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 « Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit. »

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MessageSujet: « Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit. »   Mer 9 Fév - 10:50

    Concours pour la St Valentin : _ Votre personnage fait sa demande en mariage à son être cher , racontez l'histoire.




« Le bonheur est une chose qui se vit et se sent, et non qui se raisonne et se définit. »





    Il l'avait senti avant même qu'il ouvre la porte. Comme un horrible sentiment de pressentiment...

    « Eleana ? »

    L'appel avait retenti d'en bas de la maison. Sam' venait d'entrer et dès l'instant où il avait mit les pieds dans le hall de sa maison, cette dernière lui avait parue si silencieuse qu'il en avait frémit. Comme s'il avait un pressentiment. « Eleana? » Ça avait recommencé, et il avait à présent refermé la porte derrière lui, toujours cet horrible pressentiment au fond de lui même s'il ignorait pourquoi. Au fil des semaines qu'il avait hébergé la jeune femme, il avait développé un certain fort instinct de protection envers elle, voire même plus qu'envers d'autres de ses patients et, s'il lui arrivait quelque chose, il était certain qu'il aurait l'impression de faillit à la mission qu'il s'était donné lorsqu'il l'avait trouvé dans la rue le jour où elle s'était enfuie. Certes, ce sentiment de protection était cependant un peu plus profond profond que ce qu'il croyait, bien qu'il s'aveuglait lui-même à ne pas y penser, mais c'était indéniable. Il lui était très attaché. Enfin, il s'inquiéterait pour n'importe lequel de ses patients, mais elle...

    « Eleana, tu es là? »

    Ce n'était pas normal, qu'elle ne réponde pas. Elle était toujours là le soir lorsqu'il rentrait de Ste Mangouste... Sam' commença instinctivement à s’inquiéter, à imaginer le pire... Était-elle sortit pendant la journée et avait-elle eu un accident ? Même en sortant un peu la journée dehors, chose qu'il lui avait conseillé de faire lorsqu'un jour il l'avait commencé à la trouver trop pâle et qu'il diagnostiquait cela au fait qu'elle était restée enfermée trop longtemps à l'intérieur, même malgré cela elle ne manquait jamais d'être toujours là au rendez-vous quand il rentrait de l'hôpital. Il la trouvait soit dans le salon, soit devant le piano, soit dans sa chambre... Et la maison n'était jamais aussi silencieuse. Ce soir-là, il manquait une présence féminine dans la maison. Chose à laquelle il n'était plus habitué tellement il s'était habitué à sa présence. Quasiment familière même. Comme si elle imprégnait chacun des murs, chacun des meubles... C'était totalement ridicule, il en était conscient et il chassa cette pensée loin de lui. Il fallait qu'il se concentre plutôt sur cet étrange fait, sur ce bizarre pressentiment qu'il ressentait... Après avoir jeté un coup d’œil par la porte du salon et ayant vu la place devant le piano qui était vide, il grimpa à l'étage... Dans l'intention d'aller voir dans la chambre... Deuxième lieu où elle pourrait se trouver.

    Personne ne s'y trouvait. Tout d'abord en songeant qu'elle devait y être, il frappa à la porte mais lorsqu'il n'obtint aucune réponse, il ouvrit la porte. Étrangement, il ne fut guère surprit de ne voir personne. Quelque chose clochait, c'était certain. C'était comme si elle était partie... Le cœur battant soudain plus fort dans la poitrine, presque comme s'il voulait en sortir, il se dirigea à grands-pas vers l'armoire pour l'ouvrir en grand. Les cintres étaient tous pleins. Pleins des vêtements qu'il lui avaient offerts – en effet, lorsqu'il l'avait trouvée elle ne portait qu'une robe légère rien d'autres, par conséquent il avait fallu lui refaire une garde-robe -. Tous les vêtements étaient tous là.... Comme si elle s'était enfuie d'ici, en n'ayant voulu rien emporter de tout ce qui lui avait achetée. Elle n'était pas partie, n'est-ce pas ? Pas juste comme cela... Sans lui avoir dit adieu ?... Après tout ce qu'il avait fait pour elle il n'y croyait pas... Il se força du moins à ne pas y croire. Pourquoi serait-elle partie ? Une douleur aiguë se fit sentir dans la poitrine en songeant à la possibilité qu'elle ait découvert son « secret » et qu'elle ait prit tout simplement peur... Elle était donc partit pour ne pas avoir à lui dire la raison exacte de son départ ?... Par peur ? Non, elle ne serait pas partie comme ça, sans le lui dire... A moins qu'elle ait craint qu'il n'aurait pas voulu la laisser repartir dans la nature, sans protection aucune avec un mari qui la recherchait toujours dehors...

    Il se laissa tomber sur le lit d'Eleana. Les draps étaient froids. Il fit passer son regard sur toute la pièce, comme s'il s'attendait à la voir surgir de l'intérieur d'un placard... Il n'avait encore jamais eu cette impression, et sans doute ne s'en serait-il jamais rendu compte si elle n'avait pas disparu mais il devait avouer qu'il se sentait particulièrement vide... Pourtant il était chez lui, il était dans ses beaux meubles du 18e siècle et qui appartenaient à sa famille depuis très longtemps ; mais il sentait pourtant comme étranger à tout ceci... Comme s'il manquait quelque chose d'indispensable à ce qu'il se sente complet. Et il fallait qu'il croit qu'elle se soit enfuie et qu'il ressente ce manque en lui pour véritablement prendre conscience de la place qu'elle avait finalement prise... Dans son cœur. Chose qu'il s'était toujours interdit de penser. Tout simplement parce qu'il n'en avait pas le droit... Même après qu'elle lui ait avoué qu'elle aimait, quelques jours auparavant... Il était resté immobile, la gorge serrée ; il l'avait laissée s'approcher incapable du moindre mouvement, mais lorsqu'il l'avait sentie trop près et sur le point de faire la plus grosse erreur de sa vie, il l'avait repoussée, avait reprit le contrôle sur lui-même et parlé d'une voix sévère et grave, celle qu'il prenait pour réprimander sévèrement ses sœurs quand ils étaient jeunes... A l'époque où il prenait déjà ses responsabilités et son rôle de futurs héritier de la famille très à cœur. Elle avait sans doute eu peur, ou s'était sentie blessée... Alors que c'était lui-même qui au fond avait réellement peur. Il avait tourné les talons et était monté s'enfermer dans sa chambre. Cela lui arrivait de fuir. Trop souvent à son goût. En particulier lorsqu'il se sentait trop concerné. Peut-être lui en avait-elle voulu depuis ce jour et qu'elle n'avait pas supporter de rester avec lui ? Ou alors était-ce simplement, comme il avait dit précédemment, parce qu'elle avait tout découvert... ?

    Sam' avala difficilement sa salive et fermant les yeux un instant il se prit la tête entre les mains. Il était certain que si elle avait franchi à cet instant le seuil de sa chambre, il aurait sauté sur ses pieds pour aller la serrer contre lui dans ses bras, trop content que tout ceci n'eut été qu'un cauchemar. Tout à coup, tout ceci sembla peser davantage sur lui-même et sentir des choses comme si elles étaient vraiment là... Il se mit à imaginer si fort qu'elle fut là qu'il en eut la réelle impression. Il rêvait à moitié, tout en sachant s'il dormait ou pas ; mais en tous les cas il sentait l'odeur enivrante de sa peau, le parfum de ses cheveux Il la serrait contre lui ; il sentait son brèle corps contre lui, craignait presque de briser ses os s'il serrait trop fort ; il pouvait même sentir ses cheveux glisser entres ses doigts tandis qu'il lui tenait la tête contre son épaule, fermant lui-même les yeux comme s'il craignait de les rouvrir et de constater qu'elle n'était plus là... Pourtant elle était bien là. Ce ne pouvait pas être tous ces objets autour d'elle, tous ces objets qu'elle avait touché et son parfum flottant encore dans la maison, ce ne pouvait être cela qui influait sur son imagination, n'est-ce pas ? Il avait été stupide. Il avait besoin d'elle ! Il n'en faisait que prendre conscience... En ours solitaire qu'il avait été, malgré les distances qu'il avait pu prendre toute sa vie, voilà qu'elle débarquait dans sa vie et qu'elle changeait tout aussi facilement... Il avait beau être ce qu'il était, un loup garou, mais il ne pouvait pas être plus dangereux que son mari qui en voulait après elle... Il ne lui ferait jamais de mal, non ! Il n'était pas dangereux... Son mari l'avait battue, lui ne le ferait pas...

    En pensant ces mots, sa volonté était pourtant très faible lorsqu'il tentait de s'y convaincre... Il aurait préféré y croire davantage...

    C'est alors que des doigts de fées l'effleurèrent. Quoi?! Un frisson électrique sur sa main. Il sentait la présence de quelqu'un ; il sortit de son rêve éveillé. Relevant la tête, son cœur rata un battement devant le visage au trait délicat qui le regardait, surprit, se demandant sans doute ce qu'il pouvait bien faire là? D'un seul coup, il se sentit ridicule et aussitôt chercha à se relever tout en réfléchissant à une raison qui l'aurait pu faire entrer ici, s'asseoir sur son lit. Elle l'avait trouvé la tête entre les mains... C'était certain, il n'allait pas très bien ; elle ne serait pas dupe... l'ombre d'une douleur invisible traversa son regard torturé... Torturé entre deux sentiments contradictoires. Torturé entre le cœur et la raison. Son instinct chercha à fuir. Ce fut elle qui parla. Sa voix douce franchit les barrières de sa conscience pour arriver à son esprit... « J'étais sortie un peu... J'avais besoin de réfléchir... je n'ai pas vu l'heure passer... Ça va? » Si ça allait ? Évidemment que ça allait... Il ouvrit la bouche, voulut prononcer quelque chose mais ne le put. Il se rendit compte que sa gorge était sèche. « J'ai cru... » Il s'arrêta, dans l'incapacité de termina sa phrase. « Non, rien, laisse tomber, cela n'a aucune importance... ». Mais Eleana était loin d'être stupide. Elle était sortit dehors se balader, prendre l'air, comme il le lui avait si bien demander pour reprendre des couleurs. Chaque fois qu'il rentrait le soir de l'hôpital, elle était là à l'attendre, soit en bas, soit ici... Et là, ce soir elle n'y était pas. En rentrant, elle la trouvait dans sa chambre, sur son lit, la tête entres les mains dans un état de confusion telle qu'elle l'avait rarement vu. Il ne fallait pas cherché bien loin... Même si, de toute évidence, il ne l'avouerait jamais...

    Une lueur mélancolique passa dan son regard alors qu'elle esquissait un sourire triste. En voyant cela, Sam' trembla en se demandant ce qu'il y avait, pourquoi elle souriait ainsi tristement... Si elle avait comprit quelque chose qui lui échappait ? Comme chaque fois qu'il le faisait il voulut fuir. Cette fois il parvint à faire un pas en arrière mais avant qu'il ait pu se rendre compte de quoique ce soit, la jeune femme s'était précipitée dans ses bras, lui coupant littéralement le souffle, cherchant peut-être simplement à le rassurer... Il ne bougea pas ; il n'osa pas plus la repousser... Encore fallait-ilo qu'il le veuille. Il crut entendre des sanglots mais ce ne fut pourtant que lorsqu'il sentit sa joue humide qu'il se rendit compte qu'il s'agissait de vraies larmes. Il devait bien être un monstre en fin de compte s'il la faisait pleurer... Il la recula juste un peu, juste pour constater en effet que des sillons creusaient son sillage, là où les larmes avaient coulé, et coulaient encore bien que les sanglots s'étaient taris. Il serra les dents, s'en voulant à lui-même. Ses yeux sombres semblaient encore plus gravement assombris. Deux étoiles captèrent ses yeux sombres et y vinrent étinceler d'un seul coup, son visage se rapprocha tandis que d'une main il écartait une mèche blonde pour la glisser derrière son oreille. Des papillons tourbillonnèrent, deux diamants brillants qui l'attirèrent, l'attirèrent... Un frisson électrique lui parcourut l'échine lorsqu'il embrassa les lèvres de la belle... Douces, fruitées, comme elle... C'était comme si que plus rien d'autres n'avaient d'importance, que tout autour d'eux venaient de s'effondrer mais qu'eux seuls restaient... Ses sentiments éclatèrent à l'air libre ; tout fut soudain si clair dans son esprit... Comme si c'était juste ce vers quoi tendait une vie, la vie de tout mortel, de n'importe lequel... Après un temps infiniment long qui sembla pourtant si court, il se détacha des lèvres bien aimées qui lui manquaient déjà... Il lui semblait respirer difficilement ; sa voix était nouée... Dans un murmure rauque et sans lâcher ses yeux dans lesquels brillaient cet éclat tendre qu'il aimait tant observer... « J'ai été idiot... Mais, me ferais-tu l'honneur en ce jour d'accepter de m'épouser...? » Maintenant. C'était maintenant qu'il avait peur. Maintenant. Peut qu'elle le repousse finalement...

    Il s'en fichait si encore officiellement elle était mariée, si le divorce serait encore loin d'être prononcée... Elle fuyait son mari ; il ne voyait pas comment elle pourrait entamer pour le moment une quelconque procédure. Il s'en fichait... Il la protégerait. Il souhaitait juste qu'elle fasse de lui l'homme le plus heureux de la Terre en acceptant sa requête et... Pour toutes réponses, Eleana posa de nouveau ses lèvres sur les siennes. Comme pour sceller un pacte, une alliance, ou faire une promesse d'autre chose... Dans un baiser passionné et plein de douceur.

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