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 Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]

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MessageSujet: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Mar 14 Aoû - 21:37

Will' & Elena ♥


Lundi 12 août 1997 20:35

Elena, confortablement installée dans son bain, venait de recevoir un hibou. Le volatile au plumage gris anthracite, un hibou appartenant au ministère, attendit patiemment qu’elle sorte de la baignoire pour pousser un faible hululement. Elena, intriguée, se hâta de nouer une serviette autour d’elle pour pouvoir donner une friandise au petit hibou et lui retirer, ainsi, la lettre qu’il apportait. Ceci fait, elle le laissa partir par la fenêtre du salon. Fort heureusement, Gibbs (son chat), dormait à point fermé dans sa chambre et n’avait pas vu l’oiseau.

Son cœur manqua un battement lorsqu’elle reconnut l’écriture fine et nerveuse – presque illisible pour certains – de William. Il lui demandait si elle était libre demain pour aller, en début de soirée au chaudron baveur, surement pour lui parler de ses recherches au bureau des aurors. En effet, il avait voulu y aller pour relire de vieux dossiers dans l’espoir de rafraichir sa mémoire. Avec le recul, il avait dû la prendre pour une folle, pensa-t-elle. Elle s’était sentie rougir lorsqu’il lui adressait la parole ou la regardait avec un peu trop d’insistance. La jeune femme ne réagissait pas comme ça avant – avant leur erreur – bien au contraire, elle répliquait, le taquinait. Une partie d’elle regrettait ce temps où ils se cherchaient, se taquinaient mais dans le même temps, leur relation avait évolué. Avait-elle évolué positivement ? Elena n’en était pas sûre en fin de compte. Ils avaient couché ensemble. Une fois. Cette seule nuit avait été magique, comme dans un rêve mais le retour à la réalité avait été très dur.

Elle prit un morceau de parchemin et griffonna :

D’accord. Demain à 21h au Chaudron Baveur.
Elena


Elle utilisa le hibou du ministère qui était resté devant sa fenêtre.

« Au pire, il le lira demain matin. Je suis sûre qu’il va retourner au ministère. » se dit Elena.

Néanmoins, elle était intriguée. Elena se demanda même s’il n’avait pas recouvert en totalité sa mémoire et qu’il voulait la voir pour lui dire encore une fois … ou plutôt l’humilier une fois de plus – oui Elena voyait tout en noir en ce moment ! – en lui disant que ce qu’ils avaient fait n’avait aucune signification pour lui. La polonaise, qui s’imagina encore d’autres scénarios plus improbables les uns que les autres tous le reste de la soirée, s’endormit avec l’esprit embrouillé. Impossible de penser à autre chose pour elle … même pas le fait qu’elle aille voir Paul demain ne l’angoissait plus que ce « rdv » (?) qu’elle avait avec William demain.


Mardi 13 août 1997 19:30

« Elena … c’est pour ton bien être tu sais ! Tu viens de faire une fausse couche et ton coéquipier est amnésique. Et je sais à quel point toi et William étiez proche. Tu dois encore te reposer. » lui murmura Paul en ouvrant doucement la porte pour la laisser sortir. Ce qui signifiait, en gros qu’il n’y avait pas lieu à des contestations.

Mais Elena n’en avait pas fini avec son patron. « JE VAIS BIEN PAUL !!! Je ne suis pas en sucre ! Je veux reprendre le travail ! » cria-t-elle pour que tous le monde l’entende bien en pensant que, peut-être Paul accepterait qu’elle reprenne le travail. Mais lorsqu’il mentionna sa fausse couche, Elena plissa les yeux et s’approcha de son patron en lui disant d’une voix très basse, de manière à ce que personne ne l’entende : « Je vais bien ! Tu n’as rien dit à propos de … de cette fausse couche ? A personne n’est-ce pas ? Je veux pas que ça s’ébruite ! »

Paul la regarda d’un air désolé. Il était sincère. S’il avait su qu’Elena était enceinte, il ne l’aurait pas forcé à aller en mission avec William. Mine de rien, et même si jamais il ne le montrait. Il aimait beaucoup ses aurors. Certains en particuliers. William et Elena en faisaient partis. « Oui … je te promets Elena. » lui dit-elle soupirant.

Elena sortait tout juste du bureau de Paul, le responsable du bureau des aurors, extrêmement en colère et d’un pas vif. Elle sortit du ministère et transplana directement près de chez Mme Guipure. Elle flâna un peu devant certaines robes … et se permit même de rêver devant des robes de petites filles. Soupirant longuement, elle se dirigea lentement au chaudron baveur en retenant les larmes qui menaçaient de couler le long de sa joue. Jamais elle ne l’admettrait mais elle était incapable de reprendre le travail. La polonaise avait encore des douleurs et les guérisseurs de Ste Mangouste ne lui avaient pas menti quand ils lui avaient dit qu’il lui faudrait bien 3 semaines pour se remettre complètement.

Elena commanda une bière au beurre et se mit dans un coin du chaudron baveur un peu à l’écart des sorciers bruyants qui étaient déjà. Tout en sirotant sa boisson, elle repensa à ce que William lui avait dit plus tôt dans la soirée.

« Tu devrais te reposer. Tu n'as pas l'air très bien toi non plus. »

Et elle ne put s’empêcher de sourire devant la prévenance – ah bon Will pouvait être prévenant ?!! – de son collègue. Elle n’avait pas compris – et ne comprenait toujours pas – pourquoi il avait réagit de cette manière … Et d’ailleurs, que lui avait-il pris à elle de poser sa main sur la sienne lorsqu’il avait sa main sur son épaule. Elena n’avait pas pu s’en empêcher. C’était … c’était comme une évidence pour elle, comme si ce geste était habituel, presque normal de le faire. Mais ce n’était pas normal !! William était son collègue et le resterait … jamais il ne se rappellerait qu’ils avaient passé la nuit ensemble. En fin de compte, c’était un mal pour un bien !!! Oui c’était ce que se martelait Elena depuis une bonne heure quand elle sentit une présence l’observer. Elle leva les yeux et croisa le regard de William, qui était là, devant elle.

« Bonsoir William ! » dit-elle d’une petite voix « Assieds-toi Tu veux une bière au beurre ? Tu as trouvé des informations au ministère ? »

Oups !! Elle ne voulait pas être aussi directe mais en même temps, elle ne voulait pas attendre que William se mette à parler !
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Mer 22 Aoû - 10:00

Mardi 13 août 1997 - 7:30

William était dans la cave de chez lui. Il était à l’intérieur même de son bateau,plusieurs dossiers éparpillés autour de lui. Il lisait. Il était passé au ministère deux semaines de cela et depuis, il était en pleine lecture de enquêtes précédents qu’il avait fait par le passé et dont il ne se souvenait pas encore. Ces derniers jours, il avait beaucoup de flash. Quand ? Lorsque par exemple il regardait un objet qu’il avait antan tenu dans ses mains. Chcun de ses objets étaient reliés à un souvenir. Un ou plusieurs souvenirs. Il était donc normal qu’il puisse avoir des flashs quand il tenait quelque chose dans les mains. C’était souvent des choses sans guère d’importance et cela ne durait pas longtemps. Suffisamment pour qu’il entrevoit quelque chose de son passé... C’était des pièces de puzzle qu’on lui mettait devant les yeux et il fallait qu’il recompose le puzzle.

Une chose qui l’énervait, c’était le temps que cela prenait de retrouver sa mémoire. Déjà deux longues semaines et à peine quelques bribes lui étaient revenu. William n’était pas homme à abandonner si vite mais c’en était un peu agaçant. N’étant pas très doué de patience, il prenait son courage à quatre mains au lieu de deux mains. Il retournait dans des lieux dans lesquels il était déjà allé auparavant. Il marchait sur ses pas. Il revenait sur des lieux qu’il lisait à l’intérieur des rapports qu’il lisait. Parfois il avait des flashs de choses qui s’étaient passées en tel lieux. Rien de vraiment conséquent...

Il avait eu des nouvelles d’Anabella. La femme - pardon, sa femme trouvait le temps long et était venu lui apporter quelques petits biscuits la veille. Will avait bien vu qu’elle aurait voulu rester mais il n’en avait aucune envie. Il voulait rester seul. Qui plus est, il laissait son amnésie partielle jouer en sa faveur. Anabella n’osait pas le brusquer. S’il y avait au moins un sentiment de sûr qu’il ressentait à son égard, c’était qu’il lui était au moins reconnaissant de cela. En vérité, il s’était souvenu d’elle il y avait de cela trois jours mais n’en avait soufflé mots. Il se rappelait qu’ils étaient mariés ; il se souvenait même leur rencontre mais l a raison pour laquelle il ne voulait pas en parler était qu’il voulait rester seul. En vérité, peut-être un jour avait-il ressenti une sorte d’amour envers elle, mais ce n’était pas ce qu’il sondait en lui-même aujourd’hui.

Il resta pensif quelques instants puis alla changer de chemise à l’étage avant de sortir de sa maison pour passer au ministère. Le ministère semblait, ces derniers temps, être l’endroit qu’il fréquentait le plus. Ce fut là qu’il apprit de bien étranges nouvelles...

Mardi 13 août 1997 - 9:30

En entrant dans le bureau des Aurors, ce fut pour constater qu’il y avait un hibou sur son bureau. Pensant à une urgence de son patron mais lorsqu’il ouvrit la missive, il contenait un mot d’Elena. Elena... Pendant un moment, il fut sur le point de se rappeler quelque chose - peut-être au délicat parfum que dégageait la lettre et qui lui rappelait la jeune femme, mais il n’y eut rien. La lettre ne contenait que quelques mots. Elle lui donnait rendez-vous au chaudron baveur à 21h... Pourquoi voulait-elle le voir ? Avait-elle appris quelque chose d’important qu’elle devait absolument lui dire ?

Cela l’intrigua toute la matinée. Pas plus cependant que la surprenante nouvelle qu’il apprit d’un de leur collègue apparemment plus au courant que lui des dernières évènement. Will ne faisait rien de bien intéressant - à part relire quelques notes qu’il venait de trouver dans l’un de ses tiroirs, lorsqu’il reçut de la visite. Will ne put rien lui apprendre de nouveau puisqu’il n’avait pas vu Elena ces derniers jours... Il supposait qu’elle allait mieux. Ce qui l’étonna davantage était le contenu de sa question : “Tu as des nouvelles d’Elena? Tu sais si elle va mieux ? Après la fausse-couche qu’elle a fait, je ne serai pas étonné qu’elle n’ait toujours pas trop le morale et même qu’elle reprenne le boulot avant longtemps... J’ai entendu le patron en parler ce matin. Enfin, je n’étais pas supposé mais... ” Le reste de sa phrase se perdit dans les méandres. En fait William n’avait rien compris de la moitié de son discours et restait focalisé sur le mot “fausse-couche”. Il parut choqué quelques secondes. “Tu as dit quoi? Une fausse-couche? Quelle fausse-couche? Vraiment? Elena était enceinte?” William se leva et jeta un coup d’oeil sur le bureau de sa coéquipière pour ne trouver aucune photo d’un éventuel petit-ami... En fait, il commençait à se rappeler de certaines choses mais d’autres lui échappaient encore. Ce qui était plus intriguant était qu’il n’y avait que la photo de ses parents sur son bureau … Peut-être qu’elle était tombée enceinte d’un ex à elle. Ce qui exliquerait l’absence de photos.

Il fut ensuite laissé avec ses questions tandis que son collègue retournait à ses fonctions. Perplexe, il revint s’asseoir à son bureau tout en continuant de fixer celui d’Elena. Alors que ses pensées étaient tournées vers elle, il sentit une douleur dans la tête et des images flasher devant ses yeux - comme il en avait l’habitude ces temps-ci.

Elena, comme si elle était là devant lui en vrai, apparut. Il le vit s’asseoir sur son bureau devant lui. L’une des choses que normalement il détestait par-dessus tout... Puis, un autre flash vint les montrer plus proches que jamais... Il pouvait presque sentir pour de vrai le parfum qu’il portait , parfum qui l’enivra. Pourquoi ne s’éloignait-il pas hein?! Que se passait-il ?! Dans le le flash suivant il se vit l’embrasser. L’embrasser ?! Attendez, ce ne pouvait pas être un souvenir... Il n’aurait jamais ô grand jamais fait telle chose...

A moins d’être attirée par elle au-delà du raisonnable ?

Ne jamais avoir de relations avec un collègue. Les histoires d’amour entre collègues finissaient toujours mal. C’était ce quil avait toujours répété à quiconque.

Les flash se terminèrent, ne cessant toutefois pas de semer la zizanie dans l’esprit de William qui ne savait pas trop comment interpréter ces images.

***

Ça y est William, tu as la tête qui débloque vraiment cette fois, tu te mets à imaginer des choses qui n’ont jamais eu lieu. Parce que si la personne de sa vision était bien Elena, alors c’était tout simplement impossible que ce soit la vérité. Combien de fois avait-il dit que les relations autre qu’amicales entre collègues étaient la pire chose qui pouvait arriver et qu’il fallait à tous prix s’en préserver ? Oui, William avait oublié tout de son passé ou presque et cela lui revenait par bribe ces temps-ci, mais ça... Ca? C’était absolument impossible, inconcevable. Quand bien même cela semblait vrai...

Bien qu’il dissimulait particulièrement son trouble derrière ce masque d’impassibilité qui lui était habituel, il sortit du ministère et marcha dans les rues en attendant l’heure du rendez-vous fixé au chaudron baveur. Il se convainquit de ne souffler mot à Elena de ce qu’il venait d’apprendre - sauf si elle venait à en parler. Ce n’était pas à lui d’en parler. Elle n’avait assurément pas envie qu’il soit au courant. Personne d’ailleurs.

Il entra dans le chaudron baveur pile à l’heure ; William avait toujours été ponctuel. Cherchant des yeux Elena, il finit par la dénicher dans un coin et marcha en sa direction silencieusement. Elle ne semblait pas l’avoir remarqué et semblait plutôt perdue dans ses pensées. S’arrêtant devant la table, il s’apprêta à se racler la gorge lorsqu’elle sortit d’elle-même de ses pensées et se rendit compte de sa présence. Pris subitement au dépourvu par sa deuxième question, il crut sur le moment qu’elle savait déjà ce qu’il venait d’apprendre mais se rassura en se disant que c’était impossible : il n’en avait parlé à personne.

“Des informations ? Effectivement. J’en ai eu quelques-unes... Même plus que je ne pensais trouver... ” fit-il d’un ton détaché et lent. Il prit place sur la chaise face à elle et répondit à sa première question. “Je prendrai une Bierreaubeurre.... Sauf s’ils ont du café très fort mais j’en doute. ” Après tout c’était une boisson moldue et ils étaient dans un pub sorcier.

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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Ven 31 Aoû - 21:36

William était un homme qui posait plus de questions qu’il n’apportait de réponses. Quand on croyait commencer à le connaitre, on se rendait compte que les mystères autour de lui s’épaississaient. Et ce n’était pas son amnésie qui allait aider Elena à le percer à jour.

La polonaise fit signe à Mme Rosemerta de servir une bière au beurre à William puis se re-concentra sur son interlocuteur.

Depuis leur erreur, le regard que portait William sur elle la mettait mal à l’aise. Il lui était impossible de se concentrer pour elle quand elle sentait son regard glacial et brûlant en même temps la sonder aux rayons X. Mais bien entendu, il lui était impossible de le dire tel quel. Quelle serait sa réaction si elle lui criait : « Arrêtes de me regarder comme çà pour l’amour de Merlin ! » Il la prendrait certainement pour une folle. Et c’était surement ce qu’elle était : une folle ! Une cinglée !

A voir le regard interrogateur de William, ce dernier devait se poser des questions. Lesquelles ? Elena sentait qu’elle n’allait pas tarder à le savoir.

« Et donc ? Qu’as-tu découvert d’intéressant ? »

Oui voilà, le secret c’était çà. S’intéresser à ce qu’il allait lui raconter. La polonaise devait arrêter de penser à l’éventualité qu’il puisse se rappeler ce qu’il s’était passé entre eux. Après tout, le William d’avant avait dû occulter tout çà de sa mémoire. Il avait considéré leur dérapage comme une simple erreur de parcours. Un simple moment d’égarement. C’était d’ailleurs pour les épargner qu’il avait demandé à changer d’équipier et maintenant Elena s’en voulait. Ils auraient dû aller voir Paul pour changer d’équipe. Ils n’auraient, comme çà, pas fait cette mission sous couverture et n’auraient jamais été piégé, n’auraient pas été victime de l’explosion. William n’aurait jamais perdu la mémoire. Elle ? Peut importe ce qui aurait pu lui arriver. La seule personne à laquelle elle pensait c’était William. Pour elle, elle verrait plus tard.

Cet enchainement d’évènements, elle en était la seule responsable … Elena en était persuadée et la jeune femme était de plus en plus écrasée par les remords. Avec des « Si » on pourrait refaire le monde ; mais ils ne pouvaient pas revenir en arrière. Et si ça avait été le cas, aurait-elle refusé une fois de plus de changer d’équipier ? Probablement ! William était son âme sœur professionnelle. Ils avaient mis tellement de temps à construire une relation de confiance qu’elle en avait mal au ventre et qu’une boule d’angoisse se forma dans sa gorge à l’idée de penser qu’elle aurait pu avoir une autre coéquipier. Si, effectivement, elle en avait eut un autre, elle ne serait pas arrivée à joueur le jeu du petit couple comme elle le faisait avec Mister Carter. Il lui fallait quelqu’un en qui elle avait une confiance aveugle et Elena réalisa qu’en dehors de Cassandra, sa première coéquipière aujourd’hui à la retraire, il n’y avait qu’en William qu’elle avait une confiance aveugle. Une partie d’elle-même espérait que c’était réciproque.

Miss Kowalski mit sa main dans ses cheveux d’un geste automatique et baissa les yeux quelques secondes avant de reprendre, sans attendre la réponse à sa question précédente :

« J’imagine que tu as du rester des heures au bureau. Ça t’a aidé à recouvrir un peu la mémoire ? … Et puis … Et puis il y a Anabella aussi non ? Tu t’es souvenu d’elle finalement ? »

Elena ou comment s’auto-torturer avec Anabella. En plus de détester cette femme, maintenant Elena l’enviait parce qu’elle allait reprendre sa place avec William comme « avant ». ça la rendait malade et elle s’en voulait encore plus d’envier à Anabella ce qui était légitimement à elle. Elena lui avait « volé » William pendant quelques temps, une nuit, et cette nuit était déjà de trop. Mais une fois de plus sa jalousie parla pour elle sans qu’elle ne puisse la contenir et elle dit d’une voix sarcastique :

« Il faut dire qu’elle est attachée à toi et t’aimes comme personne ! »

… on dirait une abeille sur son pot de miel !

Bien évidemment, sa première phrase parlait pour elle et Elena regretta presque immédiatement de s’être emportée si facilement. Elle réalisa à quel point elle était ridicule avec sa … sa jalousie ! Elle soupira longuement sans oser regarder son collègue.

« Excuses-moi, je n’aurais pas du dire çà. C’est ta femme, je n’ai pas à porter de jugements. »

Elle n’en pensait pas un mot mais elle devait absolument se contrôler. S’ils ne parlaient pas d’Anabella et si elle ne croisait pas le regard azur de William, ça devrait aller … en principe !!

« Mais je suppose que si tu m’as envoyé un hibou pour me demander de te rejoindre ici, c’est parce que tu as découvert de choses importante. Je me trompe ? »

Oui Elena était devenue très douée pour dévier les sujets qui la mettaient en difficultés !
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Dim 2 Sep - 17:43

William ne cessait de l’observer et une nouvelle fois, il fut convaincu qu’il la mettait mal à l’aise. Son regard froid et dur avait tendance à perturber les personnes qu’ils interrogeaient, mais là, Elena n’avait pas être mal à l’aise devant lui. Il ne voyait pas pourquoi... Elle n’avait pas à craindre son regard. A moins qu’elle sache quelque chose que lui ignorait? Quelque chose dont elle avait honte ? Quelque chose qu’elle avait peur qu’il se souvienne. Et aussitôt que ces pensées avaient parcouru son esprit, il se souvint de ce qu’il s’était souvenu dans le bureau des Aurors au ministère. Cela pouvait-il être vrai ? Non, impossible. C’était autre chose. Ce ne pouvait que l’être.

Lorsque Rosmerta lui apporta une choppe de Bierreaubeure qu’il avait commandé, l’Auror ne détourna même pas les yeux de la femme qui lui faisait face. Pouvait-il vraiment lui dire ce qu’il avait découvert, ce qu’il avait appris ? Le pouvait-il? Assurément, il ne pouvait pas lui sortir comme ça “Elena je suis désolé pour le bébé que tu as perdu. Je me doute que ça a dû être très dur pour toi. “ Et puis après, “Sinon, ces derniers temps, on ne se seraient pas embrassés par hasard ?” Dire ça ? Hors de question. Bien entendu, autant s’excuser n’était pas le genre de cette homme, autant discuter de ce genre de choses ne lui correspondait pas. Et puis, pour savoir parfaitement ce que ça faisait de perdre un enfant à soi, il savait qu’aucun mot ne pourrait la consoler. Certes elle n’avait jamais vécu avec, elle ne l’avait pas vu grandir comme lui l’avait vu, mais au fond cela ne changeait rien. Perdre quelque chose de si cher c’était toujours un peu perdre une partie de soi-même. William n’avait plus jamais été le même après cet évènement tragique.

Quant à la question de “ l’existence possible ou pas de ce baiser “ il était absolument hors de question qu’il lui pose la question ainsi. Non, il allait, hmm... Tater le terrain. Voir si oui ou non il y avait vraiment eu quelque chose entre eux et quoi. Il finirait bien par savoir ce qui réel de ce qui ne l’était pas. Il avait besoin de savoir. Maintenant qu’il les avaient eues, ces images le hantaient. Comme chaque fois que quelque chose le préoccupait, il ne pouvait s’empêcher de creuser jusqu’à ce qu’enfin il trouve des réponses à ses questions. Dans le genre persévérance, il pouvait être très fort. Il n’abandonnait pas tant qu’il n’avait pas de réponses.

Elena lui demanda ensuite ce qu’il avait découvert d’intéressant mais sans attendre qu’elle lui réponde, elle avait poursuivi. Il haussa les sourcils lorsqu’elle mentionna sa femme... Cella à laquelle il n’avait toujours pas avoué se souvenir d’elle et du fait qu’ils étaient mariés. Celle-là oui. L’insistance d’Elena sur le sujet était d’ailleurs très, intéressante. Il aurait juré détecter dans le ton de sa voix quelque chose comme de l’aversion. Très légèrement. Comme si les deux femmes se détestaient. Pourquoi donc? Une petite voix dans sa tête lui murmura qu’Elena était juste jalouse et de nouveau, il se souvint des images de leur baiser qui lui était venue quelques heures auparavant. Tout était vraiment bizarre. Même Elena... Il semblait vraiment y avoir quelque chose qu’elle lui cachait.
William donna qu’une seule explication à l’erreur qu’elle venait de faire : elle était confuse. Premièrement, avant de prendre la parole, elle avait passé une main dans ses cheveux = signe de confusion. Deuxièmement, son esprit avait semblé ailleurs pendant plusieurs secondes, comme si elle se rappelait quelque chose. Elle réfléchissait à quoi dire. William aurait donné beaucoup pour connaître un peu le contenu de ses pensées...

Et en plus, elle en rajoutait avec Annabella en disant que cette dernière lui était beaucoup attaché et qu’elle l’aimait comme personne. Ouais... Que ses mots sonnaient faux, mais terriblement faux. pensa t-il. William avait toujours excellé dans le fait de détecter les mensonges : il y avait des signes qui ne trompaient pas. Pensant enfin être allée trop loin dans “ ses compliments “, Elena se rattrapa en disant qu’elle était désolée et qu’elle n’aurait pas dû porter de jugement. “Non, c’est vrai, tu n’aurais pas dû... Vu que je ne me souviens pas de cela, puis-je savoir s’il y a eu quelques évènements entre vous qui ont fait que vous ne vous entendez pas?” demanda t-il le plus innocemment du monde. Cette aversion était sûrement réciproque après tout...

“Et vu que de toute évidence la réponse t’intéresse, je ne me souviens pas encore vraiment d’elle non, et au moment présent elle est toujours chez ses parents.” Oh, le gros mensonge c’est mal ! Cela faisait au moins une semaine qu’il se souvenait d’elle comme je l’ai dit plus tôt. De toutes les façons, il avait besoin de calme ces temps-ci, et avec Anabella à la maison ce n’était pas ce qu’il appelait du calme. Autant jouer un peu sur son amnésie pour lui faire croire que sa mémoire ne lui était pas encore revenu sur la relation qu’ils avaient et leur mariage...

“J’ai besoin de tranquillité de toutes façons.”

Mais elle lui rappela ensuite la raison pour laquelle il lui avait donnée rendez-vous aujourd’hui et l’Auror hocha la tête avant de boire une gorgée de sa boisson. “En effet, oui. J’ai appris certaines choses... Des choses bien surprenantes. Quelqu’un m’a demandé de tes nouvelles au bureau au fait, pensant sans doute que je te vois tous les jours... *Quelle idée!* Il a eu l’indélicatesse de préciser que tu avais fais une fausse-couche. Je ne savais pas que tu étais enceinte...” En même temps, comment aurait-il pu le savoir? Ils travaillaient ensembles ; ils étaient collègues. Leur relation n'était que professionnelle. Il était donc normal qu'il ne sache pas qu'elle était enceinte. Sa vie privée ne le regardait en rien.

A ces mots, il posa un regard curieux autour de lui à la recherche de quelques photos d’elle avec un éventuel petit-ami mais il n’en en vit aucune aux alentours. C’était étrange, même très étrange. D’ailleurs, son appartement ressemblait assez un lieu dans lequel elle était seule à vivre. Ils n’étaient plus ensembles à présent et elle avait viré toutes les photos. “Je suis désolé.” fit-il, sincèrement. Rares étaient les occasions où on l’entendait s’excuser, mais connaissant combien cela pouvait être douloureux de perdre quelqu’un, il ne pouvait que sincèrement compatir - pour une fois. “C’est dans l’explosion qu’il y a eu, je suppose...”


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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Dim 2 Sep - 22:36


Confuse, oui elle l’avait été au début mais la jalousie, l’aversion avait reprit le dessus lorsque le sujet sensible Anabella était venu sur le tapis. Le seul problème était que William s’en était rendu compte et qu’en plus il en rajoutait en lui demandant pourquoi Anabella et elle ne s’entendaient pas. Elena se mordit la lèvre inférieure avec embarra. Justement il n’y avait rien. Absolument rien qu’elle puisse reprocher à Anabella, elle avait toujours été polie avec elle. C’était juste son attitude et sa façon d’être qui était absolument insupportable.

« Oui bon … je me suis excusée là ! » dit-elle un peu précipitamment avant de passer la main dans son cou en baissant les yeux. Ça lui apprendra à parler avant de réfléchir tiens ! « C’est-à-dire que … Non ! » marmona-t-elle mal à l’aise, ses joues prenant une légère teinte rosée à cause de sa gêne apparente. « Enfin je veux dire par là que … qu’on s’est jamais … jamais vraiment parlé toutes les deux mais y’a des gens avec qui ça passe pas dès le départ et avec ta … ta femme » dit-elle ne pouvant cacher son dégout. « … ça passe pas, voilà ! »

Mais sa gêne n’était rien face à ce qui allait arriver par la suite.

« Et puis je ne suis pas si intéressée que ça. » fit-elle l’air de rien, comme si la réponse lui importait peu. En réalité, elle ne lui importait pas si peu que ça. Elle avait appris, au moins, qu’Anabella ne vivait pas au domicile conjugal mais chez ses parents et, par-dessus-tout, que William ne se souvenait toujours pas d’elle. Bonne ou mauvaise nouvelle, Elena ne savait plus à présent. Il lui avoua qu’il avait besoin de tranquilité. Ok mais ça ne lui disait pas s’il s’était souvenu ou pas de quelque chose sur eux.

« Oh. » fut la seule chose qu’elle lui dit, beaucoup trop absorbée par ses pensées. S’il ne se souvenait pas de sa femme, se souvenait-il d’elle en tant que coéquipière ? S’il suivait les évènements chronologiquement, ce ne devait pas être le cas mais il avait voulu lui parler. Ce qui signifiait que peut-être, en un sens, il savait qui elle était ou peut-être mesurait-il l’importance qu’elle avait eu dans sa vie. Enfin, importance était un bien grand mot. Elle avait fait partie intégrante de sa vie pendant trois ans et il était légitime pour lui de penser qu’elle le connaissait suffisamment pour l’aider. D’autant plus qu’elle était la première personne qu’il avait vu à son réveil. Et qu’un réveil ! Elena était surement passée pour une hystérique avec ses sautes d’humeur toutes les 30 secondes. Et maintenant qu’elle essayait de lui cacher ce qu’il s’était passé entre eux, elle continuait à avoir comme des sautes d’humeur. William devait la prendre pour une névrosée complètement cinglée. Et elle commençait vraiment à croire que c’était ce qu’elle était devenue. Et en plus de ça, elle ne pouvait toujours pas reprendre le travail. Si elle voulait retourner sur le terrain, elle devrait, une fois de plus, passer des tests psychiatriques – comme à l’entrée de l’académie des aurors – et vu l’état dans lequel elle se trouvait en ce moment elle n’était pas sûre de pouvoir les passer avec brio. De plus, elle voulait aider William … Quoi qu’au vu de la discussion qu’ils avaient, elle ne voyait pas trop en quoi elle pourrait l’aider là.

“En effet, oui. J’ai appris certaines choses... Des choses bien surprenantes. Quelqu’un m’a demandé de tes nouvelles au bureau au fait, pensant sans doute que je te vois tous les jours ... Il a eu l’indélicatesse de préciser que tu avais fais une fausse-couche. Je ne savais pas que tu étais enceinte...”

Elena avait décidé de boire une gorgée de bière au beurre … elle n’aurait pas du ! En entendant la bombe que venait de lâcher William, elle manqua de s’étouffer en avalant de travers sa boisson. Elle devint toute rouge et des larmes perlèrent ses yeux.

« Que … Quoi ??!! Qui t’as dit ça ? »

Lui dit-elle tout bas en essayant de reprendre son souffle normalement.

“Je suis désolé. C’est dans l’explosion qu’il y a eu, je suppose...”

Elena n’écoutait plus qu’à moitié. Elle ne semblait même plus regarder William, ses yeux regardait juste dans le vide. Elle était folle de rage. Comment Paul avait-pu laisser échapper cette information. Elle ne voulait pas que ça se sache et voilà qu’un imbécile était au courant … Pire, ce triple gnome l’avait dit à William. William. Elle ne voulait pas qu’il soit au courant. Surtout pas lui ! Surtout qu’il était le père de cet enfant. Ça ne pouvait être que lui puisque la dernière fois qu’elle avait fait l’amour avec un homme … et bien c’était avec William et la fois d’avant (avec son précédent petit ami : Dwayne) remontait à bien trop longtemps pour qu’elle soit tombée enceinte.

« Tu … tu n’aurais pas du savoir. Personne n’aurait du savoir. Je n’en avais parlé qu’à Paul et il ne devait pas l’ébruiter. »

Elle déglutit avec difficulté et ferma les yeux pour faire taire la rage, le désespoir, la colère et la tristesse qui l’assaillait depuis quelques secondes.

« Et … ne sois pas désolé. Ce n’est pas ta faute. C’est la mienne … » la voix d’Elena commençait à dérailler et des larmes – ses traitres ! – vinrent perler au creux de ses yeux émeraude. Elle essaya de les cacher en détournant le regard mais sa voix continuait de se casser au fur et à mesure qu’elle parlait pour finir dans un murmure. « C’est la mienne parce que, si je t’avais écouté, si … si on s’était mis d’accord, tu n’aurais pas fait cette mission et sans çà tu n’aurais pas perdu la mémoire. Et peut-être que je n’aurais pas perdu mon bébé. Je suis désolée William … vraiment désolée. Tout est ma faute. »

Sa voix s’éteint dans un sanglot.

Oh elle n’avait jamais voulu craquer de cette manière mais William était la première personne sincère à être désolé pour Elena. Paul avait voulu éviter le sujet un maximum et elle n’en avait parlé à personne. En même temps, avec qui aurait-elle pu en parler ? Ania, sa meilleure amie, ne lui parlait plus et sa mère était morte depuis bien longtemps. Elle n’avait pas de famille ici.

Elle essuya ses yeux d’un revers de main tremblant et se leva d’une traite :

« Je vais … prendre l’air. »

Dit-elle d’une toute petite voix. Elle prit son petit sac à main mais oublia, dans la précipitation son gilet qu’elle laissa sur la chaise. Elle sortit précipitamment du chaudron baveur et prit une grande inspiration. L’air glacé de la nuit lui fouetta le visage mais ne stoppa pas les larmes qui recommençaient à couler le long de sa joue. Après ça, elle n’oserait plus jamais regarder Wiliam dans les yeux. Elle ne voulait en aucun cas lire de la pitié dans son regard azur et après ce qu’il venait de se passer elle était sûre que c’était ce qui risquait de se produire.
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   Mer 5 Sep - 12:43

Ses paroles étaient chaotiques et confuses. Elles ne se connaissaient pas mais Elena ne pouvaient pas la sentir. Il n’y avait rien eu entre elles, mais elle ne l’aimait pas quand même. William la considérait pendant un instant, se demandant si elle lui disait vraiment la vérité. Il n’en était pas certain. Pire, il était sûr qu’elle lui cachait des choses. Il y avait quelque chose dans son attitude qui lui disait qu’elle ne lui disait pas tout. Son dégoût était clairement exprimé. Elle ne cherchait même pas à le cacher. Remarquez, cela pouvait arriver aussi qu’entre deux personnes ne se connaissant pas, le courant ne pouvait pas passer. D’un seuil regard, on savait qu’on aimait par la personne. Cela lui était arrivé maintes fois et il appelait cela l’instinct de préservation : on se méfiait directement d’une personne. Elle avait ajouté ensuite ne pas être si intéressée que cela, mais si elle éprouvait de préciser qu’elle n’était pas si intéressée que cela, c’était qu’elle l’était beaucoup qu’elle ne voulait lui faire croire. Quoiqu’il en soit, William ne s’attendait pas à ce que ses paroles suivantes l’ait autant secouée. Du moins, pas au point qu’elle craque devant lui et qu’elle se mette à pleurer.

Lorsqu’il lui avoua ce qu’il venait d’apprendre de l’un de leurs collègues au ministère - à propos de de sa fausse-couche - elle manqué avaler son café de travers et devint toute rouge. N’en croyant sans doute pas ses oreilles, elle lui demanda qui lui avait dit mais il ne crut pas nécessaire de répondre à cette question. Le plus important était qu’il savait maintenant. De toutes façons, il était plus occupé à observer avec un étonnement grandissant l’évolution émotionnel qui avait lieu sur la jeune femme. Ses yeux s’emplirent de larmes. Elle était en train de craquer... Allait-elle se lever et s’enfuir pour aller pleurer loin des yeux, seule ? Il retint un haussement de sourcil quand elle lui dit qu’il n’aurait pas du savoir et lentement, il se surprit à hausser la tête. Non, c’est vrai, il n’aurait pas dû. Mais par un malencontreux hasard, il était au courant, alors il ne pouvait pas faire semblant.

“Je suppose que d’une manière ou d’une autre ça s’est ébruité... Tu devrais savoir que les gens aiment les ragots.” fit-il simplement avant de la voir fermer les yeux, sûrement pour essayer de se contenir en elle-même. Sans guère de succès malheureusement. Elle le conjura ensuite de ne pas être désolé, que ce n’était pas de sa faute mais de la sienne. Certes, il n’y était pour rien là-dedans lui... Là, elle marquait un point. Elle poursuivit dans ses excuses encore quelques temps, des sanglots visibles dans sa voix. William se contentait de l’écouter sans dire un mot, la laissant à loisir s’exprimer. Visiblement, elle tenait à avoir toute la faute sur elle de l’accident dans lequel elle avait perdu son bébé. Elle lui en expliqua les raisons et sa voix s’éteignit en un sanglot. D’un côté, ll comprenait ce désir de vouloir prendre la faute de tout sur ses épaules. Le jour où il avait perdu sa femme et sa fille, combien de fois ne s’était-il pas incriminé lui aussi ? De même que le jour où il avait perdu son collègue... Il vaut même espéré être à sa place. Le pire c’était que s’ils n’avaient pas échangé de place à la dernière minute, ce serait lui qui ne serait plus là.
William était presque désolé d’assister au spectacle d’une Elena en tel état de faiblesse... Si désolé qu’il détourna les yeux de son visage. Ce n’était pas sa place. Il ne devrait pas être là ; il avait l’impression de violer sa vie privée. A la place il laissa son regard parcourir la salle

S’essuyant les yeux d’un revers de main, elle se leva brusquement et sans qu’il ait pu dire quoique ce soit, elle se précipita dehors, abandonnant sa veste sur la chaise. Elle avait certainement autre chose à penser que de s’occuper de sa veste. William la suivit des yeux tandis qu’elle se dirigeait vers la sortie et il mit quelques secondes à se rendre compte qu’elle avait oublié son gilet. Il se leva, attrapa le vêtement et paya rapidement sa consommation. Il se retrouva ensuite dehors et regarda d’un côté de l’autre à la recherche d’Elena. Vu l’état de confusion dans lequel elle était, elle n’avait sûrement pas été très loin. Il ne lui serait pas long de la rattraper. Il la repéra rapidement et marcha d’un pas vif en sa direction. Il resta derrière d’elle et ne chercha pas à la dépasser. Sans un mot, il posa simplement son gilet sur ses épaules et enfonça les mains dans ses poches. Que pouvait-il de toutes façons ? Y avait-il des mots qui seraient capable de la guérir ? Il n'en connaissait pas... C'était comme ça mais ce genre de blessures, cela mettait longtemps à cicatriser et il ne connaissait qu'un seul remède : le temps.

HJ : J'espère que ça te vas Je parle pas parce qu'en même temps là pour le moment, Will, il ne sait pas que lui dire pour la réconforter ...
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MessageSujet: Re: Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]   

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Quand les souvenirs refont surface ... [PV William A. Carter]

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