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 ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~

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MessageSujet: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Dim 21 Nov - 15:39


Samuel J. Shepperd & Pénélope A.Monroe

“ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ”

    La pleine lune approchait. Elle approchait ; cela se sentait... A la fois au-dehors qu’à l’intérieur de lui. Surtout à l’intérieur de lui. Sans doute était-ce psychologique mais plus les jours passaient, plus il se rapprochaient de cette pleine lune, et plus Sam’ se sentait anxieux, crispé... Comme à chaque fois que ce jour tant redouté approchait ; pendant une nuit il devenait une bête féroce que rien ne pouvait contrôler... Il pouvait tuer, il pouvait attaquer des innocents - alors qu’il faisait tout pour en sauver en journée ! - mais sous sa forme lycanthropique il ne contrôlait plus rien. Alors, en journée comme pour compenser ce qu’il devenait une fois par mois et qu’il détestait, il faisait tout son possible pour soigner, pour aider le plus de gens possible. Autant il était doux comme un agneau, toujours bienveillant, lorsqu’il était humain, autant il était une bête meurtrière les nuits de pleine lune. Il s’exilait pour éviter le plus possible de blesser des personnes ! Il s’exilait pour ainsi dire. Dans la plus profonde campagne. Une vieille maison en bois inhabitée depuis longtemps qu’il avait découvert un jour qu’il qu’il recherchait une nouvelle cachette pour justement se ‘dissimuler’ ces ‘nuits-là’.

    Ceux qui étaient au courant de ce qu’il était devenu à cause de ce malheureux ‘accident’ il y avait trois ans auparavant, ceux-là savaient combien les deux natures en lui s’opposaient... Considérablement. Ce n’était plus lui et il refoulait le mieux au fond de lui, cette partie de lui qu’il refusait, qu’il détestait, qu’il détestait, qui faisait de lui quelqu’un de méprisable... Car pour lui, comme pour beaucoup d’autres qui était comme lui, c’était la plus terrible des malédictions qui puisent exister. Il avait eu bien du mal à accepter, lorsqu’on lui avait annoncer la nouvelle, lorsqu’il avait ouvert les yeux la première fois après son ‘accident’ - il n’aimait pas le nommer autrement que ce nom -. Tout d’abord, il n’avait pu croire ce qu’on lui racontait ! Il s’agissait de pénélope Le mot ‘accident’ était neutre... Tout comme il n’aimait pas nommer sa “particularité” autrement que apr le dénominatif sa “différence”... Et il était heureux qu’en-dehors du cercle restreint des quelques médicomages au courant, personne ne l’était et par conséquent, continuaient à le considérer et le regarder de la même manière que d’habitude : comme un homme respectable, comme les autres.

    Mais parfois, cette sensation de garder en soi un si ténébreux secret nous poussait instinctivement à se mettre à part des autres, à ne pas trop les importuner comme si cela pouvait éviter qu’il se trahisse d’une quelconque manière que ce soit. Alors curieusement, Samuel avait commencé à prendre davantage de distance avec ceux qui lui était attaché et qu’il fréquentait pour le moins souvent... Certains s’en était senti offusqués, d’autres dans l’incompréhension la plus totale. Mais personne ne s’en était inquiétés plus que cela car il était de notoriété publique que Samuel Shepperd était d’apparence assez réservée, voire hautaine pour ceux qui ne le connaissait pas... Pas du tout en vérité. Pas le moins du monde il ne prendrait de haut les gens. Mais en fin de compte, peut-être était-ce plus pratique que le monde le pensait ainsi ? Cela évitait de trop s’attacher. Quel qu’elles pouvaient être de toutes les façons, il s’interdisait tout attache sentimentale qui requérait trop de proximité. En aucun cas cependant, on ne pouvait lui reprocher de ne pas être “humain” puisque prenant très à coeur le bien d’autrui, il continuait à apporter toute l’aide qu’il était possible aux patients qu’ils recevaient à Ste Mangouste. Car, en effet, on lui avait proposé de laisser tomber son travail lorsque... L’incident s’était produit. Il avait catégoriquement refusé ; il s’était presque mis en colère d’ailleurs en les accusant de vouloir se débarrasser d’eux sous prétexte qu’il ne serait plus le même dès à présent... De quoi avaient-ils peur ? Qu’il attaque les patients ? Il ne devenait ce que... Ce qu’il répugnait à prononcer, qu’une seule nuit par mois ! Une seule ! Cela ne l’empêchera pas de continuer à mener une vie plus ou moins normale ; soigner c’était sa vie. S’il ne pouvait s’apporter soi-même du réconfort, alors il continuerait à le procurer à ceux qui en avait besoin. Debout actuellement devant la fenêtre de sa chambre au troisième étage de sa chambre, il se souvenait encore les mots qu’il avait prononcé avec force conviction à la chef de section qui lui avait proposé de cesser son activité. Sans doute avait-elle dû impressionnée... En tous cas elle avait été convaincue et ne lui avait lus reparlé d’abandonner ces fonctions.

    Samuel en fut heureux. Il ne se voyait pas ailleurs. S’il avait dû quitter Ste Mangouste, de quelle manière aurait-il pu évacuer ce qu’il était à présent ? Il devait s’occuper les mains. Il aurait pu rester cher lui et gérer le domaine dont il hériterait au décès de ses parents... Mais il avait besoin de sortir ; il ne pouvait rester enfermé chez lui même s’il appréciait énormément se retrouver chez lui, au coin du feu, le soir à ne rien faire d’autres que lire.

    D’ailleurs, lors de l’attaque sur Azkaban où tous les captifs avaient pu s’enfuir et où la bataille avait fait rage, ils avaient eu ici une recrudescence de personnes blessées plus ou moins grièvement pour certains. Des Aurors, des gens du ministère... A ce moment-là, il avait appuyé que c’était en telle période que l’on pouvait se rendre compte que le milieu de la médicomagie manquait de personnel. En prononçant ces mots, on ne pouvait douter qu’il était enchantée d’être resté car, s’il y avait une chose qu’on ne pouvait lui reprocher, c’était la conscience professionnel dont il faisait preuve.

    Samuel avait couru d’un bout à l’autre de l’hôpital sans tenir compte de sa fatigue ou même sans s’en rendre compte. Il rentrait même chez lui, le soir, à contrecœur et il fallut bien que la chef du service l’oblige de rentrer pour qu’il acquiesce et accepte de rentrer chez lui... Tout en mettant un point d’honneur que s’il y avait de quelconques complications, il ne voulait absolument pas être tenu à l’écart. de toute façon, il n’était même pas certain qu’il pourrait dormir. Quelques semaines avaient passées. L’activité à Ste Mangouste était un peu plus calme, plus normale et certaines des victimes de la bataille d’Azkaban avaient pu sortir - les moins blessés -.

    S’écartant de la fenêtre, il sortit de sa chambre, parcourut les longs couloirs du manoir. Il croisa l’elfe de maison qui était occupé à nettoyer les armures se trouvant de chaque côté des couloirs à intervalles régulières et les bustes des ancêtres de la famille. Il était plus ou moins tendu, anxieux car venant de vérifier où en était son stock de potion Tue-Loup dont il n’imaginait se débrouiller sans, il avait alors vu qu’il ne lui restait pas suffisamment pour la prochaine pleine lune. Celle-ci était dans... Approximativement huit jours. C’était toujours les derniers jours avant qui était les plus difficiles. On en ressentait les échos au fond de nous ; notre métabolisme savait, et se préparait d’ores et déjà.... Il se préparait à l’inévitable.

    Dès lors qu’il transplana à Ste Mangouste, arrivant par l’entrée du personnel, il prit en tout premier lieu la direction du bureau de Pénélope, sans savoir pour autant si elle serait dedans à cette heure de la journée. A moins qu’elle y serait en... Hm, charmante compagnie ? Il n’ignorait effectivement pas à quel loisir elle aimait s’adonner assez... régulièrement disons le honnêtement... Mais non, jamais mélanger le domaine privé du professionnel ; il en était certain. De toutes les manières, cela ne le regardait d’aucune sorte, et il ne cherchait pas à en savoir davantage... Peut-être était cela que l’on appréciait le plus chez lui ?

    Il accéléra un peu l’allure afin d’arriver au plus tôt devant le bureau de Mlle Monroe. C’est alors qu’il parcourait d’un pas plutôt vif le long corridor qui menait à son bureau qu’il entendit des bruits de pas qui l’incitèrent à regarder derrière lui...
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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Mer 24 Nov - 9:39

    Penelope était particulièrement énervée aujourd'hui. D'habitude, elle n'était pas de bien meilleure humeur, mais ce matin en particulier était difficile pour la belle brune. En effet, la médicomage était contrariée depuis quelques jours. Non content d'avoir travaillé 48h non stop juste après l'attaque d'Azkaban, elle avait aussi eu à préparer la potion tue-loup pour un de ses collègues: Samuel Shepperd. Le mystérieux brun était en quelque sorte un VIP.

    Étrangement, Samuel n'était pas un amant de la brune. Tout aussi bizarre que cela puisse paraître, Samuel ressemblait à ce qui se rapproche le plus d'un ami pour Penelope. Elle n'avait jamais essayé de coucher avec lui, même si elle le trouvait plutôt charmant mais elle ne le traitait pas non plus comme un moins que rien. Elle avait rencontré Sam dans de bien tristes circonstances et tous les deux étaient liés par un secret.
    Penelope commençait à peine sa carrière de Médicomage quand une victime de loup-garou arrivait dans le service auquel elle était attachée. Nouvelle dans le métier, on lui avait demander de rester dans la chambre du patient pour le rassurer dès son réveil. C'est ainsi qu'elle avait fait la connaissance du brun. Elle se rappelait encore de sa réaction quand, quelques année plus tôt, il se présentait comme médicomage et nouvel employé à Ste Mangouste. Mais contre toute attente, elle n'avait pas émit de jugement hâtif et l'avait accepté tel qu'il était. Elle avait même été jusqu'à lui proposer de lui fournir à chaque pleine-Lune de la potion tue-loup et de le soigner une fois la nuit d'horreur passée. Ne croyez pas que Penelope soit devenue gentille ou sensible à l'attendrissement, c'est juste qu'elle voulait l'aider lui. Elle ne se l'explique pas mais c'est ainsi.

    Pour tout dire, elle évite de le crier sur tous les toits …. qu'elle est amie avec Sam et qu'elle lui prépare ce genre de potion. Il est clair que beaucoup de personnes se sont rendu compte qu'elle s'entendait plutôt bien avec lui, puisqu'il n'avait droit à aucune remarque acide de sa part, mais ils ne laissaient rien paraître de plus.

    Pénélope était un peu anxieuse. Elle savait que la pleine lune aurait bientôt lieu et Samuel n'était toujours pas venu la voir et impossible pour elle de se rappeler si elle lui avait donné assez de potion pour ce mois-ci. Mais le monde n'allait pas s'arrêter de tourner, si Sam avait besoin d'elle, il irait la trouver sans problème. En attendant, Penelope devait aller à l'accueil de Ste Mangouste pour régler des papiers, commander du nouveau matériel et organiser le transfert de trois patients à l'étage au-dessus. Tous ce travail lui avait prit pratiquement prit sa journée et ce n'est qu'en fin de journée qu'elle décida d'aller prendre un thé au calme dans son bureau. Elle estimer avoir assez marché dans la journée pour descendre à l'accueil.

    La brunette marchait donc le long du long corridor donnant sur son bureau quand elle reconnut une silhouette familière qui allait vers son bureau. Elle mit ses lunettes sur sa tête et accéléra le pas. Elle ne souriait pas mais Samuel qui la connaissait bien, pourrait aisément deviner qu'il ne tombait pas au mauvais moment.
    Enfin, elle arriva à sa hauteur:

    « Bonjour Samuel »

    Au même moment, une infirmière arriva près de Pénélope pour lui faire signer des papiers. Malheureusement pour elle, Pénélope n'était absolument pas disposé à signer des papiers. La médicomage leva les yeux au ciel quand l'infirmière lui tendit les papiers, puis lui lança un regard méprisant:

    « Je suis occupée là!! Je veux que, sous aucun prétexte on vienne me déranger dans les deux heures! J'ai a parler avec ce monsieur » , dit-elle en désignant Samuel, « et si on me demande, dites que je suis en réunion, et si il y a une urgence, demander au docteur Green de s'en occuper. »

    Elle fourra la liasse de papier dans les bras de l'infirmière et d'un geste du bras lui fit signe de 'dégager Pronto' avant qu'elle ne s'énerve pour de bon.

    Miss Monroe poussa un long soupir et sortie les clefs de sa blouse. Tout en ouvrant la porte de son bureau, elle marmonna des paroles inaudibles à l'encontre de l'infirmière et laissa passer en premier son collègue. Elle lui fit ensuite signe de s'assoir sur une des chaises confortables de son bureau puis s'assit à son tour tout en ayant pris une théière et deux tasses.

    « Tu viens pour la potion je suppose. Deux chaudrons sont en préparation à l'approche de la pleine lune ce week end. Je prépare moi-même la tienne depuis deux semaines. Elle sera surement prête jeudi, ne manque plus que le sang de salamandre et faire mijoter 3h à feu doux. »
    Elle tendit sa tasse à son ami et trempa ses lèvres dans sa propre tasse tout en ne quittant pas Samuel du regard.
    « Je ne savais pas si je t'en avais préparé assez, donc j'ai préféré prévoir! » finit-elle comme pour se justifier de cet élan de … de gentillesse puis elle croisa ses jambes et attendit une réaction de son ami.
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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Sam 27 Nov - 17:59

    Pénélope. Il s’agissait bien d’elle. Un léger sourire flotta sur le visage du jeune homme, bien que crispé ; il n’était jamais bien à l’aise même à les personnes avec qui il entretenait de cordiales relations. De plus, une chose était certaine c’était qu’en fin de compte, sa ‘maladie’ était suspendu à la volonté d’une seule personne ; il semblait dépendre de celle-ci. Par le biais de la Potion Tue-Loup que Pénélope lui préparait fréquemment, elle parvenait à lui faire mieux supporter sa condition actuelle de Lycanthropie. Sans cela, il ignorait ce qu’il deviendrait... Il craignait même ce qu’il pourrait devenir. Une bête féroce et sanguinaire sans égards pour les gens. Il pourrait aussi bien mordre, blesser ou tuer quelqu’un qu’il avait lui-même soigner la veille à Sainte Mangouste. Il pourrait tuer un ami. Il ne reconnaitrait même pas. Cela l’angoissait rien qu’à le penser.

    Il s’arrêta au milieu du couloir, attendant que Pénélope arrive à sa hauteur. Sans doute se doutait-elle déjà de la raison pour laquelle il venait la voir. Parfois, il se disait qu’il ne devrait pas abuser de toutes les charités qu’elle lui faisait ; car d’après lui on le prenait tout simplement en pitié. Il n’aimait pas qu’on le prenne en pitié. Parfois il se disait qu’elle pouvait, du jour au lendemain, cesser de lui préparer sa potion... Il dépendait entièrement d’elle. En songeant ainsi, il en ressentait un certain malaise. Du jour au lendemain, il pouvait se retrouver seule face à l’épreuve qu’il affrontait depuis trois ans à présent. Finie l’époque où il était juste Samuel John Shepperd, médicomage à Sainte Mangouste. Il ne serait plus jamais le même, même s’il voulait fortement le redevenir. Non, où était donc le Samuel Shepperd de vingt un ans, qui venait d’arriver à sainte Mangouste, qui venait d’y être embauché ?

    Aujourd’hui, il avait vingt six ans. Il était le même dans un certain sens ; il n’avait pas changé. Et pourtant, tant de choses avaient changées.

    C’était bizarre. Il n’arrivait pas vraiment à déterminer pourquoi Pénélope l’aidait ainsi à supporter sa condition en lui préparant ce dont il avait besoin. En tous cas elle devait l’apprécier au moins un peu non? même si elle ne laissait paraître. D’un autre côté, lui non plus mais, il n’avait jamais été très doué dans ce qui était les relations avec les autres Du moins, il ne s’y était jamais entrainé. Petit, il avait été élevé comme étant déjà Samuel John Shepperd, héritier des Shepperd et du domaine environnant... Trois cent mille hectares de terrain... Un parc magnifique qui entourait la magnifique demeure où vivaient sa famille au fil des siècles. Petit, il ne jouait pas comme les petits enfants, il ne jouait pas avec ses camarades. Il était déjà adulte, il avait déjà le poids des lourdes responsabilités qu’il aurait en grandissant. Il n’avait jamais eu l’occasion d’approfondir des liens quelconque avec les gens, à s’en faire des amis.... A démontrer en tous cas son amitié à quelqu’un. Il n’avait jamais été un enfant comme les autres. Cela en faisait donc quelqu’un de très réservé sur ce domaine bien qu’il soit tout à fait capable de ressentir de la sympathie pour quelqu’un.

    Il ne savait pas s’il pouvait dire qu’il ressentait de la sympathie pour sa supérieure. De la reconnaissance certainement ; beaucoup d’ailleurs. Il ne la considérait pas réellement simplement comme sa supérieure. Evidemment, avec ce qu’elle faisait pour lui, elle était forcément plus. Il était souvent agacée par son attitude envers les gens qui travaillaient avec eux mais il se disait surement que c’était sa manière à elle de se faire respecter dans le dur milieu du travail. Il fallait montrer qu’on avait du caractère si on ne voulait pas se laisser monter sur les pieds. Il ne pouvait cependant pas s’empêcher de lever les yeux au ciel... Tout en étant amusé. Il observa l’infirmière s’en aller précipitamment, les papiers dans les bras. Il la voyait souvent ; c’était une femme qui prenait son travail à coeur ; elle travaillait bien et ne rechignait jamais après le travail qu’on lui donnait. Même quand il y en avait beaucoup, elle ne baissait jamais les bras. Il trouvait qu’elle avait été un peu dure avec et ne put s’empêcher d’éprouver un sentiment réprobateur alors qu’il la suivit à l’intérieur de son bureau et qu’il prenait place sur l’un des sièges devant son bureau. Le plus étrange, qui plus est, était qu’il semblait la seule exception à ces remontrances éhontées et souvent injustes envers tous les employés qu’elle dirigeait.

    Peut-être ressentait-elle la nécessité de se constituer un autre visage aux autres de crainte que, sinon, on ne la respecte pas ? Samuel pensait que tel n’était pas nécessaire. Lui, se montrait pleine de bonté envers quiconque, toujours un mot aimable pour tout le monde malgré ses apparences froides parfois... Mais on savait comment il était. Il n’avait donc pas besoin d’être dur envers quiconque ; il avait le respect de chacun il le savait. Mais, là encore, c’était un homme. De par ce fait, peut-être qu’on ne pouvait comparer les deux situations.

    Samuel tendit une main pour attraper la tasse de thé qu’elle lui donnait et l’écouta parler tandis qu’il trempait ses lèvres dans le liquide chaud qui lui sentit descendre peu à peu le long de sa trachée. Elle lui dit qu’elle avait deux chaudrons en préparation à l’approche de la prochaine lune... A ces deux derniers mots, Samuel sentit ses traits se crisper. Entendre les mots “prochaine pleine lune” lui donnait l’impression que la pleine lune était encore plus proche que ce qu’il croyait. Elle ajouta que sa potion serait sans doute prête pour jeudi, qu’il ne manquait plus que le sang de salamandre. Le jeune homme esquissa un sourire. C’était parfait. Jeudi... Il ne resterait plus que cinq jours avant la... Avant la pleine lune.

    Quel élan de générosité ne put-il s’empêcher de penser. Samuel, lui-même généreux avec tout le monde, appréciait cette qualité chez les gens mais bien qu’il le pensa, il ne lui aurait pas dit... Il n’était pas certain qu’elle l’ait accepté d’ailleurs. Sans doute se serait-elle contenté d’esquisser un signe de main comme pour éloigner d’elle cette pensée, sans doute aurait-elle grimacé comme si elle n’osait même imaginer que l’on put lui dire qu’elle était généreuse... Comme si elle ne considérait pas que c’était par générosité qu’elle faisait cela pour lui. Mais c’était un geste qui comptait beaucoup pour lui. Générosité ou non, le fait était là, et sa reconnaissance en était bien significative. Oui, il pensait la connaître suffisamment pour retenir parfois ses mots et savoir ce qui pouvait être dit, ou pas.

    “ Ce sera parfait “, répondit-il enfin tout en posant doucement sa tasse sur le bureau devant lui. “Oui, je me suis rendu compte ce matin en vérifier mon stock qu’il ne me restait pas suffisamment pour... La prochaine lune. Je suis donc directement venu te voir. Je ne sais ce que je ferai sans cela...”

    Remarquez qu’il ne l’avait pas remerciée directement mais en s’exprimant ainsi : à savoir qu’il ne saurait que faire s’il n’avait pas cette potion... Malhabilement certes, c’était une manière indirecte de lui rendre hommage, de lui dire sa reconnaissance.

    Il serait certainement un monstre. Cette idée seule le répugnait, cette idée lui donnerait envie de vomir, envie d’en finir... Il ne pourrait supporter de faire du mal à quelqu’un. Bien qu’il s’exile dans un endroit clos, protégé, où personne ne venait, on était jamais à l’abri qu’il se passe un imprévu. L’idée d’être devenu ce qu’il était le répugnait, mais alors l’idée de ce qu’il pourrait faire... Lui donnait horreur. Tant qu’il n’avait pas de sang sur les mains, il pouvait encore tout supporter. En fin de compte, c’était davantage par égards pour les autres qu’il avait décidé de boire cette potion ; c’était plus à leur égard que pour lui-même. Cette potion lui rendait vraiment plus supportable sa condition...

    “ C’est en effet très prévenant de ta part d’en avoir prévu en avance. Je suis désolé de te faire consacrer autant de temps pour ça... Alors que tu as certainement autre chose à faire... “

    Parfois, en effet, il lui arrivait également de penser qu’il était un poids pour les gens. Qu’il était devenu un poids pour les gens. Il faudrait qu’il apprenne à fabriquer cette potion lui-même ; il ne voulait plus que l’on lui consacre trop de temps. Cela ne devait pas être trop difficile, non ?! Il avait toujours eu des notes convenables en potions à Poudlard. - Dans le cas contraire, m’étonnerait qu’il aurait été accepté dans une école de médicomagie -. Mais il devait avouer que Pénélope avait le coup de main ! Ses potions étaient parfaites ! Elles lui procuraient tous les bienfaits nécessaires lors de la transformation... Elle était douée, c’était certain.
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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Mar 14 Déc - 10:35

    Penelope avait bien fait de commencer la potion tue-loup, parce que Samuel serait venu la voir pour lui en demander. Elle fut soulagée à cette idée, si il y avait une chose qu'elle détestait c'est qu'on la brusque et particulièrement lorsqu'elle préparait des potions! C'était une discipline complexe, et qui demandait aussi une grande patience et une dextérité excellente. La jeune brune possédait ses qualités qu'elle avait acquise au fil des années de pratiques.

    Elle fut aussi soulagé qu'il ne la remercie pas. Ce n'est pas qu'elle n'aimait pas la politesse mais elle n'aimait pas ce sentiment …. C'était surement parce qu'elle n'aimait pas montrer ses sentiments ou les cacher par du mépris. Mais avec Samuel, elle était incapable de mépris alors elle se contentait de lui faire sa potion. Elle savait qu'elle lui rendait un grand service en la faisant, surtout qu'il cachait très précieusement sa condition de lycanthrope. Bien qu'il eut les moyens de se les faire faire par des potionistes de renommée, il préférait que ce soit elle qui les prépare et c'était certainement une des plus grandes reconnaissances qu'elle eut droit. Mais bien sur, elle ne lui dirait jamais et elle était incapable de se l'avouer à elle-même.

    La brune avait été soulager trop vite qu'il ne la remercie pas puisque quelques secondes plus tard, il s'excusez de lui donner du travail en plus comme s'il était un ''boulet'' dans son travail. Agacée, Penelope fronça les sourcils et fit un rapide geste de la main comme pour faire taire son collègue:

    « Arrêtes de raconter des bêtises, si je ne voulais pas préparer cette potion, je te l'aurais dit à ma manière il y a bien longtemps!!! »

    La brune décroisa ses jambes et porta la tasse à ses lèvres. Le liquide était encore brûlant et elle poussa un juron tout en se levant de sa chaise en un bon. A croire que le thé lui avait aussi brûlé les fesses ^^

    « Par la barbe de Merlin, cesses de te dénigrer ainsi! On dirait … On dirait que tu te considères comme un poids pour la société alors que ce n'est pas le cas!! »

    Penelope s'étonna elle-même de ces paroles pleines de gentillesses. C'est à se demander si Moira n'avait pas des effets bénéfiques sur elle. Chassant cette pensée pour le moins comique, elle se reconcentra sur son ami. La médicomage le considérait comme un ami et elle se demandait s'il en était de même pour le jeune homme. En même temps, il devait surement la considérer comme telle vu qu'il arrivait à la supporter elle et ses paroles mesquines envers les autres employés de Ste Mangouste. Il était aussi une des seules personnes à qui elle avait un tant soit peu de respect dans son entourage. Leur amitié était cependant particulière puisqu'elle avait connu le médicomage à un moment critique de son existence.
    Elle vint alors en face de son ami et lui dit d'une manière un peu maladroite:

    « Samuel, on se connait depuis quelques temps déjà et si tu me cassais les pieds, tu sais très bien que je te parlerais comme je parle aux … aux autres n'est-ce pas? »

    Elle n'était pas très claire dans ses propos mais elle espérait tout de même qu'il comprendrait qu'elle faisait un énorme effort pour lui en ce moment, et qu'elle essayait, maladroitement, de lui remonter le moral. Penelope ne trouvait peut-être pas les mots justes mais elle essayait Rolling Eyes
    Elle le lâcha des yeux et se rappella qu'elle devait lui donner quelque chose d'important. Elle se leva de sa chaise et prit sa baguette pour ouvrir un tiroir de son bureau. Elle n'eut pas à chercher longtemps et en sortit un pot de crème. D'un geste qu'elle voulait désinvolte, elle le détendit à Samuel. Elle ne voulait pas qu'il la trouve trop gentille par merlin!!

    « C'est un baume cicatrisant. J'ai essayé d'améliorer celui que l'on utilise en service. Lors de ta précédente transformation tu as dit que tu avais eu du mal à cicatriser. Comme je n'ai pas enlevé le fenouil de la potion tue-loup, et que c'est cet ingrédient qui rend la cicatrisation plus lente, j'ai voulu … pallier à ce … ce désagrément et j'ai fait ce baume. Je te conseille de ne pas l'ouvrir, il a vraiment une odeur particulière, continua-t-elle en grimaçant, à cause des œufs de grenouille que j'ai mis en quantité double. Bref, ceci-dit, fais attention, je ne l'ai pas expérimenté sur de grosses blessures mais juste sur des petites coupures. »

    En gros, elle voulait dire: 'fais attention, c'est un prototype!' Penelope n'avouerait jamais qu'elle n'est pas sure de l'une de ses potions.
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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Sam 1 Jan - 15:36


    Ce qui était étrange, c’était qu’il ne fasse pas appel à des potionnistes renommés qui lui fournirait tout aussi bien la potion dont il avait besoin pour lui permettre de lui rendre plus supportable son actuelle condition. S’il avait toujours eu du mal à aller se confier à de parfaits étrangers et qu’il fallait un temps soit peu de proximité avec quelqu’un pour qu’il se sente suffisamment à l’aise et lui confier une partie de lui-même, il ne pouvait vraisemblablement mettre cela entre les mains de n’importe qui... Certes, ils étaient professionnels, ils faisaient cela à longueur de journées pour les personnes mais ce n’était pas la même chose ; il ne pourrait pas. D’une certaine manière, c’était confié une partie de sa vie à quelqu’un, une partie dont on avait honte, une partie qu’on ne voulait pas qu’elle se sache...

    Et puis, Pénélope avait eu tout l’air de se proposer à cette fonction sans même qu’il le lui demande pour, il ne savait quelles raisons ; sans doute l’aimait-elle bien... Ce qui le mettait en position certainement ‘privilégière’ quand même par rapport à d’autres qui, parfois, ne pouvait que ressentir de la curiosité sur ce simple fait.

    « Arrêtes de raconter des bêtises, si je ne voulais pas préparer cette potion, je te l'aurais dit à ma manière il y a bien longtemps!!! »

    Samuel sourit légèrement, haussant les épaules... Etait-ce de sa faute s’il se sentait comme un poids... ? La société actuelle n’allait pas en faveur des ‘hybrides’ même s’il répugnait l'appellation de ce nom plus que tout ; c’était un fait, ils n’étaient pas aimé ; ils étaient même rejeté, relégué au rang de simples... créatures ? Certains ne les appelaient probablement même pas comme des ‘humains’... Alors cela rejoignait le fait qu’il ne souhaitait pas que ce soit un célèbre potionniste qui le fournissait, mais une personne dans son entourage immédiat était le plus propice... Il avait plus confiance ; ce n’était pas un étranger que l’on rencontrait une fois par mois pour acheter une potion hors de prix qui plus est... - même si sa fortune lui permettrait amplement de les acheter et il ne s’en priverait pas s’il n’avait d’autres alternatives - mais l’argent n’avait pas seulement à voir là-dedans. C’était la confiance et, tout le monde le connaissant savait qu’il avait du mal à faire confiance, qu’il lui fallait de longs mois voire des années à faire vraiment confiance à des gens. Il travaillait avec elle depuis déjà quelques années... Tous ici l’avait connus AVANT qu’il ne soit mordu, il travaillait ici depuis trois ans déjà lorsqu’il fut mordu, durant cette expédition... Et il le connaissait encore à présent ; il savait qui il était. Au-dehors, c’était le danger... Le danger d’être rejeté si son secret se trouvait éventé... Il préférait ne pas penser à cette éventualité, éventualité qu’il ne pourrait supporter... mais il était davantage conscient des dangers de l’extérieur pour des personnes comme lui si... Si la rumeur venait et laissait dire qu’il était... ‘différent’, qu’il faisait partie... Il ne supporterait d’entendre cracher le mot ‘monstre’ qu’on lui adresserait... ça n’était pas la même chose lorsqu’il le pensait lui, et qu’on l’entendait de l’autre bouche de quelqu’un d’autre. C’était primordiale. Et puis, si elle s’était proposée, c’était qu’elle avait voulu l’aider...

    Mais il ne fallait pas penser à ces gens, à cet extérieur qui l’effrayait !

    “En effet tu n’es pas de ces personnes qui font quelque chose à contrecoeur, sans nul doute”, répondit-il en esquissant un sourire... mais il poursuivit avec un hochement de sourcil... “Mais je ne suis pas certain que tous serait de ton avis... s’il savait...”. Il esquissa un sourire. Il était simplement réaliste. Pénélope, si froide, autoritaire et étrange pouvait-elle paraître le plus souvent, avait tendance à ressembler le plus à ce qu’il pouvait nommer ‘une amie’.

    Comme toujours, il parlait d’une voix grave, d’un ton calme mais empli de gravité comme si au final, la vie n’était qu’à prendre de cette manière ; avec cette même gravité, qu’il ne fallait pas la sous-estimer, ou la prendre à la légère... Ne rien prendre à la légère. Même à six ans, il semblait avoir prit conscience de cela et avançait la tête haute et fière, avec cette idée en tête. Il avait grandi avec cette conviction à l’esprit, toujours.

    Samuel l’observa se lever puis rechercher dans l’un de ses tiroirs afin de rechercher quelque chose sans doute. Elle en sortit avec un petit pot... D’une couleur tout à fait avenante et d’apparence crémeuse (les apparences sont bien trompeuses si on en vient à décortiquer la composition !). Elle lui dit ensuite que suite au fait qu’il lui avait dit qu’il avait eu du mal à cicatriser lors de sa dernière transformation, elle avait réfléchi à une potion cicatrisante pour l’aider à cicatriser plus vite... Perspective agréable !

    “Heu...,” ajouta t-il ensuite après avoir esquissé une légère grimace tout en ne pouvant s’empêcher d’en sourire. “Tu aurais peut-être mieux fait de ne pas me dire ce que tu y avait mis... Dans ce baume cicatrisant... Oeufs de grenouilles...,” reprit-il en songeant qu'il allait se mettre de l'extrait d'oeufs de grenouille sur la peau... xD. “Mais tout le monde devrait savoir après tout que tout ce qui n’est pas agréable au regard possède souvent des qualités cachées...”. Étrange, comme cette phrase pourrait s’attribuer à des personnes ! D’ailleurs, Samuel maîtrisait parfaitement l’art subtile des compliments ou remerciements cachés, peut-être que cet autre sens n’était pas à sous-estimer ?

    Le plus important était qu’il soit efficace. Il était vrai que lors d’une dernière pleine lune où elle s’était un peu blessée en s’accrochant à il ne savait trop quoi... - Etant donné qu’il ignorait même ce qu’il pouvait bien faire lors de ses transformations, comme si... C’était quelqu’un d’autres - il avait du mal à guérir l’une de ses blessures qu’il s’était inconsciemment infligé. Mais il préférait encore que ce soit à lui qu’il se les infligeait, qu’à quelqu’un d’autres qui ne le méritait pas. Non pas que lui, les méritait, mais entres lui et les autres, le choix était rapidement fait.

    “Tu ne l’as pas encore expérimenté?” reprit-il avec humour. “En d’autres termes, je suis le cobaie si je comprends bien !”. Il plaisantait, évidemment. Mieux valait plaisanter sur cela, non, que de laisser apparaitre aux autres que cela nous angoissait plus que toutes autres choses ? Sur ces mots, il prit le pot de crème entre ses mains et y regarder de plus près. L’Art des Potions était très puissant n’empêche, il ne pouvait qu’en observer les qualités chaque jour et en être impressionnée, même si cela faisait plusieurs années qu’il travaillait à Ste Mangouste, même s’il étudiait la médicomagie depuis qu’il avait vingt deux ans ! Impressionnant comme ce simple petit pot de crème aurait le pouvoir d’apaiser et cicatriser plus vite ses plaies ! “Soit, je te dirai ce qu’il est de cette potion, quand... Dès que je l’aurai testé je veux dire...”, ajouta t-il tout en appréhendant d’ores et déjà le prochain cycle de la lune et la relative violence qu’il pouvait faire preuve en étant plus vraiment ‘lui-même’... même si la Potion Tue-Loup était là pour limiter ce genre de choses. Même s’il demeurait toutefois cependant très... dangereux pour lui-même et autrui... Cela n’enlevait en rien ce qu’il était, ce qu’il détestait. En réalité, il appréhendait le prochain cycle de la lune dès qu’une pleine lune venait de se terminer... En d’autres termes, jamais il n’avait l’esprit tranquille. La perspective cependant d’avoir un remède cicatrisant pour le prochain cycle était sans nul doute très agréable.

    … Et au moins, son ‘handicap’ servait-il à quelque chose. Il servait les bienfaits de la science... C’est très mémorable, songea t-il.

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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Lun 10 Jan - 16:42

    “Heu...Tu aurais peut-être mieux fait de ne pas me dire ce que tu y avait mis... Dans ce baume cicatrisant... Oeufs de grenouilles...Mais tout le monde devrait savoir après tout que tout ce qui n’est pas agréable au regard possède souvent des qualités cachées...”

    Par Merlin ! Cet homme était médicomage et il était dégouté par des oeufs de grenouille ?! Comment faisait-il pour approché des personnes à la chair sanguinolante ? Mieux valait ne pas lui poser la question. Après tout, il était médicomage et on ne lui avait jamais rapporté que Samuel ai fait un jour du mauvais travail. En même temps, en ce moment, il n'y avait pas grand monde qui osait l'approcher. Elle était, comme qui dirait, de 'mauvais poil' et une simple contrariété la mettait dans tous ses états.
    Penelope esquissa un petit sourire, moqueur, puis leva les sourcils étonnée. Que voulait-il dire avec sa dernière réplique ? Il pensait seulement à son cas ou il essayait une fois de plus lui faire comprendre qu'elle aurait pu être plus aimable avec l'infirmière de tout à l'heure ? Il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Elle était aimable avec un nombre limité de personnes : Samuel, Moira et … ses parents. Mais ces derniers sont encore aux Etats Unis et elle ne les a pas vu depuis bien longtemps.

    « Très Subtil, vraiment! Si tu insinues que je ne suis pas assez aimable avec les infirmières, va donc les consoler! Je n'ai pas envie d'être …. aimable! Elle ne trouve jamais le bon moment pour venir me demander de signer des papiers! »

    Ou comment trouver des excuses bidons ! En même temps, Penelope ne pouvait s'en empêcher. C'était, après tout, son caractère et elle ne se trouvait pas trop dure , c'était les autres qui en faisaient une montagne! Elle ne supportait pas le comportement de certaines personnes, bien trop mielleuses à son goût ou trop gentilles!

    « Normalement, ce baume ne devrait pas te causer de soucis. Il est assez répandu de mettre des œufs de grenouilles dans ce genre de pommade et en vérifiant dans plusieurs ouvrages je n'ai pas trouvé trop d'effets indésirables. Je te conseille quand même de mettre un pansement dessus, sa n'atténuera pas totalement l'odeur mais ça l'étouffera un peu. Et puis si tu y étais allergique, il y aurait déjà eu des réactions avec la potion tue-loup »
    Il est vrai que l'odeur n'est pas du tout plaisante mais là, ils n'avaient pas vraiment le choix. Il faudrait qu'elle pense à y mettre un parfum plus doux ainsi qu'un édulcorant pour rendre le baume plus attrayant. Mais avant, elle voulait voir s'il fonctionnait vraiment. Quand elle s'était taillé le doigt chez elle, elle l'avait essayé et il avait été particulièrement efficace. Cependant, dans le cas de Samuel, les blessures étaient beaucoup plus profondes et sérieuses.

    « Je l'ai essayé chez moi avec une petite coupure au doigt », lui dit-elle en lui montrant le-dit doigt «  et je n'ai pas une cicatrice et je n'ai pas eu besoins de pansements. Mais ce n'est pas le même genre de blessure que les tiennes donc … tu me parleras de son efficacité et j'apporterais des améliorations ». Penelope sentait déjà l'anxiété dans la voix de son ami. C'était surement l'un des états les plus durs à vivre. La lycanthropie n'avait aucun remède; on arrivait juste à limiter les effets. Mais les souffrances durant la transformation était toujours là, les actes incontrôlés aussi.

    On frappa alors à la porte de son bureau et elle se leva de son bureau pour ouvrir la porte.

    « Quoi ? » dit-elle d'un ton agressif. Non mais qu'avaient-ils tous à vouloir la déranger aujourd'hui!!
    « Une personne a touché à la potion tue-loup que vous prépariez et je crains qu'ell... » dit un petit homme à la mine déconfite tant il était anxieu.
    « C'est pas vrai! Poussez-vous! » Elle poussa alors sans ménagement l'homme en face d'elle et se mit à courir en direction des laboratoires. Quand elle pénétra dans la salle, quatre personnes étaient devant le chaudron qu'elle avait, pourtant, mis à l'abris des autres.
    « Comment se fait-il qu'on puisse rentrer dans ce laboratoire comme dans un moulin! Et vous, Murder, ne touchez pas à ce chaudron!! » Elle remit alors à bouillir sa potion qui avait une teinte plus claire qu'elle ne devrait l'être. Tout en marmonnant qu'ils étaient une bande d'incapables, elle remit 7 fois dans le sens inverse des aiguilles d'une montre la mixture tout en rajoutant un peu d'eau. « Qu'est ce qui a été rajouté là-dedans ? » Sa voix était encore plus froide qu'à l'accoutumée. Les autres laborantins l'avaient rarement vu s'enerver pour une potion qu'elle préparait elle-même. Après tout, elle n'était pas destinée à l'usage de Ste Mangouste, mais a de l'entrainement avait-elle dit.
    « 15 grammes de fenouil » Oh misère!!!! Pourquoi fallait-il qu'elle se promène avec des incompétents de cette sorte!!
    « Je vous jure que si cette potion est râtée, je vous en tiendrais responsable et je ferais de votre vie à Ste Mangouste un enfer!!! » lui dit-elle en se tournant vers le laborantin le plus proche. Elle entendit celui-ci déglutir avec difficultés puis revint à pas rapide à son bureau. Elle aurait vraiment que Samuel n'entende pas cette mauvaise nouvelle.

    « Je vais tout faire pour rattraper les bêtises de ces idiots et j'y passerais la nuit s'il le faut! » dit-elle d'un ton décidé tout en contemplant Samuel qui n'avait encore rien dit. « Samuel, ne t'inquiètes pas, je vais trouvé une solution d'ici la semaine prochaine et tu l'auras pour la pleine lune! ».


HJ; j'espère que ça t'iras
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MessageSujet: Re: ~ Les derniers jours avant la pleine lune sont les plus difficiles ~   Mar 11 Jan - 21:27



    Évidemment, il plaisantait concernant les œufs de grenouilles. Les médicomages de métier étaient habitués aux mélanges les plus bizarres et aux substances les plus étranges. Néanmoins, tout comme les gens qui n’avaient pas peur de voir le sang sur eux-mêmes mais que cette vue leur paraissait insupportable sur les autres, il fallait reconnaître que Samuel était un peu comme cela... En fin de compte, c’était davantage pour cacher le mieux possible aux autres les éventuelles blessures qu’il pourrait accidentellement se faire plutôt que pour lui-même. Le regard des autres sur nous. Toujours la même chose. Camouflé au mieux toujours ce qu’on répugnait à vouloir montrer... En gros, si cela ne regardait que lui-même, il s’en ficherait en réalité d’appliquer sur ses blessures tel, ou tels baumes afin de cicatriser au plus vite ses éventuelles plaies... Non pas qu’il était de nature délicates. il était plutôt assez résistant aux diverses maladies habituelles qu’un humain normalement constitué pouvait attraper... Mais étrangement, le ‘virus’ lycanthrope s’accrochait de toutes ses forces à chaque fois qu’il trouvait ses victimes... Plaisanterie évidemment. Il valait mieux en rire, n’est-ce pas ? Cela dédramatisait la chose... En apparence. c’était ce qu’on voulait faire croire aux autres du moins.

    “Tu sais très bien que je n’insinuerais jamais rien avec toi”, répondit-il en souriant légèrement mais même son sourire aurait pu sous-entendre tellement de choses... En fait, elle l’amusait. C’était une image d’elle qu’elle voulait montrer à Ste Mangouste... Après tout, dans le milieu professionnel, il fallait que chacun trouve sa place et avoir une femme qui dirigeait toutes les opérations, cela n’était pas forcément facile à avaler pour certains ! Évidemment, Samuel était loin d’être de ceux qui pensait ainsi ; il avait plutôt l’esprit ouvert sur tout ; peut-être était-ce la raison pour laquelle on l’appréciait beaucoup. Mais d’autres pouvait ne pas accepter d’être commandé ainsi par des femmes ; et oui ça n’existait pas que dans les films ! mais ça existait encore ! Il fallait alors se montrer forte, et c’était de toute évidence la seule manière qu’elle avait trouvé pour parvenir à s’imposer. Et cela fonctionnait plutôt bien il fallait l’avouer !

    Bien entendu, il n’aurait jamais rien dire de tout ce qu’il pensait pour lui... Peut-être était-ce cette discrétion sur tout dont il était armé qui le faisait bien armé. D’office, on pouvait savoir que tout ce qu’on lui confierait serait bien gardé... Cela s’était déjà vu avec certains clients qu’il avait soigné. Une fois il s’était même retrouvé à jouer le psychologue à une jeune femme de vingt six qui avait perdu à la fois son mari et sa fille dans un accident et à qui il ne restait plus rien... Et quelques semaines plus tard, elle avait apprit que l’accident avait été un coup monté et que son mari, en réalité, avait enlevé leur fille et était partit à l’étranger... A l’étranger où il avait une seconde vie... Il était marié depuis neuf ans. Et elle le connaissait depuis quinze... jamais elle n’avait rien soupçonné. Au lieu de tout lui expliquer, il avait préféré se faire passer pour mort et, comme il ne voulait pour rien au monde se séparer de sa fille, il l’avait enlevée avec lui. De combien de pourcentage de lâcheté le monde est-il composé ? Sam’ s’était posé cette question par la suite, sans trouver de réponses. Il avait été là pour lui tenir compagnie, lui remonter le moral... Il l’avait empêchée de se suicider ; il était certain qu’elle avait été sur le point de se suicider ! Tout cela pour dire qu’il savait écouter, et se faire le plus discret possible quand cela était nécessaire... Sans pour autant ne pas avoir d’opinion sur telle question ou d’avis rangé et précise. Son engagement était vrai ; il ne laisserait pas inculquer une opinion qui n’était pas la sienne ; cela ne faisait pas de lui quelqu’un d’influençable.

    “Oh, ne t’inquiète pas, je plaisantais, je n’ai évidemment pas peur des œufs de grenouilles... ça ne vas pas me sauter à la figure”, ajouta t-il cependant en enregistrant les informations qu’elle lui disait dans une partie de son esprit. Et il ne craignait pas l’odeur... Bon d’accord, s’il sortait à l’extérieur juste après s’être mise cette pommade sur lui, il risquerait de ne pas avoir beaucoup de jolies jeunes filles à l’approcher... Elles le fuiraient même avant même qu’il ait pu compter jusque trois... Mais, de toute façon, il ne sortait pour ainsi dire jamais, en-dehors des heures de travail... L’hôpital lui prenait tellement de temps que dès qu’il rentrait chez lui, il se couchait directement, complètement exténuée, mais toujours ravi d’être d’une utilité à quelqu’un !

    D’un certain côté, dans certaines situations, il comprenait particulièrement pour quelles raisons sa supérieure pouvait parfois se mettre en colère... Il fut témoin de sa crise contre les ‘incapables’ qui travaillaient avec elle et en particulier qui avait touché à la potion Tue-Loup en préparation... Il n’était pas du genre à s’énerver à sa manière, bien au contraire mais il comprit sa frustration mieux que d’habitude encore... Ils avaient touché à la potion Tue-Loup, ils avaient rajouté quelque chose qu’il ne fallait pas... Samuel assista à l’échange sans un mot, muté dans son silence mais avec une étrange boule au ventre...

    Ce fut progressivement que la conséquence de cet acte inconsidéré lui parvint lentement... Quelqu’un avait touché à la potion Tue-Loup qui devait être prête pour la semaine prochaine... Une potion était ex-trê-me-ment longue et dé-li-ca-te à préparer... Mais les gens ne pouvaient-ils pas arrêter de toucher à tout sans raisons aucunes ?! Si... Si à cause de cette personne, il n’avait pas cette potion à temps pour amoindrir les conséquences de la métamorphose... Il... Il avait besoin de cette potion... Samuel n’était pas quelqu’un qui s’effrayait souvent pour pas grand-chose, et quand il s ‘effrayait c’était qu’il y avait une excellente raison à cela. Enfin, sa manière de s’effrayer c’était plutôt qu’il s’angoissait un maximum... Et présentement, le signe qui pouvait indiquer qu’il s’inquiétait c’était qu’il se tortillait les mains l’une contre l’autre ; il se levait également bien souvent en faisant des aller-retours dans la pièce où il se trouvait ; des barres d’anxiété se formaient sur son front, le faisant soudain plus vieux qu’il ne le paraissait... comme si des années s’abattaient soudainement sur son dos. Rares étaient les choses qui l’inquiétaient...

    Pénélope sembla se rendre compte qu’il était était quelque peu inquiet bien qu’en apparence il restait calme - hormis les quelques signes indiquant sa profonde anxiété - ; il tenta de paraître plus détendu mais d’un oeil perplexe et inquiet, il l’observait ‘rattraper’ les dégâts sur la potion... Il ne sentait pas spécialement à l’aise aussi. En fait, il ouvrit la bouche pour lui répondre quelque chose mais, s’il y avait une chose sur laquelle il était très pudique et qu’il répugnait à évoquer devant tout le monde, c’était bien le fait de sa lycanthropie... Et il y avait trop de monde ici pour le moment pour qu’il puisse être aussi à l’aise qu’il le voulait. D’un pas vif il rejoignit la porte, et les poussa tous dehors tout en ne manquant pas de les avertir ainsi... “Je serai vous, j’irai voir ailleurs pendant quelques temps et retourner à ce qui m’occupe... Vous voyez bien que vous avez mis la patronne en colère, je crois que vous en avez assez fait... pour aujourd’hui... Oui, voilà, c’est bien, au revoir... n’ayez pas d’inquiétudes, si elle veut crier après vous encore pour cette lamentable mésaventure, elle saura vous retrouver sans crainte dans l’hôpital qu’importe où vous soyez...!”. D’un mouvement décidé, il referma la porte derrière eux... Partis. Il se tourna, et fit dos à la porte... Son ton avait été ferme, tranchant, et pourtant, il avait conservé son calme, comme d’habitude... On le voyait très rarement se mettre en colère.... A croire qu’il ne l’était jamais. C’en était presque inquiétant ! Mais c’était davantage quelque chose dans le ton employé qui imposait silence et les prévenaient qu’il était préférable de ne rien revendiquer...

    “Je... Ce n’est pas grave, je te fais confiance”, lui répondit-il enfin en se détachant du battant de la porte et se rapprochant d’elle et du chaudron tout en essayant de jeter un coup d'œil dedans... “Et si je peux aider... En quoique ce soit...”. Ce serait un ‘beau sarcasme non qu’il aide à préparer la potion Tue-Loup qui l’aidait à combattre le poison qui se répandait dans ses veines une fois par mois, faisant de lui rien de moins qu’un monstre ?

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