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 There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}

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Nymphadora Tonks
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MessageSujet: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 2 Jan - 14:39


Remus Lupin && Nymphadora Tonks


Cela ne faisait pas loin de deux semaines que se promenant sur le chemin de Traverse, elle était tombée nez-à-nez avec un revenant... Je vous donne en mille son nom : il s'agit de Charlie Weasley.  D'ailleurs, la jeune Métamorphomage n'en revenait toujours pas. Revoir son ami de si longue date après toutes ces années...  Dans son esprit, le jour où il lui avait annoncé qu'il avait trouvé un travail et qu'il partait étudier les dragons en Roumanie, avait sonné comme le jour où elle était certaine de ne plus jamais le revoir et qu'elle allait perdre un ami.  A l'époque, même si elle ne partageait pas son avis, elle savait que Moly nourrissait des espoirs pour que naisse une relation entre son fils et Tonks. Cependant il n'en avait rien été, et il n'en serait rien. Charlie et elle, c'était une profonde amitié, rien de plus. Ils blaguaient, se chahutaient mais il n'y avait rien de romantique : à la fois du côté de Tonks et de Charlie. Toutefois, vous connaissez les mères ! Dès l'instant que votre fils s'entend bien avec une fille, elles commencent déjà à préparer le mariage !

Puis, les années avaient passé...  Régulièrement, ils échangeaient une correspondance épistolaire  pour entretenir une relation d'amitié de plusieurs années.  Tonks avait des nouvelles de Roumanie, de comment se déroulait le nouveau travail de Charlie ; et de son côté Tonks lui envoyait des nouvelles détaillées de son apprentissage d'Auror.  Puis, comme toutes correspondances au fil du temps, le temps entre chaque courrier s'était espacé même si on continuait de s'envoyer une lettre par-ci par-là comme pour entretenir l'habitude. Tonks était loin de s'imaginer que Charlie reviendrait un jour au pays. Jusqu'au jour où la menace du retour du Seigneur des Ténèbres refit surface. Tonks se souviendrait toujours du jour de la coupe du monde de Quidditch où « sa » marque avait apparu dans le ciel, lancée par l'un de ses partisans. Dès le lendemain, ses parents l'avaient appelée et avec une certaine appréhension lui avait demandé si cette histoire était bien vraie.  Ses parents avaient en effet connu la première guerre et par conséquent étaient de ceux qui étaient le plus inquiets par la soudaine apparition de la marque en plein milieu de la coupe de monde de Quidditch.

Durant l'année qui suivie, le ministère refusait catégoriquement cette menace et Tonks, en tant qu'apprenti Auror, ne pouvait que se plier à ses ordres quant bien même elle ne partageait pas ses idées. A la fin de son apprentissage d'Auror, elle n'oublierait sûrement jamais le jour où Maugrey lui présenta cette organisation créée par Dumbledore et qui se battait dans l'ombre du ministère contre la montée des mages noirs en puissance. Tonks avait toujours voulu se montrer utile, se battre pour ce genre de justes causes, aider ses semblables à faire leur monde plus sécurisé qu'il ne l'était et de plus, elle avait toujours en confiance en Dumbledore. Et si Dumbledore disait que Voldemort était de retour, elle ne le croyait pas capable de mentir sur une telle chose. Pourtant, elle avait été prise au dépourvu lorsque Maugrey lui avait parlé de cela... Lorsqu'il lui avait dit l'avoir entraînée, analysé ses progrès pour finalement se dire qu'elle serait une bonne recrue. Imaginez, vous avez vingt-deux ans et on vous annonce que vous êtes qualifiée pour intégrer une organisation secrète créée par Albus Dumbledore lui-même. Pendant des semaines jusqu'à ce jour, Maugrey avait certainement annoncé au reste de l'Ordre qu'il avait en vue l'une de ses jeunes apprenties... Et au sein de l'Ordre, l'opinion de Maugrey n'était pas désuète : tout le monde savait combien il excellait dans son métier et s'il repérait une bonne recrue, évidemment qu'on le croyait sur parole.

Elle avait donc été soufflée d'apprendre que Maugrey l'observait et l'analysait en silence depuis plusieurs semaines pour savoir si elle ferait une digne membre de l'Ordre du Phoenix. Elle, digne de se battre auprès des plus anciens membres de l'Ordre ? Car Maugrey lui avait dit qu'elle serait parmi les plus jeunes membres et par conséquent, il lui avait conseillée de ne pas être trop impressionnée ou même de ne pas se sentir inférieure en expérience. S'il l'introduisait, c'était qu'elle était prête. Tonks avait acquiescé tout en ressentant toutefois une petite appréhension au fond d'elle. Cependant, son enthousiasme l'avait gagné rapidement de nouveau et en fin de compte le jour de son arrivée dans l'Ordre, elle se sentait plutôt excitée.  Et puis, après toutes ces années, elle allait revoir son cousin, Sirius... Cela faisait tellement de temps qu'ils ne s'étaient pas vus (la dernière fois elle n'était qu'une enfant)... Allait-il la reconnaître ? Elle, elle avait toujours eu son portrait sous les yeux : affiché au mur des criminels les plus dangereux dans le bureau des Aurors. Bon, d'accord, cela ne le mettait pas vraiment en valeur...

Elle n'avait pas annoncé la nouvelle à ses parents comme son mentor le lui avait recommandé, de crainte que cela ne les mettent en danger.

C'est donc avec un mélange d'appréhension et d'excitation qu'elle fut introduite ce jour-là au quartier général de l'Ordre du Phoenix. Maugrey lui avait dit que tout le monde l'attendait, qu'ils étaient tous là. La jeune femme avait hoché la tête en silence, gardant les yeux fixés sur l'emplacement entre les numéros 11 et 13 de la rue. Enfin, le numéro 12 apparut après qu'elle ait lu l'adresse sur le morceau de papier tendu par Maugrey. A ses côtés, elle traversa la rue pour arriver devant la maison et c'est dans un silence pesant, qu'elle entra à la suite de l'Auror en chef. Son attention fut attirée par l'atmosphère plutôt sinistre des lieux et observant les tapisseries murales avec curiosité, elle ne vit pas le porte-parapluie en forme de jambe de troll qui se trouvait près du sol... Le fracas qui s'en résulta stoppa les discussions en cours dans la cuisine et certaines têtes apparurent dans l'encadrement de la porte. Nymphadora Tonks, connue pour sa maladresse légendaire, venait de s'affaler de tout son long par terre tandis qu'une femme beuglait de sa voix vociférante dans le corridor et que des gens essayaient de la faire taire.

Horriblement confuse, elle se releva alors qu'une main serviable se tendait vers elle pour l'aider. Elle n'osa pas croiser le regard de la personne en question et se contenta de fixer ses pieds mais au contact de sa main elle savait que c'était un homme. Elle lâcha un « Désolée... » intimidée tout en relevant les yeux pour rencontrer un regard de miel. Elle n'eut pas le temps de se présenter qu'une autre voix un peu bourrue s'exclama « Tonks, te voilà enfin ! Je me demandais aussi comment ta venue allait se faire... Tu n'as pas changé à ce que je vois ! » L'homme éclata de rire et la seconde d'après elle fut prise dans une étreinte à lui broyer les os. Ça, elle n'avait pas besoin de demander de qui il s'agissait : c'était Sirius. Déjà embarrassée par sa chute plus qu'humiliante, elle préféra ne rien répondre alors que son cousin la relâchait. Puis, il la présenta à la personne à côté de lui, celle qui l'avait aidée à se relever...

« Remus, je te présente Nymphadora... La fille de ma chère cousine Andromeda.  Nymphadora, voici Re... »

Mais avant qu'il ait terminé, les cheveux de la jeune femme avait viré au rouge vif... Encore plus rouge qu'auparavant lorsqu'elle avait rougi d'humiliation.
« Ne m'appelle PAS, Nym-pha-do-ra ! » Surtout qu'il le savait en plus ! Même étant enfant, elle avait sans cesse fait la guerre chaque fois qu'on l'appelait par son prénom !  Il ne pouvait avoir oublié même après avoir passé douze ans à Azkaban !
« Oups, désolée, j'avais oublié... » Elle ne le crut pas. « Je te présente Tonks qui déteste se faire appeler par son prénom Nymphadora. » reprit-il cependant alors que sa cousine le fusillait du regard. Elle tourna alors la tête vers Remus qui souriait avec amusement et lui tendait la main. « Enchanté Tonks. Je vais tenter de me souvenir qu'il ne faut pas t'appeler par ton prénom alors... » fit-il de sa voix douce et grave à la fois.
Tonks resta un instant figée comme si pour la première fois de sa vie elle avait perdu la capacité de parole. Il y avait tant de chaleur se déversant dans sa manière d'être et dans son regard et en même temps, tant de souffrance...  Elle ne savait pas pourquoi et elle s'interrogeait. Cela la mélangeait intérieurement. Elle n'avait pas l'impression d'avoir jamais ressenti cette impression chez quiconque et c'est d'une voix intimidée qu'elle répondit : « Enchantée, Remus... »
Tous les trois rejoignirent ensuite les autres dans la cuisine où Tonks assista à sa première réunion.

Le reste de la réunion se déroula parfaitement bien et malgré ses appréhensions, tout le monde la mit parfaitement à l'aise. Même si elle était la plus jeune du groupe, personne ne le lui fit remarquer et personne ne la traita différemment. Lorsqu'ils durent se séparer, Tonks avait déjà hâte de revenir pour la prochaine. Elle apprit lors de la seconde semaine que certaines missions de surveillance allaient être données et même si elle pensait qu'on ne lui confierait pas de si tôt quelque chose, elle se trompa. On lui assigna Remus Lupin comme partenaire, cet homme qui l'avait intriguée au premier abord mais à la gentillesse débordante. Elle prit beaucoup de plaisir à surveiller l'endroit qui leur avait été assigné et à la fin de la journée, elle prit conscience avoir également beaucoup apprécié la compagnie de Remus même s'il n'était pas du genre causant ! De toutes façons, ce n'était pas un problème, elle pouvait parler pour deux et généralement elle parvenait à faire participer les gens assez facilement...

Pour sa deuxième mission de l'Ordre, elle était encore plus excitée que pour la première. Ayant été satisfait de l'équipe formée par Remus et Tonks et ayant constaté que la dite pair s'entendait plutôt bien, Dumbledore les avaient remis ensembles. Quelques jours après l'annonce qu'ils allaient de nouveau faire équipe, ils se donnèrent rendez-vous au QG pour mettre en place leur plan. Au matin avant de partir au ministère travailler, Nymphadora reçut le message Patronus (sous forme incomplète) de Remus lui annonçant l'heure de rendez-vous. Au soir, Tonks arriva dans l'ancienne demeure des Blacks et redoubla d'attention pour le porte-parapluie. Elle l'enjamba avec précaution et se rendit dans la cuisine où son partenaire se trouvait déjà là, courbée au-dessus ce qui semblait un plan d'attaque. Avait-il passé toute la nuit dessus ? De ce qu'elle avait vu de Remus Lupin pour le moment, cela ne l'aurait guère étonnée.

« Bonsoir ! 
»




fit-elle de sa voix enjouée tout en refermant la porte derrière elle et en se rapprochant de la table. « Ça va bien ? » Ce jour-là, elle avaient échangé ses cheveux roses pour des cheveux violets. Attendant une réponse, elle afficha un sourire à l'homme face à elle et tourna la tête de façon à jeter un œil au plan posé sur la table.

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« And I don't care what they think. And I don't care what they say. What do they know about this love anyway? »


    You're the most courageous man I've ever seen, I've ever dreamed of. Whatever you say, whatever you think. Despite all opposition my feelings are and will remain the same as long as I live. Even through the death. You're the one my heart has chosen, you're the one who makes me breathe... You're the one who learnt me to live.  I can't just forget you even if you ask me to. Even beyond life I truly love you. Why can't you just believe I will never let you down ? Why is it impossible to conceive ? Let me love you.


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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 9 Jan - 18:11

Remus avait passé sa journée dans la demeure Black toute la journée, il n'avait pas bougé parce qu'il attendait constamment les autres. Il ne pouvait pas se permettre de s'absenter, laisser la maison sans surveillance ou autres en cas de besoin de l'Ordre. Il devait se tenir continuellement prêt à chevaucher un balai, lever sa baguette et prononcer un sort ou bien encore, se tenir prêt pour accueillir aussi les enfants Weasley qui passeraient par là si les vacances étaient arrivées. Remus ne travaillait plus pour Poudlard et cela lui manquait beaucoup mais, il devait rester ici et de toute manière, il n'avait plus sa place là bas.
Sa maladie était un fardeau, certain l'avait découvert à l'école et il ne pouvait pas se permettre de s'y balader comme si on n'avait juste dévoiler au grand jour qu'il avait un bouton sur le nez. Il avait tourné en rond toute la journée à chercher ce que Voldemort pourrait bien préparer contre le monde sorcier et d'ordinaire, il trouvait rapidement mais, à force de chercher on n'arrive plus à trouver ce qui est sous son nez.
Remus s'était levé tôt encore une fois, il avait lancé mon patronus pour prévenir Tonks de l'heure à laquelle, elle devait venir à la maison Black. Il n'avait plus qu'à l'attendre quoi et c'est ce qu'il fit comme vous avez pu le comprendre. Il se pencha sur un plan, un immense bâtiment qui pourrait convenir pour des rendez-vous que tiendrait Voldemort ou en tout cas, ses partisans.
Il n'avait plus qu'à en parler à Tonks, leur mission était de se rendre près de ce bâtiment et de voir qui y entrait et qui en sortait. Une mission simple comme bonjour qui leurs permettrait de passer du temps tous les deux au calme (bien que Remus ne s'avoue pas attirer par la belle, juste qu'il aime le calme) mais, tout de même prêt à agir en cas de nécessité. Bien que pour le moment, ils n'avaient que comme mission : la surveillance, ils courraient à leur perte s'ils attaquaient sans préparation préalable.
Tonks arriva à l'heure, Remus ne se rendit pas à la porte d'entrée pour l'accueillir trop absorber par son plan et il n'avait pas envie de s'attarder avec des bonjours qui n'en finiraient plus et qui n'avait pas lieu d'être ici. Bien que ce soit plus poli bien entendu mais, Remus n'a pas envie de se plier aux règles de savoir vivre par les temps qui court.
Tonks finit par entrer dans la pièce, Remus leva légèrement les yeux pour la regarder et secoua un peu la tête pour se remettre les idées au clair. Perturbé Remus?? Oh, peut être un peu mais, il dira simplement que son cou le démange et pas que Tonks l'attire tant que ça...
« ... B'soir, ça va et vous? ... » La main gauche sur sa bouche pour se pincer la lèvre inférieur, l'autre main posée sur la table, Remus ne pensait plus qu'aux cheveux de Tonks alors quand elle s'approcha, il se recula lentement comme s'il allait voir ailleurs pour réfléchir. D'une voix calme, Remus pris la parole:
« Changement de couleur, hum? ça vous change... » Remus allait dire qu'il aimait mais, elle aurait peut être pris cela pour de la drague, il n'était pas de ce genre alors il s'est abstenu de commentaires plus long. Il est revenu près de Tonks pour regarder le plan, « C'est le lieu que l'on devra surveiller... »
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Nymphadora Tonks
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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Dim 12 Jan - 0:41

L'oeil fixé sur le plan posé à plat sur la table, Tonks était en train de l'examiner sous tous les plans. Non pas qu'elle n'était pas capable de rédiger un plan mais Remus étant plus ancien dans L'Ordre qu'elle, elle s'était dit de toutes façons que c'était plus logique de le lui laisser – et puis, il était certainement plus organisé qu'elle... Sur ce point, elle avait eu raison en tous cas car le plan était très réussi. Une caractéristique que l'on pouvait accorder à Remus était qu'il était minutieux (ce qu'elle n'était pas forcément!). D'un seul coup d'oeil, elle comprit immédiatement l'endroit où ils se cacheraient et espionneraient les allers et venues. Elle nota également l'entrée principale et la sortie du bâtiment. Ils n'auraient peut-être pas à se battre – là n'était pas le but de cette mission - mais au cas où,  il fallait se préparer. Tonks l'était ! Elle était toujours prête à l'action. La jeune femme posa un index sur la carte, parlant à mi-voix comme à elle-même. « C'est là qu'on va se poser donc... On ne devrait pas rater grand-chose de ce qui se passe... Excellente localisation... Félicitations Remus... »

Lorsqu'elle releva la tête c'est là qu'elle se rendit compte que ledit Remus s'était légèrement reculé  mais c'était sûrement pour lui laisser de la place et l'opportunité de pouvoir regarder le plan.  Elle haussa cependant un sourcil, notant le vouvoiement de sa phrase et se sentit légèrement confuse par telle marque de discours. Devait-elle le vouvoyer elle aussi ? Pour elle, cela était tellement naturel de tutoyer les gens qu'elle n'y avait même pas pensé. Enfin, après tout, ils sont tous deux membres de l'Ordre donc coéquipiers... Sans compter que Tonks était bien plus jeune que lui (enfin, seulement treize petites années hein, qu'est-ce que treize ans?! Bref, là n'est pas la question de toutes façons !). Alors c'était plutôt curieux qu'il la vouvoie... Pour elle en tous cas.

Tonks avait toujours vouvoyé les personnes plus âgées qu'elle mais les personnes plus jeunes généralement, on pouvait se permettre de les tutoyer. Cela ne voulait pas dire qu'on leur manquait de respect bien entendu. Tonks n'irait jamais pensé cela de lui ! La jeune Auror demeura ainsi quelques secondes perturbée sans savoir que répondre à son compliment... Attendez, en était-ce un ? Oui, cela y ressemblait.  Mais en quoi cette couleur la changeait-elle ? En positif ? Cela pouvait être en négatif aussi...  Le vouvoiement s'était à présent évanoui de ses pensées et elle était en train de se demander s'il lui avait fait un compliment ou si au contraire c'était une critique sur son apparence physique ? Si seulement il avait terminé sa phrase mais il l'avait laissé en suspend ! Ce qui était encore plus frustrant ! Elle n'eut cependant pas l'occasion de répondre car Remus se remit à parler de la carte en lui précisant qu'il s'agissait du lieu qu'ils devraient surveiller. Après une seconde de silence, elle esquissa un sourire et les mots suivants s'échappèrent de ses lèvres.

« 'Tiens, je n'avais pas remarqué... Je croyais que c'était  le plan du supermarché dans lequel tu...Vous faîtes vos courses ! »  

Supermarché ? Entreprise moldue, mais sachant que son père était un sorcier d'origine moldue, il était possible qu'elle ait entendu prononcer ce mot.  D'ailleurs, Remus lui-même était de sang-mêlé donc peut-être ce terme ne lui était-il pas inconnu non plus...

Elle demeura un instant sérieuse avant de tourner la tête vers lui pour se rendre compte qu'il s'était de nouveau rapproché pour consulter la carte (ne la connaissait-il déjà par cœur? Elle se demanda alors combien de temps il l'avait observé avant qu'elle n'arrive ?). Sans même savoir pourquoi elle se sentit rougir et se raclant la gorge, elle ajouta toujours aussi confuse sur la question du vouvoiement. « Ne m'en voulez pas, c'était plus fort que moi... »

Elle s'était efforcé à employer le vouvoiement pour lui faire plaisir... Peut-être que ce n'était pas dans sa nature de tutoyer les gens comme ça après tout donc elle avait fait un effort, mais à elle, cela ne lui était pas du tout naturel, mais alors pas du tout ! Après ses paroles, elle afficha un gigantesque sourire angélique - celui qu'elle prenait quand elle était enfant pour se faire pardonner la casse d'un joli vase en verre de famille qu'elle venait malencontreusement de faire tomber. Généralement, ça marchait avec ses parents (enfin, plus avec son père qui était plus souple et tolérant !). Elle se redressa ensuite et ce faisant, se recula légèrement de la table. Se raclant la gorge, elle demanda à Remus, légèrement hésitante.

« Dis,  tu vouvoies souvent les gens plus jeunes que toi ?... Enfin, je ne veux pas paraître impolie loin de là... Ce que je veux dire, on est destinés à travailler ensemble dans l'Ordre, on a été présentés y'a de ça quelques semaines donc, on n'est plus vraiment des inconnus...  Hein ? » Elle s'interrompit, consciente d'être un peu confuse dans ses paroles. Il devait probablement déjà la prendre pour une folle. Elle se passa brièvement une main sur le visage. « Ce serait pas plus simple de se tutoyer ?  Je dois t'avouer je trouve ça un peu bizarre que vous ne me vouvoyez... Mais après je ne veux pas te manquer de respect donc si tu... Vous préférez, ben on peut se vouvoyer bien sûr... Monsieur. » termina t-elle sans se rendre compte qu'en conséquence de sa confusion,  elle avait mixé le vouvoiement et le tutoiement dans son discours, et en ayant la sensation d'avoir répété la même chose plus d'une fois. Aurait-il tendance à la troubler plus que d'ordinaire ?

Bref... Il était temps de revenir à leur mission. « Attendons-nous la tombée du jour pour partir ? » lui demanda t-elle. Puis, poursuivant sur son idée, elle ajouta. « Je pense qu'il est préférable que nous utilisions un sort de dissimulation... Ou que l'on change d'apparence. Moi je n'aurais aucun problème pour le second cas, étant donné ma capacité... » et devant ses yeux, elle plissa légèrement les yeux comme pour se concentrer et en deux secondes, elle avait pris l'apparence d'une vieille femme aux cheveux gris et au regard perdu et fatigué – la seule preuve qu'il s'agissait de Tonks était qu'elle portait toujours ses vêtements. « Mais toi, ce sera plus difficile... » continua t-elle avec cependant la même voix. Evidemment, elle ignorait encore à propos de sa malédiction, et personne n'avait eu la « délicatesse » de l'avertir – à moins que ce soit Remus lui-même qui leur avait recommandé de ne rien en dire ?

Reprenant son apparence normale, elle ajouta mi-amusée mi-sérieuse :

« Je peux aussi me transformer en blonde pulpeuse si on a à séduire un ou deux mangemorts, mais je préférerai ne pas arriver à cette extrémité... » Elle grimaça légèrement. Rien qu'à imaginer devoir embrasser un mangemort, pouah ! « Je sais pas pourquoi, mais ça attire toujours les hommes ce genre de femmes. Je sais pas ce qu'ils leur trouve. » Elle pencha légèrement la tête sur le côté, réfléchissant à priori puis, elle haussa les épaules. Et sur ce sujet, elle parlait avec expérience... Mauvaise expérience cela dit, mais inutile d'aller plus loin sur ce sujet, ce sera pour une autre histoire. Tiens, d'ailleurs, ce serait une bon test pour le futur... Qu'en était-il de Remus ? La préférerait-il sous son apparence normale comme il la voyait tous les jours, ou alors avec des artifices superficiels ?

« … Par conséquent, le sort de dissimulation est le mieux je pense. A moins que t... Vous ayez une autre idée... »

Elle le regarda et attendit sa réponse, le regard sombre et pourtant brillant de vie et d'enthousiasme.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Ven 24 Jan - 14:18

Remus qui s'était rapporché de Tonks, regardait toujours le plan qu'elle finit par pointer pour y indiquer l'endroit qui serait le mieux pour observer. Remus n'avait pas besoin d'indiquer à la demoiselle ce genre d'informations parce qu'elle était douée pour comprendre tout de suite les cachettes idéales. Ils ne se battraient pas ce soir-là mais, Remus prévoyait toujours sa baguette pour être prêt à toutes éventualités. Néanmoins Tonks ne se contenta pas seulement d'indiquer l'endroit, elle le félicita pour son travail. Ce n'était pas vraiment étonnant qu'on le félicite mais, il en était toujours surpris et de la part de Tonks c'était encore différent. Il lui fit un sourire ravi, « Merci mais, je n'ai fait que mon travail... Rien d'autres à faire de mes journées à part penser... euh, faire mes plans pour nos interventions. »
Pourquoi il avait lâcher un "penser", il est vrai qu'il ne faisait pas que ses plans, il lui arrivait de laisser son esprit vaquer à une occupation, celle de penser à la jeune femme présente actuellement dans cette pièce. Remus reprit sa place d'un peu plus tôt à savoir quelques pas plus loin pour réfléchir à ce qu'il allait dire à Tonks avant de se rattraper quelques secondes plus tôt.
Tonks lança une plaisanterie mais, elle se rattrapa sur la fin de sa phrase, au lieu de le tutoyer, elle le vouvoya alors Remus se demanda bien pourquoi, lui il vouvoyait parce qu'il ne voulait pas paraitre trop avenant, pas qu'il voulait entretenir une certaine distance entre elle et lui... Intérieurement, cette distance il l'a voulait plus rapproché sans vraiment se l'avouer. En tout cas, Remus se mit à rire de la plaisanterie de Tonks, elle s'efforçait de détendre l'atmosphère parce que Remus avait tendance à rester sérieux bien qu'il aime s'amuser également. « Ahah, bien trouvé mais, je crois que dans ce genre d'endroit nous ne trouverions même pas un radis... » Remus souriait, en présence de Tonks il se le permettait sans vraiment s'en rendre compte. Elle avait le chic pour rendre une discussion plus fun que ce qu'elle pouvait l'être avec d'autres personnes.
Elle se répandait maintenant en excuse alors qu'il n'y avait aucuns mal, il le lui indiqua avant qu'elle ne se renferme, il préférait la voir souriante. « Oh non, ne vous excusez pas, il n'y a vraiment pas de mal... Je peux parfois paraître bien sérieux parfois... C'est moi qui m'excuse. » Remus lui fit un autre sourire, il sentait qu'il commençait à bien se détendre, il est revenu près de Tonks pour continuer la discussion. Il était maintenant bien plus proche mais, gardait l'équivalent de la longeur de son bras pour ne pas non plus être trop près et rendre la situation gênante. Tonks finit par se relever et arborait un sourire que Remus aimait bien à y regarder de plus près mais, avant de divaguer dans ses pensées, il écouta attentivement Tonks qui souhaitait maintenant parlé du vouvoiement, légérement surpris il finit par répondre. « Je ne pensais pas que cela vous... te gênait. Je ne voulais pas paraitre trop familier... le tutoiement ne me dérange pas, si tu préfère il n'y a pas de problème. Inutile de dire Monsieur enfin! J'ai l'air d'un vieux maintenant... » Remus se mit à rire, cette discussion étonnante lui donna envie de rire et qu'elle lui dise Monsieur encore plus. « Je vais t'appeler Madame aussi non et j'aurai l'air d'un enfant demandant une glace à la vieille dame... » Remus continua de sourire, c'était simple avec Tonks, il n'avait pas besoin de se prendre la tête et il avait du mal avec ce genre de situation. Il n'avais pas encore trouvé jusqu'à maintenant une personne avec qui il pouvait se permettre de rire d'un rien.
Tonks finit par reprendre son sérieux alors il en fit de même, ils étaient malgré tout là pour discuter de la mission qu'on leur avait confié quelques semaines plus tôt. Remus était ravie qu'elle est des idées pour la mission, c'est toujours mieux d'avoir un partenaire qui s'investit vraiment plutôt qu'un navet qui fait que suivre les autres et ne prend pas d'initiative. Elle avait de bonne idée mais, pour Remus la dissimulation était mieux parce qu'il ne voulait pas à avoir à changer d'apparence, de plus ce n'était pas la pleine lune alors la transformation ne serait ferait pas ce soir. Il aurait pu prendre sa potion pour prendre l'apparence d'un loup normal et lui faire ainsi croire qu'il était comme Sirius mais, il n'avait pas envie d'en arriver là. Réfléchissant, il observa Tonks se changeait en vieille femme et se surpris à froncer les sourcils et a agité la tête d'un air indiquant qu'il n'aimait pas ça. Elle parlait maintenant de se faire passer pour une blonde, écervelée en somme pour aller vers les mangemorts si jamais mais ce n'était vraiment pas une bonne idée. « Le sort de dissimulation sera certainement le mieux, nous nous habilleront de façon moldu au cas où... Ne change pas, tu es... euuuh, nous partirons quand le jour sera tombé oui... C'est mieux je pense. Je n'aime pas les blondes... non. » Il en resta là, c'était inutile de s'enfoncer plus, il se rendait maintenant bien compte qu'elle le troublait et cela lui faisait peur. Il fronça les sourcils en réfléchissant, il finit par agiter sa main doucement pour faire comprendre qu'il était d'accord avec le sort de dissimulation comme indiqué. Il releva qu'elle se forçait encore à le vouvoyer, il lui en toucha alors un mot:
« Tu tient quand même à me vouvoyer? » Remus lui souriait, il était toujours aussi détendu. Tellement bien qu'il s'avança vers la cuisine pour y prendre deux tasses et la théière. « Tu veux un thé? Il nous reste au moins une petite heure avant de partir et les autres ne rentreront pas maintenant... » Il s'avança sans attendre sa réponse pour lui apporter la tasse, qu'il remplit de thé avant de prendre place sur l'une des chaises proches de Tonks. Ainsi il pouvait toujours regarder le plan, « Huum, ce soir il devrait y avoir un petit rassemblement dans ce bâtiment, notamment à la tombée de la nuit... ça nous donnera la possibilité de les compter et voir s'ils préparent quelques chose dans les jours à venir...» Remus releva la tête du plan pour observer Tonks.
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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Lun 3 Fév - 18:25

Etait-ce une impression où Tonks avait la sensation que Remus ne pouvait se décider entre rester à côté d'elle près de la table ou à un mètre derrière ? Elle ne pensait pas l'avoir vu aussi confus auparavant. Enfin, il sembla se décider pour une longueur de bras. En fait, il fallait bien avouer que, involontairement, elle était amusée par son attitude... Amusée et en même temps intriguée.  Il semblait y avoir tant de mystères entourant cet homme et cela l'intriguait et l'attirait tant...  La douceur de ses gestes, la bonté de ses paroles, de ses regards, .. Et pourtant tant de douleur cachée dans ses yeux.  Cela lui donnait l'irrésistible envie de le protéger ou d'alléger cette douleur qu'elle percevait en lui. C'était sans doute stupide, mais que voulez-vous... Elle ne comprenait pas ce qui lui prenait mais c'était ce qu'elle ressentait.  Quoiqu'il en soit, depuis qu'elle était devenue membre de l'Ordre, elle n'avait eu de cesse de l'observer discrètement, avec curiosité et pour de vrai il ne lui avait semblé jamais aussi confus !

Lorsqu'il lui fit comprendre qu'ils pouvaient tous deux se décider pour le tutoiement et qu'elle pouvait abandonner le 'monsieur',  Tonks sentit ses doutes s'évaporer et sa confiance en elle lui revenir aussitôt. Elle afficha un sourire et le fixa de son regard sombre et brillant.

« Par contre, évite de m'appeler madame aussi ! Ou je vais finir par me dire que je ressemble à la vieille femme dont j'ai pris l'apparence tout à l'heure ! Je n'ai rien contre 'mademoiselle' sinon... »

Il approuva son idée pour le sort de dissimulation et Tonks fut ravie qu'il choisisse celle-là. La jeune femme hocha la tête lentement. Par la suite et sans même s'en rendre compte, un large sourire s'étendit sur ses lèvres alors qu'il ajoutait ne pas aimer les blondes... Elle se reprit cependant quelques secondes plus tard et sortit un petit sac rétrécit de la poche intérieure de sa cape. Elle exécuta le contre-sort et alors que le sac reprenait forme originelle, elle indiqua à Remus visiblement fière d'elle.

« J'ai emprunté ça à mon père hier soir pour la mission. Étant d'origine moldue, il en a des tas dans son armoire ou au grenier... »

La fierté qu'elle avait ressenti quelques secondes auparavant s’évanouit lorsqu'elle se saisit d'une chemise qu'elle avait emporté et elle rougit de confusion en se rendant compte que le chemise était recouverte d'un joli décor... Hawaïen. Elle se débarrassa aussitôt de ladite chemise en la laissant tomber sur la table et se répandit en excuses :

« Oups, je suis désolée... Je sais pas ce qu'elle fait là, encore désolée... »

Elle en attrapa une autre, grise celle-là, plus un pull-over dont le col était en V et une veste-par-dessus - elle les tendit à Remus.  Pour compléter la panoplie du parfait moldu, elle lui tendit une casquette dont le logo sur le devant indiquait que son père supportait l'équipe de football Arsenal...

Les vêtements toujours à bout de bras, elle se figea quelques secondes sur place, observant Remus et se dit que les vêtements prêtés étaient de loin en meilleur état que ceux qu'il portait normalement. Ce fait la frappa soudain comme pour la première fois depuis son intégration à l'Ordre, tout comme la cicatrice qui lui barrait le visage. Etait-ce là le souvenir d'un combat qui avait mal tourné pour lui ? C'était sûrement trop personnel pour le lui demander.  Une nouvelle fois, elle fut frappée par la certitude que tout le monde lui cachait des choses ici et pas des détails... Elle essaya de chasser ces impressions de son esprit et se rendit compte qu'elle tendait toujours les vêtements à bout de bras.

« Tu.... » commença t-elle mais elle s'interrompit. Elle posa les yeux sur la table à l'emplacement de la tasse de thé  que Remus lui avait servit et s'en saisissant, elle s'assit elle aussi tout en buvant une gorgée de thé brûlant. Cela ne lui ôta cependant pas les pensées perturbantes qui l'avaient frappée.  Cette fois, c'était à son tour d'être mal à l'aise et le pire était qu'elle n'en connaissait même pas la raison ! « Merci pour le thé... » parvint-elle à dire enfin avant d'essayer de se concentrer de nouveau sur la plan malgré son esprit encore égaré. Remus lui expliqua qu'il y avait un rassemblement de mangemorts ce soir et qu'ils pouvaient ainsi être fixés sur leur nombre... Elle hocha doucement la tête, en silence – ce qui ne lui ressemblait clairement pas !

Elle porta la tasse de thé à ses lèvres pour en boire de nouveau quelques gorgées avant de jeter un coup d'oeil à la pendule. « Je crois qu'il est temps de se préparer, » fit-elle et, pour la troisième fois en moins d'une heure, ses sourcils se plissèrent alors qu'elle se concentrait et visualisait dans son esprit l'apparence qu'elle voulait prendre.  A peine quelques secondes plus tard, des boucles brunes reposaient sur ses épaules et elle les attacha rapidement en queue de cheval afin de ne pas être gênée. Ses yeux, au lieu de leur habituelle couleur sombre, étaient d'un marron noisette. Sous la cape qu'elle retira pour ranger dans son sac, elle portait déjà tunique et bottine noire... 

« Je me suis regardée récemment toute la panoplie des films d'espionnage moldus de mon père. » précisa t-elle. « C'est un fan inconditionnel... Tu verrais sa collection ! ». Elle releva son regard noisette sur Remus et pendant un instant, sembla perdu dans son regard et incapable de s'en détacher... Elle ne savait pas pourquoi mais il semblait y avoir chez lui quelque chose qui lui faisait perdre la réalité des choses et quelque chose qui faisait son cœur battre trois fois  plus vite. L'envoûtement de son regard était telle qu'elle se sentait protégée de toutes choses extérieures à lui. Une question lui brûlait par ailleurs la langue depuis quelques temps, mais saura t-elle la poser ? Ses yeux glissèrent discrètement sur le côté gauche de Remus et suivant la descente de son bras, s'arrêtèrent sur sa main. Celle-ci ne portait rien, mais cela ne voulait rien dire...

L'arrivée soudaine et fortuite de Kreattur interrompit quelques moments leur « tête-à-tête », permettant à Tonks de reprendre pieds dans la réalité et alors qu'elle faisait disparaître la soudaine rougeur de ses joues, elle saisit une partie des paroles de l'elfe de maison...

« … Des monstres, des sangs-impurs et des traîtres... Ah si ma pauvre maîtresse pouvait voir ce qu'ils avaient fait de sa noble demeure, elle s'en retournerait dans sa tombe... » L'elfe s'arrêta soudain, s'apercevant de la présence de Tonks et Remus. Une nette grimace s'étendit sur son visage et sans un mot de plus – ni une révérence ou un salut envers la jeune Tonks dont la mère était une née-Black, cette dernière étant de toutes façons bannie de l'arbre généalogique depuis longtemps – il tourna les talons.

« Hey oh ! Un peu de respect ne te ferait pas de mal Kreattur ! » s'écria t-elle soudain en prenant toutes les insultes à son compte. «  Les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on pense ! Ta  maîtresse en faisait bien partie, elle ! » continua t-elle avec colère, les cheveux d'un rouge flamboyant et avant que Kreattur ne ressorte de la pièce. « Elle est beaucoup plus à sa place là où elle est maintenant et si tu veux mon avis tu ferais bien de surveiller ta langue toi aussi ! » Ce qu'elle détestait cette partie de la famille, celle qui avait rejetée sa mère à cause de son mariage avec un né-moldu ; ce qu'elle détestait cette maison encore imprégnée de leur présence avec tous ces tableaux qui lui donnait la nausée... Ok, sans doute ne la détestait-elle pas autant que Sirius qui y vivait continuellement.

L'elfe s'arrêta un instant, se tourna vers elle en lui jetant à elle et Remus un regard dégoûté ; il couina de sa voix mielleuse un « Oh, miss Tonks, je suis désolé, Kreattur ne vous avait pas vus. » et il tourna les talons sans un autre mot.

« Je plains Sirius, condamné à le supporter tous les jours lui et cette maison... » siffla t-elle alors que ses cheveux n'avaient pas encore perdu leur couleur rouge feu.  Elle s'efforça de se calmer. 


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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 1 Mai - 14:03

C’était étrange. Avec elle, tout semblait plus facile, simple à réaliser. Il aimait son esprit de synthèse, et son intelligence, et sa vitalité. Elle semblait toujours partante pour toi, pétillante de joie et respirant l’amour de vivre. Il aimait tout ce qui se dégageait d’elle. Elle semblait tellement forte, tellement sûre d’elle… Elle était jeune, belle, intelligente. Elle avait tout pour elle. Il semblait parfois lire sur son visage une certaine insouciance – ce qui était rare pour une personne exerçant le métier d’auror, et donc amenée à voir toutes sortes d’horreurs. Pourtant, c’était comme s’il y avait deux Tonks. La Tonks enjouée, un peu fêtarde, insouciante, qui croquait la vie à pleines dents. Et la Tonks plus sérieuse, travailleuse, très professionnel, qui prenait son métier à cœur. Elle était une excellente sorcière, Remus ne pouvait que le reconnaître. Il ne savait pas lequel de ses deux visages il appréciait le plus. Sans doute était-ce justement le mélange des deux qui faisait que Tonks était une femme spéciale, et rare. Il était content, au fond, de la connaître. Les gens comme elle étaient trop rares. Et pourtant, en temps de guerre, cela ne pouvait être que positif pour le moral. Lorsqu’il la voyait, Remus avait l’impression que tout devenait possible… Oui, Tonks était une femme formidable.

Elle ne mêlait apparemment jamais sa vie sentimentale et le travail, si bien qu’au fond, il ne connaissait d’elle que ce qu’on lui en disait, ou ce qu’il pouvait voir. Au fond, pour elle, il ne devait être qu’un collègue avec qui elle appréciait (du moins il l’espérait) travailler. Il ne savait rien d’elle, de sa vie privée. Avait-elle un petit ami ? Un compagnon ? Elle n’avait pas d’alliance – elle ne devait donc pas être mariée. Il avait en tout cas beaucoup de mal à imaginer qu’elle puisse être célibataire. Elle devait forcément avoir quelqu’un, un homme de son âge qui devait parfaitement la rendre heureuse et avec qui elle était sans doute fiancée.

Étrangement, cette pensée lui était plutôt douloureuse, si bien qu’il préféra cesser d’imaginer ce que pouvait être la vie de Nymphadora. Mais peut-être… peut-être pourrait-il cuisiner subrepticement Sirius. Il en savait peut-être davantage… Qui sait ?
Il ne savait même pas pourquoi il avait envie de connaître ça. Après tout, qu’en avait-il à faire qu’elle soit célibataire ou non ? Décidément, il avait du mal à être professionnel, ce jour-ci. Il fallait qu’il se reconcentre…

Amusé par la tournure que prenait cette conversation, il sourit à sa réponse. Elle ne voulait pas qu’il l’appelle « madame ». Normal, elle était jeune et indépendante… Et sans doute pas fiancée. Les femmes récemment mariées ne cessaient de s’en vanter en exigeant qu’on leur dise « Madame ». Ce n’était donc pas le cas de Tonks. En revanche, elle n’avait rien contre « mademoiselle ». C’était très français, tout ça. Était-ce parce que lui-même avait un nom français ? Y avait-il un lien ?

- Je vois, et moi qui pensais me contenter d’un « Miss Tonks ». Mais « mademoiselle » a des goûts exotiques, à ce que je vois.

Il esquissa un sourire, et ajouta :

- Tu aimes la langue française ?

Par la suite, après ce petit écart dans leur concentration, ils se remirent au travail. Une fois le sort de dissimulation choisi pour lui, il vit alors la jeune femme sortir un sac de sa poche, auquel elle redonna sa taille normale. Intrigué, il la regarda faire, et haussa un sourcil lorsqu’elle dit avoir emprunté des vêtements d’origine moldue à son père. Il rougit légèrement, et s’apprêta à dire qu’il pouvait aller en acheter – alors qu’il n’en avait sans doute pas les moyens – lorsqu’elle lui sortit une chemise Hawaïenne. Durant une seconde, il la regarda, incrédule. Pas question qu’il porte ça ! Heureusement, elle s’en débarra aussitôt. Remus aimait l’exotisme (notamment celui de Tonks), mais il y avait des limites…

Il la regarda donc sortir d’autres vêtements, silencieux. Il se sentit quelque peu mal à l’aise en se rendant compte que les vêtements qu’elle lui tendait étaient en meilleur état que les siens. Et lorsqu’il sentit son regard détailler ses habits, son côté paranoïaque lui fit penser qu’elle était sans doute en train de se faire la même remarque. Quelque peu gêné et mal à l’aise, il ne prit même pas les vêtements. Il aurait voulu lui dire que c’était très gentil de sa part, mais que ce n’était pas nécessaire. En temps normal, c’était sans doute ce qu’il aurait fait. Mais là… il ne se voyait pas refuser. Parce que c’était Tonks. En quoi c’était différent ? Il n’aurait trop su dire. Juste… il ne voulait pas blesser la jeune femme par son refus. Alors même si être habillé comme son père lui était étrangement déplaisant, il ferait cet effort. Et puis, qu’est-ce qui était le plus déplaisant ? Qu’elle fasse presque preuve de charité ? Non, ce n’était pas vraiment ça, hein ? Après tout, c’était juste pour la mission… Alors quoi ? Le fait de mettre les habits de son père ? De passer pour son père ? Oui, c’était sans doute ça… Il n’aurait su dire pourquoi ça le gênait tant. Après tout, Nymphadora n’était qu’une collègue, de treize ans sa cadette. Aucune relation dépassant l’amitié n’était envisageable. Elle était bien trop jeune pour lui ! Et en plus, c’était la cousine de Sirius. Lorsqu’elle avait quatre ans, il venait parfois aider Sirius à la garder. Ses pensées envers elle étaient donc vraiment déplacées, même si aujourd’hui, Nymphadora était devenue une femme. Une très jolie femme, même – soit dit en passant.

- Merci pour les vêtements. Je les laverai avant de te les rendre.

Il leur servit alors le thé. Mais alors qu’il se rasseyait à une distance convenable de la métamorphomage, il releva soudain le visage. Elle semblait avoir une question sur le bout des lèvres. « Tu… » ? Qu’allait-elle dire ? Il pencha légèrement le visage sur le côté, attendant la suite, le regard interrogateur mais doux. Cependant, elle s’interrompit. Il remarqua qu’elle semblait presque mal à l’aise. Qu’est-ce qui la gênait ? De ce qu’il savait d’elle, elle ne semblait pas être du genre à retenir ce qu’elle avait à dire, à se formaliser des convenances, et à être gêné pour peu de choses. Ne voulant pas la mettre davantage mal à l’aise, il ne releva cependant pas, et se contenta de lui sourire avec douceur lorsqu’elle le remercia pour le thé.

- Je t’en prie.

Ils se remirent donc au travail, et Remus enchaîna, lui expliquant davantage en détails le rassemblement de mangemorts qui aurait lieu le soir-même, et qui leur permettrait d’être fixé sur leur nombre. Il fut étonné de voir la jeune femme si silencieuse et calme. D’ordinaire, elle était enthousiaste, et avait toujours un petit quelque chose à rajouter. Là, ce ne fut pas le cas. Remus ne s’en formalisa cependant pas, et continua d’exposer le reste du plan. Ceci fait, il finit de boire son thé. La jeune femme sembla alors se réveiller, lui disant qu’il était temps de se préparer. Le lycanthrope acquiesça, et la regarda faire, un léger sourire aux lèvres. Si seulement ça avait pu être aussi simple pour lui !

Ce qui le fascinait chez la métamorphomage, c’est que peu importe son apparence, Nymphadora ressortait toujours. Sa façon de parler, de se comporter, ses petites mimiques, ses expressions… Ce qui prouvait bien que le physique n’avait pas tant d’importance que ça. Quoi que… Elle était très jolie, en brune. Mais étrangement, il avait un petit faible pour ses cheveux roses ou violets… Surtout les roses, en fait. Étrange… Peut-être était-ce parce qu’elle les avait comme ça, la première fois qu’ils s’étaient rencontrés ? Il trouvait cependant que la couleur lui allait à merveille. Elle révélait sa personnalité, aussi exotique et pétillante que ce rose bonbon qu’elle avait arboré par le passé.

Lorsqu’elle enleva sa cape, Remus esquissa un sourire et observa ses vêtements. Une tunique et des bottes noires... Ça lui allait à ravir. Il rit doucement à ses paroles.

- C’était pour te préparer à la mission ? Te mettre dans le rôle ?

Son regard s’était mis à pétiller de malice, alors qu’il croisait celui devenu marron noisette de la métamorphomage. Il ne comprit alors pas ce qu’il se passa, mais il se sentit comme happé par son regard et se sentit incapable de détourner le sien. Peu importe l’apparence qu’elle prenait, elle avait toujours un charme fou, dégageait la vie… Troublé par son regard, il se sentit presque soulagé lorsqu’elle brisa elle-même le contact, et se rendit soudain compte qu’il avait arrêté de respirer pendant toute la durée de l’échange. Il remarqua néanmoins qu’elle continuait de le détailler, et il en fut un peu gêné – si bien qu’il détourna le regard. L’arrivée de Kreattur rompit alors ce moment un peu étrange qu’ils venaient de vivre – à moins que ce ne soit lui qui ait tout inventé, et qu’il se soit fait des idées ?

Toujours est-il qu’il eut des sueurs froides dans le dos, lorsqu’il entendit Kreattur parler de « monstres », de « sangs-impurs » et de « traîtres ». Il savait très bien lequel des trois le désignait. Il désignait Sirius comme « traître », Tonks comme sang « impur » du fait de son père qui était un moldu et lui-même… comme le «monstre». Forcément, il était un loup-garou, et l’elfe le savait. Livide, et soudain tendu, Remus jeta un coup d’œil à Nymphadora pour voir sa réaction. Allait-elle faire le lien ? Apparemment, non, à entendre sa réponse. Il sentit une vague de soulagement l’envahir, mais restait néanmoins un peu nerveux et inquiet.

« Les monstres ne sont pas toujours ceux qu'on pense ! » Si elle savait… Si elle savait qu’il en était lui-même un, à chaque pleine lune. Le verrait-elle différemment ? Elle devait être la seule de l’Ordre à ignorer sa vraie condition, mais il ne voulait pas qu’elle sache. Il avait peur de sa réaction, peur de voir le dégoût dans ses yeux, ou pire : la pitié. Il ne voulait pas qu’elle le regarde différemment, comme quelqu’un qu’il fallait plaindre. Il préférait qu’elle ne sache pas, et avait peur à chaque fois que son secret ne lui soit révélé. Severus, surtout, aimait beaucoup y faire des allusions... Ca le faisait devenir livide de peur. Il craignait à chaque fois qu’elle n’entendre, et ne comprenne… Mais il ne fallait pas qu’elle sache. Il ne voulait pas, persuadé que ça changerait sa façon de le voir, de se comporter avec lui. Il aimait la voir agir naturellement avec lui. Ca faisait du bien de se sentir « normal ». Il ne voulait pas tout gâcher. Et puis, il avait tellement honte de sa nature…

Muet, il assista donc à l’échange entre Kreattur et la jeune femme, et ne finit par réagir que lorsque Nymphadora s’adressa plus ou moins à lui, une fois l'eflfe parti. Il préféra ne pas souligner le fait que lui aussi vivait ici. Mais il était vrai que Sirius avait un passé avec cette maison, et qu’il la détestait pour de nombreuses raisons. Remus savait que c’était difficile pour lui, de rester ici. C’était aussi une des raisons qui l’avait encouragé à venir s’installer avec lui ici. Non pas que l’endroit était très accueillant, mais Remus avait peu de moyens, et il ne voulait pas laisser Sirius seul ici avec ses souvenirs. Surtout que son ami ne pouvait pas risquer de sortir, puisqu’il était recherché par le ministère…

- Ne sois pas trop dur avec Kreattur… Il pense à voix haute, et ne se rend pas toujours compte de ce qu’il dit. Je ne l’aime pas beaucoup non plus, mais être au service de la famille de Sirius n’a pas dû l’aider à devenir aimable. Et puis, il a perdu tout ce qu’il aimait…

Un peu comme lui, d’une certaine façon, même s’il ne tenait pas particulièrement à ce que l’on compare avec Kreattur. Quoi que lui, il avait retrouvé Sirius… Il avait eu de la chance, d’un certain côté. Depuis qu’il savait Sirius innocent, il se sentait mieux. Pourtant, il avait appris que Peter n’était pas mort, et était le traître… Mais il avait déjà fait son deuil de Wormtail, là où il n’avait jamais réussi à comprendre comment Sirius avait pu trahir James et Lily. Il avait seulement dû accepter les faits… Au début, il avait refusé d’y croire. Mais devant la mort de Peter et des moldus, les divers témoignages, il n’avait pu qu’admettre qu’il s’était trompé et que Sirius étant sans doute coupable. Mais au fond de lui, une petite part avait toujours continué à se demander comment Sirius, le Sirius qu’il connaissait et qui aurait donné sa vie pour ses amis, se serait sacrifié, avait pu devenir si lâche. Tout s’expliquait à présent. Peter avait toujours été le plus faible d’entre eux, le moins courageux, le moins sûr de lui aussi…

Toujours était-il qu’à présent, Peter s’était enfui et Sirius était obligé de rester en cavale, ne pouvant pas prouver son innocence… Décidant de laisser de repousser comme à chaque fois ces sombres pensées, Remus reprit donc :

- Je vais me changer, je reviens.

Il monta donc dans sa chambre avec ses affaires, et mit les vêtements que lui avait passés Tonks. Cela lui fit tout drôle de se voir ensuite dans la glace. On aurait dit quelqu’un d’autre… Il se mordit doucement la lèvre inférieure. Avec le pull-over en V sur sa chemise grise, et la veste qui allait avec, il faisait plus jeune, d’un coup. Il fallait dire qu’avec ses vieux vêtements miteux, et ses cheveux qui devenaient blancs avant l’âge… Il n’était pas vraiment à son avantage. Là, seul son pantalon faisait un peu défaut. Il se passa une main lasse dans les cheveux, et jeta un regard par la fenêtre. Bientôt, la pleine lune approchait, et il en était déjà fatigué d’avance. Fatigué des transformations, des lendemains difficiles où il se retrouvait avec un corps brisé, et couvert malgré lui de nouvelles cicatrices. Bien entendu, ça n’avait rien avoir avec ses transformations d’avant, de quand il n’avait pas la potion tue-loup. Mais il n’empêche qu’il lui arrivait malgré tout de se blesser un peu, par maladresse, ou bien à cause du loup qui sommeillait toujours en lui, même si la potion le faisait disparaître un peu. Il pouvait le maîtriser, mais le loup restait là, en arrière-plan, et en colère. Et il lui arrivait parfois d’avoir un geste maladroit, dicté par des pulsions du loup. C’est aussi pourquoi il voulait rester seul, en plus du fait qu’il avait honte de son corps velu. Sirius était le seul qu’il acceptait, du moins en Padfoot. Parce qu’il savait que le loup ne ferait rien à Padfoot, qu’il n’avait pas à avoir honte devant Sirius, que ce dernier ne le jugerait pas. Et puis, ça l’aidait à passer la nuit – moralement du moins. Sirius lui occupait l’esprit, le divertissait, l’empêchait de ressasser ses idées noires, et lui apportait une compagnie dont il avait trop manqué pendant ces douze dernières années…

Déglutissant avec difficulté, il se décida finalement à sortir, et descendit les escaliers pour rejoindre Nymphadora dans la cuisine.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Ven 2 Mai - 22:24

Kreattur. Il venait de quitter la pièce mais la jeune femme était toujours bien remontée contre lui et ses insultes gratuites. Chacun des membres de l'Ordre en recevait et elle pensait, étant la plus récente arrivée dans le groupe, qu'elle devait être en quelques sortes baptisée et recevoir un certain nombre d'insultes. Cela devrait passer après plusieurs mois. La jeune femme n'avait rien contre les elfes de maison – elle plaignait même leur condition et supportait la cause de Hermione de tous cœur mais il fallait avouer que Sirius avait raison. Kreattur était vraiment un cas spécial.
La jeune femme soupira et se passa une main dans ses cheveux toujours rouges. Malheureusement, ils ne pouvaient pas se débarrasser de lui. Il en savait déjà beaucoup trop pour pouvoir être libéré. La première chose qu'il ferait serait de courir dans les jambes de Bellatrix Lestrange, sa chère tante...

La voix de Remus lui parvenant soudain fit briser en elle tout ce qu'elle ressentait après l'intervention de Kreattur et ses insultes. Ses cheveux perdirent leur éclat rouge pour redevenir lentement – et presque naturellement – d'un rose doux. Evidemment, elle aurait dû s'en douter, Remus prenait la défense de Kreattur. En même temps, la vision qu'elle avait eu de Remus depuis le début allait plutôt en ce sens : toujours à prendre la défense des gens, à leur trouver des excuses et des raisons pour ce qu'ils étaient ! C'était quelque chose d'honorable à vrai dire et qu'elle admirait. Enfin, quand même, la vie qu'il avait eu au square Grimmaurd n'autorisait pas Kreattur à les insulter de cette façon !

« Mon œil qu'il ne se rends pas compte ! Et ce n'est pas une raison pour être si désagréable avec les gens. Même Sirius qui a passé treize ans à Azkaban, il n'insulte pas à tout bout de champ comme ça ! »

Et ça par exemple, c'était l'une des raisons principales qui avait motivé Tonks à devenir Auror.  Le Sirius, dix-neuf ans, dont elle se souvenait et qui venait rendre visite à sa cousine Andromeda, n'avait rien d'un meurtrier. Elle avait essayé de se faire une raison, de se dire qu'il avait caché son jeu mais le Sirius qui la faisait sauter dans ses bras, qui jouait avec elle et la faisait rire, qui lui racontait des histoires fantastiques et qui lui promettait un tour en moto dès l'instant où elle serait majeure – pas avant ! - sous l'oeil désapprobateur de sa mère… Quoiqu'il en soit, cela ne correspondait pas du tout avec le meurtrier que le ministère avait dépeint.  A partir de l'âge de treize ans, elle s'était mis à éplucher les vieux journaux, regroupant les articles qui mentionnaient le meurtre de James et Lily, la trahison de Sirius, le meurtre de Peter et de dizaine d'innocents...  Tout cela pour en venir à la conclusion qu'il y avait quelque chose qui clochait. « Lorsque je serai Auror, » s'était-elle dit. « Je tirerai cette histoire au clair. » Une lueur de détermination brillait dans son regard en affirmant cela.

« Enfin, je suppose qu'il s'en prends aux nouveaux venus toujours avec plus d'acharnement que d'autres. » ajouta t-elle songeuse tout en se parlant davantage à elle-même et tout en fronçant son petit nez en signe d'incertitude – indiquant par la même occasion inconsciemment qu'elle avait pris toutes les insultes de Kreattur à son compte.  Car, de son point de vue de toutes façons, Remus était parfait en tous points... Qui aurait envie de lui trouver des défauts ? Il était aimable, doux, prenait la défense de tous et tout le monde, aimait aider les gens...  Elle admirait son air posé, sa calme intelligence, sa modestie... Il l'apaisait. Mais par-dessus tout elle adorait : son sourire dévastateur...

Stop. Attendez...  Elle avait pensé quoi là tout de suite ? Sourire dévastateur ?  La jeune femme rougit de ses propres pensées et se demanda comment et pourquoi ses pensées s'étaient tournées dans cette direction. Serait-elle... Attirée par lui ? Elle ne pouvait pas être... Attirée par lui, n'est-ce pas ? Et pourtant, comment cela faisait-il qu'elle avait de telles pensées ou qu'elle ressentait parfois de l'embarras en sa présence, ou encore qu'elle sentait cette soudaine chaleur se répandre dans son corps lorsqu'elle rencontrait son regard (comme en cet instant). C'était impossible. Impensable. Pourtant, il n'y avait pas beaucoup de choses qui avait l'occasion d'embarrasser Nymphadora... Il y avait donc forcément une explication rationnelle... Rationnelle ? Depuis quand pensait-elle rationnellement ? Elle était davantage du genre à penser spontanément plutôt que rationnellement.  C'était Remus ça. Il avait toujours un commentaire rationnel.  Comme ses paroles à propos de Kreattur. Au fond elle savait qu'il avait raison, mais sur le moment, ces insultes l'avaient troublée et mise en colère car elles étaient complètement injustes.  A présent, elle était perplexe. Perplexe par les pensées qui s'étaient insinuées en elle. Les pensées à propos de Remus... Tiens, c'était très étrange la façon dont elle sentait cette douce chaleur monter en elle alors qu'elle prononçait le nom dans sa tête. Comme si ce simple nom exerçait un pouvoir sur son être. Comment était-ce possible de ressentir cela en prononçant un seul nom ? Non, non, non. La jeune femme secoua doucement la tête. Tu es une gamine pour lui. Elle n'aurait aucune chance, il fallait qu'elle se reprenne. Comment pouvait-elle avoir de telles pensées?!

Comme lui parvenant au travers d'un voile, elle entendit les paroles de Remus qui lui disait qu'il  allait se changer.  Elle hocha la tête à peine et le regard encore perturbé, elle le regarda sortir de la cuisine. Une fois la porte refermée, elle se retourna vers l'évier et ouvrant le robinet d'eau froide, aspergea son visage d'eau froide comme si ce contact pouvait faire disparaître les pensées insinueuses qu'elle avait eu. Elle devait se reprendre. Elle se rapprocha de la vitre et y observa son reflet pendant plusieurs minutes.  Elle avait du mal à saisir encore ce que son cœur lui soufflait à l'oreille. Ce murmure tout doux, rassurant, qui venait l'envelopper et faisait apparaître ces petits papillons dans son ventre. Elle l'aimait bien c'était certain.  Elle aimait bien se trouver près de lui, et lorsqu'il lui parlait, et lorsqu'il lui souriait... Mais à quelques point ?

« Lupin est encore dans sa mauvaise phase apparemment. » La voix était à moitié ironique et elle la reconnaîtrait entre mille. Severus Rogue. La cœur de Nymphadora avait raté un battement.

Ces paroles ressurgirent dans son esprit brusquement comme un flashback. Le professeur de potions de Poudlard les avaient dit un jour, peu de temps après l'entrée de Nymphadora dans l'Ordre. Elle ne savait pas pourquoi elles avaient choisi ce moment particulier pour ressurgir à son esprit, mais elle venait de s'en souvenir. Elle avait même l'impression de voir la scène défiler sous ses yeux à nouveau.  
La jeune Auror était en train de discuter avec Ginny lorsqu'elle avait saisi ces propos à quelques mètres d'eux. Au nom de Remus, elle avait tourné la tête et avait froncé les sourcils en se demandant ce qu'il voulait dire par là et elle se retint à grand-peine de le lui demander. En fait, elle ouvrit même la bouche pour le faire mais Dumbledore débarqua à ce moment-là et la réunion commença. Tonks se mura donc dans un silence boudeur.
Que voulait dire Rogue par là ? Elle savait depuis longtemps que l'humour de Rogue avait des tons douteux mais quand même...  Elle ne voyait pas ce qu'on pouvait reprocher à Remus pour qu'on se moque de lui ainsi. De plus, le faire en son absence était parfaitement déloyal.
En effet, ce jour-là Remus était absent pour des motifs inconnus... On lui avait dit qu'il était en mission pour l'Ordre mais là encore, Tonks avait l'impression qu'on lui cachait des choses.  Qui plus est, il semblait connaître ce genre d'absence au minimum une fois par mois... C'était curieux.

Elle fut brusquement exhortée de ses pensées lorsqu'il entendit les grincements des marches de l'escalier, indiquant que Remus revenait. Elle eut juste le temps de se recomposer un visage neutre et d'afficher un sourire alors qu'il entrait dans la cuisine. « Waouh... » laissa t-elle échapper sans même s'en rendre compte lorsqu'elle constata  le changement sur Remus. Le changement était radical ! Il semblait même plus un peu plus jeune habillé ainsi. « Enfin, je veux dire, parfait. Allons-y. Hum. » Elle se racla la gorge avant de changer la couleur de ses cheveux de nouveau et elle passa devant Remus. « Ça te vas bien. Très élégant il faut avouer. », fit-elle avec un clin d'oeil. Mais non voyons Nymphadora, il ne faut pas dire ça, tu vas le faire devenir rouge comme une tomate trop mûre ce Remus... Bah ce n'était pas sa faute ! Elle disait toujours ce qu'elle pensait !

Mais ce n'est pas vraiment lui, se dit-elle en pensées.. C'était les vêtements de son père, ce n'était pas vraiment Remus. Au fond, elle aimait bien ce vieux cardigan gris avec lequel il avait l'habitude de s'habiller, mais c'était sûre que ça le changeait de porter d'autres vêtements. Une fois dans le hall, elle passa sa cape sur les épaules, et jetant un coup d'oeil à sa montre, elle dit : « C'est le moment d'y aller.  C'est partit mon kiki !» termina t-elle soudainement en faisant allusion à quelque chose qu'il lui avait demandé un peu plus tôt dans la cuisine. Lui montrant là tout son savoir sur la langue Française, la jeune femme éclata de rire. En fait, c'était une phrase qu'elle avait entendu un jour dans un film et qu'elle avait trouvé très marrante... On retenait toujours plus facilement ce qui nous faisait rire, n'est-ce pas ?

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Lun 5 Mai - 1:54

Il trouvait cela amusant, presque attendrissant, de voir la couleur de ses cheveux changer en même temps que son humeur. En la voyant repasser à un rose doux, il comprit donc que la colère était passée. Esquissa un sourire, il l’écouta comparer Kreattur à Sirius. Il était vrai que le maraudeur n’était pas toujours de bonne humeur, mais c’était principalement parce qu’il était enfermé dans un endroit qu’il exécrait. Quant à insulter les gens, non, il ne le faisait pas. Sauf pour Kreattur… Remus lui avait quelques fois signalé qu’il ne devrait pas s’énerver sur l’elfe, que ce n’était pas comme ça que ce dernier parviendrait à devenir meilleur. Mais ses conseils étaient à chaque fois vains. Sirius n’en faisait qu’à sa tête, et vu le comportement de Kreattur, et les douze passés à Azkaban, c’était compréhensible. Surtout qu’il voyait bien que son ami commençait à devenir fou, à être enfermé ici…

N’amenant donc pas de réponse aux paroles de Nymphadora, il releva cependant les yeux, lorsqu’elle ajouta que Kreattur s’en prenait sans doute davantage aux nouveaux venus qu’aux autres, et rougit doucement. Elle avait donc tout pris pour elle… Pourtant, les insultes ne lui correspondaient pas. Pensait-elle que l’elfe avait seulement cherché à être méchant, sans se préoccuper de savoir si ce qu’il disait était plus ou moins vrai ? Il observa son expression, et la vit froncer légèrement le nez. Il trouva cela adorable… et détourna les yeux en s’en rendant compte.

- Peut-être…, répondit-il, davantage pour éloigner Nymphadora de l’idée que le monstre désigné était en fait lui-même, que par réelle envie.

Il s’en voulut néanmoins de participer à lui faire croire que toutes les insultes étaient diriger vers elle. Mais il se voyait mal lui déclarer le monstre en question n’était autre que lui-même. Il ne voulait pas qu’elle connaisse sa nature hybride… il en avait tellement honte. Et il craignait que son regard sur lui ne change. Sans doute aurait-il pu lui indiquer que par « traître », Kreattur visait Sirius. Mais cela n’aurait fait que confirmer que toutes les insultes n’étaient pas dirigées vers elle, et de fil en aiguille, elle aurait compris que par « monstre », Kreattur le désignait, et se serait demandée pourquoi. Aussi resta t’il silencieux par la suite, se montrant d’une certaine manière assez lâche. Il préféra d’ailleurs fuir en allant se changer pour leur mission à venir.

Une fois les vêtements enfilés, Remus était alors resté un long moment devant la glace. Il ne se sentait pas si à l’aise que ça, dans ces vêtements tout beaux, tout neufs. Pourtant, il savait qu’il faisait plus jeune dedans, plus beau. Mais ce qui le dérangeait vraiment, c’était qu’ils appartenaient au père de Nymphadora. Pour le coup, il aurait dû aller voir dans la garde-robe de Sirius, il était presque sûr qu’il aurait trouvé des vêtements de moldus. Et ça lui aurait évité cette gêne qu’il ressentait à l’instant présent. Il savait pourquoi ça le dérangeait tant, mais refusait d’y prêter attention. Oui, il ne voulait pas être associé au père de Nymphadora. Il avait presque le double de son âge, et on aurait très bien pu le considérer comme étant son père… mais ça le dérangeait, lui. Et au fond, il devait s’avouer qu’il craignait qu’elle ne le voie que comme un père. Non, ce qu’il voulait lui, c’est être davantage… un ami ? Oui, c’était bien, ça : un ami. Ça lui conviendrait très bien. Bien sûr, pour le moment, ils n’en étaient qu’au stade de collègues… mais avec le temps ? Il appréciait déjà beaucoup la jeune femme. Sa présence rendait les missions plus plaisantes, les faisant passer de corvées en moments agréables. Et elle n’avait pas l’air de trop s’ennuyer en sa présence… Il n’était sans doute pas un « joyeux luron », comme dirait Sirius, mais il savait plaisanter. D’ailleurs, il aimait l’humour de la jeune femme, qui lui arrachait bien souvent quelques sourires. De son côté, il se félicitait à chaque fois qu’il parvenait à la faire rire. Ce son était si joli dans sa bouche… Oui, il aimait voir rire la jeune femme, observer cet éclat pétillant dans ses yeux, ses cheveux devenir plus roses que roses. Par bien des côtés, son caractère ressemblait à celui de Sirius. Il n’était donc pas étonnant qu’il s’entende si bien avec elle. Mais peut-être se faisait-il seulement des illusions ? Peut-être n’aimait-elle pas passer du temps en sa compagnie, peut-être qu’il l’ennuyait… Après tout, il avait presque le double de son âge. Et si c’était le cas, Nymphadora n’aurait pas l’impolitesse de lui faire remarquer qu’il l’ennuyait…

*Merlin Remus, reprends-toi !* Le voilà qui devenait paranoïaque, à s’imaginer que la jeune femme puisse s’ennuyer à ses côtés. Après tout, ils n’étaient pas là pour s’amuser, mais pour préparer une mission pour l’Ordre. Alors qu’en avait-il à faire, s’il l’ennuyait ? Il devait se reprendre. Il savait qu’il avait souvent tendance à vouloir plaire aux gens, à se faire accepter, lui qui avait été tant rejeté par le passé. Mais il ne comprenait pas pourquoi il se souciait à ce point de ce que pouvait penser la jeune femme. Parce qu’il l’appréciait ? Sans doute. De toute façon, il se connaissait bien. Il savait qu’il prenait trop en compte l’avis des autres sur sa personne. Il se donnait une image qui lui plaisait, et qui semblait leur plaire : le sage et réfléchi Remus, toujours discret, toujours mesuré dans ses paroles, qui gardait le contrôle sur tout même sur ses propres sentiments. Le raisonnable Remus Lupin, qu’on venait voir pour profiter de ses bons conseils. Oui, il aimait cette image. C’était d’ailleurs comme ça qu’on l’appréciait. Pour son tempérament calme et réfléchi.

Se passant une main lasse dans les cheveux, le lycanthrope finit par rejoindre Nymphadora dans la cuisine. Il lui adressa un mince sourire, en entrant, en réponse au sien. Mais à son exclamation, il se sentir rougir et détourna le regard, mal à l’aise, ne sachant s’il était content ou non. Il avait réussi à surprendre la jeune femme… Cette dernière sembla d’ailleurs se reprendre. « Parfait ». Dans quel sens devait-il comprendre ce mot ? Trouvait-elle le déguisement parfait ? Ou ben le trouvait-elle lui, parfait ? Il lui jeta un regard un peu perdu, tandis qu’elle changeait sa couleur de cheveux en un clignement d’œil. Se morigénant, il esquissa un faible sourire pour reprendre contenance et retrouver son sérieux. Il la regarda donc passer devant lui, et s’apprêtait à la suivre, lorsqu’elle ajouta une remarque : « Ça te va bien. Très élégant il faut avouer. » Son cœur rata un battement. Et ce clin d’œil qu’elle lui lança, signe d’une certaine complicité… Etait-elle en train de le draguer ? Non, sans doute pas, il s’imaginait des choses. Pourquoi est-ce qu’elle chercherait à le draguer, de toute façon ? Il avait presque l’âge d’être son père, et portait d’ailleurs les vêtements de ce dernier. Ce n’était donc pas dans cette tenue qu’il allait pouvoir la séduire. Non pas que c’était ce qu’il comptait faire ! Mais si jamais il avait voulu, ce n’était certainement pas comme ça qu’il aurait réussi. Enfin, de toute façon, il n’avait aucune chance de plaire un tant soit peu à Tonks. C’était même impensable. Il était pauvre, vieux, et faisait d’ailleurs plus âgé que son âge avec ses quelques cheveux blancs naissants. Il n’avait absolument rien d’attirant, là où Nymphadora était belle, jeune, et en pleine santé. Une relation avec elle ne serait jamais possible, et était même impensable. La question ne se posait même pas… Remus Lupin, séduire Nymphadora Tonks ? Cela relevait de l’absurde. Ils étaient tellement différents ! Et elle était trop bien pour lui, il le savait.

Esquissa un faible sourire pour lui-même à ses pensées absurdes, il répondit, malgré tout flatté par ses compliments :

- Merci Nymphadora.

Il hésita à lui faire un compliment en retour, mais considéra que de sa part, ce serait sans doute mal venu. Il craignit qu’elle ne le prenne comme une tentative de drague, et préféra donc se contenter d’un sourire fatigué, en remerciement.

Il la suivit dans le hall d’entrée, son regard posé sur elle. Il la vit mettre sa cape et regarder sa montre, avant de finalement dire qu’il était temps de partir. Il esquissa un sourire et s’apprêtait à lui répondre lorsqu’elle ajouta une expression en français qui le fit hausser un sourcil amusé. Il aimait cette spontanéité chez Nymphadora. Elle parvenait toujours à le surprendre au moment où il s’y attendait le moins. Elle pouvait être sérieuse et lancer une blague dans la seconde qui suivait, ou bien vice-versa. En la voyant rire, il esquissa un sourire. Il aimait la voir comme ça. Il la trouvait alors plu resplendissant que jamais. Le regard doux, il répondit :

- Oui, allons-y.

Sans doute aimait-elle la langue française. Du moins, il prit l’expression comme un signe qu’elle s’intéressait au français.

Il songea à prévenir Sirius de leur départ, hésita, mais ne voulut pas enfoncer le clou. Le maraudeur savait déjà qu’il allait partir, il le lui avait dit tout à l’heure. Lui faire remarquer une nouvelle fois qu’il sortait là où lui devait rester enfermer n’était donc pas une très bonne idée. Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Sans doute aurait-il était ravi de discuter avec Nymphadora – ces deux-là s’entendaient bien – mais Remus estima qu’ils avaient déjà perdu assez de temps comme ça. Ils allaient finir par réussir à arriver en retard, s’ils continuaient…

Aussi sortit-il donc de la maison lugubre des Blacks. La nuit tombait rapidement, tandis que la lune se faisait de plus en plus resplendissante dans le ciel. Remus y jeta un regard inquiet, le cœur serré. Dans trois jours, ce serait la pleine lune… Comme toujours depuis une trentaine d’années, il la redoutait. Si petit il aimait observer le ciel et ses étoiles, il avait appris à ne plus aimer lever la tête vers les astres, les nuits où la lune apparaissait. Pourtant, c’était un geste devenu presque instinctif. Le cœur soudain serré, il s’appliqua à respirer tranquillement pour faire évacuer la soudaine vague de stress qui l’avait submergée. Si son visage était vide d’expression, son cœur battait vite sous l’angoisse. Cependant habitué, il ne lui fallut que quelques secondes pour retrouver son flegme habituel.

Il se dirigea vers une rue sombre avec la jeune femme – mieux valait-il être prudent –, puis lui répéta le lieu où ils devaient se retrouver, en transplanant. Simple précaution, mais mieux valait-il se mettre d’accord. Ceci fait, il sortit sa baguette, et disparut dans un craquement sonore. Quelques secondes plus tard, il réapparut à des kilomètres dans ce même craquement significatif, et regarda autour de lui. Le bâtiment était bien là, au loin. Il y avait deux entrées, et il était évident qu’ils n’allaient pas tous entrer par la même. Au début, ils avaient songé à se séparer, mais y avait rapidement renoncé. De toute façon, l’autre entrée était trop difficile à surveiller sans se faire repérer. Il espérait donc que la majorité passerait par celle qu’ils pouvaient surveiller. C’était l’entrée principale, donc il y avait de grandes chances pour que ceux qui ne connaissaient pas encore ce lieu l’empruntent. De plus, selon leurs sources – ce cher Severus Rogue -, c’était leur première réunion à cet endroit. Donc la majorité ne connaissait sans doute pas l’autre entrée. Du moins, Remus l’espérait.

Ils allaient donc devoir surveiller l’entrée bâtiment en mode incognito. Ne voyant pas un chat dans la rue, Remus s’approcha davantage du bâtiment, mais bifurqua dans une petite allée sombre où Nymphadora devait le rejoindre. Les rues étaient en effet vides, malgré l’heure encore avancée. En attendant que la jeune femme le rejoigne, Remus en profita pour observer davantage le bâtiment. Il était imposant. Étaient-ils si nombreux que cela ?

Son regard tomba alors sur un homme à l’entrée, déjà présent. Il ne l’avait dans un premier temps pas vu, et se félicita de ne pas avoir foncé direct vers le bâtiment. A présent, un rayon de lune l’éclairait, et il reconnut en sa personne un mangemort. Crabbe… Ce n’était pas une surprise. Il regardait à droite et à gauche, mais pas devant lui. Il ne l’avait pas vu, Remus en était sûr. Autrement, il se serait avancé. Et puis, si Remus n’avait pas pu le voir du fait que la lune avait momentanément été cachée derrière un nuage, il ne voyait pas comment Crabbe aurait pu l’apercevoir. D’autant plus qu’aucun lampadaire n’illuminait la rue. Cependant, cela lui rappela qu’il n’avait pas encore jeté son sort de dissimulation. Il attendait néanmoins l’arrivée de Nymphadora pour le faire, pour l’en exclure, et qu’elle puisse continuer de le voir. En attendant, il devait donc se montrer prudent. Il ne put cependant pas s’empêcher d’observer le bâtiment en l’.attendant, et repéra, au loin, l’endroit qu’ils avaient choisi sur les plans, comme poste d’observation. Et en effet, d’une vue d’ensemble, il constata qu’il ne s’était pas trompé : le meilleur point de vue était bien derrière ce mur, suffisamment à l’écart pour ne pas être soupçonnés ou remarqués, et suffisamment proches pour reconnaître les personnes arrivants, malgré la nuit. La lune, pour le coup, allait bien les aider à distinguer les arrivants. Esquissant un faible sourire, Remus repéra les différents chemins qui s’offraient à eux pour y aller. Transplaner aussi proche les ferait tout de suite remarquer. Ils allaient donc devoir la jouer discret. Et y parvenir avant que les « invités » ne se mettent à arriver. Il fallait qu’ils se dépêchent… Que faisait Nymphadora ? Elle aurait déjà dû être arrivée...

Il entendit alors un craquement sonore.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Mer 7 Mai - 13:54

Là où d'autres personnes l'auraient mis en colère s'ils l'appelaient pas son prénom, la jeune femme esquissa une simple grimace de dégoût lorsque Remus la remercia tout en attachant son prénom au remerciement. Automatiquement, ses cheveux virèrent à un rouge pâle mais elle se reprit presque aussitôt et les seules paroles qui lui échappèrent furent : « Je te fais un compliment et tu me remercies en ajoutant mon prénom à la fin. Tu sais bien que je ne l'aime pas pourtant ! » Au fond, à la fin de sa phrase elle avait plutôt l'air amusée. Le fait qu'il détourne la tête un moment dès en entrant alors qu'elle lâchait une exclamation admirative ne lui avait pas échappé non plus. Gêné ? Peut-être n'avait-il apparemment pas l'habitude de recevoir des compliments... En même temps, elle était persuadée que c'était exactement le cas. Peut-être aussi qu'il n'aimait tout simplement pas. Elle avait même juré apercevoir une légère sur ses joues mais n'en était pas certaine. Quoiqu'il en soit, elle aimait assez cette situation, sans réellement savoir pourquoi.

Ils se rendirent alors dans le hall où Nymphadora vérifia l'heure. Parfait. Normalement ils n'étaient pas en retard. Remus la rejoignit et soudainement sentir sa présence derrière elle dans la presque obscurité lui fit battre le cœur plus fort que d'habitude. La sensation disparut lorsqu'il apparut à ses côtés et lui répondit qu'il était temps d'y aller aussi – en Français lui aussi, et dans un accent absolument tout mignon ! … D'ailleurs, pendant quelques secondes elle en fut légèrement égarée un peu – à moins que ce soit le sourire qu'il lui adressa qui la stupéfia un instant sur place, faisant couler une rivière entière d'eau pure et fraîche dans le fond de son estomac. Ce fut du moins la sensation qu'elle en ressentit. Il pouvait pas arrêter un peu de sourire comme ça? Il était conscient que ce genre de sourire-là était vraiment déstabilisant ?!

Dans son égarement, Tonks rata le départ de Remus de la maison et elle s'empressa de le suivre, se prenant un peu les pieds sur les dernières marches et se rattrapant de justesse à la rambarde. Elle se hâta ensuite de rattrapa Remus et marcha à ses côtés à la même cadence sans faire de remarque particulière sur la raison de son retard sur lui.  Pas la peine de s'enfoncer non plus auprès de lui ! Dans le ciel, haute et blanchâtre resplendissait la lune. Ronde, pleine... Evidemment, si elle avait su pour Remus, elle ne l'aurait pas admiré autant mais pour le moment, elle était enchantée que le clair de lune les guide un peu – outre les lampadaires éclairés qui se trouvaient à intervalles réguliers sur les trottoirs.

Le clair de lune se reflétant sur le profil de Remus, Tonks ne pouvait s'empêcher de lui jeter des petits coups d'oeil réguliers et, à plusieurs reprises, elle fut frappé du fait que la cicatrice qui lui marquait le visage faisait encore plus marqué face au clair de lune – à moins que ce ne soit juste un effet de lumière avec la lune – et surtout inchangée. Tonks en fut surprise. Comme si le temps ne la faisait pas disparaître, comme si le temps ne la guérissait pas. Tonks avait, bien sûr, eut des blessures  mais toutes les cicatrices avaient plus ou moins presque disparu. (quand elle n'utilisait pas son don pour les dissimuler évidemment). Ces pensées la frappèrent brutalement, comme une évidence et elle se souvint alors plus ou moins clairs des mots suivants extraits d'un de ses livres de cours en sixième année : « Certaines blessures, causées par des créatures magiques, ne guérissent jamais vraiment avec le temps. Un exemple parmi d'autres, la griffure du loup-garou y figurent. » Des blessures magiques ?  Se dit-elle. Etait-ce possible que sa blessure était dû à une blessure magique ?  Sûrement, Tonks n'avait jamais rien vu de tel et de plus, pourquoi un homme si intelligent ne s'habillait qu'avec des vêtements de seconde main ?  Ce n'était bien sûr que son  opinion mais à son avis, Remus était doué d'une compréhension et d'une intelligence qui dépassait celle de beaucoup d'hommes qu'elle avait connu. Alors pourquoi ne possédait-il pas un rôle important dans la communauté du travail alors qu'elle était sûre qu'il en avait les capacités ? C'était ce qu'elle ne comprenait pas.  Il y avait un tel mystère qui l'entourait...  Et plus elle passait du temps avec lui, plus elle avait envie d'en savoir plus. Vraiment, il y avait quelque chose qui lui échappait.  Pour le moment en tous cas, car vous vous en doutez, elle ne s'avouait pas vaincue facilement.

Lorsque Remus bifurqua dans une allée plus sombre pour transplaner, la jeune Auror faillit le manquer au tournant car elle était encore plongée dans ses pensées. Elle s'en rendit compte juste à temps cependant et elle suivit son compagnon dans l'allée. Ce dernier lui fit part du lieu d'arrivée où il la retrouverait même si Tonks se demandait toujours après qu'il soit partit pourquoi ils n'avaient pas transplaner ensembles en transplanage d'escorte. La jeune femme considéra quelques instants cette possibilité avant de se dire qu'il voulait peut-être vérifier que les alentours étaient bien sécurisés, mais vu qu'elle n'y avait pas déjà été en repérage des lieux, Remus aurait pu la prendre en transplanage d'escorte!

Elle perdit encore de précieuses minutes car elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à tout ce qui avait afflué dans ses pensées précédemment dans un certain méli-mélo. Enfin, elle se dit que Remus devait sûrement l'attendre depuis longtemps et vidant son esprit, elle se concentra sur les trois « ».  En quelques secondes, elle disparut dans un « Plop » distinctif. Son erreur étant, elle n'avait pas fait complètement le vide... Du moins, lorsqu'elle visualisa l'endroit qui représentait sa destination,  Remus figurait toujours dans un recoin de son esprit.

« Plop » retentit dans l'allée sombre et elle lui tomba littéralement dessus. Une légère exclamation lui échappa tandis que le visage de Remus s'affichait à même pas dix millimètres du sien et son cœur rata un double battement. Guère étonnant ! La surprise la fit trébucher vers l'arrière et elle se tomba au sol. Se relevant tout en époussetant sa cape, ses cheveux avaient pris une intense couleur rouge vif. Cette fois pas rouge de colère mais de honte. Etre métamorphomage avait ses avantages mais aussi ses inconvénients. Dans les moments où vous voudriez essayer de cacher vos émotions, voilà que votre don venait contredire vos intentions et révéler ce que vous désiriez le plus cacher. Tonks s'étaient à plusieurs reprises par le passé retrouvée dans ce piège et c'était même pire quand elle était enfant car elle contrôlait encore moins son don. Parfois, ce n'était pas une vie ça...

Voilà qu'elle se donnait en spectacle maintenant, devant lui et en plein début d'une mission !  Il avaient déjà fait des missions ensembles depuis son arrivée mais jamais encore se ridiculiser autant ne lui était arrivée. Mais que lui arrivait-il donc ?! Elle ne sut que dire pour s'excuser sur le moment. « Dé... Désolée... Je suis confuse, j't'ai pas fais mal au moins ? » murmura t-elle les cheveux toujours aussi rouges de honte. Honteuse évidemment. D'habitude, lorsqu'elle décidait de faire quelque chose spontanément, elle n'avait aucune honte à avoir, mais étant donné que là, elle n'avait pas du tout prémédité se retrouver à à peine un centimètres de lui, bien sûr qu'elle était honteuse et confuse. « Je sais pas ce qui m'a pris... Je ne l'ai pas prémédité... Je crois... Je crois avoir été distraite... » fit-elle rapidement. « Bon, au moins je t'ai trouvé tout de suite... » ajouta t-elle avec un sourire embarrassé avant de se coller au mur à côté de Remus et d'observer le bâtiment qu'ils avaient pour mission de surveiller. Oui, après la bévue énorme qu'elle venait de faire, mieux valait qu'elle se fasse oublier et redevienne professionnelle tout de suite. Observant au loin, elle plissa les sourcils avant de sortir une paire de multiplettes de sa cape pour la mettre devant ses yeux.

D'où ils se trouvaient, elle pouvait apercevoir une porte, sans doute celle par laquelle les mangemorts allaient entrer ou du moins la plupart d'entre eux. Sinon Remus n'aurait pas choisi ce point d'observation, elle lui faisait confiance. Qui plus est, l'éclairage de la lune aidant, c'était parfait ! Ils n'auraient pas de difficultés à voir les mages noirs arriver. Quant à les reconnaître, tout dépendant s'ils portaient leur masque ou non … Devant la porte il y en avait d'ailleurs un et à la démarche de crabe elle était presque certaine qu'il s'agissait de Crabbe. (oui bon ça c'était une blague facile!)
Elle retira les jumelles de ses yeux et les tendit à Remus. « Tu veux jeter un coup d'oeil ? »

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 8 Mai - 13:30

Il savait qu’elle n’aimait pas son prénom. Pourtant, il ne comprenait pas pourquoi. Il était si joli… « Nymphadora ». Il faisait penser à « Nymphe ». Il avait toujours trouvé qu’il lui allait à merveille, et adorait étrangement le prononcer. Il semblait comme couler naturellement dans sa bouche. Il en aimait la consonance. C’était bien plus joli et poétique que ce « Tonks » qu’elle utilisait. Certes, pour un nom de famille, ça allait. Mais pour un prénom… Il trouvait ça dommage qu’elle refuse d’être nommée par son prénom, étant donné la beauté du sien. Il manqua de répondre à sa protestation, mais préféra rester silencieux, et rester concentré sur la mission. S’ils devaient en débattre, ce serait pour plus tard. Pour l’instant, ils avaient mieux à faire.

Ils se rendirent donc au lieu de rendez-vous, séparément. Nymphadora n’était pas encore là, Remus en profita pour observer les lieux, faire un peu de repérage. Cependant, au bout de quelques minutes, il finit par s’inquiéter qu’elle ne soit pas encore arrivée. Pour rien, d’ailleurs, puisque quelques minutes plus tard, un craquement retentit, et… Par Merlin, elle voulait qu’il ait une crise cardiaque quoi ! Cela manqua d’ailleurs d’arriver. Voilà que la ravissante jeune femme se trouvait collée à lui, son visage à moins de dix centimètres du sien ! Il crut mourir sur place. Son cœur rata un battement avant de s’affoler à toute vitesse, ses membres se tendirent tandis que l’odeur de Nymphadora l’enivrait tout entier, et il resta figé, hébété de la savoir si proche, et ne comprenant pas comment elle s’y était prise pour transplaner aussi proche de lui. Il pouvait observer chaque détail de son visage en forme de cœur, et il ne s’en priva. Ses yeux foncés mais brillants, son petit nez, ses lèvre pulpeuses et attirantes… Oh Merlin, il fallait qu’il s’écarte ou bien…

Mais il n’eut pas à le faire : la jeune femme tomba en arrière. Le temps que Remus réagisse, et se rende compte qu’elle perdait l’équilibre, elle était déjà par terre, sur les fesses. Il se pencha aussitôt pour l’aider à se relever. Il perçut la gêne chez la jeune femme, en voyant la couleur rouge de ses cheveux, tandis qu’elle s’excusait et se justifiait. Mais il avait du mal à prêter attention à ce qu’elle lui disait. Le temps semblait comme s’être arrêté. Pendant quelques instants, il avait eu Nymphadora tout près de lui, ses lèvres à dix centimètres des siennes… Il avait cru devenir fou, devenir autre, tandis que son parfum l’enivrait tout entier. Un combat s’était joué en lui pendant quelques secondes. Passer ses bras autour d’elle ou s’écarter ? Son cœur lui avait dicté la première solution, sa raison, la seconde. Finalement, il était resté immobile, incapable de bouger, sous le charme de la jeune femme. Il n’avait pas compris ce qu’il s’était passé. Il n’était pourtant pas attiré par elle… alors quoi ? Pourquoi avait-il été si troublé par cette soudaine proximité entre eux ? Pourquoi avait-il eu envie de... Non, il ne devait plus y penser. Cela n'avait été qu'une pulsion primaire, sans aucun doute dû à sa lycanthropie. Rien de plus. Par Merlin, il devait vraiment être en manque, pour que son corps réagisse ainsi à la proximité d'une jeune femme. Il ne voyait pas d’autres explications. Il fallait dire qu’il n’avait que des relations d’un soir, plus ou moins fréquentes… et surtout moins, ces derniers temps. Et puis, Nymphadora était une jeune femme très séduisante.

Rougissant légèrement à cette pensée, il finit par sortir de sa torpeur, et répondit à la pauvre Tonks :

- Ne t’inquiètes pas, ce n’est rien. Ça arrive…

Il trouvait néanmoins cela étrange. Elle lui avait fait la peur de sa vie, d’ailleurs, à transplaner comme ça, limite sur lui. Elle avait été distraite ? Par quoi ? Peut-être avait-elle pensé à lui avant d’arriver, ce qui expliquerait son léger retard… En bien ou mal ? Merlin, il fallait qu’il arrête ! C’était juste une coïncidence. Il était en train de se faire des illusions, de devenir complètement paranoïaque. Jamais la jeune femme n’aurait des pensées déplacées pour lui. Elle était bien trop belle, bien trop jeune, et lui… lui il n’était pas un homme pour elle. De plus, ils étaient complètement à l’opposé l’un de l’autre. *Oui, mais les opposés s’attirent…*, lui souffla une petite voix pernicieuse.

Remus se rembrunit, agité par des pensées contradictoires. Il sentait la jeune femme s’agiter à ses côtés, mais n’y prêtait que peu attention, perturbé par ses propres pensées. Il ne connaissait pas la jeune femme depuis longtemps, et pourtant, il l’appréciait déjà beaucoup. Elle avait de nombreuses qualités, et parvenait à lui redonner le sourire. Il aimait être avec elle, il se sentait quelqu’un d’autre, quelqu’un d’intéressant, et surtout, de normal. Elle agissait parfaitement normalement avec lui. Une certaine complicité était rapidement apparue entre eux, et Remus se surprenait souvent à être impatient d’une nouvelle mission avec elle. Elle était un rayon de bonheur dans sa journée. Si elle lui avait proposé une sortie, sans doute aurait-il refusé. Il ne voulait pas lui voler son temps, ou la déranger. Elle devait avoir des amis de son âge à voir, des choses à faire, sans compter son métier d’auror. Mais ce n’était pas arrivé, de toute façon. En revanche, ces missions lui permettaient de la voir sans culpabiliser. C’était nécessaire, utile à l’Ordre. Et complètement professionnel. Ou presque…

En parlant de professionnalisme… Remus sursauta lorsque Nymphadora lui proposa ses multipliettes, le sortant brusquement de ses pensées. Il rougit doucement, et acquiesça, ne se voyant pas dire non. Reprenant contenance, il en profita donc pour observer l’endroit, et finit par dire, en les lui redonnant.

- Tu vois la rue qui part à gauche, un peu plus loin… ?, murmura t’il. Il faudrait qu’on aille là. C’était l’endroit que j’avais repéré. On sera plus proche et on aura une meilleure vue. Il va juste falloir être discrets. Je vais lancer le sort de dissimulation, tu devrais en mettre un aussi.

Il se lança donc le sort. Il n’y avait que quelques mètres, mais mieux valait-il rester prudent. La discrétion avant tout. Il observa Crabbe. Il marchait de gauche à droite puis de droite à gauche, jetant parfois un regard autour de lui. Il semblait peu content d’avoir été assigné à cette tâche. Normal… Surtout qu’il ne faisait pas très chaud. Avec ses vêtements miteux, Remus sentait le froid passer. Il aurait aimé pouvoir s’acheter des vêtements plus chauds, mais n’en avait pas les moyens. Sirius lui avait pourtant proposé un nombre incalculable de fois de lui donner des vêtements ou bien de lui en acheter, mais à chaque fois, par fierté, Remus avait refusé. Déjà qu’il était logé, nourri et blanchi gratuitement… c’était bien plus que sa fierté ne pouvait en supporter. Pourtant, il avait souvent été tenté de lui emprunter une cape. Juste une. Mais sa fierté avait été la plus forte. Et le voilà à présent frigorifié dans le froid… Et ils n’en étaient qu’au début de la soirée.

Il en parfois assez, de cette vie de solitaire qu’il menait. Il avait beau affirmer que l’amitié lui suffisait, qu’elle lui avait toujours suffi, il avait toujours envié ses amis de pouvoir vivre des relations amoureuses. Il aurait voulu connaître ça, juste une fois… Une vraie relation, avec une femme. Avec des sentiments, de la tendresse, et non pas juste une nuit passée, certes libératrice de certaines de ses frustrations, mais sauvage et insuffisante en terme d’enrichissements. Oui, il aurait voulu vivre une relation tendre avec une femme. Mais c’était la chose qu’il ne pourrait jamais avoir, qu’il s’interdisait. Il était trop pauvre pour subvenir aux besoins de quelqu’un d’autre – déjà qu’il peinait à subvenir à ses propres besoins ! –, et il était dangereux. Sa situation de lycanthrope était un poids lourd qu’il portait depuis trente ans – ou presque. *Il allait d’ailleurs falloir fêter ces trente ans…*, songea t’il pour lui-même avec ironie. Trente ans de malédiction, de pleines lunes. Trente ans à se faire rejeter de la communauté des sorciers, à essayer d’y trouver sa place. Trente ans… Il eut soudain un coup de vieux. Il avait déjà trente-cinq ans, et en paraissait dix ans de plus. Même Sirius qui sortait de douze ans à Azkaban avait meilleure apparence que lui. Il retint un soupir, et resserra sa cape usée autour de lui, pour tenter de se protéger davantage du froid. Il demanda alors :

- Prête ?

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Ven 9 Mai - 15:27

A peine Tonks se fut-elle éloignée de lui qu'elle ressentit le désir de se rapprocher de nouveau. Elle se mordit les lèvres aussitôt. Mais que lui arrivait-il ? Pourquoi avait-elle de telles pensées aujourd'hui ? C'était très récemment que ce genre de pensées étaient dans son esprit, très récemment. Elle devait absolument se reprendre avant que cela ne dérape davantage. Le problème était, en avait-elle vraiment envie ?  Analysant cette question quelques secondes, la réponse lui fut évidente. Non, elle n'avait aucune envie de se soustraire à l'évolution qui se  produisait en elle. Elle avait même très envie d'aller plus loin mais elle ne savait pas comment Remus réagirait.  C'était bien la première fois de sa vie qu'elle était timide, qu'elle n'osait pas. Généralement, cela ne la dérangeait pas.

C'était bizarre... Elle n'avait jamais réfléchi ainsi, penser à comment les autres réagirait. Cela ne lui avait jamais paru lui importer autant que maintenant ?  Mais là, dans le cas de Remus, anticiper sa réaction lui semblait vital car elle ne voulait pas commettre d'erreurs, faire quelque chose dont elle regretterait les conséquences et ainsi le perdre pour toujours. Non, pour cela, elle devait observer ses réactions, son attitude envers elle.  Cela n'allait sûrement pas être facile étant donné sa nature secrète, mais elle allait s'accrocher. Pour tout et dans tout, elle s'était toujours accrochée et finalement elle ne s'en était pas mal sortie puisqu'à présent elle était Auror et avait eu le meilleur entraîneur qui soit : Maugrey Fol Oeil.

Pour le moment, elle aurait juré le voir rougir lorsqu'ils s'étaient trouvés si près l'un de l'autre pendant quelques secondes avant qu'elle ne trébuche vers l'arrière à cause de la surprise ressentie. Cependant, elle se dit finalement que c'était stupide car comment pourrait-elle s'en apercevoir dans cette pénombre? Il faisait bien trop sombre pour se rendre compte de ce genre de détail. Elle ne devait pas se laisser imaginer un tas de choses qui probablement n'étaient, et ne seraient jamais, réelles. Peut-être avait-elle également mal interprété sa réaction. Quoiqu'il en soit, elle ne devait pas se hâter dans ses observations. Elle devait prendre son temps, ne pas hâter ses conclusions, être certaine... Avant de se compromettre et de révéler ce qu'elle ressentait.  

Pressée contre le mur, Tonks n'osait à présent pas regarder vers Remus de peur que celui-ci  ne la regarde en même temps mais ce dernier observait toujours au travers des jumelles. Elle aurait pu tenter juste un regard vers lui mais elle n'osa pas. Pourquoi ? Elle n'en savait rien, juste que c'était tout nouveau. Lorsqu'il lui repassa les multiplettes, il lui indiqua également un endroit et utilisant les jumelles pour y voir mieux, elle repéra facilement la rue dont il lui parlait. Elle hocha la tête en silence, trouvant qu'elle en avait déjà fait assez jusque là  par son arrivée plutôt brutale pour Remus !

Pour une double précaution, ils avaient décidé de se lancer un sort de Désillusion et  Remus lui dit qu'il allait en mettre un maintenant et qu'elle devrait en mettre un aussi. S'ils devaient se rapprocher davantage, c'était le moment oui de le faire. La jeune femme sortit sa baguette magique de sa cape et fit la même chose que lui, se désillusionnant elle aussi. Elle sentit une drôle de sensation froide s'immiscer dans son corps et lorsque celle-ci s'estompa elle sut que le sort avait marché. Lorsque Remus lui demanda si elle était prête, elle répondit :

« Comme toujours. »

Allez Tonks, fini le sentimentalisme pour l'instant, un peu de professionnalisme.

Elle resserra sa cape elle aussi autour d'elle car le froid commençait à être très pénétrant en cette période de la soirée. Redoublant de prudence pour ne pas faire preuve de maladresse et trébucher sur quoi que ce soit, elle fut la première à quitter les ombres de la ruelle où elle était apparue pour se diriger vers celle dite par Remus. La clarté de la lune illuminait sa silhouette mais personne d'autre qu'elle ne pouvait la voir – hormis Remus dont elle sentait le regard sur elle par derrière. Cependant, elle ne se serait pas retournée ; d'ailleurs il n'y avait aucune raison de se retourner maintenant hormis pour se distraire de nouveau. Là-haut, le disque quasiment opaque de la lune leur éclairait et montrait le chemin, semblant les surveiller jusqu'à ce qu'ils parviennent à destination, semblant veiller sur eux presque. Veiller ? Ah, lorsque Tonks saurait ce qu'elle représentait en réalité pour Remus, elle ne le verrait plus de la même façon...  

La jeune femme se cacha de nouveau dans la ruelle qu'ils atteignirent peu après et elle jeta un coup d'oeil à la porte principale du bâtiment où Crabbe faisait toujours sa ronde, imperturbable et pourtant un peu ennuyé – et surtout inconscient que deux membres du Phoenix venait de sortir à découvert pour changer de lieu d'espionnage. Remarque, se dit la jeune Métamorphomage, même si on lui était passés sous le nez sans camouflage je doute qu'il aurait pu même nous apercevoir. C'était un peu exagéré mais cela déduisait sa pensée à l'égard de l'intelligence de Crabbe.

« Bien, » murmura t-elle. « Ne reste plus que les mangemorts à attendre... » Elle se demanda alors si le seigneur des ténèbres était déjà là à attendre ses sbires ou s'il n'y était pas encore.

Durant plusieurs minutes, elle laissa le silence s'étendre mais incapable de rester ainsi plus longtemps, elle finit par dire à Remus sous le ton d'une innocente légèreté mais toujours dans un murmure : « Hm... Ta famille doit s'inquiéter quand tu pars comme ça en mission pour l'Ordre, non ? »  Elle ne voulait pas  mentionner les mots « ta femme ou tes enfants » car...  Tiens d'ailleurs pourquoi ces simples mots lui vrillaient-ils l'estomac d'angoisse ? A moins que ce soit de... jalousie ? « Ma mère, elle s'inquiète très souvent. Je dirai que c'est une grande stressée si je ne connaissais pas très bien les raisons de son inquiétude... Enfin, elle reste contente de ce que je sois devenue. Mon père en revanche est surtout très fier de moi, bien qu'il cache bien sûr aussi son angoisse mais s'il la montrait lui aussi, ma mère m'enfermerait dans ma chambre jusqu'à l'aube et bloquerait aussi ma fenêtre pour ne pas que je sorte. Mes parents, je dirai même qu'ils sont totalement des opposés de caractère mais ma mère fait infiniment confiance à mon père, à lui et à son jugement. » Oups, parlait-elle toujours de ses parents là ? Oui, bien sûr que oui ! Mais inconsciemment, pas seulement...

Le ton innocent de la conversation était entretenu néanmoins.

Elle attendit ensuite qu'il réponde à ses questions. Espérant du moins.  Croisant les doigts. En même temps, s'il avait une femme ou des enfants dans sa vie, elle en aurait au moins entendu parlé quelquefois par des membres de l'Ordre ou même par Molly...  En même temps, il était si secret. Peut-être avait-il une vie cachée ? Après tout, elle ne savait pas ce qu'il faisait lorsqu'elle n'était pas avec lui en mission comme aujourd'hui, ou ce qu'il allait faire le lendemain lorsqu'ils se sépareraient pour rentrer chez eux. De nouveau, cette sensation de vrille dans son estomac s'immisça.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Ven 9 Mai - 19:48

Il esquissa un timide sourire, à la réponse de la jeune femme, mais resta concentré. Il la laissa y aller la première, la suivant de près, et l’observant avec une certaine inquiétude. Nymphadora était réputée pour sa maladresse légendaire, et il craignait qu’elle ne tombe à tout moment, les faisant repérer aussitôt. Il essayait néanmoins de se rassurer en se disant qu’elle était une auror, qu’elle devait quand même savoir se montrer discrète. Elle le lui avait d’ailleurs déjà prouvé dans d’autres missions. Mais ses arrivées étaient toujours remarquées, notamment par la chute du porte-parapluie, dans lequel elle se prenait à chaque fois les pieds. Il était donc tout à fait normal qu’il soit inquiet pour elle, et pour la mission. Il se sentit donc soulagé, lorsqu’elle arriva sans être tombée. Il était de toute façon prêt à la rattraper, et à transplaner si besoin était. Il ne voulait prendre aucun risque. Il n’était que deux, il n’était pas question d’avoir à comabattre. Si jamais ils étaient repérés, ils devaient fuir au plus vite.

Une fois leur position prise, Remus surveilla tout comme elle l’entrée. Il se trouvait de ce fait assez proche d’elle, et s’en sentit étrangement troublé. Voyant que de toute façon, Tonks observait, il se recula donc. Inutile d’être à deux à observer pour le moment. Personne n’arrivait. Il s’assit donc sur une caisse en bois qui ne se trouvait pas loin. Il resta silencieux aux paroles de la métamorphomage, se contentant d’acquiescer. Oui, il ne restait plus qu’à attendre. Il jeta un bref regard à sa montre. Ils n’allaient sans doute pas tarder… Peut-être certains étaient-ils même déjà là. Quant au Seigneur des Ténèbres, serait-il là ? Du moment qu’il n’avait pas à s’y confronter, tout irait bien. Il n’était pas de taille à le combattre, seul Dumbledore avait une réelle chance de parvenir à le vaincre. Remus avait une grande admiration pour cet homme qui lui avait donné une place dans le monde des sorciers, en lui permettant de venir étudier à Poudlard. Il avait été le premier à lui tendre la main, et pour cela, il lui en serait éternellement reconnaissant. C’était un puissant sorcier, doublé d’une âme généreuse. Il n’hésiterait pas un instant à lui confier sa vie.

Perdue dans ses pensées, il en fut néanmoins rapidement sorti par la jeune femme, qui venait de l’interroger sur sa « famille ». Qu’entendait-elle, par ce terme ? Ses parents ? Car il n’avait personne d’autre. Depuis sa majorité, il avait un peu coupé les ponts avec ces derniers, se contentant de leur rendre visite de temps à autre. Il estimait leur avoir assez gâché la vie durant son enfance, les mettant chaque mois en danger. Ils avaient fait énormément pour lui, et il ne pouvait plus les déranger. De nombreuses fois, pourtant, il avait manqué aller les voir pour leur demander un peu d’aide. Mais la culpabilité et la honte avaient repris le dessus. S’il devait un jour retourner vers eux, il voulait que ce soit pour leur dire qu’il avait du travail, et qu’il était capable de subvenir à ses besoins tous seuls. Remus aimait beaucoup ses parents, mais il savait que son père n’avait jamais vraiment accepté sa nature de loup-garou, et que sa mère ne cessait de s’inquiéter pour lui. C’était pourquoi il avait pris ses distances, pour qu’ils puissent enfin vivre leur vie, sans avoir à se préoccuper de lui. Il correspondait souvent avec sa mère, lui racontant que tout allait bien pour lui. Ce n’était pas tout à fait vrai, mais au moins, ça la rassurait, au moins.

Quant à fonder lui-même une famille, il y avait bien entendu songé de nombreuses fois. Mais il avait toujours su que dans son cas, ce ne serait jamais possible. Il aurait en effet pu trouver une femme, se marier avec elle, et adopter un enfant… mais ça aurait été égoïste et les mettre en danger. Et puis, qui voudrait pour mari ou pour père, un lycanthrope ? Il aimait les enfants, et c’était pourquoi être professeur à Poudlard lui avait énormément plu. Mais il ne pourrait jamais être père… Il s’y était résolu depuis longtemps. De plus, il parvenait à peine à subvenir à ses besoins, alors à ceux de quelqu’un d’autre ? D’une femme ? D’un enfant, même ? C’était juste inconcevable. Parfois, il se disait que s’il trouvait un jour une compagne, ce serait une louve-garou. Mais encore fallait-il qu’ils tombent amoureux l’un de l’autre…

Remus n’avait jamais été amoureux. Enfin… il avait eu un petit coup de cœur pour Lily Evans à Poudlard, mais avait toujours gardé ce secret bien enfoui au fond de lui, et peu à peu, l’amour était redevenue de l’amitié. Peut-être avait-il confondu, d’ailleurs. Mais il n’aurait jamais osé se déclarer ou avouer à Lily ses sentiments. Il n’aurait jamais voulu lui donner une vie aussi misérable que l’était la sienne. Sans compter que James en était fou amoureux, et qu’il tenait trop à l’amitié de celui-ci pour oser lui voler la femme qu’il aimait. De toute façon, entre James et lui, Lily ne l’aurait jamais choisi. Elle lui avait avoué une fois trouver le maraudeur très séduisant, mais ne pas supporter son arrogance. Avec le temps, Remus avait néanmoins remarqué qu’elle lui parlait bien trop souvent de James pour quelqu’un qui se disait n’être pas le moins du monde intéressée par lui, et le trouver trop arrogant. Mais tout ceci était de toute façon bien loin derrière lui... Il avait finalement perdu James et Lily qui avaient néanmoins eu un enfant avant d’être assassinés. Il serra légèrement les dents durant une seconde, l’esprit envahi de sombres et tristes pensées. Nymphadora le tira alors de ces pensées noires, en se mettant à parler d’elle. Il l’écouta attentivement, véritablement intéressée, posant son regard doux sur elle. Il sentit son cœur se remplir peu à peu de tendresse pour ce petit bout de femme courageux aux parents si inquiets. Une pensée s’immisça néanmoins malgré lui dans son esprit, à ses dernières paroles Ses parents étaient complètement à l’opposé l’un de l’autre, mais s’aimaient et se complétaient. C’était apparemment ce qu’elle tentait de lui expliquer. Est-ce qu’il y avait un sous-entendu, là-dessous ? Après tout, Nymphadora et lui étaient aussi très différents… Lorsqu’il imaginait la jeune femme avec quelqu’un, il la voyait toujours avec un jeune homme de son âge, sain, beau, en bonne santé. Quelqu’un comme elle, débordant d’énergie et de joie de vivre, toujours à croquer la vie à pleine dents… et pourtant, ce qu’elle semblait sous-entendre à travers ses paroles, c’est qu’elle cherchait quelqu’un de différent d’elle, voire même d’opposé. Ou à défaut de le rechercher plutôt (peut-être l’avait-elle déjà trouvé ?), elle voulait quelqu’un  de différent d’elle. Correspondrait-il, lui ? Après tout, il était calme et réfléchi, là où Nymphadora était souvent agitée et impétueuse. Il se laissait toujours guider par sa raison, alors que la métamorphomage n’écoutait que son cœur. En termes d’opposés, Nymphadora était sans aucun doute le sien. Ils étaient tellement différents… Pourtant, pour lui, cela lui semblait davantage un obstacle qu’autre chose. Il était vrai que l’on disait souvent que les contraire sont souvent attirés l’un par l’autre. Mais ne disait-on pas également que « qui se ressemblent, s’assemblent » ? Ces proverbes à deux sous ne valaient pas grand-chose, mais Remus croyait davantage à la possibilité d’une union entre deux personnes pareilles. Les parents de Nymphadora étaient sans doute l’exception qui confirmait la règle.

Devant le silence qui suivit, et le regard que la jeune métamorphomage lui jetait, Remus comprit qu’elle attendait toujours une réponse à sa question, ou du moins, une réaction de sa part. Il manqua en rougir doucement. Il n’était pas habitué à ce que l’on s’intéresse à lui, à ce qu’on cherche à en savoir davantage sur lui. Il n’était pas très loquace, n’aimait pas tellement parler de lui, et les gens ne cherchaient pas à en savoir davantage sur lui. Non, Remus n’était pas un bavard. Il n’était pas du genre à parler pour rien dire, et lorsqu’il prenait la peine de dire quelques mots, tout le monde se taisait pour l’écouter. Il passait ainsi pour le calme et réfléchi Lupin, et ses propos donnaient bien souvent à réfléchir aux autre, du fait de la précaution qu’il mettait toujours dans ses paroles, toujours mesurées. Du fait de son silence, sa parole devenue ainsi rare, n’en prenait que davantage de valeur. Et il aimait bien cette image qu’on avait de lui. Cette image qu’il avait voulu donner de lui : non pas un loup-garou qui se laissait conduire par des instincts primitifs, mais un homme – et qui plus est, un homme plein de raison, qui se laissait entièrement guidée par elle. Oui, il aimait cette image à la fois rassurante et apaisante, qui lui faisait penser qu’au fond, il pouvait presque être considéré comme un être humain, tout ce qu’il y avait de plus normal. Il y avait certes des choses qu’il ne pourrait jamais avoir – une femme, des enfants – mais il avait des amis, et la reconnaissance des gens qui lui étaient le plus proches. Et cela, c’était déjà beaucoup plus qu’il n’aurait pu l’espérer. C’était même inespéré, au vu de sa condition de lycanthrope. Il avait presque réussi à se faire une place dans la société, dans la communauté des sorciers. Presque…

- Mes parents habitent loin, je ne les vois que rarement. Ils ne sont pas vraiment au courant de la vie que je mène.

Une vie solitaire, en soi. Même si depuis qu’il s’était installé au Square Grimmaurd avec Sirius, il se sentait moins seul. Il avait retrouvé son meilleur ami, celui de ses années Poudlard, et ne passait plus ses pleines lunes seul. Sirius n’en faisait de toute façon qu’à sa tête, venant toujours l’embêter lors de ces nuits mensuelles, que ce soit sous forme humaine ou en Padfoot. Parfois il lui parlait toute la nuit, d’autre fois, ils faisaient des jeux. Oui, il avait de la chance d’avoir Sirius, quelqu’un sur qui compter, et qui rendait plus supportable et même acceptable sa condition de lycanthrope. Car même après trente ans, si Remus avait plus ou moins accepté sa condition, il en avait toujours honte. Honte de se transformer en monstre sanguinaire chaque moi… Et cela, même l’apparition de la potion tue-loup dans sa vie, qui lui facilitait les nuits de pleine lune - en lui permettant de dominer le loup, et en faisant en sorte que la raison humaine prenait le dessus sur le loup – n’avait pas réussi à amoindrir sa honte de lui-même, et sa haine pour cette partie intégrante de lui, qui resurgissait chaque mois.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Dim 11 Mai - 21:52

Remus ne sembla pas comprendre de suite que Tonks attendait une réponse de sa part et, à vrai dire, lorsqu'il le comprit enfin et qu'il la lui fournit, Tonks ne sentit pas sa curiosité apaisée – loin de là. Bien au contraire, elle avait encore plus de questions sur lui. Elle n'avait jamais autant ressenti l'envie d'en savoir plus sur quelqu'un qu'en ce moment. Peut-être n'avait-elle jamais rencontré de personnes digne autant de son attention. Elle avait connu des jeunes gens de son âge, vifs, enjoués et aimant rire et s'amuser mais ce genre de caractéristiques,  elle ne les recherchait que dans l'amitié.  Quant à savoir ce qu'elle voulait côté cœur, elle n'avait pas toujours su loin de là et lorsqu'on est jeunes on tâte un peu le terrain pour mieux se découvrir. Aussi avait-elle déjà essayé de sortir avec des gens comme elle, jeunes, mais cela n'avait été que déceptions. Il y avait trop de choses qui ne marchaient pas.  Cela avait même été une catastrophe et quand elle avait compris pourquoi ils étaient avec elle, elle avait tout simplement mis fin à la relation, déterminée à ne plus jamais tomber amoureux de ce genre de gars et décidant de faire attention dans ses choix dorénavant.

Ce qu'elle voulait, c'était quelqu'un de stable, quelqu'un de mature, de calme et posé dont elle avait besoin pour aller contre-balancer sa propre nature. Quelqu'un de raisonnable, quelqu'un de doux et compréhensif.  Et ce qu'elle avait découvert, c'était que les garçons ils ne devenaient plus sage et posé qu'à partir de la trentaine. Avant, elle ne pouvait pas avoir confiance... Non, vraiment, Tonks n'avait jamais vraiment été amoureuse. Elle l'avait cru à plusieurs reprises mais elle ne l'avait jamais été. Elle avait cru les connaître, et être amoureuse de ce qu'ils étaient. La vérité était qu'ils n'avaient jamais su être honnête avec elle. Remus, quant à lui, il avait ce petit quelque chose qu'elle n'avait jamais vu chez personne, ce quelque chose qu'elle avait toujours recherché et pour la première fois de sa vie elle voulait vraiment aller plus loin avec quelqu'un. Elle aimait même son silence, c'est dire.

Remus n'était pas très bavard – même si elle pouvait s'y adapter facilement - et la réponse qu'il lui fit en fut représentative, mais ça elle l'avait déjà deviné depuis longtemps. Elle gardait cependant espoir ; elle réussirait à le faire parler, sinon à l'ouvrir un peu à elle. Elle ne lui demandait pas d'être comme elle mais au moins à se confier un peu.  Elle voulait qu'il se sente en confiance, qu'il sache qu'elle savait écouter elle aussi. Non, si elle voulait qu'il s'ouvre un tant soit peu à elle, elle devrait prendre les rênes en mains car ce n'était pas lui qui prendrait des initiatives.  

Elle réfléchit ensuite aux paroles qu'il lui avait répondu, essayant de comprendre entre les lignes.  Il ne voyait pas souvent ses parents car ils habitaient loin d'ici... Comment était-ce possible qu'ils ne soient pas vraiment au courant de la vie qu'il menait ?  Avait-il coupé les ponts lui-même de sorte qu'il ne les mette pas en danger ? Lorsque ces pensées résonnèrent dans son esprit, la jeune femme se dit que ça sonnait bien Remus, ce genre de choses. Un tas d'autres questions lui brûlaient les lèvres et elle ne savait pas si elle devait où non les poser sachant que Remus n'aimait pas parler de lui – d'où sa réponse plus qu'expéditif.  Elle ne voulait pas  pousser sa chance trop loin. Elle ne voulait pas engager la discussion sur un terrain dangereux qui ferait Remus se refermer sur lui-même. Incertaine, elle tourna légèrement la tête et l'observa un moment, songeuse et se mordit les lèvres tout en disant :

« Arrête-moi si je vais trop loin mais, ne crois-tu pas que ce soit plus dur pour eux de ne plus te voir ?  Après tout, tu es leur fils. »  Elle se demandait même si cela ne concernait pas davantage Remus que ses parents. Peut-être que c'était lui qui avaient plus peur de les mettre en danger et qui avait pris la décision de s'éloigner pour leur bien. Peut-être qu'ils auraient toujours le voir. « Et...Je veux dire... Tu n'as personne d'autres ?  Petite-amie peut-être ? »

Ton neutre et conversationnel. Elle lui jeta un coup d'oeil mais brusquement se demanda si elle n'avait pas posé une question en trop. Anticipant alors la réaction soudaine du lycan qui ne saurait tarder, elle secoua vivement la tête et tout en se forçant à rire, elle ajouta rapidement. « Bien sûr, ne va pas t'imaginer tout un tas de choses hein, je suis juste curieuse c'est tout et... Et je... Je me sens concernée par mes amis... On est bien amis, hein ? » Et son ton était presque interrogatif, suppliant. Elle eut un geste vers lui comme si elle allait poser une main sur la sienne mais elle suspendit son geste, se disant que ce n'était peut-être pas une bonne idée.  « Parce que je te vois tout l'temps seul c'est pour ça. Enfin, tu dois aimer la solitude mais quand même c'est pas non plus toujours bon tu sais...  Et puis je veux juste que tu te sentes en confiance avec moi c'est tout, comme avec Sirius par exemple ou d'autres personnes. Je veux juste que tu sois détendu parce que... » Elle s'interrompit alors qu'elle sentait les mots suivants poindre sur ses lèvres ('Parce que je t'aime... bien.'). A la place, elle se dit qu'elle allait dire... « Parce que t'es quelqu'un de bien, voilà. Enfin, tu sais, je suis toujours spontanée dans mes propos, donc il faut pas m'en vouloir surtout, je suis juste comme ça... »

Oui, voilà... N'entamons pas tout de suite non plus le thème des sentiments et des 'je t'aime bien' 'moi aussi'. En tous cas, ces derniers mots l'avaient fait brusquement rougir. Elle pouvait le sentir à la soudaine chaleur  qui lui monta aux joues et elle pouvait sentir son cœur battre plus que de mesure, mais ne battait-il pas toujours ainsi dès qu'elle était près de lui ?

Voilà maintenant qu'elle se demandait si elle avait eu raison de dire tout cela si spontanément et s'il ressentait quelque chose au moins similaire à de l'amitié pour elle.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Mar 13 Mai - 17:57

Le lycanthrope jetait de temps à autre un regard vers le grand bâtiment au gris, pour surveiller une éventuelle arrivée. Mais il n’y avait personne, si ce n’était Crabbe, toujours là à faire le guet. Cela faisait-il longtemps qu’il était ici ? Il devait sans aucun doute en avoir marre. Ou bien avoir faim. Remus lui-même sentait la faim lui tirailler le ventre. Il n’avait rien mangé depuis la veille au soir, et avait une faim de loup – sans mauvais jeu de mots. Quelque part, il plaignait un peu le serviteur de Voldemort, relégué à la tâche la plus ennuyeuse, qui était d’attendre et de surveiller une porte. Qu’avait-il pu bien faire pour y être assigné ?

Sentant le regard de Nymphadora sur lui, il tourna son regard doré vers elle, l’observant à son tour. Elle semblait songeuse… Il la vit d’ailleurs se mordre légèrement les lèvres, comme si elle hésitait. Il la trouva adorable, comme ça. Mais il comprit son hésitation, lorsqu’elle prit la parole, le faisant se tendre à nouveau. Il n’aimait pas parler de lui… Sans compter qu’il ne se trouvait pas intéressant, et avait toujours peur d’ennuyer l’autre. Quant à sa question, elle le gênait. Nymphadora ne connaissait pas sa vraie nature, et il ne voulait pas qu’elle le sache. C’était peut-être stupide de sa part, peut-être qu’elle aurait l’accepté comme il était… mais il avait peur de voir au mieux de la pitié dans son regard, au pire du dégoût. Il aimait l’idée qu’elle agisse normalement avec lui, qu’elle le voie comme un homme – tout ce qu’il y avait de plus normal. Alors non, il ne voulait pas. Peut-être finirait-elle un jour par comprendre… mais en attendant, il profitait de chacun de ces moments précieux passés en sa compagnie. Mais forcément, elle ne comprenait pas pourquoi il avait mis de la distance entre lui et ses parents. Aussi tenta-t-il d’expliquer, tout en restant le plus évasif possible :

- Je leur ai posé énormément de problèmes, enfant. Ils se sont toujours bien occupés de moi, et je pense que… enfin, ils méritent que je les laisse en paix. Je ne veux plus être un poids pour eux.

Il détourna le regard, gêné. Forcément, elle ne pouvait pas comprendre. Et puis, il  n’y avait pas que ça… En étant loin, ils s’inquiétaient sans doute moins sur lui. Ils ne savaient pas quelle était sa vie de misère, et pouvaient imaginer qu’il était plus ou moins heureux, à présent. De plus, il y avait aussi sa fierté qui rentrait en jeu. S’il devait un jour aller les voir, c’était pour leur dire qu’il avait une situation stable, avec un travail qu’il pourrait exercer et dont il pourrait être fier. Leur dire qu’il avait malgré tout réussi. Or, ce n’était pas le cas…

Il fut sorti de sa rêverie par la nouvelle question de Nymphadora, qui lui serra le cœur. Forcément, elle ne pouvait pas savoir… Il n’aurait jamais de femme, jamais d’enfants. Ni de petite amie… Sa question l’étonna malgré tout. Pourquoi lui demander ça ? Etait-elle… intéressée ? Par lui ? Merlin, il se faisait encore des films. Il fallait qu’il arrête… Elle lui demandait juste cela comme ça, par curiosité. Nymphadora Tonks, intéressée par Remus Lupin ? La bonne blague. Cela en ferait rire plus d’un. Lui-même en aurait ri, s’il n’avait pas eu cet étrange pincement au cœur, à penser que cela ne pourrait jamais se réaliser. Un pincement qu’il ne comprenait pas… mais qui se fit encore plus fort, lorsque la métamorphomage s’empressa de se justifier, tout en riant. Il aurait aimé être capable d’en rire aussi, mais il ne parvint qu’à un sourire un peu crispé, qui ressemblait davantage à une grimace. Elle se sentait concernée par ses « amis »… Il tenta d’assimiler la nouvelle. Nymphadora Tonks voulait être son amie. Pas simplement une collègue de travail, mais son amie. Il aurait dû en avoir une étrange chaleur dans le ventre, en être heureux, lui qui était si souvent rejeté. Alors pourquoi ce pincement au cœur, et ce nœud serré dans son ventre ? Peut-être parce qu’il craignait qu’elle change d’avis et de comportement, lorsqu’elle apprendrait qu’il était un lycanthrope. Oui, ce devait être ça… Ou bien… Ou bien parce qu’il aurait préféré être plus qu’un ami… ? Nymphadora était une très belle jeune femme, très séduisante… Cela aurait été flatteur pour lui, oui. Mais complètement irréel. Impossible.

C’est alors qu’il remarqua le geste qu’elle fit, comme si elle avait voulu poser sa main sur la sienne. Mais elle arrêta son geste. Etonné, il se demanda si elle avait vraiment voulu lui prendre la main. En imaginant que oui, il en ressentit une étrange sensation dans le ventre. Déglutissant avec difficulté, il l’écouta alors lui dire qu’elle le voyait souvent seul. Guère étonnant… Sans doute le laisserait-elle seul aussi, si elle savait. Ce n’était pas bien de sa part de le lui cacher, elle avait le droit de savoir, dans un sens. Mais… c’était son secret. Et il ne voulait pas qu’elle sache. S’il était solitaire ? Oui. Ou du moins, il l’était devenu par la force du temps et les nombreux rejets. Petit, avant qu’il soit mordu, il était apparemment quelqu’un de très sociable. C’était du moins ce que lui disait sa mère. Il aimait diriger, donner des ordres, mais restait ouvert à tout le monde. Il aimait fédérer. Aujourd’hui, il se mettait lui-même sur le banc, à l’écart, de peur de déranger… Oui, il était devenu solitaire. Mais une vie de loup-garou était forcément solitaire. Plusieurs fois, il avait songé à rejoindre les siens. Une fois, il l’avait fait… juste quelques jours. Mais il avait détesté. Détesté voir tous ces gens à la mine aussi triste que la sienne, vieux et fatigués avant l’âge, et aux passés tous aussi sombres les uns que les autres… Au fond, il ne s’était jamais senti aussi seul que parmi les siens. Alors il était revenu vers la communauté des sorciers, refoulant le plus possible sa lycanthropie. Au fond, il ne l’avait jamais vraiment acceptée… Il en avait toujours eu honte, et en aurait sans doute toujours honte. Honte de ce qu’il était. Mais parmi les sorciers, il avait trouvé des amis, des gens qui tenaient à lui, et à qui lui-même tenait. Et il avait retrouvé Sirius… Non, la solitude n’était pas toujours bonne. Mais avec Sirius, ils étaient seuls à deux. Au fond, ils faisaient bien la paire… Pas comme James et lui la faisaient, mais d’une toute autre manière. Au fond, ils se ressemblaient tout en se complétant, là où James et Sirius étaient vraiment pareils. Il s’étonna cependant, lorsque Nymphadora ajouta qu’elle voulait qu’il se sente en confiance avec elle, comme avec Sirius ou d’autres personnes. Sauf qu’eux, ils connaissaient son secret… Il garda un visage impénétrable, cachant toutes ses émotions, alors qu’elle continuait. Elle voulait qu’il soit « détendu » parce que… ? Il nota la légère interruption, et resta comme accroché à ses lèvres, en attendant qu’elle termine sa phrase. Il fut néanmoins un peu déçu. Il s’était attendu à autre chose… quelque chose d’un peu fou, sans doute, oui. Quel idiot il faisait…

Elle trouvait donc qu’il était quelqu’un de bien. Si elle savait… Il lui cachait la vérité sur sa lycanthropie. Si jamais elle l’apprenait, dirait-elle autre chose ? Trouverait-elle toujours qu’il était quelqu’un de bien ? *Bien sûr que non… Comment pourrait-il en être autrement ? Tu n’arrêtes pas de lui mentir. Enfin plutôt, de lui omettre la vérité…* mais était-ce vraiment mieux ? Il esquissa un léger sourire, lorsqu’elle précisa qu’il ne fallait pas lui en vouloir, qu’elle était juste comme ça : spontanée dans ses propos. Il l’avait remarqué, oui. Mais cela l’avait toujours plus attendri qu’autre chose... Au contraire, il aimait cette spontanéité chez elle. Il s'étonna néanmoins de la voir rougir. Enfin... avec l'obscurité, il n'était pas sûr. Même si sa lycanthropie lui donnait une meilleure vue (au moins un avantage... il en fallait bien). Il la contempla un instant, se demandant s'il avait rêvé ces rougeurs sur ses joues, et s'en demandant un instant la raison. Sans doute était-ce simplement dû à une certaine gêne, du fait de ses paroles. Oui, c'était logique. Elle devait avoir peur de l'embêter ou de le mettre lui-même mal à l'aise à cause de sa spontanéité. Oui, ce devait être cela. Il ne voyait de toute façon pas d'autres explications... Aussi finit-il par lui répondre pour la rassurer, après avoir cherché un moment ses mots :

- Merci, c’est gentil. Et non, je n’ai personne dans ma vie.

Il ne cherchait d’ailleurs pas…

- Quant à être amis, oui. Ça me ferait plaisir. Et j’ai confiance en toi, Nymphadora… n'en doutes pas.

C’était en lui-même qu’il n’avait pas confiance. Il ne pourrait jamais lui en vouloir si jamais elle venait à découvrir sa lycanthropie, et à ne plus vouloir le fréquenter. C’était une réaction habituelle, et il en croisait tous les jours. Bien sûr, il serait déçu et triste… mais il en avait l’habitude. Peut-être était-ce cela, le pire. Le fait qu’il en ait l’habitude, d’être rejeté…

- Et toi, tu as quelqu’un dans ta vie, non ?

Après tout, elle lui avait posé la question… il pouvait bien la lui retourner, non ? Pourtant, il regretta presque de l’avoir prononcé. Elle avait franchi ses lèvres rapidement. Trop rapidement. Il n’était pas sûr de vouloir entendre la réponse… Sa question ressemblait davantage à une affirmation, mais Remus était presque sûr qu’elle avait quelqu’un. C’était obligé. Belle, jeune, et intelligente comme elle était… Oui, c’était certain. Il se demandait néanmoins qui avait bien pu conquérir son cœur, et espérait qu’il la rendait heureuse. S’il y avait une chose dont il était certain, c’était que Nymphadora méritait le meilleur. Elle était tellement merveilleuse…

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Mer 14 Mai - 21:47

La réponse de Remus, un peu plus précise bien que restant suffisamment dans le vague pour lui faire dévoiler son mystérieux et douloureux secret, provoquèrent chez Tonks un haussement de sourcil souligné et lui fit naître encore plus de questions si tel était possible. Elle fut sur le point de lui demander encore comment c'était possible qu'il ait pu poser tant de problèmes à ses parents et surtout qu'ils aient volontairement coupé les ponts alors que pendant ce temps-là ses parents s'étaient si bien occupés de lui. Cependant, elle se mordit l'intérieur des joues et s'abstint de lui poser ces questions alors qu'elle remarquait tout juste combien il était gêné de parler de lui. Elle resta songeuse. Elle ne comprenait pas comment une personne comme Remus, si calme, posé et plutôt effacé pouvait avoir posé des ennuis à ses parents. Ce n'était pas comme s'il était le jumeau de Nymphadora...  

Enfin, elle n'était pas non plus méchante on s'entend bien sûr, juste qu'elle faisait tourner bien en bourrique ses parents parfois à courir partout ou à renverser les pots de fleur ou les vases sur son passage ! Mais Remus... La jeune femme demeura dubitative pendant un moment et cela se vit sûrement sur son visage. Elle l'observa pendant quelques secondes, penchant un peu la tête en avant. Il avait détourné le regard et elle aurait tout donné pour voir justement son regard à ce moment précis. Comme si une ombre passagère et mélancolique l'avait emplit quelques secondes...  Elle sentit sa curiosité s'accroître encore un peu et elle fut encore plus convaincue qu'il cachait un secret. Quel genre de secret elle ne savait pas et elle était loin encore d'imaginer ce que cela pouvait être mais l'envie de le prendre dans ses bras et de le bercer contre elle quelques temps la saisit soudain. Bien entendu, vous devinez bien qu'elle s'abstint de le faire...

La question suivante qu'elle posa, à savoir s'il avait une petite-amie lui fit battre le cœur à tous rompre et elle espérait bien qu'il ne le percevait pas car, pour elle, il semblait cogner si fort dans sa poitrine qu'elle cru qu'il allait en sortir. Elle retint sa respiration quelques secondes, contemplant le bout de ses pieds pendant une seconde soudain embarrassée – Oui, oui, vous avez bien compris, Nymphadora Tonks, gênée de demander à un homme s'il avait une petite-amie... Ce n'était pas si souvent que ça arrivait. Ce n'était cependant pas n'importe quel homme : c'était Remus Lupin. Enfin, pour elle en tous cas, ce n'était pas n'importe quel homme...  Elle n'avait jamais ressenti de gêne en parlant de ce genre de sujet. Ainsi, elle préféra rajouter – avec le sourire – qu'elle blaguait  et qu'il ne devait pas se faire d'idées sur sa drôle de question... « Tu parles, Tonks... » ajouta t-elle en pensées amère. « Menteuse... » Elle chassa cependant de son esprit cette petite voix pernicieuse qui venait de la traiter de menteuse. Non mais, manquait plus que votre propre conscience se mettait à vous traiter de noms aussi...

Lorsque cependant elle lui dit qu'elle voulait qu'il se sente bien avec elle, en confiance comme avec Sirius ou d'autres personnes – du moins, alors qu'elle tentait d'exprimer ses sentiments sans utiliser le mot qu'elle s'interdisait pour le moment de prononcer – elle scruta son visage qui demeurait impénétrable et elle se demanda alors ce qu'il ressentait ou même ce qu'il pensait. Combien de temps passerait-elle à faire la conversation ainsi devant un miroir qui ne lui renvoyait rien ou presque rien comme émotions? Elle ne savait pas mais une seconde de réflexion lui fit savoir qu'elle attendrait l'éternité... L'éternité ? Etait-ce une blague ? Non, c'était toujours cette petite voix – sa conscience – qui lui avait murmuré tout comme elle lui avait murmuré qu'elle était une menteuse. Menteuse ? Etait-elle vraiment ? Essayait-elle de se mentir à elle-même en essayant de se convaincre qu'elle se trompait dans la nature de ses sentiments car il lui était difficile d'imaginer que Remus pourrait la voir un jour autrement qu'en amie... ? Oulà, vous me suivez toujours n'est-ce pas ? Parce que Tonks, entraînée dans le tourbillon de ses pensées, devait s'avouer un peu perdue.

Enfin, il lui répondit. Enfin, la réponse était venue. Bien qu'elle se força à demeurer calme et immobile, elle sentit à l'intérieur d'elle son cœur brusquement sauter de joie et cette fois elle ne s'interrogea même pas de la raison.  Cela lui était évident. Elle se retint également de pousser un long soupir de soulagement mais dans l'obscurité, elle ne put empêcher un large sourire de s'étaler sur son visage. Elle contint sa joie en elle, même si vous devez bien le devinez, ce n'était pas vraiment son genre de dissimuler ce qu'elle ressentait... Pour cette raison, elle fit vraiment un effort considérable pour se contenir. Il lui répondit qu'ils pouvaient être amie oui, et rien d'autres pour le moment ne lui auraient fait plus plaisir même si une partie d'elle ne voulait pas que ça, même si une partie d'elle-même voulait plus, bien plus...

Devant ses paroles suivantes, à savoir qu'il avait confiance en elle et qu'elle ne devait pas en douter, la jeune femme ne put cette fois résister à la tentation et dans un élan soudain, se saisit à deux mains de celles du loup-garou et les serra entre les siennes. Ce brusque contact la fit frissonner mais elle ne le laissa pas paraître. « Merci, merci, merci. » fit-elle doucement mais les yeux brillants d'une lueur étrange. Elle se rendit alors compte qu'elle lui tenait les mains... Et elle se recula aussitôt, bafouillant un « Désolée » confus tout en constatant qu'avant son élan d'enthousiasme, il lui avait retourné sa question. Sa question... La même question qu'elle lui avait elle-même posé. Si elle avait quelqu'un dans sa vie. Étrangement, elle n'hésita pas une seconde et les mots franchirent ses lèvres avant même qu'elle y ait pensé... Comme s'ils étaient désespérés d'en sortir.

« Moi ? Non, je n'ai personne, » Libre comme l'air qu'elle était ! « De toutes façons, j'ai pas trop le temps pour ça tu sais. Mon métier me prends tout mon temps et quand je ne suis pas au ministère, je suis en mission pour l'Ordre. Comme ce soir. Mais je ne m'en plains pas. Pour rien au monde je n'échangerai ma place, pour rien au monde je ne regretterai ma décision d'entrer dans l'Ordre oh non alors. »

La Terre pourrait s'ouvrir sous mes pieds là, maintenant, que je ne bougerai pas d'ici. Dans la pénombre, elle sentit ses joues rougir mais elle espérait qu'il faisait assez sombre pour qu'il ne le perçoive pas...

« De toutes façons, c'est pas non plus tous les jours qu'on rencontre la personne parfaite.  Tu n'es pas d'accord ? »

Et sur ces paroles, elle fixa ses prunelles sombres sur ses yeux couleur miel, comme suspendue à ses lèvres et attendant sa réponse.

« Et puis tu sais, de toutes façons, j'ai pas eu que des bonnes expériences par le passé. » ajouta t-elle en un souffle. « La seule personne avec laquelle je pouvais être vraiment moi-même c'est Charlie et on s'est toujours considérés comme frère et sœur. Les autres, bah... » Elle grimaça légèrement avant de tourner la tête vers le bâtiment qu'ils devaient surveiller - à moins qu'elle n'aimait pas trop parler de ça elle non plus ?
C'est à ce moment-là qu'elle se rendit compte qu'une silhouette se rapprochait de l'entrée et d'une main elle tapota doucement le bras de Remus à sa portée pour le lui indiquer. Elle attrapa en même temps ses jumelles et les plaqua sur ses yeux pour observer de plus près.

« Ça commencent à arriver. » murmura t-elle.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 15 Mai - 23:23

Remus se sentit soulagé de voir qu’elle n’insista pas pour ses parents, et ne lui posa pas d’autres questions à leur propos. Il n’était pas habitué à parler de lui. Ce n’était pas qu’il n’aimait pas, juste… que cela le mettait souvent mal à l’aise. Et dans ce cas-là, il avait peur de trop se dévoiler. Il craignait qu’elle ne finisse par découvrir et comprendre ce qu’il mettait tant d’ardeur à cacher : sa lycanthropie. De plus, il ne se trouvait pas intéressant, et craignait de l’ennuyer. Se forçait-elle à lui poser toutes ces questions ? Essayait-elle de faire simplement la conversation, pour combler le vide, ou était-elle réellement intéressée par ses questions ? S’il doutait de son intérêt pour lui, ce ne fut plus le cas lorsqu’elle se saisit soudain de ses deux mains, des siennes fines et douces. Le contact le fit doucement frissonner, et il leva un regard étonné vers elle. Ses yeux dorés rencontrèrent alors ceux de la jeune métamorphomage, et il sentit comme une chaleur se répandre dans son ventre, lorsqu’il remarqua dans son regard une lueur pour le moins étrange. Elle avait un joli regard… Bien entendu, elle pouvait changer de physique à volonté, donc c’était facile pour elle, d’être jolie. Mais elle aurait pu décider de ressembler à ces stars d’Hollywood… et pourtant, non. Elle restait elle-même, et c’était ainsi qu’il la trouvait sublime. Il l’aimait en Tonks. La vraie et authentique Nymphadora Tonks. Enfin non, il ne « l’aimait pas », il la « préférait » comme ça.

Toujours est-il qu’il fut particulièrement troublé par son geste, qu’il ne comprit pas. Elle le remercia alors trois fois de suite, apparemment émue. Etait-ce parce qu’il lui avait dit lui avoir confiance en elle ? Bien qu’il devait avoir un air presque choqué sur le visage, ou du moins un étonnement qu’il espérait poli, au fond, il apprécia son geste. Et lorsqu’elle écarta ses mains en s’excusant, il ne sut pas pourquoi il agit ainsi, mais il retint sa main gauche de sa droite, la serrant un instant dans la sienne. Le regard doux, il voulut alors la rassurer :

- Ne t’excuse pas pour ça.

Il relâcha néanmoins presque aussitôt sa main, les joues brûlantes. Ce geste qui pouvait paraître anodin était beaucoup, venant de sa part. Il n’était pas très tactile – non pas parce qu’il n’aimait pas ça, mais parce qu’il craignait toujours de se faire rejeter. Qui voudrait faire un câlin à un loup-garou ? Peu de personnes. Et puis, cela le mettait souvent mal à l’aise. Il avait du mal à exprimer ce qu’il pouvait ressentir. Ne serait-ce que montrer qu’il tenait à quelqu’un… Non, Remus n’était pas du genre à aller voir quelqu’un pour lui dire qu’il tenait – du moins, pas sans raison. Comme tout le monde, il lui arrivait d’exprimer ce qu’il pouvait ressentir, mais c’était assez rare. Il était loin d’être comme Sirius, qui était lui, très expressif. Même après avoir passé douze ans à Azkaban, il restait plus extraverti que lui, et plus sociable dans un sens. Bien sûr, rester enfermé dans cette maison qu’il haïssait ne l’aidait pas à être d’une compagnie charmante, mais Remus avait passé un peu de temps avec lui, avant qu’ils n’installent le QG ici. Et Sirius était plus ou moins resté le même. Avec de grandes blessures intérieures, bien sûr… mais celui qu’il avait connu dans sa jeunesse était resté là, resurgissant parfois. Là où lui, Remus, était et resterait sans aucun doute toujours un taciturne. Mais on l’aimait comme ça aussi, non ?

Après avoir retourné sa question à Nymphadora sur si elle avait quelqu’un dans sa vie ou non – question qui était d’ailleurs davantage une affirmation –, Remus tendit l’oreille, aux aguets. Il attendait sa réponse autant qu’il la redoutait. Comment une jeune femme aussi parfaite qu’elle pourrait-elle être célibataire ? Elle pourrait lui annoncer qu’elle allait se marier prochainement qu’il n’en serait pas étonné. Jaloux, bien sûr, mais… Comment ça, jaloux ? Il n’avait pas à l’être ! Il n’y aurait jamais rien entre lui et la jeune femme. Ce n’était juste pas possible… Certes, Tonks se retrouvait sans doute de sa conception de la femme idéale – si jamais il avait pu y réfléchir – mais elle était bien trop jeune, et bien trop bien pour lui. Et puis, l’amour ne l’intéressait pas. L’amitié lui suffisait amplement… Alors pourquoi avait-il un nœud dans le ventre, en attente de sa réponse ?

Un nœud qui se dénoua aussitôt lorsqu’elle lui répondit qu’elle n’avait personne. Un étrange soupir de soulagement lui échappa, tandis qu’il esquissait un timide sourire en coin. Il n’aurait pas dû s’en réjouir… une femme comme Tonks méritait d’avoir quelqu’un qui l’aimerait et prendrait soin d’elle. Mais il ne pouvait s’empêcher d’être content à l’idée qu’elle était libre. Non pas qu’il comptait la séduire – il en serait bien incapable – mais… enfin, l’idée lui plaisait étrangement. L’idée qu’elle n’ait pas d’homme dans sa vie. Et puis, elle aurait de ce fait un peu plus de temps à lui consacrer, non ? Enfin, en tant qu’ami, bien entendu.

Il prêta attention à la suite de ses paroles, se sentant soudain d’une humeur plus légère et détendue. Elle n’avait pas « trop le temps pour ça », disait-elle. Il ne sut s’il en était content ou non. Cela signifiait qu’elle ne cherchait aucune relation amoureuse. Mais également que lui-même n’avait aucune ouverture possible. Enfin, c’était de toute façon irréel mais…

Merlin, il fallait qu’il arrête de penser à elle comme ça. Elle était simplement une amie, rien de plus. Et lui n’était qu’un ami pour elle. C’était déjà plus qu’il n’aurait jamais osé espérer. Il lui adressa donc un doux sourire, acquiesçant pour montrer qu’il comprenait. Lui-même n’avait pas le temps pour ça, et surtout, les moyens et la vie qui allait avec. Même s’il n’avait pas de travail, l’Ordre lui prenait beaucoup de temps – il s’y investissait de ce fait davantage. De plus, au quotidien, chaque pleine lune le clouait au lit au minimum une fois par mois. Au mieux, il était alité un ou deux jours, au pire, trois semaines… Ce n’était pas une vie pour une femme, ou une famille. Il n’était pas en mesure de rendre quelqu’un heureux en amour. Il n’avait que trop peu à apporter… Si peu.

Au moins, cela leur faisait un point commun : ils étaient célibataires, et ne recherchaient personne. Ils étaient très différents, alors un point commun, c’était toujours bon à prendre, même s’il avait du mal à imaginer que Nymphadora soit du genre à rester célibataire longtemps. Elle était très sociable, et si jeune… elle allait tomber un jour amoureuse d’un beau jeune homme, se marier avec lui, construire une famille et être heureuse. Cela, il en était persuadé. Là où lui ne pourrait jamais avoir accès à tout ça. Et pourtant, il se surprit durant une brève seconde, à rêver tout ceci… à être cet homme qui était son mari, et le père de leurs enfants. C’était juste irréalisable, mais durant une brève seconde, il se plut à imaginer ça. A imaginer que s’il n’avait pas été lycanthrope, peut-être aurait-il pu avoir une femme à ses côtés comme Nymphadora – bien qu’un peu plus vieille, sans aucun doute – et lui faire des enfants. Construire une famille. Remus aimait les enfants… c’était d’ailleurs pourquoi il avait tant apprécié enseigner à Poudlard. Mais il savait depuis qu’il avait été mordu, que jamais il ne pourrait en avoir. Le risque que l’enfant soit contaminé, et un loup-garou, était bien trop grand. Il n’en prendrait jamais le risque, ne voulant pas imposer sa condition à quelqu’un d’autre – et encore moins son enfant.

Nymphadora lui posa alors une question, le sortant un peu de ses pensées, et il l’écouta. Non, en effet, ce n’était pas tous les jours qu’on rencontrait la personne parfaite… mais personne n’était parfait. Bien sûr, il y avait des personnes qui allaient mieux ensemble que d’autres, qui étaient presque « parfaites » l’une pour l’autre, mais autrement, personne n’était vraiment parfait – de façon objective, du moins. Car il trouvait Nymphadora parfait… même sa maladresse, qui était sans doute perçu par la plupart comme un défaut, contribuait à la rendre parfaite. Cela lui donnait un côté attendrissant, un peu vulnérable, qui lui plaisait. S’il devait citer la femme parfaite, sans doute aurait-il cité son prénom – prénom qui lui-même était parfait : « Nymphadora ». C’était si joli… Cela lui faisait penser aux nymphes.

Oui, Nymphadora était à son idée proche de ce que l’on pouvait appeler « sa perfection », même s’il ne l’avouerait sans doute jamais – même pas à lui-même. Mais il en avait malgré tout plus ou moins conscience, et c’est sans doute pourquoi il rougit doucement, rendu un peu mal à l’aise par sa question, lorsque son regarda accrocha à nouveau le sien. Il se perdit un instant dans ses prunelles sombres, comme hypnotisé. Le cœur battant, il fut alors ramené à la réalité par la suite de ses paroles. Devant son absence de réponse, elle s’était en effet remise à parler, lui avouant qu’elle n’avait pas eu que de bonnes expériences par le passé. Cet aveu capta l’intérêt de Remus, dont le regard se fit soudain interrogateur. Il avait envie d’en savoir davantage. Il ressentit une étrange compassion et tristesse pour elle, ainsi que de la colère pour tous ceux qui avaient pu la faire souffrir.

Elle lui confia alors que la seule personne avec qui elle pouvait être « vraiment elle-même » était Charlie. Son cœur sembla alors tomber dans sa poitrine. Il connaissait un peu le Weasley, qui étudiait à présent les dragons en Roumanie. Il se demanda s’il était le genre d’homme qu’elle aimait. Au fond, il la voyait bien avec quelqu’un comme lui, ou bien comme Bill. Quelqu’un d’ouvert, de souriant, quelqu’un qui partageait un tempérament proche de celui de la jeune femme. Quelqu’un de complètement différent de ce que lui-même était. Peut-être était-elle d’ailleurs amoureuse de Charlie sans en avoir conscience… ?

La fin de sa phrase fut comme une grande bouffée d’air fraiche pour lui. Il se rendit compte qu’il avait arrêté de respirer pendant quelques secondes, comme s’il attendait qu’elle confirme ses pires doutes. A la place, elle se contenta de dire qu’elle ne considérait Charlie que comme un frère, avant de commence une phrase qui en disait peu, mais en sous-entendait beaucoup : « Les autres, bah... »

Il aurait voulu lui dire que lui, il l’acceptait comme elle était, et l’appréciait comme ça. Qu’il ne voulait pas qu’elle change. Qu’elle pouvait être elle-même, avec lui. Mais n’aurait-ce pas été hypocrite ? Lui-même ne lui avait pas révélé ce qu’il était vraiment, sa véritable condition. Bien sûr, il restait lui-même, avec elle. Toujours égal à lui-même. Mais elle ne savait pas qui il était vraiment, elle…

Détournant le regard, il finit donc par répondre :

- Non, sans doute pas. Mais je ne doute pas que tu finiras par rencontrer la personne qu’il te faut. Tu as tout ce qu’il faut pour plaire.

Merlin, que lui avait-il pris d’ajouter cette dernière phrase ? « Tu as tout ce qu’il faut pour plaire. » Autant lui dire tout de suite qu’il la trouvait jolie, intelligente, merveilleuse, et qu’il n’aurait pas dit non à être cet homme-là… Enfin, du moins, s’il n’avait pas été un lycanthrope, car Nymphadora méritait réellement mieux que lui. Beaucoup mieux. Mais il n’aurait jamais dû se dévoiler ainsi… Peut-être ne le prendrait-elle pas au sérieux, mais il avait pourtant prononcé ces mots avec sincérité. C’était son cœur plus que sa raison qui s’était exprimé, pour une fois, ce qui était plutôt rare chez le maraudeur. Gêné de ce qu’il venait implicitement d’avouer – qu’elle avait tout ce qu’il fallait pour lui plaire à lui – il lui demanda, espérant n’être pas trop curieux :

- Comment ça, tu n’as pas eu de « bonnes expériences » ? Enfin… pourquoi tu ne pouvais pas être toi-même ?

Mais à peine avait-il posé la question que Nymphadora lui tapota le bras – ce qui le fit bien entendit frissonner doucement – avant de lui indiquer ça commençait à arriver. La mission… Il s’était finalement tellement pris au jeu de la conversation, qu’il les avait oubliés, durant un instant. Se mordant doucement la lèvre inférieure, il s’approcha donc d’elle, observant avec discrétion la personne qui était là. Si sa lycanthropie avait bien des avantages, c’était ses sens surdéveloppés. Il avait ainsi une excellente vue.

- Goyle..., souffla t’il en le reconnaissant. Rien d’étonnant…

Après tout, ils faisaient bien la paire, tous les deux. Comme leurs fils, d’ailleurs, de ce qu’il en avait vu de son année en tant que professeur à Poudlard. Il observa les deux hommes se saluer, et discuter un moment, avant que Goyle ne rentre finalement à l’intérieur. D’autres se mirent néanmoins à arriver, et Remus essaya de les identifier. La lune leur était bien utile pour le coup.

- Tiens, Macnair et Nott…

Certains portaient néanmoins un capuchon, et ils ne pouvaient alors pas distinguer leurs visages.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Sam 17 Mai - 20:48

Alors qu'elle avait le regard fixé sur la silhouette qui avançait en direction de Crabbe et le saluait, Tonks put sentir Remus se rapprocher d'elle pour jeter un coup d'oeil lui aussi. Les multiplettes sur les yeux et tentant de demeurer impassible, la jeune femme sentit  involontairement des frissons courir dans sa colonne vertébrale à l'idée qu'il put être si près et en même temps si éloigné.

Pour sûr, elle n'avait jamais autant apprécié la compagnie de quelqu'un, elle n'avait jamais autant de ressenti de choses en même temps et avec une telle force qu'elle se sentait prête à faire tout et n'importe quoi. Elle repensa au fait que pendant une seconde supplémentaire, il avait retenu sa main en la serrant doucement et son cœur s'en réchauffa soudainement. Evidemment, elle était presque certaine que ce geste était pour lui totalement amical mais quand même... Pendant une seconde, elle s'était mise à espérer... A espérer...  Espérer que peut-être il y avait une chance pour qu'il y ait autre chose, espérer qu'il allait lui dire combien elle était importante dans  son cœur et qu'il y avait une chance entre eux. C'était idiot, n'est-ce pas ? Pourtant, pendant cette seconde, il y avait eu un petit espoir en elle. La seconde d'après, il relâcha sa main et la sentant libre à nouveau, Tonks ne put s'empêcher d'être déçue.

En fait, son soudain enjouement à lui dire qu'elle n'avait personne dans sa vie, et que donc elle était libre, libre de donner son cœur à qui le voulait – et s'il en avait envie aussi – avait été de courte durée mais un merveilleux sentiment s'était répandu en elle. Le fait de lui dire tout ça, ou plutôt de lui avouer, était libérateur. Elle avait envie qu'il sache. Celui même de dire qu'elle n'avait pas toujours eu de chance dans ce genre de choses, le fait de ne pas terminer sa phrase, de s'interrompre, c'était en quelques sortes pour voir s'il aurait la curiosité de lui demander pourquoi.  
Au fond d'elle, elle avait envie de lui dire, de tout lui dire sans barrières, mais elle voulait voir s'il voulait en savoir plus ou non. Elle avait envie qu'il sache ce genre de choses sur elle car elle le savait maintenant de plus en plus clairement, elle voulait qu'il sache comment elle était, ce qu'était son présent, à quoi ressemblait sa vie avant de la connaître... Et quant au futur, elle préférait ne pas encore s'y aventurer à l'imaginer. De toutes façons, le moment le plus important avait toujours été le présent pour elle spécialement car on ne savait pas si le lendemain on serait toujours là à discuter entre nous, à rire gaiement de choses et d'autres et à s'amuser. Elle avait donc appris à apprécier chaque moment du présent.

Elle ne savait pas que penser exactement des propos qu'il lui avait tenu. En fait, elle avait du mal à réaliser qu'il venait de lui faire un compliment... Il ne doutait pas qu'elle finirait par rencontrer la personne qu'il lui fallait car elle avait tout ce qu'il fallait pour plaire. Il fallait avouer, entendre cela de la bouche de quelqu'un avait un côté assez étrange et elle se demandait si s'en était-il rendu compte ? A moins bien sûr que la personne nourrissait des sentiments pour elle. Le pensait-il réellement ?  A ces mots, Tonks avait écarquillé les yeux dans l'obscurité et pendant un instant, l'avait regardé incrédule. Plusieurs minutes après que les paroles étaient sorties (volontairement ou involontairement?) et pendant qu'ils observaient l'arrivée de Macnair et Nott après celles de Goyle, la jeune femme était à demie seulement concentrée sur le but de leur mission. Elle tournait et retournait les paroles de Remus dans sa tête. Elles ne quittaient pas son esprit. Crabbe, Goyle, Macnair, Nott n'y étaient que vaguement présents et ce n'était que par automatisme qu'elle conservait toujours les jumelles devant ses yeux.  

Lorsque les trois mages noirs eurent disparu à l'intérieur du bâtiment, Tonks se recula doucement pour s'asseoir contre le mur et elle tenta de se ressaisir pendant un instant. Elle n'avait pas oublié la question qu'il lui avait posé mais même si elle avait envie d'y répondre, elle ne savait pas comment commencer. Et surtout elle ne voulait pas passer pour une petite fille pleurnicharde. Petite fille, elle ne l'était plus ; et pleurnicharde, elle ne l'avait jamais été sans bonnes raisons -  sauf peut-être quand elle avait cinq ans et qu'elle se forçait à pleurer parce qu'elle voulait la glace à la vanille que sa mère ne voulait pas lui donner avant qu'elle ait terminé entièrement son assiette de légumes.

Elle se décida et rouvrit les yeux, attirant l'attention de Remus alors qu'elle commençait à parler d'une voix toujours plus ou moins basse. Elle le vit tourner le visage vers elle et se faisant, sentit une étrange chaleur se répandre dans son corps alors qu'elle le regarda dans les yeux tout en répondant. « Je me doute que le plupart des gens pensent qu'être métamorphomage n'a que des bons côtés. Je pensais ça aussi quand j'étais enfant, avant que je ne découvre la vraie nature des gens. Ça doit sûrement te surprendre de m'entendre parler ainsi. » Elle fit une légère pause, laissant Remus soupeser peut-être ses mots et en déduire leur importance. Il ne l'avait sans doute jamais vue parler avec autant de gravité.

« Il y a peu de gens qui préfèrent nous voir comme on est, au naturel. A une époque, je m'en suis rendue compte. Et puis j'étais trop jeune à ce moment-là. Je me cherchais, je m'apprenais...  » Ça, peut-être qu'il en avait quelques souvenirs. Quand elle était jeune, sa mère demandait parfois à Sirius de garder sa fille car elle devait aller faire une course, et avec lui parfois il y avait eu ce jeune homme silencieux, secret et pourtant un peu plus joyeux qu'il ne l'était aujourd'hui. Remus. Bien que Nymphadora n'irait pas lui rappeler ce temps passé pour différentes raisons - dont celle qu'elle ne voulait pas qu'il se souvienne d'elle en tant qu'enfant. Les sentiments qu'elle ressentait à présent l'en interdisait.

« … Sans compter que c'est un Don rare : je n'ai jamais rencontré un enfant comme moi.Je n'ai jamais pu partagé vraiment avec personne ce que ça fait d'être métamorphomage, personne pour partager l'expérience. J'ai mis des années à finalement trouver qui j'étais vraiment et à me dire que ce n'est pas ce que les autres veulent qui importe mais ce que moi j'aime moi, et que si cela ne leur plaît pas, alors ils ne sont pas faits pour moi. »

Sur ces derniers mots, elle détourna les yeux. Ce n'était pas de la pitié qu'elle voulait ; surtout pas. Juste quelqu'un à qui parler et de la compréhension. Remus semblait la personne parfaite. Et puis, quelque chose la poussait au fond d'elle, à être sincère avec lui. Il avait ce petit quelque chose en lui qui faisait qu'elle se sentait en confiance. Il n'était pas comme les autres oh non. Il n'était pas, par exemple, comme ce garçon avec lequel elle était sortie pendant deux semaines qui lui demandait de changer quelque chose de son apparence à chaque fois pour ressembler à son idéal de perfection. Il lui disait qu'il ne pourrait que l'en aimer davantage si elle lui donnait tout ce qu'elle voulait. Combien de jeunes filles ne désiraient pas cela ? Elle avait voulu le croire. Elle était jeune. Elle était stupide. On était tous stupides quand on était jeunes. On voulait plaire suffisamment pour ne pas être rejetée. Elle n'avait que quinze ans. Au bout de deux semaines, elle s'était révoltée et lui avait dit ses quatre vérités.  Ils avaient rompu et dès le lendemain elle l'avait vu avec une autre fille, lui tenant la main, l'embrassant... Les voir s'embrasser ne lui avait même rien fait du tout. Il n'était pas pour elle et elle ne regrettait rien du tout.

Ensuite, elle se disait qu'elle avait tout ce qu'il fallait. L'amitié de Charlie était un remède contre tout. Ils rigolaient, allaient se changer les idées sur le terrain de Quidditch. Elle n'avait pas besoin d'un petit-ami qui lui dictait ce qu'elle devait être. Elle serait ce qu'elle voulait et comment elle le voulait. Ses vrais amis l'appréciaient pour ce qu'elle était. Au final, cet épisode l'avait renforcée.

En dernière année de Poudlard, elle avait eu une autre relation qui s'étaient mal terminée aussi mais pas pour les mêmes raisons ou presque. Au final, elle s'était relevée. Elle n'avait jamais été vraiment amoureuse cependant... Pas de cet amour fort et puissant qui grandissait au fur et à mesure que l'on apprenait à se connaître, pas celui qui nous faisait sentir à la fois forte et invulnérable. Pas celui qui nous rendait capables de soulever des montagnes si on le voulait. Pas celui pour lequel on voulait se battre pour le conserver. Elle n'avait jamais ressenti d'émotions aussi fortes que depuis qu'elle connaissait Remus. Elle n'avait jamais autant voulu apprendre à connaître quelqu'un, et elle n'avait jamais autant ressenti le besoin de se sentir proche d'un garçon... Enfin, d'un homme en l'occurrence.

Elle le regarda directement de nouveau. « Personne en tous cas ne m'a jamais dit que j'avais tout pour plaire... » Personne avant lui. Elle tut les derniers mots cependant, les gardant pour elle, mais les sous-entendant fortement.

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    You're the most courageous man I've ever seen, I've ever dreamed of. Whatever you say, whatever you think. Despite all opposition my feelings are and will remain the same as long as I live. Even through the death. You're the one my heart has chosen, you're the one who makes me breathe... You're the one who learnt me to live.  I can't just forget you even if you ask me to. Even beyond life I truly love you. Why can't you just believe I will never let you down ? Why is it impossible to conceive ? Let me love you.


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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Sam 24 Mai - 17:34

[HJ : Une glace ne peut être qu’une bonne excuse. X) => ]

Il avait du mal à rester concentré. D’habitude, ce n’était pas un problème. Même avec les maraudeurs, à l’époque, il parvenait à rester sérieux. Mais là… ses pensées et sa réflexion se dirigeaient davantage vers Tonks, que vers les mangemorts. Ses pensées restaient obnubilées par elle. Il la sentait non loin de lui, et il lui jetait parfois quelques regards discrets, en coin. De toute façon, elle avait ses multipliettes et ne regardait pas dans sa direction. Il pouvait donc l’observer sans risquer de se faire surprendre. Mais il préférait rester prudent, et ne comprenait pas cette envie qu’il avait de sans cesse la contempler. Il devrait à la place avoir toujours le regard tourné vers le bâtiment où des mangemorts se réunissaient…

Quelques minutes plus tard, elle dut néanmoins sentir son regard sur elle, et elle s’écarta de ses multipliettes pour le regarder également. Il se sentit rougir doucement, mais n’eut pas le cœur à décrocher ses yeux ambrés des siens. Et puis, ça aurait été se trahir, non ? Lui dévoiler qu’il l’observait d’une façon un peu trop intéressée, et qui n’avait rien de « normal ». Mieux valait-il qu’il soutienne son regard, oui. Même si ce dernier semblait le faire se consumer sur place… Il sentait en effet ses jambes devenir molles, et il posa une main sur le rebord du mur. Un geste anodin qui l’aida malgré tout à rester debout, au cas où ses jambes se déroberaient sous lui.

Il brisa un instant le contact des yeux, pour jeter un coup d’œil aux mangemorts. Personne d’autre n’arrivait pour le moment. Les trois autres étaient peut-être un peu en avance. Après tout, il était encore tôt. Alors qu’il avait le regard porté sur le bâtiment, tentant de redevenir professionnel et de cesser de se conduire aussi bêtement, il entendit Nymphadora expliquer que beaucoup pensaient qu’être métamorphomage n’avait que des bons côtés, et il fut en effet surpris de la suite de ses paroles. La vraie nature des gens ? Que voulait-elle dire ? Il lui jeta un bref regard interrogateur mais poli, avant de le reporter sur Crabbe, au cas où. Il l’entendit alors continuer, et fut réellement surpris par ses paroles. Du moins, au début. Il était vrai qu’être métamorphomage était toujours vu comme un don très pratique et très utile. Qui n’avait jamais rêvé pouvoir se changer en un clignement d’yeux ? Mais tout n’était jamais blanc… Forcément, elle avait dû souffrir de sa différence, jeune. Lui-même en avait souffert, mais dans un sens, lui il avait pu le cacher. Être lycanthrope avait certes laissé des marques sur son corps, mais il lui suffisait de mettre des chemises et de ne jamais relever les manches. En été, les gens le regardaient avec surprise en le voyant habiller si chaudement. Mais il n’avait pas le choix… Il se serait trahi tout seul, autrement. Et puis, ses cicatrices étaient si laides. C’était sans doute pour ça qu’il avait toujours aimé l’automne et le printemps. Des saisons intermédiaires où il faisait assez froid pour ne pas mourir de chaud dans ses vêtements… et où il faisait assez chaud pour ne pas trembler de froid au réveil des pleines lunes. Il lui était en effet souvent arrivé d’attraper froid, à un réveil de pleine lune. Être nu sur le plancher d’une cabane mal isolée et abandonnée ne pouvait forcément pas aider.

Le regard de nouveau tourné vers elle, laissant de côté leur mission, il l’écouta attentivement, sans oser l’interrompre. Il acquiesça néanmoins, pour montrer son accord avec elle. Il ne se serait jamais douté qu’elle aurait pu souffrir de ce don. Il se souvenait d’elle toute petite… si mignonne et si pleine de vie. Elle changeait de couleur de cheveux à volonté, et il l’avait trouvé adorable. Mais il était vrai que les gens n’aimaient pas ceux qui étaient trop différents d’eux, que ce soit par jalousie, ou simplement parce qu’ils avaient du mal à les accepter. Ils étaient bien souvent intolérants, et c’était fort dommage… Qu’on le rejette parce qu’il était un loup-garou, il pouvait le comprendre. Après tout, une fois par mois, il était un danger. Mais qu’on rejette Nymphadora simplement parce qu’elle pouvait changer d’apparence ! Il trouvait cela horrible, et sentit une soudaine colère l’envahir pour toutes ces personnes qui avaient pu la faire souffrir, que ce soit en la rejetant, ou en se servant d’elle et de son don. Elle méritait tellement d’être heureuse. Lui, il la trouvait merveilleuse, quel que soit l’apparence qu’elle prenait. Même s’il devait avouer avoir un petit faible pour ses cheveux roses ou violets… le rouge lui allait bien, également. Généralement, c’était soit quand elle était en colère, soit quand elle rougissait. Lorsqu’il s’agissait de la seconde solution, il était aux anges. A chaque fois, son cœur en battait plus fort.

Merlin, mais que lui arrivait-il ? Voilà qu’il se mettait à rêvasser sur l’apparence de la jeune femme… Il fallait à tout prix qu’il arrête, qu’il se ressaisisse. Il aurait presque pu être son père ! Comment pouvait-il avoir de telles pensées à son égard ? C’était malsain. Il était malsain, de toute façon. Rien que du fait de sa nature. On ne le lui avait que trop dit.

Sans doute était-ce le fait d’apprendre qu’elle aussi, avait connu la solitude… Elle aussi avait été rejetée, du fait de sa différence. Et il était content, pour une fois, d’avoir un point commun avec elle. Il aurait préféré que ce soit quelque chose de plus joyeux, quelque chose qu’il ne l’ait pas fait souffrir. Mais ils se comprenaient au moins sur ça. Bien sûr, un métamorphomage était souvent moins rejeté qu’un lycanthrope, car il n’avait rien de dangereux. Mais ils étaient également plus rares, et sa solitude n’avait dû être que plus grande. Lui, s’il le voulait, pouvait rejoindre les siens. Des personnes comme lui, il en avait croisé une dizaine dans sa vie. Des gens qui avaient mené la même vie misérable que lui, qui portaient chaque jour le même fardeau, et dont leur histoire était marquée par la tragédie. Des gens qui avaient la même apparence fatiguée, et qui faisaient plus vieux que leur âge. Des gens rejetés, et dans une situation souvent pire que la sienne. En effet, lui, il avait eu la chance d’aller étudier la magie à Poudlard, grâce à Dumbledore. Malgré sa lycanthropie, il avait presque réussi à intégrer le monde des sorciers. La plupart des loups-garous n’avait pas eu cette chance d’apprendre la magie.

Le cas de Nymphadora restait néanmoins assez différent du sien : elle avait été rejetée durant son enfance, mais à présent, son don était un véritable atout. Les personnes intéressées davantage par son don que par elle existeraient toujours, mais elle était assez intelligente pour les reconnaître et faire la part des choses pour ne pas tomber dans le panneau. Lui, il aurait son fardeau à porter jusqu’à la fin de sa vie. Être un loup-garou ne serait jamais un avantage, aux yeux de la société. Ni aux siens. Bien au contraire. Bien sûr, il avait des meilleurs sens. Même sous sa forme humaine, son audition était meilleure, sa vue aussi, et son odorat était surdéveloppé. Mais la vie qui allait avec était un prix bien cher à payer. Ne serait-ce que la souffrance de la transformation lors des nuits de pleine lune. A côté, il y avait la marginalisation forcée, à cause de la société, et de nombreux autres inconvénients… Oui, les avantages étaient bien ridicules, à côté de tous les inconvénients qui accompagnaient la vie d’un lycanthrope. Il ne pourrait par exemple jamais avoir de famille, être marié ou avoir des enfants.

Laissant un moment de côté leur mission, jetant juste de brefs regards au bâtiment pour être sûr que personne n’arrivait, il se permit donc de répondre à la jeune femme qui avait à présent détourné les yeux :

- C’est vrai que je n’avais pas imaginé que tu aies pu être rejeté à cause de ton don, ou bien que des personnes aient cherché à se servir de toi. Mais tout le monde n’est pas comme ça. Certaines personnes sont plus ouvertes, et sans mauvaise intention. En ce qui me concerne, je t’ai toujours préférée au naturel, Nymphadora.

Il se rendit compte que ses paroles pouvaient être ambigües. Naturelle ? Dans quel sens ? En effet, il entendait par naturel, lorsqu’elle avait les cheveux roses. Lorsqu’elle était elle-même, ou du moins, ce qu’elle voulait-être. Mais le mot pouvait être mal compris, et interprété comme étant « simple ». Il n’avait que rarement vu la jeune femme avec les cheveux bruns, et c’était sans doute dans ces moments-là qu’elle ressemblait le plus à sa mère, Andromeda Tonks. S’il la trouvait très jolie comme ça, il gardait néanmoins vraiment un petit faible pour ses cheveux roses chewing-gum. Comme quoi, pour quelqu’un d’aussi sérieux que lui, le choix pouvait être surprenant. Par peur d’être mal compris, il ajouta donc :

- Enfin, par « naturel », je veux dire quand tu es toi-même, ou plutôt, que tu es ce que tu veux être. J’ai toujours trouvé que le rose t’allait à ravir…

*Merlin, Remus, mais qu’est-ce que tu fais ?* Elle allait croire qu’il la draguait ! Quel imbécile. Il ne voulait pas qu’elle se fasse des idées ou autre, car rien ne serait jamais possible entre eux, il le savait. Elle méritait de toute façon bien mieux que lui, alors même si un jour elle était attiré par lui, il ne pourrait pas se permette d’accepter ses avances. Mais soyons raisonnables et logiques, cela n’arriverait de toute façon jamais… Il fallait être fou pour imaginer que la jolie, jeune et intelligente Nymphadora Tonks, puisse être un jour attirée par le vieux, fatiguée et lycanthrope Remus Lupin. *Quel imbécile tu fais…*, se morigéna t’il. Il s’en voulait d’avoir de telles pensées à son égard. Il avait l’impression de la salir, même en pensées. Pour se donner contenance, il ajouta donc :

- Ce que je veux que tu comprennes, c’est que tu n’as pas à jouer un jeu avec moi. Tu peux être toi-même, comme tu l’es avec Charlie.

Il ne voulait pas qu’elle croit qu’il faisait partir des « autres » dont elle avait parlé peu avant. De ceux qui ne l’acceptaient pas comme elle était. Il craignait de s’être montré un peu lourd, à insister. Mais il voulait être sûr qu’elle sache qu’il n’était pas comme eux, et qu’il ne la jugerait jamais. Il serait de toute façon bien mal placé pour le faire, en tant que loup-garou ! Mais cela, bien entendu, elle ne le savait pas. Et il ne tenait pas à ce qu’elle apprenne sa véritable nature, même si avec cette conversation, il se mettait à espérer qu’elle puisse l’accepter comme il était. Il se sentait même poussé à lui avouer son terrible secret. Mais ce n’était ni le lieu, ni le moment. Après tout, ils étaient en mission. Même si ce soir-là, chacun semblait avoir davantage envie de discuter que d’observer l’arrivée des mangemorts. Remus n’était pourtant pas du genre loquace. Mais e soir-là, avec elle… Il avait envie de parler davantage avec elle, de lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur, de la rassurer, et…

Non, il fallait qu’il arrête, et qu’il se reconcentre. En plus, elle allait croire qu’il la draguait. Surtout qu’il lui avait dit qu’elle avait tout pour plaire… elle le nota d’ailleurs, lui disant que personne avant lui ne lui avait jamais dit qu’elle avait tout pour plaire. Quel idiot il faisait, à se dévoiler ainsi à elle… Il fallait qu’il arrête, avant qu’elle ne comprenne qu’il avait des pensées peu innocentes envers elle. Avant qu’il ne se mette à le réaliser lui-même. Il s’était déjà beaucoup trop dévoilé. Bien sûr, il aurait pu développer, lui dire en quoi elle était parfaite à ses yeux, en quoi elle avait « tout pour plaire ». Mais ce n’était pas son genre, et il ne le ferait pas. Non seulement parce qu’il se voyait mal lui faire un discours sur ses qualités – cela les gênerait tous les deux – mais également parce qu’il craignait qu’il ne voulait pas qu’elle croit qu’il était attiré par elle. Même si c’était le cas, et qu’il n’osait pas se l’avouer à lui-même. Aussi se contenta t’il de répondre :

- Je ne serai pourtant pas le dernier à te le dire. Tu finiras par rencontrer un homme qui verra à quel point tu es…

Merveilleuse ? Parfaite ? Il se morigéna en pensées, avant de reprendre.

- Enfin, à qui tu plairas telle que tu es, et qui t’aimera et t’acceptera. Et que tu aimeras également. Tu le mérites, en tout cas.

Qu’avait-il besoin de rajouter ces six derniers mots ? Pour le coup, il ferait vraiment mieux de rester silencieux. En cet instant, il n’y avait plus de sage et réfléchi Lupin. Il se sentait un peu comme un collégien, et ne cessait de parler sans réfléchir à la portée de ses paroles. Bien sûr, il ne mentait pas. Tout ce qu’il lui avait dit, il le pensait réellement. Mais ce que son cœur ressentait, sa raison aurait préféré qu’il ne l’exprime pas à Nymphadora. Elle serait sûrement dégouté d’apprendre qu’il se sentait attiré par elle, et elle aurait raison. Ils avaient treize ans de différence d’âge ! C’était énorme… Avant, il ne se serait jamais posé une telle question. Mais la métamorphomage était à présent devenue une femme. Une ravissante jeune femme, qui se conduisait en plus normalement avec lui – même si c’était parce qu’elle ignorait son terrible secret. Mais il aimait ça. Même s’il avait fermé depuis bien longtemps son cœur à double tour, refusant ne serait-ce que l’idée d’avoir une relation… Il avait fait une croix dessus. Sur l’amour, comme sur l’idée d’avoir un jour une famille. C’était des choses qui lui seraient toujours interdites, et il le savait bien. Il avait même fini par l’accepter. De toute façon, comme il ne cessait de le répéter à Sirius, l’amitié lui suffisait largement… Il n’avait pas besoin de davantage. Il avait toujours réussi à se contenter de la vie qu’il avait, jusqu’à présent. Alors pourquoi est-ce que cela changerait-il ?

- D’autres mangemorts arrivent, on devrait rester concentrés, si on veut pouvoir avoir une liste à donner…, murmura t’il à son attention, pour se donner contenance.

Mais c’était vrai : une quinzaine de mangemorts venaient de transplaner, se dirigeant déjà vers Crabbe. De sa place, Remus tenta de les reconnaître. Mais certains portaient une capuche, et même avec l’aide de la lumière de la lune, il lui était impossible de les distinguer. D’autres, cependant, n’avaient pas pris cette précaution. Il put ainsi découvrir l’identité de potentiels mangemorts, encore inconnus comme tels par l’Ordre. Cette mission était finalement des plus utiles, et intéressantes. Et pas seulement du fait de la présence de Nymphadora Tonks à ses côtés, pour effectuer cette mission qui se révélait au final bien plus intéressante qu'ils ne l'avaient pensé de prime abord.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Sam 31 Mai - 20:45

Et oui, métamorphomage était un don, mais certains dons avaient parfois des inconvénients contrairement à ce que pensait les gens. Oh, aujourd'hui, elle s'y était accomodée et elle le vivait bien surtout parce qu'elle avait appris plus ou moins à le contrôler. quand elle était enfant et qu'elle contrôlait moins qu'aujourd'hui son don, ses parents lui répétaient sans cesse de faire attention de ne pas faire étalage de son don à l'école face à ses petits camarades ou encore ses professeurs, ils lui répétaient que cela pourrait la mettre en danger. Elle ne comprenait pas toujours pourquoi, spécialement quand elle n'avait que quatre ou cinq ans et à plusieurs reprises elle avait failli se laisser aller. Une fois même, alors qu'elle s'était mise en colère, ses cheveux s'étaient mis à changer de couleur S'en rendant compte, elle s'était enfuie aussitôt tout en cachant comme elle pouvait ses cheveux virant au rouge. A soir, elle était allée pleurer dans les bras de ses parents en leur demandant de changer l'école et en leur répétant au moins dix fois qu'elle était désolée. Pendant des jours, elle avait refusé obstinément d'aller à l'école et ses parents avaient finalement dû lui promettre qu'ils allaient la changer d'école. Jusqu'à ce qu'ils trouvent une nouvelle école, ses parents lui avaient enseigné l'écriture, la lecture et les maths eux-mêmes puis, elle avait intégré une nouvelle école primaire. Sa première mauvaise expérience l'avait renforcé dans sa volonté : elle devait à tous prix apprendre à contrôler le mieux possible. Et de la même façon, contrôler ses émotions.  Elle avait hâte d'entrer à Poudlard. Elle semblerait moins différente des autres, elle n'aurait pas à se cacher des autres et pourrait être davantage elle-même. Mais là encore, elle s'était retrouvée confrontée  plusieurs mauvaises expériences qui avait renforcé sa méfiante envers le genre masculin... Encore aujourd'hui, elle préférait ne pas s'aventurer dans une  relation trop proche avec quelqu'un – jusqu'à aujourd'hui elle ne l'avait jamais contempler comme une possibilité... Mais elle était très stricte. La personne qui la ferait changer d'avis serait doué d'une incroyable humanité et serait prêt à la prendre comme elle était. De plus en plus, elle se mettait à espérer que cette personne puisse être Remus.

« Mais je ne m'en plains pas. J'ai appris de mes erreurs passées et je me suis accommodée de mon don. » En effet, il n'y avait qu'à une occasion où elle avait du mal à contrôler son don, c'était lorsqu'elle ressentait des émotions fortes et soudaines et qu'elle peinait à les contrôler. Spécifiquement quand Remus lui exprimait un compliment, ou quand il était trop près d'elle elle était trop déstabilisée par le flot d'émotions fortes pour pouvoir contrôler son don... « Enfin, y'a quelques occasions où je ne le contrôle toujours pas évidemment. » rigola t-elle doucement.

Elle jeta un coup d'oeil du côté de Remus, se demandant ce qu'il pensait, et même ce qu'il pensait d'elle. Quelque chose lui disait qu'il n'était pas comme les autres, qu'il était même bien différent. Elle ne savait pas pourquoi elle avait cette impression mais elle en était certaine. Elle avait même l'impression qu'il la comprenait, qu'il connaissait cette idée de solitude qu'elle avait expérimenté pendant des années, et qui persistait encore aujourd'hui car Tonks n'avait pas eu envie de courir le risque d'avoir d'autres relations amoureuses depuis sa dernière désastreuse aventure en septième année. Et puis, elle s'était concentrée avant tout sur ses études, sur sa formation d'Auror. Elle voulait prouver à tous qu'on avait pas besoin d'être Gryffondor pour devenir Auror, mais même aujourd'hui, certains de ses collègues ne voulaient pas la croire quand elle affirmait avoir appartenu à Poufsouffle. Ils se mettaient même à rire parfois et, pinçant les lèvres, elle leur répliquait qu'ils feraient bien d'arrêter de donner des faux jugements sur une Maison et qu'ils feraient mieux d'arrêter d'avoir un jugement limité.
Ça avait été pire durant sa formation lorsqu'ils concourraient les uns contre les autres. Pourtant, malgré les dépréciations qu'elle avait reçu, elle avait continuer. Cela avait même renforcé sa détermination. Mais la principale raison de sa détermination était qu'elle voulait en savoir plus afin de découvrir tout sur l'affaire Sirius Black. En effet, le joyeux et amusant Sirius Black qu'elle connaissait n'aurait jamais tuer ses meilleurs amis et devenir Auror lui donnerait les clés pour en savoir plus. Etant adolescente, cette idée l'avait hantée. Elle n'en avait même jamais parlé à Charlie.

Elle ne s'attendit pas à ce que Remus lui réponde soudain ce qu'il lui répondit et de ce fait, en rougit jusqu'aux oreilles et à la pointe de ses cheveux. S'en rendant compte, elle tenta de reprendre contrôle et ramener les pointes roses à leur brun originel sans que Remus ne s'en rende compte et elle se força à rire légèrement... « Merci de ces paroles, ça fait chaud au cœur en tous cas d'entendre que tous les gens ne sont pas pareils... »  Elle voyait bien qu'il essayait de se rattraper. Comme s'il y avait deux Remus différents en lui, que l'un laissait des choses inconsciemment de sa volonté et que l'autre passait son temps à nettoyer les dégâts.  Tonks n'aurait su dire combien elle était touchée par ses paroles et si elle ne se retenait pas, elle lui aurait bien sauté au cou pour l'embrasser... Hein ? NON, non, non ! Nymphadora, retire ce mot immédiatement de tes pensées !  Tu ne peux assurément pas te laisser disperser de cette façon. Tu dois garder les pieds sur terre si tu ne veux pas effrayer Remus et le faire prendre ses jambes à son cou. Elle répondit simplement :

« Je n'en attendais pas moins de toi. » Elle lui sourit sincèrement, à défaut d'exprimer ses émotions plus radicalement c'est-à-dire en  lui sautant au cou. « Comme ça tu me préfères au naturel. » ne put-elle s'empêcher de reprendre. « … Même quand je fais preuve de cette maladresse qui exaspère tant Molly qu'elle ne me laisse plus toucher à la précieuse vaisselle des Blacks ? Quoique je suis pas sûre que ça plairait à Sirius, que je casse par inadvertance quelques-unes de leur porcelaine... » Ajouta t-elle en rigolant légèrement. Agir au naturel avec Remus ? Oh oui, c'était facile de l'être pour être sincère avec elle-même. Elle n'avait pas peur d'être ce qu'elle était, et en fait quand elle était en sa présence, il n'y avait qu'une seule chose qu'elle voulait être : elle-même. Elle ne savait pas comment l'expliquer mais c'était comme si avec lui, il lui était tout simplement facile de juste être elle-même, comme si elle savait qu'elle pouvait avoir confiance et qu'il ne se moquerait pas d'elle. C'était quelque chose qu'elle sentait. Et en même temps, peut-être que cette étonnante facilité était... Trop simple ? Etait-ce malsain quand tout vous semblait simple ?  Non, s'interposa à son esprit alors que son cœur le lui soufflait. Comment cela pouvait-il être malsain ? Comment ce sentiment née et se développant en elle pouvait être quelque chose de mauvais ? Comment cette douce chaleur se répandant en elle-même pouvait-elle être quelque chose qu'elle ne pouvait pas ressentir ?

Il pensait cependant – ce fut ce qu'il lui dit en tous cas – qu'il ne serait pas le seul à lui dire tout simplement et qu'elle finira par rencontrer la personne qu'il lui fallait, qui l'aimera comme elle était et qu'elle aimera en retour. Pourquoi pas lui ? Pourquoi cela ne serait pas lui ? Nymphadora se mordit la lèvre inférieure tandis qu'elle baissait la tête et que concentrée sur ses pieds, elle dissimulait ainsi sa confusion et la rougeur formée au niveau de ses joues. Voilà qu'il rajoutait encore qu'elle méritait en tous cas de trouver la bonne personne et soudainement, elle se demanda s'il se rendait compte qu'à chaque fois qu'il essayait de se rattraper, il laissait échapper quelque chose qui venait ajouter une sorte de compliment à sa manière. Comme si son cœur et sa raison pensaient deux choses différentes et qu'ils ne s'accordaient pas ensembles (était-ce vrai ? Pensa t-elle). Mais vous savez quoi ? Elle aimait ça. Elle adorait même et elle aimerait qu'il ait moins un peu moins de réserve. Même si tout compte fait, sa réserve ajoutait à ces petites choses qu'elle aimait chez lui. Il était tout mignon et craquant quand... Non, Tonks, tu dérapes encore, ne laisse pas ton esprit divaguer encore, non !

Elle rigola doucement tout en bordant de très près le sujet sans doute le plus épineux entre eux : « Tu sais, si je ne savais pas que ce n'était pas trop ton genre, je dirai presque qu'avec tous ces compliments que tu m'as fait, tu serais en train de me draguer ! » C'était ridicule, évidemment. Elle savait que c'était ridicule et elle se força à rigoler doucement. Pourtant, la seule pensée de ses paroles lui faisait naître un doux sentiment en elle. « Ridicule hein... » se répéta t-elle comme si elle essayait de se convaincre bien qu'en elle-même elle n'était pas réellement très convaincante.

Remus la ramena sur terre en quelques sortes quand il lui dit qu'une quinzaine de mangemorts étaient arrivés et qu'ils feraient mieux de se concentrer de nouveau sur la mission. Elle approuva d'un signe de tête même si elle avait davantage envie de poursuivre leur conversation. Elle devait cependant remettre cela à plus tard... Ils pourront parler tranquilles quand ils seront de retour au Square Grimmaurd, se dit-elle. « Tu crois qu'ils sont tous à l'intérieur maintenant ? » murmura t-elle. « On fait quoi ? On attends là ? » lui demanda t-elle toujours sur le même ton.

Elle resta silencieuse pendant plusieurs minutes, observant tous les mangemorts entrer l'un après l'autre dans le bâtiment. Certains étaient masqués et elle avait du mal à les reconnaître juste par leur apparence. D'autres ne portaient pas leur masque encore et elle crut reconnaître l'un d'entre eux. Un homme aux épaules larges et aux traits de visage marqués qu'elle avait vu au ministère souvent en compagnie de Fudge... « Je le connais lui... C'est John Stanfield... » murmura t-elle à Remus. « Je l'ai vu au ministère. Avec Fudge.. J'ai jamais eu confiance en lui... » finit-elle dans un murmure de triomphe. Une fois qu'ils furent tous entrés, elle se tourna enfin vers Remus et ajouta en rapport avec leur conversation précédente.

« Sinon, un jour, il faudra que tu me parles de toi aussi. » fit-elle d'un ton léger.  Elle avait parlé avec confidence, elle espérait la même chose de sa part ! Le regard qu'elle lui fit fut si mignon qu'elle se demanda comment il pourrait lui répondre  « Non » sans réfléchir à cette juste proposition.

Comme si elle devinait ce qu'il allait lui répondre, elle le devança en posant un doigt sur ses lèvres et répondit avec un léger sourire en coin. « Je sais, tu penses sûrement que tu n'as rien d'intéressant à raconter de ta vie mais je pense tout le contraire. Je suis certaine que tu as pleins de choses que tu gardes pour toi, oh oui. » Elle lui lança un regard genre « Et un jour, je saurai tout. Je finis toujours par arriver à mes fins ! ». Elle avait encore quelque chose sur le bout des lèvres mais elle se retint de le dire – pas encore du moins. Elle avait appris par expérience que quand on déballait tout en même temps, ce n'était pas très drôle...

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Dim 8 Juin - 17:31

Un léger sourire découvrit ses lèvres, à ses paroles. Elle avait appris à faire avec son don, tout comme lui avec sa lycanthropie. Enfin presque… Lui, il avait plus de mal, car c’était quelque chose dont il avait honte. Sans compter qu’il était dangereux. Mais il était content pour elle. Enfin, qu’elle ait réussi à dépasser les mauvais côtés de son don, et apprivoiser ce dernier. Il ne pouvait pas en dire autant pour lui-même. Mais lui, ce n’était pas un don, mais une malédiction… Ca changeait beaucoup de choses, dans le sens où Nymphadora ne s’était pas fait autant rejeté que lui. En général, les gens étaient davantage fascinés de voir quelqu’un changer ainsi d’apparence. En revanche, lorsqu’ils apprenaient qu’il était un loup-garou, ils avaient soudain peur pour eux-mêmes. Parce qu’ils ne connaissaient des loups-garous que ce qu’ils avaient pu en entendre dans les contes. De plus, si tous les deux ne pouvaient pas toujours contrôler leur don et malédiction, les conséquences étaient presque risibles, pour une métamorphomage, à côté d’un lycanthrope. Elle ne risquait pas de mettre la vie en danger, là où lui, il devenait un meurtrier à chaque pleine lune, capable de tuer son meilleur ami s’il le croisait. Bien entendu, depuis qu’il avait accès à la potion tue-loup, tout allait beaucoup mieux. Mais Severus Rogue ne serait pas toujours là pour la lui faire, et dans le marché, elle restait hors de prix pour qu’il puisse s’en acheter. Sans compter qu’il enchainait les petits boulots.

Par la suite, Nymphadora lui démontra qu’en effet, elle ne maîtrisait pas toujours son don. S’il n’avait été qu’un homme, il n’aurait jamais pu voir la couleur de ses cheveux virer au rouge, puis au rose. Mais du fait de sa lycanthropie, ses sens étaient surdéveloppés, et il eut le temps de le remarquer, avant qu’elle ne reprenne son brun pour la mission. Il retint un sourire, mais son cœur battait plus fort. C’était lui qui l’avait fait rougir ? Il en était un peu étonné. Cela voulait-il donc dire qu’elle apportait de l’importance à ses paroles et ses compliments – bien que maladroits ?

Un certain malaise semblait s’être immiscé entre eux. Remus, du moins, se sentait un peu honteux d’avoir osé lui avouer tout ça. Bien plus qu’il ne l’aurait voulu. Lui qui maîtrisait pourtant chacun des mots qui sortaient de sa bouche… il n’y avait que Nymphadora pour le mettre dans cet état-là, et lui faire perdre tous ses moyens. Heureusement, elle était douée, et parvint à détendre l’atmosphère et à le faire sourire, à son évocation de Molly, Sirius, et de la vaisselle des Black.

- Oui, je suis sûr que cela lui plairait.

Il en oublia ainsi d’en répondre à sa premier question. De toute façon, la réponse était évidente. Bien sûr qu’il l’appréciait avec sa maladresse. Ca faisait partie de son charme. Tout comme son rire qu’il aimait tant. C’était un si joli son… Même s’il risquait d’alerter les mangemorts, si elle riait trop fort. Mais il aimait tant l’entendre rire qu’il ne parvenait même pas à la mette en garde. A la place, il la regarda avec une certaine tendresse dans le regard. Par la suite, il tenta d’ailleurs de la rassurer en lui disant qu’il ne serait pas le dernier à lui dire qu’elle avait tout pour plaire. Il essayait tant bien que mal de se rattraper, et craignait qu’elle ne prenne ses paroles pour des avances. Car elles n’en étaient absolument pas. Bien sûr, il aurait adoré pouvoir lui en faire, mais il n’en avait pas le droit. Il était trop vieux pour elle, trop dangereux, trop pauvre, et cela mettrait leur relation amicale en danger. Et puis, l’amitié lui avait toujours suffi, et lui suffirait toujours. Enfin, même si ce n’était pas tout à fait vrai, il aimait le croire, et il s’en était toujours contenté jusqu’à maintenant.

Pourtant, il ne cessait de se montrer maladroit dans ses paroles avec Nymphadora. Il tentait de clarifier leur relation de manière détournée, et ne faisait que la rendre encore davantage ambigüe. Chose que la jeune femme ne tarda pas à lui faire remarquer, en riant. Remus n’en fut cependant pas amusé. Le fait simple qu’elle trouve cela ridicule lui serra le cœur, et il détourna le regard, malgré lui blessé.

Pourtant, elle avait raison. Bien sûr que c’était ridicule. Si elle avait pu lire dans ses pensées, elle l’aurait pris pour un pervers qui aimait les jeunes femmes. Pourtant, c’était faux. Il n’était d’habitude pas attiré vers des femmes aussi jolies et jeunes. Mais elle… c’était différent. Elle était l’exception qui confirmait la règle. Elle était spéciale, et elle l’attirait – même s’il refusait de le reconnaître, et de se l’avouer à lui-même. Et même si jamais rien ne serait possible entre eux. Elle-même venait bien de le souligner, le remettant en quelque sorte à sa place. Le pauvre Remus était passé au rouge cramoisi, avant de devenir blanc comme un linge. Le cœur serré, il eut un léger rire, un peu nerveux. Il avait été idiot de croire cela possible, ne serait-ce qu’une seconde. Qu’elle puisse l’apprécier autrement que comme ami. Il avait été idiot, et à présent, il en était blessé. Ce n’était pourtant pas la faute de Nymphadora, elle n’avait jamais été ambigüe avec lui. C’était lui, qui l’était… Lui, qui agissait d’une manière étrange, et lui sortait des paroles qu’elle aurait pu interpréter comme de la drague, si « elle savait que ce n’était pas trop son genre ». Car Remus n’était pas du genre à draguer, non. Généralement, c’était les femmes qui venaient à lui, et il s’étonnait à chaque fois d’avoir pu leur plaire ne serait-ce qu’un peu, au vu des cicatrices qui lui barraient le visage. Parfois, néanmoins, il lui arrivait d’accoster une femme dans une taverne. Lorsqu’il n’avait pas eu de relations depuis longtemps, que la pleine lune approchait, et que son désir était au plus haut point. Frustré, il allait de but en blanc, abordant n’importe quelle femme susceptible d’éteindre cette frustration.

Voulant mettre fin à ces pensées dérangeantes et à mille-lieux de celles qu’il devrait avoir à cet instant-là, il finit par couper court à la conversation en les ramenant sur leur mission actuelle. Un quinzaine de personnes venaient d’arriver. Des potentiels mangemorts. C’était même presque sûr, d’ailleurs. Remus en reconnut que quelques-uns, mais il n’y eut aucune surprise. En revanche, Nymphadora lui apprit qu’un dénommé John Stanfield était présent. Un proche de Fudge. Il en fut étonné. C’était une information que Dumbledore serait ravi d’apprendre. Les autres finirent par entrer, et à défaut de les connaître, Remus tenta de mémoriser le visage de ceux qu’il pouvait apercevoir. Lorsqu’ils furent tous rentrés, le maraudeur observa pour voir si d’autres apparaissaient, et jeta un regard à sa montre.

- Ils sont peut-être tous rentrés, oui. Attendons encore une demi-heure, et nous verrons bien. Ils arrivent par groupe toutes les quinze minutes, depuis tout à l’heure.

En attendant, il s’autorisa à se détendre, et se rassied. Nymphadora en profita alors pour reprendre la conversation qu’ils avaient eue. Il rougit légèrement à ses paroles. Elle voulait qu’il lui parle de lui… et la question était accompagnée d’un regard qui fit louper un battement à son cœur. Si elle savait l’effet qu’elle lui faisait… Il aurait voulu pouvoir lui dire oui, mais il n’aimait pas parler de lui. Sans compter qu’elle ne connaissait pas son terrible secret, et qu’il ne tenait pas particulièrement à le lui dévoiler. Et puis, sa vie n’avait rien d’intéressant. Il n’avait rien d’intéressant. Et elle en prendrait bientôt conscience, et serait déçue. Elle se désintéresserait alors de lui, allant poser des questions à d’autres personnes. L’idée lui en serra le cœur.

La jeune femme devait néanmoins le connaître un peu, car elle devina presque ce qu’il pensait. Oui, il pensait qu’il n’avait rien d’intéressant à lui raconter. Il fut néanmoins surpris qu’elle pose un doigt sur ses lèvres, pour l’intimer au silence. Il allait en effet lui répondre qu’il n’était pas quelqu’un d’intéressant, et que sa vie était ennuyeuse à mourir. Elle l’était. Mais elle ne lui en laissa pas l’occasion de répondre, prenant le contre-pied de tout ce qu’il aurait pu lui dire. Troublé par son doigt sur ses lèvres, il esquissa néanmoins un timide sourire. Si elle savait… Il pensait en effet qu’il n’était pas intéressant en lui-même, là où Nymphadora était la femme la plus intrigante qu’il avait jamais rencontré. Avec Lily Evans, bien entendu. Mais c’était d’une manière différente. Elle l’intéressait encore davantage, et il avait envie d’en savoir plus à son propos. De tout savoir, même. Et comment faisait-elle pour être si joyeuse, si ouverte ? Elle lui rappelait bien souvent Sirius, avant Azkaban. Le Sirius qui était jeune, insouciant, avant d’être détruit dans une prison pendant douze ans, pour un crime qu’il n’avait pas commis. Bien sûr, il gardait toujours du Sirius d’avant. Mais quelque chose s’était cassé. Il était un homme brisé, à présent. Tout comme Remus l’avait été. Dans un certain sens, Sirius et lui n’avaient jamais été aussi proches, du fait de la perte de leurs espoirs et de leur innocence et insouciance. Tout ce qui rendait Nymphadora si vivante. La vie ne l’avait pas encore brisée… Il savait que cela arriverait un jour – surtout avec la guerre qui se profilait. Mais il espérait que ce serait le plus tard possible. Il ne voulait pas qu’elle souffre. Il voulait… la protéger. Il n’avait pas pu le faire pour ses amis. James, Lily, Sirius… Mais il espérait pouvoir le faire pour elle, car elle méritait une belle vie. Elle méritait d’être heureuse, de rencontrer l’amour, de fonder une famille… Tout ce que lui n’avait jamais eu et ne pourrait jamais avoir. Il voulait le meilleur pour Nymphadora Tonks.

- On verra, finit-il par répondre aux paroles de la métamorphomage, après s’être légèrement reculé pour éviter la censure de son doigt.

Il n’aimait pas parler de lui. Mais si ça lui tenait à ce point à cœur, il ferait sans doute un effort. Pour elle. De toute façon, il connaissait ce regard qu’elle avait, à l’instant présent. Ce regard déterminé qui lui signifiait qu’elle en lâcherait rien jusqu’à ce qu’il lui dise. Sirius avait souvent ce regard, également, et c’était pourquoi il savait qu’il était inutile de négocier. Lorsque Sirius Black et Nymphadora Tonks voulaient quelque chose, ils l’avaient toujours. Ils n’étaient pas cousins pour rien. Cependant, Remus comptait bien lui en dire le minimum. Et surtout, pas question de lui révéler sa lycanthropie ! Il craignait trop de la perdre, et de la voir changer radicalement d’attitude avec lui. Au fond, il aimait la voir se comporter normalement en sa présence. Sans gêne, sans malaise, sans peur. Elle ne le jugeait pas, et ne le pouvait pas, parce qu’elle ne savait rien de sa condition. Or, il craignait que si elle venait à l’apprendre, elle ne veuille plus le fréquenter. Et il ne pourrait que comprendre sa décision. Elle ne serait ni la première, ni la dernière à réagir ainsi face à son terrible secret.

Le regard un peu dans le vide, Remus resta un instant perdu dans ses sombres pensées.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Dim 6 Juil - 21:02

Quand même, la seule idée qu'il aurait pu avoir été de la draguer par ces paroles lui créaient des petits papillons dans l'estomac tellement l'idée lui en était agréable. C'était cependant ridicule, c'était sûrement sa façon d'être avec tout le monde -  il essayait sans doute juste d'être gentil en lui disant tout ces choses, tout en étant bien inconscient des sentiments qu'il faisait naître chez la jeune femme.  La jeune femme soupira doucement, se disant qu'elle ferait bien d'arrêter de se comporter comme s'il pouvait un jour ressentir plus que de l'amitié pour elle... Sans compter que le fait qu'il n'ait pas d'alliances ou qu'il ne soit pas fiancé ne voulait pas dire qu'il n'y avait personne dans son cœur déjà et, à cette pensée, elle ne put s'empêcher de ressentir un pincement de jalousie envers la potentielle et mystérieuse inconnue qui avait su arriver première dans le cœur de Remus...  Si seulement Tonks avait pu arriver avant dans l'Ordre... Un second soupir lui échappa tandis qu'elle était plongée dans ses réflexions, presque ignorante de ce qui l'entourait et un sentiment d'amertume grandissant au fond d'elle.

Après un long silence gênant sembla t-il et une fois que les mangemorts furent rentrés dans leur repaire, la voix de Remus se fraya un chemin difficilement jusqu'à son cerveau préoccupé par des choses bien lointaines de sa présence ici. Il proposa d'attendre encore environ une demie-heure puis d'improviser chose que Tonks approuva silencieusement – il sembla d'ailleurs qu'elle était incapable de parler pour le moment. Pourtant, elle essaya de se détendre, de ne plus penser à ces hypothèses qui lui donnaient presque la nausée et alors que Remus se détendait et se rasseyait décontracté, Nymphadora lui refit la conversation, lui disant qu'elle espérait un jour en savoir plus sur lui aussi...

A l'expression de surprise qu'il eut, Tonks eut la sensation que jamais personne ne lui avait demandé de lui parler de lui et ce qu'elle lui avait dit ce confirma : à savoir qu'il pensait bien qu'il n'avait rien d'intéressant à raconter. Se doutant de ce qu'il allait lui répondre comme si elle lisait dans ses pensées, elle lui intima le silence en posant un doigt sur ses lèvres – geste anodin, fait quasiment sans y penser vraiment, presque naturel. Cela sembla pourtant le troubler, bien plus qu'elle elle-même qui n'avait pas peur de ce genre de petits gestes affectifs. Il ne s'attendait pas à cela et se rendant compte peut-être qu'elle avait été un peu trop intime, elle retira son doigt alors que lui-même se reculait, et la jeune femme se rendit compte que ses joues lui chauffaient drôlement de nouveau. Espérant qu'il ne l'avait pas remarqué, elle fit mine de s'intéresser de nouveau à leur mission et aux mangemorts qui rentraient les uns après les autres dans leur lieu de réunion. Malheureusement, rien n'avait autant d'intérêt à ses yeux que la personne qui se trouvait juste derrière elle en ce moment – un intérêt grandissant de minute en minute si bien qu'il lui était quasiment impossible parfois de ne pas ouvrir la bouche afin de lui poser une question qui lui titillait la langue. A moins que ce soit simplement pour le bonheur de croiser et de se perdre dans son regard miel... Alors que ces pensées lui venait à l'esprit, elle fut tentée justement de tourner le regard vers lui.

La réponse qu'il lui fit finalement ne l'étonna pas tellement finalement. Son « On verra » sonnait à ses oreilles comme un « Non ».  Elle avait compris évidemment depuis longtemps qu'il n'aimait pas trop parler de lui, alors si elle voulait en apprendre un peu sur lui, ouvrir quelques barrières pour qu'il se laisse aller, elle devrait sans doute trouver un moyen innocent pour le forcer à en dire un peu plus que ce qu'il voulait. Elle se mit à tourner une mèche de ses cheveux autour de ses doigts alors qu'elle réfléchissait tout haut...

« De toutes façons, tu me dirais que tu n'as rien d'intéressant à dire que je ne te croirais pas. Comme ce serait possible voyons ? Tu as bien fréquenté le père de Harry à Poudlard, sans compter Sirius ! Tu dois en avoir vu de toutes les couleurs avec eux ! Allez, raconte-moi en un peu – mais aussi sur toi ! - comme ça je pourrai faire marcher Sirius sur ce que je sais sur lui ! »  Elle arbora un large sourire, contente d'avoir une de ces excellentes idées. Oui, cela paraissait même parfait ! « Tiens, j'ai une idée... Parce que pour le moment les mangemorts en ont pour un bout de temps à l'intérieur, on a qu'à jouer à Action-vérité. » Elle afficha un sourire (parfaitement innocent) en attendant sa réponse. Ça allait être marrant ça c'était sûr !

« Allez, je commence pour te montrer le pas... Et attention, interdiction de mentir. Je le saurai autrement ! »  Elle termina sur un clin d'oeil complice.

Nymphadora anticipait déjà sa réaction de surprise. Ah ça oui, Nymphadora était pleine de surprise ! Mais, une question la turlupinait... Est-ce qu'il aimait ça et soudain, la jeune femme sentit un gros noeud se nouer dans son estomac. Parce qu'il avait plutôt du genre calme, et pas du tout imprévisible. Est-ce qu'il la trouvait trop...Trop... Extravertie ? Elle n'arrivait même pas à trouver le mot exact pour se définir mais ce n'était pas un positif. Avant de le rencontrer, elle ne s'était jamais inquiétée d'avoir trop de quelque chose. Elle était juste elle-même. Perplexe, ses sourcils se fronçèrent.

« ... J'ai les jambes en compote... » souffla t-elle sans prévenir et Tonks se redressa brusquement. A rester assis au sol d'une façon très inconfortable à son opinion, elle sentait ses jambes s'engourdir et elle ne pouvait tenir davantage, décidant de faire quelques pas de marches dans l'allée sombre où ils se cachaient. Aussi brusquement qu'une explosion, un bruit retentit – un bruit ressemblant à un hurlement – et la jeune femme se figea. Vraisemblablement, quelque chose l'avait déclenché et sentant inconsciemment qu'elle y était la cause, elle se figea instantanément.  Son premier instinct fut de s'accrocher à la première chose qui lui passait sous la main et coïncidence (ou destin?) ce fut le bras de Remus qu'elle accrocha. Sur le coup cependant, elle n'en fut pas consciente. Sa respiration se figea simplement et elle n'osa bouger aucune partie de son corps alors que des bruits de voix se faisaient entendre au-dehors. Deux-trois personnes au son des voix, et ils voulaient sûrement  vérifier pourquoi le Cridurut s'était déclenché. Son cœur battait à 150 km/heure sinon plus et elle n'osait pour ainsi dire pas respirer. Elle tenta de se raisonner intérieurement : Ils étaient sous sortilège de dissimulation donc ils paraissaient invisibles aux yeux extérieurs... Malgré cette consolation, elle sembla se raccrocher davantage au bras de l'homme à côté d'elle – pas par peur hein ne vous méprenez pas, mais juste au cas où ils doivent transplaner d'urgence...


PS:  J'ai pas eu le temps de me relire une énième fois mais là j'ai un problème de batterie maintenant donc je poste comme ça, j'espère qu'il n'y a plus des fautes d'inattention...  ^^"

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Ven 15 Aoû - 17:05

La situation lui paraissait presque irréelle, mais il l’appréciait. Ils avaient beau être en pleine mission, il aimait le fait qu’ils discutaient comme de très bons amis. Il aimait la compagnie de Nymphadora à ses côtés, et le fait qu’elle s’intéresse à lui. Il n’avait rien de très intéressant, mais elle semblait penser le contraire, et il en était touché. Même s’il comprit bien vite qu’elle était plus intéressée par Sirius et James que par lui-même. N’était-il qu’un moyen d’en savoir plus sur les frasques de ses amis ? A peine se posa-t-il la question qu’elle ajouta qu’elle voulait aussi qu’il lui parle de lui-même. Avant d’enchaîner que ce qu’il lui dirait l’aiderait à faire marcher Sirius. Il esquissa un timide sourire et réfléchit à ce qu’il pourrait bien lui raconter. Il avait envie de lui faire plaisir, mais voulait se montrer, lui et ses amis, sous un bon jour. Il ne voulait pas qu’elle le pense ennuyeux. Et c’est ainsi qu’il songea aux frasques des maraudeurs à Poudlard. Il y en avait tellement… Laquelle choisir ? La plus folle était le fait que James, Sirius et Peter aient appris à être animagus pour l’aider lui lors des nuits de pleine lune. Mais cette anecdote-là, il ne voulait pas la raconter. Il ne voulait pas qu’elle sache qu’il était un loup-garou.

Alors qu’il réfléchissait à ce qu’il pourrait bien lui avouer de son passé de maraudeur, la jeune femme reprit alors, sans lui laisser le temps de répondre. Un Action-Vérité ? Elle voulait faire un Action-Vérité ? Etait-elle sérieuse ? D’autant plus qu’ils étaient en pleine mission ! Il lui jeta un regard étonné, tandis qu’elle ajoutait qu’il était interdit de mentir et qu’elle commençait. Il cligna des yeux, ne sachant trop quoi répondre à ça. Il n’était pas sûr que ce soit le moment idéal, mais il ne voulait pas la décevoir…

Il n’eut cependant pas le temps de lui répondre que la jeune femme se leva, soufflant qu’elle avait les jambes en compote. Il la regarda marcher un peu et sursauta au bruit retentissant. Un Cridurut… Une sueur froide lui passa dans le dos. Il sentit la main de Nymphadora s’accrocher à son bras et il en ressentit un étrange frisson à cette sensation. Sa propre respiration s’arrêta tandis que trois voix se faisaient entendre. Du fait de son ouïe fine, il put comprendre ce qu’ils disaient :

« Si le Cridurut s’est déclenché, c’est qu’il y a quelqu’un ! »

- Tu parles, c’est ce que tu dis à chaque fois. Et à chaque fois, c’est un chat, répondit le mangemort n°2.

- Ouais, je sais même pas pourquoi on va vérifier, renchérit le troisième. On ferait mieux de retourner là-bas. »


Remus pria pour que le suspicieux suive les conseils des deux autres. Mais celui-ci reprit :

« Et si c’était quelqu’un, hein ? Des fouineurs ? Mieux vaut vérifier.

- Le seul fouineur dans le coin, c’est toi Cornac, répondit le mangemort n°2.

- Dire qu’ils sont tous à l’intérieur, bien au chaud, en train de se goinfrer pendant que nous on se les gèle à la poursuite de chats errants…, soupira le mangemort n°3. »


Remus vint discrètement chercher la main de Nymphadora qui pressait son bras un peu fort, et la serra dans la sienne. La chaleur agréable qui s’en dégageait le fit doucement frissonner. Les mangemorts approchèrent, et lancèrent un « Lumos » pour vérifier qu’il n’y avait personne. Remus pria pour qu’ils ne jettent pas de sorts de dissimulation. Il sentait son cœur battre la chamade, et craignait qu’ils ne finissent par l’entendre. Tout comme Nymphadora, il était prêt à transplaner s’il le fallait.

- Tu vois, ça devait encore être un chat errant… Je retourne là-bas, moi, grommela le mangemort n°3.

Le mangemort n°2 approuva et le suivit. Le dénommé Cormac regarda alors autour de lui, comme un peu perdu. Un juron s’échappa alors de ses lèvres avant qu’il ne fasse demi-tour pour rejoindre ses deux collègues mangemorts. Une fois qu’ils furent éloignés, Remus s’autorisa alors un soupir de soulagement.

- On a eu chaud… Ça va ?

Il lui adressa un timide sourire. Sa main était toujours dans la sienne mais il ne la retira pas. Il voulait en profiter encore un peu. Juste un peu… Il avait eu peur d’être découvert. Pas pour lui, mais pour Nymphadora. Il ne voulait pas qu’il lui arrive quelque chose de mal. Il tenait trop à elle… Il ne la connaissait pourtant pas depuis si longtemps que ça. Mais il l’appréciait déjà énormément. Plus qu’il ne l’aurait d’ailleurs dû. Il savait bien que rien ne serait jamais possible entre eux, mais il ne demandait rien d’autre qu’être son ami. Et puis, elle l’appréciait aussi un peu… non ?

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Dim 24 Aoû - 15:03

Accrochée au bras de Remus et retenant son souffle, elle entendit trois voix d'hommes différentes – voix qui ne lui étaient pas familières. Contrairement qui put comprendre ce qu'ils disaient clairement, Tonks ne saisit que deux mots sur trois mais chose certaine, il y avait un Cridurut et en faisait un geste brusque, elle l'avait déclenché. Elle se mit à prier silencieusement pour qu'ils mette le déclenchement du sort sur la présence d'un chat et retourne à l'intérieur du bâtiment. Elle se surprit même à fermer les yeux tout en espérant de tout son cœur pour qu'ils ne viennent pas faire un tour de leur côté et surtout qu'ils n'utilisent pas un sort anti-dissimulation.

En elle-même, la jeune femme enchaînait différentes réactions et des plus plaisantes – et perturbantes. Se trouvant ainsi aussi près du lycan et pouvant sentir la chaleur de son corps au travers de ses vêtements, la jeune femme sentit son être parcourut de légers frissons et pour rien au monde elle n'aurait aimer se détacher de lui. Enfin, il lui faudrait bien se détacher un jour ou l'autre mais ce serait bien à contrecœur. C'était une sensation bien étrange et bien agréable, quelque chose qu'elle n'avait encore jamais ressenti avec personne. La rougeur à ses joues reprirent brusquement dans la pénombre et chose certaine, elle n'aurait pas osé tourner la tête vers lui. Elle se demanda alors s'il y avait une chance pour que Remus ressente ne serait-ce un centième de ce qu'elle ressentait en sa présence et dans sa tête, une petite voix mesquine chuchota « ne dis pas n'importe quoi voyons, comment se pourrait-il ? Tu es bien trop différent de lui et tu paraît bien trop jeune... » C'est alors qu'une seconde voix intervint dans son esprit. « Et si je changeais ? Si je changeais légèrement d'apparence pour paraître un peu plus son âge ? Y aurait-il une chance pour qu'il m'aime davantage ? » … pendant de longues minutes, la jeune Métamorphomage ne sut plus trop où elle en était et sans même s'en rendre compte, son apparence se mit à se modifier au gré de ses réflexions. Légers changements, discernables seulement pour des yeux avertis, mais bien changements.

Lorsqu'elle sentit une main venir doucement se saisir de la sienne, son cœur manqua un battement et il lui fallut une demie-seconde supplémentaire avant de se rendre compte que c'était probablement Remus. A partir de ce constat, son cœur se mit battre encore plus la chamade mais elle n'aurait pour rien au monde été retirer sa main de sa chaude étreinte – fait étrange, il lui semblait même qu'elle était plus chaude que la plupart des gens ? Enfin, elle tenait rarement la main des gens qu'elle ne connaissait pas ou même de ses collègues de travail ; par conséquent, elle n'avait pas vraiment de comparaison mais c'était une étrange impression. Sa main lui paraissait définitivement plus chaude que la sienne. Enfin,bien sûr, elle ne devait pas se faire d'illusions... Il avait sans doute eu ce geste instinctivement et dans une volonté de la rassurer (même si elle n'était plus une petite fille qui avait peur du noir et qui se mettait à pleurer comme un enfant de cinq ans parce qu'il craignait qu'il y avait un monstre dans son placard !).

Les minutes s’égrainèrent, minutes qui semblèrent des heures... Jusqu'à ce que l'un des trois mangemorts déclare qu'il devait effectivement s'agir d'un chat. Tonks n'osa respirer à nouveau que lorsqu'elle fut certaine que les mangemorts étaient partis. Dès lors, elle soupire de soulagement en posant une main sur son cœur – celle que Remus ne tenait pas. A sa question, elle hocha lentement la tête avant d'ajouter : « J'ai eu le stress de ma vie oui, pas toi ? Tu crois que ça vaut le coup de rester jusqu'à la fin de leur réunion ou on peut rentrer ? » Non pas qu'elle avait vraiment une envie de rentrer chez elle et de s'endormir seule dans son lit, mais elle n'avait pas réellement le choix, n'est-ce pas ?

Alors qu'elle lui posait cette question, elle tourna la tête vers lui et se trouva très troublée de se trouver si près de lui d'un seul coup – clairement moins de dix centimètres - et cette proximité inattendu la troubla plus que jamais. Ses yeux se plantèrent dans les siens pendant quelques secondes, une vague d'émotions afflua en elle et elle se noya dans son regard. Apparemment, elle n'avait guère envie de retirer sa main. A moins que tel geste lui semblait-il si naturel qu'elle avait presque oublié qu'il lui tenait la main ?

Dans les films, c'est le moment où le héros embrasse la jolie fille. Cependant, juste à ce moment-là, un semblant d'électrochoc la prit soudain et une voix au fond d'elle s'insinua, la faisant revenir à la raison.  Elle reprit une distance convenable tout en lui demandant, évitant son regard pendant quelques secondes le temps de se reprendre.

« Alors ? » Apparemment, Remus ne semblait pas aller très bien non plus, du moins ce fut l'impression qu'elle eut... « Tu es sûr que ça va ? »

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Mer 21 Jan - 19:41

Remus allait bien. Son cœur battait à mille à l’heure et résonnait à ses tempes, et après la peur qu’il venait d’avoir de se faire découvrir, et qui lui avait donné des sueurs froides, il avait soudain très chaud. Il sentait la main de Nymphadora dans la sienne. Une main douce qu’il se retenait de caresser ou de porter à ses lèvres. Il ne la lâcha cependant pas tout de suite, lorsque les mangemorts se furent éloignés. Ils étaient très proches physiquement, et cela le troublait, n’arrangeant pas les battements de son pauvre cœur. Lorsque son regard croisa le sien, il dut faire un effort monumental pour cacher le trouble qu’il ressentait en la voyant ainsi, son visage à quelques centimètres seulement du sien. C’est pourquoi il remarqua, en dépit de l’obscurité, des légers changements chez elle. Ils auraient été indiscernables, s’il n’y avait pas eu cette proximité, et si Remus n’avait pas eu une aussi bonne vue du fait de sa lycanthropie. Elle semblait plus… âgée. Toujours la même. Mais avec quelques rides. Des joues un peu moins rondes. Il fronça légèrement les sourcils, se demandant pourquoi elle avait fait ce changement, mais n’en fit pas la remarque. Son regard accrocha un moment ses yeux, avant de descendre vers ses lèvres… Une pensée lui effleura l’esprit : celle de l’embrasser. Mais il s’en retint, bien qu’il en mourrait d’envie. Et sans doute avait-il bien fat puisqu’elle s’éloignait déjà, laissant entre eux une distance convenable. Les joues un peu rouges – il espéra qu’elle penserait que c’était à cause du froid – il lâcha sa main comme si elle l’avait brûlée, et répondit :

- Oui, ça va.

Qu’avait-elle demandé, déjà ? Ah oui, s’ils devaient rester jusqu’à la fin de la réunion, ou bien rentrer ! Il hésita. Qu’était la meilleure solution ? Peut-être devraient-ils rester jusqu’à la fin de la réunion, non ? D’un autre côté, peut-être n’apprendraient-ils rien de plus… « Peut-être. » Ce n’était pas sûr.

- Je… Je pense que nous devrions rester jusqu’à la fin de la réunion. Cela nous permettra peut-être de voir des visages qu’on n’a pas pu reconnaître tout à l’heure, et on ne sait jamais… Et comme ça, on saura combien de temps ça a duré.

Pas sûr que cela leur serve. Mais mieux valait-il être prévoyant, et rigoureux. Il crut cependant bon d’ajouter :

- Mais si tu veux, tu peux y aller. Nous n’avons peut-être pas besoin d’être deux pour ça…

Non pas qu’il souhaitait qu’elle s’en aille. Sa compagnie lui était très agréable. Peut-être « trop » agréable. Mais au moins, si elle rentrait, il la saurait en sécurité, bien au chaud. Dans son lit, peut-être, plutôt que dans une rue sombre avec un lycanthrope, à surveiller des mangemorts qui pouvaient les surprendre à tout moment. Et lui, il pourrait enfin reprendre ses esprits, et se concentrer sur la mission. Il se trouvait un peu trop distrait, depuis que Nymphadora l’avait rejoint. Et il avait d’étranges pensées. Comme celle qu’il avait eu de l’embrasser, avant qu’elle ne s’écarte de lui. C’était malsain… Il était bien vieux trop elle, et il n’y avait absolument aucune chance qu’elle soit attirée par lui. Et quand bien même ce serait le cas, il ne pourrait pas. Non seulement elle ne savait rien de sa condition de lycanthrope (et il ne comptait pas le lui dire), mais elle méritait bien mieux. Que pourrait-il lui apporter, lui ? Il était vieux, pauvre, et dangereux. Pauvre, oui. Il n’avait pas de métier fixe, et il vivait aux crochets de Sirius. Personne ne voulait engager un loup-garou… Il n’était au mieux qu’à demi-accepté dans la société. Si ses proches lui offraient une chance d’être plus qu’un lycanthrope, le faisaient se sentir homme, la société ne cessait de lui rappeler sa véritable nature. A chaque pleine, un meurtrier assoiffé et sans pitié s’emparait de lui. Bien sûr, grâce à Dumbledore et Severus Rogue, il avait la potion tue loup. Mais pendant longtemps, il ne l’avait pas eu. Et peut-être cela ne durerait-il pas toujours… Il ne voulait cependant pas y penser pour le moment. Il vivait au jour le jour, ne pouvant faire autrement, et ne pouvant se projeter sur l’avenir. Son avenir à lui était déjà tout tracé, de toute façon. Il savait depuis tout petit qu’il ne pourrait jamais avoir de famille. Aucune femme ne voudrait de lui, et avoir des enfants signifierait risquer qu’ils soient comme lui des loups-garous. Il se le refusait donc. Parfois, il songeait qu’il pourrait peut-être trouvé une compagne louve-garou. Peut-être était-ce là une bonne solution. Mais il n’en avait que peu rencontré, et aucune ne lui avait suffisamment plu pour qu’il puisse envisager la moindre chose. Alors il se contentait de quelques nuits avec des femmes rencontrées dans des bars, au hasard, et la plupart du temps, il se laissait aller aux plaisirs solitaires pour satisfaire ses besoins d’homme. C’était assez triste, mais il avait fini par se faire à cette vie. Et à l’accepter.

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MessageSujet: Re: There are some magic moments in life that we don't always understand... {Fe Remus}   Jeu 22 Jan - 22:09

Tonks avait chaud, très chaud, trop chaud. Et elle n'était définitivement pas pas tout à fait maîtresse d'elle-même. Loin de là. Elle sentait encore ses émotions bouillonner en elle, bouillonner tellement fort du fait de la soudaine proximité avec Remus qu'il lui était impossible de réussir à contrôler les battements de son cœur ainsi que les images qui ne cessaient d'apparaître dans son esprit. Bon sang, ce n'était pas son habitude d'agir ainsi. D'habitude, s'il y avait quelqu'un qui lui plaisait, elle faisait toujours le premier pas et tentait au moins une approche afin de voir si l'autre personne était également attirée par elle... Comment cela se faisait-il qu'avec Remus elle ne contrôlait plus rien, mais plus rien du tout. Pour la première fois, elle était juste comme hypnotisée devant lui, ne sachant ni que dire, ni que faire. Elle restait là, plantée devant lui et littéralement noyée dans ses yeux.

D'un autre côté, il n'avait pas semblé aller bien non plus... Plutôt embarrassé, mais cet embarras ne venait pas forcément parce qu'il était attirée par elle. En fait, elle avait plutôt l'impression qu'il était gêné par beaucoup de choses, et par beaucoup de choses c'était vraiment par beaucoup de choses.  Si jamais – et là c'était bien une hypothèse – il y avait une chance qu'il soit attiré par elle, il ne ferait certainement pas le premier pas... A moins qu'elle l'invite dans un pub et qu'elle le fasse boire deux ou trois verres ! Hm... C'était une idée ça. Peut-être... Peut-être qu'elle pourrait l'inviter à prendre un verre... Vous savez, comme le faisait deux bons amis. Sortir ensembles dans un bar, boire un ou deux verres en parlant et rigolant ensembles... Et à la fin, profitant du fait qu'ils ont bu un peu, elle l'embrasse et observe sa réaction. A savoir, s'il aurait l'air d'avoir aimé ou alors s'il aurait l'air plutôt dégoûté...

Mais ce n'était pas bon ça, pas bon du tout. Ses pensées divaguaient. Elle divaguait. Et le plus de temps passait-elle avec lui, le plus elle avait de ces images déplacées qui lui faisaient avoir les joues rouges et chaudes comme si elle venait de passer la dernière demie-heure dans un four à micro-onde. Et elle s'en voulait de ne pas être davantage concentrée sur leur mission à cet instant précis mais elle ne pouvait pas s'en empêcher ! Il lui avait lâché la main et au fond d'elle, il semblait déjà y avoir comme un manque et si elle ne s'était pas retenue, elle aurait été rechercher sa main automatiquement. Elle n'arrivait pas d'imaginer ce qui aurait pu se passer si elle ne s'était pas reprise et n'avait pas écarté la tête... Ce qui aurait pu se passer, ce qui aurait...  Ce n'était pas l'aider à se sentir plus à l'aise.

Il lui répondit qu'il allait bien. Pourtant, quelque chose lui dit que sa voix était quand même tiraillée par différentes émotions et le fait qu'elle n'arrive pas à les déterminer l'agaça un peu. Le fait qu'elle n'arrivait pas à déterminer quelles étaient exactement ses sentiments à son égard avaient en réalité tendance à l'agacer un peu.

Elle fut heureuse de l'entendre répondre qu'il serait probablement mieux de rester jusqu'à la fin de la réunion et mine de rien ses yeux sombres se mirent à briller avec davantage d'intensité alors que la joie de rester encore quelques temps à ses côtés l'emplissait. D'une voix qu'elle parvint à peine à contrôler, elle finit par murmurer : « Oui, tu as raison. Dumbledore voudrait que l'on reste jusqu'à la fin. On peut apprendre d'autres choses, voir d'autres visages quand ils vont sortir »  Certainement qu'il le voudrait. Et d'ailleurs, elle non plus ne voulait pas réellement pas s'en aller.

Pourtant, après un moment, il ajouta que si elle le voulait, elle pouvait y aller. On avait peut-être pas besoin d'être à deux pour ça. Sa réponse fusa directement, et un peu trop rapidement selon elle ce qui fit lui fit monter le rouge aux joues : « Non. » Les joues couleur presque pourpre, elle se reprit : « Enfin, je veux dire, non ça va, je veux rester. Enfin, je n'ai pas spécialement envie d'abandonner mon poste... J'suis bien là. » Ouhlàlà, elle sentait confuse et stupide en cet instant même, mais vraiment stupide. Cette fois, elle évita de tourner la tête vers lui et de le regarder trop longtemps de crainte d'être encore une fois noyée dans son regard couleur miel, si tendre, si doux, si... Elle savait qu'elle n'en saurait en sortir, elle savait qu'elle ne saurait y résister. « J'espère que je ne vais pas encore être de nouveau maladroite... » rajouta t-elle à voix basse et avec un léger rire.

Elle remonta la cape sur cou car frissonnant un peu de froid. Elle aurait bien voulu se coller un peu plus à Remus et ce n'était pas l'envie qui lui manquait, mais mieux valait l'éviter. Après un long moment de silence et d'observation de l'entrepôt où se trouvaient les mangemorts, elle lui demanda en essayant de prendre un ton détaché : « Ça... T'ait déjà arrivé de te sentir stupide en présence de quelqu'un ? » Une seconde de pause. « Mais quand je dis stupide, je veux vraiment dire stupide. » Elle s'efforça de paraître le plus détendue possible et espérait surtout qu'il ne pouvait pas entendre les battements un peu trop saccadés de son cœur. Et surtout, elle gardait les yeux bien fixés sur l'entrepôt droit devant eux. Ce n'était pas le moment d'être distraite.



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