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 You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me

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Evangeline H. Whedon
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MessageSujet: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Dim 9 Fév - 16:12






L'intensité d'un souvenir n'est pas lié à la distance dans le temps mais à la force des émotions qu'il provoque quand remémoré. Certains souvenirs sont si lointains qu'il nous est impossible de nous rappeler quand et comment ni même pourquoi, mais l'évènement pur est à jamais gravé dans notre mémoire. Qu'il soit douloureux ou joyeux. Certains souvenirs ne partent jamais. Ils s'estompent mais notre coeur se souvient toujours. Connecté à cette part sombre de notre cerveau, notre coeur se remet à battre plus vite ou se serre à l'idée de cet instant pourtant passé.

Debout dans son grand loft de Londres, Evangeline buvait une tasse de thé aux fruits rouges, en silence. Un sweatshirt trois fois trop grand pour elle sur le dos, cachant juste assez ses petites fesses et dévoilant les jambes dont les pieds étaient couverts par des grosses chaussettes d'hiver. C'était un dimanche après midi, elle n'avait pas envie de sortir ni de s'habiller. Ses cheveux étaient attachés en un bun sur le dessus sa tête, le tout donnant une apparence négligée et pourtant, comme toujours, Evangeline avait l'air adorable. La jeune femme portant la tasse brulante à ses lèvres et bu doucement, laissant son esprit vagabonder dans le vide. Sans comprendre son fil de pensées, la jeune femme se souvint alors de cette fameuse nuit au Chaudron Baveur...

* * *


Evangeline était de retour à Londres depuis presque deux mois déjà. C'était un vendredi soir comme les autres. La jeune femme portait une petite robe moulante d'un vert bouteille mettant alors parfaitement en valeur ses yeux d'un vert perçant. Perchée sur de hauts talons, elle était encore plus petite que ses trois autres amies. C'était ce qu'elle détestait le plus chez elle : sa taille. Beaucoup la prenaient pour une enfant mais dans cette robe, il était clair que ces années là étaient déjà loin. A peine fut-elle devant la porte du chaudron baveur, la jeune femme leva les yeux vers le signe dehors et soupira. C'était clairement un trou à rat. Rien de passionnant ne se passerait ce soir, elle en était certaine.

“Sérieux Becky, tu veux pas qu'on aille ailleurs ? C'est ringard ici !” se plaignit Evangeline à voix haute ignorant parfaitement du regard Tom, le barman. Lorsque les quatre jeunes femmes entrèrent dans le bar, il était clair qu'il y avait un décalage de style et de classe sociale.
“Arrête de te plaindre Ev' ! Où est ton sens de l'aventure ?” s'exclama la dénommée Becky qui trébucha légèrement, perchée sur ses hauts talons.
“Tu dis ça parce que tu es déjà bourrée. Mais si tu étais sobre, tu te rendrais compte que ça craint sérieux ici !” répliqua Evangeline en faisant la moue. Elle connaissait ses nouvelles “amies” que depuis son retour à Londres, autant dire que leur amitié était basée sur la fête, l'alcool et les beaux garçons. Evangeline n'avait jamais vraiment eu d'amies, en général les filles la détestaient et c'était souvent bien mérité. La sorcière soupira et suivit ses amies jusqu'à une table de libre.

L'endroit était rustique, les chaises étaient inconfortables et la majorité de la population était soit louche, soit vieille, soit les deux. Autant dire que les quatre jeunes filles n'étaient pas vraiment à leur place et surtout, trop bien habillées pour un endroit pareil.
“Pourquoi est-ce que tu tiens à ce point à venir ici Becky ?” demanda une autre des fille du groupe.
“Vous vous souvenez du beau garçon dont je vous ai parlé la dernière fois ?” demanda Becky en se penchant en avant, ses amies l'imitant, comme si cette question était un secret d’État. Evangeline regarda ses autres amies, se demandant de qui elle parlait. Becky avait toujours un autre garçon en tête, littéralement tous les quatre matins. “Derek !!!” s'exclama-t-elle brusquement, comme si c'était tellement évidemment. Evangeline leva les yeux au ciel. “Il m'a demandé de passer le voir ce soir dans ce bar, normalement il sera là d'ici un moment à l'autre. Il est tellement canon !” finit-elle en gloussant.

Les minutes s'écoulèrent inlassablement. Margherita après Margherita. Mojitos, tequilas, les quatre filles se firent plaisir autant le dire. C'était principalement parce que Derek était visiblement très en retard et Becky refusait de quitter ce pub pourri sans l'avoir revu au moins une fois. Evangeline était une grande romantique, elle comprenait le besoin cuisant qu'une personne puisse avoir, cette peur de finir seule, mais elle avait quand même sa fierté. Jouer les difficile fonctionnait toujours mieux que d'être là à attendre comme une idiote. La jeune femme se demanda pourquoi Becky était devenue son amie. Était-ce parce intérêt ? L'argent ? Les accès faciles dans les clubs et soirées ? Surement. C'était le problème quand on venait d'une vieille famille sorcière, beaucoup de parasites traînaient autour de nous. Evangeline soupira avec force. Elle était impatiente et capricieuse.

“Ev' sérieux ! Tu vois pas que je souffre déjà de m'être fait poser un lapin, en plus tu en rajoutes ?!” pleurnicha Becky tandis que les deux autres la consolait.
“Si on était allées dans un club sympa tu serais déjà dans les toilettes avec un canon pour te remonter le moral au lieu de pleurnicher comme un mangouste !” Evangeline posa un instant, se demandant si les mangoustes pleurnichaient. “Je vais me chercher un verre” soupira-t-elle avant de se lever vivement de sa chaise. La petite sorcière traversa la pièce le menton haut, sachant parfaitement que tout le monde la regardait. La moitié parce qu'elle était très belle, l'autre parce qu'elle était un peu trop scintillante pour le lieu. Evangeline se sentait mal à l'aise, c'était son éducation française, ne jamais être trop sur son 31 quand ce n'est pas l'occasion et justement, ce soir là ne l'était pas.

“Whisky pur feu” ordonna-t-elle. Debout sur ses talons, la sorcière avait toujours l'air petite. Elle regarda Tom lui préparer son verre pendant un instant avant de se tourner discrètement vers l'homme à ses côtés. Assis sur une des chaises hautes, Evangeline essaya de ne pas le fixer trop intensément et d'avoir l'air d'une folle. Mais aussi douloureux que cela puisse être, à peine avait-elle aperçu son profil qu'elle tomba sous le charme. L'homme à ses côtés avait le visage sculpté par un ange amoureux. Son nez droit, ses pommettes saillantes, ses cheveux aussi noirs que les siens. Evangeline fut distraite par Tom qui lui posa son verre brusquement. La petite sorcière sursauta en raison du bruit et ce fut  à ce moment là que tout arriva. Ce fameux souvenir que Evangeline ne pourra jamais oublier.

En une fraction de seconde, deux yeux d'un bleu si intense et si clair qu'ils semblaient être chargé d'une lumière de Patronus se posèrent sur elle. Le coeur d'Evangeline manqua plusieurs battements, impossibles de retrouver une cadence normale, il s'emballait, ralentissait, s'emballait à nouveau. Était-ce possible qu'un regard puisse être aussi beau et douloureux à la fois ? Evangeline fut si captivée par ces yeux qu'elle se contenta de rester figée un instant, la bouche entrouverte, incapable de parler. Il se passait quelque chose en elle, ses joues se mirent à rougir, ses jambes étaient fragiles, rien n'allait plus. Cet homme... Ce visage. Il était si parfait qu'elle en aurait pleuré. Avec une force surhumaine, Evangeline détourna le regard, s’agrippant fortement au bar afin de ne pas tomber, ses jambes étaient faites de mousse. Elle tourna le visage, ses joues étaient en feu, espérant que ses longs cheveux noirs allaient la masquer et la faire disparaître. Ce fut ainsi que Evangeline rencontra pour la première fois son fiancé.



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Dukellington K. Hart
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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Dim 9 Fév - 18:41

Duke avait beau savoir que Derek arriverait au rendez-vous [qu'il avait lui-même fixé] en retard, sa parfaite éducation le rendait incapable d'agir en conséquence, c'est-à-dire d'arriver lui aussi plus tard, et c'est la raison pour laquelle il tenait le comptoir du Chaudron Baveur depuis déjà trente-cinq minutes. Les deux hommes se connaissaient depuis une dizaine d'années maintenant et on aurait pu croire qu'à la longue, le brun aurait pu vouloir sanctionner cet irrespect total de la ponctualité en mettant fin à leur amitié. Pourtant, jamais cette idée ne lui effleura l'esprit. Trop 'bonne poire' ? Il préférait se dire qu'il était simplement d'une nature compréhensive et d'une grande mansuétude. Et puis, ce n'était pas exactement comme s'il avait quelque chose de mieux à faire ce soir. Le jeune homme sortait peu. Il n'avait pas particulièrement de goût pour les nouvelles rencontres et on pouvait même dire qu'il craignait de faire la connaissance de certaines personnes. En deux mots, des femmes. Oh, il n'était pas gay ni misogyne. C'est juste qu'il refusait de se prêter au jeu de la séduction et il avait eu l'occasion de s'apercevoir que ses atouts physiques indéniables faisaient de lui à son insu un objet de convoitise pour la gent féminine. Il était toujours resté humble par rapport à cela mais, n'étant tout simplement pas intéressé, il évitait de se jeter en pâture en se rendant à des soirées. Car, voyez-vous, ce beau jeune homme était fiancé depuis l'âge de cinq ans à une demoiselle du nom d'Evangeline Whedon. Certes, il ne l'avait jamais revue par la suite et il ne connaissait que peu de choses sur elle mais on pouvait déjà dire qu'il en était amoureux, puisqu'à coté de celle qui n'était encore qu'une ombre, toutes les autres filles lui semblaient fades et le laissaient parfaitement indifférent.
Parfois, Derek lui montrait une jolie femme dans la rue pour avoir son avis. En la regardant, Duke pouvait reconnaître sa beauté mais il n'était pas subjugué comme pouvait l'être son ami dont la mâchoire touchait presque le trottoir. Il la voyait un peu comme une belle peinture mais cela n'éveillait aucun désir. Il faut dire aussi qu'il avait passé tant d'années à s'empêcher d'éprouver la moindre émotion pour les femmes, de peur de manquer à l'honneur de celle qui serait un jour la sienne, qu'il s'était comme déconnecté du jeu. Il regardait la société en simple spectateur, attendant ses vingt-cinq ans qui lui apporteraient enfin l'épouse qu'il attendait, celle à qui il se donnerait tout entier.

Sachant cela, vous ne serez pas donc pas trop étonné d'apprendre qu'au moment où quatre jeunes femmes fort bien apprêtées sont entrées dans le Chaudron Baveur, Duke ne les a absolument pas remarquées. Elles n'étaient qu'un petit motif venant se rajouter sur le papier-peint de son existence. Il s'aperçut cependant que les quelques hommes accoudés plus loin sur le bar sur sa gauche s'étaient redressés sur leurs tabourets. Ils bombaient le torse maintenant. Le policier eut un léger sourire, comme à chaque fois qu'il était témoin d'un manège de séduction auquel il ne participait jamais. La main gauche sur son verre encore plein de whisky pur feu, il fit discrètement tourner l'anneau autour de son doigt. Comme il pouvait aimer ce petit cercle d'argent ! Il ne pouvait pas l'enlever mais il savait que le nom complet de sa fiancée était gravé avec le sien à l'intérieur. Dans les premiers moments de l'adolescence, avec l'éveil des hormones, c'était ce bijou qui l'avait aidé à tenir bon, à ne pas céder aux avances des plus jolies filles de Poudlard. Rien que de le regarder, il sentait une force mystique le gagner. Il était fier de lui, fier d'avoir conservé sa pureté malgré les nombreux pièges de la vie. Il savait que le jour où il rencontrerait enfin sa fiancée, il n'aurait à rougir d'aucune faute. Oui, vraiment, en tout point, il avait été d'une fidélité exemplaire.

La petite voix toute proche d'une jeune femme qu'il n'avait pas entendu s'approcher de lui le fit tout à coup sursauter. Il parvint néanmoins à ne pas risquer un coup d'oeil curieux dans sa direction, préférant laisser ses yeux extraordinaires sur la surface cuivrée de son whisky. L'inconnue avait commandé la même chose que lui. Il n'avait encore jamais vu de dame boire cela. Dans sa famille, c'était comme tacitement réservé aux hommes. Bon... Que faisait Derek pour être autant en retard ? Il n'aurait quand même pas osé oublier leur rendez-vous ? Il fallait dire que le blondinet avait le chic pour prévoir plusieurs choses exactement au même moment. Aussi pouvait-il tout aussi bien être à l'autre bout de Londres en train de siroter un verre avec une fille de son boulot ou alors à la piscine party d'un collègue.
Il y eut un nouveau son brutal sur sa gauche et, cette fois-ci, Duke tourna la tête. Tom venait de servir la consommation de la demoiselle avec plus de force que nécessaire. Les yeux gris du policier glissèrent du verre jusque sur le visage de la cliente et le temps interrompit son cours pendant plusieurs secondes. Si Derek lui avait montré cette fille dans la rue, il aurait dit comme pour les autres : « Oui, elle est très belle » et il aurait poursuivi son chemin. Mais pourquoi le regardait-elle avec cet espèce d'émerveillement béat qu'ont les enfants sorciers face à leur premier tour de magie ? L'expression qu'elle avait le troublait beaucoup plus que la superbe finesse de ses traits et la profondeur de son regard d'émeraude. Il essaya de se raisonner. Non, Dukellington. Tu es fiancé et ce n'est pas à cette fille. Donc fais comme d'habitude : souris poliment et détourne le regard. Oui, c'était ce qu'il devait faire. Il l'avait déjà fait cent fois. Celle-ci n'avait aucune raison d'être différente. Les lèvres pleines de Duke s'étirèrent en un sourire aimable et, je vous assure !, il avait vraiment prévu de détourner la tête pour retourner la contemplation de son verre de whisky, sauf qu'il crut la voir légèrement chanceler sur ses hauts talons. A la vitesse de l'éclair, il descendit de son tabouret et passa un bras autour de sa taille pour la maintenir debout, la ramenant irrémédiablement contre lui.

« Est-ce que ça va ? » murmura-t-il, la voix subitement rauque, contre les cheveux d'ébène soyeux de la mystérieuse jeune femme. Il s'écarta un peu, gardant tout de même une main à portée de sa taille au cas où il devrait de nouveau l'empêcher de verser, et s'éclaircit la gorge. Elle était encore très proche mais elle était si petite. Il devait baisser la tête pour la regarder dans les yeux. Duke trouvait ce gabarit de femmes tout à fait adorable ! Il s'était interdit d'avoir des espérances physiques vis à vis de sa fiancée (et c'était promis de l'aimer même si elle n'avait qu'un œil, des dents cariées et qu'elle avait la carrure d'un troll des montagnes) mais il devait avouer que se sentir aussi grand comparé à cette demoiselle le faisait se sentir encore plus protecteur et puissant. Cette image lui plaisait. Son regard avait beau être d'un gris légèrement glacé, il était aussi extrêmement doux. Il sonda celui d'Evangeline à la recherche d'une réponse à sa question. Comme quelques épaisses mèches de cheveux entravaient le visage de la poupée muette, Duke eut le réflexe hautement surprenant de les attraper délicatement dans sa main droite pour les rejeter derrière son épaule. Il s'aperçut alors que les joues de la demoiselle avaient rosi.
Hélas, au moment où – s'en voulant d'avoir pris une liberté qui ne lui ressemblait pas – il commença à s'écarter d'elle, la malchance frappa : Derek – qui avait fini par se souvenir de son rendez-vous – débarqua dans le bar.

« Putain, Knave ! Sérieusement ?! » hurla-t-il presque depuis l'entrée avant de slalomer entre les tables pour le rejoindre. Il continuait : « Tu m'as fait tout un cake pendant des années en repoussant les avances de centaines de nanas et, là que je te laisse cinq minutes tout seul, tu dragues ? Tu te foutrais pas un peu de ma gueule ? » Il ne cessa de fusiller son meilleur ami du regard que pour considérer Evangeline avec un large sourire : « Salut ! Moi, c'est Derek. Bien élevé comme il est, il a du se présenter mais, au cas où, lui c'est Knave of Hearts. Je suppose qu-hé ! Je connais ces nanas là-bas. Enfin, la blonde. Ce sont tes copines ? » C'était une déduction du fait que les amies d'Evangeline regardaient toutes les trois dans leur direction en chuchotant et pouffant sous le couvert de leurs mains. « Salut, les filles ! Vous permettez qu'on se joigne à vous ? » Et il partit vers leur table. Ce qui était bien avec Derek, c'était qu'on n'avait pas besoin de faire la conversation puisqu'on ne pouvait de toutes façons pas placer une phrase. Ce qui était moins bien avec Derek, bah, c'était la même chose. Il avait la fâcheuse tendance à s'imposer partout. Les gens le laissaient souvent faire parce que, malgré quelques lourdeurs, il était d'un naturel jovial et attachant.

Duke fronça les sourcils, ennuyé une nouvelle fois par l'enthousiasme démesuré de son ami, et prit son verre sur le comptoir. Il hésita mais il prit également celui d'Evangeline avant de l'inviter d'un geste large du bras à le précéder en direction de la table. Il allait tuer Derek, c'était sûr. Quand il eut déposer les breuvages en lieu sûr, il tira une chaise pour que la mystérieuse demoiselle puisse s'asseoir et attendit qu'elle prenne place avant de s'asseoir à son tour. Une soirée avec Derek au milieu de quatre jolies jeunes femmes. Ce n'était pas du tout son idée d'un plan sans risque. Les mains sous la table, il se contenta de jouer avec son anneau à l'abri des regards, le sien cloué au bois de la table, espérant disparaître ou que le temps accélère subitement pour sonner la fermeture de l'établissement.
Derek, fidèle à lui-même, faisait la conversation, semant des gloussements par-ci par-là.

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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Dim 9 Fév - 20:12



L'amour, les hormones, l'attraction physique, tout cela n'est en réalité qu'une question d'alchimie. Comme deux ingrédients formant alors une potion parfaite. Parfois, les êtres les plus différents vont s'attirer et ne plus jamais se quitter, car tous les deux forment un seul être harmonieux. C'est cette alchimie parfaite que les couples les plus amoureux expérimentent au quotidien. Cette alchimie qui fait que même après des millions de baisers, chacun d'entre eux vous donnent toujours cette sensation de vertige, d'estomac noué, les joues en feu. L'alchimie est ce qui explique pourquoi un ami le plus proche peut nous toucher la main sans aucune réaction. A cet instant, Evangeline était en pleine ébullition. Elle n'avait eu aucun contact physique avec l'homme qui se trouvait en face d'elle et pourtant à cet instant, elle se sentait transpercée par ce regard si puissant et tendre à la fois. Elle n'était pas du genre à être facilement intimidée mais Duke avait ce pouvoir sur elle. Il était l'ingrédient manquant, celui qui lui permettrait d'achever sa potion. Et cette pensée unique la perturba au plus haut point. Duke eu un sourire. Une lame froide traversa le cœur d'Evangeline. Pourquoi sa beauté était-elle si douloureuse ? Pourquoi faiblissait-elle ainsi ? Des beaux garçons elle en avait vu des centaines en France et depuis son retour à Londres. Duke n'était qu'un parmi d'autres !

Elle au un vertige, ses joues étant vraiment brûlantes. Le jeune sorcier se leva brusquement et Evangeline n’eut pas le temps de voir ce qui se passait, ni de comprendre. Elle ressentait. Le corps chaud du sorcier était serré contre le sien, il était si grand que la petite femme pouvait cacher son visage contre son buste solide. Ce sentiment... Être dans les bras d'un homme rassure, il réconforte et apporte une telle dose d'amour à n'importe quel coeur solitaire. Et Evangeline était seule, elle vivait au quotidien entourée de gens qui ne la comprenaient pas, qui ne s'intéressaient pas vraiment à la personne qu'elle était. « Est-ce que ça va ? » murmura-t-il gravement. Le visage contre le torse du jeune homme, Evangeline pouvait sentir ses cordes vocales vibrer. C'était comme un sort d'amplification, elle ressentait tout avec intensité. Chaque fibre de leurs corps connectés brûlait de miles feux. La jeune femme avait besoin d'air, de respirer, de retrouver son calme perdu sous la tempête d'émotions. La main du jeune homme sur sa taille était aussi chaude qu'un feu, laissant une source de chaleur qui ne refroidit pas de la soirée. Evangeline hésita longtemps avant de finalement lever les yeux vers ce mystérieux sorcier. Elle hocha la tête silencieusement, incapable de dire quoi que ce soit.

Ses yeux... Était-ce possible d'avoir un tel regard ? Était-ce possible de pénétrer l'âme de quelqu'un ainsi ? Il était si grand, paraissait si fort et sa beauté mit en réalité Evangeline très mal à l'aise. Elle était une jeune femme de tempérament et se dire qu'un simple regard, qu'une simple étreinte puisse la rendre aussi faible la perturba. Ce fut pourquoi la sorcière était ravie d'être interrompue brusquement parce ce qui n'était évidemment rien d'autre que le rendez-vous de Becky. Un garçon séduisant, bruyant et visiblement sans manière, il était son style ! « Tu m'as fait tout un cake pendant des années en repoussant les avances de centaines de nanas et, là que je te laisse cinq minutes tout seul, tu dragues ? Tu te foutrais pas un peu de ma gueule ? » Evangeline eu un sourire poli. Sa tête tournait, elle avait trop d'émotions, trop d'idées mais surtout d'envies.  « Salut ! Moi, c'est Derek. Bien élevé comme il est, il a du se présenter mais, au cas où, lui c'est Knave of Hearts. Je suppose qu-hé ! Je connais ces nanas là-bas. Enfin, la blonde. Ce sont tes copines ? » Pas le temps de répondre qu'il était déjà parti. Evangeline vit au loin Becky retrouver le sourire et descendre un peu le décolleté de sa robe qui dévoilait déjà beaucoup de balcon.

« Salut, les filles ! Vous permettez qu'on se joigne à vous ? » entendit Evangeline. La sorcière était toujours appuyée contre le bar tandis qu'elle regardait la scène de loin, comme déconnectée. Le mystérieux Knave of Hearts poussa une chaise et laissa Evangeline s'installer, elle n'avait pas vu quelqu'un faire ça depuis des années et visiblement ses amies aussi. Tous sur la petite table dans le Chaudron Baveur, ils étaient une petite bande joyeuse, collés serrés les uns contre les autres. Evangeline sentait son bras nu toucher l'épaule de Duke. Elle ne posa pas les yeux sur lui pendant plusieurs minutes, complètement intimidée par sa beauté.
“Tu as des yeux magnifiques... Comment tu t'appelles ?” demanda Becky sans aucune gêne, visiblement déçue d'avoir rendez vous avec le moins beau des deux. Derek était bel homme, mais comparé à Duke sa beauté était fade. Ce dernier sembla d'ailleurs le remarquer et s'empressa de détourner l'attention de Becky.
« Pourquoi est-ce que tu tiendrais pas compagnie aux demoiselles pendant que je m'occupe de la petite princesse ici ? » dit Derek d'un air charmeur. Becky se mit à glousser à l'idée de ce petit surnom. C'était dans la poche pour lui.

“Tu viens d'où ? demanda l'une des deux filles. Tandis que l'autre renchérit sur son travail, où il vivait, de qui il tenait ses beaux yeux etc etc. Visiblement, les deux jeunes filles étaient sous le charme de Duke et le faisait bien comprendre. Faisant semblant d'en avoir rien à faire, Evangeline était en réalité en plein duel avec elle même. Que devait-elle faire ? Rester assise comme une idiote pendant qu'une de ses amies était en train de fricoter et que les deux autres étaient en train de séduire un ange tombé du ciel ? Ce n'était pas son genre. Bien qu'il l'intimidait, Evangeline était capricieuse et ne supportait pas partager. Parce qu'elle était une petite peste, la jeune femme décida sur un coup de tête d'entrer en jeu et de flirter à son tour. “Est-ce que tu parles français ?” demanda-t-elle le menton sur la main , un petit air malicieux au coin des yeux. “Je peux t'apprendre si tu veux. J'ai étudié la magie à Beauxbâtons, j'ai passé presque toute ma vie en France." ajouta-t-elle en se rapprochant doucement de Duke, le fixant droit dans les yeux ne sachant plus si c'était pour le séduire lui ou parce qu'elle était sous le charme depuis des heures. En face de Duke les deux autres filles eurent un soupire. Le coup du petit accent français, Evangeline le faisait à chaque fois et ça marchait toujours. La petite sorcière était bien décidée à séduire le jeune homme , juste parce qu'elle le pouvait. Comme une sorte de trophée. Elle se penchait vers lui, jouait avec ses cheveux, touchait accidentellement sa jambe de temps à autres. Ces gestes étaient des classiques qu'aucun homme ne pouvait vraiment résister. Cependant, plus Evangeline jouait le jeu de la séduction, plus elle se rendait compte qu'elle était peut être sur le point de perdre.



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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Dim 9 Fév - 22:43

Maudit Derek ! Enfin, bon, peut-être que la soirée ne serait pas si piégeuse que ça. Peut-être que l'ambiance resterait bon enfant, qu'on discuterait de tout et de rien, qu'on boirait quelques verres et que tout le monde rentrerait sobrement chez soi, chacun de son coté... (On pourrait croire que Duke était né de la dernière pluie, oui) Si seulement les choses pouvaient allées comme on le voulait, la vie serait bien plus tranquille. Hélas, le moindre détail narguait le jeune homme. Comme par exemple l'épaule nue d'Evangile contre la sienne. Ce n'était qu'un léger frottement mais, à chaque fois qu'il se produisait, l'attention du brun était toujours attiré dans cette région et il devait faire un effort surhumain pour la détourner ailleurs. Au moins, sa voisine de droite ne le touchait pas. Quoi que, il y a quelques secondes, il était sûr de l'avoir eu se trémousser un peu sur sa chaise, comme pour la rapprocher. Se sentant brusquement pris en embuscade, Duke se prépara à annoncer à l'assemblée qu'il devait partir – après tout, Derek n'avait pas besoin de sa compagnie – quand il en fut empêcher par une des filles qui fit un compliment sur ses yeux et lui demanda son prénom. Il eut l'impression que son ami l'assassina du regard pendant quelques secondes et il aurait bien voulu lui dire que tout était de sa faute, qu'il n'avait qu'à pas le traîner dans cette galère. Derek n'était pas laid. En fait, c'était même un beau petit blondinet, cheveux longs, large d'épaules, type un peu suédois. Mais il n'était pas rare que la gent féminine lui préfère l'air mystérieusement sombre et les yeux divinement clairs de Duke. Toutefois, il arrivait toujours à renverser un peu la vapeur à grand renfort de surnoms type « princesse » et de blagues. Quand il éclipsait toutes les autres filles d'une pièce pour ne s'occuper que d'une seule, cela faisait généralement son effet sur cette dernière qui se sentait tout à coup spéciale. Son tour était bien rodé. Ça aurait même pu amuser son meilleur ami si cela n'avait pas voulu que, du coup, il se récupérait toutes les autres filles – dont il ne voulait évidemment pas.

Une autre lui demanda d'où il venait et, cette fois-ci, Derek ne parla pas pour lui. Impossible donc de ne pas répondre sans passer pour impoli. Duke frotta brièvement les paumes moites de ses mains sur le tissu de son pantalon et s'éclaircit un peu la gorge avant de glisser d'une voix très douce et posée : « Du Pays de Galles, mais j'habite ici maintenant. Enfin, j'ai une maison à la campagne, à l'extérieur de Londres. » Il avait toujours préféré la quiétude de la campagne à l'effervescence de la ville. Et puis, on a bien moins de chance de rencontrer des gens là où il y en a moins. Sa maison était un charmant petit cottage dans un champ bien vert et arboré. Derek s'en moquait toujours en disant qu'il n'aurait pas du pouvoir acheter un endroit pareil avant ses quatre-vingt ans tellement ça faisait vieux. Ce n'était pas étonnant qu'il ne comprenne pas mais Duke espérait vraiment pouvoir accueillir sa femme dans un foyer chaleureux et douillet. Ce qu'était exactement sa maison. On lui demanda ensuite ce qu'il faisait comme travail, ce à quoi il répondit également avec tout son calme. Il dut expliquer la différence entre tireur d'élite et auror car, comme la plupart des gens, ses interlocutrices ne comprirent pas tout de suite. Il évitait autant que possible de les regarder dans les yeux car il voyait bien à la fréquence étrangement élevée de leurs battements de cils, elles lui faisaient du charme. Mais surtout, il évitait de tourner la tête à gauche parce que, même si elle ne disait encore rien, Evangeline était celle dont il se méfiait instinctivement le plus. Elle aurait tellement pu lui plaire s'il avait été libre... Sauf qu'il ne l'était pas.

Et puis, elle parla. Un frisson parcourut la nuque de Duke qui risqua un œil dans sa direction. Elle avait posé son menton sur sa petite main et le fixa avec une intensité déroutante. Il fut si déstabilisé par sa bouille adorable qu'il dut faire un retour en arrière dans son cerveau pour réécouter la question qu'elle lui avait posé. Son regard fut brièvement attiré par Becky qui désignait la poupée du doigt et achevait une phrase par « Ev' » dans sa conversation en aparté avec Derek. Ses yeux gris se plongèrent de nouveau dans ceux de la petite demoiselle. C'était donc son prénom. Ève. Ne pouvant pas savoir qu'il n'avait entendu qu'un diminutif et pas le prénom entier, il ne fit pas le rapprochement avec sa fiancée. Par contre, cette personne avait un point commun avec elle : elle avait vécu en France. Attendez, stop ! Pourquoi est-ce qu'il cherchait des points communs entre elles ? Est-ce qu'il ne prendrait pas un peu ses rêves pour des réalités ? Il n'y avait absolument aucune chance pour qu'il croise Evangeline Whedon dans un endroit comme le Chaudron Baveur et, dans l'improbabilité où ce serait le cas, elle ne serait sûrement pas en train d'y boire un whisky pur feu en compagnie d'un inconnu. Non, aucune chance. Depuis le premier jour, le naïf Duke pensait que sa fiancée serait une personne aussi vertueuse que lui, qu'elle se serait langui de le rencontrer pendant des années, etc... Jamais il ne s'était dit qu'elle aurait pu grandir d'une manière totalement différente de lui.

Duke prit une inspiration et essaya d'organiser ses pensées. Avec un accent anglophone (et de surcroît gallois) assez marqué, il déclara en français : « Je... parle le français un peu. J'ai appris dans les livres mais... je ne pratique pas avec des gens alors peut-être je ne sais pas très bien. » Ses hésitations ajoutaient au charme de l'ensemble. Même Becky et Derek le regardaient. Ce dernier lui lança d'ailleurs son regard 'tu es mon meilleur ami mais je déteste ta perfection parfois' et entreprit d'attirer de nouveau l'attention de sa-dite princesse avec une plaisanterie. Les deux autres amies le regardaient avec des étoiles plein les yeux. C'était proprement terrifiant. Il baissa la tête avec timidité et attrapa son verre avec sa main droite pour descendre une demi-gorgée de whisky.
Bon, d'après son expérience, il valait mieux que ce soit lui qui relance la conversation sur quelque chose autre que lui-même. En effet, s'il choisissait un sujet du genre « la libération des elfes de maison » il voyait mal comment les filles allaient réussir à le draguer. Il choisit donc de rebondir sur la dernière déclaration d'Evangeline. Il le fit en anglais toutefois, pour ne pas exclure certaines interlocutrices : « Beauxbâtons. Il me semble que c'est là-bas qu'a étudié Nicolas Flamel. Ce doit être une sacrée école. On dit que c'est un palais entouré de somptueux jardins à la française, c'est vrai ? » Le sujet l'intéressait réellement car Duke aimait les jardins, comme la nature d'une manière générale. Il essaya de ne pas regarder la demoiselle qui avait évoqué ses origines mais il céda au bout de quelques secondes. Sa voisine de droite effleura son pied avec le sien et il s'empressa de retirer son membre pour l'écarter, comme si elle l'avait piqué, n'ayant d'autre choix que de rapprocher ses jambes de celles d'Ev'.

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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Lun 10 Fév - 11:25



Evangeline eu un sourire crispé. Celle là, elle ne l'avait pas vue venir. Duke eu un air tendu si adorable, son visage parfait pouvant apparemment produire chaque expression avec beauté. Il se mit à parler, un accent aussi fort que charmant résonnant à chacun de ses mots. « Je... parle le français un peu. J'ai appris dans les livres mais... je ne pratique pas avec des gens alors peut-être je ne sais pas très bien. » Comment pouvait-il être aussi beau, aussi charmant et en plus, capable de parer les tentatives de séductions qui lui étaient lancées toute la soirée ? C'était comme si Duke utilisait un sort de bouclier en permanence envers la gente féminine. Pendant un instant, la jeune fille se demanda même s'il ne jouait pas pour une autre équipe... Toute la tablée regarda Duke, visiblement émerveillé par le charme qu'il dégageait. Ça devait être agaçant au final d'être adulé ainsi en permanence, d'avoir une bande de vautour qui n'écoutait jamais ce que l'on disait, bien trop occupée à s'imaginer le goût délicieux de cette carcasse. Evangeline connaissait ce sentiment, mais différemment. Elle savait que beaucoup de gens étaient dans son entourage à cause de sa popularité générale, de son argent et de ses contacts utiles. Au final, personne ne la connaissait vraiment et elle ressentait ce besoin dévorant de se lier à quelqu'un, n'importe qui, même Becky qui était fausse et elle le savait.

« Wow, je dois avouer que tu m'as surprise. Ton accent est superbe pour quelqu'un qui a apprit dans les livres. Bravo.» finit-elle doucement avec un tendre sourire avant de détourner le regard. Evangeline se doutait bien qu'elle avait commencé ce jeu de la séduction elle même, mais Duke était en train de gagner et il donnait l'impression de ne même pas essayer. C'était ce qu'il y avait de plus frustrant. La jeune femme était un peu colère contre elle même. Des beaux garçons, elle en avait connu plein en France, surtout aux alentours de son école de magie, Beauxbâtons. Ils rôdaient comme des loups, espérant avoir une conversation avec une charmante demoiselle en uniforme bleu. C'était à cette période là que Evangeline avait commencé à abandonner l'espoir d'être mariée à son Prince Charmant. Silencieuse à la table, la petite sorcière fit une petite moue boudeuse et pensive, se souvenant alors de ses années d'étude en France. Quand elle se rendit compte que les garçons, surtout les adolescents, ne pensaient qu'à une chose : les filles. Evangeline avait alors supposé que Dukellington quelque part en Angleterre se faisait plaisir et décida qu'elle ne serait pas le dindon de la farce. C'est ainsi elle rompu son arrangement à sa manière. « Beauxbâtons. Il me semble que c'est là-bas qu'a étudié Nicolas Flamel. Ce doit être une sacrée école. On dit que c'est un palais entouré de somptueux jardins à la française, c'est vrai ? » reprit Duke, visiblement décidé à lui faire la conversation. Evangeline se tourna vers lui et le regarda droit dans les yeux. C'était une habitude française : toujours regarder son interlocuteur dans les yeux, le contraire serait malpoli. Cependant, depuis son retour en Angleterre, la petite sorcière avait vite comprit que la gente masculine était souvent destabilisée par une telle audace.

« Beauxbâtons est une école magnifique ! Je te recommanderais de la visiter mais elle est réservée aux filles et son emplacement reste secret pour la plupart du monde magique. » dit Evangeline, son visage s'illuminant subitement à l'idée de cet endroit où elle avait passé une bonne partie de sa vie.
« Une école de filles ? En France ?! Si j'avais su, j'aurais escaladé une ou deux barrières !» s'exclama Derek avec humour tandis que Becky lui tapa le bras avec une moue boudeuse afin d'attirer son attention à nouveau. Evangeline eu un rire.
« Crois moi Derek, tu n'es pas le seul à y avoir pensé ! Les garçons sorciers du village voisin étaient toujours en train de rôder dans les alentours ! De vrais fauves en cage ! » Elle eu un sourire nostalgique en repensant aux moments drôles qu'elle eu partagé avec ses camarades de classe, tentant de retourner au château au plus vite, feignant de refuser un baiser volé. Les sorties étaient toujours les plus drôles et pourtant, la petite sorcière ne pouvait s'empêcher de se dire qu'elles étaient la cause de son infidélité. Si seulement elle n'avait pas été séduite si souvent par les garçons du sud de la France avec leurs yeux clairs et leur peau dorée. Ou peut être cherchait-elle une excuse pour se soulager la conscience ? « Les jardins sont d'une vraie beauté, les fontaines sont inspirées par l'époque de la Renaissance française et italienne. J'ai passé beaucoup de temps dans les jardins à peindre et prendre des photos. Nous avons une serre tropicale avec toutes les espèces de fleurs du monde entier ! C'est ce qui m'a donné envie de partir faire un tour du monde ! » dit-elle, les yeux plein d'étoiles.

Evangeline était quelqu'un de complexe qui refusait souvent d'admettre la vérité et surtout, qui ne savait que très rarement ce qui était bien pour elle. Ses parents avait toujours tout décidé pour elle, de son école, à sa tenue et maintenant son futur mari. Quand la majorité frappa à sa porte, Evangeline ouvrit les yeux et se rendit compte qu'elle n'avait prit aucune décision par elle même, qu'elle ne se connaissait pas. Ce sentiment de frustration , de vie volée la rendit folle de colère si bien qu'elle s'embarqua dans un tour du monde qui dura pendant presque deux ans. Maintenant, elle était de retour à Londres et tout ce qu'elle avait apprit sur elle même était qu'elle était plus complexe que prévu. « Toi ? Ev' ? Tu aimes la nature et les paysages ? Arrête ton baratin ! Je suis certaine qu'elle est partie faire le tour des pubs et des boutiques ! Je te vois mal les pieds dans la boue ! » s'exclama l'une des filles qui finit par un rire, suivie des autres. Evangeline eu un sourire forcé, sentant douloureusement qu'une fois de plus, si elle ne se connaissait pas elle même, personne ne pourrait la comprendre.
« C'est plus compliqué que ça. J'adore la ville ! Londres, Paris, faire les boutiques, la civilisation, la folie des rues, mais je ne suis pas qu'une petite bourgeoise accroc du shopping ! Il y a tellement de choses à voir ! D'accord j'aime mon confort mais l'aventure il n'y a rien de tel de temps à autres ! » se défendit-elle en vain. Personne ne l'écoutait déjà plus. Evangeline eu un soupire, ses petites épaules frêles se soulevant au même rythme que sa poitrine. Que donnerait-elle pour être de retour en Europe de l'Est, ou en Grèce à cet instant. Elle serait repartie à l'instant même, mais ses parents étaient vraiment en colère et la rencontre avec son fiancé ne pouvait plus être repoussée. Ses 25 ans avaient sonnés et Evangeline devait se tenir prête pour lui.

« Sinon Knave, parle nous un peu plus de toi ! » reprit une autre des filles décidée à ne plus parler de Evangeline. Elle saisit le bras le Duke tout en posant la question, comme pour s'assurer qu'il la regarde bien elle et pas une autre. « Tu as quel âge par exemple ? Avec un métier comme le tiens, tu ne dois pas sortir de Poudlard depuis le dernier hibou ! » la jeune femme eu un sourire peu naturel et le regarda droit dans les yeux comme pour le captiver, mais elle avait surtout l'air un peu folle. Comme un hibou  déshydraté en fait. « Et est-ce que tu as quelqu'un dans la vie ? Un joli garçon comme toi, ça ne doit pas galérer à trouver quelqu'un ! » reprit-elle en tentant une voix séduisante. Evangeline serra des dents. Cette soirée toute entière était ridicule ! Elles se battaient toutes pour le même homme qui visiblement n'était intéressé par aucune. La jeune femme en avait marre, elle voulait partir au plus vite, sa fierté commençant  à s'impatienter.
« Les filles , ne vous fatiguez pas, le petite Knave of Heart a la corde au cou ! » intervint Derek qui visiblement avait besoin de reprendre son souffle entre deux baisers langoureux.
« Quoi ?! Tu as une petite amie ? » s'exclama l'une des filles en tapant presque sur la table. Evangeline eu un sourire en remarquant son air gêné, elle s'était rendu du compte de sa réaction excessive. « Hum. Tu...Tu as une petite amie ? » reprit-elle avec un faux air nonchalant.
« Pire ! Depuis que je le connais, il est fiancé à une mystérieuse demoiselle que j'ai encore jamais rencontré ! Et bien qu'elle ne soit pas dans les alentours, Monsieur Knave of Heart a décidé de rester fidèle ! Je te le dis Knave, ce qu'elle ne sait pas ne peut pas lui faire de mal ! Et c'est pas comme si vous étiez déjà mariés ! » finit Derek en pointant du doigt Duke, comme s'il venait de lui donner le conseil du siècle.

Evangeline ouvrit les yeux en grands et se tourna vers Duke. C'était donc ça ce charme brute qu'il dégageait mélangé à cette tendance à repousser n'importe qu'elle avance. Il était fiancé et visiblement fidèle. La jeune femme se demanda pendant un instant si c'était possible mais après tout, il n'avait rien fait depuis le début de la soirée, il n'avait pas essayé de la toucher même par “accident”. « Tu lui restes fidèle ? » demanda Evangeline à voix basse, en le regardant droit dans les yeux non pas par politesse mais parce qu'elle essayait réellement de lire en lui. Son ton n'était pas insultant comme la plupart des gens qui apprennent l'histoire de Duke pour la première fois, ni même hautain. Evangeline se demandait réellement si cela était possible, une lueur d'espoir se mit à brûler dans sa poitrine, libérant alors une chaleur de honte qui se réparti tout en elle. Et si son fiancé était resté fidèle ? Et si elle avait été la seule à leur faire du mal dans sa peur de souffrir ?
« Attends, t'as jamais rien fait de mal ? Jamais un petit baiser ou une main perdue ? C'est quoi, une sorte de relation à longue distance ? » s'exclama Becky sans en croire ses oreilles visiblement.
« Rien ! Nada ! Niet ! » renchérit Derek avec un geste de la main comme si tout ça n'était que du gâchis.
De son côté Evangeline ne quitta pas Duke des yeux, cependant, elle ne pouvait s'empêcher de détourner le regard avant de croiser le sien. La jeune femme venait d'apprendre qu'il existait des hommes fidèles, que peut être son fiancé l'était aussi et elle avait prit ce risque par pure bêtise et pour se prouver à elle même qu'elle avait le contrôle jusqu'au jour de son mariage. Mais n'avait-t-elle pas prit le risque de ruiner dès le départ ce qui aurait pu être une belle histoire ?



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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Lun 10 Fév - 19:18

Le compliment de la petite poupée glissa sur le bouclier d'humilité de Duke. Bien sûr, c'était appréciable de l'entendre mais il ne serait réellement heureux que lorsque sa fiancée lui ferait le même. Car c'était seulement pour elle qu'il avait appris la langue de Molière. Pour qu'ils aient un lien de plus, pour qu'elle comprenne qu'il avait fait tous les efforts nécessaires pour que leur mariage fonctionne. Les yeux toujours rivés sur la table, il se referma un peu plus sur lui-même.
Tout de même, le jeune homme fut bien obligé de remarquer que cette fille était adorable quand elle se mit à parler avec émotion de son ancienne école. Ou peut-être de son actuelle école. C'était difficile de lui donner un âge, vu son gabarit. Il chassa vite cette préoccupation de son esprit. Après tout, il devait se moquer de son âge. Il ne la reverrait jamais. Et puis, ce n'était pas comme s'il allait le regretter. Bientôt, très bientôt, il allait rencontrer la femme avec qui il allait passer le reste de sa vie et il serait au comble du bonheur. Ses yeux gris glissèrent de nouveau sur le visage d'Evangeline et il déglutit. A la regarder, toute souriante et pimpante, il pouvait presque... Hey ! C'était quoi ce bruit ? N'est-ce pas son bouclier d'indifférence qui se fissurait ? Il devait sortir de ce piège. Et vite.

L'intervention de Derek détourna l'attention sur sa gêne et il gratifia son meilleur ami d'un petit sourire assorti d'un roulement d'yeux. Le blondinet ne pensait qu'aux filles. C'était un peu comme s'il avait pris toutes les hormones de Duke pour les ajouter aux siennes. Ils étaient aussi différents que le jour et la nuit. Hélas, la lune avait aussi ses admirateurs et devait supporter d'être entourée d'étoiles qui voulaient toujours plus briller pour se faire remarquer. Songeant à cette image, Duke s'exclut de la chamaillerie entre les demoiselles.
Soudain, son alarme intérieure rugit à ses oreilles. Une fille était en train de lui toucher le bras ! Mayday ! Mayday ! Je répète : Mayday ! On pouvait dire que, populaire comme il était, Duke était habitué aux manœuvres de diversion et de dégagement en terrain hostile. Un vrai petit marine. Feignant de vouloir attraper une serviette dans le petit présentoir en fer à l'autre bout de la table, il se souleva légèrement de son siège et tendit le bras dans sa direction, obligeant ainsi la jeune fille à le lâcher. Il se rassit et, puisqu'il avait fait tout ce cirque, il n'eut d'autres choix que de se moucher dedans – prenant l'air le plus dégagé possible. Il fourra le tout au fond de sa poche et appuya son dos sur le dossier de sa chaises, croisant ses bras contre son torse, les rendant ainsi impossibles à prendre. Son visage d'ange affichait un air si innocent qu'il n'était même pas envisageable d'imaginer qu'il ait pu faire tout cela exprès. Ouf ! Il l'avait échappé belle.

Ou pas.

Quand il entendit que la conversation revenait sur lui comme un boomerang, Duke sut qu'il allait se le prendre en pleine tête. C'est le moment que choisit Derek pour 'voler à son secours'. Le geste avait beau être salvateur, il n'était pas non plus désintéressé. Le brun savait très bien que son ami aimait bien balancer cette nouvelle comme une bombe en soirées, histoire que toutes les filles se tournent vers lui, comme il devenait alors le seul mec disponible. Duke aurait pu lui en vouloir, par principe, sauf que non.
Bon, c'était une chose de révéler qu'il était fiancé et une autre de partir dans un monologue ironique sur le sujet. Le policier savait déjà ce que son ami pensait de son engagement. Ce n'était pas non plus la peine de s’appesantir encore là-dessus. Surtout devant témoins.
Les filles eurent l'air terriblement surprises par la nouvelle. Surtout celle qui avait tenté de prendre son bras. Malgré ces exclamations à haut volume, ce fut la question de la petite poupée qui retint son attention. Elle avait été posé d'une voix basse et apparemment sans jugement. C'était assez rare. D'habitude, il avait toujours l'impression que les gens voulaient se moquer. Il tourna donc la tête vers elle, tandis que Becky lui demandait s'il n'avait jamais craqué et fauté. Derek le confirma à sa place – comme toujours – et dans plusieurs langues.

Un silence tendu s'était installé autour de la petite table et les regards convergeaient vers Duke. Il semblait que tous attendaient une déclaration de sa part. En temps normal, le jeune homme aurait laissé tomber, son expérience lui ayant appris qu'il était tout à fait inutile de tenter de convaincre du bien fondé de quelque chose des personnes qui ne voulaient pas l'être. Mais Evangile le regardait avec un sérieux saisissant, tendant à prouver qu'elle allait réellement écouter ce qu'il avait à dire. Alors, puisqu'il avait une audience digne de l'étymologie de ce mot, il desserra les lèvres.

« Oui, je lui reste fidèle. » Il sortit ses mains de sous la table et son anneau d'argent scintilla à son doigt comme s'il savait que l'on allait parler de lui. « C'est la signification de cette bague, non ? C'est une promesse. On ne peut pas y déroger sans devenir un parjure, un menteur, sans perdre son honneur. Je sais que la plupart des gens trouvent mon choix stupide mais je trouve au contraire beaucoup de confort dans la certitude que j'agis dans le respect de la vertu. » Il fit nerveusement tourner son whisky dans sa main gauche. L'anneau tinta doucement contre le verre. « Comment pourrais-je prétendre être encore digne d'elle si je me laissais aller ? C'est ma fiancée. Je dois l'honorer en étant exemplaire, comme elle l'aura sûrement été pour moi. L'amour, c'est aussi avoir confiance. » Derek ne put se retenir de glisser avec ironie : « Je te rappelle que tu ne l'as pas revue depuis des années alors l'amour... » Duke détourna son attention d'Evangeline pour le fixer. « Et alors ? Tu crois que, sous prétexte que je ne l'ai pas revue, je ne l'aime pas. Détrompe-toi, je suis déjà amoureux d'elle. » Il secoua la tête un peu tristement, comme à chaque fois que son ami l'asticotait sur ce sujet et qu'il se rendait compte qu'il retombait dans le piège de l'argumentation. Il savait bien que c'était une discussion stérile. La tension du moment fut rompu par l'éclat de rire de Becky : « Wow, c'est impressionnant ! Elle a de la chance quand même... Hé bah heureusement que tu n'es pas fiancé à Ev' parce que, mon pauvre, je crois que tu serais très déçu ! » Son rire gagna ses copines, comme un troupeau de hyènes. Duke ferma les yeux, ne voyant pas ce qui était drôle. Derek railla à son tour : « Hé oui, c'est impressionnant. C'est mon bon Dukellington Knave Hart, fidèle à lui-même et à son inconnue. »

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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Lun 10 Fév - 20:06




Evangeline avait les joues en feu, non pas à cause de Duke et elle en était ravie. Le pub était bondé et elle commençait à avoir très chaud. De plus, les nombreux verres qu'elle avait bu commençaient à sérieusement lui monter à la tête. La jeune femme voulait sortir de sa robe serrée, descendre de ses talons trop hauts, se détacher de son masque de beauté et rester seule dans son appartement de Londres. Cette soirée n'avait aucun sens et elle aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de prétendre à une vie “normale” et pleine. Pourquoi devait-elle toujours se montrer en public, être bien habillée et maquillée ? C'était plus fort qu'elle et Evangeline en payait le prix ce soir. Duke était donc fiancé, amoureux et fidèle. Trois raisons pour lesquels la petite sorcière n'avait rien à faire ce soir. Elle avait pourtant eu l'impression un peu plus tôt lors de leur étreinte qu'une alchimie s'était créée, comme si leurs deux corps s'étaient reconnus. Peut être était-ce seulement elle, ou peut être que Duke était fidèle mais il n'en restait pas moins un homme. Evangeline soupira avec agacement, elle voulait partir de là, c'était frustrant et ça allait le devenir encore plus.

« Oui, je lui reste fidèle. » dit Duke en touchant son anneau qu'Evangeline n'avait pas du tout remarqué. La jeune femme n'eut pas le temps d'apercevoir le bijou mais voir Duke le faire tourner ainsi sur son doigt  la mis face à sa propre attitude. La plupart des couples mariés ont pour habitude de jouer avec leur anneau sans même vraiment y faire attention. Il y avait quelques années de ça, Evangeline adorait sa bague, elle rêvait du Prince Charmant, du grand amour et était persuadée que Dukellington serait cet homme là. Après la majorité, cette bague était devenu le symbole de sa révolte, la raison pour laquelle elle se devait de vivre sa vie comme bon lui semblait. Cet anneau était la preuve physique de son coeur emprisonné depuis sa plus tendre enfance.   « C'est la signification de cette bague, non ? C'est une promesse. On ne peut pas y déroger sans devenir un parjure, un menteur, sans perdre son honneur. Je sais que la plupart des gens trouvent mon choix stupide mais je trouve au contraire beaucoup de confort dans la certitude que j'agis dans le respect de la vertu. » Visiblement Duke avait une toute autre vision de sa bague mais c'était surement parce qu'il était fou amoureux de sa fiancée, qu'il l'avait choisie. Evangeline se rendit compte qu'elle n'aurait jamais de première demande en mariage. Ça aussi ses parents le lui avaient volé. « Comment pourrais-je prétendre être encore digne d'elle si je me laissais aller ? C'est ma fiancée. Je dois l'honorer en étant exemplaire, comme elle l'aura sûrement été pour moi. L'amour, c'est aussi avoir confiance. » Evangeline fit la moue. Cette conversation la mettait mal à l'aise. C'était comme si toute la salle s'était tournée vers elle en lui criant qu'elle n'était qu'une dévergondée, une marie-couche-toi-là. La honte lui montait aux joues, sa tête tournait et sa bouche était étrangement desséchée.

« Je te rappelle que tu ne l'as pas revue depuis des années alors l'amour... » Intervint Duke. Evangeline releva brusquement la tête, les sourcils froncés.
« Et alors ? Tu crois que, sous prétexte que je ne l'ai pas revue, je ne l'aime pas. Détrompe-toi, je suis déjà amoureux d'elle. » répondit Duke calmement. Pendant ce temps, Evangeline faisait les connexions dans sa tête. Était-ce possible ? Non, une simple coïncidence. Après tout, si ses parents avaient ce genre d'arrangement, pourquoi pas d'autres vieilles familles sorcières ? Les sangs purs étaient tellement de plus en plus rares. Oui, c'était ça.
« Wow, c'est impressionnant ! Elle a de la chance quand même... Hé bah heureusement que tu n'es pas fiancé à Ev' parce que, mon pauvre, je crois que tu serais très déçu ! » s'exclama Becky. Pourquoi ? Pourquoi Evangeline lui avait-elle raconté l'histoire ? Pourquoi n'avait-elle pas tout simplement dit que c'était un bijou de famille auquel elle tenait ? Evangeline avait honte de sa bague et ce sujet était sensible à ses yeux. Le fait d'entendre Becky en rire en public ainsi lui fit mal. C'était l'amour de sa vie que ses parents lui avaient volés. La jeune femme roula les yeux au ciel et tapa de ses petits points sur la table. « Hé oui, c'est impressionnant. C'est mon bon Dukellington Knave Hart, fidèle à lui-même et à son inconnue.»

Dukellington ? Ce nom résonna dans la tête Evangeline. Son coeur manqua un battement, c'était impossible. Non. Des Dukellington il devait y en avoir plein l'Angleterre. Quoi que ce nom était étrangement bizarre, il fallait l'admettre. Le sang de Evangeline ne fit qu'un tour et la sorcière senti sa tête tourner de plus en plus vite. La colère, la honte, l'impatience et la frustration mêlés à l'alcool ne faisaient rien de bon. « Dukellington ?!» s'exclama Evangeline en regarda Derek comme s'il était fou. Puis en sautant presque sur sa chaise elle se tourna vers Duke, le fixant dans les yeux avec un air de défit. « Tu t'appelles Dukellington ?! » demanda-t-elle presque en colère, le regard méfiant. Voyant que la réponse ne venait pas assez vite Evangeline saisit brusquement la main gauche de Duke sans prévenir. De ses petites mains douces et pourtant avec force elle saisit la main de ce dernier et la rapprocha de son visage pour mieux voir l'anneau. Cette bague... Elle la connaissait par coeur puisqu'elle possédait la même. Quelque part à l'intérieur, le nom de son fiancé était gravé. Un nom unique qu'elle n'oublierait jamais. Dukellington.

Brusquement Evangeline rejeta la main de ce dernier comme s'il était contaminé d'une maladie rare. Personne autour de la table ne semblait comprendre ce qui se passait mais Evangeline refusait d'y croire. Elle ne venait pas de passer la soirée avec le seul homme qu'elle cherchait à fuir comme la peste. Encore moins à essayer de le séduire. «Ev' ! Qu'est-ce qui te prend ? T'es toute rouge ! » intervint Becky presque sincèrement inquiète.
« Je dois rentrer. Il est tard. » dit simplement Evangeline en se passant une main nerveuse dans sa longue chevelure brune. Sans attendre de réponse la petite sorcière saisit brusquement son sac et quitta la table  sans un seul regard en arrière.
« EV ! Reviens ! EVANGELINE !» Appela Becky avec force mais Evangeline était déjà à la porte du bar. « Je sais pas ce qui lui prend, elle est toujours bizarre quand on parle de son mystérieux fiancé.» finit Becky en hochant les épaules.
Dès l'instant que Evangeline mit un pied dehors et que l'air frais de la nuit caressa son visage elle se senti déjà beaucoup mieux. Il lui fallait de l'espace, qu'elle réfléchisse sur ce qui venait de se passer. Tout ça pouvait être une coïncidence. Elle s'était jurée qu'elle repousserait l'homme que ses parents avaient choisi pour elle, c'était simplement plus difficile si cet homme s'avérait être Duke. Il était si beau. Des larmes coulèrent sur son visage, Evangeline les essuya rapidement. Elle cru entendre son nom, refusant de se retourner la sorcière marcha plus vite jusqu'à finalement transplaner aux portes de son appartement à plusieurs kilomètres de là, laissant Duke derrière elle.



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MessageSujet: Re: You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me   Lun 10 Fév - 21:13

Le moins que l'on puisse dire, c'est que Duke ne s'était pas attendu à ce que la petite poupée se mette à crier son prénom complet dans le bar. Il eut un petit mouvement de recul. Derek la regardait comme s'il venait de lui pousser une corne sur le nez. Quand elle se tourna vers le brun pour lui faire confirmer son information, il fut encore trop soufflé pour dire un mot. Sa mâchoire se décrocha et son regard gris s'emplit de doutes et de craintes. Quoi ? En quoi était-ce si scandaleux qu'il s'appelle Dukellington ? Est-ce qu'ils se connaissaient ? Est-ce qu'il lui avait porté préjudice d'une manière ou d'une autre ? C'était tellement improbable. Il évitait les filles comme la peste et puis, il se serait souvenu d'un visage comme le sien.
Soudain, elle lui attrapa la main gauche pour la coller sous son nez. Duke tenta d'abord de la récupérer mais elle avait une prise ferme qui l'en empêcha. Apparemment, elle était en train de regarder son anneau de très près. Ce ne fut que lorsqu'il vit l'annulaire de la demoiselle que les pièces du puzzle commencèrent à se mettre en place dans sa tête. C'était exactement le même que le sien. Il s'en rendait compte car il avait passé vingt années à l'admirer. Mince, que devait-il dire ?

Evangeline lâcha brusquement son membre et prétexta l'heure tardive pour devoir rentrer. Duke hésitait encore. Il aurait voulu une ultime confirmation avant de faire ou dire quoi que ce soit. Becky le lui en fournit une magnifique en criant le prénom de son amie. Ce n'était pas Eve comme il l'avait cru jusqu'ici. C'était celui de sa fiancée et, tout à coup, les indices devenaient bien trop évidents. Avant qu'il puisse se reprendre, la petite poupée était déjà dehors. « Oh, putain, j'y crois pas... » murmura Derek, effectivement complètement abasourdi. Lui aussi avait fini par comprendre. Les deux jeunes hommes échangèrent un regard chargé de sens puis Duke se leva d'un bond pour se précipiter vers la porte.

« Evangeline ! » cria-t-il une fois dans la rue, regardant à gauche et à droite pour essayer d'apercevoir la petite silhouette en train de s'en aller. De le fuir. Il lui sembla que c'était la première fois qu'il élevait la voix à ce point. On pouvait même y entendre un peu de désespoir. Mais la demoiselle avait disparu.
Il faisait noir et il faisait froid. Pourtant, Duke resta de longues minutes debout devant le Chaudron Baveur. Un groupe de sorcières qui passa derrière lui lui jetèrent des regards appréciateurs assortis de clins d'oeil. Il ne s'en aperçut même pas. Il avait enfin rencontré sa fiancée et, il n'en avait jamais douté, c'était la jeune femme la plus belle que ses yeux aient jamais vu. Il était tellement ému qu'il plaqua une main sur sa bouche et commença à pleurer doucement, dans le silence de la nuit.

Ils s'étaient trouvés sans même se chercher. C'était un signe. Ils allaient être très heureux ensemble. Ça ne pouvait pas en être autrement. L'avertissement de Becky était depuis longtemps effacé de sa mémoire. Ne restaient que deux yeux verts perçants et une petite silhouette qui tenait parfaitement dans le creux de ses bras.
Comme il se languissait de leur prochaine rencontre...


FIN



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You Probably Couldn't See For The Lights But You Were Staring Straight At Me

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