve, quelle idioties il ne faut pas entendre de nos jours.
J'étais plus buté qu'un âne, je n'avais pas l'intention de hisser le drapeau blanc, j'avais la ferme intention de continuer jusqu'au bout. Comment une personne peut-elle changer autant ?
Son séjour à Azkaban avait été horrible, invivable en voyant ses cicatrices, mais c'était trop étrange pour que Drago change à ce point. Je n'arrivais pas à croire un mot de ce qu'il était en train de dire.

" - Il suffit que la guerre soit terminée et que le règne de Voldemort soit achevé pour que tu décides de changer de camps "

C'était très étrange en effet, devenir gentil du jour au lendemain était très difficile à croire, surtout lorsqu'il s'agit de Malefoy, je repensais encore et encore à toutes les injures qu'il a dû dire sur la mort de mes parents et de Fred et George, mais je ne devais pas recommencer à m'énerver, je devais rester calme et continuer cette conversation.
Il venait de m'avouer qu'il n'avait plus l'intention de revenir au Manoir, était-il en train d'essayer de m'amadouer ? Je ne sais pas du tout, mais à entendre le son de voix, il avait l'air sérieux, lorsque je croisais son regard, je pouvais voir clairement toute la souffrance qu'il était en train de supporté, toute cette angoisse et cette tristesse, mais je ne pouvais avoir pitié de Drago, il avait commis trop de fautes pour qu'il soit innocenter. Ce n'était pas comme ça que c'était censé se passer, je devais reconnaitre qu'il avait dû vivre un enfer dans cette prison, il devait finir en prison, mais ne pas subir ces atrocités, s'en était presque inhumain ses cicatrices.
Mon regard finit par se perdre dans le sien, je devais reconnaître, en face de moi se trouvait une personne totalement différente de celle que j'avais l'habitude de côtoyer à Poudlard.

" - Pourquoi maintenant ? "

Je devais arrêter de l'agresser et essayer d'en apprendre davantage sur sa décision si soudaine de changer de camps. J'étais également très curieuse de savoir, c'était peut-être déplacé de ma part, mais sans information plus précise, cela risque d'être encore plus difficile pour moi d'accepter la vérité.
J'étais toujours debout, face à lui, je n'avais pas bougé de cet endroit depuis mon entré dans l'appartement.
Si Sirius acceptait de le faire entrer dans l'Ordre, c'est qu'il dit la vérité, Sirius est une personne qui se trompe rarement sur la personnalité des gens, mise à part une. Je n'avais pas d'autre choix que d'accepter les décisions de Sirius, mais c'était tout de même très difficile, j'espère que cela n'est pas une mascarade et que cela ne se terminera pas, par un piège ou un massacre.
La guerre était terminée, tout le monde avait réussi à reprendre goût à la vie, tout se passait si bien que revenir un enfer était inconcevable.
J'avais finalement rangé ma baguette, si je souhaitais obtenir des informations, mais plus précisément des explications, ce n'était pas sous la menace que cela allait réussir, pour l'instant Drago n'avait pas eu l'envie de s'attaquer à moi, peut-être allait-il continuer et puis il ne possédait plus de baguette, j'étais en sécurité, du moins je l'espère ...

Citation :

Manifestement, Ginny ne le croyait pas. Ce n'était pas vraiment étonnant et le jeune homme ne pouvait même pas lui en vouloir. Il lui semblait que la situation avait été inversée, il ne lui aurait accordé aucun crédit non plus. Pourquoi lui ferait-elle cette grâce ? Non, pour chaque pas vers l'Enfer qu'il avait fait, il devrait faire un pas en arrière avant de voir de nouveau la lumière.

" - Il suffit que la guerre soit terminée et que le règne de Voldemort soit achevé pour que tu décides de changer de camps "

En entendant le nom du Mage noir, Drago se sentit tremblé et fronça les sourcils. Il ne supportait déjà pas de l'entendre lorsqu'il était à son service mais encore maintenant depuis qu'il l'avait quitté.
Il laissa le sablier du temps égrainer quelques secondes avant de répliquer un peu sèchement :

_ Cette guerre ne finira jamais et je crois que tu le sais. Le Seigneur des Ténèbres a peut-être disparu, peut-être pour toujours, mais avant ça il a planté des graines qui germeront et reprendront son oeuvre là où il l'a laissée. Il y aura toujours un esprit sombre et dérangé quelque part dans le monde pour reprendre ses combats. Entre autres, un Mangemort des plus redoutables : Bellatrix.

Le jeune homme avait prononcé le prénom de sa tante avec un dédain et un dégoût certains. Il inspira profondément. Il avait des difficultés notables à le faire, comme si ses poumons étaient atrophiés. Il renversa sa tête sur le dossier du canapé et attrapa un coussin pour le serrer doucement contre son torse amaigri. La douceur du tissu sur sa peau lui faisait un bien fou.

_ En fait, reprit-il d'un air songeur, le regard perdu par la fenêtre. Ce ne sont pas les Mangemorts qui devraient inquiéter l'Ordre. Une menace bien plus grande prendra des voies légales sous le couvert du Ministère. C'est pour ça que je dois voir Sirius.

Le ton de sa voix laissait entendre qu'il ne dirait rien de plus à Ginny sur le sujet. Pas maintenant en tous cas. Pas avant qu'il n'en ait touché mot à son cousin animagus. De toutes façons, la demoiselle avait une autre question pour lui. En le regardant droit dans les yeux, elle demanda :

" - Pourquoi maintenant ? "

Drago devait s'habituer à cette question. On allait la lui poser souvent. Sans quitter le regard troublant de franchise de la rouquine, il tenta d'ordonner ses réflexions dans sa tête. Son silence dura de très longues secondes. Et puis finalement :

_ Parce que maintenant, je suis libre.

Il cilla et poursuivit :

_ En vérité, je l'étais avant aussi mais ça m'arrangeait de me croire captif parce que je n'avais pas à prendre de décisions. Je n'avais qu'à faire ce qu'on attendait de moi comme un bon soldat. Obéir était le seul moyen que j'avais trouvé pour qu'on... m'aime. Sauf que je me suis trompé et c'est en le comprenant, dans cette sordide cellule d'Az... de prison, que tout a changé. Personne ne m'aime. Pas un seul être dans le monde entier.

Drago fixait Ginny de son regard clair. Il devait la mettre mal à l'aise mais il n'en faisait pas cas.

_ On m'aurait laissé devenir fou et mourir dans ma cellule, dans cet Enfer terrestre sans nom... Seul, abandonné, trahi... C'est là que j'ai compris qu'on ne m'aimait pas et qu'en conséquence, je ne devais allégeance à personne sinon à moi-même.

Le jeune homme contracta sa mâchoire et cilla lentement. Après un petit silence, il dit :

_ Tu ne me crois pas, n'est-ce pas ?

Citation :

Je pus remarquer sans difficulté lorsqu'il fronça les sourcils après que j'avais dit le nom de Voldemort, avais-je toucher un point sensible ? Je n'allais pas tarder à le découvrir. Je trouvais cette attitude vraiment très étrange de sa part, comme par magie, il décide de changer de camp et de venir dans celui des vainqueurs, s'il croit que cela changera ce qu'il a fait, c'est vraiment très mal parti pour lui. Je ne sais vraiment pas, je reste septique face à cette annonce, Malefoy venir dans l'Ordre, c'est impossible. C'est pour cela que j'ai beaucoup de mal à y croire, il doit y avoir autre chose, ce n'est pas possible autrement.
Dans peu de temps nous allons voir Lestranges venir dans nos rangs ?? Non, il faut arrêter tous ce cirque et revenir à la réalité. C'est vraiment stupide et perdu d'avance.

En parlant du loup, voilà qu'il pointe le bout de sa queue, il suffit que je pense à cette cinglée de Bellatrix pour qu'elle arrive dans notre conversation. Je devais reconnaitre que Malefoy n'avait pas tort là-dessus, peut-être que Voldemort avait disparu, mais il restera toujours parmi nous. Son emprise sur les mangemorts n'avait pas changé, cette guerre ne finira peut-être jamais, mais pour l'instant le plus dangereux était écartée, reste à s'occuper de Lestranges, qui est très dangereuse.
Je venais également de voir l'attitude de Drago lorsqu'il parlait de sa tante et cela m'impressionna légèrement. Il avait soupiré après avoir parlé, comme si s'était un supplice de parler ainsi de sa famille. Je ne devais pas me laisser amadoué quoi qu'il arrive, c'était peut-être du cinéma après tout ...

Il n'avait pas l'air décider à me parler de cette menace, dommage pour lui, car cela ne m'aide pas à essayer de le croire, cela me rend encore plus septique et si c'était un piège ?
Je vois le mal partout, mais je préfère me préparer quoi qu'il arrive, pourtant Drago avait l'air innocent, inutile et faible. Le voir ainsi devant moi, torturé, défiguré et anéanti me faisait changer d'avis, mais je ne pouvais pas m'empêcher de repenser à son passé, comment une personne peut-elle changer à ce point ? C'est inconcevable, ce n'est pas un conte de fée, mais la réalité, le méchant qui change de camp pour rejoindre les gentils, j'ai l'impression de lire un livre de cet idiot de Lockhart.

" - Tu es prêt à trahir les tiens ? "
" - Et qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas un piège ? "

Je préférais rester sur mes positions, sur mes gardes. Il allait encore me sortir un charabia tout droit tirer d'un film, mais il n'allait pas m'avoir comme ça.
Malefoy ne me quitta pas du regard, ce qui était gênant, je devais rester concentrer et attentive. Lorsque je lui avais posé la question "pourquoi maintenant", il n'allait pas tarder à me raconter la vérité. Ce qui était étrange d'ailleurs, Malefoy, répondre aux questions d'une traître, qui aurait pu l'imaginer ? Je devais être en plein délire ce n'est pas possible.

Il était libre, voilà pourquoi il voulait changer d'attitude maintenant, d'un côté ce n'était pas difficile à imaginer, personne n'a cherché à venir l'aider lorsqu'il était à Azkaban, il était seul avec la souffrance et la torture ...
Je pouvais comprendre ce qu'il endurait, son père était une personne vraiment ignoble et apprendre qu'il était utilisé comme un soldat, comme une marionnette, cela devait être très difficile et éprouvant pour lui. Il voulait changer tout ça, vivre autre chose, ce n'était pas une surprise cette attitude. Lorsqu'il annonça que personne ne l'aimait, personne dans ce monde, je ressentis une petite pointe de pitié. Drago n'était pas une personne qui avait des amis fidèles et des parents aimants. Ma vie était complètement différente de la sienne, j'avais de nombreux amis sur qui je pouvais compter, j'avais une famille vraiment exceptionnelle. Il n'avait jamais connu tout ça, l'amour, l'amitié, cela lui était complètement inconnu et c'était très douloureux de vivre ça. Il me faisait penser à Voldemort. Harry m'avait raconté vaguement des morceaux du passé du mage noir et ce dernier avait vécu la même souffrance que Voldemort.
Il ne me lâchait toujours pas du regard ce qui me m'était mal à l'aise, j'étais concentré sur ses lèvres et écoutait la moindre passerelles de ce qu'il disait, j'étais captivé par son histoire. J'essayais d'esquiver son regard, espèce d'idiot.

" - J'essaye de te croire Malefoy, mais comprends moi, tu es, enfin, tu étais un mangemort, tu es par conséquent mon ennemi, tu faisais partis de ceux qui ont fait souffrir ma famille, c'est très dur pour moi d'accepter ton arrivée parmi nous. Il y a des souvenirs que je ne pourrais jamais oublier et c'est eux qui m'interdise de te croire."

Pour la première fois depuis mon arrivée, je m'étais adressé à Malefoy avec un ton complètement différent, je voulais qu'il comprenne pourquoi j'agissais ainsi. C'était très difficile pour moi d'accepter cette vérité, je ne pouvais m'empêcher de vivre dans mon passé, c'est à cause de lui et de sa famille que la mienne avait souffert et est désormais absente. Que diront les autres s'ils apprennent que j'ai accepté Malefoy et tracer un trait sur ce qu'il a fait. C'est très difficile pour moi et j'étais perdu ...

" - Durant toute ma vie, tu étais un obstacle que je voulais à tout prix esquiver, tu t'amusais à nous humilier, tu nous faisais souffrir et regarde aujourd'hui où nous en sommes, mes parents et mes frères ne sont plus de ce monde à cause des tiens, alors essaye de comprendre pourquoi je te hais et que je n'accepterais jamais que tu puisses devenir un membre de l'Ordre "

Ma colère venait de refaire surface, il me suffisait de repenser à mes parents, à Fred et George pour m'énerver et revenir sur mes positions, ils étaient morts à cause des mangemorts, jamais je ne pourrais oublié ce souvenir si douloureux, je les revois encore et encore ...
Je serrais ma baguette si fort que je sentis mes phalanges craquer, tuer Malefoy maintenant et ici était une envie impossible à contrôler, je voulais le faire souffrir autant que les miens ont souffert.

Citation :

" - Tu es prêt à trahir les tiens ? "
" - Et qu'est-ce qui me dit que ce n'est pas un piège ? "

"Les tiens" ? Drago avait envie de se lever et de hurler qu'il haïssait à présent ceux que Ginny appelait les siens. Un piège ? N'était-il pas déjà tombé assez bas qu'il doive encore souffrir d'être soupçonné de filouterie ?! Le jeune homme poussa un soupir de résignation et laissa son interlocutrice enchaîner :

" - J'essaye de te croire Malefoy, mais comprends moi, tu es, enfin, tu étais un mangemort, tu es par conséquent mon ennemi, tu faisais partis de ceux qui ont fait souffrir ma famille, c'est très dur pour moi d'accepter ton arrivée parmi nous. Il y a des souvenirs que je ne pourrais jamais oublier et c'est eux qui m'interdise de te croire."

Elle avait entièrement raison. Au fond, Drago avait-il vraiment cru qu'il pourrait être accepté après ce qu'il avait fait et dit ? Tout ce venin... Il portait bien son prénom. Draco... "le grand serpent". Il ferma les yeux et se concentra sur la lumière qui cognait contre ses paupières pour entrer. Elle emplissait sa vision d'un voile rouge insondable. Ginny parlait toujours, et elle lui disait toutes ces choses qu'il s'attendait à entendre sans avoir rien à répliquer. La vérité pouvait être mordante et la rouquine n'y allait pas de mains mortes. Il devait faire face à ses responsabilités. Heureusement pour la jeune Weasley, c'était au moment où il était le plus faible, si faible...

" - Durant toute ma vie, tu étais un obstacle que je voulais à tout prix esquiver, tu t'amusais à nous humilier, tu nous faisais souffrir et regarde aujourd'hui où nous en sommes, mes parents et mes frères ne sont plus de ce monde à cause des tiens, alors essaye de comprendre pourquoi je te hais et que je n'accepterais jamais que tu puisses devenir un membre de l'Ordre "

Quoi ? "Jamais" ? Elle devait plaisanter, n'est-ce pas ? Non bien sûr, comment plaisanter dans un moment pareil ?
Il fronça les sourcils, visiblement peiné, et rouvrit les yeux. Ses yeux gris clair qui exprimait en ce moment même toute la tristesse du monde. Un petit silence s'installa avant qu'il ne se trouve le courage de parler à son tour :

_ Tu as toutes les raisons du monde de me haïr et, crois-moi, je ne m'attends vraiment pas à ce que tu me pardonnes. Ni maintenant, ni jamais. Toutefois, je ne cesserai jamais d'espérer que tu le fera un jour. Je sais que j'ai été odieux avec tes amis et toi lorsque nous étions à Poudlard. J'ai fait des choses ignobles pour vous rendre la vie impossible... Je vous détestais vraiment. Je vous détestais parce que je vous enviais. J'enviais cette force qui venait de votre unité et de votre amitié. Je sais pertinemment que ça ne constitue pas une raison pour avoir commis toutes ces méchancetés mais c'est la seule que j'avais.

Il soupira. Ginny serrait fort sa baguette et ses phalanges craquaient. Alors, il jugea que c'était peut-être le bon moment pour libérer complètement son coeur du fardeau de la culpabilité. Dans un effort surhumain qui le fit grimacer et gémir de douleur, il parvint à se relever du canapé où il avait pris place. Il faisait face à Ginny de toute sa taille mais aussi de toute sa maigreur, de toute sa paleur et de toutes ses blessures, superficielles ou profondes, qui marquaient à présent sa peau jadis douce et fragile. Ses cheveux blonds auréolés de lumière le faisaient ressembler à un ange déchu à qui le Seigneur aurait arraché les ailes pour le laisser tombé sur Terre sans lui laisser une seule chance de rédition.

_ Veux-tu que je te donne une ultime raison de me haïr, Ginny ? souffla l'ange sans la quitter des yeux. Ou plutôt une raison de me tuer.

A bien y réfléchir, la perpective de tout lui dire ne semblait plus être une aussi bonne idée à présent. Seulement, il en avait déjà trop dit... ou pas encore assez. Il fit un pas en avant puis poursuivit :

_ Il s'est trouvé un jour où... un groupe de mangemorts avaient rendez-vous dans un endroit bien caché de l'Allée des Embrumes. Leur maître avait décidé d'organiser un assassinat. Un parmi tant d'autres... J'ai du y aller, seul. En arrivant là-bas, je les ai trouvé en train d'en parler et quand j'ai entendu le nom de leurs malheureuses prochaines cibles, j'ai fait demi-tour et je suis allé marcher sur la lande au bord de la mer. Je ne pouvais pas assister à cette discussion. C'était trop... dur. Parce que ce que le nom de cette famille, Ginny, c'était celui de la tienne...

L'ange était figé au milieu du salon, le regard à présent rivé sur le plancher. Il ne pouvait plus soutenir celui de la rouquine en face de lui. Elle allait le tuer, c'était certain. S'il n'avait pas participé à l'organisation de l'assassinat de ses parents, il n'avait rien fait non plus pour l'empêcher. Un esprit rationnel se serait consolé en se disant que de toutes façons, Drago n'aurait pas pu s'opposer à une décision du Mage Noir et à une action de ses collègues. Mais Ginny serait-elle suffisamment rationnelle pour l'accepter ?

Citation :

Je venais de lui dire tout ce que j'avais sur le coeur, que jamais je ne pourrais jamais oublier ce qu'il a fait et accepter son arrivée dans nos rangs, pour moi c'était impossible et inimaginable. Plus jamais je ne pourrais oublier ce que nous avons vécus à cause de lui, des mangemorts et encore je ne cite pas tout.
"Je ne cesserai jamais d'espérer que tu le feras un jour", il croit vraiment au père noel, malheureusement pour lui cela n'est pas mon cas, il pourra toujours continuer d'espérer, car je ne changerais pas ma façon de penser et d'agir, je suis certes une tête de mule, mais j'ai mes raisons de me comporter ainsi et je ne suis pas la seule qui agirait de la même façon, je n'ose même pas imaginer la réaction de Ron, Hermione et Harry quand ils se retrouveront face à face avec Malefoy, ce sera une autre pair de manche et un moment de pur plaisir.
Je m'amusais à l'écouter parler dans le vide, car je savais que cela ne servirait à rien, qu'il continue de blablater si cela l'enchante, c'est ainsi et point final.
C'est avec un sourire sadique que je l'observais et écoutais ses mensonges, comment Malefoy pouvait-il nous envier ? Lui qui se vantait sans cesse, qui disait haut et fort que sa famille était les meilleurs, les plus "purs" et que nous ne méritions pas d'être considéré comme des sorciers. L'entendre parler ainsi était vraiment comique, Malefoy jaloux des Weasley

" - Mais bien sûr je vais te croire Malefoy, toi qui n'arrêtais pas de dénigrer tout le monde. Nous n'étions pas assez bien par rapport à cette charmante famille Malefoy, ils étaient les meilleurs, les plus beaux, les plus riches, les sangs-purs et là, tu me dis que tu nous enviais "NOUS", les pauvres petits Weasley."
" - Continue de te payer ma tête Malefoy, je commence à perdre patience ... "

Je commençais à bouillonner, lui lancer un sortilège ne serait pas de refus, mais ce serait lâche de ma part de me comporter ainsi, il ne possède pas de baguette, il est diminué physiquement, cela ne serait pas loyal d'agir ainsi.
C'est alors que ce dernier se leva, on pouvait lire clairement sur son visage que ce simple mouvement lui était douloureux, il était sérieusement amoché, ce n'était pas la peine de l'achever, pas maintenant du moins ... Il me faisait désormais face. Il était beaucoup plus grand que moi, j'étais obligé de lever la tête pour pouvoir le regarder droit dans les yeux, mais aussi de toute sa maigreur, de toute sa pâleur et de toutes ses blessures, superficielles ou profondes, qui marquaient à présent sa peau. S'en était presque effrayant, je pris la décision de reculer d'un pas, ne supportant pas le peu d'espace qui nous séparait.
Il finit par dire une phrase qui allait changer totalement la situation,
"Veux-tu que je te donne une ultime raison de me haïr, Ginny ?", à quoi jouait-il ? Il tenait vraiment à mourir ou quoi ? Surtout qu'en ce moment même, j'avais beaucoup de mal à me retenir de ne pas l'achever. Je fronçais les sourcils et ne l'avait pas lâché du regard, c'était maintenant que tout allait se jouer !
"_ Il s'est trouvé un jour où... un groupe de mangemorts avaient rendez-vous dans un endroit bien caché de l'Allée des Embrumes. Leur maître avait décidé d'organiser un assassinat. Un parmi tant d'autres... J'ai du y aller, seul. En arrivant là-bas, je les ai trouvé en train d'en parler et quand j'ai entendu le nom de leurs malheureuses prochaines cibles, j'ai fait demi-tour et je suis allé marcher sur la lande au bord de la mer. Je ne pouvais pas assister à cette discussion. C'était trop... dur. Parce que ce que le nom de cette famille, Ginny, c'était celui de la tienne..."
J'avais écouté la moindre passerelles de son discours, j'avais analysé chaque mot, mais la dernière phrase m'avait brisé le coeur, j'avais l'impression que quelqu'un était en train de me l'arracher lentement. Je sentis mes yeux se remplir de larmes, mon pouls commençait à accélérer, mes membres se mirent à trembler, je ne pouvais plus me contrôler. Il avait à peine finit sa phrase, que je venais de relever ma baguette et la pointait droit sur lui, prête à utiliser un sort que jadis, je n'aurais jamais imaginé avoir à utiliser. J'étais au bord de la crise de nerfs, je n'allais plus tarder à perdre mon calme et perdre mes moyens, alors c'était plus sage pour lui de ne rien tenter et de ne rien dire, sinon je n'aurais pas d'autre choix que de l'éliminer...

" - LA FERME !!!!!!!!!!! "

"Parce que ce que le nom de cette famille, Ginny, c'était celui de la tienne..." Cette phrase résonnait des milliers de fois dans ma tête, il était là, il avait tout entendu, mais il n'avait rien fait, il avait été l'un des protagoniste de leur mort. Ils avaient tous planifier, comme s'ils étaient de vulgaire pion qu'il fallait exterminer. Et nous n'avions rien pus faire pour empêcher cela. Rien du tout !!!!
Les larmes finirent par couler le long de mes joues, mon bras tremblait tellement que j'avais beaucoup de mal à le garder lever correctement. Je voulais le tuer, le détruire, le faire souffrir autant qu'il l'avait fait. Il devait payer pour ça !!

" - TU AVAIS RAISON, JE VAIS TE TUER MALEFOY "

*"Avada Kedavra", "Avada Kedavra", prononce lentement et correctement et tu réussiras à invoquer ce sortilège mortelle, je ne l'ai jamais fait, mais il y a un début à tout, je dois le faire pour mes parents, pour mes frères, ils doivent être vengés. *
Je dois le tuer, mais je n'ai jamais utilisé ce sortilège impardonnable, jamais je n'aurais pensé devoir m'abaisser à ce niveau, mais il le fallait, il devait payer...
Je devais essayer de me calmer et reprendre mes esprit, j'étais sous l'emprise de la colère qui aveuglait mon jugement, mes parents ne me le pardonneraient jamais, je suis du côté du bien, je ne dois pas m'occuper de lui seule, je dois le confier aux aurors qui le renverront à Azkaban, mais je ne dois pas le tuer.
Je lui avais hurlé dessus, j'allais le frapper, le repousser, mais je préférais reculer et répéter cette phrase.

" - Tu savais ce qu'il allait arriver , TU LE SAVAIS "

J'étais au bord de la crise de nerfs, je n'allais plus tarder à exploser, alors c'était plus sage pour lui de ne rien tenter et de ne rien dire, sinon je n'aurais pas d'autre choix que de l'éliminer.

Citation :

Elle ne l'avait pas cru. Non, bien sûr. Comment est-ce que le cruel Drago Malefoy pourrait avoir envié la famille Weasley ? Et pourtant... C'était une chose très étrange qu'avoir été cru toute sa vie alors qu'il mentait et d'être soupçonné de malhonnêteté maintenant qu'il disait la vérité. Tragiquement paradoxal.
Peu après, la rouquine se mit à hurler comme une hystérique dans l'appartement. Il lui avait tout dit et maintenant, elle allait le tuer.

Ginny était à quelques pas de lui et leva la tête pour le regarder droit dans les yeux en essayant d'ignorer son torse amaigri couvert de marques de maltraitance qui ne pourraient que l'apitoyer. La jeune femme était vraiment hors d'elle. Ses joues s'étaient empourprées et elle le pointait d'un air menaçant de sa baguette.
Le blondinet ne savait pas s'il devait craindre pour sa vie, se mettre à pleurer, à supplier ou quoi encore, mais en vérité, la seule pensée qui traversait son esprit à ce moment-là, c'était à quel point celle qui allait lui donner la mort dans quelques secondes était belle... De longs cheveux roux, un nez bien droit, des lèvres fines. Toutes ces caractéristiques aimables le fascinaient à présent. Son coeur se serra alors que son regard gris se pomenait lentement sur Ginny, comme si elle venait seulement d'apparaître sous ses yeux. Comment ne l'avait-il pas vue avant ? Au moins avant qu'elle ne s'apprête à le tuer...

Drago secoua légèrement la tête pour chasser ce nouveau désarroi de son esprit et poussa un petit soupir en baissant la tête. Avec beaucoup de théâtralité, il décolla lentement ses bras de son corps pour les écarter de lui en geste de rédition.

_ J'ai mérité cent fois ce que tu vas me faire... souffla-t-il alors qu'une larme roulait sur sa joue gauche.

C'est alors qu'il avait les bras bien levés en évidence que Ginny put remarquer quelque chose. Sur son avant droit, là où se trouvait la Marque du Seigneur des Ténèbres qui trahissaient son ancienne appartenance, il y avait des blessures plus importantes, plus profondes. Drago s'était lui-même labouré la peau dans le but fou de retirer cette marque qui lui faisait à présent horreur. Il l'avait fait peu après son arrivée ici et s'était fait vraiment engueulé par Tonks quand elle l'avait réanimé après qu'il soit tombé dans les pommes en succombant à la douleur de ce charcutage sans anesthésie.
N'était-ce pas là l'ultime preuve de sa repentance ?

Citation :

Cette fois-ci j'allais vraiment le tuer, je n'arriverais jamais à oublier ce qu'il venait de me dire, il avait été au courant de la mort de mes parents et Fred et George qui avaient été prémédités et il me l'annonce maintenant, j'aurais préféré prendre une gifle plutôt que d'entendre cette terrible vérité. Mes parents avaient été victimes d'un complot, il avait été de vulgaire pion dans cette bataille et personne n'a réussi à empêcher cette tragédie. Durant tous ce temps, je me sentais responsable du décès de ma famille alors que cela avait été qu'une simple étape dans cette guerre. Je ne pouvais pas y croire, c'était impossible... J'avais réussi "en quelque sorte", à faire le deuil de mes parents et de mes frères, mais après avoir entendu cela, je savais que cela me serait totalement impossible à présent. Comment peut-on choisir qui perdra la vie ? Pour eux, c'est comme un vulgaire jeu, détruire des vies, était simple comme Bonjour, c'était comme joué aux échecs cette pensée me répugnait et cela me donnait encore plus l'envie de tuer Malefoy, ce dernier me faisait face, je devais me concentrer pour ne pas regarder ses cicatrices et sa maigreur, je ne devais pas oublier qu'il avait été au courant de la mort de ma famille, je ne devais ressentir aucune pitié, je devais venger la mort des personnes que j'aime.
Je sentais mes yeux se remplir de larmes, c'était bien évidemment, des larmes de colère, j'allais commettre l'irréparable mais j'étais obligé, je ne pouvais pas le laisser filer après cela. Mon regard était fixé sur son visage meurtri, Malefoy ne me lâchait pas du regard, ce qui était intimident, qu'attendait-il de moi ? Il savait qu'en m'avouant cette vérité, il allait en payer les conséquences, pourquoi me l'a-t-il dit ?
C'est alors qu'il ouvrit la bouche et finit par avouer qu'il mérite ce qui allait arriver. Finalement il n'était pas si bête que ça ! On pouvait entendre mes doigts craquer, je serais si fort ma baguette que sans aucun problème je pourrais me casser une phalange, mais la douleur physique n'était rien comparé à la douleur morale. J'essayais de me concentrer sur mon objectif, mais je ne sais pourquoi, je ne pouvais prononcer un sortilège impardonnable et lui ôter la vie, Malefoy avait été torturé dans cette prison, peut-être que cela était suffisant ? Mais je ne peux m'empêcher de repenser à cette scène, Malefoy écoutant cette conversation et s'éloignant après avoir entendu l'irréparable, j'étais perdu, je ne savais quoi faire ...
C'est alors que je remarquais le regard de Malefoy, un regard complètement différent de ceux que j'avais l'habitude de voir, son regard était profond et captivant comme si ...
Non ! je deviens folle, je me mis à secouer ma tête pour évacuer cette pensée, je devais folle tout simplement.

" - Tu savais que j'allais réagir de cette façon alors pourquoi me l'a tu dis ? "

Il devait être idiot pour penser que j'allais partir sans rien dire, sans agir. Alors que j'étais en train d'observer mon adversaire, je pus remarquer quelque chose qui me glaça le sang, je fis un pas en arrière, cette marque des ténèbres qui avait été scarifier par son propriétaire. Je levais ma tête et plongea mon regard dans celui de Malefoy, je voulais lui demander "pourquoi a tu fais ça ?" Il s'était mutiler lui -même pour effacer cette ...
Je finis par recommencer à douter, avait-il raison ? Etait-il sincère depuis le début en fin de compte ? Pourquoi me fait-il ça ? Je ne savais plus quoi penser, ni quoi faire. Sans détourner mon regard, j'observais les moindres passerelles de son visage, en face de moi se trouvait un martyr qui allait de nouveau souffrir par ma faute.
Je décidais de baisser ma baguette et me retournais avant de changer d'avis, je partis dans la cuisine et me fis couler un verre d'eau, je devais m'éloigner et essayer de retrouver mes esprits. Tout en faisant couler l'eau, je sentis des larmes couler sur mes joues. Je ne savais pas quoi faire, le tuer pour venger ma famille ou le laisser vivre. Mais ce n'était pas à moi d'en décider de toute manière, c'est à Sirius de juger si ce dernier avait vraiment changé, mais intérieurement je me sens coupable de le laisser partir sans avoir agis après ce qu'il venait de me révéler, si seulement quelqu'un pouvait m'aider ...

Citation :

MANQUE LE DEBUT DU POST (je vais le réécrire)

_ Je veux devenir une bonne personne et je crois que c'est ce qu'une bonne personne ferait... dire la vérité.

Son corps entier le poussait à s'approcher pour poser sa main sur l'épaule frêle de la rouquine mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait la sâlir en provoquant un contact. Son âme était si noire alors que celle de Ginny était si blanche...
Brusquement, l'idée que quiconque puisse le croire au sujet de ses nouvelles bonnes intentions lui parut totalement improbable. Si improbable qu'un désespoir sans précédent s'emparer de lui, au point que s'il avait eu une baguette à cet istant même, il l'aurait tourné vers son coeur et aurait prononcé le sortilège de Mort contre lui-même.
Le jeune homme s'étouffa dans des sanglots déchirants et tomba sur le carrelage car ses jambes ne le soutenaient plus. Ce faisant, il heurta le rebord d'un placard et s'ouvrit l'arcade gauche, ce qui était bien le cadet de ses soucis. Avachi sur le sol, il porta une main tremblante à sa nouvelle blessure pour constater qu'elle saignait.

_ J'aurais tellement voulu que tout cela n'arrive pas... J'aurais tellement aimé être... normal. Etre aimé de ma famille, avoir rencontré des amis à l'école... Ne jamais avoir... Si tu savais comme je regrette, Ginny...

Citation :

Appuyée contre le rebord du lavabo, j'essayais de reprendre mes esprits et de me calmer. Mes pensées étaient aveuglées par la haine, mais aussi par la pitié, je ne savais pas quoi faire. Je revoyais encore et encore la scène où mes parents et mes frères avaient été abattus de sang froid et cette vision me hantait jour et nuit et jamais je ne pourrais oublier cette tragédie.
Je savais que Drago m'avait rejoint dans la cuisine, j'avais entendu le bruit léger de ses pas, mais je n'avais pas pris la peine de me retourner, je ne pouvais plus le regarder en face, sinon mes pensées me trahiraient, je devais rester neutre et ne pas commettre d'imprudence, sinon je pourrais le regretter. Si Tonks avait accepté qu'il vive chez elle, elle devait avoir ses raisons et ce n'était pas à moi de faire justice ...
Il s'était arrêté, mais je n'avais toujours pas bougé, je finis par boire mon verre d'eau sans détourner mon regard. Pourquoi restait-il ici à me fixer, sans rien dire ? D'un côté c'était préférable pour lui, mais s'était agaçant pour moi. Je finis par essuyer mes larmes et entendit l'inspiration qu'il venait de prendre, il n'allait pas tarder à reprendre la parole.
Il n'avait pas tort, il venait de m'avouer la vérité et c'est ce que font les bonnes personnes en général, mais c'était quelque peu égoiste de sa part, lui souhaitait devenir une meilleure personne alors il avouait tous, même si cela devait être blessant, il s'en fichait.
J'étais peut-être pessimiste, je voyais le mal partout, il aurait pu rien me dire et me laisser dans l'ignorance totale et pour des années. Mais avec le recul, je pense que j'aurais peut-être préféré rester dans l'ignorance, croire que c'était un accident, plutôt que d'entendre que cela avait été prémédité et que c'était une pièce importante du puzzle, je crois bien que j'aurais préféré ne rien savoir...
Je finis par détourner mon regard lentement avant de plonger dans le sien, je n'avais pas ouvert la bonne, ni fait quoi que ce soit, je me contentais de l'observer et essayais de reconnaitre que Drago pouvait avoir changé, même si quelques fois, ces paroles pouvaient être blessante. Il s'était mutiler le bras pour effacer cette marque, il avait fui les siens pour rejoindre le camps adverse. Je trouvais quand même cela très étrange et s'il s'agissait d'une mise en scène, pour nous abattre de l'intérieur ?
C'est alors que Drago perdit l'équilibre et tomba au sol, sa tête cogna le coin d'un placard ce qui ouvrit son arcade. Sans réfléchir, je m'approchais vers lui et essayais de le remettre droit. A cet instant, il n'y avait plus de Malefoy, il y avait une personne affaiblit et blesser, à croire que Hermione m'avait transmis sa compassion.
Son arcade se mis à saigner abondamment, sur la table se trouvait un torchon propre, je m'empressais de l'attraper et le posa sur la blessure de l'ancien mangemort pour arrêter le sang. Je n'avais pas remarqué que nos visages étaient très près l'un de l'autre, je finis par plonger son regard dans le sien et essayais de croire ce qu'il défendait depuis le début. Quelque seconde plus tard, je finis par reprendre mes esprits, je l'aidais à se soulever et le posa sur la chaise de la cuisine. Je partis chercher des compresses et de l'eau pour nettoyer tout cela avant que cela n'empire, je n'étais peut-être pas médicomage, mais je connaissais certaine base, ma mère passait la plupart de son temps à nous soigner et lorsqu'elle n'avait pas sa baguette à porter de main, elle nous soignait avec les moyens du bord. A cette pensée, une petite larme coula sur mon visage, je m'empressais l'essuyer en espérant que Drago n'ai rien remarqué. Je commençais donc à soigner la blessure de Malefoy.

" - Ne crois pas que c'est une marque d'affection de ma part, je reste sur mes positions, ce n'est pas à moi de décider de ton avenir, Sirius saurait faire le bon choix, espérons seulement que tu n'es pas en train de nous rouler dans la farine "

Le sujet était clos à présent, je n'avais rien à dire, ce n'était pas moi le chef de l'Ordre, mais bien Sirius. Et puis Harry, Ron et Hermione auront également leurs mots à dire et je pense que cela se passera d'une autre manière, connaissant mon frère, j'imagine bien la scène ...
Je partis à la salle de bain pour chercher quelque chose à lui mettre pour stopper définitivement le sang, heureusement Tonks avait quelque pansement qui traînent dans le coin, ce qui m'étonnait d'ailleurs.
Une fois arrivée devant Malefoy, je me posais juste en face de lui de façon à pouvoir coller correctement le pansement, délicatement je le posais sur sa blessure et finit par caresser sa tempe pour que la douleur s'estompe...





FIN DU CHAPITRE 1



Le 2 arrive. Wink

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GIGO - Chapitre 1

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