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 GIGO - Chapitre 5

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Drago Malefoy
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MessageSujet: GIGO - Chapitre 5   Ven 5 Nov - 9:35

GIGO - chapitre 5

Drago fait un cauchemar horrible au milieu de la nuit et réveille avec ses hurlements Ginny qui dormait ce soit-là au Quartier Général de l'Ordre. La jeune femme va alors lui faire une proposition tout à fait inattendue...

Citation :

Drago était de retour à Azkaban. Il n'en croyait pas ses yeux. Cette cellule... c'était la seule chose qu'il avait vu pendant plusieurs mois. Ni table, ni chaise, ni lit. Juste cette couverture miteuse qui puait le lycanthrope mouillé. Elle traînait sur le sol. Le jeune homme baissa les yeux sur ses mains. Elles tremblaient et étaient écorchés comme s'il venait de les frotter sur une râpe à gruyère. Les multiples plaies saignaient lamentablement. Il passa les doigts dans ses cheveux. Ils étaient sales, comme s'ils n'avaient pas été lavé depuis une éternité.

_ Non..., murmura une voix rayée qui ressemblait tout de même à la sienne.

Les jambes de Drago se dérobèrent sous lui et il tomba sur les dalles inégales qui maculaient le sol. Tremblant de plus en plus, il rampa comme un pauvre petit animal jusqu'à la couverture pour se cacher dessous. Elle était bien trop petite pour le dissimuler en entier.

_ Non..., répéta la voix un peu plus fort.

Toujours apeuré, le jeune homme risqua un oeil sous le rideau de laine trouée. Il voyait la porte. En fait de porte, c'était une grille. Une grille aux barreaux épais et insciables. Leur simple présence accroissait de moitié l'angoisse liée à cette cellule.
Drago bondit en arrière et se heurta au mur du fond. Son dos le fit immédiatement souffrir. Mais que faisait-il ici ? N'était-il pas déjà sorti de la prison ? N'avait-il pas rejoint sa cousine Tonks et convaincu son cousin Sirius de le garder avec lui dans l'Ordre du Phoenix ? ... Avait-il rêvé de tout ça ? Un désespoir sans fond l'envahit. Mais bien sûr. Nul ne quittait Azkaban.
Soudain, des cris dans le couloir. Le jeune Malefoy sursauta avant de se recroqueviller dans son angle et de mettre le lambeau de couverture sur sa tête. Il ne faut pas qu'ILS le voient. Non. Si jamais ILS le voyaient, ILS ne pourraient pas s'empêcher de le choisir. La partie encore chroniquement rationnelle de lui-même le faisait sombrer dans un pessimisme sans fin : il ne servait à rien de se cacher : de toutes manières, c'était toujours lui qu'ILS choisissaient.
Et ILS ne le firent pas mentir. La cellule fut tout à coup envahi par le froid, comme si on l'avait fait transplaner dans le grand nord canadien. Il n'avait aucune joir de laquelle il aurait pu être privé mais il sentait la froidure s'immiscer partout en lui. Le jeune homme plaqua ses mains sur ses oreilles et se recroquevilla plus encore sur lui-même. Tout son corps tremblait.
Une salve d'images le frappa de plein fouet, comme on lui eut mis une claque. Une bataille, des éclairs, du sang... Il ne tenu que quelques secondes avant de basculer sur le coté pour vomir le déjeuner qu'il n'avait pourtant pas le souvenir d'avoir mangé. La pauvre chose se traîna en rampant jusqu'à l'autre angle de la pièce pour essayer de s'éloigner le plus possible du Détraqueur qui s'était installé comme chez lui dans sa cellule. C'était peine perdue.
Une deuxième salve d'images lui arracha de nouveaux cris.

_ AAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH ! NOOOOOOOOONNNN !!!!!! ARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGH !



Drago était allongé torse nu dans son lit, dans la petite chambre que Sirius lui avait donné au 12 Square Grimmaurd, et hurlait à plein poumons. A force de se débattre contre un ennemi invisible, il avait envoyé balader les draps et les oreillers. La pièce était plongée dans le noir. Seule la lumière de la lune filtrait un peu à travers le petit rideau. Elle dévoilait son corps pâle comme un spectre, portant encore le souvenir en cicatrices d'anciennes blessures et couvert de sueur. Il était bouillant et hurlait à la mort, perdu dans son cauchemar.
Chaque nuit, il rêvait d'Azkaban et il se mettait à crier de cette manière. Pendant la première semaine, Sirius accourrait à son chevet pour le réveiller, lui apporter de l'eau et des paroles réconfortantes. Cette fois, le maître des lieux n'était pas là. Mrs. Peaps gardait le fort mais elle s'était jeté un sort de surdité comme toujours car elle avait le sommeil extrêmement léger. Il n'y avait personne qui puisse le délivrer de son atroce cauchemar... Pas qu'il sache en tous cas.
Déprimé ces derniers temps, Drago avait refusé de descendre prendre le dîner avec les membres de l'Ordre ce soir-là. Il était là de provoquer le départ de certains dès qu'il entrait dans une pièce. Il s'était donc pelotonner dans ses couvertures et avait lu un peu. Chaque soir, il redoutait le sommeil parce qu'il savait bien ce qu'il lui apporterait. Il essayait donc de lutter contre lui et plus longtemps possible mais il finissait toujours par se laisser emporter et pas revivre le plus grand cauchemar de sa vie, ses deux mois de captivité dans le pire endroit sur Terre.

_ NOOOOOOOOOOOOOOOOOOONNNNNNNNN..., hurlait-il à se casser la voix.

Drago était bord de l'évanouissement. Il fallait que quelqu'un intervienne...

Citation :

Cela faisait plusieurs semaines que j'étais de retour à Holyhead. Nos entraînements avaient recommencé et la reprise avait été quelque peu difficile après cette longue période de vacances. De nombreuses fois, notre entraîneuse Andy, m'avait repris à l'ordre parce que j'étais dans les nuages, elle m'avait demandé ce qu'il m'arrivait ces derniers temps, car mon attitude était étrange, ce n'était pas difficile à savoir que je repensais à Drago et aux derniers jours, mais comme toujours, j'avais nié la vérité et lui avait assuré que cela sera fini et que je serais à fond dans le match.
Je n'avais pas d'autre solution que d'oublier et me concentrer sur l'instant présent, de nombreux matchs avaient eu lieux, nous en avions gagné la plupart, ce qui réjouissait la dirigeante de notre club Mrs Norris.

La semaine terminée, je translanais jusqu'au Terrier pour profiter de mon weekend, j'avais réussi à croiser Hermione avant son départ, elle m'avait annoncé qu'elle ne pourrait pas rester à la maison ce soir, une affaire de dernières minutes à Poudlard. Elle m'avait également informé que Harry et Ron étaient en mission pour l'Ordre donc également absent. Je profitais du peu de temps qu'ils nous restaient pour discuter avec mon amie avant de partir pour le 12 Square Grimmaud, j'avais une demande à faire à Sirius, espérons qu'il s'y trouve toujours. Une fois arrivée, j'eus la chance de tomber sur le chef de L'Ordre, je lui avais demandé s'il était possible que je reste coucher au Square ce soir, dormir seule au Terrier ne me rassurait pas, seule dans cette grande maison vide et surtout les souvenirs qui en ressortent, je ne voulais pas gâché ma bonne humeur. Il m'autorisait à rester pour cette nuit, mais m'avait mise en garde contre Drago. La nuit il était victime de cauchemar, souvenir d'Azkaban et que cela en était effrayant. Il me conseilla de faire comme Mrs Peaps, d'utiliser un sort de surdité. Je le remerciais avant son départ et partit m'installer dans ma chambre, épuiser par la semaine que nous avions passé, je m'étais endormis sans même dîner.

Alors que je dormais paisiblement, un cri effrayant me réveilla en sursaut, c'était Drago. Sirius avait raison tout à l'heure, ce n'était pas un cauchemar habituelle, pour qu'il hurle ainsi, je portais uniquement un pantalon et un débardeur, je sortis mon lit, pris ma baguette et invoqua le sortilège "lumos" pour pouvoir me guider dans le noir. Je me dirigeais vers la chambre de l'ancien mangemort et ouvrit sa porte, il était toujours plongé dans son cauchemar, la lumière de ma baguette ne l'avait même pas réveillé. Je m'avançais vers lui et découvrir avec horreur son état, il avait viré ses oreillers et ses draps et se débattait contre un ennemi invisible, son visage était en sueur, le voir ainsi me faisais beaucoup de peine, il fallait le sortir de ce calvaire.
Je m'avançais encore plus prêt et l'appela par son prénom en espérant que cela allait faire effet, mais rien.

" - Drago réveille toi "

Ce n'était pas la première fois de ma vie que j'étais confronté à une personne en plein cauchemar, de nombreuses fois, Ron hurlait dans son sommeil et maman nous avait appris comment faire pour le réveiller, sans se prendre une claque. Je posais donc mes bras sur ses épaules de façon, que lorsqu'il se réveille, il soit bloqué et l'empêche de s'attaquer à moi, je continuais de l'appeler. Il finit par hurler à la mort, il fallait que cela cesse, je finis par le secouer légèrement.
Cela avait-il fonctionner ? Il finit par ouvrir les yeux, mais son regard était perdu dans le vide.

" - Drago, regarde-moi ! "

Il était brulant et en sueur, s'en était effrayant, je n'avais jamais mis les pieds à Azkaban de ma vie donc je ne pouvais pas connaître l'horreur de cette prison, mais le voir dans cet état après plusieurs mois, répondait à ma question et je ne préférais pas savoir.

Citation :

Drago ne respirait presque plus. De grosses larmes silencieuses roulaient sur ses joues blêmes pour échouer sur le matelas et laisser des taches sombres parfaitement rondes. Ses lèvres entrouvertes tremblaient. Tout en sueur qu'il était dans cette réalité, le jeune homme mourrait de froid dans son cauchemar.

Toujours à la merci du Détraqueur, il s'était recroquevillé sur le sol de sa cellule à Azkaban. Avant d'atterrir dans cet endroit, c'était la mort qu'il redoutait le plus, parce qu'alors il ignorait qu'il existait quelque chose de bien pire. Vivre pouvait s'avérer tellement... insupportable dans ce lieu. Il donnerait tout pour que quelqu'un le tue. Tout, tant qu'il pouvait sortir de cette prison...
La véritable prison n'était celle qui gardait le corps en cellule. Pas du tout. C'était celle qui empêchait son esprit d'espérer. Il n'y avait pas d'espoir à Azkaban, seulement la folie et l'auto-destruction.

Alors que sa conscience vacillait, prête à le faire sombrer dans le néant, Drago eut l'impression qu'on l'appelait. Il lutta de toutes ses maigres forces pour progresser vers cette énergie brillante qui éclipsait peu à peu la vision de son affreuse cellule. Quelque chose sortit de l'ombre et se jeta sur lui pour le tirer en arrière. La bête planta ses longues griffes dans sa chair, lui arrachant un gémissement de douleur, et leva la tête vers lui pour lui siffler quelque chose en Fourchelang que le jeune ne comprit pas. En revanche, il s'aperçut que son visage était un mélange des caractéristiques physiques de son père, de sa tante Bellatrix et de Fenrir Greyback, le mangemort qui l'avait toujours effrayé au possible et avait plusieurs fois menacer de le manger.
Drago hurla de plus belle et se débattit furieusement pour tenter de se dégager de l'emprise que cette chose avait sur lui. Dans un effort surhumain, il ouvrit les yeux.

" - Drago, regarde-moi ! "

Quoi ? Qui était-ce ? Où était-il ? Avec la force de la folie, il se libéra de la pression qu'exerçait la jeune femme rousse sur ses épaules et se recroquevilla contre le mur, comme un petit animal apeuré, en cachant sa tête derrière ses bras.

_ Non ! Laissez-moi ! cria-t-il. Tuez-moi plutôt, mais laissez-moi tranquille...

Il resta de longues secondes silencieuses à trembler de tout son corps, jusqu'à ce que la conscience lui revienne peu à peu. Quand il eut retrouvé tout l'esprit qui lui restait encore, il dégagea un de ses bras. Dans la pénombre de la chambre, il reconnut la personne assise au bord de son lit, pourtant faiblement éclairée par la lumière de la lune.

_ Ginny ? demanda-t-il incrédule avant de répéter : GINNY !

Vif comme l'éclair, le blondinet bondit jusqu'à elle et l'enferma dans la cage de ses bras pour l'étreindre contre son torse nu. Il avait posé la joue sur ses cheveux de feu et humait leur odeur pour essayer de se calmer. Dans cette posture, on aurait pu croire que c'était lui qui consolait l'ancienne Gryffondor. Cependant c'était Drago qui était en larmes et qui continuait à sangloter lamentablement. Il aurait voulu le cacher mais il n'en avait pas la force.
Ginny et lui ne s'étaient pas revus depuis leur échange de baisers consentis dans la bibliothèque. Le jeune homme enfouit une main dans les cheveux de sa partenaire et entreprit de les caresser très lentement. Son coeur qui s'était emballé pendant le cauchemar était en train de se calmer et sa respiration redevenait peu à peu régulière.

_ C'est encore si... réel, murmura-t-il en guise d'excuses.

Citation :

Drago commençais à avoir du mal à respirer, je posais mes mains sur ses joues pour qu'il finisse par se réveiller, mais de quoi pouvait-il bien rêver pour qu'il se comporte ainsi ? Je m'inquiétais pour lui, le voir ainsi me faisait de la peine et je voulais que cela se termine, j'essayais une nouvelle fois de l'appeler, mais il était toujours pris au piège dans ce cauchemar qui était une vraie torture pour lui. Que faire ? Lui mettre des claques ? Je ne pense pas que ce soit le moment idéal et cela pourrait l'énerver et je ne veux pas connaître la suite. Il tremblait de la tête au pied, c'était la première fois que j'assistais à cela, c'est alors que je vis des larmes couler sur le long de ses joues, bon sang quand cela va-t-il s'arrêter ?

" - Drago, réveille toi s'il te plait "

Mais cela ne servait à rien, il ne devait pas m'entendre. Mais tout d'un coup il ouvrit les yeux, pendant une seconde, nos regards se croisèrent enfin, mais la seconde d'après, il se libéra de la pression que j'exerçais sur ses épaules pour finir par s'adosser contre le mur tel un animal effrayé, surprise par ce geste, je sursautais de peur et réussi à ne pas crier. Je n'osais pas bouger, j'attendais qu'il finisse par se rendre compte de ma présence et qu'il revient petit à petit à la réalité. Lorsqu'il prononça mon nom, je savais que son cauchemar était terminé, qu'il était revenu. Mais Drago me bondit dessus, me pris dans ses bras. Je vais finir par avoir une crise cardiaque s'il continue à me faire des frayeurs, mais j'étais contente de le voir réveiller, maintenant c'était à moi d'essayer de l'aider, Sirius avait raison en fin de compte, je ne l'avais pas cru, du moins je n'avais pas imaginé que cela pouvait être aussi effrayant, maintenant je me rendais du calvaire qu'il avait vécu.

Il posa sa tête sur mon épaule et je sentis sa respiration qui commençait à redevenir normal, par instinct je passais mes bras autour de son dos et le serras fort comme une mère le ferait pour rassurer son enfant. Je commençais à caresser son dos en espérant que cela allait réussir à le calmer. Le voir pleurer, me m'étais mal à l'aise, la dernière fois que nous étions aussi proches, s'était dans la bibliothèque. Mais ce n'était pas comparable à ce qu'il venait de se passer, la dernière fois Drago était sur de lui, séduisant, il avait réussi à me déstabilisé, alors que là, je découvre une autre facette de lui, fragile et sensible. Il finit par ouvrir la bouche et se contenta de me dire " C'est encore si... réel " Cela faisait des mois maintenant et pourtant il se souvenait de ce cauchemar comme si c'était hier, qu'avaient-ils-fait pour qu'il soit traumatisé à ce point ?

" - C'est terminé maintenant, tu es en sécurité avec nous "

J'essayais de me détacher de son étreinte, mais il était accroché comme une sangsue, après le choc émotionnel qu'il venait de subir c'était tout à fait normal, mais je voulais le regarder dans les yeux, pour qu'il comprenne qu'il était revenu à la normal. Je réussis à m'éloigner et plongea mon regard dans ses yeux qui étaient rouges et remplis de larmes, je posais ma main sur sa joue et caressa délicatement sa tempe.

" - Viens je vais te préparer un chocolat chaud, cela va te faire le plus grand bien "

Je me levais, sans lâcher sa main. A son tour, il fit la même chose, il me dominait de toute sa grandeur, c'était incroyable comment il pouvait être grand. Il ne lâchait pas ma main, comme pour se rassurer que je ne partirais pas, mais il ne devait pas s'inquiéter pour ça. Et puis s'il trouvera le courage de le faire, je suis prête à l'entendre parler, me raconter ce qu'il venait de vivre, même si je savais que cela devait être atroce et inhumain, mais c'est la meilleure solution pour s'en sortir, garder tous pour soi, est une erreur que beaucoup de monde commet. Je parle en connaissance de cause ...

Citation :

Lorsque Ginny l'enlaça à son tour, il ferma les yeux pour se concentrer sur la chaleur réconfortante de ce corps collé au sien. Il sentit peu à peu les larmes se noyer dans ses yeux gris et disparaître. Il renifla tristement une fois et passa une main sur ses joues pour les sécher.

" - C'est terminé maintenant, tu es en sécurité avec nous " lui souffla la demoiselle avec beaucoup de douceur.

Etre en sécurité ? Pouvait-il réellement l'être quelque part ? Pourrait-il trouver la paix intérieure qu'il pensait mériter après ces mois de torture mentale et parfois même physique ? Il était las de ces cauchemars qui lui prenaient toute son énergie et le laissaient plus fatigué qu'au coucher lorsque le matin revenait. Sirius lui avait confié que lui aussi il avait fait des mauvais rêves à sa sortie d'Azkaban. Pourtant, l'animagus l'avait reconnu, cela n'avait rien à voir avec le tapage nocturne perpétré par Drago. C'était moins effrayant, vu de l'extérieur en tous cas. Le sorcier avait vaguement évoqué devant lui la possibilité d'aller voir un spécialiste mais le blondinet avait refusé tout net. D'abord, il craignait que la personne ne le dénonce au Ministère puisqu'il était toujours sensé être en prison. Ensuite parce que ces cauchemars, aussi horribles soient-ils, lui rappelaient qu'il avait raison d'être là, de faire ce qu'il allait faire. Malgré le masochisme apparent de cette considération, il y avait également une vraie pensée courageuse qu'il convenait respecter.

Ginny porta une main sur sa joue pour la caresser. Pour une fois qu'elle ne lui criait pas après, elle était un baume sur son coeur et son âme. Drago savait u'il n'aurait pu espérer mieux.

" - Viens je vais te préparer un chocolat chaud, cela va te faire le plus grand bien "

Un chocolat chaud ?! Le jeune homme se mordit légèrement la lève inférieure et il sentit de nouveau les larmes envahir son regard triste à feindre les pierres. C'était la première fois que quelqu'un lui faisait une proposition aussi douce. Au Manoir Malefoy, il devait s'obliger à ne plus prendre cette boisson car son père la considérait seulement bonne pour les enfants et d'aprs lui, son fils n'en était plus un. Le seul problème, c'est qu'il n'avait jamais considéré Drago comme un enfant. Il avait toujours fait pesé sur ses frêles épaules le poids de lourdes responsabilités. Des responsabilités qui dépassaient parfois sa simple compréhension.

Quand Ginny se leva, elle prit la main de son ami et la garda dans la sienne pour l'inciter à sortir du lit. Pieds nus, vêtu de son simple pantalon de pijama, Drago la suivit hors de la chambre, dans le couloir, puis dans les escaliers, jusqu'à arriver dans la cuisine au rez-de-chaussée. Même déserte, elle était accueillante. Le jeune Malefoy se laissa tomber sur un banc face à la gazinière pour regarder faire Ginny. Il n'avait pas la moindre idée de la manière dont on devait préparer un chocolat chaud. Avant, c'étaient les elfes de maison qui les faisaient.

Il se tut pendant tout le temps de la préparation. Quand la rouquine déposa une tasse fumante devant lui, il battit candidement des cils et la remercia avec une pointe de timidité. Il but une gorgée brûlante et soupira d'aise. Puis il se pencha vers Ginny qui s'était installée et, sans la quitter des yeux, il déposa un léger baiser sur ses lèvres. Il avait le goût de chocolat. Après ça, il retourna à la contemplation de la fumée qui montait de sa tasse.

_ Je ne savais pas que tu dormais ici. Je suis désolé de t'avoir réveillée... D'habitude, Sirius conseille aux membres de l'Ordre qui séjournent ici de se lancer un sort de surdité pour que je ne les dérange pas la nuit...

Déranger... C'était l'histoire de sa vie. Il se pinça les lèvres et huma discrètement le breuvage devant lui pour se réchauffer le coeur. C'était si agréable. Un peu comme la présence de Ginny à ses cotés

Citation :

Durant la préparation des chocolats chauds, un silence monstre avait pris place. Je pouvais seulement entendre la respiration de Drago, ce dernier ne s'était toujours pas remis de son cauchemar. Cette situation me m'étais mal à l'aise et je n'osais pas ouvrir la bouche, je ne savais pas comment il allait réagir par la suite, allait-il m'en parler ou rester silencieux ...
Une fois les chocolats prêts, je les déposais sur la table, ces derniers étaient brulants, mais ils avaient l'air appétissants. Jamais ils ne pourraient surpassés ceux de ma mère, ils étaient exquis et me manquaient terriblement, tout comme elle ...
Drago but une gorgée, je me demandais comment il avait fait pour ne pas se brûler la langue, je m'installais à ses côtés et attendis une réponse de sa part, peut-être qu'ils étaient imbuvables, je n'étais pas vraiment faite pour la cuisine et chaque plats que je tentais étaient une horreur. Drago soupira, je crois bien que, je l'avais raté celui-là, mais ce dernier ne détacha pas son regard du mien, j'étais comme hypnotisé, cette situation était une vraie torture, c'était incroyable comment ce garçon ne me laissait pas indifférente.
Doucement il approcha son visage du mien et nos lèvres finirent par se toucher, c'était un simple baiser, mais pour moi il avait une autre signification. Je me contentais de ne pas bouger et le laisser faire, je ne voulais pas le blesser, il avait déjà assez souffert pour cette nuit, mais subitement, la conversation que j'avais eu avec Hermione me revenait, elle était claire comme du cristal. Que cela voulait-il dire ? Pour lui nous étions ensemble ? Pour moi par contre c'était le flou total, je ne pouvais pas choisir entre Harry et Drago, mais je ne pouvais pas les avoir tous les deux. J'étais si bien avec Drago, je me sentais revivre, que je ne voulais pas arrêter, mais je ne pouvais pas oublier toutes ces années passées avec Harry, il fallait que je me décide et vite avant que cela soit trop tard, mais pas ce soir. Je devais aider Drago, pas l'achever et puis un simple baiser ne veut rien dire. Ses lèvres avaient un gout de chocolat, cela me fit sourire. Il avait l'air d'aller mieux, c'était une bonne chose. Le blondinet finit par regarder de nouveau sa tasse, il avait l'air perdu, j'avais l'impression de voir un autre homme devant moi, j'avais envie de le protéger et de l'aimer, mais c'était impossible. L'ancien mangemort s'excusa pour ce qui s'était passé, d'un côté c'était de ma faute, j'avais été mise au courant et je ne l'avais pas écouté, mais je ne regrettais pas d'avoir été réveillé, qui sait ce qui aurait pu arriver...

" - C'était exceptionnel ce soir, je déteste dormir seule au Terrier "

Il allait comprendre pourquoi, ce n'était pas difficile en fait. Surtout qu'il était au courant de tout ce qui s'était passé de sa création à son exécution. Je soupirais un grand coup pour effacer ces souvenirs douloureux de ma mémoire, j'avais réussi petit à petit à refaire surface, ce n'était pas pour replonger maintenant.

" - Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute. Sirius m'avait prévenu, mais j'étais si fatiguée que je n'avais pas eu le temps d'utiliser le sortilège. Mais je suis soulagé de ne pas l'avoir fait, imagine si je n'étais pas venus te réveiller ... "

Comme s'il allait déranger quelqu'un, il faut vraiment être idiot pour lui en vouloir, Drago souffrait le martyr et nous devions l'aider, certes, certains se seraient plaints, mais on ne pouvait pas lui en vouloir, c'était contre sa volonté, comme si faire des cauchemars était une faute.

" - Qu'est-ce qu'ils ont bien pu te faire pour que cela te traumatise à ce point ? "

Cela m'intriguait beaucoup, mais s'il ne voulait pas en parler c'était tout à fait compréhensible, revivre ce cauchemar une seconde fois, je ne sais pas si j'aurai été capable. Pour lui prouver mon soutien, j'attrapais sa main et la serra fort, cela allait peut-être avoir une autre signification pour lui, mais peu importe, je devais l'aider comme le ferais une amie.
" - C'était exceptionnel ce soir, je déteste dormir seule au Terrier. Ne t'excuse pas, ce n'est pas de ta faute. Sirius m'avait prévenue, mais j'étais si fatiguée que je n'avais pas eu le temps d'utiliser le sortilège. Mais je suis soulagée de ne pas l'avoir fait. Imagine si je n'étais pas venue te réveiller ... "

Drago réprima une grimace. Au départ, Sirius était venu le réveiller toutes les nuits pour le sortir de ses cauchemars. Cela avait duré une bonne semaine et puis il avait fini par laisser tomber. Les mauvais rêves revenaient toujours, aussi régulièrement que le cycle du soleil et c'était comme s'ils amplifiaient en horreur inspirée.
Alors qu'il observait distraitement la fumée qui montait de sa tasse, il entendit Ginny souffler :

" - Qu'est-ce qu'ils ont bien pu te faire pour que cela te traumatise à ce point ? "

Citation :

Le jeune homme releva brusquement la tête vers elle et reprit la main que Ginny serra dans la sienne, comme si elle l'avait brûlé. Ses yeux gris étaient écarquillés dans une expression de peur pure. En fait, en ce moment même, il était aussi terrifiant que ce qui le mettait dans cet état. Un voile sombre passa sur son visage et il plaqua violemment ses deux mains sur ses oreilles en se recroquevillant sur lui-même. Puis il se mit à se balancer lentement d'avant en arrière. Sans prévenir, il se mit à sangloter en poussant de discrets gémissements qui semblaient être liés à une douleur physique qu'on était en train de lui infliger alors que personne ne le touchait. Dans son repliement sur lui-même, il murmurait quelque chose vraiment très vite et si on tendait l'oreille, on pouvait entendre :

[Note du rédacteur : Les paroles qui suivent sont à lire très vite, pour être à bout de souffle]
_ Il y avait ses rires et il y avait ses cris. Des rires de folie et des cris de terreur. Des pleurs aussi. Jamais le silence, jamais. Toujours le bruit des chaînes et des supplications. L'atroce solitude dans ce vacarme sans nom... Et il faisait froid. Froid comme si l'hiver était à l'intérieur de moi. Il faisait toujours si froid. Pour toute protection, le vêtement de prisonnier et un bout de couverture pas assez grande pour se cacher dessous. Mais on ne mourrait pas du froid, non il ne nous tuait pas. Il devait juste nous faire souffrir. Comme la lumière. Ou son absence. Ce n'était jamais le jour. Toujours la nuit. Le bruit, le froid et la nuit. Et quand je n'en pouvais plus, que j'étais près à craquer et que je cherchai un moyen d'en finir avec ma vie, j'avais une visite. Un Dé... Détraqueur. Il glissait dans l'air et il s'approchait. Alors mes maigres espoirs de sortir un jour s'évanouissaient et je me voyais, là, dans cette cellule, pour l'éternité. Au milieu du bruit, du froid et de la nuit. Il y avait ses rires et il y avait ses cris. Et les voisins de cellule qui se moquaient de moi. Ils se moquaient parce qu'ils étaient déjà fous. Ils appelaient les Détraqueurs pour qu'ils viennent me voir. Moi plus que tous les autres, parce que j'étais un Malefoy et que cela semblait une raison suffisante pour me haïr et me faire souffrir, encore et encore, jusqu'à ce que mes nerfs me lâchent. Mais j'avais beau me retourner la tête, il n'y avait aucun moyen de mourir dans cette cage. On pouvait juste vivre. Si on peut appeler ça vivre. Au milieu de tous ces hurlements et de ses supplications. C'était comme des litanies sans fin. Un chant de prières pour la Mort qui ne viendrait jamais...

Drago était à bout de souffle. Il n'avait jamais autant parlé de sa vie. Maintenant, Ginny savait ce qu'il y avait dans ses cauchemars. Si elle était un peu sensible, elle devait pleurer, comme lui. Il continua de se balancer d'avant en arrière sur son banc encore quelques minutes, puis il arrêta. Il fit glisser ses mains de ses oreilles et essuya ses larmes à présent silencieuses sous ses yeux, mais il n'osait pas encore regarder sa camarade.
Ce qu'il venait de raconter, il savait qu'il n'aurait sans doute plus jamais la force d'en parler à quelqu'un d'autre. Il avait tenu à le faire pour Ginny, parce qu'à présent, ils partageaient quelque chose qu'il ne partageait avec nul autre. Ils étaient liés tous les deux.
Un câlin de réconfort serait tombé à pic mais il n'y avait toujours réaction du coté opposé de la table. La gorge serrée, Drago risqua un coup d'oeil vers l'ancienne sang et or.

Citation :

Si je ne le connaissais pas, j'aurais dit qu'il était fou, le voir se basculer et se mettre à pleurer n'était pas rassurant. Je m'étais contenté de le regarder, sans dire un mot, sans bouger, mais quand il prit ma main et me regardait avec ses grands yeux gris remplis de larmes, je compris qu'il allait parler. Je serrais sa main en espérant que cela allait lui donner le courage suffisant pour raconter cette horreur.
Comment avait-il pu rester en vie après avoir vécu ce calvaire, il avait fini de parler. Il me l'avait raconté à une vitesse déconcertante, mais c'était mieux ainsi, son récit m'avait glacé le sang. Il finit par relever la tête et attendit que je fasse quelque chose. Sans dire un mot je m'étais jeté à son cou pour le réconforter. J'avais réussi à ne pas verser une larme, c'était une de mes qualités, je pleurais rarement, mais cette fois-ci cela avait été difficile. Je me voyais dans cette cellule avec lui, avec ces détraqueurs, ces ... Je préférais chasser cette image de ma mémoire. Maintenant je comprenais pourquoi il agissait ainsi. Azkaban était mille fois pire que ce que j'avais imaginé, ils traitaient leurs prisonniers comme de vulgaires animaux. Je ne vais pas dire qu'il faudrait un meilleur traitement pour les mangemorts, vu qu'ils l'avaient cherché, mais concernant Drago c'était autre chose, cette histoire m'avait bouleversé, c'était encore un enfant, enfin ce n'était pas un adulte, il n'était pas capable de supporter toutes ces atrocités.
Je ne l'avais toujours pas lâché et était resté accrocher à son cou, je finis par me reculer et posa ma main sur sa joue et commença à caresser sa tempe.

« - Je suis flattée que tu es réussi à me raconter tout ça, je sais très bien que cela a été horrible pour toi, mais maintenant tu dois te tourner vers l'avenir Drago. Tu dois essayer d'oublier cette sinistre période, je sais que c'est plus facile à dire qu'à faire, mais tu dois te battre »

Moi-même je ne pouvais oublier ce qu'il s'était passé, il y a bientôt un an. Mais il ne doit plus laisser ces souvenirs gâcher son avenir, il devait se battre et leur faire payer ce qu'ils avaient osé lui faire. C'était la vengeance qui m'avait permis de rester debout. Mon regard était hypnotisé par ses yeux gris si intimidant. Je m'étais rendu compte que nos visages étaient près l'un de l'autre et lentement je me reculais pour laisser une distance convenable entre nous. Je ne devais pas recommencer à faire n'importe quoi.

« - Et puis maintenant tu n'es plus tout seul, nous sommes là »

Je n'avais pas osé dire, « je suis là », ce n'était pas la peine d'enfoncer le couteau dans la plaie. Désormais, sa vie allait prendre une tournure complètement différente, au début cela risque de l'impressionner, mais avec la suite, il ne regrettera pas et c'est ainsi qu'il arrivera à vivre normalement. Je m'approchais de son visage et déposa un baiser sur sa joue.

Citation :

Oublier cette période ? Au contraire, Drago espérait que jamais il ne l'oublierait. On l'avait torturé aussi bien physiquement que moralement, on l'avait humilié, on l'avait fait se sentir au plus mal... mais justement, c'était le souvenir de toutes ces choses horribles qui le confortaient dans son choix de tourner casaque. Même si sa présence ici ne faisait pas l'unanimité dans l'Ordre, il comptait donner à ses opposants les raisons nécessaires pour gagner leur confiance. Il ferait cet effort-là. D'une certaine manière, c'était Hermione qui lui donnait le plus de force et de détermination dans cette tâche. Elle était la personne qu'il avait le plus insultée dans sa vie, le plus ennuyée, le plus maltraitée, et pourtant elle voulait bien lui laisser une seconde chance. Cette générosité extraordinaire l'avait longtemps torturé. Au départ, il avait même pensé que c'était un piège pour mieux l'achever plus tard. Mais à mesure que le temps passait et qu'ils se voyaient, il était bien forcé de constater qu'il avait tord. Hermione était la personne qui aurait du le plus lui en vouloir et pourtant c'était elle qui allait le plus volontiers vers lui. Drago voulait être ami avec ce genre de personnes. Il voulait être ce genre de personnes. C'était la raison pour laquelle il devait garder le souvenir de tout ce qu'il devait faire payer à ses anciens acolytes. Se venger lui semblait le seul moyen équitable de réagir face à la cruauté dont il avait fini par être la victime.

D'un geste lent, il posa sa main dans le dos de la rouquine qui s'était jetée à son cou pour l'étreindre et posa son menton sur son épaule en fermant les yeux. C'était réconfortant. Ces bras autour de lui, cette odeur florale qui se dégageaient de ses cheveux de feu... C'était très appréciable. Voilà qui auraient su éloigner ses si terribles cauchemars. Si seulement il pouvait prendre un petit bout de Ginny avec lui, il ne craindrait plus rien.
La jeune femme finit par se détacher de lui et glissa une main chaude sur sa joue pâle pour la caresser avec douceur et souffler des paroles de réconfort. Drago la fixait à présent de ses yeux gris, tristes à fendre les pierres. Il revenait de loin et je savais toujours pas vers quoi il se dirigeait. Tout ce qu'il savait en fait, c'était vers quoi il ne voudrait plus jamais aller. Faire le chemin en aveugle accompagné de personnes comme Ginny, Hermione, Nymphadora et Sirius ne lui semblait pas si risqué que ça. La rouquine se pencha pour déposer un baiser sur sa joue et il lui sourit faiblement en retour. C'était tout ce qu'il était capable de faire pour le moment.

Quand la jeune femme récupéra sa main, Drago retourna à son tête-à-tête avec sa tasse de chocolat chaud fumante. Il colla ses doigts dessus jusqu'à sentir les brûlures dues à la chaleur du liquide et se délecta de cette douce souffrance. Il faudrait peut-être qu'il pense à aller consulter au sujet de son masochisme...
Plongé dans ces pensées, il se rendit tout de même compte que la tasse était en terre cuite et non en porcelaine française, comme au Manoir Malefoy. S'en apercevoir le mit un peu en rogne. Finalement, la terre cuite faisait plus chaleureux. Pour cette raison absurde, il pensa que le chocolat aurait meilleur goût dedans. Ses longs doigts fins s'en saisirent avec précaution et il la porta à ses lvres pour embrasser délicatement le bord et recueillirent une gorgée de breuvage. Puis une autre et encore une autre, jusqu'à finir la tasse.

*

Quelques minutes plus tard, les deux jeunes gens étaient de nouveaux sur le palier où se situaient leurs chambres respectives. Drago accompagna Ginny jusqu'à la porte de la sienne et... il ne savait vraiment pas quoi faire ni dire pour être poli. Finalement, il opta pour :

_ Merci... Bonne nuit. Et n'oublie pas le sort de surdité cette fois.

Avant qu'elle ne puisse s'en étonner, il expliqua :

_ Les cauchemars ne s'arrêtent jamais avant le matin d'habitude, même quand Sirius vient me réveiller au milieu de la nuit.

Le blondinet se força à sourire dans l'espoir de montrer à la belle que tout irait bien et se détourna dans le but de retourner dans sa propre chambre

Citation :

Drago avait finalement payé pour tout ce qu'il avait fait, mais à quel prix. Même si j'étais son ennemi, enfin nous étions, jamais je n'aurais voulus qu'il soit puni ainsi, c'était inhumain et cruel. Il n'avait pas toujours été très intelligent dans son comportement, mais il restait une personne que j'avais côtoyé pendant mes années à Poudlard, ce n'était pas un inconnu, même si ce n'était pas l'amour fou. Toutes ces atrocités étaient désormais terminées, peut-être allait-il réussir à prendre un nouveau départ, seul, j'en doute fort, mais puisqu'il avait décidé de rentrer dans l'Ordre et de changer, nous sommes en partie responsable de lui.
Après l'avoir embrassé sur la joue, je m'étais levé pour nettoyer et ranger ma tasse, cela me permettait en même temps d'esquiver son regard qui m'intimidait. Toutes les limites que je m'étais posés étaient oubliés j'avais l'impression, je voulais l'aider, mais je savais que cela serait dangereux. Il me faisait beaucoup de peine et je voulais être là pour l'aider, je m'étais retourné me retrouvant face à son dos et méditait silencieusement.

Il était désormais l'heure de retourner se coucher, la fatigue commençait à se faire ressentir après la journée que j'avais eu la veille, Drago me raccompagna jusqu'à ma porte avant de me dire de ne pas oublier le sort de surdité, je levais un sourcil interloqué, il se défendit en avouant que ces cauchemars ne se terminaient jamais, même après avoir été réveillé.
J'avais remarqué son sourire forcer avant qu'il ne retourne dans sa chambre, je n'avais toujours pas bougé et me contentais de le regarder partir. Une idée me vint en tête, mais là j'aggravais mon cas plus qu'il ne l'est déjà. Mais je ne pouvais pas le laisser partir et revivre cette horreur, surtout que maintenant j'étais au courant. Je me mordis la lèvre inférieure et essayais de me raisonner, je le fais, ne le fais pas...

" - Drago ... "

Et voilà, maintenant j'étais lancé, plus le temps de faire marche arrière, finalement mon coeur avait parlé pour moi. Je le vit se retourner, pendant quelques minutes, aucun son n'étaient sortis de ma bouche, je ne savais même plus quoi dire, mais comment faire pour ne pas ... on va dire, s'imaginer des choses.
Cette histoire allait vraiment me rendre chèvre. Plus les jours passent, plus je me surprends moi-même. Bon, il est temps de plonger ...

" - Peut-être ... que si quelqu'un reste avec toi ... tes cauchemars cesseront "

Par la barbe de Merlin. Mais, quelle idiote !!! Voilà ce qui raisonnait dans ma tête, si quelqu'un était présent, il dirait exactement la même chose, je venais de me jeter dans la gueule du loup. J'essayais de faire mon possible pour que cette relation reste amical et qu'est-ce que je fais, je l'invite à dormir avec moi. Je ne savais pas que j'étais aussi idiote que ça, je surpasse Ron c'est pour dire ...
Mais d'un côté, désormais que j'étais au courant, je ne voulais pas qu'il revive ça et puis je me souviens dans l'état qu'il était quand je l'avais réveillé, cela m'avait glacer le sang. Et puis peut-être que je m'emporte bêtement, au pire je le fais dormir partir ... Ce qui serait idiot vu que j'ai un lit deux personnes pour moi toute seule.
Je n'avais pas bougé appuyé contre le rebord de ma porte et essayais de garder mon calme, je sentais que mes joues étaient devenues chaudes, pareil pour la température de mon corps, mais grâce à la faible luminosité de ma baguette, cela ne se voyait pas, heureusement ...

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MessageSujet: Re: GIGO - Chapitre 5   Ven 5 Nov - 9:35



Citation :

" - Drago ... "

Le jeune homme se retourna alors qu'il avait déjà atteint le bout du couloir, surpris par le rappel de la jolie rouquine. Dans le silence de la nuit, il ne pouvait se concentrer sur rien d'autre que sur les battements de coeur d'ailleurs anormalement rapides. Elle aurait pu dire des millions de choses à ce moment-là qui lui auraient fait plaisir, mais il était vraiment très loin de se douter de la proposition qu'elle allait lui faire...

" - Peut-être ... que si quelqu'un reste avec toi ... tes cauchemars cesseront "

Dans l'obscurité, les petits yeux gris de Drago se plissèrent. Est-ce qu'il avait bien entendu ? C'était bien une invitation a passé la nuit avec elle ? Sur le moment, il fut si abasourdi par l'irréalisme de la situation qu'il ne bougea ni ne dit mot.
Du bout du couloir, il observait Ginny. Elle était appuyée nonchalamment contre le montant de la porte de sa chambre. La pointe de la baguette qu'elle tenait à la main émettait une lumière douce et très discrète, l'éclairant dans une contre-plongée qui lui donnait l'air d'une apparition divine. Heureusement pour lui, la pénombre qui l'entourait lui cacha très bien le rose qui lui monta aux joues. Il hésita encore quelques secondes pour la contempler encore un peu de là où i se trouvait et se racla la gorge pour lâcher sur un ton auquel il essaya de donner de le maximum de neutralité :

_ D'accord. C'est... Hum... Je crois que ça peut marcher...

Drago sortit de son immobilisme pour revenir lentement vers la rouquine. Il éprouva beaucoup de plaisir à voir qu'elle le regardait pendant qu'il approchait, comme si c'était un moment dont elle se délectait elle aussi. Pour tout vêtement, il ne portait qu'un pantalon de pijama en polaire bleu foncé que sa cousine était allée lui acheter quand il dormait chez elle puisqu'il ne pouvait pas sortir le faire lui même. Lorsqu'il passa près d'elle et n'eut pas d'autre choix que de l'effleurer pour entrer dans la chambre puisqu'elle se tenait toujours dans l'embrasure, il sentit la chair de poule courir sur son torse nu. A la faible lueur de la baguette, il semblait encore plus pale, comme si c'était possible.
La chambre était dans un bien meilleur état que celle qu'occupait Drago. Pourtant Sirius lui avait laissé le choix. Il fallait croire que le jeune homme avait inconsciemment opté pour la pièce la plus délabrée et insalubre de la maison, ce qui n'était pas sans rappeler la cellule dans laquelle on l'avait jeté à Azkaban. Au bord de la nausée, il se demanda quand les séquelles mentales de son séjour en incarcération s'effaceront enfin. Ou plutôt, si elles s'effaceront un jour...

Un bruit de porte qu'on ferme le fit se retourner. A présent, il était seul avec Ginny, dans une pièce qui ne contenait qu'une vieille armoire branlante et un lit double. La rouquine avait beau dire qu'elle ne voulait rien de plus qu'une amitié, il n'empêche qu'elle créait des situations vraiment ambiguës.

_ Alors, tu veux... quel coté ? demanda-t-il en essayant de ne pas penser à ce qu'il disait.

Quoi qu'elle veuille au fond, Drago venait de décider qu'il serait sage ce soir. Même si elle lui plaisait, il tenait à lui montrer qu'il avait du respect pour elle. Il se retiendrait donc de la toucher si elle ne faisait pas le geste la première. Et il ne l'embrasserait pas non plus... enfin, sauf si elle faisait une petite tête trop mignonne en dormant !

Citation :

Drago avait accepté ma proposition. J'étais vraiment la plus stupide des sorcières qui pouvaient exister, à croire que j'étais devenue inconsciente. Au moins cela allait me servir de leçon, j'allais payer pour mes idiotie, cela allait peut-être me faire comprendre. L'ancien mangemort finit par entrer dans ma chambre et en profita pour m'effleurer le bras. Je restais quelque seconde sans bouger avant de fermer la porte. Je partis dans la salle de bain, me passer un peu d'eau sur le visage. C'était une toute petite pièce où se trouvaient un lavabo et une douche, le strict minimum.
Il venait de me demander quel côté je voulais prendre, cela me fit sourire, on aurait dit un vieux couple. Je me secouais vivement la tête pour me sortir cette idée grotesque de la tête.

" - Cela m'est égal, choisi le côté que tu veux "

Je m'observai une dernière fois dans la glace avant de me jeter dans le grand bain. J'avais seulement invité mon ami à dormir avec moi de façon, qu'il arrive à dormir convenablement, pourquoi j'en faisais toute une histoire ? Toujours en possession de ma baguette, je finis par le voir allongé dans le lit, Drago avait opté pour le côté qui se trouvait à côté de l'unique armoire qui se trouvait dans la pièce, j'étais donc du côté de la fenêtre. Je fis le tour et finit par m'installer dans ce lit qui était si froid, je ne pus m'empêcher de trembler quelque seconde. Ma baguette émettait toujours une faible lumière, pour que cela cesse, je prononçais clairement "nox", cette fois-ci nous étions dans le noir total.
Je faisais en sorte de bouger le moins possible, en espérant qu'il oublie ma présence et s'endorme rapidement. Une boule s'était formée au niveau de mon estomac, le stress ? La panique ? J'étais dos à-lui, cela me permettait de ne pas le voir et c'était mieux ainsi, je m'étais concentré sur la pleine lune qui était magnifique ce soir. Mais cela me démangeait de me retourner pour voir s'il dormait déjà, il n'émettait aucun son, respirait-il encore ? Doucement et discrètement je me retournais et me retrouva face à face avec son visage. La pleine lune me permettait de le voir, il avait l'air d'aller bien et était calme. Il allait enfin pouvoir passer une nuit tranquille sans ce fichu cauchemar, mais cela ne devrait pas devenir une habitude, j'imagine très bien la réaction des autres s'ils apprenaient ça, un sourire se dessina sur mon visage, je voyais très bien cette scène et surtout Hermione me demandant pourquoi je dormais avec Malefoy. La dernière fois que je lui avais raconté toute la vérité, cela avait été un vrai choc pour elle, pour l'instant elle n'avait pas fait de bêtises et s'était mieux ainsi, elle serait tout à fait capable de venir le voir et lui passer un savon, mais cela n'avait pas encore eu lieu.
Cela faisait plusieurs minutes que je l'observais dormir. J'essayais de rassembler, toutes mes pensées et trouver le fin fond de l'histoire, tout à l'heure il m'avait embrassé, mais cela avait eu l'air si banal pour lui, comme si nous étions ensemble, par respect pour lui, je n'avais osé rien dire, mais je ne pouvais pas laisser faire les choses. Drago ne me laissait pas indifférente, c'était inutile de le nier. Je savais qu'il dormait profondément désormais. Doucement je pris la parole et commença à lui parler.

" - Je ne veux pas que tous s'arrête, c'est ... c'est étrange de dire ça, mais tu ne me laisses pas indifférente Drago ... c'est la première fois que je ressens ça pour un autre homme ... cela ne sert à rien de mentir, mais tu me plais. Mais d'un autre côté il y a Harry, je ... je ne peux pas oublier toutes ces années passer avec lui en un claquement de doigt. Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire et personne ne peut m'aider. Etre à côté de toi et ne pas pouvoir te toucher, ni t'embrasser est une vraie torture, mais cela ne ferait qu'aggraver la situation. Je dois choisir entre vous deux, mais cela m'est impossible ... je ne sais pas quoi faire "

C'était incroyable comment ce garçon pouvait me déstabiliser et m'obséder. Le savoir à côté de moi, dans mon lit, me rendait folle, mais je pensais à Harry, son prénom résonnait dans ma tête. Mon corps le réclamait, mais mon esprit me dictait de ne rien faire. Harry, Harry, Harry. J'essayais de me résonner ainsi. J'avais réussi à lui dire ce que j'avais sur le coeur, mais cela n'avait servis à rien vu qu'il dormait, mais je préférais que ce soit ainsi. Je n'aurais jamais pu lui dévoiler ce que j'avais sur le coeur, je sentis une larme coulée le long de ma joue. Cela fait très longtemps que je gardais ça pour moi, à force de tout canaliser, cela avait fini par déborder. C'était la première fois de ma vie que je devais faire un choix aussi difficile et j'étais seule. Mes parents auraient pu m'aider, au moins leur réponse aurait été claire. Hermione me disait de suivre mon coeur, mais lui aussi était perdue. Devais-je céder à mes désirs ou à mes sentiments ?
Grâce au peu de lumière qu'émettais la pleine lune, je pouvais voir son visage, il était devenu un beau jeune homme. A Poudlard il avait cette tête d'enfant alors qu'aujourd'hui il était devenu séduisant. Je voulais me blottir dans ses bras et oublier toutes ces histoires, ne plus penser à rien pendant quelques secondes. Le peu d'espace entre nous était un vrai calvaire, mais je ne pouvais pas déborder une seconde fois. J'étais contente qu'à cet instant, il était en train de dormir. Je sais, que s'il aurait tenté quoi que ce soit, je n'aurais peut-être pas été capable de résister. Je finis par me retourner et me retrouva face à la fenêtre. Je fermais les yeux et je ne pouvais m'empêcher de penser encore et toujours à ce dilemme auquel j'étais confrontée, les larmes continuaient de couler, je venais d'atteindre mes limites et je devais attendre que cela cesse... Je ne pouvais plus supporter cette situation, il fallait que cela se termine au plus vite.

Citation :

Drago se glissa dans les draps du coté de l'armoire miteuse et attendit dans le noir pendant que Ginny s'était réfugiée dans la salle de bain. Il avait un peu de répit pour s'astreindre à une méditation. Ne pas paniquer. Rester sage. Ne pas la toucher. Ne pas penser qu'elle sera toute proche. Voici à peu près les mots d'ordre qu'il essayait de se faire rentrer dans le crâne.
Allongé sur le dos, les bras étendus de chaque coté de son corps, il fixait le plafond avec obstination, comme s'il y avait repéré quelque chose. Il avait la bougeotte mais s'obligeait à rester immobile. Finalement, il céda à lui-même et bascula sur le coté, rassemblant ses mains sous sa tête. A ce moment-là, son hôte sortit de la salle de bain et vint le rejoindre. Il déglutit. La lumière de la baguette s'évanouit lorsque Ginny murmura la formule adéquate et ils se retrouvèrent momentanément plongés dans le noir total, le temps que leurs yeux s'habituent à l'obscurité. Lorsque ce fut fait, ils recommencèrent à distinguer des choses, vaguement toutefois, grâce au faible rayon de lune qui perçait par la fenêtre. Dehors, pas de vent, pas un bruit urbain. Seulement un silence assourdissant et impressionnant. Ginny lui tournait le dos mais sa présence réjouissait tout de même son petit coeur atrophié. Lentement, il se laissa glisser sur le chemin de l'inconscience. Il ne craignait plus de cauchemarder avec un tel ange tout près de lui. Il se dirait que son amie agirait forcément comme une sorte de talisman.

Plus tard, il s'éveilla de nouveau. Ce n'était pas un mauvais rêve qui avait eu raison de son sommeil cette fois-ci. On lui parlait.

" ... personne ne peut m'aider. Être à côté de toi et ne pas pouvoir te toucher, ni t'embrasser, est une vraie torture mais cela ne ferait qu'aggraver la situation. Je dois choisir entre vous deux, mais cela m'est impossible ... je ne sais pas quoi faire "

Ne voyant aucune autre explication, Drago pensa d'abord qu'il y avait quelqu'un d'autre dans la pièce à qui Ginny pourrait s'adresser. C'était un peu bizarre une visite nocturne mais après tout, pourquoi pas... Il souleva un tout petit peu les paupières pour regarder très discrètement entre ces cils ce qu'il se passait. Quand il comprit, son coeur s'emballa. La rouquine était tournée vers lui à présent. Elle le couvait du regard et les mots qu'elle prononçait, ces si jolis mots, il en était le destinataire. Intérieurement, il sourit et se demanda vaguement ce qu'Hermione aurait pensé de ça après qu'elle lui ait fait la leçon pour un 'simple' baiser dans la cuisine de Nymphadora. Il laissa retomber ses paupières. Savoir que la jeune femme était en train d'explorer chaque trait de son visage le faisait rougir. Il n'eut pas à le cacher puisque la lumière ambiante était loin d'être suffisante pour le trahir. L'aveu de Ginny se répétait en boucle dans sa tête. C'était comme un mot d'ordre. Pourtant, il n'avait pas prévu d'y répondre. Elle avait du ouvrir son coeur en croyant qu'il dormait - et en fait c'était le cas - mais il avait un peu honte de l'avoir surprise. Il savait qu'elle serait très gênée.
Ces révélations étaient les plus heureuses qu'on lui ait jamais faites. Il se doutait que le "vous deux" incluait Potter mais il s'en fichait. Elle venait d'avouer qu'il ne lui était pas indifférent. Mieux, qu'elle le désirait. C'était très frustrant de décider de ne pas répondre parce que Drago pouvait déduire ce qui se passerait s'il le faisait. Et il en avait envie aussi. Diablement envie. A cet instant précis, il se serait damné pour l'obtenir.

Ginny finit par s'arracher à sa contemplation et se retourna complètement pour regarder de nouveau du coté de la fenêtre. L'ancien Serpentard se préparait à retourner se blottir dans un sommeil paisible quant un son presque inaudible le rappela de justesse à la réalité. Il connaissait bien ce bruit, pour l'avoir provoqué lui-même des milliers de fois et pour l'avoir entendu tout autant lors de son séjour en prison. C'était celui des sanglots. Jamais il n'aurait plus le confondre avec un autre son.
De nouveau tiraillé entre deux réactions à adopter, Drago ouvrit ses yeux gris et les braqua sur l'arrière de la tête de Ginny. Il se mordit légèrement la lèvre inférieure en signe d'indécision et fronça les sourcils. Une seule chose lui apparaissait clairement : il ne pouvait pas la laisser pleurer. Alors, brisant sa résolution d'être sage, il glissa souplement vers la demoiselle et passa un bras par dessus son corps pour la tenir contre lui. Le dos de la belle était à présent collé à son torse. Il caressa furtivement de du bout de son nez les cheveux de la rouquine juste à coté de sa tempe avant d'approcher sa bouche de son oreille. Il en effleura le lobe de ses lèvres et y murmura tout bas, comme un secret :

_ Ne pleure pas à cause de moi.

Drago la fit délicatement pivoter pour l'amener sur le dos. Campé sur un coude, il pouvait à présent voir son visage. De sa main libre, il caressa sa joue, déplaçant stratégiquement son pouce pour essuyer les larmes. Dans la lumière blanche de la lune, le visage du blondinet semblait si pale et sa peau si parfaite... Son regard était doux et gorgé de tendresse. Cette allure lui rendait plus beau que jamais. C'était une beauté irréelle, qui n'appartenait qu'aux démons tentateurs... ou aux anges. Ce fut pire encore lorsqu'il esquissa un discret sourire pour réconforter son amie. D'interminables secondes s'écoulèrent pendant lesquelles ils restèrent figés, les yeux dans les yeux, le souffle court. Lorsque le jeune homme se décida à bouger, il baissa son visage de quelques centimètres vers elle avant de d'interrompre son mouvement. Son coeur battait fort et son regard faisait de rapides aller-retour entre les yeux de Ginny et ses lèvres. Après une courte de pause, il reprit sa descente hésitante avant de s'arrêter encore. Il aurait voulu être sûr que sa camarade était complètement consentante - bien qu'il ne projetait qu'un petit baiser - mais après tout, à en juger parce qu'elle venait d'avouer et par le fait qu'elle ne se dérobait pas à lui malgré sa compréhension totale de ce qui allait se passer, comment aurait-il pu en être autrement ?

_ Ne pleure plus, murmura-t-il encore.

La main de Drago se figea dans le cou de sa cible et il donna enfin à ses lèvres le baiser qu'elles attendaient. Il avait opté pour la douceur avec une petite pointe de férocité tout de même. Il lui fallait retenir la passion qui brûlait pour elle dans ce coeur qu'il croyait avoir perdu il y a bien longtemps. Et ce n'était pas une mince affaire.
A la fin du baiser, il s'obligea à retirer sa main de son cou parce que le simple contact avec sa peau le rendait complètement fou. Il était ivre d'elle. Sa lèvre inférieure tremblait légèrement d'excitation. Il resta là à la regarder encore un peu. Il lui sourit avec timidité et donna une dernière caresse à ses cheveux de feu avant de rouler sur le coté pour se retrouver sur le dos, à quelques centimètres de Ginny. Son coeur frappait si fort sa poitrine qu'il aurait du lui faire mal. Mais c'était une douce souffrance. Il s'obligea à regarder le plafond, même s'il était tenté de tourner la tête pour voir ce que faisait Ginny juste à coté.

Citation :

Perdue dans mes pensées, j'étais concentré sur la pleine lune qui était magnifique ce soir. J'aurais tellement aimé que quelque chose, ou quelqu'un m'aide, un signe ou je ne sais quoi. Mais j'étais seule et je devais choisir au plus vite avant que cela ne se termine mal. Mes larmes ne se stoppèrent pas, j'étais arrivée à mes limites. Je ne pleurais pratiquement jamais, avec six frères, je m'étais forgé une carapace, mais j'étais avant tout, humaine et fragile. J'étais en ce moment même en train d'en faire les frais. Je faisais attention à rester la plus discrète possible, je ne voulais pas réveiller Drago et surtout je ne voulais pas, qu'il me voit dans cet état, il croirait que je deviens folle. C'est peut-être ça, je deviens folle ... folle de lui ...
Harry ou Drago ? Drago ou Harry ? Comme si un jour j'aurais pu imaginer cela, moi Ginny en train d'hésiter sur deux hommes qui sont ennemis. Le destin peut être cruel parfois, mais c'était la réalité, mon coeur appartenait à ces deux personnes et je devais faire un choix aussi difficile soit-il. J'essayais de peser le pour et le contre, savoir avec lequel je serais la plus heureuse, mais au final, ils étaient tous les deux au même niveau.
J'avais eu plusieurs relations durant ma scolarité, mais c'était la première fois ou du moins, la deuxième fois que je ressentais cela et j'étais mal à l'aise parce que je devais arrêter avec l'un des deux. Ces deux hommes avaient fait chavirer mon coeur. Harry Potter et Drago Malefoy. Qui aurait pu y croire
Perdues dans mes pensées, je n'avais pas entendue Drago bouger, c'est seulement lorsqu'il me prit dans ses bras et me colla à lui que je compris que je l'avais réveillé. Je sursautais de peur, je ne m'y attendais pas du tout. Je finis par reprendre mon souffle tranquillement, il me demanda de ne pas pleurer pour lui, il avait donc entendu tout ce que je venais de lui dire. Je me sentais stupide à cet instant et aurait voulu me cacher. Heureusement que j'étais dos à-lui, je n'aurais pas voulu, qu'il me voit ainsi. Pour essayer d'esquiver le sujet, je me contentais uniquement de lui demander pourquoi il ne dormait pas.

" - Je ne t'ai pas réveillé j'espère "

Mais il ne m'avait pas répondu, je sentais son souffle dans mon cou. Mon coeur battait tellement vite que je me demandais comment il faisait pour ne pas s'arrêter. Je sentais le stress monter en flèche. Je restais immobile dans ses bras, n'osant pas bouger, ni dire quoi que ce soit. Il finit par me faire basculer de façon, que je me retrouve sur le dos, je pouvais clairement voir son visage, ses yeux ... Avec sa main il essuya les dernières larmes qui restaient. J'étais hypnotisé par son regard et lui de même, nous restâmes quelques secondes à se contempler. Mon pouls accélérait de plus en plus vite, je sentais une boule se former au niveau de mon estomac. Nos visages étaient si près, l'un de l'autre que cela était intimidant et surtout très tentant. Comment est-ce possible qu'une personne, puisse me déstabiliser à ce point ? Dans ma tête défilèrent des images, lui et moi en train de s'embrasser, cédant à nos désirs et ... Non !! Non !! Sans aucune difficulté, je pus voir son regard se poser sur mes lèvres avant de revenir sur mes yeux, lui aussi en avait envie. Rien qu'un simple baiser, un baiser innocent, je voulais l'embrasser, mais à l'instant j'étais en train de dire que je ne pouvais pas choisir entre Harry et Drago, aussi stupide soit-il, c'était exactement ce que j'étais en train de faire, vulnérable comme je l'étais face à Drago, inconsciemment j'avais fait mon choix. Repensant à ce sujet, j'avais presque oublié la scène qui se déroulait en face de moi, c'est seulement quand il me demanda une seconde fois de ne pas pleurer et lorsqu'il m'embrassa que je finis par revenir à la réalité, un baiser doux qui finit par se transformer en un baiser fougueux. Le laissant faire, je n'avais pas reculé, profitant de cet instant si agréable. Lorsqu'il s'éloignait, c'est avec regret que j'acceptais sa décision, même si je préférais que ce baiser dur encore et encore. Avait-il réalisé lui aussi que nous étions sur un terrain dangereux ? Il plongea une dernière fois son regard dans le mien, avant de sourire. Cette fois-ci cela avait été de trop, si je n'étais pas allongée, je serais tombée, mes jambes n'auraient pas réussi à me supporté, il était si ...
Lorsqu'il s'éloigna de moi pour s'allonger de nouveau sur le dos tout en observant le plafond, je savais que je devais faire un choix, plonger ou rester à la surface. J'essayais de retrouver mon calme, je ne l'avais toujours pas regardé, essayant de me remettre de ces récents événements. Je fermais les yeux et essayais de résonner calmement, mais c'était impossible, mon corps était désormais pris de frénésie et mes lèvres voulaient encore profiter des siennes. Une image d'Harry refit surface, mais pour l'instant il n'avait que Drago et moi, il avait été si bien avec moi, si gentil, que je me disais que c'était impossible que cela existe. Il me désirait et cela ne faisait qu'augmenter mon désir qui était devenue incontrôlable. J'étais avant tous, une femme ... Et puis la situation ne m'aidait en rien, tous les deux dans ma chambre...

Je me décidais, enfin à sortir de ma léthargie, je ne savais toujours pas quoi faire, mais j'étais sûr d'une chose, je voulais être prêt de lui et le serrer dans mes bras. Il était toujours sur le dos, j'en profitais donc pour passer mes bras autour de lui et le serra fort contre moi. J'enfouis mon visage dans son cou et essayait de faire partir toutes mes pensées, tous mes souvenirs, pour me concentrer sur l'instant présent. C'était une situation vraiment étrange, un simple contact pouvait me rendre euphorique. C'est alors que me revint en tête qu'il avait entendu ce que je lui avais dit, quelle idiote j'avais été aussi, certain obligé que j'allais le réveiller, mais il fallait que ça sorte, cela faisait très longtemps que je gardais ça pour moi et cela commençait à faire beaucoup, au moins il était au courant et pouvait certainement comprendre ma situation, même si son attitude de tout à l'heure ne m'avait pas franchement aider.
Je finis par poser ma main sur sa joue et fit tourner sa tête de façon à ce qu'il me regarde, avant de m'adresser à lui, je lui déposais un doux baiser sur ses lèvres qui me rendaient folle.

" - Ce n'est pas très gentil d'écouter en cachette "

Je finis par recommencer à l'embrasser mais c'était fois-ci c'était très différent de celui de tout à l'heure. Cela me rappelait les nombreux baisers que nous avions partagé dans la bibliothèque. Dans ma tête une sonnerie d'alarme n'arrêtait pas de sonner, mais je m'en fichais complètement, je laissais place à mes émotions, mes envies et mes sentiments, nous étions seuls tous les deux, il n'y avait que ça qui comptait. Je ne pensais plus à rien, je venais de jeter les armes et subissait le châtiment. Mes doigts se promenèrent sur son torse nu. Il était tellement beau. Je ramenai sa bouche sur la mienne et il fut aussi empressé que moi. C'était la première fois que je ressentais ça, cela me déclenchait de grandes vagues de frissons et je m'étonnais moi-même, je n'aurais jamais pensé être aussi, direct. A bout de souffle, nous finîmes par stopper nos baiser fougueux avant de s'observer, je sais que j'étais en train de m'aventuré en terrain ennemi et que je ne pourrais plus jamais faire machine arrière, mais je voulais essayer, je voulais profiter ... toutes ces années à me priver, toutes ces années à vivre sans actions et passion, j'avais une chance qui s'offrait à moi et puis je désirais Drago plus que tout en ce moment même. C'est moi qui recommença à l'embrasser, je ne voulais pas ce que cela se termine. Mes mains remontèrent jusqu'à ses cheveux, sa tempe, c'était ici qu'elles s'arrêtèrent, de façon à approfondir notre baiser et profitant de cet instant qui nous était donné. Nous étions un homme et une femme cédant à leurs désirs, à leurs pulsions. Il n'y avait plus d'ancien mangemort, d'Ordre, mais seulement lui et moi.

Citation :

Drago était toujours allongé sur le dos à fixer obstinément le plafond lorsqu'il sentit le vieux matelas bouger et un corps venir se blottir contre lui. C'était tout à fait irréel. Ginny Weasley venait de passer ses bras autour de son torse nu pour se pelotonner contre. Avec une hésitation, le jeune homme glissa une main dans son dos pour l'aider à maintenir cette position. Il essaya tant bien que mal, plus mal que bien, de réguler les battements de son coeur parce que comme la petite tête rousse était à présent au niveau de son pectoral gauche, elle devait les entendre. La miss enfouit son visage dans son cou et le blondinet ferma les yeux pour savourer la caresse de ses cheveux de feu sur sa peau. Puis il sentit une main qui s'aventurait sur sa joue. Ce contact le fit frissonner. Il se laissa faire docilement lorsque sa camarade l'obligea doucement à tourner la tête vers elle. Il accueillit son baiser avec surprise mais bonheur.

" - Ce n'est pas très gentil d'écouter en cachette "

Drago n'eut pas le temps de dire quoique ce soit. Ginny reprit possession de ses lèvres, mais avec beaucoup plus de vigueur cette fois-ci. Ses baisers étaient fiévreux et empressés. Sentir ses doigts qui courraient sur son torse ajoutait encore à l'excitation générale.
Dans une manoeuvre ingénieuse et vive, le jeune homme attira totalement sa partenaire sur lui et les fit rouler pour se retrouver sur le dessus. Il mordilla sa lèvre inférieure avant de descendre dans son cou où il laissa ce qui serait demain matin sur une superbe marque de suçon, preuve indéniable de ce qui était en train de se passer était bien réel. Le pijama de Ginny était tout doux mais sa peau devait l'être encore plus. Tout en l'embrassant, il glissa prudemment une main sous son haut pour venir la poser sur son ventre chaud. C'était effectivement une sensation très agréable. Il envoya sa langue jouer avec celle de la rouquine pendant que son index décrivait de petits cercles autour de son nombril. Drago se sentait bouillir... et pourtant, il fit une chose qui l'étonna lui-même. Il arracha ses lèvres de celles de l'ancienne sang&or pour murmurer, à bout de souffle :

_ Attend...

Il retira sa main du ventre de Ginny et la porta sur sa joue pour la caresser pendant qu'il la regardait dans les yeux.

_ Je crois qu'on... qu'on devrait être raisonnable pour cette fois. J'ai définitivement très... envie, mais c'est peut-être un peu tôt. Et puis, je suis anglais.

Cela voulait tout dire. Il sourit à sa partenaire et l'embrassa encore. Peu à peu, la fougue se changea en douceur. C'était vraiment difficile de mettre lui-même un terme à ce qui avait si bien commencé mais, si égoïste les gens pensaient qu'il était, on ne pouvait nier qu'il respectait les conventions sociales et il se sera déjuger en profitant d'une occasion comme celle-ci, alors qu'ils étaient tous deux dans un état second. Même s'il se rendait compte que c'était l'effet qu'ils se faisaient l'un l'autre dès qu'ils s'apercevaient.
Drago bascula sur le coté tout en gardant Ginny dans l'écrin de ses bras. Il attrapa son menton avec deux doigts pour le lever et donner encore quelques baisers à ses lèvres tentatrices. Puis il la laissa enfouir son visage dans son cou. D'une main, il caressa lentement l'épaule de la jeune femme en va-et-viens et déposa un baiser dans ses cheveux avant de lui souffler :

_ Avec un ange comme toi pour éloigner les mauvais rêves, je suis certain de bien dormir.

Sa dernière action fut de remonter la couverture jusque sous leur menton pour qu'ils n'aient pas froid. Puis il ferma les yeux et sombra immédiatement dans les bras de Morphée. Effectivement, pour la première fois depuis sa sortie d'Azkaban, il ne cauchemarda pas.
***


NOTE de l'auteur : Exceptionnellement, la première partie de cette fin sera écrite à la première personne du singulier, en narrateur interne, et au présent de l'indicatif.

To see you when I wake up
is a gift I didn't think could be real.
To know that you feel the same as I do
is a three-fold, utopian dream.
You do something to me that I can't explain.
(I miss you - Incubus)

Le soleil ne perce pas encore par la fenêtre. Il doit être très tôt. Je n'ai aucune idée de l'heure qu'il peut être et aucun moyen de le savoir. Je suis libre de penser que le temps s'est arrêté dans cette chambre, car c'est ce qu'il semble être comme rien ne bouge. Moi même je respire lentement pour ne pas réveiller Ginny qui dort à poings fermés. Sa poitrine se soulève si lentement qu'à chaque instant j'ai peur que son coeur s'arrête. Elle est pelotonnée contre moi. Je peux voir son visage en baissant la tête. Elle a l'air... innoffensive. D'habitude, elle a cette attitude d'amazone qui doit être lourde à porter ; être toujours sur la défensive et prêt à contre-attaquer, c'est dur à vivre. J'ai donc le privilège de l'observer pendant qu'elle a complètement baissé sa garde. J'aime la douceur qu'on peut lire sur ses traits. Elle correspond à celle de son coeur, c'est certain. Elle a passé ses bras autour de moi et je sens ses doigts sur ma peau. C'est assez perturbant. Ce matin, je n'ose pas la toucher. Comme si j'avais peur de la salir, elle qui semble si pure vue sous cet angle. Quand je repense à la veille, j'en frissonne. Nos corps s'épousaient à merveille. Nous ne sommes pas allés jusqu'au bout parce que je tenais à lui montrer que je la respecte en tant que personne mais le début était très prometteur. Nous serions parfaits ensemble.

Pourtant, j'ai l'intime conviction qu'à la seconde où elle ouvrira les yeux, toutes ces considérations ne vaudront plus rien. Ce que je connais d'elle pour le moment est suffisant pour savoir avec certitude qu'elle aura honte de s'être laissée aller comme ça avec moi. Elle dira que c'était une erreur, que personne ne devra jamais savoir et elle me fuira lors de nos prochaines rencontres.
Je comprends qu'elle se sente mal à l'aise d'éprouver ces sentiments pour moi, à cause de notre passé et de la situation, mais c'est trop tard. J'ai entendu ce qu'elle a dit hier soir quand elle pensait que je dormais. La dernière partie du moins. C'est gravé à l'intérieur de moi et je ne veux pas lui laisser l'occasion de nier ces faits. Non. Je ne la laisserai pas reprendre ce qu'elle m'a donné cette merveilleuse nuit... L'espoir de pouvoir un jour tout recommencer à zéro.



Drago usa de mille précautions pour se dégager de l'étreinte de Ginny sans la réveiller. Il aurait voulu l'embrasser encore un peu ou caresser ses cheveux de feu mais il ne pouvait prendre le risque de la sortir de son lourd sommeil. Elle avait l'air si tranquille. Sans doute faisait-elle un beau rêve. Il s'extirpa du lit avec la même précaution et progressa vers la porte sur la pointe des pieds. Il l'ouvrit sans la faire grincer et se retourna une dernière fois vers la belle endormie avant de ficher de le camp en refermant derrière lui. C'est un léger sourire aux lèvres qu'il rejoignit sa propre chambre dans laquelle il s'enferma à double tour. Puis il s'adossa à la porte et se laissa lentement glisser contre le battant, jusqu'à s'asseoir par terre. Le jeune homme passa une main dans ses cheveux d'ange. Alors qu'il prenait une grande bouffée d'air, quelque chose le frappa. Il porta ses doigts sous son nez pour les humer. Ils avaient encore le délicat parfum du corps qu'il caressait quelques heures plus tôt.

Citation :

Ce n'est que le lendemain matin que je réussis à me réveiller, j'avais dormi comme un bébé. Lentement je réussis à refaire surface et m'étira doucement. Mais c'est à ce moment que les souvenirs de cette nuit refirent surface. Avons-nous vraiment ? Désormais je n'étais plus sûr de rien, je n'étais même pas sur cette nuit et je ne savais pas du tout de quoi j'étais capable. Je roulais lentement de façon à me retrouver face à face à Drago mais c'est un lit vide que je découvrais. Je me redressais si rapidement que cela me procura un léger vertige. Je n'étais pas folle tout de même, le cauchemar, le chocolat, la chambre. Je n'avais tout de même pas rêvé de ça, cette nuit, cela avait l'air si réel. Alors, j'avais inventé tout ça !! D'un côté j'étais soulagée, mais j'étais tout de même déçue. Même si ce que nous l'avions fait, cela avait été une nuit magique, cela faisait longtemps que je n'avais pas ressentis ça.

Je finis par me lever et me dirigea vers la salle de bain pour prendre ma douche. Je ne pouvais m'empêcher d'y penser, c'était vraiment étrange. Jamais je n'avais fait de rêve comme celui-là et surtout aussi réel, je pouvais encore sentir ses mains sur moi, ses lèvres sur les miennes. J'étais vraiment devenus accro à ce garçon en fin de compte, pour rêver de lui comme je venais de le faire, il ne pouvait pas y avoir d'autres explications et cela n'arrangeait en rien ma situation.
Je restais plusieurs minutes sous l'eau chaude et essayait de rassembler les morceaux du puzzle pour trouver l'explication. Je finis par sortir et commença à me brosser les cheveux, c'est alors que je vis quelque chose qui bloqua ma respiration et m'empêcha de bouger. J'avais un suçon bien visible dans le cou, alors je n'avais pas rêvé !!!!! Il s'était vraiment passé quelque chose cette nuit, mais le problème était que je ne me souvenais pas de quoi. Avais-je franchis le cap ou pas ? C'était flou. Sur le coup, je ne pensais à rien, ne réfléchissais pas et agissais en fonction de ce qu'il se passait, mais de là à oublier cette nuit, il faut le faire tout de même. Je posais ma brosse et pris mon visage dans mes mains. Qu'est-ce que tu as fait Ginerva ?

Mais où est Drago ? Le lit était vide ainsi que la chambre. C'est alors que je m'imaginais une centaine de scénario. Et s'il était enfuit après avoir obtenu ce qu'il voulait ? Ou s'il était déçu de la nuit ? Ou si je n'avais pas été à la hauteur ... Mais la première idée était la plus probable. Il avait réussi à obtenir ce qu'il voulait et après il s'était éclipsé. Mais quel ...
Je sortis ma valise et lança toutes mes affaires à l'intérieur, je voulais partir, le plus loin d'ici et ne plus jamais le revoir, son attitude m'avait blessé, comment avait-il oser ? Peut-être qu'il ne s'était rien passé, mais le fait qu'il se soit enfuit au réveil ou pendant la nuit m'avait énormément vexé. Jamais je n'aurais pensé qu'il aurait pu être comme ça. Et voilà, je m'étais fait avoir comme une débutante et je le méritais d'ailleurs, qu'est-ce qui m'avait pris de me rapprocher de lui et de me mêler de ce qu'il ne me regardait pas. Je l'avais bien cherché.

Une fois ma valise prête, je descendis au salon, remercia Mrs Peaps et transplanais jusqu'à Holyhead. Après avoir salué Mrs Norris, cette dernière me posa une centaine de questions notamment sur ma présence. Les entraînements ne reprenaient que demain. J'avais réussi à esquiver ses questions et me dirigea vers ma chambre. Ma Colocataire n'était pas rentré, j'avais la chambre pour moi toute seule ce qui tombait à pic. Je m'enfouis dans mon lit et sentit une larme coulée le long de ma joue. Immédiatement je l'essuyais, je ne voulais pas pleurer pour lui, il n'en valait pas la peine et puis je n'étais pas une pleurnicharde, il n'allait pas m'enlever ça. Depuis que je le connaissais j'avais changé, c'était évident ... Je devais oublier ce qu'il s'était passé et me concentrer sur l'avenir, c'était une bêtise qui ne se reproduira plus jamais ... Aussi douloureux que cela peut être, parce qu'il fallait le reconnaître, j'étais si bien à ses côtés, si bien dans ses bras ... Epuiser, je finis par sombrer une seconde fois dans les bras de Morphée, c'est alors que tout devint clair comme du cristal. Je me voyais lui parler, lui avouer ce que j'avais sur le coeur, nos baisers, lui me demandant de rester raisonnable... Il ne s'était donc rien passer, mais je savais que cela risquerait d'arriver un jour ... Il fallait que je décide d'y mettre un terme dès maintenant, mais est-ce que c'était vraiment ce que je voulais ? Et voilà que cela recommence.


FIN DU CHAPITRE 5
FIN DU GIGO (jusqu'à sa reprise prochaine sur ce forum :D)

Merci d'avoir lu

A suivre, un bonus en images Wink

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GIGO - Chapitre 5

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