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 GIGO - Chapitre 4

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Drago Malefoy
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MessageSujet: GIGO - Chapitre 4   Ven 5 Nov - 9:04

GIGO - chapitre 4

Drago et Ginny ont été chargé de ranger la bibliothèque du QG de l'Ordre et mettent à profit cette intimité pour régler leurs comptes. La rouquine est furieuse et veut savoir pourquoi il l'a embrassé l'autre jour dans la cuisine chez Tonks (cf chapitre 3) tandis que le blondinet recommencerait bien.
Heureusement, les deux ne sont pas incompatibles...

Citation :

Les yeux des Cieux vers moi sont tournés
Et de la méprise nait la pitié.
Tout change, comme le minuscule cocon
Se transforme en un grand papillon.

Les nuages rangent leurs éclairs
Et la voix grave du ciel noir se tait.
Alors la pluie retourne à la mer,
Lavant la haine, apportant la paix.

Reste encore dans les yeux de la Belle
Cet éclat d'anxiété et de doutes.
Dans sa voix le présage des querelles
Que j'essuyerai coûte que coûte.

Si même les Cieux m'ont pardonné,
Pour obtenir son indulgence
Je dois au monde de m'escrimer
Ou de mourir en tentant ma chance.


Drago regardait fixement ces quatrains composés de vers à neuf pieds chacun et ne parvenait toujours pas à croire que c'était son écriture. Il les avait gribouillé pendant la nuit, dans une semi-conscience ensommeillée, et s'était endormi dessus. Le papier était tout froissé et il avait des taches d'encre sur la joue gauche.
Le blondinet se leva paresseusement de son lit et s'étira. Ce n'était plus le salon confortable de Tonks que voyaient ses yeux gris fraîchement ouverts. Il se trouvait à présent dans une petite chambre sous un toit. Il y avait du bois partout et un rideau en piteux état masquait la lumière du jour qui perçait à travers la vitre sale de l'unique fenêtre. Aussi improbable que cela ait pu paraître aux personnes qui avaient bien connu l'ancien Drago Malefoy, cet endroit dénué de charme, d'ornements et de propreté était pour lui d'un grand réconfort. Depuis son séjour à Azkaban, tout lui semblait préférable à sa cellule insalubre. Il avait totalement revu ses critères de sélection et ses exigences. Il mangeait ce qu'on lui donnait et dormait là où on voulait bien lui donner un lit.
Sirius avait commencé par s'amuser de cette situation. En effet, lorsque son cousin avait enfin accepté de l'héberger au 12 Square Grimmaurd, il lui avait présenté sa nouvelle chambre avec un large sourire ironique aux lèvres, s'attendant çà ce que le blondinet ne se mette à hurler d'horreur ou ne défaille devant l'état de la pièce. Quel n'avait pas été son étonnement lorsque Drago l'avait chaleureusement remercié, les larmes aux yeux, et qu'il était tout de suite allé s'étendre sur le lit à l'aspect miteux. Au moins, cet évènement avait contribué à montrer qu'il était très sérieux quant à son changement de camp.

Ce déménagement était arrivé à point nommé. L'appartement de Tonks commençait à se remplir de souvenirs qui, s'ils n'étaient pas vraiment désagréables, commençaient à le torturer. Par exemple, Drago ne pouvait plus entrer dans la cuisine et s'approcher de l'évier sans que lui revienne en mémoire la vision aguicheuse d'une rouquine totalement à sa merci...
Depuis le... dérapage semi-contrôlé, les deux jeunes gens ne s'étaient pas revus alors qu'une semaine entière s'était écoulée. Chaque seconde, il avait pensé à elle. Qu'en avait-il été de son coté ? Du haut de son grand optimisme, il se disait qu'elle avait probablement oublié. Au moins qu'elle ne lui en veuille. Ce qui, connaissant la demoiselle, était on ne peut plus probable à la réflexion. Chaque jour, Drago s'était posé cette question, toujours la même : avait-il bien fait de mettre en péril leur début d'amitié pour avoir plus ? Et chaque fois, il avait trouvé la réponse au fond de son coeur : oui, car ce n'était pas de l'amitié qu'il voulait de sa part.
Il l'avait su presque immédiatement. Sa relation avec Ginny était très différente de celle qu'Hermione et lui essayaient de construire, avec un certain succès plutôt étonnant d'ailleurs. Avec Miss Je-sais-tout, il ne voulait qu'une entente cordiale, un sourire amical, une complicité innocente... Avec Miss Weasley, toutes ces belles choses ne suffiraient pas. Il ne voulait rien d'innocent. Au contraire. Rien que le souvenir du parfum de ses cheveux de feu le mettait dans tous ses états. Il avait besoin de la toucher. C'étaient son corps et son âme de concert qui lui hurlaient d'aller la trouver, de la prendre dans ses bras, d'épouser de la main sa peau si douce, d'embrasser ses lèvres tentatrices, de la serrer contre lui comme si rester éloigné trop longtemps impliquerait sa propre mort. Il sentait la nécessité de caresser des yeux sa silhouette merveilleuse et d'entendre sa respiration.
Alors il savait que non, une amitié platonique ne lui permettrait jamais d'assouvir tout ça. C'était la raison pour laquelle tenter sa chance valait le coup. Et puis, Ginny lui avait pardonné bien pire. Si elle n'était vraiment intéressée, avec un peu de temps encore, elle surmonterait le souvenir de sa vaine tentative et tout reprendrait là où les choses avaient dérivé.

Drago se traînait avec paresse jusqu'à la douche sur le palier et retourna dans sa chambre pour passer un blue jeans et un pull en laine gris clair. Fini les costumes noirs qui lui rappelaient le Manoir Malefoy qu'il essayait de toutes ses forces d'oublier. De toutes manières, sa cousine Nymphadora s'était amusée à lui refaire une garde-robe.
Il observa son reflet quelques instants dans le miroir et coiffa ses longs cheveux blancs qu'il avait décidé de laisser pousser à leur guise. On frappa à la porte ; il ouvrit.

_ Bonjour Drago, s'exclama une petite dame boulotte qui avait soutenu son entrée au QG malgré les milles et une protestation lancée contre lui. Il y a plusieurs membres de l'Ordre en bas et on projetait de manger un morceau. Tu veux venir ?

Mrs. Peaps approchait les quatre-vingt ans. Elle avait des cheveux gris toujours attachés en chignon et un sourire immortel. Sans que le blondinet ne se l'explique, elle semblait s'être prise d'affection pour lui et le considérait peu ou proue comme le petit-fils qu'elle n'avait jamais eu. Pourtant, son fils et sa famille avaient été tué par les Mangemorts il y a quelques années. La raison de son élan maternelle restait donc un mystère pour le jeune homme.
Il hésita à répondre. Déjeuner avec des membres de l'Ordre, il ne l'avait encore jamais fait. D'habitude, il ne sortait de sa chambre que le soir pour aller manger avec Sirius quand ce dernier rentrait de quelques secrètes missions ou Tonks quand elle venait en visite amicale.

_ Tu devrais venir, insista Mrs. Peaps en secouant sa tête jouflue avec bonne humeur.

Après tout, il fallait bien qu'il se fasse violence de temps en temps ! Drago esquissa un sourire et la suivit dans les escaliers alors qu'elle avait commencé à chantonnant une musique de son époque.
Quand elle ouvrit la porte et qu'ils débarquèrent dans la cuisine, les sorciers présents se turent brusquement. Le jeune Malefoy se figea, le regard fixé sur les dalles à ses pieds. Le silence se prolongea, jusqu'à ce que deux hommes d'une stature impressionnante ne se lèvent de leurs chaises et sortent sans mot dire. Par mi les membres de l'Ordre, nombreux étaient ceux qui n'avaient pas encore accepté la dicision de Sirius ou l'avait jugée imprudente au possible.
La gorge de Drago se serra et il fit volte-face avec l'intention de retourner s'enfermer dans sa chambre. Mrs. Peaps l'attrapa par le bras et l'en empêcha :

_ Hep hep hep ! Assis-toi, mon petit.

L'ancien Serpentard lui lança un regard plein de désespoir qui la suppliait de le laisser aller se reclure dans son coin mais la petite dame secoua la tête et lui décrocha un large sourire d'encouragement. En l'absence de Sirius, elle devait veiller à ce que leur nouveau protégé soit bien traité. Ce dernier abandonna son idée de retraite à regret et tira une chaise au hasard pour s'asseoir. Sa jambe effleura celle de quelqu'un sous la table et il sentit l'électricité courir dans son corps. Lorsqu'il releva la tête, il découvrit avec stupéfaction qu'il s'agissait de Ginny Weasley.

_ Bonjour, souffla-t-il avec une pointe de timidité.

A présent, ils n'étaient plus que cinq dans la pièce.

Citation :

Une semaine s'était écoulé et j'avais l'impression que cela s'était passé hier. Je revoyais encore et encore cette scène, chaque moment était détaillé clairement dans ma tête. Mais cela avait été une stupide erreur, rien de plus ...
Hermione avait remarqué mon changement d'attitude, bien-sûr. Mais je lui avais assuré que tout allait très bien, seulement la fatigue. Mais elle avait vu juste, comme toujours, je me sentais coupable vis-à-vis d'elle, de mon frère, d'Harry et de mon entourage. J'avais commis l'irréparable et je ne pourrais plus jamais les regarder comme avant. Même si Hermione entretenait une relation avec Severus Rogue, elle ne pourra jamais comprendre ce que j'avais fait. Malefoy était un ennemi, qui souhaite changer de camps certes, mais ce n'était pas le même cas que Rogue qui était un espion et fidèle serviteur de Dumbledore. Malefoy avait tué sans remords, était complice d'attentat et encore la liste est longue. Rogue n'est pas non plus un ange, mais peut importe, je n'avais pas à faire ça, j'aurais dû le repousser quand je le pouvais plutôt que me laisser faire, Malefoy n'est pas le seul coupable, nous sommes deux. Je venais de pactiser avec l'ennemi et cela je ne pourrais jamais me le pardonner, je venais d'enfreindre les règles que je m'étais posé, je n'avais pas respecté mes principes. J'avais osé tromper mon petit-ami qui n'avait jamais osé me faire subir ça. J'avais honte, terriblement honte de ce que j'étais devenue...
Cela faisait une semaine que je ne l'avais pas revu et cela est bien mieux ainsi. Je n'avais pas pris la peine de lui dire ce que je ressentais, toute la colère que j'avais pour lui. Perdue, déstabilisé, j'avais quitté la pièce précipitamment en larme. Je ne pense pas qu'il soit idiot, il aurait certainement compris que je ne voulais plus jamais le revoir, notre amitié était terminée il avait franchi un espace dangereux et il fallait y mettre un terme avant que cela se termine mal. Il n'avait pas la même version des choses que moi, quand je lui avais dit que je l'aimais comme un ami, je parlais du même amour que je ressentais pour Neville, Luna ... Mon coeur appartient à Harry et personne ne pourra changer cela, mais lui avait compris ça autrement, ce qui est triste pour lui. Je détestais faire du mal aux gens gratuitement, mais là je ne pouvais faire autrement, il m'avait blessé et je sais que cela sera très difficile à le surmonter. C'était mieux que cela se termine définitivement avant qu'il ne soit trop tard.
Pourquoi me hantait-il à ce point, cela faisait exactement huit jours que je ne l'avais pas revus et pourtant je voyais clairement son visage, comme si je l'avais quitté il y a même pas une heure. Que devait-je comprendre ? C'était hors de question d'en parler à qui que ce soit, je ne préfère même pas imaginer leur réaction quand ils apprendront la nouvelle. Je devais arrêter d'y penser, cela ne veut strictement rien dire. Je devais arrêter d'y penser et passer à autre chose, j'avais mes vrais amis, ma famille (du moins ce qu'il en reste) et Harry, même si en ce moment, ce n'est pas l'amour fou. Je ne devais plus y penser, l'oublier et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Malheureusement mes nouvelles résolutions allaient vite tomber à l'eau. Hermione venait de m'annoncer qu'un repas au 12 Square Grimmaud allait avoir lieu et nous étions invités, bien évidemment, je vous laisse imaginer, qui sera présent. Enfin avec un peu de chance, peut-être qu'il sera absent, espérons que c'est ainsi que cela va se passer, je ne supporterais pas de le voir assis en face de moi, la dernière fois je n'avais rien dit, mais s'il tente quoi que ce soit, cette fois-ci je lui ferais comprendre qu'avec moi, c'était perdu d'avance. Je décidais donc d'opter pour une tenue simple mais jolie, un pantalon noir avec un haut blanc avec des motifs, des chaussures à talons et toujours avec les cheveux détachés.
La preuve en image
Spoiler:
 


Une fois prête Hermione et moi nous nous dirigeâmes au 12 Square Grimmaud, ce dernier n'avait pas changé, je revoyais mes parents présents lors des toutes premières réunions de l'Ordre, mais cela remonte à bien longtemps désormais. Hermione frappa à la porte et nous attendîmes que quelqu'un viennent nous ouvrir, c'est avec joie que nous découvrîmes Mrs Peaps, c'était une vieille dame chaleureuse et toujours souriante, cela faisait plaisir de voir des personnes comme elle, elle nous invita à entrer et nous installa dans la salle où se trouvais quelque un de nos collègues. Après les avoir salués, nous nous installâmes et remercie l'elfe de maison qui venait de nous servir à boire. Nous commençâmes à discuter avec nos collègues lorsque l'arrivée de quelqu'un mit fin à cette bonne humeur. Ce n'était pas difficile à savoir de qui il s'agissait, lui seul pouvait faire changer l'ambiance étant donné que certains membres n'étaient pas du tout d'accord avec la décision de Sirius. C'est donc impuissante que j'assistais à la scène, deux membres de l'Ordre sortis de la pièce, mon regard se posa sur Hermione qui haussa les épaules, signe d'incompréhension, nous étions deux dans ce cas. Je n'avais pas tourné la tête pour le regarder, c'était hors de question, mais je pouvais clairement entendre Mrs Peaps lui dire de s'asseoir. Il n'avait pas d'autre choix que d'obéir. Comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, je venais de remarquer que la chaise à côté de moi était vide, je vous laisse imaginer la suite.
Malefoy pris place et je pus sentir sa jambe effleuré la mienne, quel maladroit ! Une sensation de déjà vus refit surface, comme une petite décharge électrique *Ginny tu es vraiment stupide*. Et cela ne suffisait pas, je sentis son regard se poser sur moi, ça y-est, il avait remarqué que j'étais là, la partie allait commencer. Je me saisis de mon verre et bu une gorgée de vin. Par politesse, Drago me salua timidement, malheureusement pour lui, ce n'était pas vraiment mon cas.

" Bonjour "

Je m'étonnais moi-même de la froideur de ma voix. Si avec ça, il n'avait pas compris, c'est qu'il est vraiment idiot. J'espère pour lui, qu'il n'osera pas parler de ce qu'il s'était passé, je ne souhaite en aucun cas revivre ce cauchemar que j'arrive lentement à oublier. Comme si cela ne suffisait pas, je sentis également le regard d'Hermione se poser sur moi, je voyais très bien la scène venir. Mais j'espère qu'elle n'aura rien deviné, on peut simplement s'être disputé, mais Hermione est coriace et je n'arriverais pas à me débarrasser d'elle, aussi facilement, la tâche risque d'être rude.
Durant tout le repas, j'avais discuté avec Hermione et les membres de l'Ordre qui avaient aussi été invités, je faisais mon possible pour ne pas adresser la parole à Drago, mais je ne pense pas que cela durera très longtemps, il cherchera à savoir pourquoi je me comporte ainsi, mais le mieux pour l'instant est de retarder le plus possible l'inévitable.
Le repas venait de prendre fin, une fois la pièce remise à propre je partis dans la cuisine avec Hermione pour finaliser ce qu'il restait à ranger, j'espère que Drago n'en profitera pas pour venir, espérons le ...
Je réagis ainsi parce que je sais très bien que cela va mal se terminer et bizarrement je n'ai pas envie de le blesser sachant ce qu'il avait vécu, mais son acte m'avait profondément blessé.

" Bonjour "

Citation :

Ce fut le seul mot que Ginny lui décrocha pendant tout le repas et encore elle ne l'avait fait que pour observer les règles élémentaires de politesse.
La rouquine s'appliqua à ignorer sa présence. Drago lui-même jugea sa conduite étrange. Au moins, toutes les personnes présentes autour de la table devaient avoir remarqué qu'il y avait un problème entre eux. Qu'à cela ne tienne ! Elle voulait jouer la distance ? Il était le plus fort à ce jeu-là. Cacher ses véritables émotions, il l'avait fait toute sa vie pendant qu'il était au service de son père et du Seigneur des Ténèbres.
Le jeune homme passa donc le repas à répondre aux questions d'Hermione qui ne savait apparemment rien du malaise et jetait de tant en tant des regards soupçonneux à son amie, à rester tranquille pendant que Mrs. Peaps posait ses mains sur ses épaules et caressait furtivement ses cheveux blancs par intermittence comme si elle le prenait pour un petit animal innoffensif et à discuter avec Edmund Hawkwood, un vieil Auror passionnant. Chacun de ses interlocuteurs s'efforçaient de ne pas évoquer le passé de Mangemort de Drago et cela le toucha beaucoup. C'était comme s'ils voulaient lui faire savoir que seuls ses actes présents comptaient maintenant. Si seulement tous les membres de l'Ordre pouvait réagir ainsi... Il repensa aux deux hommes qui avaient quitté la pièce en le voyant entrer et grimaça.

Le repas prit fin. Ses anciennes camarades de Poudlard se levèrent pour aider Mrs. Peaps à débarrasser la table et tout ranger tant qu'Hawkwood entraînait Drago dans le salon, une main sur son épaule, gesticulant de l'autre alors qu'il lui racontait un voyage fait en Bulgarie il y a plus de vingt ans et qu'il avait déjà raconté des dizaines de fois à tous les membres de l'Ordre.
Quelques minutes plus tard, Mrs. Peaps vint le sauver.

_ Excusez-moi de vous interrompre, Edmund. Je voudrais envoyer ce cher petit au second pour ranger la bibliothèque. Sirius l'a demandé avant de partir ce matin. Il voudrait se débarrasser des livres inutiles et sans valeur marchande.

Drago se leva du fauteuil et sourit faiblement au vieux sorcier pour s'excuser avant de lui promettre sur sa demande d'écouter la suite de son récit une prochaine fois. Puis il sortit de la pièce et suivit docilement la petite dame dans les escaliers qui grincent juqu'au deuxième étage. Là, ils pénétrèrent dans une pièce si mal éclairée que Drago se demanda comme elle avait pu un jour tenir lieu de bibliothèque. Elle était pleine d'étagères pleines qui menaçaient de s'écrouler sous le poids des livres. Certains étaient entreposés en tas sur le tapis rouge et poussiéreux.

_ Là, fit Mrs. Peaps. Cette vieille pie de Black a gardé n'importe quoi. Entasse tout ceux que tu trouves inutiles dans ce coin-là Sirius y jettera un oeil ce soir. Il ne veut garder que les livres de sorts, de potions, de botaniques... bref, ceux qui peuvent nous apprendre quelque chose. Par contre, ajouta-t-elle en saisissant un album dont la couverture était largement déchirée, les almanacs plus vieux que mes grands-parents comme celui-ci ne nous serviront plus à rien.

Drago jeta un oeil autour de lui. Il y avait énormément de boulot. D'ailleurs, sa protectrice lança d'un air enjoué avant de quitter la pièce :

_ Je vais te chercher un peu d'aide ! Il y en aura bien besoin avec tout ce fouillis...

Le blondinet sourit pour lui-même et s'approcha de la première étagère qu'il vit. Elle comportait principalement des ouvrages sur la médecine magique. Il en prit un et l'ouvrit au hasard. Et là, en grand sadique, le destin voulut qu'il tombe sur le chapitre traduisant de l'impossibilité à faire partir complètement une Marque magique apposée sur le corps. Depuis le mort du Seigneur des Ténèbres, les Mangemorts avaient perdu leur Marque mais subsistait néanmoins sa trace plus ou moins discrète selon la pigmentation de la peau de son porteur. Sur celle de Drago, pale comme celle d'un spectre, elle était encore assez visible et c'était la raison pour laquelle il s'était lacéré l'avant-bras dans un élan de folie tout de suite après sa sortie d'Azkaban. La gorge serrée, le jeune homme referma le livre et le replaça sur l'étagère pour en prendre un autre, un peu plus joyeux, qui parlaient de créatures magiques.
Lorsqu'il entendit un bruit derrière lui comme quelqu'un entrait dans la pièce, il se retourna vivement en commençant à dire :

_ Hermione, est-ce que tu savais que les...

Oh ! Ce n'était pas Hermione. Drago avait pensé qu'elle se dévouerait volontiers pour passer une après-midi au milieu des livres, miss-je-sais-tout comme elle était, mais ce n'était pas elle qu'il contemplait à présent avec un léger pincement au coeur. Ginny se tenait dans l'encadrement de la porte et affichait une expression mi-surprise mi-colérique. Est-ce qu'ils allaient vraiment passer des heures dans cette pièce poussiéreuse et mal éclairée, sans s'adresser la parole ? Cela promettait d'être très ennuyeux.
Drago prit sur lui et esquissa un petit sourire avant de dire sur un air totalement neutre :

_ Ah c'est toi. Je crois que ça ira plus vite à deux en fait vu la charge de travail. Il y a vraiment n'importe quoi ici. Mrs. Peaps t'a dit ce qu'il fallait faire ? On doit mettre tous les livres qui nous semblent inutiles dans ce coin.

Il sourit encore, avec désinvolture, comme s'il ne s'était rien passé. Comme s'il ne savait pas que la rouquine était fâché contre lui. Comme s'il ne l'avait jamais embrassé.
Et au fond de lui, il espérait que cette distance la mette un peu en rogne...

Citation :

Pour l'instant, j'avais réussi à l'ignorer, c'était en majorité Hermione et les membres de l'Ordre qui lui adressait la parole, ce qui me facilitait la tâche. Une fois le repas terminer, je partis aider Mrs Peaps pour débarrassé la table aider d'Hermione. Une fois terminé, la vieille dame refit son apparition, nous obligeant à arrêter de parler, elle confia à Hermione une tâche à faire et pareil pour moi

" - Miss Weasley, nous avons besoin de vous à l'étage pour un ménage de printemps dans la bibliothèque, votre amie Granger nous seras très utile à l'extérieur, venez "

Je n'avais pas d'autre choix que d'accepter cette nouvelle tâche, Hermione parti à l'extérieur tandis que je me dirigeais vers la bibliothèque en compagnie de la vieille dame. Une fois arrivée, je fus surprise de découvrir Malefoy dans la pièce, Mrs Peaps nous souhaitas bonne chance avant de refermer la porte. J'ai bien l'impression que la chance était contre moi aujourd'hui, tant pis, cette fois-ci je ne pourrais pas l'esquiver éternellement, plus vite la bibliothèque sera rangée, plus vite je partirais d'ici.
Ce qui m'étonna le plus c'était le comportement de Drago, il faisait comme si de rien n'était. Lorsque qu'il dit " à c'est toi" je fronçais les sourcils, "toi", pour qui se prenait-il pour me parler ainsi, mais ce n'était pas la peine d'aggraver les choses, c'était assez comme ça. "Je crois que ça ira plus vite à deux en fait vu la charge de travail. Il y a vraiment n'importe quoi ici. Mrs. Peaps t'a dit ce qu'il fallait faire ? On doit mettre tous les livres qui nous semblent inutiles dans ce coin."

" - Oui, ne perdons pas de temps. Sinon on va devenir aussi poussiéreux que les livres "

S'en ajouter autre chose, je partis vers l'étagère et commençais à enlever les livres inutiles. Après plusieurs minutes, l'ambiance commençait à devenir agaçante, je sentais la colère monter, sa façon d'agir m'exaspérait, pourquoi faisait-il ça ? On lui avait fait un lavage de cerveau ? Personne n'ouvrait la bouche, c'est un silence monstre qui régnait, on pouvait uniquement entendre le plafond grincer, ce qui n'était pas vraiment rassurant. Non, il fallait que je dise quelque chose ou que je fasse quelque chose, cela ne pouvait pas continuer ainsi, l'esquiver n'arrangera en rien la situation, nous n'avions pas d'autres choix que de devoir nous expliquer, même si je sais comment cela va tourner. Mon attitude ne l'avait pas du tout affecter que je ne lui adresse plus la parole, il aurait du être vexé voir même blesser s'il ressentait quelque chose pour moi, mais rien, il était de marbre, s'était-il moquer de moi ?
Cela ne pouvait plus durer, le bouquin que j'avais dans la main traversa toute la pièce car je venais de le lancer d'une telle force qu'il venait de s'écraser sur le mur d'en face. Je me tournais vers Malefoy, bouillonnante de colère.

" Non mais à quoi tu joues là ? Tu m'as embrassé et tu fais comme si rien ne s'était passé "

Pourquoi je n'avais pas ma baguette sur moi, s'il lui prenait l'envie de rester muet, je lui aurais dénoué la langue. On ne pouvait pas fuir la vérité éternellement, je devais avoir des réponses claires et nets. Je voulais savoir s'il cela avait une signification pour lui ou s'il s'était moqué de moi. Mais qu'est-ce que je raconte ? La seule réponse est de savoir pourquoi il a fait ça ?
C'était la première fois que j'étais en furax comme je le suis en ce moment, ce n'était pas comparable à notre dernière rencontre quand j'avais failli le tuer. Je voulais des réponses et je serais prêtes à tous pour les avoir. Pourquoi m'avait -t-il embrasser ? Et surtout pourquoi se comporte -t-il ainsi ?

Citation :

Ginny s'était attaquée à l'étagère d'à coté avec une sacrée cadence. Drago la soupçonnait de vouloir faire au plus vite pour se passer de sa compagnie qu'il imaginait des moins agréables. Quelque part, ça faisait mal de s'en rendre compte. Mais qu'y pouvait-il ? Il avait foiré son coup, c'était comme ça... Paradoxalement, il ne regrettait pas du tout d'avoir tenté sa chance. Comme sous-entendu précédemment : pour celui qui aspire à l'amour, l'amitié est un poison.
Le silence de mort qui régnait dans la bibliothèque était des plus oppressants. Drago siffla quelques secondes une chanson d'un groupe de musique populaire dans le Monde de la Magie mais il reconnut lui-même que c'était très faux – en plus d'être méconnaissable - et cessa vite. A mesure que les minutes passaient, le jeune homme sentit son sourire s'agrandir. C'était nerveux. Il pouvait presque entendre Ginny réfléchir tellement elle se torturait l'esprit en questions et hypothèses. A un moment, il jeta un coup d'oeil discret dans sa direction. Elle avait l'air très concentré et en pleine conversation mentale avec elle-même. C'était très mignon !
Il s'apprêtait à aller mettre sur la pile des livres à jeter un ouvrage d'apparence millénaire intitulé « La Cuisine pour devenir une Parfaite Sorcière », lorsqu'un bouquin traversa la pièce dans les airs pour aller s'écraser contre le mur avant de tomber lourdement sur le sol. Puis, sortant de son mutisme obstiné, la rouquine lui fit face en criant :

" Non mais à quoi tu joues là ? Tu m'as embrassé et tu fais comme si rien ne s'était passé. "

Ah, enfin une réaction ! Et pas des moindres... Argh ! Ce qu'elle était séduisante quand elle se mettait en colère ! Heureusement pour elle d'ailleurs, vu que ça semblait être un état émotionnel récurrent chez elle... A moins que Drago ne soit un privilégié qui parvienne à la faire passer d'une extrémité à l'autre en un instant, parfois même sans rien avoir à dire pour ça. Cette pensée était étonnement plaisante.
Drago passa des doigts dans ses longs cheveux blonds pour les rejeter vers l'arrière et haussa les épaules, s'appliquant à avoir l'air totalement désintéressé :

_ Toi tu fais bien comme si je t'avais giflée alors je peux bien faire comme si rien ne s'était passé.

C'est vrai ça. Pourquoi que ce baiser l'énervait au juste ? Ca aurait pu la mettre mal à l'aise ou la rendre timide, mais pas la mettre en colère. A moins qu'elle ne soit en colère contre elle-même d'avoir apprécié ça ? Drago se demandait quel crédit accorder à cette hypothèse. Après tout, Ginny ne l'avait pas repoussé. Elle l'avait laissé faire et était juste partie en coup de vent après.
Après l'avoir laissé mariner quelques secondes, il contracta sa mâchoire et avoua un peu plus bas :

_ Je fais comme s'il ne s'était rien passé parce que « rien » est justement la valeur que cet acte doit valoir de ton point de vue. Point de vue que je ne partage évidemment pas. Cependant, je me suis libéré du joug de mon père pour être libre et je ne veux plus être l'esclave de quelqu'un. Pas même un esclave sentimental.

Drago s'était juré de ne pas se mettre en peine à cause de ce baiser et il pensait que Ginny devrait faire pareil si elle n'avait rien ressenti. Après tout, il se sentait la force de reprendre des rapports cordiaux alors que c'était lui qui avait des sentiments pour elle. Pourquoi ne pourrait-elle pas faire de même puisqu'elle ne ressentait rien ?
Le jeune reposa le livre qu'il avait pris sur le rayon et s'approcha de Ginny – bien qu'il reconnaisse que c'était assez dangereux – pour venir s'adosser à l'étagère qu'elle rangeait. Puis, dans une moue involontairement très sexy mais ouvertement provocatrice, il tapota de l'index le coin de sa lèvre inférieure en soufflant :

_ Si ce baiser volé te dérange tant que ça, viens le reprendre. Il est juste là...

Citation :

Le plus triste dans l'histoire, était ces pauvres livres innocents qui en voyaient de toutes les couleurs, mais Malefoy avait le don pour me mettre hors de moi.
Après lui avoir limite hurler dessus pour avoir des réponses, il prit la peine de me répondre, premier point positif. Ce n'était même plus une gifle là, il avait osé franchir une limite dangereuse. Son attitude m'énervait encore plus, il avait l'air serein, calme, alors que j'étais l'opposé, en colère, instable, prête à lui mettre une bonne claque. Son regard avait le don de me perturber, mais je ne devais pas laisser apparaître cette faiblesse, il ne devait pas croire qu'il pourrait avoir le dessus sur moi, ce qui était loin d'être le cas croyez-moi. J'essayais de me contrôler pour ne pas lui hurler dessus, si j'avais eu l'occasion je lui aurais dit ses quatre vérités. "Je fais comme s'il ne s'était rien passé parce que « rien » est justement la valeur que cet acte doit valoir de ton point de vue. Point de vue que je ne partage évidemment pas." Attendez 5 min, que je réussisse à décodé cette phrase, "acte", "ne partage pas", il venait de dire que pour moi cet acte n'avait aucune signification, aucune valeur, mais que pour lui si ... OH CE N'EST PAS VRAI !!!
Non je suis en train de dérailler, faire un mauvais rêve, Drago Malefoy, ne peux pas être "intéresser" si l'on peut appeler cela ainsi, par moi, Ginny Weasley, oh non non non, c'est le monde à l'envers ce n'est pas possible. Mon attitude avait subitement changé, passant de la colère à l'incompréhension. Ce n'était pas possible, dites-moi que c'est une blague.
Je n'avais pas remarqué qu'il avançait vers moi, aussi étrange soit-il, je ne sentais plus mes jambes, je me contentais de l'observer, mais dieu soit loué, il s'était tout simplement adossé contre l'étagère que je venais de ranger. Je m'attendais à ce qu'il recommence comme la dernière fois, mais ce n'était pas ses intentions.
C'est alors qu'il changea subitement d'attitude, limite provocante. Je fronçais les sourcils ne comprenant pas où il voulait en venir, c'était une blague ? "Si ce baiser volé te dérange tant que ça, viens le reprendre. Il est juste là..." c'était comme si je faisais un saut dans le passé pour revoir le Drago Malefoy, macho et stupide.

" - Espèce d'idiot "

Je m'éloignais de lui tel une furie et lui fit face, je ne le lâchais pas du regard, je devais essayer de trouver quelque chose qui lui fasse rabattre son clapet, parce qu'il commençait à prendre un chemin qui ne me plaisait pas du tout, quelque chose qui pourrait le toucher dans sa fierté et le faire redescendre sur terre, c'est alors qu'une idée de génie me vint à l'esprit.

" - A ta place Malefoy, je ferais attention, je pourrais accidentellement révélé à mon petit ami, Harry Potter que tu m'as embrassé et le connaissant, je pense qu'il te mènerait la vie dure en commençant par l'avouer à son parrain Sirius Black qui se ferait un plaisir de te réexpédier d'où tu viens "

J'étais fière de moi et fier de ce que je lui avais envoyé en pleine face, je n'osais même pas imaginer la réaction d'Harry s'il venait à l'apprendre, cela se serait très mal terminé pour Malefoy. Un sourire satisfait se dessina sur mon visage, c'est alors que je lui tournais le dos pour sortir d'ici. Je venais de poser ma main sur la poignée et commença à la tourner mais ... que ... NON !!! la porte était fermée de l'intérieur, à plusieurs reprises j'essayais de tourner la poignet, mais cela n'avait servis à rien, avec ma délicatesse légendaire, la poignet finit par rester dans ma main, cette porte était aussi vieille que ma tante Muriel, normal que la poignet se soit cassé.

" - Le sort s'acharne contre moi ce n'est pas possible "

Il ne restait plus qu'à attendre que quelqu'un vienne nous ouvrir. Je me retournais et partis loin de Malefoy, tout en boudant, je venais de me ridiculiser en beauté, j'imaginais très bien son sourire en me voyant coincé ici. Moi qui avait l'intention de partir fière après l'avoir touché, mais encore une fois, cela n'arrive que dans les films.

Citation :

" - Espèce d'idiot "

Drago esquissa un sourire et arrêta de tapoter sa lèvre pour laisser retomber sa main contre sa cuisse. Dans un mouvement élégant de la tête, il se détourna de son interlocutrice. Son monologue pourtant brillant d'honnêteté ne l'avait pas émue. Dommage...

" - A ta place Malefoy, je ferais attention, je pourrais accidentellement révélé à mon petit ami, Harry Potter que tu m'as embrassé et le connaissant, je pense qu'il te mènerait la vie dure en commençant par l'avouer à son parrain Sirius Black qui se ferait un plaisir de te réexpédier d'où tu viens "

Cette répartie était inattendue. Le blondinet fronça les sourcils, rétrécissant par là même ses yeux gris qui semblaient toujours si froids. Ginny et Potter sortaient ensemble ? C'était une blague ? En fait, c'était bien possible. Il faut dire que Drago n'avait pas encore revu Harry depuis sa sortie d'Azkaban. Comme Hermione et Ginny n'en parlaient jamais lors de leurs entrevues, il en avait déduit que le binoclard ne devait pas être des plus favorables à son entrée dans l'Ordre. On pouvait s'étonner alors que, malgré le poids que pesait son avis dans la décision de son parrain, Sirius ait tout de même accepté de lui tendre la main.

Ginny partit comme une furie en direction de la porte alors que leur travail ici était très loin d'être terminé. Le jeune Malefoy ne la suivit pas des yeux. Au contraire, il retourna à ses étagères, vexé. Quand il l'entendit maugréer quelque chose, il comprit qu'elle n'avait pas pu ficher le camp. Ah ! Bien fait ! Elle allait devoir écouter ce qu'il avait à dire. Et il y avait beaucoup à dire car Drago n'avait pas été dupe un seul instant de la menace de l'ancienne Gryffondor.

_ Premièrement, commença-t-il en prenant une pile de journaux poussiéreux pour se diriger lentement vers le coin prévu pour le débarras, je ne crois pas que tu voudrais raconter ce qui s'est passé à Potter. Je te signale que tu n'as pas résister en plus et ça, c'est difficile à expliquer.

Le jeune homme déposa les journaux sur le tas de livres qui seraient jetés et retourna vers son étagère pour en prendre d'autres. Ce faisant, il continuait :

_ Deuxièmement, en admettant que tu le fasses, ton... petit ami ne pourra pas me mener la vie plus dure que je l'ai déjà eu. Je te rappelle que j'ai habité en Enfer et que j'y ai souffert des choses indicibles... dont je refuse de me rappeler.

Ces souvenirs étaient encore très douloureux et les évoquer, ne serait-ce que d'une manière aussi vague, lui donnait envie de vomir.
A trimballer tous ces bouquins, Drago avait pris un coup de chaud. Il ôta son pull et l'abandonna sur le bras d'un fauteuil en piteux état entreposé non loin. A présent, il était en chemise. Le col était un peu déboutonné et elle était d'un noir très profond. Le contraste avec la paleur de sa peau et la blancheur de ses cheveux était tout simplement époustouflant.

_ Troisièmement, le probabilité pour que Potter raconte ce détail de sa vie personnelle – qui d'ailleurs ne le concernait pas – à son parrain est totalement nulle. Et, en admettant qu'il se pinte à la bièraubeurre et en arrive à cette triste extrémité, Sirius ne me chasserait jamais pour ça.

Drago se figea au milieu de la pièce et tourna simplement la tête vers Ginny. Sa silhouette longiforme vêtue de noir lui donnait un air très princier. Malgré ses paroles, il n'y avait pas d'arrogance dans sa voix. Il se contentait d'exposer des faits avérés avec beaucoup de calme. Cette assurance le rendait encore plus séduisant.

_ Mais je suis certain que, maligne comme tu es, tu savais déjà tout ça et j'en déduis donc que tu l'as dit dans l'espoir de me faire peur. Belle tentative. Tu as gagné le droit de ne plus être ennuyée par l'étalage vain de mes... disons sentiments, je ne trouve pas de mots plus appropriés.

Ses yeux gris se plissèrent légèrement pendant qu'il esquissait un discret sourire et ajoutait :

_ T'es-tu seulement demandée pourquoi tu étais autant en colère ? Et surtout... contre qui tu l'étais réellement ?

En temps normal, Drago n'était pas vraiment quelqu'un que l'on pourrait qualifier de fin psychologue. Cependant, il savait reconnaître une personne qui se mentait à elle-même. Il l'avait fait pendant des années...

Citation :

Drago avait réussi à retourner la situation en sa faveur, voilà ce qu'on appelle se prendre une claque, je n'avais même plus la volonté de répliquer, je n'avais pas encore encaissé tout ce qu'il avait dit et j'avais du mal à réfléchir correctement. Il avait osé dire tout ça ? Ce que j'avais dit avant n'était pas mieux, mais il avait tenté le diable. Je n'avais toujours pas ouvert la bouche et était obligé de l'écouter, lui qui s'amusait à me descendre. Il me fallut une bonne dizaine de minute pour retrouver mes esprits. Mais plus je l'écoutais parler, plus la colère devenait insupportable et je préférais arrêter les frais pour l'instant, sinon la situation risquerait de s'aggraver encore plus, déjà que c'était limite. Son attitude déplacée commençait à m'exaspérer, mais je devais me calmer et ne pas laisser la colère prendre le dessus, surtout que j'ai beaucoup de mal à me contrôler quand je suis en furie.
Mais c'est alors qu'une superbe idée me vint en tête, je ne devais pas oublier que j'avais plusieurs atouts en poche, il n'allait pas être déçu du résultat, il voulait jouer, très bien, c'est ce que nous allons faire.
Je finis par sortir de ma léthargie et m'avança lentement vers lui, tout en essayant d'être le plus sexy possible, je ne l'avais pas lâché du regard en espérant que cela allait le perturber. S'il ressentait quelque chose comme il venait de me le faire comprendre, il ne devrait pas être insensible à ce que je lui prépare.
La distance entre nous était quasiment inexistante, j'étais désormais tout prêt de lui et posa ma main sur l'une des siennes, comme pour l'empêcher de bouger et finit par les faire glisser jusqu'à ses épaules. Mon regard était plonger dans le sien, je surveillais le moindre geste de sa part, nos visages étaient désormais très proches l'un de l'autre. Je pouvais sentir les battements de son coeur, sa respiration, sensation qui ne me laissa pas indifférente. C'était le moment de sortir mon joker, d'une voix suave et douce, je m'adressais à lui. Nos lèvres étaient très proches, encore un centimètre et elles finiraient par se rencontrer.

" - Je dois reconnaître que tu n'as pas tort sur certain point, mais tu ne sais rien de moi, ni de ce que je pense. Mais je peux te dire clairement que mon coeur appartient à Harry et personne ne pourra le changer, même pas toi. Tu arrives dans ma vie et croit pouvoir changer ça, je me permets de te dire, que cela ne marche pas comme ça. Et concernant ta question, la réponse est simple, je pense que c'est toi qui es en colère parce que tu n'es pas arrivé à tes fins et cela te rend malade "

Je finis par poser ma main sur son cou et commença à lui chuchoter à l'oreille une phrase, qui je l'espère, le feras réagir.

" - Tu n'arriveras jamais à la cheville d'Harry"

Un pur mensonge, qu'il ne devra jamais découvrir, s'il se comporte comme je le pense, cela devrait le blesser, mais ce n'était pas la vérité. Cette phrase avait eu un tel impact sur moi, que cela me laissa perplexe. J'étais certes amoureuse d'Harry, mais avec le temps, j'avais l'impression que cet amour s'effaçait. Et puis ce qui se passait en moment me faisait encore plus douté de moi, mon regard se posa sur ses lèvres, comme si ... NON !!!!! du calme, je ne vais pas être attrapé à mon propre jeu tout de même, mais savoir qu'une personne s'intéresse à moi et ... Non Ginny arrête, arrête, c'est Malefoy ... Tu ne peux pas ... Sa chemise entre-ouverte ne me laissait pas indifférente, comme si je n'étais pas maître de mon corps, mais qu'est-ce que cela voulait dire bon sang ?? Je suis en train de perdre la tête. J'étais en train de perdre toute l'assurance que j'avais au début pour finir par douter de mes intentions, je ne pouvais pas faire ça, ressaisie toi Ginny.

Citation :

Sa petite analyse avait jeté un froid. Ginny resta immobile près de la porte, sans rien trouver à dire, pendant plusieurs minutes. Pendant ce temps, apparemment imperturbable, Drago continua à ranger les rayons des étagères. Malgré le calme et l'indifférence qu'il avait peints sur ses traits, son esprit essuyait une vraie tempête. Il était tiraillé entre l'envie de tenir bon et celle présenter ses excuses. Pourtant, il avait parlé sans arrogance et n'avait énoncé que des faits avérés. Non, il fallait qu'il tienne bon. Il se doutait que la rouquine au caractère de feu devait bouillir intérieurement et qu'elle allait laisser libre cours à sa colère d'ici quelques secondes en se mettant à crier ou à recommencer à lancer des ivres à travers la pièce. Ce spectacle aurait quelque chose de jouissif, bien qu'impressionnant.
Ce ne fut pas ce qui se produit.

Quand elle fut remise du trauma qu'avait causé la réponse de Drago, Miss Weasley réagit enfin. Allez savoir ce qui c'était passé dans sa tête pendant ce laps de temps... En tous cas, à son 'réveil', elle était comme possédée.
D'une démarche féline, elle se décolla du mur et commença à marcher. Le blondinet entendit le plancher craquer derrière lui. Il déposa la pile de livres à jeter à coté des autres et se retourna. C'était dans sa direction que l'ancienne Gryffondor avançait et, à en juger par son langage corporel, elle avait plus envie de lui sauter que de lui balancer une gifle, ce qui n'était qu'à moitié réconfortant car la gifle lui aurait beaucoup mieux correspondu. Son regard s'accrocha immédiatement au sien et sa gorge se serra. Son coeur aussi. Qu'avait-elle derrière la tête ?
Elle n'était qu'à quelques centimètres de lui lorsqu'elle établit le premier contact physique de la journée en posant une main sur l'une des siennes. Il frissonna et entrouvrit légèrement les lèvres, mue par l'incrédulité. Malgré le plaisir que lui procurait ce contact, il avait envie de la prendre par les épaules et de la secouer bien fort en lui criant de redevenir elle-même. C'était comme si elle avait été hypnotisée. Ou comme si elle se moquait de lui. Étant donné qu'ils étaient restés ensemble tout le temps, il pouvait éliminer la première hypothèse. Ne restait alors plus que la seconde... Drago n'aurait jamais cru qu'elle puisse être aussi cruelle... Seulement, les choses ne s'arrêtèrent pas là.
La belle fit remonter ses mains jusqu'à ses épaules, lentement, comme pour une caresse. Drago n'osait plus respirer. Il avait peur qu'une expiration ne dissipe l'image de la rouquine, révélant qu'elle n'était une illusion de poussière. Quelle divine vengeance la demoiselle avait trouvée... Malgré le fait que leurs lèvres ne se trouvent qu'à quelques centimètres, Drago ne bronchait pas. Il ne la touchait pas non plus, tout désireux qu'il fut de le faire à ce moment-là.

« - Je dois reconnaître que tu n'as pas tort sur certains points, mais tu ne sais rien de moi, ni de ce que je pense. Mais je peux te dire clairement que mon coeur appartient à Harry et personne ne pourra le changer, même pas toi. Tu arrives dans ma vie et croit pouvoir changer ça, je me permets de te dire, que cela ne marche pas comme ça. »

Elle avait soufflé ces mots d'une voix suave, mais cela sonnait comme le message pré-enregistré d'un robot, ce qui la rendait peu crédible mais en même temps inhumaine de cruauté.

« Et concernant ta question, la réponse est simple, je pense que c'est toi qui es en colère parce que tu n'es pas arrivé à tes fins et cela te rend malade. »

Non seulement elle n'avait pas répondu à la question de Drago mais en plus elle se trompait complètement en affirmant cela. Elle ne manquait pas de vanité en se considérant comme une sorte de trophée qu'il voulait absolument obtenir. Ce serait-il trompé sur la pureté de son coeur ? Ayant appris récemment par le biais de Sirius ce qu'était le bénéfice du doute, le blondinet considéra qu'elle avait dit ceci uniquement parce que ça faisait parti de son petit jeu de provocation et non parce qu'elle le pensait.
Ginny fit glisser une main jusque dans son cou, l'obligeant à se concentrer de nouveau elle. C'est alors qu'elle chuchota :

" - Tu n'arriveras jamais à la cheville d'Harry"

Cette comparaison le blessa beaucoup. Il ferma lentement les paupières et garda les yeux clos de longues secondes pour intimer à tout son être de conserver son calme. Lorsqu'il fut sûr d'avoir écrasé sa fureur dans l'oeuf, il répondit sereinement :

_ Sirius m'a dit que pour agir en bonne personne, il fallait que je commence par arrêter de considérer que les êtres humains avaient une valeur différente selon les individus. Tu penses que je vaux moins que Potter, bien. Qu'est-ce qui te fait dire ça ? N'a-t-il donc jamais fait d'erreurs ? Non, bien sûr. Potter est si parfait !

Le jeune homme avait à présent la violente envie de repousser Ginny et de retourner se cloîtrer dans sa petite chambre miteuse. Il était fatigué. Si fatigué...
Il l'aurait fait, il aurait abandonné la partie, s'il n'avait pas l'espace d'un instant surpris le regard de la rouquine se poser sur ses lèvres. Il avait identifié ce signe et il ne trompait pas. Alors finalement il ne s'était trompé, elle le désirait.
Cette découverte lui donna le courage de poursuivre :

_ Je suis peut-être aveugle puisque je ne vois pas ton prétendu amour pour Potter mais je ne suis pas sourd et j'entends bien comme ton coeur bat fort...

Bon, au point où il en était... Drago inclina légèrement la tête et n'eut qu'à lever un peu le menton pour que ses lèvres atteignent celles de Ginny. Il y déposa un petit baiser sans prétention et attendit de voir sa réaction

Citation :

Mon idée n'avait pas été stupide, bien au contraire, elle avait l'air de fonctionner à la perfection, c'était incroyable comment je pouvais sentir le coeur de Drago battre à l'unisson. Le voir réagir ainsi était réjouissant, il n'avait pas osé bouger, se contentant d'attendre la suite, plus je me rapprochais de plus, plus mes contacts étaient sensuels et plus Drago commençait à perdre la raison, lorsqu'il se mit à arrêter de respirer, je ne pouvais que m'imaginer à sa place. Cela devait être effrayant, mais c'était le but non ? Il n'osait plus bouger d'un millimètre ce qui me fit sourire, je devais reconnaître que je pouvais être diabolique parfois, j'étais surement en train de le torturer, mais c'était ma petite vengeance personnelle.
J'attendais une réaction de sa part, je reconnais que je n'avais pas été très loyale avec lui en le comparant avec Harry. Ils étaient si différents tous les deux que cette remarque avait été idiote, je voulais seulement lui faire du mal, attitude puéril, mais cela avait l'air de fonctionner. Lorsque Drago me demanda ce qui me faisait penser ça, parce que Harry n'avait pas commis d'erreur, qu'il était parfait, s'il savait ... tous ces douloureux souvenirs finirent par refaire surface. Harry partant sans prévenir, me laissant dans l'inquiétude et l'ignorance et puis cela est toujours d'actualité, même s'il est revenu et que la guerre soit terminée. Personne ne pourrait comprendre, mais ce qu'il m'avait fait était mille fois pire que la torture. Il m'avait blessé et cela personne ne pourra le réparer. Drago allait-il remarquer ma soudaine pointe de mélancolie ? Je m'empressais de reprendre mes esprits pour ne pas montrer mes faiblesses, sinon il en profiteras et m'achèverais avec.

Je n'avais malheureusement pas été discrète lorsque j'avais posé mon regard sur ses lèvres, car nos regards se croisèrent à nouveau, mais c'était différent. "Je suis peut-être aveugle puisque je ne vois pas ton prétendu amour pour Potter, mais je ne suis pas sourd et j'entends bien comme ton coeur bat fort..." prétendu amour, avait-il raison en fin de compte ? Je ne sais même pas si nous sommes encore ensemble à l'heure actuelle, je ne vois pas d'autre explication à son éloignement, c'était terminé... Nos perpétuelles disputes commençaient à m'ennuyer, je ne pouvais plus les supportés, cela devenait trop oppressant pour moi. Lorsque je suis en face d'Harry, ce n'est plus comme avant, je ne ressens plus rien, c'était devenu ... ennuyeux.
Drago avait raison, mon coeur battait si fort que s'en était effrayant, je relevais la tête et croisa une nouvelle fois son regard, mais que m'arrivait-il ? Il y a même pas cinq minutes, j'étais en colère contre lui alors que là je ...

L'ancien mangemort approcha dangereusement son visage du mien, mais comme hypnotisé par la situation je ne bougeais pas et cette fois-ci j'étais bien consciente de ce qui allait se dérouler, mais je ne voulais pas partir, je voulais découvrir la suite... Finalement nos lèvres se croisèrent pour la deuxième fois, cela s'était passé comme la dernière fois, lorsqu'il s'éloigna, je repris mon souffle et sentais mes jambes trembler. C'était la première fois que je ressentais cela, pas de colère, ni de haine, seulement du désir. Rien à voir avec ce que je connaissais ... C'était totalement nouveau et plutôt agréable, j'avais envie de recommencer, voir ce qu'il pourrait se passer, mais je n'osais plus bouger, tétaniser par la peur. Ce que je ne comprenais pas c'était ma soudaine envie de me rapprocher de lui, le seul homme de ma vie avait été Harry, avec Drago c'est complètement différent, plus tendre, plus ...
Sans réfléchir, je posais ma main sur la joue de Drago et l'embrassa de nouveau, mais cette fois-ci ce n'était pas un petit baiser, je fermais les yeux et profitait pleinement de ce moment qui n'était pas désagréable du tout, bien au contraire. Je me saisie du col de sa chemise et le tira vers moi pour approfondir le baiser. Je ne pouvais même plus me contrôler, je voulais l'embrasser encore et encore ... Je finis par le pousser jusqu'à l'étagère, ce dernier était désormais coincé. Entre deux baisers, je cherchais son regard, il n'allait plus rien comprendre, j'étais dans le même cas que lui. Gênée de mon attitude, je m'excusais auprès de lui.

" - Excuse-moi, je ... je ne sais pas ce qu'il m'a pris "

Qu'allait-il se passer ensuite ? Aucune idée, cela dépendra de la réaction de Drago, il allait peut-être être sur la défensive, il pourrait très bien croire que je me moque de lui, moi qui était énervé au début et me voilà en train de l'embrasser et d'en redemander, c'était à devenir fou cette histoire, mais je n'avais aucune explication, Drago était là, il venait de m'avouer, qu'il s'intéressait à moi, ce qui n'avait plus été le cas depuis très longtemps, je voulais tout recommencer, tout oublier et profiter pleinement de la situation qui s'offrait à moi. Toutes ces sensations, mon coeur qui bat, mon esprit qui s'emballe, mes jambes qui tremblent, cela faisait tellement longtemps que je n'avais plus ressentis cela, que rien qu'en y pensais, j'étais euphorique. Je n'étais plus maître de moi-même et laisser mes pulsons me guider, l'attente était une vraie torture, je voulais reprendre nos baisers et oublier mon passé ...

Le plus drôle dans cette histoire avait été le fait que je m'étais fait attraper à mon jeu toute seule, l'arroseur arrosé.

Citation :

Elle ne dit rien.
Ginny le fixait intensément dans les yeux et Drago n'aurait si dire si elle allait le gifler ou s'enfuir comme la dernière fois. Cependant, la jeune femme ne bougeait pas. Les battements de son coeur frappaient sa poitrine comme une composition de Wagner, à l'en faire physiquement souffrir.
Contre toutes attentes, la rouquine fit glisser une main sur sa joue. Sa victime frissonna et poussa un discret soupir d'aise. Comme ce simple contact était doux ! Il avait l'impression que le dernier remontait à des siècles - bien qu'il ne vivait que depuis vingt-deux années. A cet instant, il ne demandait pas plus. Ce bonheur était suffisant pour son coeur atrophié qu'il pensait incapable de réussir à endurer plus. Que dire de ce qui arriva ensuite ? Les langues du monde entier ne pourraient pas exprimer ce qui se passa. Ginny Weasley, fille unique d'Arthur et Molly Weasley, sans être soumis au sortilège de l'Imperium ou à un quelconque filtre, embrassa Drago Malefoy. Ce dernier, trop sonné par l'incongruïté de cette action, ne répondit pas à ce premier baiser.
Si une part de lui-même pensa que la rouquine pouvait lui tendre un piège, une autre part la fit taire presque immédiatement.

Quand sa partenaire l'attrapa par le col de la chemise pour ensuite se presser contre lui, il sentit l'adrénaline monter d'un seul coup, lui rendant immédiatement le contrôle de son corps. Ginny venait de le plaquer avec force contre une étagère branlante et il avait a-do-ré ça ! Quelle femme ! Elle enchaînait les baisers comme si elle avait soif de lui ; c'était définitivement très excitant. Avant de prendre les choses en main, il voulut profiter encore un peu de la tornade rousse. Mais elle finit par détacher ses lèvres des siennes pour souffler :

" - Excuse-moi, je ... je ne sais pas ce qu'il m'a pris "

Drago esquissa un demi-sourire et porta une de ses mains dans les cheveux de Ginny pour les caresser. Il posa son front contre le sien et ferma les yeux.

_ Moi je le sais, insinua-t-il avec malice avant de reprendre les choses là où elle s'était interrompue.

Le jeune homme plaqua une main dans le dos de la belle pour la ramener assez brusquement contre lui et il se remit à l'embrasser. Cette fois, elle réagit immédiatement. Dieu que c'était beau un baiser partagé !
Il glissa une main sous son top pour caresser son dos, des homoplates jusqu'au creux de sa taille. Ses longs doigts blancs et fins couraient sur sa peau d'une douceur irréelle. Il l'a fit reculer pour se détacher de l'étagère qui menaçait de s'écrouler sous la pression verticale qu'ils avaient exercé sur elle et qui ne manquerait pas de les assomer si jamais elle devait céder.
Drago la souleva du sol pour l'asseoir sur lui, au iveau de sa taille, glissant un avant-bras sous ses cuisses pour lui faire une sorte d'assise. A présent, la demoiselle le dominait en taille. Le menton levé vers elle, Drago continuait de l'embrasser. Il avait conscience des bras qu'elle avait passé autour de son cou et cela le rendait fou. Il fit quelques pas ainsi dans la pièce. Il avait l'impression que la demoiselle ne pesait rien, qu'elle était une partie de lui.

Dans le feu du moment, il n'eut aucune pensée pour son père ou pour les Mangemorts, qui auraient tous les deux désapprouvé. Les Weasley étaient des traîtres à leur sang, c'était ce qu'on lui avait rabâché. Ca lui semblait si stupide maintenant. En tous cas, dans l'instant présent, ils exerçaient l'un sur l'autre un pouvoir de domination aussi grand.
Quelque chose l'ennuyait tout de même et même s'il n'avait aucune réelle envie de poser la question, quelque chose (sans doute la Conscience qu'il s'était découvert depuis sa sortie d'Azkaban) semblait l'y forcer. Il reposa doucement sa partenaire sur le sol mais enlaça sa taille pour la garder contre lui. Entre deux baisers, il essaya de formuler sa question déguisée :

_ Je croyais que... [baiser] ...tu n'étais pas... [baiser] ... libre...

Il n'avait pas fait directemment allusion à Potter pour ne pas "casser l'ambiance" mais on comprenait que c'était à lui qu'il pensait.
Drago libéra les lèvres de Ginny au cas où elle voudrait répondre et descendit les siennes dans son cou. Il le couvrit de baisers brûlants qui devaient faire leur petit effet. Il poursuivit jusqu'à percevoir le bruit discret d'un gémissement que l'on retient et ce fut son tour d'adosser Ginny à une étagère. Sauf que celle-ci était beaucoup moins stable que l'autre. Dans un grincement sec, elle bascula du coté opposé et entraîna dans sa chute celle qui se trouvait juste à coté d'elle, à l'opposé donc du petit couple. Des tas de livres se répandirent sur le plancher dans un vacarme pas possible. Oups !

Citation :

Qu'est-ce que je suis en train de faire ? Cette phrase raisonnait encore et encore dans ma tête, ma conscience me disait de partir, m'enfuir, ne plus jamais le revoir, mais non, je restais là, en face de lui à l'embrasser avec fougue, pourquoi ?
Je sentis sa main caressée mon dos, je devais partir avant qu'il ne soit trop tard, mais mon corps ne m'obéissait pas, c'est alors qu'un frisson parcourra tout mon corps, ce geste me mettait mal à l'aise. Il finit par arrêter, un contact comme celui-ci était encore trop tôt pour moi, pas maintenant, pas ici, l'avait-il compris en fin de compte ?
Nous finîmes par nous éloigner de l'étagère qui n'allait pas tarder à céder, c'est alors que Drago me souleva, surprise par ce geste, je passais mes bras autour de son cou, sans arrêter de l'embrasser. Je le dominais désormais, lui qui était si grand.

Il finit par me poser au sol, c'était vraiment différent de ce que je connaissais, avec Harry ce n'était pas du tout comme ça, c'était moins passionnel, moins ... alors qu'avec Drago, c'est ... je ne sais même pas s'il y a un mot pour définir ce que je ressens en ce moment. Mais Drago me posa l'ultime question que je redoutais d'entendre, il ne l'avait pas dit clairement, mais c'était évident qu'il faisait allusion à Harry. Lorsqu'il acheva ses baisers pour continuer dans mon cou, je le laissais faire sans bouger, sans parler, mon regard perdu dans le vide, réalisant ce qui était en train de se passer. Je sentis mes yeux se remplirent de larmes à nouveaux, mais ce n'était pas des larmes de tristesse, je revoyais le visage d'Harry, en apprenant ce que j'avais osé faire et surtout avec qui je l'avais fait. Drago finit par arrêter de m'embrasser dans le cou et me fit reculer jusqu'à l'étagère, toutes mes pensées se volatilisèrent et je recommençais à l'embrasser dans l'espoir de faire partir Harry de mes pensées, mais je dus m'arrêter lorsqu'une des étagères tomba au sol, suivis d'une deuxième, par réflexe, je me blottis contre son torse comme pour me protéger, une fois la catastrophe terminer, je me mis à rire. Un vrai chantier se trouvait face à nous, dans le genre discret, c'était parfait, c'est alors que le sol se mit à grincer, comme si quelqu'un arrivait.

" - Quelqu'un arrive "

Je repoussais Drago et m'empressais de ranger les livres qui se trouvaient au sol, si Mrs Peaps nous voyait enlacer, elle ferait une crise cardiaque. J'avais vu juste, la vieille dame fit son entrée en nous demandant ce qu'il s'était passé. Je ne pouvais m'empêcher de sourire et repensais à comment cela était arrivé, j'avais envie de rire à nouveau, mais ce n'était pas vraiment le bon moment.

" - Une vieille armoire qui vient de rendre l'âme malheureusement, je vais aller chercher ma baguette sinon cela va nous prendre des heures "'

Mais la vieille dame avait lu dans mes pensées et avait sorti la sienne, en un coup de baguette la pièce avait été remise à neuf, nous aurions peut-être dus faire ça depuis le début ...

" - Votre amie Miss Granger vous attends au salon pour rentrer, merci pour votre aide Ginerva "

" - De rien, ce fut un plaisir "

Avant de sortir de la pièce je lançais un clin d'oeil à Drago, je ne pouvais pas lui en vouloir, grâce à lui j'avais pu redécouvrir ce qu'étais le plaisir ... Je finis par quitter la pièce et partit rejoindre Hermione qui était en train de m'attendre au salon. Après avoir salué les membres de l'Ordre et Mrs Peaps, nous partîmes toutes les deux, j'essayais de me comporter normalement parce que connaissant Hermione, elle allait facilement comprendre ... Alors que c'était hors de question qu'elle sache quoi que ce soit, même si je sais que ce n'est qu'une question de temps ...
Et puis une autre question me torturait l'esprit, ce qui s'était passé n'était pas anodin, comment allait se dérouler la suite, comment allions nous faire ? Que recherche Drago ? Et surtout moi, comment allais-je réussir à gérer la situation, Harry -Drago ; Drago-Harry, il fallait que je décide d'arrêter avec l'un des deux, mais lequel ? Et surtout les conséquences, je venais de me mettre dans un beau pétrin, pour s'en sortir, ce ne va pas être de la tarte, bravo Ginny tu te surpasses en ce moment...

FIN DU CHAPITRE 4

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GIGO - Chapitre 4

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