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 « I'd like to dream, but it scares me to think »

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Arthur B. Thornfield
MAYBE WE WEREN'T MEANT TO BE
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MessageSujet: « I'd like to dream, but it scares me to think »   Dim 21 Nov - 14:35

« You wanna know how I got theses scars ? »


Sleep song - Rooney

    Arthur sentit les rayons du soleil lui caresser la peau et il ouvrit péniblement les yeux. Il se contenta de jeter un coup d’œil au réveil dont il ne s’était jamais servi comme autre chose qu’une simple horloge et constata qu’il avait encore dormi toute la matinée. Jusqu’ici, il était dans les temps. Il grogna, se retourna dans son lit pendant dix minutes mais une fois qu’il était réveillé, avec son mal de tête caractéristique des lendemains de défonce, il était incapable de se rendormir. Il abandonna la bataille, lançant son oreiller à travers la pièce et renversant la lampe que ses parents s’étaient fait un plaisir d’acheter après qu’il ait explosé la précédente en la balançant contre le mur. Il regarda l’oreiller tomber, emportant la nouvelle lampe et quand il entendit un bruit de verre cassé, il se contenta de hausser les épaules et de sortir de sa chambre, torse nu comme toujours, avec un pantalon comme pyjama. Il se dirigea vers la salle de bains, ne cherchant même plus à savoir s’il y avait quelqu’un à la maison, ce n’était jamais le cas. Il referma la porte derrière lui et se posta devant le lavabo. Chaque matin c’était la même chose, il restait figé devant le reflet que le miroir lui offrait de lui-même. C’était comme si chaque matin il était plus fatigué que la veille, c’était comme si à chaque fois il était un peu plus las encore. Résistant à l’envie de détruire le fameux miroir, il enleva son pantalon et fila sous la douche, laissant l’eau chaude rouler le long de son corps et s’occuper de le réveiller. Il sentit, comme chaque matin, une brûlure toute particulière dans son dos, parcourant la cicatrice qui descendait le long de sa colonne vertébrale sur vingt-cinq bons centimètres. Il en avait une autre sur le ventre, mais le souvenir n’étant pas le même, la douleur était elle aussi bien différente chaque matin. L’autre cicatrice, il se l’était bêtement fait en se battant contre un moldu qui avait ramené un canif. Celle dans son dos, il n’oublierait jamais comment il se l’était fait, et étrangement, le souvenir lui donnait une furieuse envie de vomir et à la fois, faisait toujours naître un petit sourire sur ses lèvres…

    * * *

    C’était il y a trois ans, durant la dernière année d’Arthur à Poudlard, il était revenu chez lui pour les vacances de Noël. Il n’y tenait pas particulièrement, voire pas du tout, mais ses parents insistaient toujours. Ils disaient que depuis la m… Enfin la chose qui était arrivée avec Ariane, ils se devaient de passer les Fêtes ensemble pour redevenir une famille. Arthur, qui n’avait jamais été au courant qu’ils aient un jour été une famille, avait négocié comme il avait pu mais quand ses parents voulaient que leur fils fasse quelque chose, ils savaient généralement comment l’obtenir et cette année là, ce fut en le menaçant de l’inscrire en droit moldu l’année prochaine qu’ils obtinrent sa reddition. Ce fut ainsi que le vingt-trois Décembre au soir, Arthur se retrouva dans sa chambre, allongé sur son lit, des souvenirs particuliers lui revenant en tête. Il avait toujours détesté cette période de l’année, mais depuis la dernière visite de Spencer, ses sentiments étaient plus mitigés. Il détestait toujours Noël, mais à chaque fois qu’il repensait à ce qu’ils avaient fait ici même, c’était comme faire un bon gros doigt d’honneur au monde entier, et ça, ça lui faisait plaisir.

    Pendant quelques secondes, il regarda la mallette qu’il s’était ‘offert’ pour Noël et hésita à recommencer comme hier. C’était pas qu’il en gardait un souvenir si mauvais, c’était juste qu’il ne tenait pas à devenir accro aussi facilement. Pour se changer les idées, il sortit de sa chambre, attrapa sa veste et sortit. Il transplana dans un quartier moldu qu’il connaissait bien pour y passer régulièrement pendant les grandes vacances. Il poussa la porte d’un des nombreux pubs moldus de la rue où il avait atterrit. Tous étaient décorés aux couleurs de Noël et respiraient la joie de vivre, mais ce n’était pas ce qu’Arthur espérait y trouver. Il alla s’installer tranquillement au bar, commanda un whisky – on ne lui demandait plus son âge depuis longtemps tellement on avait l’impression qu’il était plus vieux qu’il ne l’était, surement à cause des conneries qu’il avait déjà accumulé malgré son jeune âge – et attendit. Pas longtemps d’ailleurs, moins de cinq minutes plus tard, un type relativement douteux et surtout ivre mort vint s’asseoir à côté de lui. Quinze minutes plus tard, ils ressortaient tous les deux du pub et hélaient un taxi.

    L’homme qui était avec lui devait avoir la trentaine, facilement, il était plus grand et mieux bâti que lui et il avait tout du cliché du cadre. Arthur lui avait parlé cinq minutes, alors qu’il était bourré, et il avait tout de suite compris quel genre de personne c’était, il avait passé la moitié du temps à insulter les homosexuels, à faire des remarques sexistes et l’autre à lui caresser la cuisse en lui lançant des regards pleins de sous-entendu. Il avait l’air d’être du genre à aimer prendre les décisions, un accro du pouvoir quoi, et Arthur s’était laissé faire, parce que lui, ça lui importait peu. Quand ils arrivèrent dans l’appartement du jeune homme, Arthur laissa tomber sa veste et regarda son hôte tituber avant d’aller s’allonger sur son lit, retirant avec difficultés ses chaussures. « Tu sais ce que je déteste avec les gays ? C’est qu’après, nous, on passe pour quoi les hétérosexuels hein ? » Arthur haussa un sourcil, amusé, tout en regardant le jeune homme lui faire signe d’approcher. Tiens celui-là on lui avait déjà fait. Il monta sur le lit et se mit à califourchon sur lui tout en déclarant, parfaitement sarcastique : « Tellement. Si seulement tout le monde était comme nous aussi… » Le jeune homme ne parut pas saisir l’ironie dans ses propos et se contenta de baisser légèrement le pantalon d’Arthur. Celui-ci enleva son t-shirt, comme pour se donner l’impression qu’il ne serait pas qu’un objet ce soir, mais c’était peine perdu. Le jeune homme le força à se mettre à quatre pattes et Arthur se sentit frissonner quand il entendit le bruit de la braguette du jeune homme. C’était dans ce genre de moment qu’il se demandait si c’était plus par désir ou par peur qu’il frissonnait, mais ce soir là, c’était par peur. Il avait comme un pressentiment. Ce n’était pas comme s’il ne les choisissait pas exprès non plus, après tout, il savait où il s’aventurait quand il acceptait de rentrer avec ce genre de type, mais il y a toujours un moment, quand on fait une connerie consciemment, ou on la regrette un peu et c’était ce moment là pour Arthur. Enfin, ses craintes ne furent confirmées que quand il sentit la lame d’un cutter s’enfoncer dans son dos, un peu en dessous du début de sa colonne vertébrale. Un cri de douleur s’échappa de ses lèvres mais ça ne sembla pas décider le jeune homme à arrêter bien au contraire, il continua à enfoncer la lame et la fit parcourir quasiment tout le dos du jeune homme avant de l’enlever et de balancer le cutter à travers la pièce. Arthur avait bien essayé de se dégager, mais l’homme avait passé un bras autour de son cou pour l’empêcher de bouger et ce ne fut qu’après s’être retiré, qu’il enleva aussi son bras.

    Arthur remonta légèrement son pantalon, désormais tâché de sang, et se traina sur le lit pour en descendre. Une fois par terre, il chercha sa baguette, qu’il avait enlevé de la poche de son jean en arrivant. Il sentait un liquide chaud couler le long de son dos et venir s’écraser par terre. Il retint un nouveau cri de douleur en continuant à ramper jusqu’à atteindre sa baguette. Il fit ce qu’il put pour arrêter l’hémorragie et cicatriser la plaie, mais le résultat n’était pas du tout convaincant, il était pas médicomage lui et il n’avait jamais été particulièrement doué en magie de toute manière. Il jura en se relevant avec difficulté et essaya d’apercevoir les dégâts, il fut horrifié par ce qu’il vit. Son dos était rouge de sang et la plaie continuait à saigner doucement. Elle parcourait la plus grande partie de son dos en hauteur et s’arrêtait un peu au-dessus de ses hanches. Il lança un regard noir au jeune homme, ivre mort, allongé sur le lit et l’air parfaitement insouciant, il n’avait même pas remarqué qu’Arthur était parti. Ce dernier ramassa son t-shirt et l’enfila, décidé à partir, quand un objet posé sur la table de nuit du jeune homme lui donna une autre idée, bien meilleure. Ça allait exiger un certain sacrifice, mais son envie de vengeance était telle qu’il n’en tint pas compte. Il ramassa le cutter qui était tombé près de là où il se tenait, et pensa pendant quelques secondes à l’égorger sur place, mais même si ça l’aurait défoulé sur le coup, il n’aurait pas eut la même satisfaction des années plus tard qu’avec l’autre plan, bien plus vicieux, qu’il avait en tête.

    Il se rapprocha du lit, d’un pas mal assuré à cause de la douleur qui lui transperçait le dos, posa sa baguette sur la table de nuit, et alluma le caméscope qui s’y trouvait également, le tournant vers le lit de manière à n’en enregistrer qu’une partie. Il garda ses vêtements sur lui et remonta sur le lit. Le jeune homme n’opposa, étonnamment, pas grande résistance et ce fut nettement plus facile que ce à quoi Arthur s’était attendu. Quand il se releva du lit après quelques minutes, il alla éteindre le caméscope, entendant les ronflements du jeune homme qui avait l’air d’avoir été particulièrement fatigué… Arthur sourit en regardant la bande, s’assurant qu’il était bien hors champ et qu’on entendait très distinctement la victime de son petit plan hurler de plaisir et supplier le jeune homme de continuer. Un mince sourire satisfait éclaira son visage tandis qu’il arrêtait l’appareil et récupérait la cassette. Il attrapa sa baguette et après avoir rendu la fameuse cassette magiquement indestructible, il la reposa sur la table de nuit, prit un petit morceau de papier et y écrivit, « Joyeux Noël. Arthur. » accompagné d’un petit cœur. Il ne put réprimer un léger rire, jeta un dernier coup d’œil au jeune homme, enfonça le cutter encore ensanglanté dans le mur au-dessus de la tête de lit et transplana après avoir récupéré sa veste.

    Quand il rentra chez lui ce soir là, son pantalon et son t-shirt en sang – c’était particulièrement immanquable, Arthur ayant choisit un t-shirt blanc ce soir-là – il eut la surprise de croiser sa mère. Il avait déposé sa veste sur le canapé et s’apprêtait à aller dormir quand il avait entendu les pas de sa mère qui venait de servir un truc à boire parce qu’elle n’arrivait pas à dormir. Sur le coup, il eut peur, il ne sut même pas de quoi, mais au fond, il se sentait terriblement sali et comme toujours dans ces cas là, on se sent coupable pour rien. Il resta planté en plein milieu du salon, espérant à la fois, naïvement, que sa mère pourrait faire quelque chose pour lui. Il n’avait que dix-huit ans et même s’il donnait l’impression de gérer parfaitement certaines situations, ce qu’il avait vécut ce soir-là n’allait pas en rester pour le moins traumatisant pendant toute sa vie. « Ah tu es rentré. » Furent les premiers mots qu’elle lui adressa, ne faisant que jeter un coup d’œil à Arthur avant d’aller ouvrir le frigo pour en sortir une brique de lait. Le jeune homme hésita à s’enfuir dans sa chambre, mais au lieu de ça, il se rapprocha de la cuisine après avoir allumé la lumière du salon. « Non, tu vois bien que je suis encore sorti. » Il leva les yeux au ciel en se mordant la lèvre, se rendant compte à quel point il pouvait se montrer insupportable avec les personnes qu’il détestait. Il resta dans l’encadrement de la porte, appuyé sur l’épaule droite, les yeux fixés sur sa mère qui buvait le verre de lait qu’elle s’était servi. Elle finit par relever les yeux sur lui, aperçut enfin les taches de sang qui recouvrait désormais quasiment l’intégralité de son t-shirt, et baissa les yeux sur son verre sans rien dire. Elle le finit, le posa dans l’évier et repartit se coucher en esquivant soigneusement le regard de son fils. Arthur ne la regarda même pas sortir, les yeux rivés sur ses chaussures, la mâchoire serrée et les bras croisés sur la poitrine. Quand il entendit la porte de la chambre de ses parents se refermer, il sortit de la cuisine, attrapa le premier objet qui lui passa sous la main – en l’occurrence, la télécommande de la télévision – et la balança violemment à travers la pièce. La télécommande s’écrasa contre un mur mais Arthur ne se sentit pas mieux pour autant.

    Il pénétra dans sa chambre après avoir éteint la lumière du salon. Il se dirigea vers son bureau et s’assit sur sa chaise, fixant pendant quelques secondes la mallette de tout à l’heure, immobile. Il finit par l’ouvrir, en sortant un flacon, ainsi qu’une seringue. Il soupira, chacun de ses geste était devenu douloureux à cause de son dos. Il aurait pu aller à Ste Mangouste, ouais, il aurait pu… Au lieu de ça, il remplit la seringue et enfonça doucement l’aiguille dans sa peau au niveau d’une des veines de son avant-bras. C’était la seule chose qui pourrait réussir à le faire se sentir un peu mieux ce soir, parce que c’était le meilleur moyen qu’il avait trouvé pour oublier. Il reposa la seringue sur son bureau et alla s’affaler sur son lit, l’esprit plus embrouillé que jamais, sans se rendre compte que ce geste pourrait lui être fatal un jour. Tout ce qu’il voulait, c’était oublier ce sentiment de vide qui l’envahissait depuis tout à l’heure et que rien ne semblait pouvoir combler. Ce soir là, contrairement aux autres, il ne trouva pas le sommeil.

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