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 « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mer 22 Déc - 10:42


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    Elena ne laissa pas le temps à son coéquipier de reprendre son souffle qu'elle était déjà partie. Une fois qu'elle eut fermée la porte du salon/salle à manger, elle poussa un soupir. Si la soirée commençait ainsi, leurs conversations ne seraient pas animées. Certes, il avait engagé la conversation en lui demandant ce qu'elle lisait mais cela sonnait étrange aux oreilles d'Elena. Elle était loin d'être insensible à sa remarque, elle était plutôt satisfaite qu'il s'inquiète un peu à son propos mais c'était quand même étrange.

    Tout en regardant autour d'elle, elle se remit à marcher quand un bruit attira son attention. C'était comme quand on grattait avec un ongle contre du bois. C'était un son assez désagréable ceci dit et Elena comptait bien trouver la source de ce bruit. Avec une infinie précaution, elle prit, d'un geste sec, sa baguette. Pendant une seconde, elle retint sa réponse, à l'affut du moindre bruit, tournant également sur elle-même, guettant la moindre trace d'une personne inconnue dans la maisonnette. Dos à la porte, elle se sentit défaillir quand cette même porte s'ouvrit à la volée. Elle poussa un cri et mit une main contre sa poitrine, comme si son cœur allait exploser. La lumière fut allumée dans le couloir et elle essaya de reprendre une respiration normale quand elle aperçut William. La jeune femme baissa aussitôt sa baguette et lui dit à voix basse:

    « Tu m'as fait p... »

    Elena se stoppa immédiatement quand elle sentit quelque chose dans ses jambes et sans pouvoir se contrôler, poussa une fois de plus un cri de surprise. Elle courut, quasiment, vers William apeurée. A cet instant, elle se trouva ridicule d'avoir si peur et, la surprise passée, elle recula vivement de William.

    « Désolée, j'étais juste … (elle déglutit difficilement le regard baissé) … surprise! Ne t'imagine pas que j'ai peur des chats! J'en ai un à la maison! On va devenir paranoïaque dans cette maison, elle est tellement vieille qu'au moindre pas, elle grin... »

    Seulement, un autre bruit la stoppa. Cette fois-ci, ce n'était pas un chat. Non, un chat ne faisait pas ce genre de bruit. Ce genre d'animaux étaient beaucoup plus discret! Elena serra plus fort sa baguette dans sa main et se retourna.

    « Tu as entendu? »

    Le brui s'apparentait plus à un craquement. Elle se tourna vivement et un deuxième « crac » se fit entendre. Ils n'avaient pas rêvés. Ne sachant pas trop d'où le bruit pouvait parvenir (à l'étage ou dehors), l'auror se tourna vers son équipier et lui dit: « tu prends l'étage, je vais dans le jardin ». Puis, sans un mot, elle partit en silence. Baguette en l'air, elle était à l'affut du moindre bruit et pas question d'un 'lumos' qui pourrait alerter les intrus qu'on les avait repéré.
    S'arrêtant presque de respirer, elle avança lentement dans les couloirs sombres de la maison. Elle n'avait croisée personne et elle crut un instant qu'elle avait rêvé les bruits. Elle ouvrit la porte menant au jardin. C'est trop calme. L'auror plissa les yeux et se tourna à la volée. Elle n'eut pas le temps de jeter un sort quand elle vit un mangemort sur le toit de la maison.

    « Expulso !!! »


    Elena atterrit lourdement contre un buisson mais ne lâcha pas sa baguette pour autant. Si elle avait quelque chose à l'école des aurors c'était qu'il ne fallait jamais lâcher sa baguette sinon la mort surviendrait plus vite qu'on ne le pensait.

    « Stupefix! »
    lança la jeune femme. Le mangemort semblait expérimentait et elle sut à cet instant qu'il ne serait pas facile de le battre. Il avait déjà détruit son sortilège de stupéfixion mais il ne s'en sortirait pas comme ça.
    Elena se releva d'une traite tandis que le mangemort lui lançait lui aussi des stupéfix et expulso qu'elle contrait avec un simple protego et se réfugia derrière un buisson. « Maintenant sa suffit la plaisanterie » murmura Elena furieuse de se faire 'tirer dessus' comme un vulgaire lapin avant de se remettre accroupi et de viser sa cible:

    « Everte Statim »


    Le sort sembla fonctionner, mais pas complètement. Le mangemort semblait sonné, mais Elena hésita une seconde. Ce fut d'ailleurs à cause de cette hésitation qui s'en suivit … ce qui s'en suivit^^

    Toujours baguette tendu, elle avança vers le mangemort toujours inconscient, prête à lancer un sort. Elle se baissa pour le baillonner mais il se réveilla et se saisit d'Elena. Elle se trouvait sous lui et il essayait de l'étrangler. La jeune femme commença à suffoquer et lâcha sa baguette dans l'herbe. Heureusement, le mangemort ne semblait pas s'en être rendu compte et elle put se re-concentrer sur lui puisqu'elle n'arriverait pas jusqu'à sa baguette.

    « Bon sang, mais où est William!! Il est jamais là quand il faut lui! J'aurais bien besoin d'aide là !!! »
    Pensa l'auror.

    Etrangement, dans un élan qu'elle ne pensait pas posséder, elle arriva à retourner la situation à son avantage. Si le mangemort semblait plus barraqué qu'elle, Elena ne s'en formalisa pas et n'en prit pas compte puisqu'elle arriva à le retourner. Le-dit mangemort sembla aussi surprit qu'elle et c'est pourquoi il se remit à se débattre. Elena bênit à cet instant ses cousins polonais de lui avoir apprit à se battre quand elle était petite et elle put balancer un coup de point à l'individu. Ce qu'elle n'avait pas prévu c'est qu'il riposterait et qu'il la frapperait à l'arcade. Le mangemort se remit à califourchon sur elle pour continuer à la frapper quand, dans un dernier effort, elle frappa avec son genou sur la zone la plus sensible des hommes.
    A cet instant, le mangemort émit un cri de douleur et elle put le frapper encore une fois pour l'immobiliser. C'est aussi à cet instant qu'une personne entra en trombe dans le jardin.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mer 22 Déc - 15:03

    Ce qu’il trouva particulièrement amusant dans la situation fut qu’elle jugea nécessaire de s’excuser et de répliquer aussitôt qu’elle n’avait pas peur des chats !! Qu’elle avait simplement été surprise, c’était tout !... William ne put retenir un sourire.

    “Nous sommes tous sous pression, c’est normal que le moindre bruit inhabituel nous surprend...”, répondit-il simplement en esquissant un sourire avant de marcher à pas vif vers la porte et de l’ouvrir en grand. Le froid s’engouffra dans le hall ; il n’y avait plus rien ; évidemment le chat avait disparu, ravis d’avoir causé une frayeur à deux humains sans nul doute Rolling Eyes Il était complètement d’accord avec ce qu’elle disait. Cette maison allait finir par les rendre dingue avec tous les étranges bruits qu’il paraissait y avoir... C’était un coup à devenir paranoïaque ! D’ailleurs, n’était-ce pas pour cela qu’il était allé ouvrir la porte pour vérifier s’il n’y avait rien ni personne pour troubler cette nuit ? Sans doute qu’en son for intérieur il n’était pas rassuré bien qu’il était un de ceux qui gardait son sang froid même dans les pires situations...

    Il laissa la porte se referma, revint vers Elena, encore songeur. Il avait... Une impression étrange. Une certaine tension plus qu’à l’accoutumée qui le régissait en entier... Une certaine tension semblait tendre tous ses muscles comme s’ils craignaient quelque chose et qu’ils étaient prêts à réagir au moins instant... Avant qu’il ait pu parler, il y eut un bruit... Une sorte de craquement... Ce fut Elena qui le devança et qui lui demanda s’il avait entendu... D’un hochement de tête, il le lui confirma mais alors qu’il entendait un autre craquement, il se figea de nouveau. Il leva la tête vers le haut... Cela semblait venir de là... Mais un doute s’insinua dans son esprit... Cela pourrait venir du dehors également.... Sans attendre, ce fut Elena qui, la première, lui dit qu’elle allait voir au-dehors. Sans rien répondre, il la laissa et en deux pas il fut au pied de l’escalier qu’il grimpe ensuite avec précipitation. En haut, il parcourut le couloir, baguette brandie devant lui, préférant avancer dans le noir plutôt que d’alerter un éventuel intrus de sa présence.

    C’est alors qu’il entendit des sanglots... Tous ses sens déjà en alerte le prévinrent que cela venait de la chambre la plus proche. Lentement il avança, jusqu’à la porte pour ouvrir celle-ci brusquement dans le but de surprendre la personne qui éventuellement s’en prenait peut-être à l’un des enfants Shönder...
    Sa baguette se rabaissa en entrant dans la chambre alors qu’il ne vit personne. sa main rechercha sur le mur l’interrupteur... La lumière envahit la pièce... Il n’y avait que James... Soit il avait fait un cauchemar, soit c’était les bruits que lui et Elena avaient entendus qui n’avaient pas échappé non plus à James. Si aux adultes, il leur échappait parfois quelque chose, les enfants y étaient sans nul doute plus attentifs... Ils y étaient plus sensibles ; d’où la raison pour laquelle on entendait souvent les jeunes enfants pleurer en plein milieu de la nuit. William n’avait pas d’enfants. Il était cependant observateur ; et de plus ses soeurs en avaient, elles. Ils ne faisaient que constater...
    Au moment même où il s’approchait du lit et que, s’y agenouillant, il parlait sur un ton réconfortant à l’enfant, Elena venait de tomber sur l’intrus, à l’extérieur. Alors qu’elle se battait en corps à corps pour ainsi dire avec le mangemort, il se relevait, son attention soudainement dressée vers des bruits qu’il croyait percevoir... Des bruits de combats ? Dehors ? Il sauta sur ses pieds aussitôt et dévala aussi vite - plus vite même - les escaliers qu’il avait précédemment montés et, à peine une minute après, il débarqua à l’arrière du jardin où il trouva les deux combattants... L’un à moitié plié sur lui-même, à bout de souffle en train de souffrir le martyr sans doute ; Elena l’avait-elle blessée ? Sans doute... William se demanda ce qu’il avait d’ailleurs... Il vit ensuite Elena qui l’immobilisait... En se rapprochant à pas précipités, il devint évident que l’autre souffrait vraiment le martyr ... il s’en rendit compte lorsqu’il constata que dans la position dans laquelle il était plié, Elena avait dû viser juste à... A un endroit qui ne devait pas faire du bien...
    Cette femme avait du répondant il fallait l’avouer !... Elle connaissait certains points faibles aussi et ne se privait pas de faire usage de cela... Rolling Eyes D’ailleurs, avec les mangemorts, il n’y avait aucune pitié à avoir.

    Comprenant que la situation était maîtrisée à présent, il ralentit le pas pour s’immobiliser à deux pas des deux et considérer d’un oeil sévère le mangemort ; une colère sourde s’insinua dans ses veines mais il se contint. La situation était maîtrisée, il n ‘y avait pas lieu de l'amocher davantage pourtant, qu’était-ce cette sensation qu’il ne pouvait empêcher de grandir dans ses veines... ? “Bien joué”, lâcha t-il sans lâcher l’homme du regard alors que celui-ci se remettait à peine du dur coup qu’Elena lui avait porté au-dessous de la ceinture... “Je vois que tu as de bons réflexes d’ailleurs et que tu sais frapper là il y a le plus de chance que ça fasse mal...”, ne put-il s’empêcher de sortir avec humour alors que remettant l’homme sur ses pieds et le débarrassant ainsi de l’emprise d’Elena - plus pour permettre à celle-ci de se relever que de libérer l’autre - et le toisant d’un regard d’acier et d’une poigne aussi dure que le fer, il lui lâcha... “Toi, je te promets que tu vas tout nous raconter ce que tu sais”. La première chose qu’il fit fut de lui arracher son masque... Un visage plus jeune que le sien, sans doute la trentaine s’imprima alors dans son esprit... Mais quel regard ! Un regard meurtrier... Qui n’effraya cependant pas William car si le sien était meurtrier, celui de William le surpassait bien davantage. Pour toutes réponses, l’autre se contenta de soutenir son regard et lui crachant au visage il laissa échapper d’une voix quand même trop déterminée pour quelqu’un qui avait reçu un coup là où Elena l’avait frappée juste avant... “Plutôt mourir”.

    Plus que la rage au coeur, William lui tordit le bras sans tenir compte de ses jérémiades en lui soufflant d’une voix dangereusement souave... Il ne fallait pas le chercher quand même. “Si ce n’est qu’une question de mourir, ça peut s’arranger...”. Et il poursuivit non sans atténuer son emprise sur son bras qu’il serrait de sorte qu’il en avait mal à la main mais peu lui importait ; il était totalement conscient évidemment qu’il lui faisait mal mais sa douleur ne devait être en rien comparable à celle qu’avait ressenti Mrs Schönder ainsi que celles des enfants. La douleur que lui avait infligée Elena n’était sans doute pas même comparable... Il aurait tellement eu envie de le faire plus souffrir... Il ne craignait même pas de s’emporter trop facilement, de perdre patience trop vite... “Fais attention à ce que tu vas dire, fais attention... J’ai toujours détesté les gens dans ton genre qui laissent des familles déchirées derrière eux...” lui souffla t-il en lui maintenant la gorge d’une main ferme et retenant ainsi sa tête pour qu’il ne puisse détourner son regard et ainsi qu’il imprime bien l’image en face de lui d’Elena. “Tu veux peut-être que je te relance dans les bras de ma coéquipière pour que tu vois de nouveau ce qu’est la véritable douleur... ? A moins que tu préfères que ce soit moi, mais c’est du pareil au même, je ne me retiendrais guère plus”. Lui contorsionnant le bras à moitié pour le bloquer dans son dos, il le mit de sorte qu’il voit bien Elena face à lui “Ce serait même pire... Tu n’as qu’une seule alternative, celle de coopérer. Ce n’est pas une question, mais un ordre”. Il n’avait jamais peur de menacer si la cause en valait la peine ; et il ne prononçait jamais rien en vain, sans savoir qu’il était parfaitement capable d'exécuter ce qu’il disait.

    D’un seul mouvement, il le balança alors... Littéralement. Emporté par le fait qu’il ne s’y attendait pas, l’homme s’écroula littéralement par terre en se retenant de ses mains posées au sol. Aussitôt, levant sa baguette, William lui lança un “Incarcerem” ; ce qui immédiatement eut pour effet de ligoter l’autre qui remua quelques temps pour tenter de s’extirper des liens mais abandonna bien vite... Sans ménagement, l’Auror le releva et alors qu’il se tournait vers Elena, il remarqua à ce moment-là qu’elle était blessée à l’arcade. “Tu es blessée?” lâcha t-il avant de s’approcher sans réfléchir pour regarder de plus près, le temps de vérifier la gravité de la blessure. Il décréta ensuite après l’avoir examiné d’un oeil attentif, et étrangement près mais à ce moment présent il avait bien d’autres préoccupations en tête que de se rendre compte s’il la mettait mal à l’aise ou pas...

    “Heureusement ce n’est que superficiel. ça ne saigne pas vraiment... Il faudra juste nettoyer quand même...” (et quelques points de sutures sans doute ), répondit-il d’un ton toujours grave en la libérant et tentant de l’humour pour détendre un peu l’atmosphère... “Je crois que tu lui as même fait plus mal qu’il ne t’en as fait”... Il se tourna de nouveau vers l’autre et le poussa en avant, en direction de la maison... Il fallait l’interroger, alerter le ministère puis...
    … Il espérait qu’il passe de longues années derrière les barreaux d’Azkaban. Était-ce lui qui avait tué Mr Schönder ? Ou était-il simplement un complice ? Quoiqu’il en soit, même si ce n’était pas lui encore qui l’avait tué, il n’avait pas plus de pitié... Il était certainement de mèche avec le coupable ; tous les mangemorts étaient solidaires mutuellement ; il était tout autant coupable.
    … Mais avant cela, il comptait bien lui soutirer tout ce qu’il savait.

    “Allez, avance, toi”, adressa t-il au mangemort d’un ton brusque en lui donnant une estocade dans le dos pour l’exhorter à avancer plus vite.

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Jeu 23 Déc - 21:25


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    Elena, même si elle ne montrait pas, était soulagée de voir son collègue.

    “Bien joué, Je vois que tu as de bons réflexes d’ailleurs et que tu sais frapper là il y a le plus de chance que ça fasse mal...”

    Elena ne put s'empêcher de sourire de la remarque de son collègue. C'est vrai que sur le moment, elle n'avait pas rit, mais finalement, c'était assez drôle de le voir se plier de douleur comme ça.

    « Il en faut plus que ça, dit-elle en regardant le mangemort avec dégout, pour me tuer! »

    Une fois que William l'eut attrapé, Elena se releva et attrapa immédiatement sa baguette et la fourra dans la poche de son jean. Quand elle se retourna, William avait enlevé le masque au mangemort. La première chose qui frappa Elena fut son jeune âge. Il ne devait pas avoir plus de 35 ans et pourtant son regard était empli de haine, comme s'il portait toute la colère du monde. Comment pouvait-on en arriver ? Que s'était-il passé pour que cet homme devienne sanguinaire et un meurtrier ??

    Mais là n'était pas la question. La question était de savoir si c'était lui qui avait tué M Shönder et fait exploser leur maison. Déjà, le mangemort ne semblait pas vouloir coopérer avec les aurors et elle sentit immédiatement que William allait perdre patience surtout quand le mangemort lui dit qu'il préférait mourir que de répondre à leurs questions. Aie Aie Aie !!! C'était le genre de réponse que William détestait entendre. Elena avait eut un bon pressentiment. D'un geste vif son collègue avait saisit le bras du mangemort en le tordant fermement, faisant crier de douleur celui-ci. Mais Elena s'en moquait et ricana quand William fit remarquer au meurtrier qu'elle pouvait toujours se re-occuper de son cas puis il le poussa sans ménagement par terre pour le ligoter à l'aide d'un sort de saucissonage.

    Elena ne s'y attendait pas, mais son collègue remarqua soudain qu'elle s'était blessée à l'arcade.
    « Ah bon ? » La jeune femme fronça les sourcils et une petite douleur la lancina. William observa sa blessure et jugea préférable qu'elle nettoie cette plaie avant qu'elle ne s'infecte. Ce que William n'avait surement pas remarqué c'est le tressautement de sa collègue. Elle était plutôt surprise qu'il s'approche si près d'elle et elle dut faire appel à son plus grand self-contrôl pour calmer les battements de son cœur. C'était un comportement étrange après ce qu'elle avait vécu mais elle ne pouvait pas s'en empêcher, toute troublée qu'elle était par ce rapprochement soudain et la bagarre qu'elle avait eu quelques minutes plus tôt.

    William força leur prisonnier à entrer dans la maison et avec l'aide d'Elena l'assit sur une chaise. Pendant que Will le gardait, Elena repartit à la cuisine. Elle revint, un mouchoir humide contre son arcade et se mit à côté de son collègue. Elle lança également un sort d'insonorisation à la pièce au cas ou le mangemort se mettrait à hurler.
    Celui-ci se mit alors à tourner autour du mangemort et Elena se planta devant lui la mine sévère:

    « Quel est ton nom ? »

    Comme dit plus haut, le mangemort ne semblait pas vouloir parler et il continuait sur sa lancée. Il ne parlait pas et s'amusait même à ignorer les deux aurors ce qui commençait à sérieusement agacer Elena qui n'était pas très patiente … surtout avec les mangemorts. Ce dernier semblait enfermé dans un mutisme dont il ne voulait pas se sortir.

    « Et oh !!! Je te parle! Le coup que je t'ai donné t'a rendu sourd peut-être ?? »

    Oui c'était LA technique d'Elena, certes pas très correcte niveau éthique et respect mais elle marchait souvent. Et puis que voulez-vous, avec William comme partenaire, on ne peut que devenir ironique non ??

    « Mon nom est Vladimir … Vladimir Muller » fit-il avec un sourire diabolique. Elena, ayant une bonne mémoire essaya de se rappeler si elle avait déjà entendu ce nom quelque part mais le nom de Muller ne lui disait strictement rien. Elle jeta un coup d'œil à son collègue qui semblait lui aussi pensif. Soupirant intérieurement, elle en déduisit que soit il était un nouveau mangemort, soit il n'était pas anglais. Vu sa façon de la narguer et son regard si froid, il ne devait pas être un novice. De plus, elle l'avait trouvé seul, cela signifiait qu'on lui faisait assez confiance pour mener une mission en solo. En général, avec son expérience du terrain, ce genre d'individu étaient les plus dangereux puisque les plus puissants.

    « Pourquoi t'a-t-on demander de tuer M Shönder ? »

    Le sourire du mangemort disparu tout à coup à l'évocation du nom de M Shönder et il ne put s'empêcher de lancer une fois de plus un regard empli de haine à Elena.

    « Je n'y suis pour rien là dedans! »
    « Tu te fiches de moi là!! » se mit à hurler Elena. « Pourquoi étais-tu là alors ?? Tu te promenais à la belle étoile et tu t'es dit, tiens et si j'allais escalader les murs de cette maison histoire de voir qui s'y trouve?! »
    Le mangemort ricana et Elena, qui était exaspérée par ce comportement, le saisit par le col de sa cape et s'approcha près de lui:

    « Je réitère ma question: pourquoi t'a-t-on demander de tuer M Shönder et ensuite sa famille? »

    Le mangemort ne répondait toujours pas et s'était remis à sourire. Il prenait un plaisir malsain à provoquer Elena et celle-ci n'arrivait pas à se calmer … d'habitude, c'était William qu'il fallait calmer

    Elle s'éloigna du prisonnier et tourna autour de lui tout en soufflant un bon coup. Puis elle dit d'une voix faussement désolée:

    « Tu ne veux pas parler ?? Tant pis, mon collègue va se charger de toi alors. Pas de chance c'est moi la plus gentille ici! »

    Elle espérait vraiment que ses paroles auraient un effet sur le prisonnier mais celui-ci semblait hermétique à toutes paroles.

    « Il est à toi William! »
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Jeu 23 Déc - 23:52



    Vladimir Muller... En réalité, William connaissait ce nom. Il le connaissait, mais... Sur l’instant où il l’entendit il ne se souvint pas où il avait pu l’entendre ou même le voir... Il avait simplement l’impression d’avoir déjà entendu ce nom. Tandis que sa coéquipière l’interrogeait, William se leva, fit quelques pas dans la pièce tout en écoutant d’une oreille toutefois attentive ; il réfléchissait, il essayait de se souvenir... Rien à y faire, il n’y parvenait pas ; c’était à s’en arracher les cheveux !

    Pour mieux se concentrer, il ferma les yeux, se concentra sur sa seule voix... Il l’avait entendu quelque part il en était certain ! Cela vous faisait-il souvent cette impression ? Lorsque vous étiez certains de connaître quelqu’un mais qu’il vous était impossible de pouvoir mettre un nom dessus... Ou plutôt un souvenir dessus, dans ce cas présent. Cette voix qui résonnait dans son esprit... Concentre-toi, William ! Lentement, il se retourna, se concentra sur ses traits ; la voix d’Elena lui parvenait ; il était évident qu’elle perdait son sang-froid et sans nul doute qu’ils n’en tireraient rien de lui... s’il ne le forçait pas un peu...
    Si seulement il parvenait à se souvenir de qui il était, d’où il le connaissait... Où il l’avait rencontré...
    Il se rapprocha doucement ; sûrement mais lentement, toujours concentré sur ses traits... Sur ses yeux... L’expression de son visage, l’éclat dans ses yeux... Il était persuadé de l’avoir déjà vu... De l’avoir déjà côtoyé...
    Vladimir Muller...
    Ce nom résonna dans son esprit... Il tentait toujours de se souvenir alors qu’il se rapprochait toujours d’un pas lent...

    “Les mangemorts n’ont pas forcément de raison réel... Quand ils tuent... C’est ce qui fait qu’ils sont imprévisibles, et dangereux...”, dit-il à l’adresse d’Elena. C’était plus un murmure pour lui-même mais il s’était rapproché d’Elena et de leur prisonnier et elle l’avait surement entendu ses paroles aussi... C’était une vérité générale...

    Il s’était immobilisé à quelques mètres devant lui, l’observant d’un regard perçant, songeur... Soudain, la révélation le heurta de plein fouet alors que ce regard empli de haine, empli de colère lui rappela enfin ce dont il voulait se souvenir depuis environ dix bonnes minutes. Il voyait encore la silhouette se retourner ; un sourire s’étirer sur ses lèvres... William n’avait rien fait ; il n’avait pas eu le temps... Puis, il avait disparu. Il l’avait laissé s’échapper. Au moment actuel, William se sentit comme frappé... Comme si on venait de le frapper au visage... Tout lui revint soudain en mémoire, il se souvenait nettement de ce qui s’était passé... Les images défilèrent à nouveau dans son esprit. Après ce jour, il n’avait plus dormi pendant des jours, des mois ; il l’avait cherché en vain ce mangemort qui lui avait échappé, cette personne avec qui il avait des choses à régler... Beaucoup de choses... Une revanche à prendre... Il ne l’avait jamais retrouvé, et aujourd’hui il l’avait là, face à lui ; à portée de main... Il avait été d’une humeur massacrante durant des mois ; ses collègues pouvaient encore en témoigner ; c’était bien avant l’époque où il avait commencé à travailler avec Elena. Jamais une affaire ne l’avait autant hanté, jamais un coupable ne lui avait échappé et surtout n’avait semblé prendre plaisir à se jouer autant de lui. Une haine comparable à celle qu’il avait pu ressentir à cette époque le frappa de nouveau, une fureur telle qu’il sentit ses doigts se crisper sur sa baguette qui le démangeait en ce moment présent... Elle voulait agir, elle voulait cette fois ne pas rater sa cible... Elle voulait tuer cet assassin... C’était comme si elle était devenue comme folle, folle en ayant conscience qu’il était à présent ici dans la même pièce. C’est comme s’il ne pouvait la contrôler, ne pouvait se contrôler...
    … En particulier lorsqu’il revoyait le corps sans vie de son ami et collègue qui était mort en le sauvant, si l’on pouvait dire ainsi... C’était lui qui avait reçu le sortilège de mort de plein fouet ; lui qui était mort ce jour-là alors que s’il n’avait été là, ce serait peut-être Will’ qui, aujourd’hui, ne serait plus là... Il voyait tout à présent en détails dans son esprit... Comme s’il revivait un vieux film en noir et blanc... Tout repassait dans sa mémoire... Puis, le visage de Vladimir Muller venait se superposer à celui qu’il avait vu il y a des années, mais qui était néanmoins plus jeune... Les deux images se superposaient. Il n’avait pu rien faire pour empêcher son ami de mourir (on ne pouvait rien faire de toute façon contre le sortilège de mort ! La mort était immédiate !)... Vladimir avait transplané, dans un ricanement diabolique, au moment où Will’ lui avait sauté dessus, prêt à le tuer de ses propres mains...

    Trop tard. Pendant des semaines, William n’en avait pas dormi. Et aujourd’hui... Aujourd’hui, il était là devant lui... Sans nul doute il l’avait reconnu ; sans doute qu’il se souvenait de ce jour là... Il n’avait quand même pas pu l’oublier quand même, le jour où il avait tué un Auror, le jour où son collègue n’avait pu le rattraper à temps ; le jour à partir duquel il avait dû se cacher pendant plusieurs mois en sachant qu’il devait se faire plus que discret... A coups sûrs, William avait bien du mal à contrôler une pulsion soudaine qui lui disait de l’achever là, pendant qu’il était à sa merci, une pulsion qui lui disait de venger la mort de son ami qui était mort par sa faute...

    Il fit quelques pas en avant, posa une main sur le bras d’Elena, (comme si finalement il était inconsciemment attiré par le moindre contact avec elle Rolling Eyes ), lui soufflant que ça ne servait à rien de s’énerver, insistant pour qu’elle reprenne son calme... Il ne ressortait rien de bon lorsqu’on laissait place à la colère, elle devait s’en souvenir, c’était l’une de ses règles qu’il avait déjà eu à lui citer. Alors que lui-même était intérieurement comme chauffé à blanc et qu’il semblait sur le point de perdre son calme lui-même?! Quel ironie ! - sans nul doute que sentir la main de son collègue sur son bras aurait certainement l’avantage de directement l’apaiser d’ailleurs ! -. Il la prit à part tout en gardant l’homme dans son champ de vision au cas où celui-ci ferait ne serait-ce un geste qui serait une menace pour eux et qu’il faudrait appréhender.

    “Elena... Tu dois savoir quelque chose... Il n’est pas un nouveau mangemort... Ce n’est pas un novice... Il a déjà fait des coups...”, lui dit-il. Et Elena avait ben et bien échappé belle en parvenant à le maîtriser ce soir. “C’est un solitaire. Il agit souvent seul, mais peut être payé par des gens extrêmement riches pour qu’il fasse le sale boulot à leur place... “.

    Et dans le cas présent, il faudrait savoir si oui, ou non, il avait été payé par quelqu’un ou s’il avait agit de son propre chef. Par contre, si quelqu’un l’avait payé, tout dépendait de sa place dans la société... Plus il avait de liaisons hautes placées, plus il serait difficilement atteignable. Ce n’était pourtant pas ce que Will’ craignait. Oh non. Cette fois, il ne laisserait pas s’échapper ; il ne le laisserait pas s’en sortir aussi facilement... Pas pour tout l’or du monde.

    Elena semblait le regarder étrangement, il en était conscient, comme si elle cherchait à savoir, à comprendre comment il savait tout cela... William ne dit rien d’autres... pour le moment ; il retomba dans ses réflexions personnelles... puis, lâchant son bras, il s’approcha d’un pas extrêmement lent de l’homme en ne cessant de le fixer...
    Vladimir Muller...
    Ce nom qu’il avait haï pendant des années... Ce nom qu’il avait rêvé pendant des mois ; il avait rêvé qu’il attrapait enfin... Ce jour était enfin là... En un tournemain, il avait sorti sa baguette et l’avait directement dirigé au-dessous de sa gorge, l'extrémité de sa baguette effleurant presque la peau du coup de l’assassin... Il sentit l’autre tressaillir, mais il ne bougea pas. Il ne baissa pas non plus le regard. S’il l’avait fait d’ailleurs, William s’en serait senti quelque peu déçu car ce n’était pas ainsi qu’il se souvenait de lui...

    “Vladimir Muller...”
    Ce nom sonna étrangement dans sa bouche... Comme un vieux souvenir qui remonterait à la surface. Comme un souvenir qui s’infiltrerait de nouveau, tel un venin mortel, dans les veines d’une personne qui ne pourrait être que spectateur de la scène, sans pouvoir faire quoique ce soit pour cesser ce venin de circuler. Impuissant... Comme la dernière fois... Cette fois, il ne le serait pas.
    Cette fois, il ne serait pas faible. Il ne se laisserait pas avoir. Inconsciemment, sa baguette s’appuya davantage sur la gorge de Vladimir Muller.

    “Pour qui travailles-tu ? Si jamais tu travailles pour quelqu’un du moins... Qui t’envoie? Réponds-moi ou je te jure, que cette fois, tu ne m’échapperas pas...”, lâcha t-il dans un souffle sans lâcher son interlocuteur des yeux, le regard plus noir que le ciel une nuit où aucunes étoiles ne brillaient. Le regard si noir... Contradictoire quand on savait qu’il avait des yeux d’un bleu très clair...



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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Sam 25 Déc - 23:34


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William


    Elena avait immédiatement senti le comportement de son collègue changer. Soit il connaissait ce Vladimir Muller et l'avait immédiatement reconnu, soit il cherchait dans sa mémoire s'il le connaissait. Puis, soudain, il sembla se réveiller et s'avança vers le meurtrier en le menaçant. Elena n'approuvait pas cette technique d'intimidation même si, il fallait l'avouer, cette technique était efficace. Mais cette fois-ci, la jeune femme se devait d'intervenir, elle n'avait pas le choix.
    Elle prit le bras de William et l'éloigna de Vladimir qui avait retrouvé son sourire provocateur.

    « William, calmes-toi. Il cherche à ta faire exploser, c'est juste un moyen pour te mettre hors de toi. Tu ne vois pas que, quand on s'énerve il n'arrête pas de sourire. Feins l'ignorance, tu n'as rien à perdre … » dit-elle d'une voix apaisante; elle ne lui avait pas non plus lachée le bras, comme si elle sentait ou voulait que son seul contact l'apaise. Qu'elle l'apaise, comme il l'apaise à elle.

    « Si je vous dis pour qui je travaille, ça ne servira à rien! Il est bien trop haut placé pour être enfermé par des gens de votre espèce! … des sangs mêlés! » dit-il sans pouvoir caché son dégoût. D'ailleurs il grimaça et finit par regarde les deux aurors avec mépris …. comme s'ils n'étaient que de la bouse de dragon à ses yeux.

    Elena ferma les yeux pour se calmer mais le sang dans ses veines martelaient contre ses tempes. Cet homme avait le don de l'exaspérer au plus haut point en ne disant qu'une malheureuse phrase. Il l'énervait d'autant plus qu'elle se doutait que William le connaissait. Elle se demandait, d'ailleurs, comment un mangemort reconnu et que William connaissait pouvait être encore en liberté. Quoi qu'il en soit, elle ne supporta pas plus les allusions racistes de ce mangemort 'à la noix' et, d'un seul mouvement dégaina sa baguette et l'appuya bien contre la gorge du prisonnier.

    « Les sangs-mêlés que tu as devant toi ont la capacité de te tuer à petit feu ou directement de t'emmener à azkaban pour recevoir le baiser des détraqueurs alors je serais toi, je la mettrais en veilleuse, tu n'es certainement pas en position de force! »

    Elle avait prononcé ces phrases d'un voix si basse qui seules des oreilles attentives auraient pu entendre. Le mangemort ne montrait aucune émotions, mais elle l'avait sentit tressaillir sous sa baguette. Elena ne rigolait plus maintenant. Elle vouait une haine sans merci aux mangemorts. Elle ne les supportait plus et voudrait tous les éliminer un par un. Ce sont des personnes qui ne méritent même pas d'aller à Azkaban pour le reste de leur vie. Ils ne sont même pas digne d'avoir encore le droit de vivre alors qu'ils détruisent des milliers de vies à chaque fois qu'ils se débarrassent de quelqu'un.
    La première fois qu'elle a vu le visage de Mme Shönder, elle comprit immédiatement ce que ressentait la veuve et quand elle avait vu le visage décomposé des enfants, elle était à deux doigts d'avoir les larmes aux yeux tant elle comprenait leur souffrance et leur détresse. Pourquoi ? Parce que sa mère avait été assassiné par des mangemorts. Elle était loin d'être une farouche opposante du seigneur des ténèbres mais elle s'était trouvée là, au mauvais moment et avait vu des choses qu'elle n'aurait pas dû voir. Son statut de sang mêlé ne l'avait pas aidé à être épargné et elle fut éliminée parce qu'elle était trop gênante.

    Elle s'éloigna alors de Vladimir et lui lança un regard noir. Puis, elle jeta le mouchoir qu'elle avait utilisé pour la plaie à son arcade. S'ils continuaient à cuisiner ce mangemort, ils n'obtiendraient rien de plus. Si William savait comment le faire parler il ne lui aurait pas laissé faire ce qu'elle venait de … faire. Si son collègue savait comment le faire parler, il aurait prit la suite de l'interrogatoire en main et il serait déjà entrain de tout avouer sans pouvoir s'arrêter.

    « Je vais contacter Paul pour qu'il appelle Azkaban, qu'ils aient une cellule pour lui. »

    Sur ces paroles, elle prit de la poudre de cheminette et prononça : « Paul Stevens, Bureau des Aurors, ministère de la magie, Londres! » distinctement et assez fort. Quelques secondes plus tard, le visage de Paul apparaissait dans les cendres de la cheminée. Elle lui expliqua la situation brièvement et Paul leur assura qu'ils envoyaient une équipe d'aurors pour amener Vladimir à Azkaban ou il y 'pourrira' jusqu'à la fin de sa vie. Elle fit un signe de tête à William pour lui dire que les aurors étaient en route pour l'amener à Azkaban. Puis, elle fit un rapport à Paul sur la soirée jusqu'à présent puis arrêta la conversation.

    Elle se tourna alors vers le prisonnier et revint à la même à laquelle elle était quand elle l'avait menaçée. D'une voix tout aussi basse et froide:

    « Les aurors qui vont vous conduire à Azkaban vont arriver. Croyez-moi, vous n'en sortirez jamais vivant, j'en fait une affaire personnelle. »

    Dans son regard, elle essayait de faire passer tout le dégout qu'elle ressentait pour cet homme. Il ne signifiait rien à part qu'il était juste un pion du seigneur des ténèbres. Un être qui disait agir pour son propre intêret, mais qui servait, tel la vermine qu'il était, le plus grand mage noir de tous les temps. Cet homme avait détruit des centaines de vies et rien que pour cela, parce qu'il en avait prit du plaisir, Elena estimait qu'il ne méritait pas d'être en liberté et de vivre sa vie comme si de rien n'était. Elle se demandait, d'ailleurs, chaque jour, comment faisait des mangemorts pour vivre avec tant de morts sur la conscience. Peut-être n'ont-ils pas de conscience ou simplement d'états d'âmes??

    « Ce n'est pas fini. On reviendra quand même vous interroger! »

    Et quelques secondes plus tard des aurors transplanaient dans la salle.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Dim 26 Déc - 10:14


    Cette fois, il ne le laisserait pas partir. Il ne le laisserait pas s’échapper... Vladimir Muller ne sembla pas ciller devant cette méthode d’intimidation qui aurait fait céder n’importe qui, n’importe quel lâche... Mais il avait déjà rencontré William, il le connaissait, il savait ses méthodes, et il n’était pas vraiment lâche ; il n’en semblait pas intimidé le moins du monde, cela ne semblait que le renforcer davantage dans sa volonté de paraître le plus méprisable possible, comme s’il connaissait l’un de ses points faibles que tous ignorait. William l’entendit lâcher entre ses dents... “Crois-tu que tu parviendras à me tuer ?”. A voix basse ; voix basse que pouvait seulement entendre William qui renforça automatiquement la pression sur son cou. Provocation. C’était de la pure provocation c’était tout ; rien d’autres. Il était bien courageux... Ou alors, il avait su que ce serait lui et quelqu’un d’autre qui monterait la gare auprès de la famille Schönder et en apprenant cela, il avait voulu absolument revoir un ancien ‘copain’... Il était peut-être même allé jusqu’à supplier son maître... Au final, peut lui importait cette lamentable famille qui pleurait un mari ou un père défunt... Peut-être n’était-il revenu ici juste pour avoir le ‘plaisir’ de revoir cet Auror... William Carter. Revoir cette haine dans ses yeux, et le forcer à aller jusque ses limites en le poussant à bout... Voir s’il réussirait... A le tuer. Au final, il s’en fichait de la mort, il n’avait pas grand-chose à perdre... Il n’avait jamais rien eu ; il ne lui restait plus que son honneur à servir son Maître. Alors qu’un sorte de sourire presque démentiel s’étendait de long en large de son visage, William sembla presque comprendre tout ceci comme la seule raison qui l’eut fait amené ici... “Je n’irais pas parier si j’étais toi”.

    Pourtant, il était évident que c’était ce qu’il recherchait... La mort. Il devenait clair dans son esprit que le but seul de sa manœuvre de le provoquer était de le pousser à bout et de faire en sorte de lui faire faire une bavure... S’il ne voulait pas forcément mourir, il voulait assurément le rendre coupable et si en le rendant coupable il y laissait la vie, alors la mort n’en serait que plus dérisoire. Si William n’aurait pas hésité un instant à tuer une personne qui avait tué de sang-froid l’un de ses amis, son supérieur n’aurait peut-être pas accepté quelque chose qu’il aurait pu éviter... A moins que déguiser en accident ? En espérant qu’Elena marche dans le coup et soutienne la même version, mais étrangement il n’en doutait pas vraiment. Il aurait perdu son sang-froid... Un bon Auror ne devait pas perdre son sang-froid. Jamais. Cette règle figurait parmi les siennes... La numéro 52. Il devait mettre ses états-d’âmes de côté... Il devait aller à Azkaban. Pourtant, lorsqu’il songeait à son ancien collègue - qu’il avait pu considérer comme un ami -, une colère vibrante étouffait sa raison, annihilait son bon sens...

    Il sentit une main se poser sur son bras. Etrange sensation... Cette colère était toujours là quelques secondes plus tard mais elle sembla se contenir davantage, ou baisser relativement faiblement du moins alors qu’Elena décidait d’interposer et d’essayer... de le raisonner ? Y avait-il une chance qu’elle y parvienne ? En tous les cas, William sembla plus disposé à écouter et à changer de tactique, pendant quelques secondes...

    « William, calmes-toi. Il cherche à ta faire exploser, c'est juste un moyen pour te mettre hors de toi. Tu ne vois pas que, quand on s'énerve il n'arrête pas de sourire. Feins l'ignorance, tu n'as rien à perdre … ». Sa voix était apaisante. Il l’observa sans la lâcher des yeux. Feindre l’ignorance ? C’était justement ça qui lui était impossible... Toutefois, il était évident qu’il faisait exprès de le provoquer, en espérant qu’il finisse par craquer... Mais ignorer, non, il ne le pouvait ?!

    « Si je vous dis pour qui je travaille, ça ne servira à rien! Il est bien trop haut placé pour être enfermé par des gens de votre espèce! … des sangs mêlés! »

    Cette fois, son geste avait été trop rapide pour qu’Elena ou même ce Wladimir puisse se rendre compte et éviter à temps ce qui suivit... Tellement rapide en fait que les trois personnes présentes ici purent douter de l’existence qu’une telle action eut lieu. William venait d’envoyer son poing dans la figure à l’autre qui se prenait pour quelqu’un de supérieur à eux sous prétexte du rang et du statut de sang de celui qui l’avait envoyé ici, qui ne cessait de se foutre d’eux depuis le début, qui ne cessait de se moquer d’eux alors qu’il était actuellement à leur merci... Et il continuait à fanfaronner. Pour être honnête, ses airs méprisants et son discours lui tapait sur le système et William ne put empêcher son geste de partir... Tout simplement. Quand quelque chose nous brûle de l’intérieur, il ne faut pas le garder en soi ! Quoi ? Il n’avait pas utilisé sa baguette après tout... Il venait juste d’utiliser sa main (aa). Un feulement de douleur s’échappa des lèvres du mangemort alors qu’il contenait sa rage et qu’il s’était mis soudain à se démener comme s’il espérait pouvoir se défaire de ses liens serrés étroitement. Une goutte de sang perlait au coin de sa bouche...

    Cette fois, ce fut Elena qui, par la suite, perdit contrôle sur elle-même et lui coinça sa baguette sous la gorge en lui murmurant des mots que William ne comprit qu’à moitié. Bon, il avait un peu mal à la main, mais peu lui importait bien... Cela faisait tellement de bien de frapper une telle vermine ! Bon okay, ses méthodes laissaient parfois à désirer, mais que voulez-vous elles étaient souvent efficaces... Enfin, il ne s’était jamais laissé emporter à ce point non plus ; habituellement il se contentait des habituelles méthodes d’intimidation auxquelles il était habitué... Habituellement, il rusait simplement pour arriver à décrocher une révélation d’un présumé coupable, mais là désolé mais cela avait été trop fort !

    Lorsqu’Elena se tourna de nouveau vers lui et qu’elle lui dit qu’elle allait contacter Paul, lui dire de préparer une cellule pour lui à Azkaban, il hocha simplement la tête et la laissant se diriger en direction de la cheminée, William s’approcha de nouveau du mangemort, en ayant de nouveau retrouvé un semblant de maîtrise de soi. Azkaban... C’était encore trop doux pour lui. Pour cette... Vermine à laquelle il lança un regard noir et alors que sa coéquipière ‘discutait’ avec la tête de leur chef qui était apparue dans la cheminée, il eut cette petite discussion avec Wladimir Muller...

    “ Je te promets que je n’en ai pas fini avec toi...” dit-il dans un murmure menaçant...
    “Tu ne sortiras rien du tout de moi” ..., répondit-il en ayant à moitié un goût de sang dans la bouche... “... Comment va ton ami, sinon?”... Provocation, encore une fois. Il savait pertinemment qu’il n’était plus en vie. Si Elena n’était pas revenue à ce moment-là vers eux, William ne sait pas ce qu’il lui aurait fait mais quitte à le rouer de coups jusqu’à ce que mort s’ensuive, peu lui importait bien... Venger son ami avait bien attendu duré assez de temps ; le moment était enfin venu et il ne serait pas arrêté tant qu’il n’aurait pensé qu’il avait suffisamment vengé sa mort. Pour la première fois depuis toujours, il lui semblait perdre le total contrôle de lui-même, toute raison lui échappait...
    Lorsqu’Elena se rapprocha, comme si c’était ‘chacun leur tour’ de s’occuper du mangemort, William s’éloigna de plusieurs mètres de lui ; comme si le fait de ‘s’occuper’ tout à tour de lui leur permettait à chacun de se reprendre, de pouvoir reprendre contenance et éviter d’aller trop loin et de céder à ses provocations continuelles. William s’éloigna de quelques pas, mais demeura les yeux fixés sur les deux personnes.

    « Ce n'est pas fini. On reviendra quand même vous interroger! »

    C’était une certitude. William n’allait pas lâcher prise et ses yeux fixés sur lui semblait dire la même chose bien qu’il n’entendit pas ce qu’elle dit au mangemort à voix très basse. Il allait, s’il le faut, passer des semaines et des semaines mais quitte à le saigner à blanc pour obtenir des réponses, et surtout l’aveu de sa bouche du meurtre de son collègue... Peut-être était-ce cela au final qu’il recherchait le plus, plus encore que l’aveu de l’assassinat de Mr Schönder... Non, les deux lui importaient évidemment. Oui, il voulait les aveux de sa bouche. Peut-être que la présence des Détraqueurs allait délier sa langue ? Durant le laps de secondes qui s’écoula entre cet instant et l’arrivée des Aurors qui venaient chercher le mangemort, il se passa plus de choses que ce que William aurait pensé... Et pourtant, ces quelques secondes furent suffisantes à le mettre totalement hors de lui... Ne l’était-il pas déjà ? S’il en avait approché, il ne l’avait pas encore été vraiment de toute évidence... Il avait du moins conservé son sang-froid, même une infime quantité...
    “Jamais je ne dirai rien. Vous feriez bien de me tuer tout de suite”, ricana l’autre.
    “C’est ce que tu aimerais. Si tel est ton seul plaisir, je ne te l’accorderais pas certainement pas... Aucun de nous. Tu finiras à Azkaban, en espérant que cela soit un sort pire que la Mort même, en espérant que les Détraqueurs te délient la langue ; comme ma collègue l’a dit, nous n’en avons pas fini avec toi...”
    “Vous êtes tous faibles, à ce que je vois... Les Aurors... Libérez-vous donc, laissez donc la colère vous envahir, et tuez-moi donc !... C’est ce que tu attends... Je le sais, c’est ce que tu veux...”
    ricana l’autre d’un ton méprisant... comme si c’était tout ce qui lui restait. Il avait déjà perdu sa dignité, ses grands airs de suffisances étaient tout ce qu’il lui restait... sa seule manière de pouvoir se montrer fort et tenir tête contre les deux Aurors ? Son regard oscillait entre les deux Aurors mais ses dernières paroles s’adressaient à William seul, il le savait. D’ailleurs, ce qu’il laissa échapper ensuite n’en laissa aucun soupçons... “Tu n’as pas changé je vois... Collègue as-tu dit ?... Cela me rappelle de bons souvenirs, merveilleux... Comment va t-il au fait ? Mieux je suppose”. Idiot, il est mort, comment peut-il aller mieux ?!... “Et dire que j’aurai pu tuer celle-ci aussi... C’en était à deux..., si elle n’avait su se défendre... Quel exploit cela aurait pour moi de t’infliger encore cela...”. Il allait lui faire avaler sa suffisance et ses airs supérieurs ! D’un seul bond, William s’était sentit bondir pour lui arracher les yeux sans doute... D’un seul geste, sa baguette s’était brandie alors qu’il s’était rapproché de l’autre mais avant qu’il ait pu lui glisser sa baguette sous la gorge, un craquement sonore dans la pièce l’arrêta net dans son mouvement alors que les trois autres Aurors apparaissaient.

    Ceux qui devaient emmener le mangemort. Avec l’impression de trembler de tous ses membres ou de s’être transformé soudainement en furie, les seuls mots qu’il put lâcher furent : “Il est là. Emportez-le... Le plus loin possible de moi pour le moment. Azkaban suffira”. Mais ils n’en avaient pas terminé. Oh que non, cela ne faisait même que commencer. Il lui ferait arracher ses aveux ; il voulait l’entendre supplier !… Et le voir mourir à petits feux !“Faites attention, soyez vigilants ; il est sournois et peut vous filer entre les doigts dans un moment d’inattention... Ne le sous-estimez pas”.

    Les trois Aurors comprirent instantanément l’impératif de ces paroles mais également qu’il était préférable qu’ils éloignent ce mangemort et l’emmène le plus loin possible et au plus vite, avant qu’un meurtre n’ait encore lieu... Ils ne posèrent aucunes questions sur le fait que du sang maculait le coin de sa bouche... Sans doute pensèrent-ils que cela avait été fait lorsque William et Elena avaient dû se battre contre lui en tentant de le mettre hors jeu... Deux des trois Aurors se hâtèrent aux côtés du mangemort qu’ils relevèrent sans ménagement et le maintenant fermement, ils ne mirent que peu de temps avant de transplaner à nouveau avec. Le troisième Auror leur communiqua l’information suivante selon laquelle il valait mieux qu’ils restent le restant de la nuit dans la maison à monter la garde auprès de la famille Schönder, au cas où ; au cas où qu’il se serait pas seul. William n’avait pas l’intention de toutes les façons de lever la garde ce soir sous prétexte qu’un mangemort était arrêté... Tous dangers n’étaient pas écartés. Qui sait...

    Le silence revint dans la maison lorsqu’après un hochement de tête, le troisième Auror transplana également. D’un mouvement sec, William fit volte face et sortit de la pièce à grands-pas en lâchant simplement sans se retourner : “Je sors” à l’adresse d’Elena. Dire qu’il était furieux serait bel et bien un euphémisme si vous voulez mon avis et, pour le moment, mieux valait le laisser tranquille et ne pas lui parler au risque de se faire envoyer balader clair et net... Même s’il appréciait particulièrement la personne. Il ressortit dans le jardin. Prendre l’air, évacuer un peu, cela ne pouvait faire que du bien après tout. Il avait besoin de rester seul quelques temps... Les étoiles brillaient intensément cette nuit-là ; le ciel était dépourvu de nuages, la nuit était claire. C’était une autre sorte de magie, celle-là, une autre sorte... Il demeura de longues minutes la tête levée vers le ciel, à observer le firmament, tentant de calmer ses nerfs par la même occasion par ce simple acte de contemplation...

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Lun 27 Déc - 16:00


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    On aurait dit que Vladimir était venu juste pour William, pour le provoquer. C'était malheureusement, l'impression que cela donnait à Elena. Ce n'était pas qu'une impression, c'était la simple vérité. La polonaise s'en rendit compte bien assez vite quand elle vit son collègue mettre son poing dans la figure de Vladimir. Ensuite, il fit allusion à un de ses collègues et il demandait à William comment il se portait. Elena se souvint que le collègue de William avait été tuer juste avant qu'elle arrive. Se pourrait-il que ce soit cet homme qui l'ai tué ? Se pourrait-il que ce soit lui le responsable ?? Dans ce cas, que faisait-il encore en liberté ?
    Elena ne chercha pas de réponses à ses questions. Si travailler avec William lui avait apprit une chose c'est observer : beaucoup et de façon intelligente. Et ce qu'elle observait, c'est qu'elle n'avait jamais vu son collègue dans un tel état d'énervement depuis qu'elle le connaissait. Elle ne reconnaissait plus son collègue, c'était comme s'il n'arrivait plus à contrôler sa colère. En général, c'était elle qui n'arrivait pas à garder son sang froid et c'était Wiliam qui la calmait.
    Elle ne savait pas ce qu'aurait fait William à cette pourriture si les aurors n'étaient pas arrivés à ce moment-là mais le mangemort ne serait peut-être pas vivant … ou il serait bien amoché en tout cas!!

    Elena regarda deux aurors amener le prisonnier et se dit qu'elle pouvait enfin souffler. Cet homme lui donnait des frissons dans le dos, tellement il était effrayant. Elle s'avança alors vers le troisième auror qui parlait à William. Il leur indiqua qu'il fallait qu'ils restent encore cette nuit. De toute façon, elle ne comptait pas partir maintenant. Qui dit que Vladimir opérait ou que ces 'petits camarades' n'attendaient pas sagement que les aurors partent pour tuer le reste de la famille en deuil. Après les recommandations de l'auror, William annonça qu'il sortait. Soupirant, Elena le regarda partir et dit à son collègue tout en soupirant:

    « ça été une soirée difficile, apparemment William connaissait déjà ce mangemort. Ce devait être encore plus dur pour lui. »
    « Surement » répondit cet auror à l'allure d'un joueur de quidditch à la longue chevelure noire. « Paul m'a dit que tu l'avais capturé, c'est pas mal vu ton gabarit et le sien » continua-t-il un brin moqueur.
    « Le gabarit ne compte pas dans ces cas-là, tu le sais aussi bien que moi! » répondit Elena vexée de cette comparaison si stupide et purement machiste. L'auror aux cheveux noir haussa les épaules puis re-ajusta sa cape. Elena croyait qu'il allait transplaner, mais avant il lui demanda:
    « C'est en voulant te défendre que tu as amoché le mangemort ? Le mangenmagot serait furieux de savoir que des aurors battent les prisonniers, tu le sais n'est-ce pas ?? »
    « Oui, oui simple geste de défense. Si je ne m'étais pas défendu, je serais surement morte David. » dit-elle de sa voix la plus calme. Pourtant, les battements de son coeur s'étaient accéléré dès que son collègue avait évoqué la colère du mangenmagot si de tels 'incidents' venaient à se produire. Elle n'en avait jamais discuté avec William, mais ils s'étaient toujours couvert l'un l'autre quand des arrestations dérapaient. Et puis, ce n'est pas comme si elles se passaient toutes de cette manière!!

    Soupirant une nouvelle fois, Elena le sort d'insonorisation et s'assit quelques minutes. Sa tête lui faisait un mal de chien et elle se massa quelques secondes les tempes avant de se lever et d'aller dans le jardin. William n'était toujours pas rentré. Bien qu'elle sache qu'il lui fallait un moment pour se calmer, ils travaillaient encore pour le reste de la nuit. Elena se dit aussi qu'il aurait peut-être envie de parler et qu'il ferait mieux de soigner également sa main. La jeune femme aurait juré qu'il avait grimacé quand il avait mit le coup de poing à Vladimir. Elle avança lentement à travers les couloirs sombres de la maison et avant de sortir dehors, s'envellopa un peu dans son gilet en laine. Le vent glacial qui soufflait lui fouettta le visage. Cependant, elle s'avança tout de même vers son collègue. Ce dernier ne bougeait, ne semblant pas l'avoir remarqué, perdu dans la contemplation de je ne sais quoi. Elena posa sa mains sur le bras de William.

    « ça va aller ?? » demanda-t-elle de sa voix la plus douce. Elle ne souhaitait pas mettre son collègue en colère, loin de là. Celui-ci ne répondit pas, absorbé par sa contemplation du ciel et Elena soupira intérieurement. Elle retira sa main du bras de William. Elle se laissa aller, elle aussi, à rêver, la tête dans les étoiles: le ciel était magnifique ce soir et vu les étoiles présentes, le temps serait magnifique demain matin.
    Après un temps de réflexion, elle dit:
    « David m'a demandé comment Muller avait été blesser. Il était soupçonneux et m'a fait remarquer que le mangenmagot n'approuverait pas qu'on violente les prisonniers. Je lui ai assuré que c'était moi qui m'étais défendu quand je me battais contre lui. Je n'aime pas mentir sur ce genre de chose mais j'ai préféré te couvrir et te mettre au courant immédiatement au cas où Paul ou le mangenmagot te poserait des questions. »
    Elena se tortilla pendant quelques secondes sur place et lui avoua en voulant détendre l'atmosphère:
    « Il fait vraiment très froid! Tu ne veux pas rentrer William, j'en profiterais pour soigner ta main. »

    Sans attendre de réponse, elle rentra dans la maisonnette. La nuit n'était pas terminée et même si Mulluer était hors d'état de nuire, le danger pouvait encore être présent. Machinalement, elle se rendit à la cuisine et fit du café. Elle ne sait pas combien de temps William avait mit pour rentrer mais quand elle revint à la salle à manger, il était assis dans le vieux fauteuil. Rassurée de le voir à l'intérieur – avec ce froid il allait attraper la mort !! - elle lui tendit sa tasse et posa la sienne.
    Elle sortit alors un lotion désinfectante et du coton. Toujours dos à William, elle l'entendait déjà raler dans sa barbe:

    « Merlin seul sait quel genre de maladie a cet homme, laisses toi soigner espèce d'ours! »

    Toujours un mince sourire aux lèvres elle s'approcha de lui et prit une chaise. Là, elle prit la main de William dans la sienne. Cette dernière était étrangement chaude ou simplement est-ce le fait que ce soit celle de William qui lui fasse cet effet-là. La polonaise repoussa cette idée de son esprit et se concentra sur la blessure de son ami.

    « ça va un peu piquer par contre. »

    Elle appliqua doucement la compresse puis, une fois tout ceci desinfecté, elle se retourna pour prendre le bandage. Lorsqu'elle se tourna pour faire face à William, elle tomba nez à nez avec les yeux de son partenaire. Elle retint son souffle pendant quelques instants, comme hypnotisée. Elle n'arrivait pas à détacher son regard de celui de William et quand – enfin ! - elle y parvint ce fut pour faire la navette à ses lèvres. Sans s'en rendre compte, elle déglutit avec difficultés et se mordit la lèvre inférieure. Les battements de coeur s'accélérèrent et elle n'arrivait pas à faire un mouvement. Elle se sentait perdre pied face à William et c'était à la fois déroutant et terriblement excitant puisqu'elle jugerait voir la même lueur de désir dans son regard.

    TOC TOC TOC
    L'instant magique fut brisé. Le petit garçon que William avait consolé plus tôt dans la soirée fit son entrée timidement. Comme brûlée par leur proximité, Elena s'éloigna vivement de son collègue pour venir à la rencontre du garçonnet.

    « ça va bonhomme? »
    « j'arrive pas à dormir et j'ai soif, je peux avoir un verre de lait?? » demanda-t-il toujours aussi timidement.
    Avec un petit sourire, Elena lui prit la main et l'assit sur un fauteuil confortable:
    « Bien sur, je vais te chercher ça. »

    Elle revint deux minutes plus tard un verre de lait et un cookie à la main qu'elle tendit au petit garçon. Ce dernier but une georgée de lait et demanda à Elena:

    « Je peux m'assoir sur tes genoux ? »

    Les enfants avaient toujours une grande facilité à communiquer et c'est ce qu'il manquait aux adultes: ne pas voir peur de communiquer, garder cette part d'innocence qui faisait que les enfants s'adaptaient à pleins de situations. Le garçonnet descendit du fauteuil laissant Elena s'y installer, puis tendit les bras pour qu'il s'y loge. Il but son verre de lait tranquillement et, alors qu'il grignotait son cookie, Elena lui demanda:

    « Tu n'arrives pas t'endormir? Tu veux que je te raconte une histoire? »

    Les yeux du petit s'illuminèrent et il acquiesça d'un mouvement de tête et finit avec avidité son cookie pour se coller contre la poitrine d'Elena. Surprise la jeune femme ne put s'empêcher de sourire et de caresser les cheveux de l'enfant.

    « D'accord. Tu connais l'histoire de Blanche neige ? C''est un compte moldu magnifque! »

    Elena commença alors son récit et rapidement le garçonnet s'endormit un petit sourire aux lèvres.



HJ: quelle emotion, notre 3eme page de RP :pirat:
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Lun 27 Déc - 19:08


    En réalité, Vladimir Muller incarnait sa faiblesse. La plus terrible, celle qu’il cachait le mieux normalement...  Cette faiblesse qui le poussait toujours à ne jamais devenir trop proches de ceux avec qui il travaillait ; cette faiblesse qui le poussait à rester froid, distant, autoritaire avec tout le monde... On ne devait pas mélanger le travail et le domaine affectif. L’une de ses règles. Or, cet homme symbolisait tout ceci ; en réapparaissant, sans nul doute qu’il était bel et bien conscient de l’effet qu’il aurait sur l’Auror. Il symbolisait la tentation de l’Amitié... On ne devait jamais être trop proches des gens, si on ne voulait pas souffrir de cela par la suite. A deux reprises il avait détourné cette règle... A deux reprises il l’avait transgressée.  Il était quasiment trop tard pour faire demi-tour.

    ~ Quelques années auparavant ~

    Un jour bien morose celui du 17  Septembre... Un jour bien morose pour l’équipe entière, le service entier évidemment. Personne ne parlait en ce jour où l’obscurité planait sur toutes les têtes et où pensées noires vagabondaient dans toutes les têtes. William, n’avait pas adressé un seul mot depuis que cela était arrivé. A peine lorsqu’il avait aboyé contre l’un des Aurors qui lui avait apporté un café trop chaud pour être bu. Depuis la veille sinon, il n’avait pas sorti un mot. Il n’était pas rentré chez lui cette nuit ; le premier Auror qui l’avait trouvé ce matin-là, l’avait trouvé endormir sur son bureau ; devant lui, une photo était posée. Sur celle-ci, on pouvait distinctement reconnaître Stan Steel et lui-même, l’un et l’autre  passant un bras autour de l’épaule de l’autre et riant aux éclats, comme les meilleurs amis du monde... En dix ans de carrière ensembles, il étaient rendus à ce point qu’ils étaient devenus comme des frères. Même si cela avait pris six mois pour que William ne daigne ne plus l’appeler par son nom de famille, et un an pour qu’il le tutoie enfin. Encore une nouvelle année avait passée avant que leur relation évolue au point que William puisse enfin l’appeler ‘son ami’. Aujourd’hui, toutes ces années venaient d’être réduites à néant... Aujourd’hui, et par la faute de ce satané mangemort qui lui avait échappé à cause d’une erreur d’inattention... Il s’était laissé avoir.

    Sa seule erreur en plus de vingt ans de carrière.

    Encore une erreur... Décidément, il était condamné qu’à n’en connaître malgré tous les efforts pour les éviter...  La dernière en date se nommait Elena, Il s'était laissé trop aller, Il fallait espérer qu'il n'y en ait plus d'autres. Tiens, en parlant d’elle justement...  C‘était elle qui, en quelques sortes, avait remplacé Stan. Son supérieur l’avait nommée elle pour remplacer son coéquipier. Il n’avait pas voulu qu’on le remplace. Il ne voulait par ailleurs aucun autre coéquipier...  Pas alors qu’il allait tout juste enterrer son collègue et meilleur ami ! Pas alors qu’il avait laissé son coéquipier mourir à sa place. Cela ne faisait que deux ans que tout s’était déroulé. Deux ans ! Il pouvait continuer de se débrouiller seul. Quelle était cette nouvelle lubie de son supérieur de lui redonner un coéquipier ?! Il avait décidé de faire équipe qu’avec lui-même ; au moins, cela éviterait de nouvelles erreurs. Il se débrouillait tout aussi bien tout seul, son supérieur ne pouvait le nier. Alors pour quelles raisons lui imposer la présence de quelqu’un d’autres ?!
    C’est ainsi qu’Elena arriva... Dans ces circonstances. Alors... comment pouvait-il l’accueillir autrement qu’avec de l’hostilité ? Plus que de l’hostilité, il était réellement froid, distant avec elle. Et plus encore car il avait l’étrange impression au fond de lui qu’il  ressentait quelque chose d’autres... envers sa nouvelle coéquipière. Sa volonté de paraître hostile n’en fut alors que davantage accrue. Cela ne servait à rien que de s’attacher aux gens.

    Elle ne lui avait rien fait pourtant, il avait mis une règle d’or à cela, quitte à paraître le plus désagréable des êtres humains, autant qu’il le paraisse ainsi. Il avait passé une bonne semaine dans le bureau de son supérieur à essayer de négocier cela, mais il n’avait pas démordu. Il était catégorique. William n’avait pas à culpabiliser. Il faisait du très bon boulot ; tout ne devait pas s’arrêter de tourner avec la mort d’un Auror. Il lui avait refusé sa démission C’était quelques jours après qu’Elena était alors arrivée. Plus personne n’osait évoqué les faits antérieurs qui s’était produits quelques semaines auparavant ; William n’en parlait d’ailleurs jamais non plus mais, il continuait à penser son enquête. Seul, refusant toutes aides. Il partait seul en mission, refusant catégoriquement que quelqu’un l’accompagne. Il refusait même d’en parler à quiconque... Finalement il avait dû laisser de côté ce dossier.
    La vie avait reprit son cours. Wladimir Muller était encore en liberté.
    Mais voilà qu’une deuxième erreur était survenue...  En devenant trop proche de sa nouvelle coéquipière, jusqu’à ce que l’erreur survienne il y a de cela quelques jours. Et maintenant voilà que ce Wladimir était de retour et qu’il l’avait menacé de faire la même chose que la dernière fois...
    … Parce qu’il n’y avait rien de pire que cela pour lui. Parce qu’il savait qu’il s’agissait certainement de sa seule faiblesse... Il ne laisserait jamais quelqu’un mourir, surtout par sa faute ;  Il ne laisserait jamais quelqu’un s’en prendre aux personnes qui lui était le plus proche. Pas encore.  En effet, il avait endossé toute la faute de cela sur lui-même. C’était sans nul doute sa seule faiblesse connue et peu de monde était d’ailleurs au courant...  Pour cela également qu’il avait prit comme résolution de ne plus s’attacher autant depuis la perte de son ami et collègue, Stan Steel. Simplement parce qu’il le fallait, simplement parce qu’il valait mieux ne pas trop s’attacher aux gens avec qui on travaillait et aux côtés desquels on courait mille dangers... Tout cela pouvait très vite être réduit à néant. En une journée. En une heure...  Ou même en une minute... Voire en une seconde. Une seule seconde suffisait à détruire ce qui avait mit le temps de s’installer en dix ans.

    ~ Retour au présent ~

    William fit le tour du jardin. Il en fit plusieurs d'ailleurs ; il ne sut pas depuis combien de temps il était sortit mais l'air frais de la nuit -certes froid – ne pouvait que lui être revivifiant et cela avait toujours effet sur lui de l'apaiser totalement, de lui faire reprendre son self control entier, la totale maîtrise de ses moyens. Il n'aurait jamais dû se laisser emporter il le savait. Il n'aurait jamais dû... Mais il y avait des choses qui, parfois, ne se contrôlaient pas. Malgré les plus intenses efforts que l'on fournissaient. Il revint à l'arrière du jardin, se laissa choir le dos appuyé contre le tronc d'un arbre se trouvant là, sous la voute étoilé au-dessus d'eux. Ce fut ce moment-là que choisit Elena pour arriver. Le bruit silencieux de ses pas, il l'avait entendu... Il avait entendu les brindilles d'herbe crisser alors qu'elle marchait en sa direction. Il ne fit cependant aucun gestes qui manifesta qu'il était au courant de sa présence. Il la laissa juste s'approcher et s'immobiliser à côté. Elle posa un bras sur son bras, lui demandant si ça allait. Non réponse de sa part. Il jugea inutile de répondre à vrai dire. D'un, il n'avait aucune envie d'en reparler ; de deux, il était loin de se laisser aller à des épanchements émotifs.


    « Ce n'est rien, juste une blessure de guerre on va dire », répondit-il d'un ton bas, comme s'il rechignait à devoir briser le silence de la nuit qui les entourait... Comme s'il répugnait à briser la magie à l'état naturel qui les entourait. « Merci », ajouta t-il tout aussi bas. Pour l'avoir couvert, pour ne pas avoir dit la vérité à leur collègue. Elle avait prit un gros risque en mentant, en mentant pour le protéger.... Elle s'était fait sa complice, en quelques sortes... Travailler ensembles, êtres coéquipiers, n'impliquait pas forcément devoir mentir pour celui ou celle avec qui on travaillait. Et elle l'avait fait. D'une certaine manière, William était persuadé qu'il aurait fait de même. Pas forcément qu'avec Elena d'ailleurs, mais avec n'importe quel collègue à lui. Cela faisait partie de ses règles, ne jamais abandonner un ami. Ou un collègue. Mais quand même, elle l'avait fait. « Je suis désolé, ça n'aurait jamais dû se passer... Et tu n'aurais jamais dû témoigner en ma faveur, chacun doit être responsable de ses actes... Règle numéro 14... Bref, mais merci ». Il ne perdait habituellement jamais son calme. Son seul faux pas, en plusieurs longues années d'ancienneté en tant qu'Auror. Enfin, si on comptait bien cela faisait deux faux-pas, mais les deux étaient reliés à un seul et même homme... Hallucinant ce qu'un SEUL homme pouvait bien faire pour mettre hors de lui une seule personne alors qu'il était de naturel à garder son sang-froid en n'importe quelles circonstances... Impressionnant comment un seul et même Homme pouvait représenter une seule faiblesse. « Il faudra que je te rende un service aussi » ajouta t-il en plaisantant... Il n'aimait pas avoir des dettes envers quelqu'un !


    « Je ne trouve pas qu'il fasse froid », répondit-il alors qu'il lui proposait de rentrer de nouveau dans la maison, avançant le fait qu'il faisait assez frais dehors. A vrai dire, c'était la vérité ; il n'avait pas réellement froid. Elena rentra toutefois à l'intérieur de la maison ; William resta derrière. Il n'avait aucune d'entrer lui.. Ah les femmes, que c'était frileuses ! Elles se plaignaient vraiment pour un rien ! Il faisait combien ? Pas davantage que un degré Celsius !... Bon d'accord, c'était 'un peu ' frais mais il n'avait pas froid. Et il n'avait sur ses épaules que sa veste légère, sa cape étant restée à l'intérieur.

    D'un pas lent, il rentra ensuite. A peine se fut-il installé dans le même fauteuil – qui semblait être devenu son fauteuil attitré ! - qu'Elena faisait sa réapparition dans la pièce. Si l'on peut dire ainsi, il sentit comme une sueur froide lui parcourir le dos lorsque saisissant une chaise, elle s'assit près de lui ; il la regarda un instant inquiet soudain, mais il se rassura en la voyant sortir les lotions désinfectantes ainsi que le coton. Il eut cependant une moue désapprobatrice...

    « Elena, je n'suis pas en sucre! Je t'ai dit que ce n'était rien ! », grogna t-il dans sa barbe – même s'il n'en avait pas – mais, n'en faisant qu'à sa tête comme toujours, Elena s'obstina à vouloir désinfecter sa main. Soupirant à moitié, il la laissa faire, non sans ne pas apprécier cependant les soins qu'elle lui prodiguait – inconsciemment évidemment – bien qu'il faudrait qu'il soit sur l'échafaud pour aller l'avouer. Ses mains étaient chaudes, douces... Il ne put s'empêcher de sourire avec amusement tout en l'observant. «  Tu ne crois pas quand même qu'il aurait la rage ou je ne sais quoi ?! Comme les chiens ?!  C'est n'importe quoi ». Ses jérémiades furent coupés cependant lorsqu'elle appliqua le désinfectant sur sa main. Comme un réflexe qu'on oublie jamais : il esquissa une légère grimace lorsque le produit désinfectant piqua un peu, Le sourire qui se trouvait sur ses lèvres depuis un petit moment déjà s'éteignit bien vite cependant lorsque, relevant les yeux, Elena croisa les siens. Une seconde suspendue quelques instants, s'étendant sur plusieurs minutes... Une seconde qui dura plus longtemps qu'une seconde ? Impossible. Ce fut du moins son impression. Et même si cette impression était quelque peu gênante – plus que gênante d'ailleurs -, l'Auror sentit une étrange sensation naître au creux de son estomac... Et l'attraction s'intensifier au fil des secondes... Hallucinant ce qu'une SEULE femme pouvait bien faire pour déstabiliser autant la mesure du Temps pour une seule personne alors qu'il était de naturel à garder son sang-froid en n'importe quelles circonstances... Impressionnant comment un seul et même Homme pouvait représenter une seule faiblesse...

    TOC TOC TOC.
    Des coups frappés à la porte vint troubler la magie du moment... Comme des bulles de savon qui éclatent à l'air libre. Elena se releva aussitôt ; d'un côté, William en fut sincèrement rassuré ! Un peu plus et il avait eu l'impression qu'il perdait pieds dans ses propres convictions, certitudes, en ne sachant plus ce que lui soufflait sa raison... Il n'aimait pas cette impression ! C'était ce qui... C'était ce qui... S'était produit la dernière fois. En tous les cas, cela était singulièrement similaire...
    Hors de question !

    William sortit de ses pensées en tournant la tête vers l'entrée de la pièce, il se rendit comte de l'identité de celui qui avait eu le bon sens de descendre ici ! C'était James. Sans doute ne parvenait-il pas à dormir. Ce fut Elena qui alla à sa rencontre, sans doute ravie de pouvoir trouver une excuse pour mettre plus de distance entre eux. Toute sa raison retrouvée, William lui en fut reconnaissant ; c'était aussi bien ainsi. Il n'osait pas imaginer ce qui se serait produit s'il n'y avait pas eu l'interruption du garçonnet... Autant dire qu'il était arrivé pile au bon moment ! Alors que sa coéquipière s'occupait de lui, William se contenta de les regarder tous les deux, un léger sourire s'étendant sur ses lèvres. Amusement ? Ravissement ? En tous cas, James semblait en confiance... Et il ne semblait pas être le seul ! C'est comme si qu'Elena avait fait cela toute sa vie... James voulait qu'elle lui lise une histoire. Chose qu'elle fit aussitôt. Les paroles s'élevèrent comme une caresse dans le vent. Sa voix était douce, parvenant à ses oreilles ainsi qu'à celle de l'enfant... Aussi douce que ses mains dont il avait encore l'impression de sentir la pression sur la sienne. Pas étonnant que James ne mit pas longtemps à s'endormir, bercé par le son de la voix féminine qui lui lisait une histoire. Elle devait avoir quelque chose de magique, certainement, pour endormir si vite les enfants. Même William, qui ne lisait plus de contes depuis bien longtemps – d'ailleurs, il ne se souvenait pas en avoir déjà lu... -, ne pouvait qu'être fasciné.

    Il fallait avouer, il n'avait pas mis de temps à se rendormir ! Mais dans un sens, il aurait préféré qu'il reste éveillé plus longtemps en fin de compte... Sans en connaître la raison précise, il aurait préféré. Disons qu'un enfant intégrait dans une atmosphère cette part de naturel et que, deux adultes qui n'étaient pas forcément à l'aise en présence l'un de l'autre, cela aidait vraiment à ce qu'ils fassent revenir entre eux ce naturel qu'ils semblaient avoir oublié... Tout était simple avec les enfants, aux côtés d'eux.

    « Tu n'as pas terminé ton conte », dit-il lentement. « Il faut toujours terminer ce qu'on a commencé, règle numéro... Enfin bref... », Étendant ses jambes devant lui, il se leva du fauteuil en s'étirant et fit quelques pas dans la pièce. Il était incapable de tenir en place plus de dix minutes, c'était pas croyable ! L'avoir maintenu déjà plus de cinq minutes relevait de l'exploit. Revenant vers la table et se saisissant d'une des chaises autour, il la tira et s'assit à califourchon dessus – du moins, assis dans la position inverse dans laquelle il était préférable de s'assoir normalement -.

    « Tu ne m'avais encore jamais dit que tu avais des talents de conteuses, en plus de guérisseuse... Je crois que tu as conquit James » ajouta t-il avec un sourire amusé. Puis, après un moment de silence dans lequel William attendait quelque chose qui ne semblait pas vouloir venir ... « Alors? J'attends la fin du conte moi ».


    Pour cela également qu’il avait prit comme résolution de ne plus s’attacher autant depuis la perte de son ami et collègue, Stan Steel. Simplement parce qu’il le fallait, simplement parce qu’il valait mieux ne pas trop s’attacher aux gens avec qui on travaillait et aux côtés desquels on courait mille dangers... Simplement parce que la perte n'en était que plus brutale, quand la fin venait. Pourquoi ne parvenait-il donc pas à tenir cette promesse ?! Se remémorant ses propres paroles, il s'exhorta à faire de plus gros efforts pour les appliquer.
    Mais c'était comme s'il suffisait d'un mot de sa part, d'un geste, d'une pression sur son bras pour oublier tout le reste... Oublier tous les problèmes, les états d'âme...


    HJ : Et j'interdis Elena de lui sauter dessus en voulant par exemple lui montrer un autre de ses talents ! De toute façon, elle a le petit sur ses genoux (aa)
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mar 28 Déc - 0:10


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William



    Elena était complètement inconsciente de l'effet qu'elle avait sur William. Heureusement d'ailleurs parce qu'elle n'aurait pas hésité alors à l'embrasser et cela aurait conduit à … à la même chose qu'à leur erreur de la dernière fois. William avait été clair sur ce point mais elle ne pouvait s'empêcher de repenser à son regard. Elle n'en mettrait pas sa baguette à couper mais elle n'avait senti aucune animosité dans son regard, il n'était pas non plus restée stoïque. Ce qui était sûr, c'est qu'il n'avait pas cherché à la repousser. Mais il était marié. Elena pouvait détester Anabella, elle avait tout de même un certain respect pour elle. Passer une seule nuit avec son mari était déjà trop et s'ils avaient recommencé, Elena n'aurait sans doute jamais pu regarder Anabella en face. Elle trouvait l'infidélité comme un acte totalement immoral et d'un irrespect le plus total. Elle méprisait les personnes qui en arrivaient à ce point et aujourd'hui que faisait-elle ? Elle était ces personnes qu'elle haïssait tant. Et pourtant le sentiment de culpabilité qui l'habitait depuis cette erreur avait disparu pendant quelques secondes. Quelques maudites secondes où les regards de William et Elena s'étaient croisés et qu'ils avaient failli … Non, en réalité, ils n'avaient pas failli, leurs visages se trouvaient à une distance trop raisonnable l'un de l'autre, mais elle avait sentit que William aurait pu ….

    Elle devait s'enlever immédiatement cette idée de la tête par merlin !!!

    Le petit James monta sur ses genoux et elle commença son conte de Blanche neige. Rapidement, le garçonnet s'endormit dans ses bras sans qu'elle n'ai pu finir son histoire. Aussi incroyable que cela puisse paraître le garçonnet avait réussit à apaiser Elena. Avec un enfant, tout devient plus simple; on ne se pose pas de questions. Pendant quelques minutes, elle avait oublié ses problèmes et s'était concentrée sur James parce que ce petit, lui; son seul problème c'était de trouver le sommeil. Bien sûr, il venait de perdre son père et c'était l'une des choses les plus horrible et tragique qu'il soit, mais les rêves d'enfants n'étaient pas peuplés de cauchemar mais de lieux et personnes qui n'appartiennent qu'à eux et qui leur permet de s'évader et de faire le vide en eux.
    Lorsqu'elle s'aperçut que James dormait profondément, elle arrêta son récit et resta pendant quelques secondes à l'observer. Elle adorait vraiment les enfants. Elle n'avait jamais pensé qu'elle pourrait en avoir, mais à présent, cette possibilité lui plaisait beaucoup … vraiment beaucoup!

    « Tu n'as pas terminé ton conte, Il faut toujours terminer ce qu'on a commencé, règle numéro... Enfin bref... »

    William l'avait tiré de ses pensées en un seul bon. A vrai dire, elle n'avait pas remarqué qu'il l'observait depuis tout à l'heure. Elle n'avait pas oublié sa présence bien entendu, mais elle pensait sincèrement qu'il ne s'occuperait pas de son conte et James. Elena leva les yeux vers son coéquipier qui étendait ses jambes pour se lever puis se levait. Elle le suivit du regard alors qu'il marchait en long et en large dans le salon. A le voir, on pourrait croire qu'il était assis depuis des heures … mais il n'en était rien, il était juste assis depuis une dizaine de minutes à écouter son récit. Finalement, il prit une chaise et s'assit à califourchon à l'envers dessus pour se mettre face à Elena. James fit alors un mouvement et Elena baissa le regard vers lui craignant de l'avoir réveille à gigoter comme ça.

    « Tu ne m'avais encore jamais dit que tu avais des talents de conteuses, en plus de guérisseuse... Je crois que tu as conquit James »

    Cette simple remarque arracha un sourire à Elena qui passa sa main libre dans ses cheveux tout en disant (pas trop fort pour ne pas réveiller le garçonnet):

    « Il ne faut pas exagéré, ce n'est qu'un conte et je t'ai juste mis de l'alcool sur ta main. »

    Ce n'était peut-être pas grand-chose mais elle savait se montrer protectrice envers les autres: que ce soit avec ses proches ou ceux qu'elle côtoie.

    « Alors? J'attends la fin du conte moi »


    @BS

    Cette fois-ci, elle ne put s'empêcher de sourire voire de rire face à cette remarque tout en se mordant la lèvre inférieure.

    « Alors » , fit-elle tout en n'arrivant pas à effacer le sourire de son visage, « la belle blanche neige était toujours endormie dans son cercueil de verre. Les sept nains étaient de plus en plus malheureux de ne pas la voir se réveiller, quand, un beau jour, le prince arriva. En lui donnant un baiser, il la libéra de la malédiction et elle se réveilla. La suite, on peut l'imaginer bien vite: ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants. »

    Son sourire s'éteignit et elle lâcha son collègue des yeux. Baissant son regard sur James, elle le souleva avec une infini précaution pour l'amener à sa chambre. Le garçonnet n'avait pas fermé la porte en rentrant, Elena s'y faufila et essaya de monter en silence. Le parquet grinçait à chacun de ses pas, mais cela ne semblait pas déranger le petit dormeur. Elena n'alluma pas la chambre du petit garçon pour entrer. Elle se contenta d'uniquement le déposer sur son lit et le couvrir de sa couette. Elle resta là à le contempler pendant une dizaine de secondes puis se résigna à descendre. Si elle avait paru détendu pendant qu'elle finissait son conte c'est surement parce que la présence de James y était pour quelque chose. La présence d'un enfant rendait toujours les choses plus douces. Maintenant, elle savait qu'elle se retrouverait seule avec William et elle était nerveuse avant même d'y être. Elle était tout simplement gênée à l'idée de se retrouver seule avec lui et le silence pesant qui allait s'installer entre eux. D'ailleurs, elle en soupirait de lassitude d'avance.

    Elena ne se trompa pas. Quand elle pénétra dans le salon/salle à manger, William était retourné à son fauteuil et était extrêmement silencieux. Sans un mot, la polonaise prit son livre et s'installa dans le fauteuil qu'il restait puis prit sa tasse de café. Elle but une gorgée du précieux liquide puis le reposa sur la tablette à côté d'elle. Tout en ouvrant son bouquin, elle risqua un coup d'œil à William qui ne la regardait pas.
    A quoi pouvait-il penser à cet instant ?? a quoi pouvait-il bien réfléchir à cet instant ?
    Elle essaya de se concentrer sur sa lecture mais rien n'y fit. Son esprit divaguait. Elle ne cessait de penser au regard de William dans le sien quand elle soignait sa main. La jeune femme essayait de se convaincre qu'elle ne se faisait que des illusions mais une autre partie d'elle-même se disait qu'elle n'avait pas rêvé et que William ne l'aurait absolument pas repoussé … comme la dernière fois.

    Elena ferma d'un geste son livre et le posa sur ses genoux en ayant assez de ce silence pesant:

    « Je déteste les contes pour enfant qui finissent par: ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants. C'est donner de faux espoirs tu ne trouves pas? C'est vrai, cites-moi des personnes qui restent mariées jusqu'à … je veux dire qu'ils restent mariés à la même personne toute leur vie. On a tous droit à des erreurs. Nous sommes humains et parfois on peut se planter … ou alors faire le geste le plus inconscient qu'on ai jamais fait et ne pas le regretter par la suite ! »

    Faisait-elle référence à leur erreur plus tôt dans la semaine ? Faisait-elle aussi allusion à ce qu'il avait faillit se produire plus tôt ? La seule intention d'Elena était de faire réfléchir William.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mar 28 Déc - 2:22



     « Exact... Il y a cependant 'dire des contes' et 'dire des contes'... Saisis-tu la différence ? La manière diffère » répondit-il en laissant échapper un rire alors qu'il s'amusait quelque peu de sa modestie. Il aurait pu parier qu'elle aurait répliqué quelque chose dans le genre ; en tous cas qu'elle aurait préféré nier avoir un quelconque talent en un domaine... Trop gênée pour l'admettre en sa présence ? Ou trop gênée pour l'admettre tout simplement ? Quoiqu'il en soit, elle n'avait pu toutefois s'empêcher de sourire à sa remarque ; cela signifiait-il qu'elle n'y accordait cependant pas une importance si désuette que cela, mais qu'elle préférait juste en rire plutôt que de s'en flatter... Embarrassée par le compliment ? C'était une chose qu'il avait tendance à apprécier également chez elle... Cette simplicité. A un degré tel qu'il n'en avait encore vu chez personne d'autre.

    Après ces réflexions, l'Auror en demeura perplexe, perplexe et perturbé, alors qu'il l'écoutait Elena terminer le conte, davantage bercé inconsciemment par le son de la voix de sa coéquipière que par le contenu de l'histoire. Comment expliquer cela ? A la fois, il aurait voulu sortir d'ici au plus vite, à la fois il voulait rester... A la fois quelque chose le retenait mieux que s'il avait été attaché par des chaines qui le clouait au sol, et à la fois il voulait se libérer de ces chaines qui l'empêchait de sortir... Parce que, à n'en pas douter, il craignait quelque chose... Mais quoi ? A n'en pas douter, ce qu'il avait ressentit quelques minutes auparavant, il ne voulait même pas y penser, il ne voulait pas même imaginer ce que cela pouvait être. Enfin, William eut tout le loisir de réfléchir à tout ceci car Elena s'était levée et était sortie de la pièce, James dans les bras, ramenant ce dernier jusque dans sa chambre. Si le silence de la pièce était reposant, il n'en était pas moins que William ressentait un certain malaise. James apportait cette touche d'innocence, de sincérité, à la scène. Il sentait l'atmosphère plus détendue. D'une certaine manière, il aurait préféré qu'il ne s'endorme pas de suite et qu'il reste ainsi avec eux... Mais là, il appréhendait secrètement qu'elle revienne et que le silence – ainsi qu'une certaine pression – reprenne place entre eux.

    En réalité, il montrerait bien plus d'assurance qu'il n'en ressentait à l'instant lorsqu'il avait adressé ces quelques paroles avec humour à Elena, attendant qu'elle finisse son conte. En fait, il ne se souvenait pas d'avoir jamais lu ou écouté des contes étant enfant, mais en aîné de la famille, il en avait déjà parfois lu le soir à l'une de ses sœurs. Et oui, on le mettait à contribution. Donc en fait, oui, il en avait déjà lu. Mais, comment dire... C'était... Différent. Il ne savait trop en quoi ça l'était. En tous les cas, c'était différent. Personne ne lisait de la même façon. A moins que ce soit simplement parce que c'était « sa » voix. Non, c'était ridicule.

    Après qu'Elena et James furent sortis de la pièce, il regagna lentement son fauteuil habituel et c'est là qu'il demeura tout le temps des dix minutes qu'il resta seul ici. Les mains croisées derrière la nuque, les yeux clos, il paraissait dormir. Seule sa respiration démontrait qu'il ne dormait pas. Elle était trop rapide pour attester d'un sommeil même léger. Ne dormant pas, il perçut donc distinctement les bruits de pas d'Elena sur la moquette lorsqu'elle revint dans la salle et alors qu'elle reprenait place sur sa chaise, il ne bougea pas, feignant toujours le sommeil... Jusqu'à ce que ce fut elle qui rompit le silence comme s'il lui était bien plus insupportable que n'importe quoi d'autres. Il ouvrit les yeux aussitôt, les tourna vers elle et l'écouta parler en silence non sans hausser un sourcil.

    Ses paroles étaient-elles plus emplies de sens cachés qu'il ne le pensait ou qu'il ne voulait le voir ? William considéra la jeune femme quelques secondes en s'interrogeant intérieurement, essayant d'analyser si ses mots avaient eu un véritable but... Ou s'ils étaient totalement innocents ?

    En réalité, il ne voulut pas comprendre la véritable signification de ses paroles. Du moins de la seconde moitié.. Il se concentra davantage peut-être sur la première moitié en évacuant la seconde et laissa échapper ces termes : « ... Je ne crois pas être la meilleure personne à qui poser cette question, si question il y a... » … Étant donné le nombre de fois qu'il s'était marié... Cinq fois ? Donc, voilà la preuve qu'il n'était pas un bon exemple de personnes qui étaient restées toute leur vie auprès d'une seule personne à qui on avait juré fidélité, honnêteté, et auprès de laquelle on promettait de passer toute sa vie. La réalité était bel et bien différente... Non, d'ailleurs depuis qu'il était tout jeune, il avait toujours refusé qu'on le choisisse comme modèle, comme exemple... ses soeurs... Parce qu'il savait qu'il n'en était pas, ou qu'il n'en serait pas. Pourtant, tout enfant avait parfaitement le droit de rêver, d'espérer... D'espérer que la vie soit, que le mal finissait toujours par être puni un jour, que les bons étaient toujours récompensés, que la vie était parfaite, sans défauts, sans mensonges... Ils avaient parfaitement le droit de vivre sans qu'on les embête avec des histoires comme celles des « grands » qui étaient bien plus trop compliquées pour eux. Cela ne les regardait par ailleurs pas. « … Mais, ne crois-tu pas que les enfants ont le droit de rêver un peu, avant d'être plongés dans la dure réalité des adultes et du monde qui les entoure où mensonges et trahisons se croisent à tous les carrefours? Ils ne sont pas obligés d'être confrontés d'un seul coup, ce serait trop dur à assimiler d'un seul coup ; cela encouragerait les erreurs... Ils ne seraient sans nul doute pas prêts... Certains sont déjà bien assez tôt jetés dans les cauchemars de la réalité... ». A ce niveau-là, il faisait évidemment allusion aux enfants Schönder. Dès la veille, leur vie avait été changée ; elle ne serait plus jamais la même ; ils avaient pris pleine conscience que la frontière entre la Vie et la mort était plus fine que ce à quoi ils s'attendaient, que ce qu'ils croyaient... Pourtant, ils avaient encore le droit de rêver. Ils étaient trop jeunes encore pour se rendre compte vraiment... Il avait raison. Sur cela, il en était convaincu.

    L'intention seule de William était de la faire réfléchir... (aussi).

    Donner de faux-espoirs, non, pas vraiment... C'était les préserver en quelques sortes, empêcher qu'ils ne s'enfoncent trop vite dans le monde des adultes... « … Ils sauront bien trop tôt que la réalité surpassera la fiction et qu'elle n'est pas semblable à l'univers tout rose des contes... Qu'elle en est bien plus compliquée que ce qu'elle paraît. Laisse les profiter tant qu'ils peuvent avoir une vie normale, où les rêves et les espoirs sont encore permis, avant que la désillusion ne survienne ». Le plus longtemps possible il faut qu'ils conservent cette part d'innocence en quelques sortes qu'ils ont du monde qui les entoure. Ils apprendront bien plus vite qu'on ne le pense ce qu'est la réalité, à quoi elle ressemble vraiment... Ce jour-là, il sera alors trop tard. Ils voudront peut-être revenir en arrière, mais ne le pourront plus.

    Et puis un conte, même les contes destinés aux enfants, étaient emprunts dans le fond d'une morale très... Adulte. Et si au départ, un conte pouvait être simple, il ne l'était pas en profondeur. De par le fait déjà que dans un conte, il y avait toujours cette dualité entre le Bien et le Mal, et qu'obligatoirement, le Bien finissait toujours par triompher. Certes, la réalité était bien différente mais au moins, ces contes formaient l'esprit des jeunes, les appréhendait au Mal dans toute sa splendeur – ou plutôt ses dangers – auquel ils seraient confrontés en grandissant. Dans les contes, tout n'était pas aplani pour faire moins peur ; tout était seulement expliqué plus simplement... Plus simplement afin que les enfants dès leur plus jeune âge puissent se prévenir soi-même de la menace du Mal. Alors, certes, les contes donnaient une image assez superficielle de la réalité, mais ils ne donnaient pas réellement de faux-espoirs... Plus tard, peut-être que ces enfants voudraient s'armer et se battre contre ce mal qu'ils avaient commencé à côtoyer dans les contes qu'on leur racontait étant enfant... Ces méchantes sorcières, ces rois avides de pouvoirs,... il y avait des sujets très sérieux dans ces histoires ! Des sujets qui existaient depuis la nuit des temps et qui existaient encore aujourd'hui... Même si tout cela était expliqué plus simplement.

    Mais William ne cessait de penser à la fin de ses paroles, et d'en ressentir un certain malaise. ... Était-ce de manière tout à fait innocente qu'elle avait dit les mots suivants et surtout ceux qui restaient gravés dans son esprit et qui ne cessaient d'ailleurs de s'y balader sans qu'il puisse les en éloigner... «... Nous sommes humains et parfois on peut se planter … ou alors faire le geste le plus inconscient qu'on ai jamais fait et ne pas le regretter par la suite ! » . Il fallait avouer qu'il y avait de quoi trouver cela troublant ! William ne savait pas... Il ne savait pas que penser, ni ce qu'il devait penser, et ne pas penser... « Ou alors, faire le geste le plus inconscient qu'on ait jamais fait et ensuite ne pas le regretter par la suite...» En vérité, ce fut ces tous derniers mots qui le troubla davantage bien qu'il n'en laissa rien paraître... En vérité, il ne savait pas qu'en penser, que répondre à cela... Pourquoi ces mots le mettaient-il si mal à l'aise... Pour quelles raisons donc ?? Que c'était compliqué ! Pourquoi donc ?! Peut-être parce qu'en réalité, c'était bien bien plus proche de ce qu'il pensait lui-même contrairement à ce qu'il désirait se persuader... Ou peut-être encore que...
    Rhaaa ! Que c'était compliqué ! ... Et oui, hélas, ils n'étaient plus des enfants. Tout de suite, c'était donc beaucoup moins simple.

    « … Je crois simplement surtout que ton jugement n'est pas aussi... Objectif que ce qu'il devrait l'être, Elena », commença t-il d'une voix lente comme s'il s'accordait lui-même le temps de la réflexion.


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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mar 28 Déc - 22:44


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    William était un homme qui posait plus de questions que de réponses. Ça Elena y était habituée mais elle ne s'attendait pas à ce genre de réponse.

    La jeune femme leva un sourcil septique. 'Dire des contes' et 'Dire des contes' : il voyait une différence lui ?? Décidément Elena se sentait de plus en plus perdue et son collègue ne l'aidait pas du tout. Il faut aussi dire qu'elle ne l'avait pas aidé en lui parlant des contes pour enfant qui n'étaient que des sornettes. Elle n'avait pas été extrêmement explicite, ayant simplement voulu briser le silence qui s'était installé entre eux. Ce qu'il en résultait ?? Une énigme digne du père Fouras (l'émission moldu ⭐ ) et que devait-elle répondre à cela ?? Elena n'en avait strictement aucune idée.

    « C'est tellement plus simple d'être un enfant. Les seuls problèmes qu'on ait, sont les devoirs, les amis et les parents … parfois les déboires sentimentaux mais ce n'est pas ce qui prime. Quand on est adulte, la vie est tellement plus compliquée parce qu'on sait que chaque acte, chaque parole pourrait être mal interprétées et avoir des conséquences désastreuses. Quand on est enfant, on ne se soucie de tout ces détails. On passe à autre choses et voilà. »

    Elena ne parlait pas vraiment à William. Elle pensait à haute voix. Néanmoins, toutes ses paroles étaient réfléchis et elle les pensait réellement.

    « Adulte, on n'assume pas tout nos actes, on les renie et on essaie de penser qu'il ne s'agit pas que d'erreurs alors que peut-être … peut-être... »

    La jeune femme soupira longuement. Alors que peut-être il ne s'agit pas d'un acte totalement inconscient mais d'un acte réfléchi et vraiment voulu. Mais Elena n'arrivait pas à l'exprimer à haute voix comme si elle s'interdisait de le penser. Le dire à haute voix reviendrait à avouer qu'elle avait un faible pour son collègue, qu'elle ressentait plus que l'amitié et elle ne voulait pas gâcher cela alors que celui-ci s'entêtait à rester professionnel. Finalement peut-être s'était-elle fait des idées ? Peut-être faisait-elle fausse route ??

    Alors pourquoi la possibilité qu'elle puisse avoir tord sonnait fausse dans son esprit? Elena jeta alors un regard à son collègue qui semblait perdu dans ses pensées. Si elle ne le connaissait pas aussi bien elle pourrait penser qu'il était troublé … mais c'était impossible dans le cas de William. Rien ne pouvait ébranler cet homme, rien du tout ….

    « … Je crois simplement surtout que ton jugement n'est pas aussi... Objectif que ce qu'il devrait l'être, Elena »

    Elena se surprit à se mordre la lèvre inférieure une fois de plus et à frissonner quand William l'appela par son prénom. Elle frissonnait ?? Elle frissonnait ??!!! … de plaisir! William l'appellait souvent par son prénom mais ce soir, elle savait pas pourquoi, il lui semblait qu'il le prononçait d'une façon particulière!
    Elena fronça les sourcils pour essayer de reprendre contenance. Plus facile à dire qu'à faire!! Pour se faire, elle prit une longue gorgée de café et ferma les yeux. Le café n'avait pas encore refroidit et elle en profita pour le finir d'une traite. C'est sur qu'avec la quantité de café qu'elle avait bu aujourd'hui, elle n'allait pas dormir. Et puis, de toute façon, elle avait prit la résolution de ne pas dormir cette nuit … après tout, elle était auror à présent et si un autre incident comme celui nommé Vladimir Muller William voudrait qu'elle soit opérationnelle et pas à dormir comme une enfant.

    Une enfant, une adolescente. Elle était un peu comme cela en ce moment et elle détestait cette sensation de faiblesse. Elle aurait aimé avoir le self contrôl de William, sa faculté à passer outre les accidents et d'aller de l'avant. Parce que si elle n'avait pas ce comportement de gamine, elle ne passerait pas son temps à penser à penser à cette situation. Pourtant, la solution la plus raisonnable semblait de tout arrêter : arrêter de se faire des idées, arrêter de penser aux baisers de William, arrêter de penser à ses mains sur ses hanches ou encore ses mains entrain de déboutonner son chemisier, arrêter de le dévorer (de façon discrète) du regard, arrêter de …. arrêter de penser tout simplement!! Et surtout penser qu'il a une femme par merlin !!!

    « Moi je crois … je crois que tu n'es pas plus objectif que moi. Tu n'arrêtes pas de nier les faits. »

    C'est elle qui avait dit ça ??!! Elle avait définitivement arrêtée de penser à quoi que ce soit alors.

    Elena se leva d'un bond de sa chaise et détacha ses cheveux. C'était un chose qu'elle faisait souvent – tout comme se toucher les cheveux – quand elle n'osait pas dire quelque chose mais qu'elle avait une terrible envie de dire telle ou telle chose.

    « Ce que je veux dire, c'est que nous sommes adultes. Et euh , en tant qu'adulte nous devons assumer nos actes. »

    De mieux en mieux Elena, tu te mets à être philosophique maintenant !
    Elle prit la chaise que William avait utilisé plus tôt, se mit à califourchon sur celle-ci et fit face à William. Un William qui la regardait un peu surpris, mais elle n'en prit pas compte sinon, elle n'y arriverait jamais!!!

    « A t'entendre je suis la seule fautive, mais on était quand même deux cette nuit-là. Je ne t'ai pas violé et tu ne m'as pas arrêté … » Elena avala sa salive avec difficultés. Elle n'imaginait pas que dire tout cela soit si difficile sutout qu'elle n'avait pas prévu de le dire! « Tu ne m'as pas arrêté et … et ... »

    Et elle n'arrivait plus à prononcer un seul mot. Elle ne lâchait plus William des yeux, attirée irrésistiblement par ses deux perles couleur océans … irrésistiblement attirée... Tellement attirée qu'elle avait mit dans un coin de sa tête ses bonnes résolutions de ne plus penser à tout ça et que, maintenant, elle n'arrêtait pas d'y penser. Elle n'osait plus bouger un cil, seul son regard faisait la navette entre les yeux et la bouche de son collègue alors qu'elle sentait son bas ventre s'enflammer.

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mer 29 Déc - 1:54

    William observa la jeune femme d'un œil très attentif, presque pénétrant comme s'il s'attendait à parvenir à voir au travers d'elle ce qu'elle voulait vraiment dire, comme ce qu'elle ne voulait pas dire... Voir si ses impressions étaient fondées... Où voulait-elle donc en venir ? Lorsqu'elle prit la parole, il installa son menton au creux de ses mains jointes, ses deux coudes appuyés sur les bords du fauteuil... « Adulte, on n'assume pas tout nos actes, on les renie et on essaie de penser qu'il ne s'agit pas que d'erreurs alors que peut-être … peut-être... » … Il n'y avait plus aucun doutes, elle parlait bien de ce qu'il pensait qu'elle parlait... Il fut sur le point de l'arrêter dans son discours en levant la main, en esquissant un geste mais, mieux valait mettre à plat une bonne fois pour toutes ce qui les faisait bloquer et empêcher d'avancer dans leur relation actuelle...

    Autant dire qu'il faisait d'immenses avec elle quand même. Il était bien rare qu'il reste simplement assis là à écouter les gens parler de ce qui n'allait pas avec lui – ses ex femmes pour être plus précise demeuraient les parfaits exemples -... D'ailleurs, cela l'avait fait connaître quelques déconvenues avec deux de celles-ci. Il n'avait pas voulu s'asseoir et les écouter... cela ne lui avait pas du tout plu et elles s'étaient, comment dire, mise très en colère... Même si cela n'avait quasiment eu aucun effet sur William hormis qu'il avait échappé de justesse à la poêle que l'une d'elle venait de lui lancer. Mais il y avait quelque chose de différent, avec Elena. S'il ne savait pas vraiment que penser de tout cela, une chose était certaine : elle était trop importante pour lui aujourd'hui pour qu'il ne puisse au moins lui accorder un peu de temps pour s'assoir et l'écouter s'exprimer....

    Il attendait toujours qu'elle continue de parler... Elle s'était arrêté au mot « peut-être »... Il lui semblait qu'inconsciemment il aurait pu terminer sa phrase à sa place. Pourquoi? Parce qu'il savait ce qu'elle voulait dire mais qu'elle ne parvenait à dire ? Ou qu'elle n'osait...

    Mais à la place, elle soupira longuement... Comme si elle s'avouait vaincue avant d'avoir terminé. Pourtant, s'il y avait une chose qu'elle aurait dû apprendre en travaillant à côté de William c'était qu'on devait toujours terminer ce qu'on avait à dire, ne pas rester sur des points de suspensions. Mais... Peut-être qu'elle perdait simplement ses moyens en sa présence et que plus rien ne parvenait à sortir... C'était donc vraiment plus grave que ce à quoi il s'était attendu... Et ce n'était pas pour arranger les choses... Elle sembla dans ses pensées pendant de longues minutes durant lesquelles William n'osa faire un geste ; pour un peu il se serait empêché de respirer... Mais elle ne dit rien d 'autres, pour le moment. Jusqu'au moment où elle lui retourna sa réplique...

    L'Auror sembla alors tomber littéralement des nues alors qu'il l'entendait prononcer les mots suivants... Selon lesquels c'était lui qui n'était pas plus objectif qu'elle... ?! Ça n'avait aucun sens, absolument aucun sens ! Comment cela il « niait » les faits ?! Il ne niait rien du tout ! Il ne voyait juste pas pourquoi s'y attarder. C'était tout. Comment pourraient-ils enfin passer à autre chose, espérer oublier et aller de l'avant s'ils ne faisaient que revenir sur le passé ?! Il fallait penser à aller de l'avant ! Il ne fallait pas sans cesse rabâcher ce qui s'était passé ! Certes, ça s'était passé, mais ils n'allaient quand même pas sans cesse y revenir dessus !… Se passant une main dans les cheveux, il soupira à moitié, dépité. Il ne savait pas vraiment quoi dire... Mais une chose certaine, il ne niait pas du tout les faits ! Comment pouvait-elle le croire ? Il ne voyait juste pas pourquoi continuer d'en parler, ça ne servait à rien... A RIEN ! Ce mot résonna dans son esprit... Avec insistance. Un air qui lui sembla pourtant faux au fur et à mesure qu'il résonnait contre les parois de son esprit... Il voulut se prendre la tête à deux mains, dans quelle histoire s'était-il embarqué ?!

    « Nier les faits, moi?!...  » ne put-il s'empêcher de déglutir difficilement en regardant la jeune femme d'un air interloqué. « Je ne nie rien du tout, tu te trompes ! », affirma t-il aussitôt ensuite mais il se tut l'instant d'après car de toute évidence, la jeune femme n'avait pas terminé. Intérieurement, William appréhendait un peu ce qu'elle allait dire... Il remarqua qu'elle s'était levée d'un bond, détacher les cheveux – geste machinal qu'elle faisait souvent – mais il savait également que cela signifiait qu'elle mourrait d'envie de dire des choses qu'elle n'osait pas dire... Ils travaillaient ensembles depuis quelques années déjà ; il était en mesure de pouvoir affirmer certaines choses la concernant, concernant ses habitudes. « Je ne nie rien du tout.. Je pense juste qu'il vaut mieux penser à aller de l'avant, sans s'attarder sur ce qui s'est passé... Je croyais... Que c'était ce que tu voulais aussi ». Voulait-il se convaincre en tous cas qu'il s'agissait de ce qu'ils voulaient tous les deux ? Et il assumait parfaitement tout... Tout ? Peut-être pas tout. Vraisemblablement pas sinon il ne chercherait pas à masquer ce qu'il ressentait vraiment toutes les fois où ils se tenaient proche l'un de l'autre... chacune de ses réactions instinctives qui tendaient à vouloir toujours la protéger... Cette impression de vouloir la prendre dans ses bras parfois... et pas comme il le faisait avec une soeur. Mais, le problème est qu'il n'assumait en fait qu'à moitié ce qui s'était passé. S'il assumait les faits mêmes et tentait d'aller de l'avant, au contraire ce qu'il n'assumait pas c'était cette attirance qu'elle semblait irrémédiablement exercer sur lui. Ce qu'il n'assumait pas, le combat incessant de ces deux forces en lui qui exerçait leur contrôle l'une sur l'autre tout à tour... Le cœur, la raison... Le cœur, la raison... Le cœur ne pouvait gagner. La raison, comme toujours, devait reprendre le dessus ; il devait garder le dessus.

    Garder le dessus... Garder le dessus... Alors qu'elle se trouvait si proche à ce moment-là ? Elle s'était mise à califourchon sur la même chaise qu'il avait emprunté précédemment. Elle continua à parler encore, mais fut incapable d'en dire davantage à un moment... Elle s'interrompit... A vrai dire, A ce stade de son discours, il n'était pas nécessaire de poursuivre. Les images avaient remplacé les mots dans son esprit, s'étaient imposés presque naturellement et c'était ce qui l'effrayait le plus d'une certaine manière... Les images de souvenirs qu'il tentait de repousser de toute la force de sa volonté – bien faible cependant tout en sachant qu'elle se trouvait si près... -. Il avala sa salive difficilement, travaillant toujours à chasser les mêmes images qui s'imposaient à son esprit.

    Il devait faire quoi là? William était une personne très compliquée dont les personnes ne pouvaient jamais prévoir ce qu'il allait faire ou pas... Effectivement dans ce cas ci, il indiqua de nouveau qu'il différait des autres. Lentement il avança une main pour se saisir affectueusement (je précise 'affectueusement'!) de celle d'Elena - la plus proche - et avec une légère pression dessus... « Elena, je... », commença t-il alors qu'il avait la sensation que son souffle se glaçait dans sa poitrine. Il se rendit compte qu'il ne savait plus ce qu'il voulait dire... Avant de déclarer : « Je suis désolé, encore une fois...  », Désolé de quoi au juste ? Elle ne devait rien comprendre à coups sûrs ! Qui irait comprendre en même temps... Désolé de ne pouvoir ?... Désolé de ne pouvoir assumer comme elle le souhaitait, de la manière qu'elle le souhaiterait... Mais, c'était hors de question ; ils ne pouvaient pas ! Pourtant, s'il n'avait pas voulu s'attacher autant à elle, - réciproquement – c'était avant qu'il aurait fallu réfléchir. Avant. William se tortillait les mains, les croisant ensembles, vraisemblablement confus. Il n'avait jamais été à l'aise lorsqu'il avait fallu parler « sentiments », et c'était bien ce dont il était question, là, non ?... En tous les cas, ceux d'Elena y étaient impliqués... Car, évidemment, il se refusait toujours l'évidence, il se refusait de sonder les siens. « Je n'ai jamais dit que tu étais la seule fautive. C'est toi-même qui t'imagines, toi-même qui te tortures... Pour rien »,

    Rien? Rien. Il ne pensait pas qu'il s'agissait d'un rien. Sinon ce ne serait pas quelque chose qu'ils – en tous cas « elle » - remettraient sur le tapis à chaque fois qu'ils s'adressaient la parole... « Il se fait tard.. Nous devrions aller nous reposer. La journée a été rude, c'est surement le contrecoup de.. Tout ça qui.... ». Tout ça quoi en fait ? Tous ça, les évènements de la journée évidemment. La journée avait été rude en émotions fortes.

    Pourquoi ne pas tout simplement se laisser aller soudain, pourquoi ne pas fermer les yeux sur toutes autres choses... Pourquoi ne pas juste penser à l'instant présent et ne plus penser à rien... Pourquoi ne pas simplement écouter son propre cœur dont le battement soudain s'était accéléré par le fait de ce soudain rapprochement entres eux... Pourquoi vouloir continuer à se mentir, pourquoi ne pas vouloir voir la vérité en face... Alors que cela ne l'avait auparavant jamais dérangé... Tant de pourquoi...
    C'était sa coéquipière, point Il ne pouvait rien y avoir de bon... entre eux, NON ! mais de toute évidence, ses sentiments avaient l'air plus que sincères... Elle semblait sincère, la lueur dans ses yeux ne mentait pas... Ce qui s'était déjà passé entre eux ne comptait pas comme un événement insignifiant à ses yeux mais comptait bien trop pour elle que ce qu'il aurait voulu... ou cru. Cela ne comptait-il pas pour lui? Non, absolument pas, n'allez pas dire ce que je n'ai pas dit ; il n'est pas insensible ! La preuve, cela lui faisait de la peine de la faire souffrir ainsi... Mais comment lui faire comprendre qu'il valait mieux tout cesser au lieu de s'embourber davantage...
    De la peine?! C'était tout ce que cela lui faisait ? Sa raison tenait encore et le persuadait que tout cela était mal. Les histoires de la sorte entre Aurors finissait toujours mal. A quoi cela servait-il de forcer ce qui ne pouvait... Cependant, il devint conscient d'un détail non négligeable... Sa volonté peu à peu faiblissait à mesure que l'éclat enivrant de l'émeraude de ses yeux s'enfonçait dans les profondeurs océaniques des siens, et semblaient balayer tous les obstacles qui venaient s'opposer à eux...

    C'est bien pour cela qu'étant donné qu'à ce moment où tout le monde s'attend surement à le voir la prendre dans ses bras, qu'il se leva subitement, s'écartant d'elle, mettant une distance raisonnable entre eux deux... Il lui fallut puiser en lui une énergie considérable pour rendre à ses jambes la liberté de mouvements qui les animaient habituellement... D'un seul bond, il s'était levé subitement et s'éloigna du fauteuil. Première fois de sa vie qu'il battait en retraite, et face à quelqu'un qui ne représentait aucun danger... Du moins pas un danger auquel on pouvait être confrontés lors d'un combat dans une bataille. C'était... Un autre sorte de danger qui représentait une faiblesse qu'il continuait de combattre en lui, parce qu'il était convaincu de son bien fondé, parce qu'il était certain que cela ne devait pas aller plus loin. Beaucoup de pourquoi, mais beaucoup de « parce que » également... Il s'écarta alors qu'inconsciemment tout le poussait vers elle, alors qu'il résistait à la tentation de vouloir la serrer dans ses bras… Mais il la repoussait d'autant plus fort en cet instant qu'il n'était pas certain d'être suffisamment fort pour pouvoir résister une autre fois à une autre proximité soudaine...

    Ne pouvait-ils donc redevenir comme avant...? Tout était si simple...
    Confronté à un véritable dilemme intérieur, il se passa une nouvelle fois une main dans les cheveux, ne sachant plus que dire ni que faire pour ne pas la blesser... Parce que dans le fond, elle importait trop pour lui... Ça, il ne pouvait revenir en arrière pour changer cet état de fait. Ce qui n'empêchait pas ce dilemme de perdurer dans son esprit...

    « Elena, nous sommes amis, rien d'autres...Tu dois comprendre que... »
    Et lui aussi avait pas mal de choses à assimiler...
    « … Que ce qui s'est passé n'a sans nul doute pas... N'a jamais eu... la même signification pour moi, que pour toi... ».
    Dans ses dernières paroles il avait tenté d'insérer toute la conviction qu'il avait pu réunir en lui, toute la conviction dont il se sentait capable d'opposer encore alors que tout en lui réclamait de la tenir tout contre lui. Ce qu'il se détestait... !
    Mais le plus important était que sa voix s'était exprimée avec assurance, une assurance presque surprenante, comparé à ses gestes et son regard fuyant, la suppliant presque qu'elle revienne enfin à la raison...


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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mer 29 Déc - 19:30


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William


    Elena n'était pas quelqu'un qui se laissait aller facilement. C'est vrai, elle pouvait encaisser beaucoup de coups dur, elle savait y faire face. Mais là, c'était vraiment un coup dur, un vrai coup dur. Les dernières paroles de William lui revinrent en tête. « … Que ce qui s'est passé n'a sans nul doute pas... N'a jamais eu... la même signification pour moi, que pour toi... ». « N'a jamais eu... la même signification pour moi, que pour toi... ».
    Si ce n'était pas assez clair, elle ne s'appelait plus Elena Kowalski ! Surtout que sa voix à lui n'avait pas tremblait, elle était plutôt pleine d'assurance. Il savait ce qu'il disait et il n'hésitait. Et c'était ce qui faisait le plus mal pour Elena. C'était surement cette assurance qui rendait ces propos encore plus … plus terribles.

    Elle n'osait pas regarder son collègue en face tellement elle se sentait mal. Elle se sentait mal et elle se sentait ridicule d'avoir pu espérait ne serait-ce qu'une seconde que William avait pu ressentir quoi que ce soit. Il avait une femme, une vie bien rangé, pourquoi se soucierait-il ou s'intéresserait-il de sa collègue. Elena sentit son sang ne faire qu'un tour. La colère était son seul moyen de défense, nier en bloc et encore nier les faits: c'était la seule chose qu'elle était capable de faire … du moins ce qu'elle se sentait capable de faire.
    Avec un effort sur-humain, elle ferma les yeux quelques secondes pour essayer de reprendre contenance et lâcha:

    « Tu ne sais rien de ce que je peux penser. Rien du tout! » Sa voix était à la fois froide et légèrement tremblante. « Qui te dit que ce qui s'est passé signifiait quelque chose pour moi hein?? Tu n'es pas légilimens! »

    William avait mis toute sa conviction dans ses propos et Elena espérait qu'elle avait été aussi convaincante que possible. Ôh bien sûr, elle n'aurait pas dit les même choses si William avait été en face d'elle! Elle se détestait de s'être laissé aller de cette manière. Elle se détestait elle et elle détestait William d'avoir cédé lui aussi. Normalement c'était lui qui calmait le jeu, lui qui canalisait son energie et qui la faisait sortir de ses gonds aussi facilement. Il avait cette étrange capacité et jusque là, elle ne s'en était pas plainte … jusque là .

    Elle se leva lentement de sa chaise pour faire face à son coéquipier.

    « Ce qui s'est passé ne signifiait … rien du tout! » dit-elle avec tout l'aplomb dont elle pouvait faire preuve et dont elle était capable. Ce qui voulait dire, pour l'instant, pas très convainquant! A la fin de sa phrase, sa gorge s'était nouée et elle avala sa salive avec difficultés. Elena était à la fois furieuse et terriblement déçue. Furieuse contre lui de se montrer si … si distant et déçue parce qu'il lui avait fait croire que peut-être …. Il ne l'avait jamais repoussé et avait franchit presque les limites. Il lui semblait qu'il avait joué avec elle et elle détestait avoir été utilisé comme un jouet dont on jette quand il ne plait plus. « … rien du tout! » continua-t-elle dans un souffle. Qui essayait-elle de convaincre ? Lui seulement ? Non, ça aurait été un mensonge de dire cela, elle essayait aussi de se convaincre elle-même.

    Alors qu'elle cherchait son regard, lui, n'arrêtait pas de la fuir. Comme si elle pouvait lire quoi que ce soit dans ses yeux. Il était le seul à pouvoir lire en elle comme dans un livre ouvert mais elle, elle en était tout bonnement incapable.

    « Et tu veux que je te dise ce que je pense ? » le menaça-t-elle du doigt. « Je pense que tu es simplement un manipulateur, tu es … tu es un Łajdak, Nienawidzę cię ! »
    (Salaud, je te déteste!)

    Elle ne s'en était pas rendu compte mais ses yeux s'étaient embués de larmes. Les fines gouttes salées menaçaient de couler le long de sa joue à tout moment. Seulement, elle s'interdisait de pleurer devant lui et surtout à cause de lui et de ça. Elle n'était pas faible ni une de ses minettes qui pleurent pour un rien. C'est une femme forte, indépendante et qui … qui n'a pas besoin d'un homme pour être heureuse. On vit très bien seul …

    « Nienawidzę cię ! Łajdak ! Łajdak ! Flejtuch ! Kretyn !  »
    (je te déteste ! Salaud!)

    Elle ne savait même plus comment le qualifier. Elle était vraiment en colère contre sa naïveté. Parce qu'elle croyait que William se fichait d'elle et qu'il n'en avait que faire d'elle et de leur amitié.

    « Dlaczego to zrobić ?! »
    (Pourquoi tu fais ça ?)

    Elle n'arrivait même plus à bouger ni à vouloir éviter son regard. Elle était bouleversée au point de n'arriver qu'à s'exprimer dans sa langue natale pour l'insulter de toutes les manières possibles. Elle était malheureuse, elle le savait et elle comprenait qu'elle avait fait une terrible erreur en s'accrochant à son collègue.

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Mer 29 Déc - 23:13



    La raison principale pour laquelle il ne fit rien, qu'il la laissa s'égosiller de la sorte était que, il la connaissait suffisamment aujourd'hui pour savoir qu'il valait mieux qu'elle se libère de tout ce qu'elle avait en elle ; après, il essaierait de trouver un moyen de la raisonner. Mais pas avant qu'elle se soit « égosiller » sur lui... Sur lui, après tout c'était de sa faute. Il devait assumer ? Alors il assumait ; qu'elle se défoule une bonne fois pour toutes, il ne bougerait pas... Il la laisserait se vider avant tout de sa rancœur contenue, et que ses paroles avaient provoqué. Si elle lui avait reproché de ne pas assumer certaines choses, alors en voilà une qu'il avait choisi d'assumer.

    Ce qui lui fit comprendre qu'elle était vraiment en colère, ou blessée serait le terme plus approprié – car elle était sans nul doute plus blessée qu'en colère mais la colère était son seul moyen de pouvoir se défendre... Ce qui lui fit comprendre qu'elle était en colère, fut bien lorsqu'elle se mit à parler en polonais. Il eut l'impression d'être revenu au tout début. Au tout début lorsqu'elle venait d'arriver et qu'ils se disputaient souvent, avant que William se rende compte qu'elle était un excellent élément et qu'il avait commencé à la regarder vraiment comme une collègue... Sûrement le moment où leur affection mutuelle avait pu commencer à se développer. Aujourd'hui, il regrettait presque qu'elle fut arrivée. Si Wladimir Muller représentait sa faiblesse dans un domaine précis, il en était de même pour Elena, mais dans un autre domaine... Et il détestait cela.

    S'attacher aux gens, c'était trop douloureux lorsqu'on les perdait ; mieux valait éviter de s'attacher ; il jugea qu'il lui avait suffisamment fait de mal ainsi... Et qu'il fallait cesser de se mentir. Mieux valait qu'elle croit qu'il était cet être manipulateur, et abjecte dont elle avait en pensées cet instant présent... Mieux valait... Mieux valait qu'elle le croit ainsi ; mieux valait être direct, franc... Même si envers lui-même, il était loin d'avoir été franc. C'était à lui qu'il se mentait en vérité, mais il ne fallait pas qu'elle le sache.. Qu'elle ne sache jamais que c'était faux, que cela ne lui était pas si indifférent qu'il le disait ; il devint déterminée à ce que jamais elle le sache ; alors ils commenceraient à oublier ; c'était le seul moyen... Le seul moyen qu'il avait trouvé. Elle devait le croire ; elle s'en remettrait... Et si elle ne s'en remettait pas ? Bien sur que si, le temps guérissait toutes les blessures ; il suffisait qu'ils ne se voient plus, elle finirait par oublier. Cela mettrait fin à leur relation claire et nette. Était-ce qu'il voulait au moins ? Il tenta de se convaincre que oui, qu'il devait en ce cas présent penser avec son cerveau, non avec ce que lui soufflait son cœur. Il ne fallait pas qu'il l'écoute. Il fallait qu'elle continue de croire que son cœur était de glace, qu'il n'en avait même pas. Ce raisonnement le fit donc parler en ces termes d'un ton d'une neutralité alarmante, d'une voix morne comme morte, éteinte, mais plus ou moins décidé...

    «  En effet, j'ai sûrement dû te manipuler, me servir de toi... »

    Il aurait aimé dire autre chose, faire un plus long discours sur ce qu'il fallait qu'il lui dise pour qu'elle le croit encore plus, pour qu'elle ne veuille plus du tout lui parler, pour qu'elle s'éloigne... Qu'elle s'éloigne, n'était-ce pas le plus important ? Il fallait que son discours la persuade de s'éloigner ; il fallait qu'elle prenne d'elle-même la décision de changer d'équipe.. C'était le plus simple. Mais, il demeurait un dilemme. William avait sur-estimé ses capacités. Et alors qu'il aurait aimé dire plus de choses « blessantes » à son égard, pour qu'elle lui en veuille plus encore, des choses plus horribles et qui sonneraient comme un coup de poignard en plein cœur pour elle sans doute, il en était lui-même incapable. Il était juste incapable d'en dire plus. Déjà, approuver ses paroles en confirmant qu'il l'avait manipulée lui avait semblé lui-même aussi douloureux que si on venait de piétiner son corps, comme s'il venait de tomber de la plus haute tour de Poudlard, allant se briser tout en bas.... Parce que c'était faux, évidemment. Jamais il ne s'était servi d'elle. Dire un mensonge ne lui avait jamais paru aussi insupportable qu'en cet instant présent où il se trouvait face à elle et qu'il lui disait ça... Alors il ne pouvait juste pas en dire plus... C'était déjà trop.

    … Cependant, qu'avait-il espéré qu'il se passe en lui après avoir dit ces mots ? Qu'il se sente libéré ? Plus léger d'un poids ? A vrai dire, il se sentit plus misérable que jamais et sa culpabilité augmenta de plus en plus, au lieu de diminuer. De toute évidence, ça n'était pas la meilleure solution qu'il avait trouvé, mais la pire car non seulement cela avait dû blessée plus encore Elena, mais lui également s'en sentait totalement détruit...

    « Elena... »

    Mais quel genre de personnes était-il pour faire preuve d'autant d'insensibilité, quel genre d'homme était-il pour ne pas vouloir juste accepter ce qu'il se refusait résolument d'accepter ?! Ce n'était certainement pas la meilleure solution, c'était le pire... Cela n'arrangerait rien du tout... Certes, elle s'éloignerait, mais personne ne s'en porterait mieux. Bien au contraire. Oh, avec le temps cela passerait mais... Non, de son côté, il ne s'en sentirait jamais mieux de lui avoir dit pareilles choses ; il s'en sentirait davantage prisonnier au contraire... Quel idiot il faisait ! Perdre son estime c'était ce qu'il voulait ?! Normalement, il se fichait considérablement de l'opinion des gens sur lui ; normalement. Mais pas de ce cas présent... Parce qu'ils étaient sans doute allés trop loin déjà sans en ressentir les conséquences d'une séparation forcée. La vérité... Était qu'il n'imaginait pas la vie sans elle à ses côtés, même en tant que simple collègue ; comment avait-il pu se laisser aveugler par sa présomption ? Ils formaient une bonne équipe, non?! Pourquoi « un seul accident » viendrait tout gâcher cela ?!

    Il ne savait ni où cela allait le mener, ni ce qu'il devait faire vraiment, mais une chose était certaine , il ne pouvait pas la laisser ainsi, lui laisser dans l'esprit l'impression qu'il n'était qu'un « salaud » insensible dont les sentiments d'autrui n'importait que peu ; du moins les siens. Surtout qu'il lui avait dit précédemment qu'ils étaient amis... « Juste amis ». Un ami n'agissait pas ainsi, du moins le pensait-il. Il ne pouvait laisser cette dernière image imprégner l'esprit de sa « collègue » car après tout, il était important pour lui qu'il ne laisse pas cette impression sur elle... parce que quelque chose au fond de lui avait besoin de son estime, avait besoin de sa confiance... Il avait l'impression de l'avoir abusée, en laissant sous-entendre qu'elle n'était rien pour lui alors que les liens qu'ils avaient au moins tissé entre eux ne devaient pas s'effacer comme cela, comme s'ils n'avaient jamais existé... Mais elle devait comprendre... Le voulait-il lui-même ?

    « ... C'est faux... J'ai menti... Ce n'est pas vrai. », dit-il à mi-voix en se traitant d'imbécile de l'avoir mise dans cet état extrême tant qu'elle ne parvenait plus à s'exprimer autrement que dans sa langue natale. Quel monstre était-il ! C'était faux, il n'était pas un « salaud » ; un imbécile oui, mais pas... Il ne pouvait pas la repousser quelqu'un sous prétexte qu'elle ressentait quelque chose pour lui, quelque chose qu'il se refusait tout simplement à admettre. Pourtant, elle ne devait pas voir la différence entre les deux qualificatifs en ce moment présent. Elle ne parvenait pas même à fuir son regard, contrairement à au début où il le faisait ; elle restait sans bouger... Il se traita de gougeât. Il ne pouvait laisser faire cela, quand même non? Est-ce ainsi que tout devait se terminer ? Après ces années de complicité ? Il se força à avancer... un pas... Le pas qui lui parut le plus difficile qu'il eut jamais à faire... Un seul pas, il ne bougea plus ; il ne pouvait pas ; il ne pouvait pas lui imposer sa présence. Ou ne serait-ce sa proximité. Pas après ce qu'il venait de dire. Pourtant... Oh my god. Que faire ?!

    Comment avons-nous pu tout gâcher à ce point?! Voilà qu'il s'y reprenait. Voilà qu'il les incluait tous les eux dans cette culpabilité.. Il se corrigea. Non, pour une fois, c'était sa faute, à lui et à personne d'autres. C'était quand même de son unique faute si elle était dans cet état... Il l'avait blessée... Elle avait beau répéter inlassablement que ce n'était rien du tout, elle l'avait trop répété en si peu de temps pour que cela sonne vrai.

    « Si ça ne signifiait vraiment rien du tout, je ne pense pas que tu te mettrais dans cet état-là... Sans compter que ton discours actuel vient contredire totalement ce que tu disais tout à l'heure... », ajouta t-il à mi-voix, comme s'il craignait de la blesser davantage s'il parlait plus fort, d'une voix normale... Il n'osait même pas l'approcher plus de crainte de sa réaction... Peur? Lui? C'était le monde à l'envers mais d'une certaine manière, lorsqu'Elena se trouvait en sa présence, c'était vrai que le monde avait l'impression de tourner à l'envers, au ralenti déjà et... Que tout semblait différent. Que lui-même semblait différent d'ailleurs, méconnaissable. Mais cela, il ne pouvait pas le dire. D'un, il n'était pas du genre à extérioriser ce qu'il ressentait. De deux, cela lui semblait totalement ridicule, surtout après tout ce qu'il avait dit auparavant dans le seul but de la protéger d'une certaine manière... Sauf qu'il avait choisi la plus mauvaise méthode. En voulant l'écarter, empêcher qu'il ne s'attache, c'était eux deux qu'il faisait souffrir. Enfin, lui, c'était de peu d'importance après tout. Mais il n'aimait pas faire du mal aux gens qui l'estimait et ne le méritait pas... Et inconsciemment il venait d'en faire. Ses pas se portèrent en avant avant qu'il ait pu les contrôler... Indécis, hésitants... Et pourtant décidés dans un sens. Il devait réparer son erreur (tiens, encore ce mot?), il était après tout la cause de la situation présente. Il sentit une petite décharge électrique dans son bras lorsque celui-ci se posa sur l'épaule de la jeune femme, dans un geste excessivement doux comme s'il craignait de la briser – cela ne lui était jamais arrivé avec quiconque - ; il craignit plus que tout qu'elle se libère et s'échappe, ne voulant dorénavant plus qu'il se rapproche ne serait-ce d'un mètre... Si peu démonstratif qu'il fut, c'est la raison pour laquelle ses geste étaient hésitants et compte tenu du fait qu'il s'agissait d'Elena, ils l'étaient encore plus.... Il semblait novice devant elle, ne plus savoir que faire Comme s'ils venaient tout juste d'être présentés... Sa nouvelle coéquipière venait de lui être assignée... Comme s'il voulait faire disparaître la colère dont elle avait été envahie, comme s'il pouvait essayer d'un geste et réparer les éclats, les dégâts qu'il avait créé, il ne parvint pas même à prononcer une seule parole pour une fois ; il resta silencieux, alors que les mots se précipitaient à l'intérieur de lui... Il ne pouvait pas. Que pouvait-il dire pour se faire pardonner? Il l'enferma dans dans son étreinte et la serra contre lui... Il se sentait même incapable de la regarder trop longtemps dans les yeux, craignant de s'y perdre à nouveau, craignant que cela ne déclenche encore le processus d'éloignement soudain, craignant que cela force ses muscles à faire demi-tour, à refuser de se rendre compte l'importance indubitable qu'elle avait prit dans sa vie. S'il ne voulait l'admettre, il ne pouvait cependant accepter de la voir partir juste « comme ça »...

    « Non... Je ne veux pas que tu crois que tu n'es pas importante pour moi », souffla t-il simplement en fermant les yeux. Bon, côté relation, langage des sentiments et exprimer ce que l'on ressent, il avait des progrès à faire mais c'était déjà un bon progrès, Pour la première fois depuis qu'il s'était obligé à « faire comme si » rien ne s'était passé, une note d'émotions était perceptible dans sa voix dont celle-ci était nouée. Non, une chose dont il était certain c'était qu'il ne pouvait se résoudre à la perdre. Il ne pouvait se permettre de continuer à paraître insensible avec tout le monde car ça n'était pas le cas, et surtout pas avec Elena, dont il se sentait si proche. Il pouvait ne pas être capable de sonder ses sentiments, il ne pouvait cependant en aucun cas la faire souffrir. Et s'il ne le voulait pas, cela signifiait donc qu'elle était importante pour lui... Malgré tout ce que sa raison lui imposait comme contraintes.

    Sinon pourquoi cette sensation étrange naitrait t-elle au fond de lui chaque fois qu'elle était avec lui plus ou moins. C'était comme si auprès d'elle il semblait ressentir chaque fois des sensations nouvelles, inexplorées, comme s'il lui semblait se redécouvrir... Ressentir des émotions qu'il n'avait encore jamais ressenti auparavant avec quiconque. Cela avait tendance à le faire peur certes, cela avait également tendance... A le rassurer. « Tu peux me traiter d'imbécile si tu le souhaites... mais pas d'autres chose »... Tu parles, il ne méritait même pas d'être au moins son ami oui... Il serait lui il se chasserait à coups de pelle en-dehors de lui-même... Et il ne serait pas surprit qu'elle le fasse, même si quelque chose au fond de lui lui soufflait le contraire. « On ne peut pas tout gâcher comme ça... à moins de s'appeler comme moi ! », ajouta t-il d'une voix décidé en s'éloignant presque à regret d'elle et en la libérant de son étreinte, comme s'il craignait de la blesser s'il la gardait trop longtemps contre lui. Il échangea un bref regard avec elle, sans s'attarder, craignant de sa réaction ; il esquissa juste un sourire si du moins on pouvait le qualifier de tel ; un sourire d'excuse en d'autres mots... Il se retourna ensuite d'un seul mouvement, incapable de rester en place et faisant quelques pas vifs dans la pièce, il se laissa tomber dans le fauteuil qui semblait comme attendre qu'il se rassoie... En proie à un dilemme intérieur, il se prit la tête entre les mains et se mit à réfléchir... Comment pourrait-elle jamais lui pardonner ! alors que lui-même peinait à le faire.


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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Dim 2 Jan - 19:51


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William



    ♫ Skin ♫

    I drift away to a place
    Another kind of life
    Take away the pain
    I create my paradise


    Une fois sa colère passée, Elena était reconnaissante à son collègue de l'avoir laisser s'égosiller. C'était une bonne chose pour elle d'évacuer le stress et puis de toute façon, personne n'aurait réussit à la calmer.
    Malgré les cris et les hurlements, elle avait toujours aussi mal. Les paroles de son collègue l'avaient complètement abattues. Comment pouvait-il lui dire qu'il l'avait manipulé. C'était monstrueux! La jeune femme sentit ses yeux lui piquer et des larmes perler au coin de ses yeux. Elle baissa immédiatement le regard, ne voulant pas donner ce plaisir à William. Elle n'avait pas envie de lui donner la satisfaction qu'il avait gagné. Mais – elle ne comprenait pas pourquoi - , elle ne se sentait pas convaincue par cette explications. Elle n'avait pas tort parce que William sembla regretter ses paroles juste après.

    William avait raison: elle ne faisait que se contredire depuis le début de leur conversation: un coup elle disait qu'elle n'arrivait pas à passer outre leur erreur, et l'instant d'après elle lui disait que ce qui s'était passé ne signifiait rien du tout pour elle. Comment voulez-vous qu'il la trouve crédible dans ces conditions. Elena faisait tellement d'efforts pour oublier cet incident qu'elle n'arrêtait pas d'y penser. Elle n'y pensait pas que de temps en temps, elle y pensait tous les temps ! S'en devenait quasiment obsédant ! En réalité, ça l'était mais elle ne pouvait pas s'empêcher d'y penser. Elle n'avait pas cette capacité d'oublier les faits, de rester de marbre. Peut-être William l'avait-il apprit après des années d'expériences ? Seulement, après 12 ans d'expérience de terrain, ne devait-elle pas elle aussi avoir cette capacité? Ou était-ce seulement William qui savait comment faire ? Le mystère resterait surement entier.

    En tout cas, sauf si elle se trompait sur toute la ligne, il semblait se sentir coupable et regretter ses précédents mots. Mais ça n'aidait pas plus Elena à se sentir mieux. C'était difficile à admettre mais s'il ne voulait pas d'elle, elle n'allait quand même pas le séquestrer dans une pièce pour le garder à portée de main. Il avait beau lui dire qu'elle était importante pour lui, les larmes commencèrent à couler le long de ses joues. Elle ne leva pas la tête et ne se rendit pas compte que William s'était approché d'elle. Elle ne comprit sa présence près d'elle que quand il toucha son épaule. Un frisson lui avait parcourut le bras et en moins qu'il n'en fallait pour le dire, il l'a prenait dans ses bras. En temps normal, son rythme cardiaque se serait accélérer, elle se serait senti rougir comme de la pimentine mais cette fois-ci les circonstances étaient différentes et elle se contentait simplement d'être dans ses bras et de poser tête contre son torse. Elle ne chercha même pas à s'éloigner de lui: pourtant elle aurait voulu le rejeter, lui dire de ne plus l'approcher mais elle n'avait pas la force, elle était comme tétanisée et la seule chose qu'elle pouvait faire c'est accepter les bras de son collègue autour d'elle et se coller contre lui. L'étreinte fut brève mais elle ne put s'empêcher de laisser quelques larmes silencieuses couler le long de sa joue.

    La tétanie avait fait place à la colère et à mesure qu'elle pleurait, elle donnait des coups de points inefficaces à son collègue. Elena ne cherchait pas vraiment à lui faire mal … ou alors pas consciemment. Elle se rendait compte qu'avec toute sa bonne volonté, elle était incapable d'oublier leur erreur. S'ils voulaient travailler encore ensembles, ils allaient devoir faire avec. Parce qu'il était hors de question pour Elena de changer d'équipier. Hors de question d'envisager - ne serait-ce qu'une seconde – de faire équipe avec un autre auror que William. Il y avait une alchimie entre eux, bien plus que de l'amitié ou qu'une simple confiance mutuelle: c'était juste une compatibilité professionnelle. Elena y avait déjà réfléchit, et elle se plaisait à se dire qu'ils étaient des 'âmes sœurs de travail' : un terme assez étrange mais qui convenait parfaitement à leur situation.

    William se détacha alors lentement d'elle. La jeune femme renifla et essuya à la hâte ses yeux baignés de larmes.

    « C'est sûr qu'il n'y a que toi pour me faire douter de ta franchise envers moi. »

    La polonaise osa à peine lever les yeux vers son collègue. Le seul instant qu'elle en eut l'audace, celui-ci lui fit un mini sourire d'excuse et partit s'assoir à son fauteuil.

    « On ne peut pas tout gâcher comme ça... à moins de s'appeler comme moi ! »

    Que pouvait-elle répondre à cela ? Elle ne pouvait pas le nier: il avait un don pour la dérouter non seulement avec un seul qu'avec une seule parole. Il n'y avait qu'à remarquer son visage décomposé quand il lui annonçait « … Que ce qui s'est passé n'a sans nul doute pas... N'a jamais eu... la même signification pour moi, que pour toi... ». Elle ne voulait plus jamais ressentir cette honte et cette détresse qui l'avait envahi à ce moment-là. L'idée même d'y penser lui serrait la gorge et l'empêchait même de sortir un mot. Dire qu'elle avait eu peur de le perdre était un euphémisme.

    Oh, he's under my skin
    Just give me something to get rid of him
    I've got a reason now to bury this alive


    Ils fonctionnaient tellement bien tous les deux que s'en était quasi suspect. Parfois, ils n'avaient pas besoin de se parler, un regard suffisait pour dire ce à quoi pensait l'autre. Elle ne connaissait pas d'autre binôme comme le sien au ministère. Certaines collègues trouvaient leur relation étrange et elle comprenait maintenant pourquoi certaines étaient déroutés.

    « On ne peut pas tout gâcher pour çà William. On continue à … à faire comme avant et on évitera de rester au bureau tard le soir pour éviter tout débordement » lui dit-elle sur le ton de la plaisanterie. Elle voulait faire bonne figure même si cet aveu sonnait comme une déchirure pour elle. Tant pis, elle le ferait pour William, pour garder son co-équipier.



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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Dim 2 Jan - 22:50


    Music of the post'

    Une chose qu'il ne comprit pas fut qu'Elena n'avait même pas chercher à le repousser lorsqu'il l'avait prise dans ses bras ; elle s'était juste laissée faire, pourtant elle était en colère contre lui... ! L'instant d'avant elle l'était ! Il aurait comprit, et assumé, qu'elle ne veuille pas qu'il l’approche.... Peut-être aussi l'avait-elle prit assez par surprise en décidant aussi sans réfléchir de la prendre dans ses bras. Mais... Il aurait comprit si elle avait fait ne serait-ce que l'esquisse d'un geste pour le repousser si elle lui en voulait vraiment ! Le fait devait être qu'elle ne devait pas lui en vouloir suffisamment pour que cela surpasse ses propres sentiments ; elle devait juste se sentir affaiblie moralement, malheureuse... Il n'y pouvait rien lui !... Ou plutôt, si. C'était quand même en partie de sa faute...

    Il fallait donc qu'il trouve une solution... Il le fallait... Cependant il lui paraissait encore plus facile de réfléchir à l'enquête en cours – à n'importe quelle enquête d'ailleurs ! - plutôt que de penser à ce qui se passait entre eux. Que se passait-il d'ailleurs ?! Il fallait faire en sorte que la situation n'empire pas ; il fallait qu'il répare avant qu'il ne soit trop tard... Il fallait trouver une solution, mais aucune ne lui parvenait à lui faire entendre raison et la seule qu'il entrevoyait et lui paraissait la meilleure était de la prendre dans ses bras. S'il calculait sa capacité à consoler les gens sur une échelle de 0 à 10, il se situait très sûrement au-dessous du chiffre 0, et c'est pour cela qu'il ne savait vraiment pas quel était le mieux à faire, ou à dire... Il sentait qu'il serait préférable qu'ils s'éloignent un temps, au risque que cela mette en péril leur amitié, du moins ce qu'il en restait, mais une chose était certaine, il ne voulait pas perdre son estime. Pourtant, ce serait bien mieux qu'ils mettent davantage de distance entre eux... Mais ce qu'il y avait entre eux était trop fort, trop fort pour qu'ils puissent l'ignorer... Ils ne devaient pas le laisser s'échapper sous prétexte qu'ils avaient chacun un petit moment de faiblesse quelques jours auparavant, sous prétexte qu'ils avaient eu sans doute un petit moment d'égarement... Un moment d'égarement? Si l'on en jugeait aux paroles qu'Elena avait dits, et à sa façon d'être en ce moment, c'était bien plus qu'un simple moment d'égarement... Et au fond de lui, tout au fond, il savait que c'était bien plus compliqué pour qu'il puisse le qualifier de tel... pour lui., bien qu'il repousser l'inévitable de toute la force de sa volonté.

    Il ne pouvait s'y résoudre. Il releva les yeux, se saisit d'un magazine à ses côtés, l'ouvrit mais davantage pour faire croire qu'il était occupé à faire quelque chose, davantage pour ne pas laisser voir combien la tension présent entre eux étaient pesantes... Il la sentit se rapprocher cependant d'où il était et ne releva la tête que lorsqu'elle parla...

    « C'est sûr qu'il n'y a que toi pour me faire douter de ta franchise envers moi. »

    Elle n'était pas la seule. Assurément elle ne l'était pas. Tout le monde pouvait douter de sa réelle franchise avec tout le monde. Mais il était ainsi fait... Il fallait prendre les gens comme ils étaient, non? Et lui, ne changerait pas comme cela d'un jour à l'autre. Il était bien rare (voire jamais) qu'il aille dire aux gens qu'il les appréciait ; il était même rare qu'il les félicite déjà pour leur bon travail... Ou, enfin juste avant de se retourner et de s'éloigner, comme s'il avait honte d'avouer qu'il reconnaissait leurs talents. C'était certain, il était unique en son genre. Cependant, sa phrase le fit sourire pour une raison inconnu. Alors qu'un sourire naissait au coin de ses lèvres, il répondit...

    « … C'est tout un talent que veux-tu » - tout un talent dont il n'avait pas été très fier ce soir, il fallait bien le dire -. Il n'avait guère beaucoup d'espoir pour une fois, mais il espérait la faire rire... Il ignorait cependant l'ampleur de la détresse qu'elle pouvait ressentir et dissimuler en elle ; et il n'était pas le genre à écouter les confidences des gens... Il ne savait pas. Il ne l'avait jamais vraiment fait, il ne l'avait jamais vraiment apprit. Habituellement en tous les cas, mais il semblait que si Elena voulait vraiment vider son sac, alors il aurait fait un effort sur lui-même. D'ailleurs, c'est ce qu'il avait fait précédemment : il l'avait écoutée. C'était inexplicable mais leur relation « professionnelle » était en elle-même inexplicable. Sans besoin de parler, ils parvenaient à se comprendre ; un seul regard adressé à l'autre était suffisant pour communiquer à l'autre son sentiment sur n'importe quelle question. Mais parfois, on devait parler aussi. Ce soir en avait été la preuve. Pouvait-il espérer pouvoir un jour revenir à leur relation d'avant ce « fameux » jour ? Pouvait-il l'oublier ? ça c'était impossible. Il aurait aimé... Du moins, c'était en tous cas ce qui était préférable, bien qu'au plus profond de lui une impression très diffuse semblait lui signifier de quelle ampleur réelle était l'affection qu'il ressentait pour sa coéquipière... « Affection » sur laquelle il ne semblait vouloir trop s'arrêter, de crainte de découvrir trop de choses... Sans doute?

    Il tourna la tête vers elle et haussa un sourcil perplexe lorsqu'il l'entendit parler ensuite et dire qu'ils n'allaient pas tout gâcher quand même pour ça ; qu'ils continueraient à faire comme avant... Il préféra ne rien dire sur cela, mais il se demanda si elle en était elle-même capable – autant que lui-même en fin de compte - ; ne disait-elle pas cela que pour essayer de le rassurer ? Pendant de longues secondes s'éternisant en une interminable minute, il l'observa un moment, essayant de découvrir la réponse dans son regard. Se voulant rassurant, il posa une main sur son épaule et lui dit...

    « On fait comme ça oui... ». Si seulement cela pouvait être si simple.. Si seulement il suffisait de ne pas rester trop tard le soir au bureau à travailler sur quelques dossiers que ce soit... Si seulement... Le truc était qu'on ne pouvait pas savoir quand est-ce qu'on allait rester tard le soir à travailler... Et le destin semblait déterminé à toujours réunir des occasions pour entretenir cette tension entre eux, et à toujours leur rappeler ce à quoi ils essayaient de ne pas penser... Mais après tout, ils étaient adultes. Même si tous adultes avait ses points faibles... « La journée a été lourde en émotions ce soir... Tu devrais aller te reposer un peu dans la chambre du haut. S'il y a le moindre problème, je te réveillerai ». Ce n'était d'ailleurs pas une proposition mais un ordre... Car il en était certain, elle allait vouloir refuser, au début... Il ne lui en laisserait pas l'opportunité. Il était même prêt à l'escorter jusqu’en haut, jusqu'à la porte de la chambre ; il ne démordrait pas, elle irait se reposer. C'était peut-être un peu pour faire en sorte de l'éloigner de lui le temps de quelques heures, qu'elle retrouve vraiment son calme complet... Sa présence n'arrangeait sans doute pas les choses... Indirectement, en lui « ordonnant » pour ainsi dire de monter à l'étage se reposer, il lui montrait qu'il avait sa santé, donc elle, à cœur n'est-ce pas ?

    « … Je ne l'ai pas précisé, mais c'est un ordre... Et un ordre n'a jamais été - et ne sera jamais - sujet à débat », ajouta t-il en se levant et desserrant son étreinte de son épaule tout en embrassant la jeune femme sur le front. « Alors monte, et essaie de te reposer ». N'était-il pas craquant au fond lorsqu'il essayait de faire preuve de gentillesse, quand il tentait d'être agréable ? En fait, il avait l'impression qu'il aurait agi de même avec un enfant... Elena était comme sa fille d'une manière ; conscient que la situation dans laquelle elle était n'était pas des plus simples, il faisait son possible pour que cela soit plus facile... Sa fille? Quelque chose au fond de lui lui soufflait que l'emploi de ce qualificatif était quelque peu erroné... Mais il se refusa bien de l'avouer...


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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Jeu 6 Jan - 20:21


« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    « … C'est tout un talent que veux-tu »

    Elena aurait plutôt qualifié ce talent comme un moyen de torture mais elle ne rajouta rien. Elle ne voulait pas que l'ambiance redevienne pesante alors qu'ils commençaient à peine à, un temps soit peu, plaisanter tous les deux.

    Après une minute d'attente qui parurent durer une éternité, William posa une main sur son épaule et lui assura qu'il était d'accord avec ce qu'elle venait d'énoncer précédemment à savoir: ils feraient comme avant et éviterais de se retrouver seuls au bureau très tard le soir. Elle n'était pas sûre qu'ils pourraient éviter tous le temps ce genre de situation mais l'air convainquant de William dissipa ses doutes pour un certain temps.

    « La journée a été lourde en émotions ce soir... Tu devrais aller te reposer un peu dans la chambre du haut. S'il y a le moindre problème, je te réveillerai »
    « Tu sais je peux dormir sur le canapé, s'il y a un pro ... »
    « … Je ne l'ai pas précisé, mais c'est un ordre... Et un ordre n'a jamais été - et ne sera jamais - sujet à débat. Alors monte, et essaie de te reposer »

    La polonaise le regarda d'un air faussement sévère puis finit par lui faire un petit sourire. Il n'était pas loin de trois heure du matin et elle était exténuée.

    « D'accord, mais au moindre soucis, n'hésites surtout pas à me réveiller. »

    Elle vérifia alors qu'elle avait sa baguette (ce qui était assez inutile parce qu'elle l'avait toujours sur elle) et fit un petit sourire à son collègue alors que celui-ci enlevait sa main de son épaule et l'embrassait sur le front. Elle ferma les yeux face à ce geste rassurant … presque paternel. Paternel , c'était assez incestueux d'y penser après ce qui s'était passé entre eux en début de semaine. L'idée même de voir William comme un père à part entière la révulsait complètement. Certes, elle n'avait jamais eu de père mais elle ne voyait pas son collègue comme tel. La psychomage qu'elle était allée contrainte d'aller voir lui avait demandé si elle était attirée par les hommes plus âgés. Elena ne se souvenait plus comment ce sujet était arrivé sur le tapis mais elle refusait de penser qu'elle était attirée par son collègue parce qu'il était plus âgé qu'elle. Elle n'aurait pas fait l'amour avec son père, c'est complètement dénué de sens !!! C'est un peu comme si on comparait Meredith Grey et Derek Sheperd : Meredith n'a pas eu de père et ce n'est pas à cause de ça qu'elle est tombée amoureuse de Derek affraid

    « Bonne nuit William! » Puis, sans qu'elle ne puisse se retenir, elle déposa un baiser sur la joue de son collègue avant de s'éclipser et de monter à l'étage. Tout en montant discrètement les escaliers, elle se sermonna grandement en se traitant de tous les noms et dans toutes les langues qu'elle connaissait. Non mais quelle mouche l'avait piquée pour agir de la sorte ? Là c'est sur que cette attitude ne plairait pas à William surtout qu'elle lui avait dit qu'elle ferait exactement comme avant. Bien entendu, elle l'avait déjà embrassé sur la joue auparavant mais elle trouvait ce geste complètement idiot après çà !

    Elena posa sa baguette sous un oreiller, et s'allongea directement sur le lit sans prendre la peine de se couvrir. Elle ne s'en était pas rendu compte – surement à cause du stress constant de cette nuit – mais elle ne souhaitait qu'une seule et unique chose: dormir. Fort heureusement, elle s'endormit très vite. Leur tour de garde s'achevait à 6h du matin, et elle ne savait pas si elle aurait tenu sans dormir jusqu'à cette heure-là.

    Des questions subsistaient toujours dans sa tête comme : William la considère-t-elle comme sa fille ? Etait-il sincère en disant qu'il n'avait pas joué avec elle ? Elle croyait son collègue incapable d'une chose aussi ignoble mais le doute était quand même là. Il lui avait montré à maintes reprises quel bon comédien il pouvait faire et elle était certaine qu'il ne se gênerait pas pour faire la même chose avec elle. Ses inquiétudes furent vite balayées. En effet, à peine avait-elle posé sa tête sur l'oreiller qu'elle plongeait déjà dans les bras de Morphée. Son sommeil fut troublé par des cauchemars affreux. Des cauchemars ou William l'humiliait en public, où il devenait odieux. Il disait qu'il s'était servi d'elle durant tout ce temps et qu'il voulait juste la détruire de l'intérieur … Et puis sa mère apparaissait et lui disait qu'elle avait été tué par sa faute, que tout était de SA faute

    Elena se réveilla en sursaut et tremblante. Cela faisait des années qu'elle n'avait vu sa mère dans ses rêves. Tout ceci lui avait parut si réel … si … Elle en avait presque les larmes aux yeux. La fatigue y était pour beaucoup parce qu'en temps normal, elle ne pleurait jamais.

    La jeune femme n'avait pas remarqué que son collègue était entré juste à ce moment-là. Elle ne s'aperçut de sa présence que quand elle croisa deux perles océans dans son champs de vision. Un regard pareil ne pouvait appartenir qu'à une seule et même personne: William. Seulement, Elena n'était pas complètement réveillée et elle mit plusieurs secondes avant de pouvoir prendre la parole.

    « Il y a …. il y a un problème William ?? » demanda-t-elle la voix encore tremblante. « T'es tout pâle, ça va ? » William avait surtout l'air inquiet …Peut-être avait-elle crié pendant son sommeil ? Elle ne se souvenait pas trop si elle avait hurlé pendant son rêve, mais une chose était sûre, elle avait les yeux humides. D'un geste elle essuya ses yeux. Elle n'osait même plus regarder William dans les yeux : qu'allait-il penser si elle se mettait à pleurer comme ça, sans raison apparente ? Elle détourna alors le regard et chercha la pendule murale: 5h50. Elle était montée il y a plus de deux heures et elle avait l'impression d'avoir dormi même pas une minute!!

    « Oh non!!! » gémit-elle, « J'ai l'impression de ne pas avoir dormi! C'est horrible! »

    Elle jeta encore un coup d'oeil à William qui ne l'avait pas quitté du regard et détourna une fois de plus le regard pour s'assoir sur le lit. Un long silence s'ensuivit et elle n'osa pas parler. Elle n'avait pas envie de parler, elle voulait juste dormir et ….
    Un 'plop' se fit entendre en bas. D'un bond, elle se leva et descendit dans le salon de la maisonnette. Deux aurors venaient d'arriver et retiraient leurs capes.


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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   Ven 7 Jan - 0:08


    Une chose qui était certaine, c'était qu'il essayait tant bien que mal de faire de gros efforts pour lui paraître agréable... Cela, c'était indéniable, et il était persuadé qu'Elena ne pouvait que le reconnaître. Il voulait, en quelques sortes, aplanir la torture dont elle pouvait être envahie en ce moment présent ; il savait encore plus maintenant que la situation était encore plus compliquée que ce à quoi il s'était attendu. Ne pas en prendre compte relèverais assurément de la totale inhumanité de sa part.

    L'air faussement sévère qu'elle lui renvoya lorsqu'il lui avait proposé d'aller se reposer à l'étage ne lui créa qu'un simple sourire narquois... Elle était forcément fatiguée, bien qu'elle ne veuille pas l'avouer ; il savait combien de cœur elle mettait à la tâche, dans son boulot mais elle était un être humain aussi et comme tous êtres humains, elle avait ses limites et était également fatiguée... La journée avait été chargée, c'était une certitude. Et... D'ailleurs, en lorgnant sur sa montre et en voyant qu'il était quasiment trois heures du matin, il en fut extrêmement surprit. D'un, il n'était en rien fatigué pour ce qui le concernait... De deux, il n'avait pas vu filer le temps aussi vite. Par ailleurs, il avait un emploi du temps très souple pour ce qui concerne le sommeil... Très souvent,, il restait tard au ministère, préoccupé par quelques affaires ; il était très fréquemment dans les derniers à quitter le quartier des Aurors et à un horaire très avancée. Et bien souvent également en arrivant chez lui il se couchait très rarement directement... Il descendait toujours dans sa cave, où il restait encore là de nombreuses heures. Il ne voyait pas le temps passer, là non plus. Quant au matin il était également le premier levé ; très sûrement.

    Finalement, Elena accepta – de toute façon, ce n'était pas comme s'il lui laissait le choix... - en précisant cependant de nouveau de ne pas hésiter à la réveiller au moindre problème. Pour toutes réponses, William lui renvoya un sourire avant de retourner vers sa place qui l'attendait... Le fauteuil. Au bout de dix minutes déjà sans rien faire d’intéressant, il commençait à s'ennuyer ferme. Non désireux de reprendre la grille de mots croisés laissée là au tiers rempli seulement, l'Auror se leva et décida à faire le tour de la maison. Une simple ronde de surveillance... On ne savait jamais après tout, mieux valait être prudent... Et puis, cela évitait de laisser les pensées de trop divaguer ! Car, en effet, celles-ci avaient un peu trop tendance à dériver sur un territoire très dangereux chaque fois qu'il revoyait Elena lui redire bonne nuit, puis l'embrasser sur la joue, avant de monter à l'étage... C'était totalement ridicule, qu'il ne cessait de se répéter. Ce n'était pas pour autant que cela l'empêchait d'y penser... même s'il pensait que c'était totalement ridicule, il ne cessait de songer à la douceur de ses lèvres effleurant sa peau ; ce simple toucher semblant lui retourner l'estomac d'une manière... « étrange » : l'endroit semblait comme lui brûler, comme si quelque chose lui rappelait le danger de tels geste innocent... Pourtant, ce n'était pas grand-chose, après tout. Des amis s'embrassaient sur la joue... Il se raisonna aussitôt, s'interdit de toutes pensées, de laisser surtout son esprit s'égarer dans tel direction. Il ne devait pas y penser, il n'avait pas le droit de penser à cela... Cependant, il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'elle lui dit ; ses paroles résonnaient dans sa tête sans qu'il puisse les barricader... Comme quoi il était un manipulateur, un beau... « salaud » en traduisant... Qu'il avait joué avec elle. Non ! Hors de question ; certes il avait un certain don pour manipuler les choses de sorte qu'elles finissent par s'arranger d'une manière qu'il lui plaisait. Mais une chose était certaine, il n'avait pas manipulé Elena...

    En réalité, il avait plus tendance à vraisemblablement se manipuler lui-même, dans cette situation...

    Après son tour de garde à travers la maison, il revint au salon pour reprendre place dans ledit fauteuil qui semblait lui être véritablement assigné, et étrangement augmenté par le fait de ne rien faire, la fatigue se montra progressivement et c'est sur les coups de quatre heures du matin qu'il s'endormir doucement. Néanmoins, ce n'était pour son sommeil de plomb qu'on le surnommait au ministère « Oeil du Lynx » ; pour son regard perçant évidemment, son attention extrême pour tous les moindres détails... Si en approchant de la cinquantaine on pouvait commencer à avoir quelques problèmes de vue, l'ouïe au contraire fonctionnait – chez lui en tous cas – parfaitement bien et il ne dormit effectivement que d'un œil. En tous les cas, s'il y avait une intrusion ou un bruit quelconque dans la maison, il était certain qu'il se serait aussitôt réveillé, sur le qui-vive et la baguette déjà en main. D'ailleurs, il n'avait pas lâché cette dernière qui était, en ce moment présent, étrangement bien serrée dans sa main droite ; trop serrée même si on tenait compte du fait qu'il dormait.

    Ce fut le livreur de lait qui le réveilla, moins de deux heures plus tard. Il avait l'horrible impression de n'avoir dormi que quelques minutes et en se levant du fauteuil où il s'était assoupi, il partit direction la cuisine pour chauffer du café. Café fort, ça ferait du bien tiens; il ne connaissait pas meilleur remède qu'un café bien fort pour bien démarrer la journée... En grommelant à moitié après le livreur de lait qui pourrait passer un peu plus tard quand même pour éviter de réveiller les gens de trop bonne heure le matin, il vida son café d'une traite lorsque celui-ci fut prêt. Il n'était que cinq heures quarante. Indécis, il se demanda s'il montait maintenant à l'étage voir si Elena dormait encore, ou si elle était réveillée... Et puis, ce serait amusant de la voir tranquillement dormir après la soirée de la veille où elle avait été on ne peut plus énervée, et le mot était faible...

    Le problème, c'est qu'il n'avait pas imaginé la conséquence directe que cela aurait. Il resta immobile pendant de longues minutes dans l'embrasure de la porte de chambre. Qu'elle était paisible... Les traits de son visage complètement détendue... En fait, il n'avait pas l'impression qu'elle soit plus détendue qu'en cet instant où elle dormait. S'il avait cependant un peu plus attentif, il aurait vu sans doute quelques signes qui indiquait qu'elle n'était pas dans un état aussi calme qu'il n'y paraissait... Son sommeil semblait mouvementé. Cela n'enlevait cependant en rien la paisibilité de ses traits qui accroissait d'une façon non négligeable la beauté naturelle qui imprégnait son être. Sans se l'avouer, William le ressentit au fond de lui comme quelque chose qu'il ne se lasserait jamais d'admirer...

    Plus inconsciemment que consciemment, il s’approcha à pas de loup pour s'arrêter près du lit, presque ensorcelé par ce simple spectacle. Lentement et en espérant ne pas la réveiller, il avança une main et remonta doucement la couverture sur elle ; couverture qui avait vraisemblablement bougé lors de son sommeil. Alors qu'il ramenait sa main le long de son corps, les yeux de sa coéquipière s'ouvrirent si soudainement qu'il en fut prit au dépourvu et que sur le moment, il demeura figé dans les profondeurs de ses prunelles... Dans l'émeraude de ses yeux il se perdit un instant avant de remarquer qu'elle semblait... Bizarre. « Bizarre » ? Comme se réveillant d'un mauvais rêve. Enfin, cela pouvait après tout arriver à tout le monde. « Il y a …. il y a un problème William ?? » demanda-t-elle la voix encore tremblante. « T'es tout pâle, ça va ? » Lui, tout pâle ? Entre nous, ce n'est pas lui qu'il se serait qualifié d'être pâle. Elena au contraire... Elle semblait sortir tout droit d'un endroit des plus effrayants, et prête à s'évanouir, d'une de ces héroïnes dans un affreux films d'horreurs que certains moldus aimaient à regarder. Il haussa un sourcil... Évidemment, il s'inquiétait un peu... mais comme beaucoup de choses, il le masquait autant que possible... « Tout pâle? Moi ?... Je crois que tu ne t'es pas regardé... Tu ferais peur à une momie... », lâcha t-il en souriant et sans considérer sur le moment de manquer de subtilité. William, ou 'comment manquer de tact...'. « Un mauvais cauchemar ? », ajouta t-il, ce qui pouvait rattraper ses avant derniers mots. Suivant son regard, il la vit poser les yeux sur la pendule qui indiquait l'heure. Bientôt six heures oui. Elle parut un peu surprise qu'il fut déjà cette heure-là... De toute évidence, elle avait peut-être eu la même impression que lui avait eu à son réveil, à savoir qu'il ne lui avait paru dormir quelques minutes. D'ailleurs, c'est ce qu'elle dit ensuite. Elle s'assit sur le lit.... S'ensuivit ensuite un long silence gêné, pour il ne savait quelle raison d'ailleurs... Était-ce parce qu'elle se sentait gênée qu'il l'ait vu au sortir d'un cauchemar ou dès son réveil ? Il était vrai qu'au vu de ses cheveux un peu ébouriffé et son teint encore un peu ensommeillé, elle avait présenté meilleure apparence, mais William ne s'en sentit pas formalisé...

    C'est alors que le « gong » retentit ; ou plutôt le « plop » retentissant qui indiquait que quelqu'un venait de transplaner dans la maison. Elena fut la première à sauter sur ses pieds et à descendre en rez-de-chaussée ; sans doute était-elle on ne peut plus ravie d'échapper au regard scrutateur de son collègue... William laissa également la chambre derrière lui et arriva en bas où il reconnut la chevelure d'un roux prononcé et le visage constellé de tâches de rousseur ; un jeune Auror d'une trentaine d'années qui était assurément très compétent et prometteur bien qu'il ne l'aimait pas vraiment... Pour il ne savait quelle raison sinon qu'il semblait vouloir dévorer des yeux « sa collègue » chaque fois qu'il lui parlait. Ce comportement insupportait assez le pauvre William, bien qu'il n'aurait jamais admis qu'il était... - même un peu - jaloux. Il observa autour d'eux. Il était venu seul? Était-ce prudent? Il était censé les remplacer pendant la journée, accompagner les enfants à l'école (car la vie continuait et ils ne devaient pas rester bloquer à la maison sous prétexte que leur vie était en danger), surveiller également la mère si jamais elle sortait... Suivre la famille partout. Les ordres étaient les ordres. C'était plus prudent. William ne tolèrerait pas perdre encore des innocents.

    Pour ce qui le concernait, William avait une hâte au fond de lui... Normalement, Vladimir Müller avait été conduit à Azkaban hier soir ; il était habité d'une impatiente extraordinaire quant à aller lui rendre une petite visite et lui « tenir la conversation... ».

    « Tu es seul? » demanda t-il de but en blanc lorsqu'il arriva face à lui avant même de la saluer. Après tout, on ne le connaissait pas prioritairement pour sa politesse parfaite... Il était connu plutôt pour aller droit au but, ne jamais s'arrêter au détails de ce genre ; d'abord, le plus important ; le reste on verra après...

    « Non, Bill et Jane vont bientôt me rejoindre. Jane et Bill suivront les enfants jusqu'à leur école et le quittera pas d'une semelle jusqu'au soir où ils reviendront ici à la maison ; moi ma mission est de rester avec la mère... Alors, tout s'est-il bien déroulé sinon, le reste de la nuit? »
    « Parfaitement bien », répondit-il. « Pas de problème particulier en tous cas ».
    « On m'a dit que Vladimir Müller vous avait posé quelques petits ennuis ? »
    « Un peu... C'est un borné... Nous avons déjà eu à faire avec lui... »
    Comme ça, lui et William se sont bien rencontrés donc, puisqu'ils sont autant l'un que l'autre... C'était certain, maintenant qu'il le tenait, il ne lâcherait plus.
    « … Mais on a bien maîtrisé le problème »
    Le rouquin se mit à rire. « oui, on m'a dit qu'Elena l'avait bien amoché, en se battant contre lui. Heureusement qu'elle l'a eu quand même ».
    « Effectivement », répondit William sans paraître le moins du monde gêné en l'entendant parler le blessure qu'il lui avait-même faites mais qu'Elena avait mis sur son compte, pour le protéger. Elle a beaucoup de ressources. Sur ce, il est temps de s'éclipser... J'aimerai faire une visite à Azkaban avant la fin de la matinée »... Alors que le matin venait à peine de commencer... mais il n'aimait pas perdre son temps à discuter si cela n'était pas utile...

    Sur ce, deux autres « plop » retentirent alors que Jane et Bill apparaissaient aux côtés de leur collègue. William se tourna vers sa coéquipière, lui disant qu'il y avait du café de chaud dans la cuisine si elle voulait se réveiller un peu, avant qu'ils ne doivent partir. Dans un quart d'heure au maximum, ils laisseraient la place ici à leurs collègues... Même pas le temps de dire au revoir à leurs petits amis – les enfants Schönder - ; enfin, ils reverraient de toute façon sans doute...

    La nuit avait été des plus longues, la journée le serait davantage moins peut-être, du moins on l'espère tous... Elle ne pouvait pas être pire du moins, si ? William partait du principe qu'ils ne pouvaient faire pire tous les deux.


    HJ : OMG Le premier RP de fini :pirat: :pirat: Quelle émotion :o Tu peux répondre après si tu veux quand même hein ohmygod et hâte de commencer le suivant :pirat:
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