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 Où est la vraie vie ?

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Perle D. Taylor
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MessageSujet: Où est la vraie vie ?   Jeu 21 Avr - 19:29

    Mercredi 10 Août 2011.

    Les petites rues de Londres étaient plutôt calme en ce jour d'été. Le soleil n'étais pas au rendez-vous, mais cela ne semblait pas déranger les propriétaires Anglais. Ni la petite Française qui avait élue domicile pendant quelques jours dans une de ces jolies demeures. Une Française du nom Louise, accompagnée de son amie d'enfance, Ludivine. Toutes deux avaient débarqué à Londres trois jours plutôt, suite à la promotion de Ludivine. Celle-ci avait donc invité Louise à venir avec elle, histoire de prendre quelques jours de vacances, loin de la France. Ayant son compte en banque renfloué, cette dernière avait expressément accepté. Elle n’avait été qu’une seule fois en Angleterre et ne s’en souvenait presque plus tellement ce voyage remontait à plusieurs années.

      _ Tu ne vas pas te perdre hein ? T'es sûre que ça va aller ?
      _ Mais oui, je suis pas débile, je sais lire des panneaux. J'ai réussi à me repérer toute seule dans Paris la dernière fois !
      _ On est à Londres ici, c'est légèrement différent.

    Levant les yeux au ciel, un sourire amusé sur les lèvres, la jeune fille tourna les talons et ouvrit la porte d’entrée, sous le regard mi-inquiet mi-consterné de Ludivine. Elle vérifia tout de même une dernière fois qu’elle avait le « nécessaire ». Sac à main, porte-monnaie, portable, plan de Londres, bombe lacrymogène. Très important la bombe lacrymogène, car Louise avait une capacité assez phénoménale à attirer les gens bizarres.
    Sur ces dernières vérifications, la jeune fille sortit, adressant un dernier sourire à son amie. A peine avait-elle fait cent mètres dans la rue qu’elle se sentait déjà l’âme d’une grande aventurière en train de s’égarer sur une Terre inconnue de tous. Car même si elle n’avait aucun sens de l’orientation, un de ses grands plaisir était de se perdre. Selon elle on ne pouvait pas découvrir de meilleurs endroit qu’en se perdant, alors elle ne se privait pas.

    Il n'y avait tout de même pas beaucoup de monde dans les rues cette après-midi là.
    S’arrêtant devant une vitrine, elle s’observa un peu. Ses cheveux oranges totalement raides étaient lâchés et sa peau très pâle mettait assez bien en vue ses yeux mi-vert mi-bleu. Elle possédait quelques tâches de rousseur sur le nez et beaucoup sur les épaules et sur les bras. Pas très grande, pas trop petite non plus, elle s’évertuait tant bien que mal à garder certaines rondeurs. Un gros cliché ambulant en somme. Mais bon, elle ne se plaignait pas.

    Reprenant sa route, avec une soif de découvrir de nouveaux endroits, la Française ne tentait même pas de cacher l’immense sourire son visage. C’était un petit rêve qu’elle était en train de réaliser. Voyager, découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles personnes… Plus tard, elle ferait le tour du monde ! En attendant, elle profitait de sa petit escapade Londonienne, s’arrêtant devant chaque boutique, humant chaque parfum…
    Un peu plus loin, elle s’arrêta devant un minuscule librairie, tellement petite et miteuse que personnes ne semblait la voir ni y être entré depuis plusieurs années. Dans la vitrine s’entassaient plusieurs bouquins, dont un qui attira particulièrement l’attention de Louise : Harry Potter and the chamber of secrets. Réprimant un petit cri aigue, la jeune fille ne put s’empêcher de faire balader son regard sur la couverture Anglaise, si différente de la couverture Française. Harry Potter, une de ses sagas favorites. Louise adorait lire, c’était une véritable passion qu’elle avait développé depuis qu’elle était petite. ça et inventer des histoires les plus farfelus et magiques les unes que les autres. Alors forcément, lorsque, l’année de ses 9 ans, sa mère lui avait acheté les quatre premiers tomes de la saga, ils y étaient tous passés en quelques semaines à peine. Elle était tombée sous le charme des aventures de ce petit sorcier et avait laissé son esprit s’évader dans Poudlard plus d’un millier de fois. Combien de fois s’était-elle imaginée, élève à Serdaigle ? Trop pour les compter.

    D’ailleurs, c’était repartit. Les mains collées sur la vitre de la petite boutique, la bouche ouverte, son esprit était déjà en train d’arpenter les wagons du Poudlard Express. Quinze minutes plus tard, elle ne put s’empêcher de pousser un soupir de satisfaction fasse à ce qu’elle considérait comme la meilleure histoire qu’elle ait jamais lu. Poussant la porte de la boutique, la rouquine lança un « bonjour » dans un Anglais mal assuré et fut presque soulagée de constaté qu’il n’y avait personne derrière le comptoir. Avec de petits pas silencieux, la langue entre les dents, la Française s’empara de l’ouvrage et l’ouvrit, les yeux pétillant. Elle fit rapidement tourner les pages entre ses doigts, se délectant du bruit du papier froissé. Les mots, pourtant écrits en Anglais, paraissaient soudainement très clairs. Fermant les yeux, elle laissa ses doigts à cheval sur un paragraphe. Elle pouvait presque sentir l’encre bouger sous doigts, comme si des milliers de cœurs étaient en train de battre dans les pages du livres…

    La jeune fille réprima un frisson. Un petit vent frais venait de lui traverser les cheveux. Elle resta immobile pendant quelques secondes. Un petit vent frais… dans une boutique ? Ouvrant les yeux, elle cru qu’elle aillait mourir lorsqu’elle réalisa ce qui se trouvait devant elle. Plus aucune trace de la boutique, plus d’étagères, plus de livres, plus de poussière… Juste une grande étendue d’herbe. Courageuse mais pas téméraire, Louise n’osa pas se retourner. Pourquoi… Comment… Où était la librairie ?!

    Son cerveau fonctionnait très rapidement pendant qu’elle envisageait toutes les hypothèses possibles. Peut-être était-elle tellement plongée dans son délire qu’elle était en train de rêver éveillée ? C’était ce qui lui paraissait le plus probable. En revanche, l’hypothèse de ne pas être seule ne lui traversa même pas l’esprit. Aussi, lorsqu’on lui tapota l’épaule par derrière, son premier réflexe fut de hurler et de se recroqueviller sur elle-même.

      _ Houlà, du calme voyons !

    Immédiatement, Louise cessa de respirer. Elle reconnaissait cette voix pour l’avoir entendue pas plus d’une cinquantaine de fois à la télé ou sur son ordinateur. Une voix féminine, douce, envoutante, d’une personne qu’elle affectionnait tout particulièrement. Un personnage secondaire de sa saga préférée, qu’elle trouvait pourtant passionnant. Reprenant son souffle, elle tenta un regard en arrière et arrêta un nouvelle fois de respirer.

    De longs cheveux blonds bien coiffé, de magnifiques yeux bleus et une silhouette de rêve, Fleur Delacour se tenait devant elle, l’air totalement surprise. Fleur Delacour ou… Clémence Poesy ? Et quelques années en plus. Avec une petite voix devenue plus aigue que d’habitude, Louise tenta :

      _ … Clémence ?

    Pendant quelques secondes, le silence prit place entre les deux femmes, une expression indéchiffrables sur chacun de leurs visages. Puis, sans crier gare, Fleur/Clémence saisit le bras de Louise et l’emmena, de force, avec elle. Ne cherchant même pas à se débattre tant tout cela lui paraissait irréel, la Française se laissa entraîner vers une maison plutôt mal en point. Légèrement penchée sur un côté, on aurait dit qu’elle était à deux doigts de s’écrouler. Et pourtant, elle semblait être « sculptée » comme ça. A sa vue, Louise pâlit. Serait-ce possible que ce soit la maison des….

      _ … Weasley !

    Sur le seuil de la porte, une petite femme rondouillette à le chevelure plus flamboyante encore que la sienne était en train de s’époumoner. Louise déglutit en pensant à qui pouvait bien être cette femme. Malheureusement, elle eut la réponse tant redoutée assez vite.

      _ Madame Wealey ! J’en ai trouvé une !

    La voix de Fleur/Clémence résonna dans l’espace et Louise se demanda si « une » la désignait à elle ou non.
    Avec des yeux aussi ronds que des soucoupes, ‘Madame Wealey’ la fixa quelques instant avant de partir en courant derrière la maison.

      _ Arthur ! ARTHUR !

    Prenant officiellement en compte l’hypothèse de la folie, Lou ne pouvait tout de même pas se retenir de faire du ping pong avec sa tête, essayant de voir tout ce qui se trouvait à portée de ses yeux. Tout ça correspondait tellement à la maison de Ron… c’en était déroutant.

    Une fois à l’intérieur de la maison, coincée entre - elle présumait - Ginny et George, Louise écouta attentivement le récit de Fleur. Car oui, c’était bel et bien Fleur Delacour. Son histoire était abracadabrante, comme quoi J.K.Rowling était une sorcière, une écrivaine, et qu’elle avait eu l’autorisation de réécrire l’Histoire du célèbre Harry Potter pour la faire connaître au moldus, sans pour autant qu’ils se doutent de quelque chose. Elle avait même fait en sorte de prendre des acteurs parfaitement ressemblant pour faire bien les choses. Sous le choc, Louise ne réalisa pas vraiment, trop occupée à écouter, enregistrer, regarder… C'était totalement fou. Il y avait à peine deux heures, elle était encore bien tranquille dans les rues de Londres ou pouf! Là voilà en train de boire un thé avec Fleur Delacour et la famille Weasley. Enfin, ce qu'il en restait... Alors, tout ce qu'il s'est passé dans les livres... c'était également passé ici. Tellement dingue...

      _On dit que beaucoup de 'moldus' ont réussi à venir dans notre monde comme tu l'as fait.

    Madame Wealsey avait un petit regard malicieux lorsqu'elle prononça la phrase, ce qui mit la jeune Française assez mal à l'aise. Ce n'était pas de sa faute si elle avait atterrit ici ! C'était le livre... Baissant la tête, Lou essaya de mettre de l'ordre dans ses pensées. Bon, manifestement, elle était belle et bien dans le monde de J.K.Rowling. Tout ça à cause d'un bouquin et... d'une concentration un peu trop forte ? La gamine qui sommeillait en Louise lui priait de croire en cette histoire. L'autre partie d'elle même lui disait que ce n'était encore qu'un de ses rêves. Certes, un peu plus réaliste que les autres... Mais, à près tout, si ce n'était qu'un rêve, pourquoi ne pas en profiter ?
    La jeune fille releva la tête, les yeux brillant d'émotion.

    ***


    Où est la vraie vie ? - OST Raiponce

    Honeydukes, Zonko, Poudlard, Le Poudlard Express... Fleur lui montra tout, tout ce qu'elle avait toujours voulu voir. Elle passa la plus merveilleuse après-midi de toute sa vie dans ce monde qu'elle avait toujours cru inventé de toute pièce.
    Lorsque le soleil décida d'aller se coucher, Louise était épuisée, mais ô combien ravie. Elle avait sauté et couru partout à droite à gauche, un sourire quasi incrusté sur ses lèvres à longueur de temps.

      _ Une dernière boutique ... ?

    La voix de Fleur était légèrement monotone mais Lou n'y pris pas gare du tout. Elle s'élança à sa suite et entra dans une petite librairie, dont l'odeur lui donna un frisson de plaisir. Elle s'apprêtait à aller fouiner dans tous les rayons lorsque Fleur se mit devant elle lui passa un collier autour du cou. Un simple collier en argent, sur lequel était accroché une petit fleur. La sorcière sourit et fourra un livre entre les bras de son 'invité'.

      _ Il devrait te plaire je pense.

    Avide de savoir ce qu'il contenait, Louise ouvrit l'ouvrage et... ferma instinctivement les yeux lorsqu'elle sentit un vent puissant dans son dos. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle constata que le livre qui lui avait donné Fleur n'étais autre que le deuxième tome d'Harry Potter, en Anglais. Fronçant les sourcils, la rouquine releva la tête, mais ne put rien dire.

    Plus de trace de Fleur. Ni de vieux livres poussiéreux. Ni de magie. Elle était de retour à Londres.

    Pendant plusieurs longues minutes, elle ne compris pas ce qui lui était arrivée ou ce qu'il lui arrivait encore. Une partie de son cerveau trouva une explication logique : elle était tellement fatiguée qu'elle s'était endormie debout pendant quelques minutes et avait fait un rêve. Seulement, elle ne pouvait définitivement pas ignorer la petite fleur en argent qui se baladait autour de son cou, projetant un reflet contre la vitre de la petite librairie de Londres...


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