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 « Born to be hated »

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Evangeline H. Whedon
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MessageSujet: « Born to be hated »   Ven 22 Juil - 15:18






    Été 1988.


    Si la réunion annuelle des Whedon se passait dans la maison de Evangeline c’était parce qu’elle et son père étaient les descendants directs du premier Whedon ayant un jour celé le pacte de servitude éternelle avec un Knightingale. Se réunir dans leur maison était une sorte d’hommage rendu à l’homme qui leur avait donné à tous un serviteur. A cette époque là, il n’y avait encore aucun problème entre les maîtres et les soumis. Au mieux, les Knightingale étaient traités comme des amis, au pire ils étaient considérés certes avec mépris, mais avec le respect du à un Elfe de Maison au moins. Cela reste très dégradant pour un sorcier mais ce n’est rien comparé au duo qui arriverait dix ans plus tard.

    Evangeline était âgée de huit ans quand elle rencontra sa future esclave pour la première fois. La petite avait attendu ce jour avec impatience et c’était encore pire étant donné que c’était avant tout par chance. La plupart du temps, les jeunes Whedon découvrent par surprise le jour venu qui sera à leurs côtés jusqu’à leur dernier souffle. Mais rien ne c’était passé comme prévu, Evangeline ayant déjà le don d’en faire qu’à sa tête.

    Dans sa chambre en train de jouer paisiblement, la petite fille attendait que sa nourrice vienne la chercher pour lui dire de descendre déjeuner avec tout le reste de la famille. Evangeline n’aimait pas particulièrement ce jour de l’année (qui n’était jamais exactement le même à chaque fois conformément aux disponibilités de ses parents) car ses cousines étaient ennuyantes et tellement stupides, ses cousins n’étaient pas assez dociles et elle voulait avoir simplement la paix. Mais c’était toujours avec un regard rêveur qu’elle observait ses oncles et tantes, ses cousins et cousines plus âgés se pavaner avec leur esclave. Certains étaient beaux, d’autres beaucoup moins mais tous avaient ce même air de résignation. Ils avaient abandonné l’idée d’être libres, d’être humains à part entière. Alors qu’elle était en train de jouer à la dinette, quelqu’un frappa à sa porte. Evangeline se retourna vivement, voyant qui entrait au même instant. C’était Aleanor et Seylana. Ses cousines préférées, par défaut, car les plus obéissantes et admiratives bien qu’elles soient plus âgées d’un an ou deux. La petite sorcière leur adressa un sourire charmant et les invita à jouer avec elle. A partir de cet instant, elle se montra autoritaire et douce à la fois, maniant déjà l’art de la domination passive. Ravie d’être dans l’ombre d’une petite fille étrangement fascinante, Aleanor et Seylana n’essayèrent même pas de se rebeller. « J’ai entendu dire qu’il y aurait des enfants Knightingale aujourd’hui ! » annonça Seylana tout en jouant conformément aux ordres de Evangeline. Cette dernière se tourna vers sa grande cousine et haussa un sourcil, intéressée. Il n’y avait jamais d’enfants Knightingale à la réunion annuelle, seulement ceux qui possèdent déjà un maître.

    « Comment tu sais ça toi ? » demanda la petite héritière avec une touche de dédain visible.
    « Ta mère l’a dit à ma mère »
    « Je vois pas pourquoi ma mère ne m’a rien dit ! » s’emporta Evangeline en tapant de son petit poing. Ses cousines sursautèrent, Seylana regretta alors son idée.
    « Je crois que c’est pour éviter d’y aller » commença Aleanor avec prudence pour éteindre les étincelles avant qu’elles ne deviennent brasier. « Tu sais bien qu’ils refusent qu’on joue avec eux » rappela-t-elle doucement. Evangeline eu une moue craquante et pensive avant de hausser les épaules.
    « Tu as surement raison » dit-elle finalement. Ses cousines eurent presque envie de soupirer de soulagement. Une catastrophe d’évitée était toujours appréciable. Les petites filles se remirent à jouer mais Evangeline était absente. Son esprit était concentré sur la présence de ces enfants. Pourquoi cette année ? Pourquoi les faire venir et ne pas en parler ? A quoi ressemblait un bébé esclave, se demanda-t-elle avec cruauté. Et s’il y avait le sien ? Alors qu’Aleanor et Seylana avaient changé de sujet, Evangeline leur coupa la parole comme elle savait si bien le faire. « Je veux voir les enfants » dit-elle de but en blanc.
    « Quoi ? »
    « T’es pas sérieux Ev’ ! »
    « Mais on a pas le droit ! »
    « On va se faire punir ! » tentèrent de l’en empêcher les deux petites filles.
    « J’ai pas besoin de vous, je peux y aller toute seule ! » répliqua-t-elle en se levant sous le regard effrayé et admiratif de ses cousines, ravie d’enfreindre une loi de plus.

    Sans attendre de réponse, Evangeline quitta la pièce d’un pas rapide et décidé. Elle savait parfaitement bien où se trouvaient les Knightingale avant et après le repas. Si tout les Whedon étaient présents et libres de circuler dans la maison, pas eux. Un certain nombre de pièces leur étaient réservées comme si la famille d’Evangeline voulait oublier qu’ils existaient. En réalité, c’était pour le plus grand bonheur de leurs esclaves. Les jardins du domaine étaient nombreux et magnifiques. Mais il y en avait un autre dans lequel Evangeline ne s’était presque jamais rendue à part lors de parties de cache-cache avec ses cousins et sa meilleure amie Lexie. C’était celui réservé au personnel. Les Elfes de Maison pouvaient y faire pousser des fruits et légumes, la nourrice et le majordome Howard, y prendre le thé pendant leurs pauses. C’était un endroit totalement différent du reste de la maison car totalement sous la responsabilité des employés. Aucun paysagiste n’avait décidé de l’emplacement des arbres ou autre. L’endroit ressemblait à un jardin d’une maison de banlieue tout à fait normale.

    Evangeline descendit les escaliers d’un pas rapide et feutré. Elle évita soigneusement de se faire voir d’un des membres de sa famille et se rendit directement dans le petit salon réservé aux Knightingale. La pièce était pleine à craquer. A la porte, soigneusement cachée, Evangeline observa alors cette énorme famille littéralement différente de la sienne. Les Whedon se parlaient comme s’ils n’étaient que des collègues, voire des inconnus, ils tentaient de se montrer meilleurs que les autres, critiquaient, riaient à des plaisanteries soit avec hypocrisie soit par cruauté et ne s’enlaçaient jamais. Il y avait des exceptions, surtout chez les jeunes couples, mais jamais pour longtemps. Tous finissaient sur le même modèle. Les Knightingale qui étaient aussi souvent séparés les uns des autres que les Whedon se jetaient au cou, se serraient fort, embrassaient, pleuraient. L’amour qui parfumait la pièce donna la nausée à Evangeline pourtant restée à la porte. Elle avait mal à la tête et une soudaine envie de vomir. Tous agissaient comme si c’était le jour le plus beau de leur vie. Certains ne se lâchaient pas, des frères et sœurs s’enlaçaient, riaient, prenaient des photos, profitant de ces quelques heures de pur bonheur avant de devoir se séparer à nouveau. « Où est Ilma ? Spade ! Va chercher ta sœur ! » dit soudain un homme dont la voix surmonta celles des autres. Ce fut en le voyant bouger qu’Evangeline remarqua alors le premier enfant. Ce dernier assis sur un canapé sauta avec énergie et sorti de la pièce par la porte fenêtre qui menait au jardin en courant. La petite l’entendit crier le prénom de sa sœur. Maintenant qu’elle avait remarqué le premier enfant, tous étaient devenus flagrants. En fait, il y en avait partout. Des adolescents, des bébés, des moins vieux. Ils n’étaient pas nombreux, une dizaine à peine, mais suffisamment pour que Evangeline soit choquée. Quels parents seraient assez fous pour mettre au monde un enfant voué à l’esclavage ?

    Le petit garçon revint en courant, visiblement excité avec une fille qui faisait sa taille, l’air déjà beaucoup plus calme et presque faible. En réalité elle était simplement timide mais aux yeux d’Evangeline, c’était une marque de faiblesse. Tout le monde afficha son bonheur à voir la dénommée Ilma arriver, ce que ne comprit pas la jeune héritière. Jalouse de l’attention qu’on portait à cette fille qui ne ressemblait à rien selon elle, elle observa la scène avec colère, l’esprit préoccupé. Ilma… elle connaissait ce prénom. Le fameux Spade tourna soudain la tête en direction de la porte et croisa le regard d’Evangeline. Cette dernière sursauta et se cacha rapidement. L’avait-il vraiment vue ? Dos au mur, la petite sorcière retint son souffle, hésitant entre regarder à nouveau et partir en courant. Quand la curiosité l’emporta sur la raison, elle voulu se pencher à nouveau mais rencontra alors le buste d’un inconnu. C’était Spade. Evangeline sursauta brusquement et recula d’un pas.

    Spade avait douze ans à l’époque. Il était déjà grand et sa carrure annonçait une future musculature appréciable. Ses cheveux châtains foncés coiffés par l’oreiller lui donnaient un air rêveur tandis que son regard espiègle soulignait une vive intelligence. A la seule manière de se tenir, Evangeline comprit qu’elle avait à faire à quelqu’un au caractère fort. Tout le contraire d’Ilma, sa sœur. « T’es une Whedon, toi ? » demanda-t-il comme un Auror face à un suspect. Evangeline hocha la tête pour dire oui, momentanément impressionnée par ce garçon. « Qu’est-ce que tu fiches ici alors ? » demanda-t-il en croisant les bras sur sa poitrine.
    « …Rien. Je passais dans le coin » répondit-elle bêtement en appuyant une main sur le mur et prenant des airs décontractés inutiles. Elle était chez elle, détail qu’elle semblait avoir oublié. Pas Spade visiblement, qui eu un rire amusé en entendant ses propos. Evangeline fronça les sourcils. Même âgée de huit ans, elle savait reconnaître quelqu’un qui la méprisait et ne supportait pas ça. Alors qu’elle serrait des poings pour lui régler son compte, quelqu’un arriva à son tour à la porte.
    « Spade qu’est-ce que tu fais ? Ta sœur t’attend pour souffler ses bougies ! Miss Evangeline ? Que faites-vous ici ? » demanda alors l’esclave de sa mère , Gwenaëlle. « Il est encore trop tôt pour rencontrer Ilma. Et surtout pas aujourd’hui » précisa-t-elle avant toute réponse avec un léger air réprobateur contenu avec difficulté. Evangeline n’avait aucune autorité sur elle, mais étant la fille de sa maîtresse, Gwenaëlle n’avait d’autre choix que de lui montrer un certain « respect ». Au même instant, Spade lança un regard noir à Evangeline. « Viens mon chéri » dit la tante de ce dernier en le prenant par la main et le conduisant dans le petit salon après avoir refermé la porte sur l’héritière.

    Evangeline resta quelques secondes à fixer bêtement la porte fermée. Elle entendit alors toute la famille chanter « Joyeux Anniversaire » en l’honneur de celui qui deviendrait dans dix ans exactement son esclave. Maintenant qu’elle le savait, Evangeline se souvint d’où elle avait entendu le prénom de Ilma auparavant. Sa mère lui en avait déjà parlé. Sachant qu’Ilma se trouvait chez elle, Evangeline était désormais obsédée par l’idée de la voir de plus près. Elle n’était pas si moche que ça en fait.. Parce que oui, jamais on aurait confié une esclave hideuse à une petite fille aussi jolie, n’est-ce pas ? Savoir qu’elle était plus vieille l’amusait au plus haut point. Jusqu’à présent, elle était l’enfant la plus jeune chez les Whedon, ce qui signifiait que le dénommé Spade allait être libre pendant encore un sacré bout de temps. Evangeline en fut désolée. S’il avait été confié à l’un de ses cousins, elle aurait pu le manipuler pour se venger. Alors qu’elle écoutait la famille chanter en chœur, applaudir et rire, la nourrice de la petite sorcière vint la trouver après l’avoir visiblement cherchée partout. Essoufflée, la pauvre femme la conduisit jusqu’à la table de déjeuner où elle était en retard. Le repas, comme toujours, lui sembla éternel. Elle et ses cousines ne pouvaient pas parler et rire comme elles le voulaient, obligées de se tenir convenablement. Soudain, avant même de s’en rendre compte, Evangeline se surprit à souhaiter être dans le petit salon, avec cette autre famille semblable et différente à la fois. Eux au moins, s’amusaient. A la fin du repas, Aleanor et Seylana vinrent demander à leur cousine comment étaient les enfants. Evangeline leur mit l’eau à la bouche en affirmant avoir aperçu sa future esclave et qu’il y avait des chances pour que les leurs soient déjà là. Curieuses, les trois petites filles décidèrent d’y retourner.

    Evangeline se rendit jusqu’au petit salon. Tout le monde avait mangé, il ne restait que les adultes buvant un thé, à l’image de sa propre famille quelques pièces plus loin. Elles entendirent des enfants rire et jouer dehors. Ils étaient dans le jardin. Evangeline qui connaissait sa maison comme sa poche décida de s’y rendre en passant par les cuisines. Suivie de ses cousines, elle se faufila jusqu’à eux. Il n’y avait que quatre enfants dehors. La fameuse Ilma, qui était la plus proche, en train de cueillir des pâquerettes, deux autres qui jouaient à se taper dans les mains et enfin le dénommé Spade, occupé à grimper à un arbre. Ne sachant pas vraiment ce qu’elle avait l’intention de dire ou faire, Evangeline mit le pied dans le jardin. Au même instant, ce fut comme si une menace était arrivée. Les quatre enfants cessèrent de jouer, un lourd silence s’installa et personne ne bougea. Flanquée de ses deux cousines, Evangeline ouvrit la bouche pour parler, mais rien ne vint. Elle adorait cette crainte qu’elle leur inspirait, mais c’était trop d’un coup, surtout pour une petite fille de huit ans. Silencieux, Spade sauta de sa branche et atterrit sur ses pieds avec souplesse. Les épaules droites et fières, il observa Evangeline comme si elle était un criminel relâché depuis peu d’Azkaban, capable du pire. Elle tenta de soutenir son regard espiègle et bien qu’il soit à plus de cinq mètres d’elle, la petite n’y parvint pas. Ilma accroupie au sol ne se redressa pas, observant Evangeline avec crainte. Elle venait d’avoir treize ans. Elle et son frère étaient très proches, même en âge. Cependant, son visage fin, sa peau blanche, ses cheveux noirs plats et fades ainsi que sa petite carrure donnèrent l’impression à la future sorcière qu’elle était la plus jeune des deux et surtout la plus fragile. C’était comme si le moindre vent allait la briser.

    « C’est elle » dit soudain Evangeline, brisant enfin un lourd silence. Elle fit un signe de tête en direction de Ilma qui se raidit. Elle ne connaissait pas le visage de sa future maîtresse et le voir sembla la terroriser. Certes plus âgée, personne ne restait indifférent à l’aura maléfique de Evangeline. Immédiatement ses deux cousines se rapprochèrent pour mieux voir Ilma, comme s’il s’agissait d’un petit animal.
    « Oh… Elle est déjà grande ! » s’exclama Seylana.
    « Et c’est la plus jolie de toutes ! Tu as de la chance Ev’ ! » rajouta Aleanor.
    Evangeline eu un sourire suffisant mit les poings sur les hanches. Incapable de résister à l’envie, elle donna alors son premier ordre. « Lève-toi » dit-elle avec une étrange habitude. Ilma sembla hésiter à lui résister. Elle était encore libre après tout mais à quoi bon quand elle savait que de toute manière, elle y était destinée tôt ou tard ? Après quelques secondes d’incertitude, Ilma se redressa maladroitement. Aleanor et Seylana eurent des exclamations de joie malvenues tandis que la jeune fille baissait le yeux devant sa future maîtresse pourtant si petite.
    « Elle t’obéit déjà ! C’est trop cool ! » s’exclama Aleanor toujours comme si elle parlait d’un animal particulièrement intelligent. Evangeline avait de plus en plus de mal à cacher sa suffisance. A peine sa cousine eu parlé que le fameux Spade intervint.
    « Ilma ! » cria-t-il avec autorité. Sa grande sœur sursauta et se tourna vers lui, les épaules légèrement voutées. Le garçon traversa les quelques mètres qui le séparait de sa sœur d’un pas vif. Au même moment, ses deux cousines Kween et Emerald les futures esclaves de Aleanor et Seylana se raidirent. Elles connaissaient leur petit cousin et sa capacité à se montrer fougueux et impulsif. Il allait dépasser des limites, c’était certain. « T’as aucune raison de lui obéir à cette peste ! » il lança un regard plein de haine à Evangeline en se mettant entre elle et sa sœur, l’air d’un garde du corps féroce. Spade faisait la taille de Ilma et il sembla définitivement plus vieux qu’elle. Evangeline eu peur de lui mais ce ne fut que de courte durée. Etrangement, ce garçon l’attira au plus haut point avant de même de comprendre comment et pourquoi. Kween et Emerald retinrent leur souffle, admiratives tandis que leurs futures maîtresses eurent la même expression, cette fois ci outrée.
    « Pour qui tu te prends ?! Tu vas me le payer ! » s’emporta Evangeline en serrant ses petits poings. Spade eu un rire suffisant.
    « Et tu vas faire quoi ? Me donner un ordre ? » demanda-t-il avec un air moqueur qui fit rire ses cousines. « Je suis pas à toi, et je le serai jamais. Et temps que t’as pas dix-huit ans, ma sœur est libre. Je t’interdis de lui donner des ordres. Elle est libre, tu m’entends ?! Et avec un peu de chance, tu seras morte avant qu’elle soit obligée de te servir ! » cracha Spade. Evangeline eu un air choqué. Incapable de trouver quoi répondre elle regarda simplement ce petit garçon prendre sa sœur par la main et dire à ses cousines « Venez on rentre ». Tout le monde le suivit. Les larmes aux yeux, Evangeline resta à le regarder partir. Incapable de s’en empêcher, elle lui cria :
    « Tu me le payeras ! Un jour, je ferai de ta vie un enfer ! » jura-t-elle de toute la colère de son petit corps. Spade se retourna lentement, tenant toujours sa sœur par la main et dit d’un air à la fois détaché et résigné :
    « Temps que tu n’es pas ma maîtresse, je ne crains rien ». Puis il quitta le jardin, ne sachant pas alors qu’il deviendrait le Knightingale le plus maudit de tous.





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