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 Et si tout était vrai... (OS concours)

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Nymphadora Tonks
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MessageSujet: Et si tout était vrai... (OS concours)   Mer 20 Avr - 20:52





    Si tout était vrai...

    Je l'ai rêvé. Je l'ai imaginé tellement de fois que cela m'a semblé un rêve... Mais aujourd'hui, cela ne l''est plus seulement...

    Si au début je n'y ai cru, il ne demeure pas moins que mon esprit a seul fait les liens entre eux et que ces liens m'ont conduits d'eux-mêmes vers ce lieu dont j'avais maintes fois voulu fouler le sol... Ces lieux dont j'avais tant espéré me trouver, et rencontrer ces personnes...

    Aujourd'hui, je ne puis encore réaliser l'ampleur des sensations qui envahissent mon esprit et mon cœur...


    Si tout était vrai... Je me le suis longtemps demandée. Pendant des années, j'ai espéré voir apparaître un sorcier au bout de ma rue, ou de n'importe quelle autre rue ; il se serait dirigé vers moi, il m'aurait reconnue comme étant une sorcière, et il m'aurait invitée à entrer dans son monde, enfin à boire un thé chez lui ; j'imaginais tous les personnages préférés en vrai... Non, ça, c'était dans mes rêves les plus fous évidemment. Car je ne suis pas une sorcière, à mon plus grand regret... Si j'en étais une, j'aurai forcément reçu une lettre, non, du moins si le monde de la magie existait ?

    Non, je n'étais qu'une moldue...

    Quoiqu'il en soit, depuis l'instant où j'ai ouvert le premier roman de JK Rowling, je m'imaginais voir apparaitre Hermione, Nymphadora Tonks ou encore Remus Lupin, au bout de la rue, là-bas, là où j'habite... Ou encore Severus Rogue. Ou même voir n'importe quelle personne appartenant au monde qui m'émerveillait tant quand j'avais quatorze ans. J'espionnais inconsciemment touts les gens dans la rue, espérant apercevoir une baguette dépassée de l'un des pantalons... Jamais je le vis...

    Pourtant, je ne cessais d'espérer, je ne cessais d'y croire... De vouloir le voir.

    Je vivais mon adolescence baignée par ces espoirs, par ces rêves. Je n'espérais rien d'autres de plus que cela ! Le voir en vrai. Les voir en vrai. Pendant des années, je me suis imaginée qu'à onze ans, j'aurai pu recevoir une lettre m'annonçant mon entrée dans une école de magie où mon inscription aurait été pré-faite à ma naissance. Malheureusement, étant donné que j'avais déjà quatorze la première fois que j'ai ouvert un livre de JK Rowling, et bien j'ai toujours su que je ne recevrais jamais aucune lettre... J'avais dépassé l'âge à laquelle on la reçoit... Je n'étais bel et bien qu'une moldue... Qu'une simple moldue... Je ne vous dissimilerais pas ma déception chaque fois que je pensais à cela...

    Depuis des années, je me dis toutefois que peut-être tout cela est vrai, mais qu'on ne le voit pas... Après tout, dans le tome 3, Stan ne dit-il pas que les moldus ne voient de toutes façons jamais rien ? Sauf si bien sûr, on le leur mets pile sous le nez, et encore peut-être chercheraient-ils un moyen de se convaincre qu'il était juste en train de rêver. Mais moi, j'aimais à croire que je n'étais pas n'importe quelle moldue...

    J'avais quatorze ans. A la gare le jour où j'avais accompagné ma tante et ma cousine pour retourner chez elle, je me suis inconsciemment rendue compte que j'observais attentivement chacune des personnes qui nous dépassaient ; j'écoutais même ce qu'elles racontaient, comme si je pensais que j'allais les entendre dire le mot « Poudlard express »... Enfin, nous n'étions pas à Londres ; ce n'était donc pas « Poudlard Express » ici. Mes yeux recherchaient involontairement ce qu'ils voulaient voir... mais je ne vis jamais rien... Je repartais déçue. La fois suivante lorsque je revenais dans ce lieu qui me semblait mythique car emblématique de l'entrée dans le monde des sorciers, ce monde que je rêvais de rejoindre depuis que j'en connaissais l'existence au travers des œuvres de Rowling, je ne vis toujours rien...

    Comme si ce monde faisait exprès de se soustraire à ma vue, comme s'il s'amusait avec moi...

    La nuit, je rêvais que je le rejoignais. Au réveil, tout me semblait complètement diffus, et je ne me souvenais de ce qui s'était passé seulement de manière très irrégulière, mais pas le moins du monde moins irréelle. Bien au contraire, j'avais la réelle sensation que tout cela je l'avais réellement vécu... Cela me confortait dans mon impression que le monde des sorciers existait bel et bien et que s'il ne voulait se montrer à moi quand j'étais éveillée, il s'ouvrait plus facilement vers moi lors de mon sommeil...

    Je gardais alors espoir. J'étais persuadée qu'un jour tout cela se réaliserait... Et quand bien même on me croirait folle de croire que la magie et tout ceci existait, l'avis des autres sur ce sujet ne m'était pas nécessaire... Seule importait ma conviction.

    Les années passèrent, et rien de cette impression ne s'estompa. Certes, j'étais bien rêveuse la plupart du temps ; trop même. Comme si je n'était pas vraiment là, comme si je n'étais pas vraiment dans le monde auquel j'appartenais... Comme si j'appartenais ailleurs. Je croyais sentir de la magie là où les moldus – moldus que j'étais également aussi à ma grande peine – mais je croyais la sentir tout de même autour de moi. J'avais bien l'esprit ailleurs. L'on me rappelait souvent de mes pensées mais aussitôt après, j'y retombais. Et bientôt, l'énervement. Je ne pouvais m'empêcher d'être en colère... J'étais persuadée que tout cela existait, je voulais le découvrir moi aussi alors pour quelles raisons donc tout ceci ne voulait se montrer à moi ?! J'étais une moldue certes, mais j'y croyais. J'y CROYAIS !

    Si je sentais la magie ainsi, peut-être même étais-je une cracmolle...? Non. Et à d'autres moments, je me disais que j'étais bien stupide de penser que ce monde dans lequel je me plongeais tous les soirs, existait. J'étais stupide de croire que JK Rowling n'avait finalement pas tout inventé... Et à d'autres moments, je me disais qu'elle avait peut-être rencontré tous ces personnages et je l'enviais.... Ils n'étaient donc pas vraiment ses personnages mais ils possédaient une identité bien à eux, rien qu'à eux... Elle n'avait rien inventé. Peut-être retranscrivait-elle simplement leur histoire...? C'était toujours ainsi. Chaque fois, je me disais être stupide de croire à « ces histoires de magie » qui n'existaient probablement pas ; mais c'était plus fort que moi. Je voulais y croire ; et je savais, au fond de moi, que tout existait, ou du moins presque tout. Après tout, JK Rowling n'avait pas été obligée de tout retranscrire dans ces plus infimes détails, n'est-ce pas ? Je crois néanmoins que je me plaisais à penser que quelque part, dehors, en Angleterre, vivait un Remus Lupin, ou encore une Nymphadora Tonks... Ou encore un Dumbledore, et également que chacun d'entre eux chaque jour était confronté à la haine des mangemorts et à leur violence... Et alors j'avais le cœur tout triste et la gorge serrée en songeant à ce que Remus avait souffert... Puis, je m'inquiétais ; en quelle année pouvaient-ils donc être ? Nos deux époques se suivaient t-ils ? Ou se trouvaient-ils dans un espace temporel autre que le nôtre et postérieur au nôtre ? Ou un espace temps antérieur ?

    Tout ce genre de questions ne cessaient de hanter mon esprit...

    J'imaginais que JK Rowling avait un jour rencontré Albus Dumbledore, il y avait dix ans... Du moins à l'époque où elle avait eu idée d'écrire cette histoire. Et d'un seul coup, la réalité me rattrapait. C'était stupide de croire encore à,cela à seize ans quand même ! Et l'espoir me hantait de nouveau... Je laissais mon esprit s'égarer... JK Rowling avait rencontré tous ces gens... Elle était entrée dans ce monde. Elle était une moldue. Pourquoi donc ne pourrais-je pas y entrer ?! C'était pendant la nuit que se passait le plus souvent mes tergiversations... Et aussi un peu pendant la journée. Tout compte fait, cela m'obsédait tout le temps. Si je n'espérais plus recevoir à seize ans une lettre d'admission à Beaubâtons, je rêvais toujours de pouvoir entrer ce monde de quelques manières que ce soit, de pouvoir entrer au Chaudron baveur... Ce monde qui avait bercé le plus tendre de mon adolescence...

    J'avais même une chouette. Une chouette que j'avais prénommée Zara. Elle existait. J'étais la seule à la voir, évidemment, mais elle existait, elle était là... Elle existait. Elle devint bientôt le seul lien que j'avais avec le monde de la magie, ce monde que je rêvais tant de rejoindre. Le matin, j'ouvrais le velux et je la laissais sortir pour aller prendre l'air. Après tout, dans ma toute petite chambre, elle se sentait à l'étroit. Bien qu'elle était silencieuse toute la journée, qu'elle ne manifestait pas le besoin de sortir – elle n'embêtait donc pas mes parents ou nos voisins je sentais que ce dont elle rêvait c'était évidemment plus de liberté – mais les oiseaux avaient besoin de voler, de planer tout là-haut, d'aller où ils voulaient. Comme moi. Parfois, je l'enviais. Le soir, j'étais toujours déçue au fond de moi qu'elle ne m'apporte pas de nouvelles du monde magique... Une lettre, un parchemin enroulé... Ne serait-ce qu'un petit message sur lequel je reconnaitrais la signature d'un des personnages de la saga qui m'inviterait à venir chez lui... Je m'imaginais dans le quartier général de l'Ordre. Je m'imaginais discuter, plaisanter avec tous ceux qui s'y trouvaient ; je partageais leur repas...

    Rien de tout cela malheureusement...

    Et alors, enfin, un jour vint où j'eus la possibilité de les rencontrer. Les acteurs. Les acteurs... Que je m'étais imaginé être réellement leurs personnages. J'imaginais qu'en fait, le film n'était pas pour eux un film, mais la réalité. Par contre, lorsqu'ils venaient aux avant-premières ou des conférences sur les films et qu'ils se trouvaient face à leurs fans, alors c'était là que se jouait leur film. Le vrai film, mais cela, nous l'ignorions tous. Je les observais. Beaucoup. Et très bientôt j'observais certaines... Ressemblances... Certains points communs réels entre les acteurs et leur personnage. Certains me paraissaient vraiment proches, très complices, comme si sur les photos où ils figuraient, il ne jouaient pas, mais qu'ils étaient vraiment leurs personnages. C'est en observant majoritairement des photos des deux acteurs David Thewlis et Natalia Tena que cette idée commença à m'obséder... Je devenais presque hystérique parfois en songeant que peut-être tout ceci existait en vrai, qu'ils étaient vraiment ensembles... Ils me semblaient si complice, ils étaient si Remus et Tonks, même en-dehors des films. Je me réjouissais et je voulais les rencontrer. Juste pour avoir la certitude de ce que je pensais. Ils allaient tellement bien ensembles ; chaque fois que j'avais une photo devant les yeux, chaque fois que je voyais et revoyais encore et encore une vidéo où ils se trouvaient tous deux. Pour moi, ils étaient vraiment un couple, formait même le plus beau... Si complices, si proches... Toujours... Je n'en avais aucun doute. Ce n'était plus David et Natalia qui jouaient Remus et Tonks ; ils étaient Tonks et Remus tout simplement ! C'était plus qu'un simple rôle... J'en avais l'impression du moins... Ils étaient eux.

    Est-il nécessaire de préciser qu'il s'agit là de mes personnages préférés ? Je rêve d'eux, je les incarne même parfois... Sur de courtes histoires dont je suis l'auteur, ou sur des forums. Je les fais vivre ; j'en ai tellement besoin. Pourquoi ? Juste parce que je les adore, juste parce que j'adore leur histoire et le fait qu'ils soient donc ensembles. Inutile de vous cacher alors que lorsque j'ai apprit, en lisant le dernier livre, qu'ils mourraient, j'en ai eu des envies de meurtres sur JK Rowling, pour la première depuis le début de la saga, même si je lui était reconnaissante car sans elle je ne me serais jamais familiarisée avec cette univers ! Cependant, je gardais comme espoir qu'ils étaient vivants, et donc que JK Rowling n'avait pas tout retranscrit exactement comme cela s'était passé en les faisant mourir comme nombre de personnages... Cette histoire que nous lisions tous, n'était pas la vraie. C'était juste l'officielle, mais pas la vraie. Je lui en voulus donc, et j'en ai même pleuré la nuit en les imaginant mort ! Et Teddy, alors ?! Me disais-je. Il avait besoin de ses parents ! Il n'était certes pas seul, il aurait quelqu'un qui s'occuperait de lui... Il n'en restait pas moins que Remus méritait de vivre une après-guerre, aux côtés de quelqu'un qui avait su voir combien son cœur était bon en faisant outre 'sa petite différence'... Pourquoi les avoir tué tous les deux ?! Je les voulais vivants et je me convainquis alors de plus en plus qu'ils l'étaient, que seule JK Rowling les avaient tués. Hm, d'un côté, j'aurai bien aimé connaître leur réaction lorsqu'ils avaient lu qu'elle les avait tués à la fin alors qu'ils étaient pourtant toujours en vie... C'était sympathique, vous ne trouvez pas ?

    C'est ainsi que poussée par ces certitudes, le jour vint où la possibilité de les rencontrer arriva. La dernière avant-première … Le dernier film. Ma seule chance de pouvoir savoir. Ma seule chance de pouvoir avoir la certitude que tout était vrai. J'irai. J'irai par les forêts, j'irai par les montages, j'irai en train, en voiture, à pieds, en avion, mais j'irai et rien ne pourra m'empêcher de marcher en direction de là où je me sentais réellement appartenir...

    En fait, j'y suis allée en train et en avion. J'emportais avec moi mon écharpe aux couleurs de Poufsouffle que j'avais récemment achetée... J'emportais un peu de Poudlard avec moi, un peu de magie. J'avais le cœur qui battait la chamade tout le temps que dura le voyage. En réalité, j'avais le cœur qui battait la chamade bien avant même ce jour... Il semblait vouloir s'échapper de ma poitrine au moins deux semaines auparavant déjà rien qu'à l'idée de rencontrer Nymphadora Tonks et Remus Lupin, les deux personnes qui hantaient le plus ma pensée et sur lesquels mes pensées convergeaient , ainsi que mes espoirs... Dès lors que je partis de chez moi, en route pour Paris, je commençais à m'imaginer déjà à Londres, et je crois que mon cœur y était déjà , avant que j'y ose les pieds... Je rêvais – et j'espérais – voir de mes propres yeux, découvrir que tout ceci existait... J'avais tant de questions.

    Je les vis de loin. Je les vis en premier... J'avais réussi à me frayer un chemin et j'étais parvenue dans les premiers rangs ; j'étais arrivée très tôt, avant même que cela ne commence... Même la veille, j'avais espéré les apercevoir. J'avais cru à plusieurs reprises voir une personne disparaître au coin d'une rue... Par magie. Lorsque je les vis, là-bas au loin, je crus que j'allais m'évanouir d'émotions... Le cœur sembla m'échapper de la poitrine ; sans que je l'ai même commandé je me mis à hurler les noms de mes deux acteurs préférés... Je ne sais plus vraiment ce que je criais, mais je n'avais qu'une seule chose en tête ; c'était attirer leur attention. Je voulais qu'ils me voient, je voulais qu'ils viennent vers moi... Je ne parvenais qu'à grand-peine de respirer. Je criais leur nom, je faisais de grands gestes avec les bras, et en même temps, j'essayais d'avancer parmi les gens, essayant d'avancer toujours au plus près – j'essayais de couvrir les autres cris de tous ceux qui hurlait le nom de l'un des acteurs... Je serrais les dents, mais laissez-moi passer ! A force de coups de coudes, j'arrivais bientôt devant... Ils étaient là-bas, au loin... Je continuais de remuer les bras, je brandissais le plus haut possible la banderole que j'avais faite, je criais leur nom... Je voulais qu'ils viennent par là... Je voulais leur parler, je le voulais, j'avais tellement de questions, tellement de choses à leur demander... Et je voulais tout simplement aussi les voir... Ils passaient devant moi, ah ah ah, ils saluaient certains, ils serraient des mains... J'essayais d'attraper leur regard ; un sourire de ravissement s'étira sur mes lèvres lorsque les yeux de Nat' se posèrent sur moi. Elle me sourit... Elle arrivait devant moi. Je souriais de plus belle.... et puis, d'un seul coup, je me sentis mal...

    C'est affreux, ne croyez-vous pas, d'avoir l'impression que quelque chose nous échappe au moment où nous l'atteignons presque ? C'est effectivement ce que j'ai ressenti et quelques secondes plus tard, je sombrais dans l'inconscience... Je sentais du mouvement autour de moi, des bras me retenir... Si j'avais su de qui il s'agissait, je crois que j'aurai fait une attaque ! Combien de temps se passa t-il durant lequel je restais inconsciente ? Je n'en ai strictement aucune idée... Ce pourrait être deux heures comme une heure ou encore un quart d'heure. Néanmoins, lorsque je repris conscience, la première chose que j'entendis, ce fut des voix. Mon inconscience les reconnut avant moi-même et je me hâtais enfin d'ouvrir les yeux.... Face à moi, ils se tenaient. Face à moi, ils étaient assis ; face à moi ils me souriaient... Et automatiquement mon coeur se mit à battre plus fort, je rêvais... Pincez-moi ! Un sourire s'étendit sur mes lèvres... Je croyais rêver. Natalia s'assit à côté de moi, me demandant si j'allais mieux. Je ne su que répondre. Il m'était impossible de prononcer un seul mot, aussi hochais-je simplement la tête...

    Ce moment restera à jamais gravé en moi...

    En me souriant, David me tendit un carré de chocolat. Chocolat que je pris. Une autre image cependant se juxtaposa dans mon esprit et en y pensant, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Chocolat ! Tellement Remus Lupin... Tellement Remus et Tonks..... C'est alors que mes premières impressions me revinrent. Ils étaient tellement leurs personnages, oui, ils leur ressemblaient tant, que cela ne pouvait être autre...? Je parvenais à prononcer un « Merci » intimidé, avant de croquer dans le chocolat qui m'avait été donné. Puis, je ne sus pas ce qui me prit d'un seul coup, je m'écriais...

    « La magie existe, n'est-ce pas ? »

    Une question qui m'avait brûlée pendant toutes ces années et à laquelle je n'avais jamais pu avoir de réponses... Une anxiété réelle s'amplifiait en moi-même. Et si je me trompais... Si je me trompais, alors il me regarderait assurément avec des grands yeux, se demandant probablement si je n'étais pas folle. Il n'en fut cependant pas le cas.

    Ils ne rirent pas. J'en fut soulagée... je me dis que tout n'était pas perdu, qu'il y avait une chance. Ils échangèrent un long regard et j'ajoutais précipitamment, baissant les yeux sur mes mains...

    « … Je, je veux dire la vraie magie...Parfois, j'ai l'impression... » Je me tus. Les mots me manquaient... Puis, dans un souffle je repris... «  Vous êtes tellement... Vos personnages... N'est-ce pas ? Vous existez... ? » J'avais terminé presque sur une note désespérée... Comme si je les suppliais de confirmer mes propos...

    Un instant, ce que je venais de dire me parut dénié de sens total. Un instant, je me dis que c'était ridicule... J'avais seulement dû trop espérer que cela soit vrai, et m'étant convaincue, alors j'avais adopté cette réalité comme existant vraiment... Cependant, le sourire qu'ils me firent à ce moment-là, me convainquit David prit place lui aussi à côté de moi ; de toute évidence, ils ne savaient pas vraiment que répondre... Ce qui me fait dire cela ? Leur attitude. Ils se jetaient des regards comme s'ils communiquaient par les yeux ; leur attitude était incertaine... Pourquoi donc mon cœur à ce moment-là se mit à résonner davantage en moi ? Je n'en sais rien, et je le fis taire. J'essayais du moins. J'avais Nymphadora Tonks et Remus à mes côtés... Rien d'autres ne pouvait me faire plus plaisir... Je n'oserais presque y croire...

    « Que penses-tu au fond de toi? ».

    C'était David qui venait de prendre la parole. Sa voix fut douce. Gentille. Son regard, compréhensif. Je tournais la visage vers lui et réfléchissais à la question. Je fronçais les sourcils. Au fond de moi... Au fond de moi, la réponse était claire, limpide... Je le savais depuis des années, mais j'avais besoin d'une confirmation... Trop de choses me semblaient similaire, trop de signes...

    Je hochais lentement la tête.

    « Au fond de moi, j'y crois... »

    « Alors c'est que tout doit l'être », répondit-il avec un léger sourire en coin et me faisant un clin d'oeil, avant de lever les yeux vers Tonks... Enfin, Nat'. Je tournais alors les yeux vers elle, puis les reportais de nouveau vers David... Non, quelque chose ne pouvait pas exister simplement en y croyant, n'est-ce pas ? Ce ne pouvais être aussi simple...

    « Mais je voudrais en avoir la certitude... », murmurais-je. « Le monde de la magie existe t-il ? Voldemort, Dumbledore, Poudlard... Les dragées de Bertie crochue...?! Et tout cela... Et vous, vous $êtes véritablement Remus et Nymp... Tonks, et vous êtes mariés et... Vous avez un enfant... Et... »

    « Pas encore. »

    Mon regard se tournait brusquement vers la jeune Métamorphomage qui se mit à rougir. Était-ce un mon imagination où ses cheveux venaient d'un seul coup de rougir eux aussi sous le coup ? Si c'était vrai, cela ne signifiait qu'une chose, c'était qu'elle était vraiment métamorphomage... Et si les métamorphomages existaient, alors le monde des sorciers également. Elle n'ajouta rien d'autre mais me souriait. Je lus dans son regard aussi clairement que dans un livre, mieux encore que dans la page 582 du sixième tome d'Harry Potter où Tonks répétait à Remus pour l'énième fois « But I don't care either, I don't care » en saisissant les robes du lycan et en le secouant... Tout le monde était dans l'infirmerie et Dumbledore était mort... Mais ce jour-là, ils se mirent enfin ensemble. En ce moment présent, à la manière dont brillait son regard lorsque j'avais prononcé « mariés » et que j'avais mentionné leur enfant, ses yeux avaient brillé davantage et son sourire semblait s'être agrandi. Je tournais les yeux vers David... Remus... Gêné il fixait ses mains, sans doute incertain de quoi répondre, de ce qu'il pouvait répondre.

    « … Pas encore quoi ? », demandais-je en me tournant de nouveau vers Tonks...? Vers Natalia...

    « Pas encore d'enfants. »

    Sur ces mots, elle changea de place pour aller s'asseoir aux côtés de David et glisser une main dans la sienne... Une main vers laquelle mon regard se baissa aussi, pour y apercevoir une infime seconde l'anneau qui s'y trouvait. A l'intérieur de moi-même, mon cœur explosa de joie et il sut. Je n'avais besoin d'aucune questions, aucunes réponses ou explications supplémentaires, je sus que tout était vrai. Je sus que tout existait.... Est-ce que tout était vrai je n'en savais rien, JK Rowling avait-elle tout suivi de l'histoire ou avait-elle prit quelques libertés sur certains évènements, je l'ignorais, mais j'étais certaine d'une chose ils existaient vraiment. Les sorciers existaient. La magie existait. J'étais au comble de la joie !

    « Néanmoins... » et ce fut David/Remus qui parla cette fois. « Cette discussion ne sort pas d'ici, nous pouvons te faire confiance ? »

    Automatiquement, je hochais la tête. Je me trouvais à côté en ce moment même de Nymphadora Tonks et Remus Lupin alias David Thewlis et Natalia Tena ; rien d'autre ne pouvait mieux me remplir de joie et je n'avais besoin de rien d'autres... Je n'avais pas envie d'aller le crier sur les toits, je souhaitais le garder pour moi, rien que pour moi...
    Ils allaient si bien ensembles... C'était une évidence. Cela m'avait sauté aux yeux comme une certitude ; il suffisait que je vois une photo où ils se trouvaient tous deux... Ils n'étaient pas seulement eux, ils étaient leurs personnages. C'était également une évidence, et davantage encore je le savais en les voyant face à moi...
    Ils n'avaient pas besoin de m'en dire davantage. Je le voyais dans leurs yeux, comme je le voyais sur les photos... Ou encore les vidéos. Vidéos que j'avais regardé au moins une vingtaine de fois à l'heure d'aujourd'hui voire plus. S'ils n'avaient pas encore d'enfants alors ils étaient donc rendus à la fin du six ? Au début du septième ?... Tout à coup, je m'écriais de nouveau alors qu'une sueur froide me saisissait...

    « Il ne faut pas que vous alliez à la bataille ! Il ne faut pas que vous alliez à la bataille finale qui aura lieu... Il ne faut pas que vous... »

    … Mourrez. Le dernier mot ne franchit jamais mes lèvres. Ma voix était précipitée. David avait levé une main, me faisant comprendre de ne rien dire. Je compris. Le présent était ce qu'il était ; le futur serait ce qu'il serait... A ce moment-là, je ne pus m'empêcher de pleurer, je laissais les larmes envahir mes yeux. Il ne fallait pas qu'il meurt, ils ne devaient pas... Teddy...

    David secoua la tête... « Tu ne dois rien nous dire. Ce qui se passera, se passera... »

    Mais je ne voulais pas... Involontairement, je laissais les larmes affluer dans mes yeux. Combien de fois en lisant le livres, en lisant le passage où ils mourraient, combien de fois j'avais voulu entrer dans le livre, revenir dans le temps ; combien de fois j'avais voulu posséder un retourneur de temps et entrer dans le livre pour changer le cours de l'histoire... J'en avais la possibilité ici, et... Et je ne pouvais rien faire, rien dire... Une impuissance telle me saisit entièrement et je me mis à pleurer sans pouvoir m'arrêter. Natalia, ou Nymphadora plutôt - enfin, c'était la même chose – se rapprocha et s'asseyant à côté de moi elle me prit dans ses bras.

    « Il ne faut pas croire tout ce qu'écrit JK Rowling... Garde confiance, les auteurs laissent souvent leur imagination prendre le dessus et imaginer autrement de ce qui se passera réellement...  »

    J'essayais de me convaincre... J'essayais de me persuader que ce qui était dans le livre n'était pas exactement comme l'histoire allait se dérouler vraiment, maintenant que je savais que le monde magique existait... Je voulais y croire...

    Je doutais cependant que vouloir y croire était suffisant pour que cela se réalise. Néanmoins la présence des deux personnes à qui je tenais le plus finirent pas me rassurer... Il suffit que je relève la tête et que je lise dans leurs yeux cet lueur... Cet infime espoir qui, au fond, brillait... Même en lisant les livres, je ressentais cette sensation sécurisante en présence de Remus Lupin... Aujourd'hui, je semblais la ressentir un millions de fois plus intensément.

    Ce fut les derniers mots que je retins et ils résonnèrent en moi pendant longtemps... Longtemps encore après que je fus rentrée chez moi... Comme un espoir... Tout n'était pas perdu ; rien n'était joué... Seulement, je ne le saurais peut-être jamais. Pour cela, il faudrait que je les revois, un jour...

    Suffisait-il que je le veuille ?

    La magie...

    Avant j'y croyais... Avant j'y croyais mais je n'avais que ma conviction que tout ceci existait vraiment, mais maintenant, je n'avais plus aucun doute. Maintenant, quelque chose s'était allumé dans mon cœur et j'espère.... J'espère et j'attends la prochaine fois que je les verrai de nouveau... J'espère...

    Ce sera mon secret à moi et, à cette pensée, quelque chose tout au fond de moi, venait de s'allumer....

    Est-ce leur présence que je sens autour de moi ?... Quand j'ouvre les yeux, je ne les vois plus, comme s'il venaient de disparaitre... Pourtant, il me semble encore sentir leur aura dans la pièce où je suis... Comme si l'instant d'avant avant d'ouvrir les yeux, ils étaient encore là. Et quand je referme les yeux, je crois les revoir, tout près... Est-ce de la magie...?

    Est-ce un rêve...? J'ose espérer que non... Tout comme ce jour où je les ais vraiment rencontrés.



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_________________
« And I don't care what they think. And I don't care what they say. What do they know about this love anyway? »


    You're the most courageous man I've ever seen, I've ever dreamed of. Whatever you say, whatever you think. Despite all opposition my feelings are and will remain the same as long as I live. Even through the death. You're the one my heart has chosen, you're the one who makes me breathe... You're the one who learnt me to live.  I can't just forget you even if you ask me to. Even beyond life I truly love you. Why can't you just believe I will never let you down ? Why is it impossible to conceive ? Let me love you.


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