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 Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]

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MessageSujet: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Ven 7 Jan - 21:13

William & Elena ♥
« La rencontre d'un Lynx & d'une panthère »


    Elena Kowalski était nerveuse ce matin. Il y avait maintenant une semaine, sa collègue et amie depuis 9 ans était partie à la retraite. Elle avait beaucoup de mal à croire qu'elle n'allait plus travailler avec Cassandra. D'ailleurs, elle avait du mal à s'imaginer avec une autre coéquipière, cela lui semblait si impossible !
    Elle s'était levée 2h plus tôt et avait fait couler un bon bain chaud dans l'espoir de se détendre. Paul, son patron et chef, l'avait convoqué à son bureau à 8h ce matin. Elle se doutait qu'il voudrait lui parler d'un(e) nouveau(lle) coéquipier(e ?). Elle était vraiment anxieuse à l'idée de travailler avec quelqu'un dont elle ne connaissait rien. Cassandra lui avait tout apprit, tout apporté … Elle était comme une seconde famille pour elle. D'une part parce qu'elle lui avait apprit des tas de choses sur le métier: elle avait été sa première et seule coéquipière puisqu'elle avait démarré sa carrière avec Cassy. Deuxièmement, elle l'avait beaucoup soutenu quand sa mère avait été tuer mystérieusement dans une rue Londonienne moldue. L'enquête menée par les aurors n'avait jamais pu déterminé l'auteur de cet acte barbare et Elena eut du mal à l'accepter.

    La blondinette poussa un long soupir dépité : « Une nouvelle équipière: t'es pas sorti de l'auberge Elena!!! » . Surtout que les débuts avec Cassandra avait été chargé en aventures. Dès leur première mission en équipe, elles avaient failli se faire tuer en voulant se protéger l'une l'autre ! De plus, elle étaient complètement différentes: Elena, de nature ordonnée (limite obsessionnelle) ne supportait pas le bazar du bureau de sa collègue. Le sujet de l'ordre et du rangement sur le bureau et pour les dossiers étaient sujets à disputes pour les deux femmes et le quartier des aurors tremblait encore de leurs 'discussions explosives' ou 'léger malentendu' comme disait Elena. Mis à part quelques 'mal entendus', Elena et Cassandra s'entendaient comme un vieux couples et parlaient toujours beaucoup. C'était assez amusant de les voir toutes les deux entrain de papoter le matin autour d'un café avant de prendre leur service. Malheureusement, ce temps était révolu maintenant. Après avoir jeté un coup d'oeil à la vieille pendule de la salle de bain, Elena finit de se doucher. Elle donna à manger à son chaton Gibbs (un beau chaton roux aux yeux bleu) et se rendit à son travail par le réseau de cheminées.

    Lorsqu'elle pénétra dans le quartier des aurors, elle se rendit directement au bureau de Paul. Sans prendre la peine de frapper à la porte, elle entra dans le bureau. Elena regretta bien vite d'y être entrée si vite. La femme de Paul était aussi dans le bureau et le couple était entrain de s'embrasser de façon … hum intense dirons-nous !
    Elena ne put s'empêcher de rougir et de baisser la tête:

    « Euhh …. Je ferais mieux de repasser plus tard, tu es …. euh … occupé à ce que je vo... »
    « Bon sang; Elena! Frappes avant d'entrer !!! » Dit-il furieux et gêné d'avoir été découvert dans cette position avec sa femme. La dites-femme reboutonna son chemisier en soie beige et se racla la gorge.
    « Je vais te laisser Paul. Le boulot m'attend! Ravie de vous avoir rencontrée Madame! »
    « Moi aussi, Madame Edwards » fit-elle avec un petit sourire à l'adresse de la dame de son patron. Lorsque la rouquine sortie de la pièce, Elena s'esclaffa de rire. C'était terriblement gênant pour Paul mais si drôle qu'elle n'avait pas pu faire autrement que rire.
    « Elena! C'est pas drôle! » fit Paul en lui lançant un regard noir.
    La Polonaise ne regardait pas son collègue et se contentait de fixer le sol tout en pouffant de rire.
    « Désolée! Cest vrai que j'aurais du frapper, mais ta tête était …. bref! » Elle se racla la gorge et essaya de retrouver un semblant de sérieux. Si le brun l'avait convoqué, il y avait bien une raison! Il l'invita à s'assoir dans un fauteuil confortable et croisa ses mains sur le bureau.
    « Tu ne peux pas travailler en solo Elena, c'est impossible. Surtout dans les temps qui courent. Je sais que personne ne pourra remplacer Cassandra mais tu dois … tu dois te faire à l'idée qu'il te faut un nouveau coéquipier. »
    Coéquipier ? Coéquipier ?!! Elle allait donc faire équipe avec un homme ? Wouaaah … et bien dis-donc ! Elle n'était pas contre la mixité mais elle ne pensait que cela arriverait à elle! Voyant sa mine dépitée, Paul enchaina immédiatement avec son discours:
    « Ne fais pas cette tête! J'ai pensé que faire équipe avec une femme te rappellerait trop Cassandra, et je sais que vous étiez inséparables toutes les deux. Donc, j'ai préféré te mettre UN coéquipier. Il s'appelle William et … »
    « Ne me dis pas qu'il débute dans le métier! » fit-elle encore plus dépitée qu'au début du discours de son patron.
    « Non, tu dois le connaître, il s'agit de William Carter. Son coéquipier a été tué il y a 3 mois et il ne veut pas , tout comme toi, avoir un autre coéquipier. »
    « Oh ... »

    A vrai dire, elle ne savait pas quoi dire. Elle avait entendu parlé de cet auror mort pour sauver son coéquipier d'un mangemort sanguinaire. Le bruit disait qu'il avait été héroïque et qu'ils envisageaient de l'honorer d'une médaille … Une brin triste consolation pour la famille défunte.

    Soupirant une fois de plus, Paul l'invita alors à la rencontre de son nouvel équipier …. seule. Il lui fit un sourire encourageant et la pria de sortir du bureau. A présent, non seulement elle détestait Cassandra d'avoir prit sa retraite mais aussi Paul pour lui avoir assigné un nouveau coéquipier … Un homme surement macho et …. et ….. Bref, un homme, un vrai … du genre qui considère les femmes comme des moins que rien.

    Elle arriva, bien trop tôt à son goût, au bureau de son nouvel équipier.

    « William Carter? Je suis Elena Kowalski, votre nouvelle coéquipière. »

    Voilà qui était dit.

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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Dim 9 Jan - 22:06




    « Confrontation de deux fauves... L'apprivoisement est souvent difficile et délicat... 
    ça fait souvent des étincelles... (a) »

    « Il aura la médaille de l'honneur, j'y travaille en tous les cas mais il l'aura ».
    Tu parles... Qu'est-ce qu'une médaille d'honneur ?! Un prix pour récompenser le mérite de telle personne.... Récompensés des personnes qui n'étaient plus là et qui n'en avaient sans doute rien à faire du prix qu'ils venaient de recevoir. Ils préfèreraient sans aucun doute être là, plutôt que de recevoir cette médaille d'honneur qui chantait leur louanges.
    « Cela ne le fera pas revenir », répliqua William d'un ton sans réciproque.
    « William, je sais... Je le sais bien... Mais c'est tout ce que l'on peut faire pour honorer sa mémoire... »
    « Non... Rattraper, et tuer l'ordure qui a fait ça », lança t-il d'un ton menaçant et décidé...
    « ça fait trois mois que tu essaies... »
    « QUE trois mois. Je l'aurai. Il ne pourra pas se cacher éternellement de moi. J'avance »
    Il aura cette sale ordure, il en avait la promesse devant le corps inanimé de son meilleur ami. Jamais il ne rompait une promesse, ou jamais il ne laissait tomber un ami... Déjà qu'il culpabilisait pour sa mort ; déjà qu'il culpabilisait que ce ne soit pas lui qui y soit resté ; déjà qu'il s'en voulait d'avoir laissé s'échapper Wladimir Müller.
    « Si tu le penses... »

    L'Auror Carter lui renvoya un regard qui disait tout ce qu'il pensait et qui l'abstint de tous commentaires. Ça, c'était certain, il l'aurait ; il il ferait tout son possible en tous les cas. Malheureusement, cela durait depuis trois mois... Il savait que William prenait cette affaire trop à cœur, beaucoup trop. Il était trop impliqué. Dans une équipe de deux, il y avait souvent qui canalisait le second, qui empêchait l'autre de faire des bêtises... Non pas qu'il pensait que William en ferait, il était un élément vraiment expérimenté pour une vulgaire erreur de débutant mais, dans ce cas présent, il n'était pas certain que si jamais il retrouver ce Wladimir Müller, il ne puisse pas s'empêcher de le tuer... Or, il devait être jugé, être envoyé à Azkaban. C'était leur mission ; la mission de tous Aurors lorsqu'ils arrêtaient des mangemorts. Wiliam prenait cette affaire beaucoup trop pour une affaire personnelle. Ce fut ce jour-là qu'il prit alors la décision définitive : il lui donnerait un, ou une, nouvelle coéquipière.

    Ce fut seulement quelques jours plus tard que le nom d'Elena Kowalski lui vint à l'esprit lorsqu'il songea qu'elle avait elle aussi perdu sa coéquipière... Les deux femmes s'entendaient extrêmement bien, aussi différentes avaient-elles été. Il devint de plus en plus persuadé que c'était le meilleur choix qu'il n'avait jamais fait. Il fallait juste maintenant... Leur parler. Sans nul doute qui plus est que celui qui s'y ferait le plus difficilement était William. Paul ne connaissait pas plus têtu... Quoique, tout bien réfléchi, Elena l'était aussi pas mal... Mais le caractère de William était sans nul doute le moins touchable, atteignable. Il était plus expérimenté également. C'était l'un de ses plus anciens éléments... Non pas qu'à cinquante ans on était vieux loin de là. Il n'irait jamais se permettre d'apposer un avis sur l'âge de ses agents. Mais à cet âge, notre caractère était plus forgé, plus bâti qu'à trente ou trente cinq ans.

    « Et bien, il faudra bien qu'il s'y fasse ».


    ~ Quelques semaines plus tard ~


    William était assis à son bureau, baguette en mains et dessinant comme des demi-cercles dans l'air. Depuis trois mois, il lui échappait... Comme s'il prenait qui plus est un malin plaisir à se jouer de lui, cela faisait la troisième lettre qu'il recevait de lui... Un petit mot... Trois mots, cinq mots... Des mots qui lui faisaient sortir les yeux de la tête ; trois mois qu'il était d'une humeur exécrable ; ses pauvres collègues pouvaient en témoigner. Grâce à des sources extérieures, il avait su de source sûres où il logeait... Il y était allé, l’appartement avait été vidé le temps qu'il arrive... Comme si, si William avait des sources pour se renseigner, ce Wladimir avait également des « amis » qui le renseignait de son côté et qui le prévenait de la venue des autorités. Cela n'arrangeait pas l'état de Will', bien au contraire cela le mettait en fureur. Il avait fouillé l’appartement... tout ce qu'il avait découvert, c'était qu'il n'aimait que les couleurs très sombres ; son appartement était rempli de mobiliers noirs, jusqu'aux tapis recouvrant le sol et selon la propriétaire des lieux, il était un locataire très discret qu'on ne voyait guère souvent, et qui rentrait tard pour repartir tôt le matin.

    Tout ce qu'il avait récolté... Il l'aurait pu le deviné rien qu'en l'observant. C'était d'ailleurs ce qu'il n'avait manqué d'observer le peu de temps qu'il avait vu... Avant qu'il ne disparaisse dans la nuit.

    Il fut soudain sortit de ses pensées alors qu'il entendit quelqu'un approcher son bureau. Il l'entendit avant de la voir. La personne s'arrêta devant lui. C'était une jeune femme. Il leva le regard vers elle, le regard interrogateur et scrutateur en attendant qu'elle explique la raison de sa visite, quel était son problème, etc... Qui avait-elle perdu, et qui devaient-ils retrouver ? Avait-elle été témoin d'un meurtre ? En même temps, elle ne lui était pas inconnue... Il lui semblait l'avoir déjà « croisé » quelquefois dans le ministère... Ce qui signifiait qu'elle y travaillait sans nul doute... Alors que faisait-elle donc à venir le voir ainsi ? Lorsqu'elle parla enfin, en se présentant et lui disant qu'elle était sa nouvelle coéquipière, il la regarda interloqué un instant sans comprendre... C'était une blague ? La semaine dernière, il avait bien dit encore et encore qu'il ne voulais PAS de nouveau coéquipier. Ou coéquipière peu importe. Il ne voulait risquer d'en perdre un nouveau déjà, et enfin bref.... C'était trop tôt.

    « C'est une plaisanterie? »
    parvint-il enfin à déglutir lorsqu'il fut en mesure de prononcer une parole... Comme s'il lui était impossible de croire que ce qu'elle venait de dire était possible. Il avait pourtant été bien clair... Avec Paul. Il ne voulait pas de remplaçant.

    Elle avait certainement dû mal comprendre ! Il avait pourtant été catégorique avec son patron. Il lui avait dit qu'il ne voulait personne, qu'il ne désirait pas être avec quiconque d'autres que lui-même... Pas en tous cas tant qu'il n'aurait pas retrouver l'assassin sur qui il avait posé son dévolu depuis le moment où il avait tué son meilleur ami... En aucun cas il n'embarquerait quelqu'un d'autres avec lui dans cette affaire. En aucun cas il ne risquerait d'autres vies en travaillant à ses côtés. Il en avait fait une affaire personnelle. Ne pouvait-on le comprendre à la fin?!

    « Il doit certainement y avoir une erreur »,
    répondit-il quelques secondes plus tard tout en se levant de son bureau et après l'avoir contourné, il passa devant elle... Cinq secondes plus tard, il était sortit des bureaux des Aurors et se dirigeaient en direction du bureau de leur chef... Ils avaient une petite affaire à régler. Porte qu'il ouvrit à la volée – et sans frapper non plus – ce qui eut pour effet de faire sursauter Mr Edwards qui leva la tête vers lui, perplexe...

    « Et bien c'est une habitude ce matin d'entrer sans frapper... ! »
    « Comment ça ? »
    « Une autre Auror. Miss Kowalski... D'ailleurs... »
    « Ah... Justement, c'était à ce propos que j'étais venu te voir... Elle m'a dit que... Qu'elle était ma nouvelle coéquipière ? Rassure-moi, elle a mal comprit, ou est-ce moi qui ait mal comprit? »

    Pendant un court moment, Paul regarda évasivement autour de lui, se sentant quelque peu gêné peut-être et conscient que William mettrait sans doute plus de temps qu'il ne l'avait imaginé à accepter cette décision, décision qu'il avait refusé à maintes reprises d'ailleurs... En fait, il s'était attendu à ce qu'il vienne lui demander des comptes sur cela...

    Pour William, son regard sembla parler aussi bien que s'il avait ouvert la bouche pour exprimer sa réponse à voix haute...

    « Ne t'ais-je pas dit que je n'en voulait pas, à maintes reprises ? »
    « Effectivement... »
    « Je ne l'ais pas répété assez fort c'est ça ? »
    « Non plus, j'ai juste pensé que... »
    « Depuis quand on pense à ma place ?! Depuis quand on pense ce qui est mieux pour moi?! »
    « William, je reste ton supérieur hiérarchique... »
    « C'est toujours dans ces cas là évidemment que l'on ramène sa supériorité hiérarchique, n'est-ce pas? »
    « … Mais ma décision est irrévocable », continua t-il comme s'il ne l'avait pas interrompu. « Crois-moi je pense au bien de mes équipes... Elena est une Auror douée, elle a perdu il y a quelques temps elle aussi sa coéquipière, j'ai pensé... »
    « … Elle est bien jeune »
    « Oh, William, je ne pensais pas que tu accordais du crédit à ce critère... Pas toi quand même. Mais certes elle est jeune, elle n'en demeure pas moins prometteuse...  »
    « Je n'ai pas dit le contraire. Ce n'est pas ce que je voulais dire. Mets la cependant avec quelqu'un d'autres... Autre que moi »
    «William... J'ai dit non. Je ne modifierais pas ma décision. Je pense que c'est la meilleure décision que j'ai jamais eu à prendre, je ne la changerai pas. »
    « Tu es conscient que tu l'envoies surement à la mort ? ». Sa voix était étrangement calme, posé mais décidé ; il ne cilla pas devant le regard interloqué de son supérieur... Ce qui eut pour effet de déstabiliser un peu son interlocuteur, mais sans la faire vaciller dans sa décision.
    « Pas plus qu'avec quelqu'un d'autres »
    « Écoute... » ajouta William en posant ses deux mains sur le bureau devant lui, et parlant presque dans un murmure... Comme s'il était sur le point de faire une confidence. Évidemment, venant de lui, c'était impossible. « Je dois retrouver l'ordure qui a tué Stan. Et, je ne souhaite pas de coéquipier. Aucun tu entends. Je dois m'occuper tout seul de ça ! ».
    « Et bien c'est parfait, Elena sera apte à t'aider. L'une des plus aptes je suis prêt à le parier. Et cela fait trois mois que tu le recherches, William... Sans guère avancer avoue-le... »
    « Je l'aurai. », murmura t-il entre ses dents. « Mais seul. Et justement, c'est à moi de le retrouver, personne d'autres. Ne l'ais-je pas suffisamment exprimé déjà? »
    « Bien sûr que si. Mais je ne crois pas que ce soit la meilleure solution »
    « Je ne veux pas...»
    « Ce sont des tragiques accidents qui arrivent chaque jour, William, et même aux meilleurs. Ce qui est arrivé il y a trois mois arrive chaque jour, et peut arriver à tout le monde ».
    « Je n'impliquerai personne d'autres dans ça, tu entends. Je refuse... »
    « Le problème vient bien en effet de là, je crois... »
    « Pas le moindre. Je refuse juste de sacrifier quelqu'un d'autre dans cette affaire. Mets la ailleurs »
    « Ce n'est pas plus dangereux que si je la mettais avec Jared ou encore Jacynthe. Il faudra t'y faire. Je n'aime pas voir mes agents seul. Un minimum de deux est nécessaire. Même si ce sont mes meilleurs agents. Surtout si ce sont mes meilleurs agents je dirai même... Elle apprendra sûrement beaucoup en faisant équipe avec toi »
    « ...Tu ne comprends pas. »
    « Probablement, mais telle est ma décision. »

    Contrarié au plus haut point, totalement furieux qu'il ne soit pas parvenu à lui faire entendre raison, William tourna les talons et sortit de la pièce en claquant la porte derrière lui, revenant à pas vif dans les bureaux des Aurors. Une fois de retour, tous les yeux se tournèrent vers lui lorsqu'il entra dans la pièce... Il n'y fit pas immédiatement attention. Il s'arrêta l'espace de quelques secondes en cherchant sa « nouvelle coéquipière » des yeux. Elle avait prit place à l'un des bureaux... Elle prenait ses aises de toute évidence ; et elle n'avait pas prit n'importe lequel des bureaux... Celui de Stan. Elle prenait sa place... ? William n'était pas le moins du monde superstitieux c'était le moins que l'on puisse dire, mais cela lui parut résonner comme un étrange pressentiment. Une impression bizarre. Il ne le tolèrerait pas. Pas une deuxième fois, certainement pas. S'armant d'une détermination infaillible, d'un pas vif, il se dirigea vers la jeune femme et avant même de lui adresser la parole, il s'était saisi des affaires qu'elle avait déjà entreprit d'étaler sur son bureau... Toujours sans un mot, il jeta un œil autour de lui et alla les poser sur le bureau d'à côté, bureau qui était libre.

    « Ce bureau n'est pas libre. » lança t-il en se retournant brusquement vers elle et en la toisant d'un regard bleu glacial. « C'était celui de l'Auror Steel. Cet autre là, il est libre. Bien, et bien il est évident que ce n'était pas une plaisanterie... Alors bienvenue ici ».

    Certes, pour un bienvenue chaleureux il faudrait remettre... Le ton était un peu raide, froid, distant mais il n'y pouvait rien. D'un, il était comme cela au départ... Il fallait du temps pour l'apprivoiser. Peut-être que cela la convaincrait d'aller persuader Paul de la mettre avec quelqu'un d'autre s'il lui paraissait aussi hostile... ?! Ce qui était préférable pour elle, il en était certain. Alors autant qu'il lui paraisse sous son plus mauvais jour...

    En vérité, il n'avait pas beaucoup à faire d'efforts pour paraître aussi hostile vous me direz, étant donné qu'il était déjà d'humeur exécrable ces dernières semaines...


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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Lun 10 Jan - 23:57


    Elena ne s'était pas attendue à un accueil des plus chaleureux mais de là à ça … Elle ne l'imaginait pas. Lorsqu'elle lui annonça qu'elle était sa nouvelle équipière il mit quelques secondes avant de lui demander si c'était une blague tout en rajoutant qu'il devait y avoir une erreur. Elena ne se retint pas de lever un sourcil, perplexe. Paul ne lui avait rien dit ?? Il n'était pas au courant. En fin de compte, il avait raison : c'était une blague, c'est ça ??

    « Je ne crois p... »

    Mais William était déjà parti à grands pas vers le bureau de Paul en trombe. Poussant un grand soupir, elle ne le suivit pas. Elle connaissait, malheureusement, déjà l'histoire et elle doutait fortement que mister Carter arrive à faire changer d'avis Paul. Elle regarda alors autour d'elle s'affairer d'autres aurors soit à remplir des dossiers, soit à faire semblant de discuter. Elena se tourna vers un homme entrain de siroter son café et lui demanda:

    « Il est toujours aussi … accueillant ce Carter? »
    « Encore plus depuis que Steel a été …. euh »
    « Oui je sais, il a été assassiné il y a 3 mois je crois. »
    « Vous pouvez …. prendre son bureau vous savez. Le bureau de Steel n'a pas été occupé depuis son meurtre. »

    Elena esquissa alors un petit sourire et s'assit dans le fauteuil de l'ancien agent Steel. Elle n'était pas vraiment à l'aise, assise au bureau d'un agent décédé il y a peu mais elle allait devoir s'y faire. Elle posait son sac à main quand William revint vers elle. A son entrée, les agents s'étaient tus et même Elena osait à peine respirer.

    « Ce bureau n'est pas libre. C'était celui de l'Auror Steel. Cet autre là, il est libre. Bien, et bien il est évident que ce n'était pas une plaisanterie... Alors bienvenue ici ».

    Son ton avait été sans réplique, froid, autoritaire, glacial … Ce n'était pas du tout à ce genre d'accueuil qu'elle s'attendait. En même temps, il était normal qu'il supporte mal la mort de son collègue, d'autant s'ils étaient équipiers depuis longtemps. Mais elle, y était-elle pour quelque chose ?? Non ! Mais Elena n'était pas du genre à se démonter. Elle se leva de sa chaise et toisa le regard de l'auror de ses yeux émeraudes pendant quelques secondes et lui dit d'un ton tout aussi calme:

    « On m'a dit de prendre ce bureau, je ne fais qu'obéir aux directives. Il me semble que l'auror Steel n'est plus … disponible alors je ne vois pas en quoi cela gênerait de prendre ce bureau. »

    Le regard d'Elena n'avait pas cillé. Elle ne souhaitait pas paraître fragile aux yeux de cet homme. Elle n'y avait pas été de main morte, elle s'en rendait compte. Mais William n'avait pas été plus tendre qu'elle. Elena se sentait observée sous tous les angles comme sous un scanner. C'était assez déroutant. Extrèmement déroutant! Elle souhaitait vraiment remettre les choses dans leur contexte. Elle n'avait pas choisit son coéquipier pas plus qu'il semblait l'avoir choisi à elle. Ils étaient tous les deux dans une sacré galère et ils allaient devoir se supporter. La tâche semblait vraiment ardue!

    « Je n'ai pas choisi de faire équipe avec vous, et visiblement, cela ne vous enchante pas de m'avoir. Malheureusement, Paul en a décidé que ce serait ainsi. Et je ne pense pas qu'il change d'avis à moins qu'une guerre éclate entre nous. »

    Mieux valait être franc dans ces cas-là. De toute façon, elle ne cherchait pas vraiment à faire dans l'amabilité. Elle cherchait surtout à être franche avec lui et lui faire comprendre qu'elle n'avait, non plus, pas choisi cette solution. Ils allaient devoir coopérer même si cela ne leur plaisait pas. La jeune souhaitait aussi faire comprendre à ce bougre, qu'elle n'allait pas se laisser faire et qu'elle allait se faire respecter de lui coûte que coûte.

    « C'est à vous de choisir maintenant! Et arrêtez de me fixer comme si vous vouliez me lancer un avada kedavra avec vos yeux, vous ne m'impressionnez pas ! »

    dit-elle un peu précipitamment en mettant ses mains sur ses hanches la mine renfrognée. Son regard la mettait mal à l'aise puisqu'il semblait la fixer sans ciller comme s'il pensait pouvoir la tuer en un regard.
    Comment ça, elle se sentait impressionnée par cet homme Bombe Sayksuelle pas du tout voyons!!! Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Mar 11 Jan - 15:24




    S'il avait pour habitude de rester à observer les gens sans ciller pour analyser leur réactions, leur personnalité, leur manière de réagir et d’interpréter comment untel réagirait en telles circonstances ; comme s'il avait pu lire entre eux, c'était également pour leur faire passer un genre de test. Il était parfaitement conscient que fixer les gens ainsi était très déstabilisant mais c'était également une manière de voir leurs capacités de résistance... Alors qu'il s'apprêtait à tourner les talons pour retourner à sa place, il se retourna vers elle et la toisa en silence et impassiblement écouta « ses protestations ».

    Il avait espéré sans doute l'impressionner, du moins instauré dès le départ qui commandait ici... Qui était le plus ancien, le plus expérimenté... Il n'avait besoin de personne... Personne d'autres que lui-même. Il haussa cependant juste un sourcil lorsqu'elle répondit qu'elle suivait simplement les directives, qu'étant donné que l'Auror Steel n'était plus disponible elle ne voyait pas pourquoi elle gênerait de prendre ce bureau.

    Il laisserait ce bureau libre tant que le deuil n'aura pas suffisamment durée. Date qui serait déterminée par lui-même. Lorsque son estime envers quelqu'un était placée suffisamment haute, son honneur et sa fierté lui interdisait de ne pas honorer ainsi le tragique accident qui avait vu la mort d'un collègue. De n'importe lequel.

    « Sauf que c'est moi ici qui les donnent, les directives ». En tous les cas, elle avait du cran... Beaucoup de cran, qui pouvait s'apparenter à de l'insolence et un manque de respect envers des coéquipiers plus expérimentés, mais sans doute était-ce car elle n'avait jamais eu quelqu'un qui puisse la refroidir dans ses ardeurs énergiques certes et sa vivacité de réplique ; il ne pouvait qu'en convenir, mais être douée d'une trop grande vivacité annihilait un temps de l'observation qui était nécessaire.

    « Si ça vous plait de prendre la place du mort, ne vous gênez pas », lança t-il sans guère de préambule et comme si peu lui importait qu'elle veuille vraiment prendre la place du « défunt »... Dans le sens propre et non figuré, évidemment. Ce n'était pas de son genre d'employer des tournures au figuré de toutes les façons ; il était toujours direct... Qu'importe si cela avait plus tendance à être un défaut ou une qualité. C'était certainement plus une qualité quand même... Non ? En tous les cas, qu'importe ce que c'était, il allait toujours droit au but...

    Après tout, ce n'était parce que Paul l'avait mis dans son équipe qu'il était obligé de tout lui dire... Il avait décidé qu'il mènerait son enquête seule ET qu'il ne reviendrait pas sur son opinion, il s'y tiendrait. Il avait décidé qu'il n'y aurait plus de victimes potentielles, en-dehors de lui-même, et il n'y en aurait pas. Il s'en faisait le serment. Quitte à ce qu'elle le prenne pour le plus gros « faux-jeton » « salaud » ou d'autres mots encore qu'elle pouvait bien penser, elle ne changerait pas d'avis sur la question. Il n'y aurait qu'une seule autre victime potentielles ; ce serait lui. Personne d'autres ne serait jamais à sa place. C'était à lui de résoudre cette affaire, lui seul...

    Elle avait cependant de la répartie, dégageait beaucoup d'énergie... Il se dit qu'il allait sans doute devoir mettre de l'eau sur le feu afin d'espérer refroidir la cuisson, avant que le tout n'éclate et ne puisse servir à rien au final. D'une certaine manière, cela avait tendance à l'amuser grandement... Oui, il s'amusait... Il revint à sa place et après seulement s'être assis, il bifurqua son siège tournant dans sa direction et l'observa du même regard scrutateur qui mettait toujours mal à l’aise, que ce soit ses collègues ou ses ennemis... Ce regard qui donnait l'impression qu'il faisait passer un examen au rayon-X à toutes les personnes qu'il regardait ainsi...

    « Je n'ai pas choisi de faire équipe avec vous, et visiblement, cela ne vous enchante pas de m'avoir. Malheureusement, Paul en a décidé que ce serait ainsi. Et je ne pense pas qu'il change d'avis à moins qu'une guerre éclate entre nous. »

    Que ce soit elle ou une autre personne, il agirait de la même manière de toutes façons. Il ne voulait pas de nouveau coéquipier... Pour des raisons qui lui étaient personnelles et déjà explicitées plus tôt. Elena Kowalski, ou un autre nom peu importe lequel, c'était la même chose. « Effectivement, nous sommes, de toute évidence, bien obligés de nous soumette au bon vouloir de ceux situés plus haut dans la hiérarchie... ». Il admettait ? Il admettait qu'elle avait raison... Étrange. Non, en réalité, dire qu'il admettait était erroné. « Si guerre il y a et si cela peut vous contenter, je vous laisse le choix des armes ». Enfin, lorsqu'il avançait cela, c'était bien souvent un leurre. Il ne laissait jamais vraiment le choix des armes... Il finissait toujours par tout tourner à son avantage afin de gagner la manche... Sa ruse ? Laisser son adversaire croire qu'il remportait la manche, qu'il gagnait la partie, qu'il avait le choix des armes... Pour mieux retourner la situation à son avantage et le prendre par surprise, alors qu'il ne s'y attendait pas... Ruser... Faire croire qu'il baissait les armes... ... Parce qu'en plus cela l'amusait l'amusait tellement au fond qu'il ne pouvait s'empêcher de faire de l'ironie... ?! « Vous avez sans doute de la répartie, mais ça ne veut rien dire... ».

    Vraiment ? Il ne l'impressionnait pas ? Absolument ravi de l'apprendre... Il se coucherait encore plus savant ce soir sans nul doute. Il avait également apprit au cours de son expérience que si quelqu'un affirmait quelque chose, de ce genre par exemple, c'était davantage pour se convaincre lui-même de la véracité de son propos... Il essayait de se convaincre d'un mensonge. En gros, quand on lui disait ça, il l'interprétait toujours à l'inverse. Si elle maintenait à voix haute donc qu'il ne l'impressionnait pas, c'était qu'il devait certainement l'impressionner... Mais cela ne l'empêchait d'avoir du répondant et c'était d'autant plus intéressant qu'il commençait à se dire que Paul n'avait peut-être pas eu tord...

    … On s'entend évidemment sur ces propos : Qu'il n'avait peut-être pas eu tord sur le fait qu'elle devait être sûrement une Auror douée, mais elle avait beaucoup à apprendre. Déjà sur le fait d’interpréter les regards des autres... Pas sur le fait de l'avoir mise dans son équipe. Ça, il n'en démordrait pas avant longtemps. Il n'avait pas terminé à lui passer des test en plus... Le regard étant le miroir de l'âme, il était très important de savoir les interpréter... Un regard disait tout ce qu'un individu ne voulait pas dire par la parole... Bien souvent. Interprété correctement, et vous saviez tout ce qu'il n'avait voulu vous dire.

    Et le fait qu'elle n'avait pas su interpréter correctement le sien lui indiquait donc qu'elle avait une faille dans ses compétences. Enfin d'ailleurs, celui qui saurait l'interpréter parfaitement n'était sans doute pas encore né... Par contre le sien, celui de Miss Kowalski, en ce moment ne laisser entrevoir principalement le fait qu'elle était hors d'elle... Et pourtant, qu'elle n'était pas encore portée à ses limites.... Il faudrait donc qu'il continue en ce sens s'il voulait la tester jusqu'au bout... Si vous pensez qu'il n'en était pas capable, détrompez-vous... C'est que vous ne le connaissez pas encore. D'ailleurs, qui peut se vanter de le connaître vraiment ?

    «  A moins que vous soyez un espion mangemorts envoyée au ministère par eux pour nous espionner, je ne vois pas pourquoi je voudrai vous avada kedavriser d'un regard... C'est beaucoup plus amusant de vous entendre vous égosiller avouez-le »

    Et puis, il fallait l'avouer que s'il avait voulu l'impressionner ou l'intimider, il aurait employé une autre méthode... Arrow

    Il haussa un sourcil et interpellé par le calme soudain de la pièce, il se tourna vers les autres pour voir que.... Le reste des Aurors présents dans la pièce avaient tous les yeux baissés sur tel ou tel dossier mais cela m'étonnerait qu'ils lisent quelque chose. Il était prêt à parier sur le fait qu'au contraire, ils ne rataient pas une miette de l’échange plus que musclé – verbalement – entre les Aurors Carter et Kowalski.

    N'entendant plus rien durant un moment plutôt long, l'un deux leva les yeux pour regarder autour, pensant peut-être qu'ils étaient sortis. Celui-ci croisa le regard de William alors qu'il avait relevé les yeux ; il replongea aussitôt dans son dossier et ressentit la soudaine envie d'aller au petit coin... Faisant mine d'avoir une de ces idées de génies dont il était souvent armé pour éviter les conflits en tous genres, il se leva de son siège et, son dossier sous le bras, il se précipita en direction de la sortie, - ou l'entrée vu qu'il n'y avait qu'une seul issue de toutes façons - . Le claquement de la porte retentit, laissant le silence retomber. Presque immédiatement, les grattements des plumes reprirent... Même si les oreilles étaient toujours tendues et que les esprits posaient les paris... Untel pariait silencieusement sur William, et ceux qui avaient déjà croisé Elena dans le ministère dans un bureau voisin du quartier du leur, misaient sur elle... Tous semblaient en tous les cas aux aguets et aussi excités que s'ils assistaient à un match de Quidditch et que c'était le moment crucial du match, celui où les deux attrapeurs luttaient pour attraper la petite balle dorée dite Vif d'Or.



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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Dim 23 Jan - 17:53

    La seule chose que l'on ne pouvait pas reprocher à l'agent Carter était son manque d'honnêteté. Il disait, apparemment, tout ce qu'il sans penser à ce que pourrait penser la personne en face de lui. Elena en était maintenant convaincu : sa ne serait pas facile avec lui ! Mais elle ne desespérait pas pour autant. Elle était à présent qu'il essaierait de la déstabiliser coûte que coûte. Pourquoi ? Surement parce qu'il n'avait pas envie d'une nouvelle équipière ou encore parce qu'il était misogyne ? Elle n'aurait sûrement jamais la réponse à cette question mais elle ne se laissera pas marcher sur les pieds si facilement.

    « Si ça vous plait de prendre la place du mort, ne vous gênez pas »
    « Ce n'est pas la place du mort, c'est le bureau d'une personne décédée, c'est différent! »

    Cet homme avait le chic pour lu donner froid dans le dos avec cette phrase mal tournée. La place du mort. Comme si ce bureau était maudit! Ou alors, il voulait simplement lui faire peur, l'impressionner, lui montrer que c'est lui qui commande. Mais Elena passait au dessus de tout ça. William ne serait jamais son patron. Ils étaient simplement coéquipiers et par définition ils avaient le même grade. Certes, il avait des années d'expériences en plus, mais elle n'était pas une bleue non plus. Simplement, elle n'avait fait équipe qu'avec une seule personne et c'était son amie Cassandra. En gros, elle n'avait eu qu'une seule expérience du travail d'auror en équipe mais elle avait apprit tant de choses et avait vécu tellement d'expériences qu'elle ne semblait pas croire qu'elle pourrait, un jour, faire équipe avec une nouvelle personne.

    « Effectivement, nous sommes, de toute évidence, bien obligés de nous soumette au bon vouloir de ceux situés plus haut dans la hiérarchie... Si guerre il y a et si cela peut vous contenter, je vous laisse le choix des armes »

    A cet instant, et c'était assez étrange mais elle n'était que très moyennement convaincu que William laisse le choix des armes à son ennemi. Elle trouvait cette façon de faire un peu manipulatrice même si elle-même serait prête à le faire pour arriver à ses fin.

    « C'est bizarre, mais j'ai du mal à vous croire ! » fit-elle d'un ton ironique.
    « Vous avez sans doute de la répartie, mais ça ne veut rien dire... ».
    « Pour une fois on est d'accord, il ne faut pas se fier aux apparences. »
    « A moins que vous soyez un espion mangemorts envoyée au ministère par eux pour nous espionner, je ne vois pas pourquoi je voudrai vous avada kedavriser d'un regard... C'est beaucoup plus amusant de vous entendre vous égosiller avouez-le »

    ahahaha! Qu'il pouvait être drôle cet homme!
    Elena ne pû s'empêcher de lancer un regard noir vers son nouvel équipier. S'il commençait à la pousser à bout de cette façon, elle était quasi-certaine qu'une guerre froide éclaterait entre eux. Elle n'était pas du genre à provoquer les conflits (du moins pas intentionnellement Rolling Eyes ) mais cet homme l'énervait au plus haut point !

    « Je ne vais pas m'égosiller pour vous faire plaisir ! Flejtuch ! »

    Ou comment insulter une personne sans que celle-ci ne s'en rende compte. Elle décocha également un regard noir et se rendit compte qu'un silence pesant s'était installé. Au moment où elle levait les yeux, un auror croisait le regard de William et comme par magie sortait du bureau un dossier sous le bras. Une moue moqueuse se dessina sur le visage d'Elena. Mais il fut vite remplacé par un regard froid quand le silence olympien revint dans le quartier général des aurors et que le bruit des plumes reprenait.

    « Et servir de distraction au bureau m'indiffère complètement, mais me faire traiter comme une bleue par un misogyne de votre genre ça, ça ne me plait pas du tout ! Si le fait que je me rase les jambes et pas le visage vous dérange, c'est bien dommage et ça ne fait que prouver que vous ne regardez pas plus loin que votre nez! Oui je suis une femme mais je n'en suis pas moins un auror compétent ! »

    Sur ce coup-là, elle s'était peut-être laissée emporter mais ce genre de comportement la mettait hors d'elle. Peut-être que William lui rirait au nez, ou simplement qu'ils se retrouveraient dans le bureau de Paul mais elle s'en fichait pas mal, elle avait été honnête!
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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Dim 23 Jan - 21:33




    Ensuite ? Et bien, installé aussi confortablement que possible à son bureau, il croisa les doigts sous son menton et se contenta d'observer sa « nouvelle coéquipière » qui lui avait été commis d'office sans guère que l'on tienne compte de son avis. Il l'observait, semblait la sonder le plus discrètement possible : les gestes disaient beaucoup et il était par ailleurs intéressant de les observer, de même que les regards disaient beaucoup de choses... Ils racontaient toute une vie. On apprenait encore plus en observant qu'en discutant...

    William ne sourcilla même pas lorsqu’elle lui renvoya un regard noir. Il ne put constater une lueur brillante dans son regard qui n'enlevait rien à un charme certain bien qu'il y avait une certaine réserve chez elle... Il était certain que ce qu'elle préférait le plus le soir c'était de rester chez elle et, assise dans son fauteuil dans le salon, lire un bouquin... Une histoire romantique le plus souvent... Sans doute était-ce de celle qui rêvait beaucoup... Oh, non pas qu'il ne voulait pas dire qu'elle n'aimait pas non plus sortir. Oui, il y avait quelque chose de... de naturel dans son apparence, une volonté de prouver qu'elle n'était pas pire que quelqu'un d'autres, qu'un collègue par exemple. Oui ben écoutez, William est un homme comme n'importe lequel hein ! Alors quand il en a l'occasion... Comment cela il des rince l’œil ?!!! Ce n'est pas VRAI ! Il analyse ses coéquipiers en tant que personne ; et c'est JUSTE ce qu'il faisait en ce moment. Il la sonde, pour avoir une idée d'elle plus précise sur ses réactions, ses intentions, ses gestes... On ne peut bien travailler avec quelqu'un que si on le connaît vraiment. Que quand on a tout analysé en détails, qu'on est certain d'elle.

    «  Je ne vais pas m'égosiller pour vous faire plaisir ! Flejtuch ! »

    William ne put s'empêcher de sourire sincèrement. « Oh, il n'y a pas beaucoup à vous pousser pour le faire, et vous le faîtes déjà pour mon plaisir personnel de toutes façons en ce moment... »

    Par ailleurs, ses pensées précédentes furent totalement approuvées par les paroles qu'elle tint ensuite. Sur le fait de ce qu'elle cherchait à prouver. C'est qu'elle avait des griffes et qu'elle ne réprimait pas à oser les montrer... ! Quoiqu'elle aurait pu faire mieux... Oui, tout compte fait, c'était vraiment très bas comme réplique. Tant que cela ne lui donna même pas envie de répondre. Mais histoire de se laver de tous préjugés – qu'il n'avait pas le moins du monde – il crut bon toutefois de rétablir au moins quelques vérités sur lui, non pas qu'il accordait beaucoup d'attentions à ce que l'on pouvait penser de lui, mais il avait quand même la fierté de ne pas vouloir se bâtir une réputation sur des mensonges. S'il y avait bien une chose qu'il avait horreur, c'était les mensonges. Sur le reste, ce qu'on pouvait bien de lui, il s'en fichait et s'en contre-fichait...

    « Si c'est ce que vous laissez entendre... Une chose à préciser : Je n'ai rien du tout contre les femmes. »

    Immédiatement, des rires étouffés ne purent s'empêcher de retentir. Quelqu'un semblait trouver cette... Plaisanterie très drôle de toute évidence et à la recherche de l'individu qui avait l'air de trouver sa réplique très drôle, William parcourut la salle du regard, le regard inquisiteur...

    Non, en effet il n'avait rien contre les femmes... Il s'était marié cinq fois ! Alors on ne pouvait pas dire qu'il avait quelque chose contre les femmes... Il les aimait au contraire beaucoup Rolling Eyes

    « J'ai dit quelque chose de drôle, Willby? » demanda t-il en vrillant son regard sur l'un des Aurors qui l'avoisinait. Il avait soudainement blêmit et se précipita à répondre. « Non, pas du tout. » Il retourna ensuite aussitôt à ses propres affaires...

    Il détourna le regard de Willby pour le reporter sur Elena et tout en se levant, il contourna son bureau pour venir se poster directement devant, contre lequel il s'appuya nonchalamment.

    « Quant à vos compétences... Je ne demande qu'à voir... ». Mais cela ne changera en rien mes intentions actuelles.
    … Et si vous voyez là quelque chose de peu catholique, alors vous pouvez tout de suite vous en retourner espèce de pervers !!!! Il parlait évidemment de compétences totalement professionnelles ; après tout, ce qui regardait sa vie privée la concernait entièrement. Et puis qu'elle fasse ce qu'elle veut d'ailleurs !!
    «... Mais le temps nous le dira. »
    Évidemment, ils travaillaient dans le même haut lieu magique ; le ministère ; par conséquent il avait très surement entendu parler déjà d'elle et sa coéquipière partie à la retraite d'ici peu. Cette Cassandra était une très bonne Auror et les bruits de couloirs laissaient entendre de bons échos sur cette équipe. Un peu la même chose pour ce qui était de lui et de son ex-collègue. Ils avaient sans doute partagé le même genre de relations fusionnelles avec. La différence était qu'elle, elle n'avait pas vu son ami mourir devant ses yeux, et par sa faute. Oh bien sûr on lui avait dit que ce n'était en rien sa faute, que cela se serait produit même s'il avait pu l'aider, même s'il n'avait pas été là ; s'il n'avait pas été là il aurait même encore plus culpabilisé... Non, elle n'avait aucune idée. Et William ne renouvellerait pas une seconde l'erreur de pouvoir perdre de nouveau un collègue, non. Qu'on la mette dans une autre équipe. En tous les cas, il n'accepterait pas cette idée.

    « Mais il s'agit de mon affaire que je dois boucler. ». Possessif sur les bords ? Non, il en faisait juste une affaire personnelle, et il tenait à ce que personne ne s'y joigne. Il n 'y aurait plus de victimes potentielles et inutiles, hormis lui peut-être. Ça, c'était tranché au moins. Il ne lui dirait pas les raisons pour lesquelles il ne souhaitait pas il voulait lui seul terminer ce qui devait être terminé, mais elle était au courant. Sur ces mots, il fit volte face pour retourner derrière son bureau.


    [HJ : C'est ultra court... :s]

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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Dim 30 Jan - 14:46


    « Si c'est ce que vous laissez entendre... Une chose à préciser : Je n'ai rien du tout contre les femmes. »

    C'est sur ces dernières paroles qu'elle entendit quelques rires étouffés. Apparemment, la réponse de l'agent senior faisait rire certain. Et même si elle était énervée et très en colère, elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire moqueur. William ne s'en rendit pas compte : il était trop occupé à remonter les bretelles à la personne qui avait osé se moquer de sa 'plaisanterie'.

    « J'ai dit quelque chose de drôle, Willby? »
    « Non, pas du tout. »

    A en croire ce qu'elle venait de voir, William inspirait le respect et personne n'osait se frotter à lui. Elle n'avait que vaguement entendu parlé de lui par le passé, mais elle sentait que leur collaboration serait musclée. Si bien sûr ils ne s'entretuaient pas avant ! C'était plutôt mal parti mais elle ne désespérait pas. Intérieurement, elle admettait qu'elle pourrait beaucoup apprendre avec lui mais elle ne se l'avouerait jamais. Elle était beaucoup trop fière pour ça et puis lui serait trop satisfait de l'apprendre !

    « Moi je vous très drôle au contraire!! »

    Oui elle n'avait pas peur de dire ce qu'elle pensait. Et puis que pourrait-il lui faire après tout ? Il l'avait dit lui-même, tant qu'elle n'était pas une espionne mangemorte, il ne l'avada kedaveriserait pas. William se leva alors d'un air décontracté et elle ne se gêna pas pour observer la personne en face d'un air insolent. Il était plutôt grand, mais elle n'était pas plus impressionnée que cela. Sa façon de se tenir contre le bureau avec cet air nonchalant le rendait particulièrement séduisant. Mais, par merlin! , il était son collègue et il était particulièrement agaçant ! Et Ce ne fut qu'à ce moment-là qu'elle se rendit compte qu'il avait un regard … électrisant et terriblement envoûtant. Ces yeux étaient d'un bleu ciel magnifique et pendant une seconde, Elena se perdit dans leur contemplation … jusqu'à ce que William reprenne leur conversation.

    « Quant à vos compétences... Je ne demande qu'à voir... Mais le temps nous le dira. »

    Elena perdit alors le sourire moqueur qu'elle avait sur les lèvres. William avait beau avoir un certain charme, il n'en restait pas moins un …. un homme !!

    « J'espère vraiment que vous parlez de compétences professionnelles !!! … Non, je dis ça parce que , comme vous, j'ai remarqué que Willby avait ricané quand vous avez dit que vous n'aviez rien contre les femmes alors, on peut se poser des questions non ?? »

    S'il croyait qu'il pouvait être le seul à l'énerver, il se trompait totalement ! Et puis, il lui avait tendu une perche avec cette remarque à double sens, elle ne faisait qu'en profiter!
    Mais, comme un chat, il retombait toujours sur ses pattes. En effet, il remit le sujet de SA mission sur le tapis. Elena poussa un long soupir. Malgré tout, il était évident qu'il voulait venger son collègue et elle aurait certainement voulu faire la même chose à sa place mais il n'avait pas du tout avec ses recherches apparemment... Et puis, à vouloir s'obstiner, on se fatigue. On a parfois la réponse sous le nez mais on ne la voit pas. Le mieux c'est de faire un break : c'était toujours plus clair avec le recul.

    « Peut-être mais il n'y a pas que cette enquête. ça fait trois mois maintenant que vous essayez de retrouver le meurtrier de votre co-équipier et …. il doit être loin à l'heure qu'il est. L'auror Steel était surement très compétent et la personne qui l'a tué n'est pas née de la dernière pluie, elle sait qu'elle est recherchée par les meilleurs aurors de l'Angleterre alors … je suppose qu'elle est loin et que vous ne devriez pas vous acharner et prendre du recul par rapport à cette histoire. »

    Pour la la première fois depuis le début de leur discussion, Elena avait parlé avec douceur et compassion. Elle ne connaissait pas le sentiment de perdre un co-équipier mais elle imaginait que ce devait être terrible. Elle ne savait pas si William l'enverrait se faire voir à sa manière ou si simplement , il esquiverait le sujet, mais une chose était sûre, il n'avait pas l'air de vouloir parler avec elle.

    « Si risquer votre vie pour quoi ? Tuer un mangemort et devenir un meurtrier à votre tour vous amuse, faites ce que vous voulez après tout !! Mais ça ne serait pas rendre hommage à votre ami! »
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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Dim 30 Jan - 21:16



    Pour être sincère, il ne put réellement pas s'empêcher d'étouffer un rire – et un peu plus il en aurait perdu recracher son café – lorsqu'il l'entendit sa « nouvelle collègue » lui répondre qu'elle espérait qu'il ne faisait allusion qu'à ses compétences professionnelles... Honnêtement, c'était ce qui importait avant tout, en effet. Qu'elle en ait d'autres la regardait entièrement et ne l’intéressait nullement ! (… Ou presque pas). Non mais d'un, elle avait du répondant, et maintenant elle avait de toute évidence beaucoup d'humour franchement... Il n'allait pas s'ennuyer avec elle s'il pouvait en croire ce qu'il voyait, et ce à quoi il assistait. Après n'avoir pu s'empêcher d'en rire, il secoua la tête... Ah, les femmes, je vous jure... Elles ne pensent donc qu'à cela ?! Non mais il ne fallait pas pousser quand même, un peu plus et elles parleraient de « harcèlement  sexuel » que cela ne le surprendrait même pas ! Évidemment qu'il parlait de compétences professionnelles. Où avait-elle donc l'esprit ?! Elle faisait bien ce qu'elle voulait de ses autres talents, si tant est qu'elle en est d'autres ; cela ne le regardait en rien et elle les donnait à ceux qu'elle voulait, cela ne regardait pas non plus. Tant qu'elle faisait bien son travail, et ça, il le verrait bien au fil du temps.

    « D'un, Willby ferait mieux de se taire. De deux, évidemment que je parle de vos « compétences professionnelles », je ne vois vraiment pas en quoi le reste aurait une quelconque influence sur notre future collaboration... Et croyez-le bien, vous distribuez vos possibles autres compétences à qui vous voulez, votre vie privée ne m'engage en rien. Et de trois, vous vous posez les mauvaises questions, sur ce sujet en tous cas », répondit-il sur un ton doucereux et posé comme à son habitude et la regardant bien fixement... En tous cas, si elle avait voulu l'énerver, c'était raté.

    Il n'aimait pas parler aux gens sans les regarder en face, comme si c'était un gage d'honnêteté en quelques sortes et une façon d'appuyer ses paroles. Et puis, regarder les gens dans les yeux, cela permettait d'évaluer ce qu'ils avaient au fond des yeux, et l'on pouvait parfois déceler beaucoup de choses.

    La Vérité, le mensonge... Si des individus étaient habiles avec des mots pour proférer des mensonges, ils ne maitrisaient pas toujours leur regard qui pouvaient souvent les trahir. Mais également, la peur, l'appréhension... Et toute une palette de sentiments très intéressant à analyser... Une chose se décelait d'ores et déjà dans le regard d'Elena, était qu'elle était loin d'avoir peur. D'ailleurs, pourquoi aurait-elle peur ? Il n'était après tout pas son ennemi, il ne la tuerait pas. A part si elle était une mangemort infiltrée dans le bon camp qui voulait sa peau. Et Merlin sait combien d'ennemis combien d'ennemis s'était-il fait en l'espace de trente ans ! Mais, elle, elle n'avait vraisemblablement pas peur de se mesurer à lui, de l'affronter... Elle avait quelque chose qui lui plût. Entendons-nous, sur le plan professionnel. (Je ne tiens pas à ce que l'on porte plainte contre Will' pour harcèlement sexuel !). Au fond, c'était ce qu'il regrettait le plus chez beaucoup de ses collègues... Leur franchise. Ou leur manque cran... Il leur dit une remarque, et aussitôt les voilà qu'ils s'excusent et qu'ils baissent la tête. Alors autant en profiter, non? S'excuser c'était une faiblesse. Il faut savoir ce que l'on veut et ne pas revenir sur ses pas en s'excusant d'un coup de sa conduite comme si on en avait honte. Cependant Elena, elle, semblait avoir quelque chose...

    Sur ce, c'était réglé. Juste pour la forme, il esquissa un bref mouvement de la tête vers Willby pour lui décocher un regard noir. Après tout, c'était de sa faute s'il avait dû s'expliquer sur ce « détail » afin d'éclaircir certaines choses ; il ne voulait pas passer après tout pour un... Un quoi au juste ? Un harceleur de jupons ? Le terme prête à sourire. William ne mélange de toute façon jamais vie privée et vie professionnelle. Sauf si cela est important pour l'enquête et si cela lui apporte quelques éclaircissements sur son enquête en cours... Cela ne fait rien de jouer un peu avec les gens, non, pour arriver à des fins honorables ? Mais en aucun cas avec l'un de ses collègues.

    Qu'elle soit loin, pas forcément. Les mangemorts étaient sournois ; il pouvait arriver qu'ils aient envie de narguer l'autorité du ministère en cherchant à montrer qu'ils étaient capable de leur échapper. Pour cela, ils pouvaient ne pas être si loin que cela. Ils pouvaient même se planquer au coin de rue où habitait l'un d'entre eux, lui envoyer des courriers pour les narguer...
    William, cependant, ne répondit rien pendant le long discours d'Elena (Tiens, cela faisait deux fois qu'il l'appelait ainsi? Dans sa tête, sans sa tête. Ce ne serait pas demain la veille qu'il le dirait...). Il la laissa parler sans l'interrompre, impatients qu'elle finisse, et balayant d'un revers seul de la main ce qu'elle disait. Il ne pourrait jamais prendre suffisamment de recul sur cette histoire. Tant qu'il ne l'aurait pas sous la main... Ces dernières paroles le rendirent amer et ses traits semblèrent se durcir. Devenir un meurtrier lui-même? Il s'en fichait comme de sa première chemise... Pour lui-même, il s'en sentirait soulagé car il aurait la sensation d'avoir venger la mort d'un ami, et c'était ce qu'il y avait de plus important. Ceux qui donnait la mort à des dizaines de gens sans en ressentir le moindre remords n'avaient pas de cœur, n'avaient pas de sentiments ; ils ne méritaient pas la pitié, il ne méritait pas de vivre. Ils ôtaient la vie ; c'était tout ce qu'il y avait à retenir. Même Azkaban lui paraissait trop doux pour eux...
    Qui plus est, il se fichait également comme de sa première chaussette de risquer sa vie ou pas. Il n'était pas devenu Auror pour rester à ne rien faire, à regarder les gens mourir, qu'ils soient ses amis ou qu'ils ne le soient pas. C'était son métier de prendre des risques. Il ne remplissait pas papier sur papier à longueur de journées bien heureusement. Mais elle ne pouvait évidemment pas comprendre .

    « Cela me prendra le temps qu'il faudra. » Et en attendant, ce n'était qu'à force d'acharnement qu'il était toujours parvenu à tout. Cette fois, il se heurtait simplement à plus dur, mais cela ne l'empêcherait pas de lui mettre la main dessus. Lâcher du leste signifierait abandonner. Si quelque chose pouvait bien le caractériser c'était bien qu'il n'abandonnait jamais... Même pour le reprendre plus tard.

    De toute façon, que ce soit aujourd'hui, demain ou dans trois ou cinq ans, il ne pourrait jamais prendre du recul sur cette histoire, jamais il pourrait être objectif. Cette homme, dont la photographie était agrafée sur le devant du dossier qui trônait sur son bureau encore actuellement, cette homme représentait sa faiblesse. Il représentait un défi, et en même temps une faiblesse par laquelle il ne se laisserait plus jamais attraper. Plus jamais. Comme toutes faiblesses, on se devait de les bannir de nous-mêmes car cela ne nous attirerait que du mauvais...

    Il ne la forçait en rien à le suivre d'ailleurs. On lui imposer sa compagnie, sa collaboration, il n'avait rien demandé. Si elle voulait s'occuper d'autre chose, qu'elle le fasse. « Et vous vous trompez. Il n'est pas forcément loin ; il peut être tout près, même en bas de l'immeuble à observer vers ici, vers l'endroit où il sait que le ministère se cache... Peut-être n'étiez-vous pas au courant mais ils aiment nous narguer. ». Sur ce genre de choses, il y avait très souvent à l'instinct et cette fois encore, son instinct lui disait qu'il n'était pas loin, qu'il le rencontrerait de nouveau ; ce jour il ne se laisserait divertir par rien, rien du tout. Il l'aurait. « Jusque là mon instinct ne m'a jamais trompé. », termina t-il avant de brusquement contourner son bureau en ayant auparavant attrapé sa veste qu'il enfila puis sans aucun préambule il lâcha à l'adresse de sa « nouvelle coéquipière ». Et puis, pourquoi il voudrait en parler avec elle ? Pas forcément avec elle d'ailleurs, et cela n'avait en rien à voir avec le fait que c'était une femme – il ne s'arrêtait pas à ces préjugés, au contraire il avait beaucoup de respect pour elles et leur donnait la valeur qui leur était dues – mais il n'avait juste pas envie de parler de cela. Sa décision était juste prise. Et ce n'était pas en lui donnant une nouvelle coéquipière que cela allait changer ses résolutions.

    L'expression de son visage n'indiquait rien de ce qu'il pouvait penser ; il resta à la fixer tout le long de son discours, le visage aussi fermé qu'une huître sur son rocher, attendant qu'elle termine enfin. Puis, il contourna son propre bureau, jeta un coup d’œil alentours avant de lâcher seulement à l'adresse de la jeune femme... Enfin, cela aurait pu être à n'importe qui en fait, mais étant donné qu'elle était la plus près, il était évident que c'était à elle qu'il parlait.

    « Venez. »

    C'était l'heure du déjeuner et n'ayant rien avalé ce matin-là, il mourrait de faim et il parviendrait mieux à réfléchir à tout cela une fois le ventre plein, et surtout une fois sa dose habituelle de caféine avalée. Il ne fournit cependant aucunes explications à la jeune Elena, autant la laisser mijoter un peu cela ne pourrait pas lui faire de mal n'est-ce pas ? Sans l'attendre, il se dirigea vers l'entrée et était déjà à mi-chemin dans le couloir lorsque Miss Kowalski le rattrapa...

    Peut-être qu'elle n'allait pas apprécier et qu'elle aurait l'impression qu'elle lui donne des ordres, mais c'était bien le cadet de ses soucis et en fait... Bah en fait il s'en fichait... A moins que c'était un autre moyen de tester encore quelque chose sur elle ? Savait-on jamais avec lui ce qu'il avait en tête... En tous les cas, espérons toujours que quand elle saura où ils vont, elle ne pense pas à une sorte « de harcèlement » ou une façon de l'acheter.

    Ce n'était rien d'autres qu'un déjeuner rapide à la cafétéria en face du ministère ; pas de quoi aller faire toute une histoire... En effet, il y en avait bien une dans le ministère, mais il trouvait que le café avait un goût détestable. Aussi allait-il toujours déjeuner le midi dans la cafétéria sur le trottoir opposé où se trouvait le bâtiment du ministère. C'était un endroit moldu d'où s'échappaient de délicieuses odeurs de pizza... Il y avait un très grand choix de pizza, flammenküche, etc. ou simples sandwichs.


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MessageSujet: Re: Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]   Sam 5 Fév - 22:21








    Elena aurait aimé le mettre hors de lui dès leur premier jour de collaboration mais c'était visiblement raté. Pire, il avait semblé prêt à s'esclaffer de rire et même à recracher son café. Mais ce fut bien vite oublié en réalité. Elle en avait presque oublié qu'ils venaient de se lancer des remarques acerbes quand il avait esquissé un petit sourire. Elena n'était pas de ce genre de femmes. Vous savez les femmes qui ont un coeur d'artichaut. Vous savez, celles qui, dès qu'elles voient un bel homme, jettent leur dévolu sur lui. Non, pour Elena, il fallait vraiment que l'homme en jette un minimum pour qu'elle soit impressionnée. Et ce fut le cas. C'est vrai qu'a première vu il pouvait avoir un certain charme mais ne serait-ce que voir ce petit sourire naitre sur son visage rendait ses traits plus doux et il avait tout à tout plus qu'un certain charme. Il était beau. Oui, il fallait le reconnaître et elle ne souhaitait pas le nier ! Elle risqua un rapide coup d'œil à sa main gauche et constata qu'il portait une alliance. Elena n'en fut pas vraiment étonnée mais elle n'en montra rien. Elle le laissa blalblater sur le fait que Willby devrait se mêler de ce qui le regarde et qu'elle ferait mieux d'arrêter de se faire des films …. en gros disons.

    Elle avait sûrement visée bien loin de la réalité après réflexion ! Mais il fallait quand même avouer qu'avec ce qu'elle venait d'entendre, ça pouvait porter à confusion non ?? Dans tous les cas, elle se fichait bien de ce qu'il pouvait penser bel homme ou pas ! Après tout, elle n'était pas une mauviette ou une idiote qui s'aplatit devant un homme, non, elle avait toujours l'habitude de dire ce qu'elle pensait et cela n'allait pas changer même si elle changeait de coéquipier!

    Et puis, il semblait se ficher comme de l'an 40 qu'il pouvait risquer sa vie en traquant le meurtrier de son collègue. Elena admettait que cela pouvait être difficile mais ce serait regrettable qu'il gâche sa carrière et sa vie. Si le destin le voulait, il re-tomberait sur l'assassin un jour ou l'autre.

    « Et vous vous trompez. Il n'est pas forcément loin ; il peut être tout près, même en bas de l'immeuble à observer vers ici, vers l'endroit où il sait que le ministère se cache... Peut-être n'étiez-vous pas au courant mais ils aiment nous narguer. »
    « Je ne suis pas idiote, je sais très bien comment fonctionnent les mangemorts!! » dit-elle d'un ton presque agressif.
    « Jusque là mon instinct ne m'a jamais trompé. »
    « Et mon expérience personnelle m'a prouvé que vous tuiez ou pas ce monstre, ça ne vous ramènera jamais votre ami !!! »

    Elena parlait en connaissance de cause. Quelques années plus tôt, lorsque sa mère était mort dans d'étranges conditions, elle avait à tout prix voulu traquer l'assassin mais Cassandra lui avait montré et démontré que même, si un jour elle arrivait à l'attraper ça ne la ferait pas revenir vers elle. Bien sûr, ça ne l'avait pas empêché de le/la rechercher pendant des mois, et elle avait encore cette envie de la venger, mais la tristesse s'était atténuée. Elle avait fait face à la perte de sa dernière parente et elle devrait faire avec. Elle avait trouvé en Cassandra une deuxième mère, une soeur, une meilleure amie, une confidente … bref, elle avait été son pilier. Jamais plus, elle n'aurait une telle relation avec un collègue de travail. Sa Cassandra était unique et personne ne la remplacera …. elle en était sûre !

    De toute façon, le regard de William semblait déterminé et personne ne lui ferait changer d'avis à lui aussi. La blondinette soupira longuement et suivit son collègue qui lui demandait de venir. Que voulait-il d'autre à la fin ? Se disputer avec elle dans l'atrium du ministère ??? Sa ne la dérangeait pas de se faire remarquer pour des disputes mais tout de même !!!!
    Elle rentra de justesse dans l'ascenseur.

    « Vous pourriez au moins me dire ou l'on va !!!! »

    Quelque minutes plus tard, ils se retrouvaient en dehors du ministère pour manger un morceau. Les discussions ne fusèrent pas, mais au moins, ils avaient cessés de se – quasi – hurler dessus. Ce qui était déjà un bon point non ??
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Quand le Lynx rencontre la panthère [Flash Back]

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