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 « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1

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Draco L. Malfoy
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MessageSujet: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Dim 9 Fév - 18:41








« DRINNY - CHAPITRE 1 »

« It's way too late to apologize. »


La solitude ne m'a jamais posé de problème. Je l'accueille toujours comme une vieille amie lorsqu'elle m'enveloppe entièrement. Ce n'est pas une personne, elle n'est qu'une pensée, et pourtant j'ai parfois l'impression qu'elle susurre à mon oreille quelques promesses irréelles. Aujourd'hui, elle ne me lâche pas d'une semelle. Depuis que j'ai ouvert mes yeux dans le dortoir des serpentards jusqu'à maintenant dans le parc de Poudlard, elle me hante. Je suis assit sur ce bon vieil arbre où j'ai l'habitude de m'installer. Rien ne diffère de la veille, mise à part la proximité du weekend. Nous sommes vendredi. Demain je retourne au manoir Malefoy pour y retrouver ma famille et la totalité des mangemorts qui s'y sont confortablement installés. Je me demande combien de ces montres sanguinaires se sont appropriés les lieux privés de ma chambre et de ma salle de bain. Dans quel état vais-je retrouver mes affaires ? Serais-je une fois de plus obligé de participer à une énième réunion à propos de Potter ? Partager un repas avec Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ? J'en tremble à l'idée de devoir croiser son regard de serpent.

Perdu dans mes pensées, je ne fais pas attention à grand chose. Beaucoup d'élèves de ma maison - beaucoup dont je ne connais même pas le nom - passent me faire un coucou, mais je ne leur répond pas. Je suis comme ça depuis l'année dernière. Je n'ai plus le coeur aux réjouissances et aux gamineries. Cédric Diggory est mort, et j'y ai contribué en quelque sorte. J'aurais du prévenir quelqu'un de l'infiltration de Barty Croupton Junior. Je ne l'ai pas fait. Je ne l'avouerai jamais, mais c'est une chose que je regrette amèrement. Je n'ai pas le courage de Potter. J'aimerais pourtant en avoir un peu, pour me révolter. Ainsi, profondément enfoui dans mon esprit, je ne perçois pas le bruit des pas qui s'approchent de l'arbre. Lorsque la personne est juste devant moi, il est trop tard pour fuir l'altercation. La solitude ne m'a jamais posé de problème. Par contre, moi je lui pourris la vie continuellement. « Qu'est-ce-que tu veux, Weasley ? » dis-je sur un ton grinçant.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Dim 9 Fév - 21:37


Draco & Ginny


Je m’étais sentie oppressée soudainement. Le bruit des élèves, la répression mise en place, les interdictions innombrables. Je n’en pouvais plus. J’avais toujours été contente de retrouver cette école, mais pas cette année. Tout avait changé à la fin de ma troisième année, quand Harry était réapparu la main serrée autour du bras mort de Cédric Diggory, quand Maugrey s’était avéré être un dangereux mangemort. J’avais peur pour ma famille depuis l’attaque de papa. Voldemort avait retrouvé une enveloppe corporelle et quiconque disait le contraire ne serait pas pour autant épargné quand celui dont on ne devait pas prononcer le nom allait décider de prendre le pouvoir en ses termes. Il avait fallu que je sorte. L’atmosphère étouffante du château me vidait, m’asséchait. Je me sentais régresser, redevenir celle que j’étais lorsque j’étais sous l’emprise du journal de Tom. La situation n’était pas étrangère à Ombrage. Elle n’était qu’un symptôme d’un mal plus grand, mais c’était l’ennemi avec qui j’étais en contact actuellement. Une part de moi aurait presque souhaité que le lord attaque le Ministre pour qu’il revienne sur ses déclarations prononcées par la peur. Mentir aux gens n’allait cependant pas améliorer la situation. Ce serait même pire. Les gens ne seraient pas préparés à une attaque. L’Ordre n’allait pas pouvoir tous les protéger. Ils étaient en première ligne, papa en avait fait les frais. Ombrage devenait de plus en plus folle, ivre du pouvoir que le ministre lui accordait et j’étais de plus en plus inquiète.

J’avais presque couru vers les portes du château, repoussant la foule d’élèves arrivant en sens inverse et cherchant à m’éloigner de mon objectif. Une fois la porte franchie, je me sentis mieux, comme si l’air dont j’avais manqué venait de me revenir. Je me sentais bien dehors. Je n’étais pas la seule à avoir décidé de profiter de cette opportunité de prendre l’air, renforcée par un maigre rayon de soleil perçant la grisaille alentour. D’autres élèves se baladaient dans le parc. Je ne voulais pas les voir. C’était peut être ironique pour une fille de famille nombreuse d’avoir besoin d’être seule, mais j’en avais assez. Les gens avaient changé, je ne les reconnaissais plus. Il y avait ceux qui avaient été endoctrinés par Ombrage, la défendaient des critiques, ceux qui traitaient Harry et Dumbledore de fous. Tant de sentiments négatifs qui étaient une insulte à la mémoire de Diggory. Je marchais sans but, cherchant simplement à m’éloigner de la présence de mes congénères. Mes pas me menèrent vers le lac gelé. Les vacances de noël arrivaient et pour la première fois, je n’avais aucune idée de ce qui se passerait à la rentrée. Voir Dumbledore démis de ses fonctions pour être remplacé par cette folle m’aurait à peine étonné.

Je finis par apercevoir une autre silhouette solitaire, assise au pied d’un arbre. J’aurai sans doute dû respecter sa solitude, comme j’aurai aimé qu’on respecter la mienne, mais mes pieds marchèrent vers cette personne que je ne distinguais pas. Je cessais de réfléchir et me laissais porter par mon instinct. Ce ne fut qu’à quelques mètres de lui que je reconnus les cheveux blonds platines si caractéristiques des Malefoy. Ma raison me commandait de faire demi-tour, je n’avais aucune envie de parler au serpentard, mais je fus incapable de m’éloigner. Peut être que j’étais capable de sentir la détresse qui semblait émaner de lui de là ou j’étais. Malefoy ne m’avait jamais rien fait directement, il me haïssait simplement parce que j’étais une Weasley, une traitre à mon sang et en échange, je lui rendais la pareille. Nous n’avions pas de vieille querelle comme celle qu’il partageait avec le trio, j’étais simplement la petite sœur de Weasley à ses yeux. Il ne semblait pas m’avoir remarquée. Je ne savais pas ce qui me poussait à avancer, certainement pas une envie de conflit. Je cherchais simplement la solitude, lui aussi visiblement. J’étais surprise de le voir sans ses deux fidèles laquais, toutefois je ne le connaissais pas du tout. Je ne connaissais que l’image qu’il avait choisi de renvoyer aux yeux du monde. Une fois face à lui, je réalisais à quel point j’étais stupide. Il ne me voulait pas ici, être si proche polluait son air, c’était une insulte à sa grandeur. Il m’interpelle exactement de la façon à laquelle je m’attendais. Toutefois, il semble différent. C’est palpable sans que je puisse exactement expliquer pourquoi ou comment je le sais. J’envisageais sérieusement de tourner les talons, cependant la compagnie de mon ennemi m’était plus préférable à celle des autres. A quel point étais-je perturbée? « Je ne veux rien du tout Malefoy. Je ne savais pas que tu étais là. Je cherchais simplement un endroit pour réfléchir. Je suppose que tu vas me demander de dégager de ton espace ? » Je m’attendais à une insulte, il n’était capable que de ça après tout. J’étais prête. Je ne savais pas pourquoi rester ici semblait soudainement si important, mais s’il voulait être seul, il devrait partir. Ma main agrippa ma baguette par sûreté, même s'il ne semblait pas vouloir m'attaquer.        
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Mar 18 Fév - 21:02








« DRINNY - CHAPITRE 1 »

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La présence de la petite Weasley n'était pas prévue. Je n'ai pas particulièrement envie qu'elle me voit dans cet état. Je dois avoir l'air bien seul et bien miséreux en haut de mon arbre. Non pas que son avis sur la question m'importe, mais je ne voudrais pas qu'elle aille dire à tous les cloportes qu'elle a comme amis que je suis en train de me ramollir. Je l'écoute rétorquer sur un ton qui ressemble étrangement au mien. Nous avons cette même façon d'écorcher les gens rien qu'en ouvrant la bouche, piquants comme des épines. C'est sûrement la seule chose que je reconnais de bien chez elle : son caractère insupportable. Au moins c'est une battante, pas comme Potter et ses deux chiens-chiens qui se contentent de pleurnicher et prier que Dumbledore arrange tout. Cette année, le vieillard pourra pas faire grand chose pour eux. Il est trop occupé à se faire maltraiter par Ombrage. Voilà pour mes vacances à moi. Je soupire et hausse les épaules. « Fais ce que tu veux, je suis pas ton baby-sitter. » Je montre ainsi que je n'en ai strictement rien à faire d'elle. J'impose une distance de sécurité. Je ne veux pas qu'elle s'approche suffisamment pour distinguer les côtes sous ma chemise et les cernes sous mes yeux. Manquerait plus que ça aussi ça s'ébruite. D'un mouvement sec et assuré, je desserre ma cravate entre deux doigts. Il fait chaud. Ou alors ça vient de mon angoisse. Je ferme les yeux et presse mes paupières fortement sous mon pouce et mon index, jusqu'à en avoir mal. Je suis tellement fatigué que je ne suis pas sûr de pas me casser la gueule en descendant de ma branche. Je fais des cauchemars toutes les nuits. Le weekend est là, il approche, chaque minute résonne dans mes tympans comme la promesse de ma prochaine rencontre avec le seigneur des ténèbres. J'inspire profondément en levant les yeux vers la cime de l'arbre. Pas question que Weasley voit leur rougeur humide. « T'as personne d'autre à aller embêter ? Je suis sûr que je peux citer au moins trois garçons qui rêveraient que tu ailles les voir. Moi tu me soûles à rester là. » Ma machoire se crispe. Elle a le bon âge pour ne pas avoir à s'inquiéter trop de ce qui se passe. Enfin c'est ce que je crois. L'impact est moins dur pour elle. L'impact est moins dur pour un sacré nombre de personnes. Il n'y a que moi pour subir cette atrocité. Moi et les autres enfants de mangemorts. Seulement avec la place de mon père dans l'entourage du Maître, j'entre en première ligne. Je passe ma main dans mes cheveux pour découvrir qu'ils sont humides. Je transpire de peur. Une sueur froide, dans tous les sens du terme. Plus que quelques petites heures. Quelques petites heures de répit avant que les ténèbres ne m'engloutissent.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Mar 18 Fév - 21:54


Draco & Ginny



Je sentis que Malfoy manquait de sa verve habituelle. Il avait lâché un soupir. Mon nez se fronça de confusion alors que je l’observai, trop loin pour vraiment distinguer ses expressions. Il n’avait même pas rajouté une insulte à la fin de sa phrase. C’était étrange. J’aurais presque pu croire que quelqu’un avait pris sa place avec du polynectar. Non pas qu’une telle chose aurait été impossible, c’était déjà arrivé l’année dernière et personne n’avait réalisé avant qu’il ne soit trop tard, pas même Dumbledore. Je me disais parfois que son statut de plus grand sorcier de tous les temps était un peu surévalué. Ces derniers temps, il semblait totalement dépassé par la situation et envoyait les membres de l’ordre en pâture pour les mangemorts. Je n’approuvais pas, encore moins depuis que mon père avait failli y laisser la vie. Il laissait aussi les élèves se faire torturer par cette grande cinglée d’Ombrage. Je n’arrivais pas à croire qu’il n’ait pas eu d’échos de l’utilisation rituelle de sa plume de sang. J’en portais encore les traces sur le dos de ma main gauche, vestige de mon unique retenue avec la folle en rose. Au moins, j’avais retenu la leçon, du moins quand elle était dans les parages... Je n’avais pas abandonné l’idée de me battre contre ses méthodes absurdes. Si elle comptait nous envoyer à la mort avec des jolies illustrations dans ses livres, alors je m’entrainerai toute seule à l’attaque. Je me demandais ce que ressentait Malfoy. Il devait être ravi, les serpentards étaient pour l’instant épargnés par la folie de la grande inquisitrice. Ils rejoignaient même les rangs de sa brigade inquisitoriale. Ironique de penser qu’elle avait enrôlé des enfants de mangemort pour s’assurer que personne n’irait contester le fait que leur maître était de retour. Malfoy en faisait certainement parti, je l’aurais parié ! Pourquoi il était seul ici au lieu d’être entouré de ses deux chiens de garde comme d’habitude, je n’aurai su le dire. Peut être que son quota de débilité avait été dépassé pour la journée. Un sourire moqueur s’inscrit sur mes lèvres à cette pensée. Il semblait inaccessible en haut de son arbre et tu retins une provocation. D’habitude, c’était plutôt l’inverse. Je croisais les bras avant de lever la tête vers lui pour lui répondre, les lèvres pincées. « Non effectivement. Merci de m’autoriser à me promener librement dans cet espace public Malfoy. » J’haussai un sourcil interrogateur en voyant qu’il se détournait de moi. Étrangement, je me sentais énervée qu’il évite le conflit. Je ne savais pas pourquoi, mais j’avais besoin de me défouler sur quelqu’un, un sentiment qu’il connaissait bien. C’était comme si nos rôles habituels avaient été intervertis. Je ne comprenais pas d’où sortait toute cette colère, mais j’avais besoin de l’évacuer. Je ne m'étais pas sentie comme ça depuis ma possession par Voldemort et j'aurai sans doute dû avoir peur, mais ce n'était pas le cas. J’avais tout gardé en moi, faisant bonne figure pendant les vacances pour remonter le moral de ma mère et de mes frères. J’avais été leur support, je n’osais plus parler de mes propres peurs depuis la dernière conversation que j’avais eue avec Hermione. Je n’avais jamais été le genre de personne à me plaindre de vive voix, à rechercher de l’aide, je cachais tout à l’intérieur derrière cette apparence de fille confiante et sympathique. L’image commençait de se craqueler. Puisque le blondinet ne semblait pas plus embêté que ça par ma présence, je n’allais pas partir. Je ravalai les insultes qui me montaient à la gorge et m’installait au pied de l’arbre, la tête tournée vers le lac, mais le corps placé de façon à voir du coin de l’œil le serpentard, bien trop consciente que je tournai le dos au danger que représenter Malfoy au dessus de moi. Je ne pouvais pas exclure qu’il finirait par se lasser de ma présence et me lancerait un sort. J’avais l’impression de sentir sur regard sur moi, mais ne montrait pas le moindre signe de faiblesse. Il desserra sa cravate et mes sourcils se froncèrent. On était en plein hiver, pas vraiment le temps idéal pour avoir chaud. Je le comprenais de moins en moins, mais après tout ce n’était pas mon problème. Nous n’étions pas amis, c’était plutôt tout le contraire. Je n’allais certainement pas lui demander ce qui n’allait pas. Il ferma les yeux et tu en profitas pour l’observer de nouveau, sa peau si pâle presque translucide. Tu étais surprise qu’il ait l’air si fatigué, mais était-ce vraiment étonnant après tout? Il avait sans doute passé ses vacances à s’entrainer pour devenir un futur mangemort. « Oh tu m’adresses la parole? Qu’ai-je fais pour mériter une telle attention ? ... J’avais besoin d’air. Comme toi visiblement. Garde tes allusions salaces pour toi, je ne sors pas avec tout le château ! Au moins, je suis tranquille avec toi, n’est ce pas ? Tu vas me foutre la paix ? » Ma dernière phrase se finit comme une question et ma voix craqua. Aussitôt, je me traitais d’imbécile de perdre le contrôle avec lui quand j’avais si bien joué la comédie avec mes camarades. Il allait s’empresser de raconter à tout le monde que je n’allais pas bien ou autre méchanceté du même acabit. Je n’avais pas besoin d’être scrutée plus. Il n’avait aucune idée de ce que c’était pour ma famille, déchirée entre Dumbledore, le ministère et les menaces de Voldemort. Aucune idée…  
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Ven 21 Fév - 9:43








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Je la laisse me répondre avec son ton cinglant. Sa colère glisse sur moi sans m'atteindre. J'ai l'esprit bien trop occupé pour répondre à ses provocations enfantines. Je soupire et m'installe plus confortablement contre le tronc de l'arbre. Mon regard dégringole sur le lac, puis remonte sur les montagnes à l'horizon. Tout est si calme ici, qu'on pourrait croire la paix possible. Pourtant je sais que ce n'est qu'une illusion. J’aperçois une petite fille sortir du château en sanglotant. Elle frotte le dessus de sa main comme pour y effacer une tâche. Je sais ce qu'elle a. Nous en avons presque tous une. Sauf moi, puisque mon père me force à jouer le lèche-cul avec Ombrage. Je n'en suis pas particulièrement fier. Je souhaiterais presque avoir cette cicatrice moi aussi, pour ne pas étaler devant les yeux des autres un quelconque traitement de faveur. Pas étonnant que tout le monde me déteste. Mes parents y ont veillé. Je hausse les épaules une nouvelle fois lorsque la jeune Weasley me rabroue à propos de ses conquête masculines. Je sens que j'ai peut être touché un point sensible. Je suppose que c'est dans mes gênes de toujours trouver par hasard la seule chose à ne pas dire. La don de faire souffrir se transmet peut être dans le sang des Malfoy depuis des générations. Allez savoir, plus rien ne m'étonne avec cette famille de cinglés. MA famille de cinglés. Mon regard glisse vers les racines de l'arbre. Elle s'est assise en dessous de moi, légèrement en décalé pour pouvoir m'avoir à l'oeil. Je ne la blâme pas pour son manque de confiance. Moi-même je ne suis pas sûr de pouvoir me faire confiance. Je regarde sa main où une phrase est dessinée en rouge, encore boursouflée par la cicatrisation. Je me mordille la lèvre inférieure. J'ai l'habitude de ressentir ce sentiment de culpabilité en général, mais aujourd'hui c'est particulier. Ombrage s'est lâchée sur les punitions. Rien qu'hier elle en a torturé dix comme ça. Je me demande combien de temps il nous reste avant qu'elle décide d'ordonner aux élèves d'écrire leurs cours avec ces maudites plumes. Malgré moi, je descend de ma branche et atterris souplement sur le sol. Finalement je ne suis pas encore si faible que ça, puisque je ne suis pas tombé sur mes fesses. Je m'installe à côté de Ginny en grommelant. Je fais passer ça pour un besoin de m'installer sur quelque chose de plus confortable qu'une branche, mais en vérité c'est parce que je sens que la demoiselle n'est pas bien. Je devrais peut être m'en foutre comme d'habitude et l'ignorer, mais je n'y arrive pas. J'aurais aimé que quelqu'un s’intéresse à mes problèmes, comme je vais le faire pour elle. « Qu'est-ce-qu'y a Weasley ? » Je demande en faisant attention de ne pas être trop gentil. Je suis pas le saint-bernard des âmes dépressives, non plus.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Ven 21 Fév - 18:08


Draco & Ginny



Je regardais fixement le sol, tenter de calmer toutes les émotions qui coursaient en moi. Tant de colère, de sentiment d’injustice face à tous ces adultes qui jouaient et perdaient, se moquant des pertes dans une guerre qu’ils pensaient éviter. Je ne supportais plus cette atmosphère qui flottait sur le château, comme un étendard de douleur. J’avais parfois envie d’attraper Dumbledore et de le secouer, de le réveiller. A quoi jouait-il ? Il sortait à peine de son bureau ces derniers jours, comme s’il se cachait pour ne pas avoir à affronter les atrocités provoquées par Ombrage. Le remède d’Hermione avait aidé à reconstituer la peau de ma main, mais la trace des lignes que cette horrible bonne femme m’avait forcée à écrire me brûlait, promesse invisible de nouveaux tourments si je ne respectais pas à la règle les centaines de décrets qui avaient été installés dans le hall. Nous les Gryffondors étions abonnés à ce type de retenue. Même le fait que Percy soit dans les faveurs du Ministre n’avait pas suffi à m’épargner cette plume barbare. De toute façon, je ne l’aurai pas voulu. Je ne méritais pas d’être épargnée. Je portais cette marque comme un symbole de résistance, comme une fierté. C’était le signe que moi, je ne pliais pas face à la mégalomanie de la vieille folle. Malfoy représentait le bourreau idéal sur lequel je pouvais me lâcher parce que c’était dans sa nature de se comporter pareil. Parfois, je me retenais de crier sur mes amis et cela m’horrifiait. Je n’étais pas cette personne. Je fuyais Michael depuis le retour des vacances. Je n’avais plus la force de supporter ses réflexions sur des sujets aussi insignifiants que le quidditch quand se jouait devant nous une répression. J’avais finis par lui faire admettre qu’Harry n’avait peut être pas menti quand mon père avait été brutalement attaqué, c’était déjà un début. Je savais surtout qu’il était plus dérangé par l’idée de ne rien faire en cours de DCFM que par une hypothétique guerre contre Voldemort. Plus je le fréquentais et moins je comprenais pourquoi j’avais été attirée par lui à la base. L’année dernière, les choses étaient différentes, la réponse venait sans doute de là. On ne connaissait jamais vraiment les gens avant de rencontrer des coups durs et de voir s’ils seraient là ou pas pour nous. Il y avait maintenant un fossé entre nous deux. J’aurai pu essayer de le convaincre, mais je n’en avais pas la force pour le moment. Entendre le blondinet me rappeler ce que certaines mauvaises langues disaient dans mon dos me mit en colère. Je n’étais pas une trainée qui passait de garçon en garçon. Michael était mon premier petit ami. Amusant comme quelques années de plus avaient pu me transformer de frêle sœur de Ron à fille facile. Les gens ne voyaient rien de plus que ce qu’ils voulaient bien voir. Peut être que je pouvais m’inclure dans le lot. Je ne savais absolument rien de Malfoy, me contentant de ne pas voir plus loin que son statut de fils à papa de sang pur. Il ne faisait rien pour faire changer les mentalités sur lui, mais après tout moi non plus. En tous les cas, je représentais tout ce qu’il abhorrait, c’était une certitude et rien ne pourrait jamais faire changer ça. J’avais entrepris d’arracher des morceaux d’herbe d’un geste un peu rageur avec ma main souillée, les yeux baissés vers le sol. Je manquais de sursauter quand il descendit de son perchoir et atterrit près de moi. Je n’aurai pas dû le perdre de vue, j’étais nerveuse. Je fus encore plus stupéfaite de le voir s’asseoir à côté de moi, en grommelant. Mes yeux se relevèrent lentement vers lui, la curiosité brûlant dans mes prunelles. Je ne comprenais pas pourquoi il cherchait à se rapprocher de moi. C’était très bizarre. Mes yeux croisèrent les siens et j’aperçus enfin ce que je n’avais pas vu plus tôt. Sa peau n’était plus pâle, elle semblait blanche, surlignant des cernes violacés sous ses yeux bleus. Il a l’air complètement épuisé. Ma bouche s’ouvrit sous la surprise. Il aurait dû sembler royal, après tout il devait être satisfait de la situation actuelle. Sauf que ce n’était pas le cas. Je savais que ce n’était pas lié à Ombrage, il n’avait aucun problème avec elle. C’était autre chose. Et une nouvelle fois, je réalisais que je n’avais pas cherché à voir au-delà des apparences. Une sorte de compréhension passa entre nous. Peut être que pour une fois, je pouvais passer outre son nom de famille et ses allégeances et le traiter comme n’importe quel élève que je croisais et qui semblait avoir envie de parler. Sa question me prit par surprise, mais en même temps pas tellement, puisqu’il était déjà assis ici. Sa voix était dure, mais il avait cherché à passer outre ce que je représentais. Il ne semblait pas avoir de mauvaises intentions. Ma main relâcha les morceaux d’herbe que j’avais conservés dans mon poing. Je ne savais pas quoi lui dire. Par où commencer? Étrange que je ne sois pas si offusquée qu’il me pose ce genre de questions. Je n’avais même pas envisagé une seconde qu’il ait envie d’utiliser ces informations pour se moquer de moi. « Juste un ensemble de choses, Ombrage, mon père... J’en ai juste assez de devoir supporter tout le monde. » Si on m’avait dit que j’avouerai ça à Draco Malfoy, cela m’aurait fait mourir de rire. Je ne voulais pas l’embêter avec mes histoires. Il devait être au courant de l’attaque du Ministère, après tout son père était un mangemort et il voyait tous les jours les méthodes d’Ombrage. La politesse m’obligea à lui rendre la pareille. « C’est peut être moi qui devrait te poser cette question. Tu as l’air terrible. »          
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Sam 8 Mar - 21:31








« DRINNY - CHAPITRE 1 »

« It's way too late to apologize. »


Ginny parle. Elle me raconte brièvement ce qui ne va pas dans sa vie. Je l'écoute d'abord d'une seule oreille, mais un changement auquel je ne m'attendais pas survient. Je commence à réellement m’intéresser à ce qu'elle me dit. J'ignore si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Sûrement bonne pour moi car je m'ouvre enfin aux gens, et mauvaise pour elle car je suis une fréquentation dangereuse. Je hoche silencieusement la tête, ne pouvant qu'imaginer ce que peut faire la torture d'Ombrage. J'y ai assisté, mais je ne l'ai pas vécue. Ce n'est pas une chose dont je suis particulièrement fier. En ce qui concerne son père, le sujet est davantage épineux. Je me racle la gorge, mal à l'aise. Mon père a gravement participé à la tentative de meurtre contre Arthur Weasley. Il ne me l'a pas dit, mais je ne suis pas stupide. Et puis Potter a eu la grande délicatesse de me le faire remarquer dès qu'il en a eu l'occasion. Il sera toujours ainsi, à me reprocher des actes que je n'ai pas commis. Sûrement qu'à force de vouloir ressembler à son père, il doit penser que tout le monde fonctionne pareil. Eh bien non. Je ne suis pas mon père, je ne l'ai jamais souhaité. Ce n'est pas pour autant que j'ai le choix d'assumer ce choix. Je soupire à la remarque de Ginny concernant mon état. Je ne sais pas quoi répondre à ça. En général je me contente de dire que j'ai juste un petit rhume ou que j'ai fait un cauchemar la veille. Pourtant je n'ai pas envie de mentir maintenant. J'en ai un peu assez de me cacher sous des couches de mensonges. Je passe ma main dans mes cheveux et fait un petit sourire crispé. « Ouais... Disons que j'ai moi aussi quelques personnes à porter sur les épaules. » Je parle là de mes parents qui risquent la mort si jamais je n’obéis pas aux ordres de Voldemort. Ma machoire se crispe et je ne peux continuer ma phrase qu'en la sifflant entre mes dents. « Tout le monde ne peut pas avoir le choix d'être qui il veut. Tu devrais profiter de ta chance, au lieu de te plaindre. » Ces mots m'ont échappé. Avec les derniers événements, j'ai tendance à oublier les bonnes manières que ma mère m'a apprises. Je pose ma main sur mes yeux, essayant de chasser ce mal de crâne qui ne me quitte plus depuis des mois. Mais même avec mes rétines isolées de la lumière du soleil, je garde cette impression d'avoir le nerf optique en feu. Parfois, j'ai le sentiment d'avoir quelqu'un d'autre dans ma tête. C'est assez désagréable comme sensation. Je secoue la tête et prend une inspiration bruyante. Je viens de remarquer que j'ai retenue ma respiration pendant plusieurs secondes, comme enfermé dans une bulle bourdonnante de douleur. Je ne sais même plus si c'est un mal physique ou psychologique. Tout ce que je sais, c'est qu'à ce rythme je vais vite devenir fou.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Sam 8 Mar - 22:14


Draco & Ginny



Je ne savais vraiment pas pourquoi j’étais en train de me confier à Draco Malfoy, entre toutes les personnes. Je pressentais qu’avoir été franche était une erreur. Malfoy était dangereux, mauvais. Il allait sans doute trouver un moyen de se moquer de mes confidences, d’étaler que je n’allais pas bien dans tout le château. Alors pourquoi avais-je seulement ouvert la bouche ? Je me maudissais déjà. Et pourtant, un seul regard en sa direction indiquait qu’il était loin de se réjouir de mes malheurs. Voilà qui était pour le moins surprenant. Il semblait même mal à l’aise?  Non je devais me tromper. Malfoy n’était pas mal à l’aise devant mes problèmes. C’était totalement hors personnage. J’étais simplement stupide. On me l’avait assez répété. Stupide pour être tombé dans le panneau de Voldemort lors de mes onze ans, confiant mes problèmes à un journal intime et stupide encore maintenant pour refaire une erreur similaire tout en sachant cette fois-ci les conséquences d’un tel choix.  Je ne savais pas pourquoi j’avais parlé de mon père, il devait être au courant. Après tout, son père servait Voldemort. Peut-être même qu’il avait participé à l’attaque. Tout le monde savait l’inimitié entre nos deux familles. Harry m’avait même fait part de ses soupçons sur l’implication de Malfoy senior. Je ne jugeais pas Draco sur sa famille. J’avais compris assez tôt qu’on ne la choisissait pas, bien souvent on la subissait. J’adorais les Weasley, mais parfois j’aurai aimé autre chose. Ce n’était pas juste de penser ça.

A ma plus grande surprise, il ne m’envoya pas balader en réponse à ma question. J’avais uniquement parlé par politesse, peut-être avec une pointe de curiosité aussi. Je devais admettre qu’il était inhabituel de voir Draco Malfoy dans un tel état. Il se vantait toujours d’avoir une apparence irréprochable, n’hésitant pas à faire remarquer aux autres à quel point ils ne lui arrivaient pas à la cheville. Je devrais peut-être lui enseigner ce sortilège de beauté qui me servait tous les jours à cacher mes cernes. Aussitôt pensé, je ris intérieurement. Échanger des conseils de beauté avec Malfoy, et puis quoi encore ? Cela dit, lui parler était déjà totalement incompréhensible et fou. Si on m’avait dit que j’aurai un jour une conversation calme avec lui, j’aurai traité la personne de folle. Je devrais sans doute éviter d’être aussi catégorique à l’avenir. Sa réponse raviva mes questions. Je me doutais plus ou moins de qui il voulait parler. Pourtant, je n’étais pas certaine qu’il était sage d’ouvrir la bouche. Malfoy portait le poids de son nom de famille. Son père s’attendait très certainement à ce qu’il suivre ses traces chez les mangemorts. Ses envies n’entraient pas en ligne de compte. C’était le gros problème des familles. Ils savaient toujours mieux que nous ce qu’il fallait pour notre bien. Je ne voyais pas de qui il pouvait parler à part de ça. Dans cette entente fragile qui nous joignait pour le moment, il semblait évident que nos camps dans la guerre à venir n’avaient pas leur place. Alors je gardais le silence, acquiesçant silencieusement. Je pouvais comprendre ce qu’il ressentait. Dans une autre mesure, je portais moi aussi le poids de ma famille durant la convalescence de mon père.

Ma raison m’exaltait à lui dire au revoir et à tourner les talons. Il ne fallait pas jouer trop longtemps avec le feu au risque de se brûler. Nous n’étions pas amis et pourtant, je ne voulais pas lui donner l’impression de chercher à obtenir des informations par cupidité. Il n’aurait plus manqué qu’il pense que j’étais là parce qu’Harry me l’avait demandé. Cela n’aurait pas pu être plus éloigné de la vérité. Je commençais presque de me ramollir en sa compagnie quand il lança enfin une des piques que j’attendais depuis le début. Je lui avais sans doute tendu le bâton pour me faire battre. Sans savoir pourquoi, sa réplique me blessa. Il ne connaissait rien de ma vie et pourtant il me jugeait. C’était ironique un tel comportement vu qu’il devait détester quand les autres faisaient ça. Je n'étais pas faible. Je ne geignais pas. Mes dents grincèrent. « Oui, je comprends bien que tu ne veuilles pas entendre les malheurs que des gens comme ton père causent en servant Voldemort. La politique de l’autruche marche bien pour toi ? » C’était méchant et gratuit et aussitôt les mots sortis de mes lèvres, je les regrettais. Pourtant, je n’allais pas m’excuser. Il ne le méritait pas. Mes yeux se tournèrent vers lui en voyant qu’il tardait à répondre. Il semblait au plus mal. Ma colère fondit comme neige au soleil.  Je n’osais pas le toucher, pourtant ma compassion naturelle me l’enjoignait. Ne sachant quoi faire, mes lèvres murmurèrent des paroles sans que je ne les aie anticipées. « Pardon. Je suis à cran. Je ne sais plus ce que je dis. » Ce serait bien la première et la dernière fois que je m’excuserais. Si Ron avait entendu ça, il serait devenu aussi rouge qu’un piment.


         
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Dim 16 Mar - 13:48








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« It's way too late to apologize. »


C'est vraiment le monde à l'envers. Si quelqu'un m'avait dit qu'un jour je passerais du temps seul avec Ginny Weasley aux pieds d'un arbre, je l'aurai fait exécuter. Mais finalement ce n'est pas si désagréable que ça en avait l'air. Elle n'est pas comme ses frères ni comme Potter. Elle a un coeur plus grand et les œillères habituelles n'ont pas encore poussées de chaque côté de sa tête. J'ai souvent cherché quelqu'un à qui je pourrais dire ce que j'ai sur le coeur, qui comprendrait mes propos, quelqu'un de mêlé à cette histoire de guerre. Des amis, j'en ai, des bons même, mais aucun qui comprenne ce que je ressens comme Ginny le fait. Sa présence m'apaise et c'est sûrement ça le plus étrange. Par moments, j'ai même le coin droit de ma bouche qui tressaute, comme en hésitant entre le sourire et la grimace. Cette situation est dangereuse pour elle comme pour moi, mais je n'ai pas envie d'y mettre un terme. Je trouve dans son désespoir quelque chose que je ne connaissais pas avant. Peut être que c'est ça, la compassion ? L'envie d'aider quelqu'un. Malheureusement, comme à chaque fois que les choses commencent à s'arranger, je parle plus vite que je ne réfléchis et mes paroles dépassent ma pensée. Je ferme les yeux avec la ferme envie de ravaler les mots que je viens de prononcer. Je suis grossier, ça ne va pas. Alors que je m'apprête à présenter mes excuses maladroitement, la rouquine se renfrogne et contre-attaque. « Oui, je comprends bien que tu ne veuilles pas entendre les malheurs que des gens comme ton père causent en servant Voldemort. La politique de l’autruche marche bien pour toi ? » Dit-elle avec un air revanchard. Je ne répond pas. Je me contente de détourner le regard, mon visage crispé et assombri. J'aimerais lui faire ravaler ses paroles, mais je ne peux pas. Elle n'a pas tort. Cela fait un bon moment que je regarde mon père répandre mort et souffrance sans rien faire. Faire quoi, de toute façon ? Je ne suis pas de taille à affronter ma famille et mon " maître ". Et puis même si c'était le cas, je deviendrais seul au monde. Qu'est-ce-qu'il me resterait si je n'avais plus mes parents et le destin qu'ils ont tracé pour moi depuis ma naissance ? Sans eux je ne suis qu'un prénom.

J'aimerais que Ginny se lève et s'en aille après m'avoir lancé sa réplique acerbe. Je voudrais qu'elle me déteste à nouveau et aille dire à ses amis à quel point je suis le pire des connards que cette planète porte. Cela me faciliterait la tâche si on pouvait juste redevenir ennemis comme avant. Au fur et à mesure que les secondes passent, je sens mon armure de crétin détestable fondre à son contact. c'est plus fort que moi. Je la trouve jolie. Je l'ai toujours trouvée attirante, même si je refusais moi-même de l'admettre. C'est sûrement pour ça que je déteste ce bouseux de Neville. Pourquoi est-ce-que lui il aurait eu droit d'aller au bal avec elle l'année dernière ? Il n'est pas assez bien pour elle. Il ne le sera jamais. Je me crispe davantage, les jointures de mes doigts blanchissent. La rage fait bouillir le sang dans mes veines. Les paroles murmurées par Ginny me calment à peine. Je fronce les sourcils et soupire en m'avachissant encore plus contre le tronc de l'arbre. « Non, c'est rien, t'excuse pas. Tu as raison. » Je prononce ces mots avec difficulté, la voix rauque et faible. Bien sûr qu'elle a raison. La technique de l'autruche, je la pratique depuis mon plus jeune âge. C'est plus simple de rejeter la faute sur les autres. Et puis je ne peux pas ignorer ce qui lui est arrivé lors de sa première année à Poudlard. Je ne peux pas ignorer que j'ai aidé mon père à l'époque à mettre ce foutu journal dans son chaudron, en attirant l'attention de Potter sur moi. La pauvre a failli y laisser la vie. Je tourne la tête pour la regarder directement, pour la première fois depuis le début de cette conversation. J'ai du mal à imaginer son visage marqué de tâches de rousseurs accablé par la pâleur de la mort. Ce serait un gâchis de vider ses sublimes yeux émeraude de leur vitalité. Lentement, comme par magie, je me décrispe un peu. Je détourne finalement le regard vers l'herbe. Je souffle comme pour moi-même : « Tu as complètement raison. »


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Dim 16 Mar - 16:34


Draco & Ginny



Je n’arrive pas à croire que j’ai été aussi cassante. J’ai honte de mon comportement. Ce n’est pas dans mes habitudes de me montrer aussi dure. Il semble en colère contre moi pour avoir osé prononcer ces mots et je ne comprends pas pourquoi je suis aussi touchée par sa réaction. J’ai toujours été franche, mais j’y mets les formes d’habitude. Il est vrai que notre première rencontre chez Fleury et Bott ne s’était pas non plus passée dans les meilleures conditions. Je passerai le fait que son père ait glissé un horxcruse dans mon chaudron et manqué de causer ma mort. C’est pour ça que je me sens obligée de m’excuser. J’ai un tempérament volcanique et je peux facilement m’emporter quand on me pousse à bout. Je ne sais pas pourquoi je me sens aussi mal, après toutes les insultes que Draco a lancées à notre famille. Ce n’est qu’une façon de rendre la pareille, mais en cet instant, alors qu’il est de compagnie agréable, j’ai l’impression d’être l’agresseur et ça me dérange.

Je devrais sans doute tourner les talons, mais une part de moi est ennuyée qu’il me voie comme une peste revancharde, ce qui est complètement stupide, de toute façon peste ou pas, il ne me supporte pas. J’ai besoin qu’il m’envoie une autre insulte au visage pour pouvoir partir l’esprit tranquille. L’idée de gagner la partie me semble insupportable. Est-ce que je suis en train de réaliser que je pourrais apprécier Draco ? Apparemment. Cette réalisation me fait l’effet d’une bombe. Même s’il était possible de mettre nos différences de côté, nous ne pourrions jamais être amis au risque de perdre tout le reste. Ron et Harry me tourneraient le dos, bien trop ridicules pour voir au-delà de leurs préjugés, ses amis l’accuseraient de trahison pour fréquenter une traitre à son sang.

Le plus surprenait est sans doute que loin de se mettre en colère, il va dans mon sens et me dit que j’ai raison. J’en perds mes mots, m’étant attendue à devoir me justifier. Mes sourcils se haussent de manière exagérée sur mon front sans que je puisse me contrôler tellement je suis surprise. Cette fois-ci, c’est certain, Draco est sous imperium. J’ai du mal à croire que le garçon dont Harry et Ron passent leur temps à dire du mal sur sa façon de leur parler et d’agir, peut se montrer aussi… délicat ? Je n’ai jamais cherché à savoir ce qu’il y avait derrière son image de snob défenseur du sang pur, mais il est comme moi au fond. Il a des amis et cela veut dire qu’il a des qualités, même si mon imbécile de frère n’est pas capable de s’en rendre compte. J’aime penser que je suis moins obtus que lui. Je fréquente des gens de toutes les maisons, loin de m’arrêter aux apparences. Je n’imagine pas non plus immédiatement le pire quand un serpentard s’approche de moi. Arya Lancaster est le parfait exemple d’une personne bien envoyée chez les serpentards. Quand Ron se lance dans ses grandes tirades sur le fait que tous les mauvais sorciers sortent de là, je lui réplique en donnant le nom de Pettigrew, dont la lâcheté l’a obligé à passer plusieurs années sous notre toit dans sa forme de rat. Il a l’air d’oublier que le mal ne s’arrête pas à une couleur d’uniforme.

Son regard finit par croiser le mien et je sens des frissons traverser tout mon corps à sa vue. Il se passe quelque chose que je ne peux pas définir. J’ai l’impression qu’il voit totalement à travers moi.  Ça résonne dans toute mon âme. Je peux lire une telle souffrance dans ses yeux que j’en ai la chair de poule. J’ai envie de le toucher pour lui montrer que je suis là, que je le comprends dans une certaine mesure. Mais ce serait déplacé, il se dégagerait sûrement d’ailleurs, non ? Qu’est ce qui m’arrive ? Peut-être que c’est moi qui ait été ensorcelée. Pourquoi ai-je l’impression que ce garçon qui devrait être mon pire ennemi est en fait le seul qui soit en mesure de vraiment me comprendre ? Et surtout pourquoi est ce que je n’ai aucune envie que le moment finisse ? « Non, c'est injuste de juger quelqu'un sur les actes de ses ancêtres. » Tous les Weasley n'avaient pas été de fervents défenseurs de la lumière où nous ne serions plus de sang pur depuis longtemps. Malgré cette trêve, je reste Ginny Weasley et lui Draco Malfoy. Je ne peux m’empêcher de penser que si j’avais été envoyée chez les serpentards -et j’aurai pu y aller si Gryffondor ne m’avait pas aussi bien convenu-, nous aurions peut-être été amis.  Je me demande comment mon frère aurait réagi si j’avais pris cette voix au lieu de me conformer à la tradition des Weasley. Je passe la langue sur mes lèvres sèches avant de lui répondre. Il a déjà détourné les yeux et j’ai l’impression de pouvoir respirer de nouveau, loin de son regard gris perçant. J’aimerai le comprendre, aussi étrange que cela puisse paraître. Je doutais qu’il veuille reproduire ce genre de rencontre à l’avenir, mais pour le moment, nous étions là et c’était le principal. Je ne voulais pas que ça prenne fin. « Vraiment ? Je suppose que tout n’est qu’une question de point de vue. Rien n’est noir ou blanc au final… Rien n’est jamais tracé. » Chaque camp provoquait la mort de ses sujets. La seule différence, c’est que Dumbledore agissait pour le bien commun, et qu’étaient quelques morts face à la survie de tout un peuple ?
         
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Ven 21 Mar - 13:07








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« It's way too late to apologize. »


Je fais absolument tout pour que Ginny prenne pitié de moi et s'en aille, de peur que je lui gâche sa journée, mais c'est le contraire qui se produit. Elle reste là, fixée à l'herbe, l'air indécis. Peut être qu'elle ne sait pas plus que moi ce qui est en train de se passer. Les gens ne passent généralement pas d'ennemis à amis en si peu de temps. D'ailleurs nous ne sommes pas amis. Mais alors que sommes-nous ? Il n'y a pas d'animosité dans notre façon de nous exprimer, nous essayons même de nous rassurer l'un l'autre. Je ne sais vraiment pas où cette histoire nous mène, mais une chose est sûre : cette journée est très bizarre. J'ai toujours été effrayé par l'inconnu, c'est sûrement pour ça que cette situation m'angoisse. Par réflexe, je sors ma baguette et la fait tourner sur mon pouce. C'est un geste un peu toc que je fais lorsque je suis troublé. Franchement, la petite Weasley n'a pas l'air de savoir ce qu'elle veut, comme elle m'agresse et s'excuse toutes les deux secondes. Pour ma part, je suis très silencieux. Je me souviens qu'à l'époque j'étais au contraire très vaniteux, très bavard, au point que mes victimes ne pouvaient pas en placer une. Cette année en revanche je suis plus proche d'une ombre qui glisserait le long des murs sans attirer l'attention. Je grimace et continue de fixer le sol. Tout à l'heure j'ai fait l'erreur de regarder la miss dans les yeux, et j'ai cru défaillir. Il est probablement impossible pour un monstre comme moi de regarder quelqu'un qui a souffert à cause de ma famille, sans ressentir une vague de culpabilité. Elle affirme que personne ne devrait être jugé sur les actes de ses ancêtres, mais c'est ce que je fais aux autres depuis que je suis en âge de penser et de parler. Pourquoi ne devrais-je pas récolter la monnaie de ma pièce ? Je fais du mal aux gens. Ils ont le droit de se défendre. Ce serait idiot de leur part de ne pas profiter de ma faiblesse actuelle pour répliquer. Je hoche la tête affirmativement, même si je ne suis pas certain de partager son avis. J'ai mérité ce qu'elle m'a dit. Mot pour mot. « C'est peut être injuste. Mais la vie est injuste, Weasley. Si tu crois que nous vivons dans un conte de fée tu vas vite déchanter. Y a pas de justice dans le monde. Pas de bien ni de mal. Y a juste des ambitieux et des trouillards. » Je me garde bien de lui expliquer que je fais clairement partie de la seconde catégorie. d'ailleurs je me demande bien ce que je fais chez les Serpentard, vu le peu d'ambition que je me trimbale.

J'ai toujours eu peur de tout, en faisant semblant de n'avoir peur de rien. J'ai peur constamment. C'est un sentiment qui ne m'échappe jamais. J'ai peur de mon père. J'ai peur de la mort. J'ai peur de souffrir. J'ai peur de perdre ma famille. J'ai peur de ne plus avoir de situation stable. J'ai peur de ne pas avoir d'avenir. J'ai peur de tout ce que je ne comprends pas. J'ai même parfois peur de l'obscurité. Tout ceci, je suis le seul à le savoir. Non pas parce que je ne veux pas l'avouer, mais parce que tout le monde s'en fiche. Qui voudrait savoir ce qui se passe dans l'esprit de Draco Malfoy, le fils à papa qui réussit tout ce qu'il entreprend ? Ah elle est belle ma réputation. Je serre les poings et écoute vaguement ce que Ginny me répond. Elle semble d'accord avec moi. Le noir et le blanc n'existent pas. Il y a juste une multitude de nuances de gris. Par contre, la fin de sa phrase me fait rire cyniquement. Je ne peux m'empêcher de trouver cette idée complètement utopique. Rien n'est jamais tracé. Je me demande où elle va chercher des trucs pareils. Bien sûr que tout est toujours tracé. Après il y a des gens qui gomment le trait et en font un autre, mais il y avait un trait de base. « Tu crois vraiment que rien n'est tracé ? Ouvre les yeux, Weasley. Regarde moi. Est-ce-que j'ai l'air de quelqu'un qui a eu le moindre choix dans sa vie ? Je sais ce que je suis et ce que je vais être depuis ma naissance. » Je ne peux pas effacer cet odieux sourire qui fend mon visage en deux. Ce n'est pas un sourire heureux comme j'en aperçois parfois. Ceux-là, je n'en ai jamais eu. C'est plutôt un genre de rictus douloureux et moqueur face à l'innocence de Ginny et la propre déception que je m'inspire. Je me dégoûte sincèrement. Mon père veut que je devienne son héritier légitime, que j'épouse une sang-pur, que je fasse vivre notre nom à travers les siècles, et que je serve notre maître avec la même ferveur que lui. Mais moi, en secret, pendant mes rêves, je me suis surpris à désirer autre chose. Une chose que je n'ai jamais dite à personne. « Je veux devenir médicomage. » Dis-je avec de la tristesse plein la gorge. Mes pupilles en revanche reste sèches. Je ne sais plus pleurer. J'ai sûrement trop reçu de coups lorsque j'étouffais mes sanglots, sous prétexte qu'un Malfoy ne doit pas montrer ses faiblesses. Je secoue la tête comme pour reprendre mes esprits. Ce n'est qu'un rêve. Les rêves ne se réalisent pas. « Mais c'est impossible. » Je conclus avec détermination. Mon cerveau a été forgé pour refuser un autre destin que celui qui a été choisi pour moi. Je ne céderai pas.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Ven 21 Mar - 20:45


Draco & Ginny



Je ne sais vraiment pas ce qui me pousse à rester. Je serai bien incapable d’expliquer ce qui passe entre nous. Je ne me soucie même pas du fait que quelqu’un risque de nous apercevoir tous les deux. Imaginez les rumeurs sur notre compte, mais d’un autre côté, qui irait les croire ? Nous sommes censés être ennemis. Censé, parce que nous n’en avons pas l’air en cet instant. Je ne tressaute même pas en le voyant sortir sa baguette. Aussi étrange que cela puisse paraître, je lui fais confiance.

Je ne sais même pas pourquoi je me suis excusée, vu qu’il a l’air de me donner raison. Je me demande dans quelle catégorie il se place, ambitieux ou trouillards. Avant cette conversation, j’aurai répondu le premier choix, mais maintenant je n’en suis plus si sûre. Il est peut-être aussi bon comédien que moi pour cacher ses états d’âme. Se pourrait-il qu’il n’ait jamais reçu de compliment avant ? Si c’était vrai, c’était vraiment triste. On peut dire ce qu’on veut sur ma famille, nous traiter de pauvre etc…, mais en tout cas, nous nous aimons profondément. Draco semble avoir d’un bon câlin à la Weasley, mais je doute que me porter volontaire soit une bonne idée. En revanche, ce que je peux faire, c’est le secouer un peu, même si je ne me sens pas particulièrement optimiste pour mon propre sort.

J’ai vraiment envie de l’attraper par les épaules et le secouer en voyant qu’il se complaint dans sa douleur. Ou est passé le fier fils de sang pur ? Aussi incroyable que ça puisse paraître, j’aurai presque envie qu’il se reprenne. Il est si désabusé et cynique en cet instant. Son rire ressemble à un crissement d’ongles sur un tableau noir.  Il a beau n’avoir qu’un an de plus que moi, il pourrait tout aussi bien en avoir cent pour tenir de tels propos. Cette guerre nous a tous fait grandir bien plus tôt que prévu. Je ne peux pas le laisser penser ça. Même s’il m’insulte ensuite pour ma franchise, il est impossible que je me taise. Je vais lui parler comme je le ferais avec un de mes amis. Il fera ce qu’il veut de mes paroles, au moins je me serai exprimée.

Je me tourne vers lui. « Oui je le crois. On a toujours le choix, même s’il s’agit de choisir entre perdre son bras ou sa jambe. Tu as le choix, même si c’est un choix difficile à faire. » C’est cynique, mais c’est vrai. Je préfère ne pas lier directement ce que je dis à sa situation actuelle, même si je rêve de lui crier au visage qu’au lieu de se taire, il pourrait partir de chez lui et défendre ses convictions, ou même partir en Alaska vivre dans un igloo. Je crois profondément en mes paroles. Il y a toujours un choix qui s’offre à nous, s’aplatir au sol dans l’espoir de survivre ou tout quitter avec fracas au risque de trouver la mort. Il pourrait avoir le choix s’il le voulait. C’est un choix difficile, injuste et cruel, mais il existe bel et bien. Est-ce que je suis en train de penser à convertir Malfoy de mangemort à défenseur du bien ? Peut-être que oui. C’est un peu tôt pour être aussi optimiste à son sujet. Il est bien possible qu’il retrouve sa verve naturelle la prochaine fois que je le croiserai. J’ai encore du mal à croire qu’il n’ait pas une idée derrière la tête en se montrant aussi vulnérable face à moi. Inutile de réagir de façon trop spontanée avant d’avoir vérifié qu’il conserve ce comportement là. Ça n’a rien à voir avec lui en particulier. Je suis juste devenue très méfiante depuis que je me suis fait stupidement manipuler par un journal. S’il s’est joué de moi, je ne fermerai pas les yeux, je me vengerai sans aucun remord.

A la pensée d’un Draco Malfoy décidant de rejoindre les rangs de Dumbledore, je sens un sourire ironique monter en moi. Bien sûr, rien ne s’oublie jamais et personne ne pourra nier toutes les horreurs qu’il a dites, mais il peut encore changer. Ce sera difficile pour lui, pour sa famille aussi, mais il ne serait ni le premier, ni le dernier à renier le destin tout tracé par sa famille. J’ai Sirius en exemple, il est le meilleur porte-parole de cette tendance, Andromeda Tonks aussi. Lily Potter avait eu le choix, elle aurait pu s’écarter et laisser son fils mourir, elle avait préféré se sacrifier.

Je me suis promis de ne plus jamais être une victime après être bêtement tombée dans le piège du journal intime de Tom Riddle. J’ai eu le choix à ce moment là, j’aurai pu finir par parler à Harry et Ron, mais avait préféré fuir en imaginant leurs regards dégoûtés par ma stupidité. J’ai eu le choix quand j’ai réalisé que Tom n’était pas aussi gentil que je l’avais pensé, mais le pouvoir, l’attraction du journal était trop forte. J’avais eu le choix et j’avais échoué. Plus jamais ça. Il n’était pas trop tard pour lui. Il n’avait pas encore salit son âme. Nous les griffons, nous avons tendance à foncer tête baissée sans vraiment réfléchir avant. Les serpents au contraire analysent beaucoup trop, ils sont trop rationnels. J’ai souvent pensé que si on faisait abstraction de nos querelles millénaires, on aurait beaucoup à apprendre les uns des autres.

Quand il m’avoue son rêve, je sens un sourire différent étirer mes lèvres. Il est vrai que je ne l’aurai pas imaginé soigner les autres, il fallait être très altruiste pour exercer ce genre de profession. Tout ce qu’il ne semblait pas être, mais je ne le connaissais pas au final. Je ne sais pas ce que je veux faire. Comme Hermione me l’a avoué, penser au futur quand on n’est même pas certain d’en avoir un fait mal. Je suppose que devenir joueuse de quidditch professionnelle  ne me déplairait pas. Sa tristesse me transperce le cœur. Il ne peut pas être aussi bon acteur que ça. Ses mots suivants me coupent totalement. Impossible. Je détestais ce mot. L’existence même de la magie déniait l’existence de ce principe. Je me pose devant lui, souhaitant qu’il ne détourne pas le regard de moi quand je lui parle. « Rien n’est jamais impossible quand on a suffisamment d’audace. » On peut penser que je n’ai pas de légitimité pour dire une chose pareille, je n’ai que 14 ans après tout. Je me rappelle des jumeaux qui repoussent les limites du possible avec leurs inventions. Je me rappelle de Voldemort qui a défié la mort. « De toute façon, même héritier et mangemort, il te faudra bien un emploi pour accumuler encore plus de richesses, alors pourquoi pas médicomage ? » J'essaie de lui remonter le moral. Il part perdant avant même d'avoir tenté. A t-il seulement parlé à ses parents de ses aspirations ? D'après ce que je sais, Malfoy est bienfaiteur à Ste Mangouste et est souvent fourré au ministère. Il doit bien avoir un emploi quelconque. Devenir mangemort ne veut pas dire qu'il ne pourra pas avoir une activité officielle. Au contraire, Voldemort sera sans doute intéressé d'avoir un espion à Ste Mangouste. Et ce n'est que maintenant que je réalise à quel point je suis tordue d'essayer d'entrer dans la tête des Malfoy et d'accepter si facilement que Draco deviendra un mangemort. S'il n'en a pas envie, il doit pouvoir faire son propre choix.

         
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Dim 23 Mar - 21:47








« DRINNY - CHAPITRE 1 »

« It's way too late to apologize. »


La solitude. C'est ce qui fait le plus mal lorsqu'on a une vie comme la mienne. La solitude et le manque d'affection. C'est vrai que la vie chez les Weasley n'est sûrement pas rose tous les jours, comme dans chaque famille, mais s'il y a une chose dont je suis certain, c'est qu'ils ne vivent pas dans la crainte continuelle de décevoir leurs parents. Quoi qu'il arrive, ils savent que rien n'empêchera leur famille de les aimer profondément. Moi, j'ai vécu toute mon enfance en essayant de rendre mon père fier de moi, de lui tirer un sourire, une caresse, une moindre mais importante preuve de tendresse paternelle quelconque. Tout cela sans succès. Je me demande si mon père sera un jour satisfait. Peut être que je ne serai jamais aussi parfait qu'il le désire. Peut être aurait-il souhaité ne jamais m'avoir eu pour fils. Rien que le fait que je puisse envisager cela est douloureux. Je me rend compte qu'au final je ne suis qu'un pauvre type dépressif comme tant d'autres. Je n'ai rien de spécial, juste un nom connu et un gros compte en banque. Mais ça, c'est des possessions, ce n'est pas moi. Ginny se déplace et me fait face. Ainsi, je ne peux plus échapper aux émeraudes perçantes qui lui servent d'yeux. Je me sens littéralement transpercé par son regard. Mine de rien, je retiens mon souffle, incapable de quitter mon immobilité. Je me suis complètement figé face à elle. Pour m'empêcher de songer à son étonnante beauté, je me force à penser à ses frères que je déteste. Beurk. Beurk les Weasley. Bouh qu'ils sont pas beaux. Bouuuh qu'ils sont...pas...beaux. Pff... C'est trop compliqué. Je manque de concentration. Du coup, je l'écoute simplement, en essayant de pas montrer ce que j'ai à l'esprit. Un sourire plus fin que le précédent s'étire sur mes lèvres. C'en est presque un vrai, mis à part mon regard qui reste désolamment vide. « De l'audace, je n'en ai pas manqué ces dernières années, et je n'ai pas remarqué que ça m'ai rendu service en quoi que ce soit. » Dis-je simplement. Je range ma baguette dans ma poche, fatigué de jouer avec. Encore une chose nouvelle chez moi. Je m'ennuie continuellement. La moindre activité que je trouve pour passer le temps m'ennuie dès les deux premières minutes écoulées.

La suite des paroles de Ginny me posent plus de tracas. J'aimerais qu'elle ai raison, mais ce n'est pas le cas. Il y a déjà une place au Ministère qui m'attend avec mon nom dessus. Mon père a déjà tout prévu avec Voldemort. Je prendrai le relais aux côtés de mon père dans le Département des Mystères. Je vais rester collé à lui toute ma vie, je crois. J'admet que ce n'est pas l'image la plus engageante que j'ai de mon avenir. « Non, mon futur est déjà tout tracé. Ils ont décidé pour moi et ils ne changeront pas d'avis. » Dis-je avant de me rendre compte que je suis en train de me plaindre de mes parents à une Weasley. Je me crispe et regarde ailleurs. Il faut que je trouve quelque chose pour nous éloigner avant que cela devienne dangereux. « Et puis qu'est-ce-que tu en sais, de toute façon ? » Je grommelle. Je me lève et recule d'un pas pour quitter cette troublante et hypnotisante proximité avec elle. Je m'adosse au tronc de l'arbre, perturbé. Je passe ma main dans mes cheveux pour essayer de les rabattre en arrière, mais rien à faire. Ils restent en pétard. Mes doigts glissent sur mon visage et redessinent les contours de mes yeux creusé par les cernes, mes pommettes saillantes et mes joues creuses. Je dois ressembler à une sorte de rat affamé. Épuisé, je me rends compte que j'ai été dur avec elle, elle qui essaye pourtant de m'aider même si c'est de façon maladroite. Je soupire, exténué. « Désolé. »


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Lun 24 Mar - 17:19


Draco & Ginny



Il semble mal à l’aise d’être face à moi. J’imagine bien qu’être face à une Weasley ne doit pas être une partie de plaisir pour lui. Pourtant, il finit par sourire. Il est loin d’être antipathique quand il est sincère. Pour moi, c’est loin d’être aussi simple. Je me perds dans ses yeux et j’ai bien du mal à me rappeler que je suis censée avec un petit ami. Michael qui déjà ? Je n’ai aucune idée de ce qui m’arrive. Je ne sais même plus quoi dire. C’était une mauvaise idée d’être aussi proche. Il me brise le cœur alors que je devrais sans doute me montrer loyale envers mon frère et me réjouir de ses malheurs. J’en suis pourtant incapable. Je ne suis pas vraiment au courant de ses aventures, à part ce qu’on m’en a raconté. Et encore, je n’ai jamais cherché à écouter Harry ou Ron se plaindre de lui. Ils sont parfois très geignards tous les deux. « Tout dépend pour quoi tu l’utilises. Si c’est pour réaliser tes objectifs personnels ou ceux des autres… »  Remonter le moral de Draco ressemble à une vraie croisade. Il semble parti si bas que je ne sais pas comment il va pouvoir remonter. C’est étrange d’assister à la chute du prince des serpentards. La plupart des autres n’ont sans doute rien remarqué. Ça prouve bien à quel point les gens qu’on fréquente ne sont pas nos véritables amis quand on a besoin d’eux en fin de compte. Personne n’est venu nous chercher depuis que nous sommes là. Mon absence n’a choquée aucune de mes amies. J’imagine que je l’ai un peu cherché en m’isolant depuis quelques temps.

Je n’ai pas vraiment l’impression qu’il soit en train de se plaindre. Il est simplement dépité de ne pas choisir de quoi sera faite sa future vie. Je n’arrive pas à m’imaginer comment je réagirais si mes parents m’imposaient de travailler moi aussi au Ministère plus tard. J’aurai envie de me rebeller sans doute. Est ce que j’irai jusqu’au bout ? Je ne saurai le dire. A sa place, il y aurait de fortes chances que je crie ma rage sur tous les toits. C’est difficile de donner des conseils en se mettant à la place de quelqu’un. Il y a une grande différence entre conseiller et agir. J’aimerai lui dire qu’il n’a qu’à claquer la porte de chez lui, abandonner ses parents pour vivre la vie qu’il souhaite mener et pas celle qu’on tente de lui imposer, mais c’est beaucoup plus difficile à faire qu’à dire en réalité. J’ai peur de lui dire ça, au risque qu’il me lance une réplique saignante à souhait. Je ne supporte pas vraiment qu’on me dise quoi faire. Ça m’a déjà mené à des problèmes par le passé. J’ai de qui tenir, les jumeaux n’ont jamais été particulièrement disciplinés. Je suppose que Gryffondor s’imposait naturellement vu que j’ai toujours été connue pour briser les règles et sans me faire prendre en plus. Personne n’a jamais su que je m’entraînais au quidditch depuis des années en volant les balais de mes frères avant que je n’ai une place dans l’équipe cette année. « S’ils ne changent pas d’avis, c’est à toi de prendre les décisions qui s’imposent. » Alea jacta est.

Il brise effectivement ma transe par une réplique assassine. J’aurai du m’en douter. Je l’encourageai à critiquer ses parents après tout. Ses mots me permettent de me reprendre. Mais le pire est sans doute qu’il se recule comme si j’étais une paria. Je me rassoie à ma place de tout à l’heure. « Non, c’est vrai, je n’en sais rien. Je ne suis pas à ta place. » Qu’est ce qui m’a pris de m’approcher autant de lui ? Malfoy n’est pas mon ami et encore moins quelqu’un que je devrais trouver séduisant. Et nous voilà retourné à la case départ. Cette fois-ci, c’est lui qui s’excuse après s’être laissé emporter par ses mots. Je pense que si jamais on se recroise tous les deux, il faudra qu’on fasse chacun des efforts de notre côté. « C’est pas grave. Chacun son tour. » J’ai un petit sourire blasé sur les lèvres. Nous sommes tous les deux sur la défensive, c’est dans notre nature. « Au moins ça te permet d’en parler à quelqu’un. Je me doute bien que ce n'est pas un sujet que tu peux vraiment aborder avec tes camarades... »
         
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Sam 12 Avr - 10:06








« DRINNY - CHAPITRE 1 »

« It's way too late to apologize. »


Jamais je n'aurais pu imaginer que je regretterais un jour de m'être mal comporté avec un Weasley. Lentement, je m'installe de nouveau par terre. Je suis ridicule de m'être emporté ainsi pour si peu. Surtout que Ginny est loin d'avoir tort dans ses propos, même si ça n'est pas aussi simple que ce qu'elle croit. Je ne peux pas renier quinze ans d'éducation. Même si je ne les cautionne pas, il reste en moi de profonds réflexes inculqués par mes parents. Si je veux changer et devenir ce que je veux être, il va me falloir beaucoup de temps et d'efforts. Je soupire et secoue la tête. Je suppose qu'il va falloir que nous fassions attention à notre façon de nous parler à partir de maintenant. Je n'aime pas faire de mal à Ginny, et elle ne semble pas apprécier l'effet inverse. Je continue de me demander ce qui a pu nous faire changer si soudainement. Peut être que ce n'est pas si soudain que ça, mais que je n'y avait pas fait attention avant, tout simplement. Je me racle la gorge et croise mes doigts nerveusement en joignant mes mains. J'ai quelque chose à lui dire, mais ce n'est pas simple. Je vais peut être commencer par parler de mes " camarades " comme elle les appelle. « Ils n'ont rien de camarades. Ce ne sont même pas mes amis. La plupart ont été engagés pour me protéger, les autres pour m'espionner. » Je grimace en songeant qu'au final je n'ai aucun véritable ami. On m'a toujours dit que l'amitié et l'amour étaient des marques de faiblesse. Aujourd'hui, je me dis de plus en plus que ce sont peut être au contraire des marques de force. Il faut être un sacré guerrier pour donner sa confiance et son affection à des gens que l'on peut perdre à tout instant, et malgré tout, se relever après chaque blessure. Plus le temps passe et plus j'ai de l'admiration pour ceux qui expérimentent ces sentiments.

La suite de cette discussion n'a rien de simple. J'ai peur de déjà connaître la réponse. Néanmoins, si je n'essaye pas, jamais je ne pourrai avancer. Je me jette donc à l'eau, plus nerveux que jamais. « Je suppose qu'il est bien trop tard pour présenter des excuses, mais... Je tiens à te dire que je suis désolé. » Je ne précise pas pourquoi je le suis. La vérité, c'est que la liste de mes mauvaises actions serait bien trop longue à citer. J'ai participé à de nombreux méfaits qui ont aidé à causer la mort de certaines personnes bien. Je ferme les yeux un instant pour revoir mon souvenir du visage blafard de Cédric, allongé sur l'herbe. Je frémis et rouvre mes yeux avec difficulté. La culpabilité de cet acte me hantera pour toujours. Même si je devenais quelqu'un de bien, même si je vengeais le Poufsouffle, jamais je n'oublierai que j'ai aidé à l'assassiner.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Sam 12 Avr - 16:28


Draco & Ginny


J’avais fais un premier pas en acceptant ses excuses sans renvoyer la balle. Cela nous permit de continuer à discuter comme si de rien n’était. Il se réinstalla à côté de moi et tout est oublié. Et pour être honnête, c’était loin d’être désagréable. Je pouvais comprendre que ce n’était pas si facile de renier plusieurs années d’éducation et de vie pour changer du tout au tout. C’était exactement comme si je décidais brutalement de passer du côté obscur de la force. Cela me semblait impensable et ne pas valoir le coup.

J’ai encore du mal à croire que j’ai réellement une discussion polie avec Draco. Je ne peux plus le mentionner en tant que Malfoy dans ma tête, il semble qu’il y ait une grande différence entre les deux entités. J’aurai appris soudainement que Voldemort n’était en fait qu’un gentil sorcier incompris, cela m’aurait à peine étonné après ça. J’ai presque l’impression que j’étais destinée à marcher jusqu’au lac et à me confronter à lui. C’est une sensation étrange. Je devrais être mal à l’aise, mais ce n’est pas le cas. il existe une sorte d’entente implicite entre nous. Il est vrai que nous n’avons jamais eu le passif qu’il a avec le trio, mais tout de même, c’est étonnant. Je me doute que si on nous trouvait dans cette situation, cela soulèverait beaucoup de rumeurs. On raconterait certainement que Ginny Weasley avait finalement succombé à l’appel de la magie noire, ce qui n’avait rien étonnant puisqu’elle avait agi pour Voldemort durant sa première année. Enfin, je me moquais bien des rumeurs qui pouvaient courir sur mon compte.

Il recommence à me parler et je l’écoute attentivement. J’ai l’impression bizarre d’être témoin d’un moment privilégié. Je ressens de la peine quand il me dit que ceux qui l’entourent sont loin d’être des amis. Être entouré par des gens prêt à vous faire chuter au moindre faux pas est finalement pire qu’être totalement seul. Il n’a donc aucun confident. Je ne sais pas comment il peut supporter cette situation. Sans mes amies - même si elles me rendent folles une bonne partie du temps - je serais complètement perdue et à moitié folle. C’était l’amour et l’amitié que nous ressentions pour les autres qui permettaient d’éviter que le monde tourne au chaos. Il suffit de voir comment j’étais en première année, cette petite gamine toute timide et renfermée qui ne parlait à personne à part à un journal. Je me demande si c’est pour ça que Draco a tourné de cette façon, à cause de son entourage au château. Hermione m’avait confié que Draco avait tendu la main à Harry durant leur première rencontre et qu’il l’avait refusée. Que se serait-il passé s’il avait accepté ? Est-ce que j’aurai été amoureuse d’Harry malgré tout ? Est-ce que Voldemort serait de retour ? C’était futile d’envisager des hypothèses qui ne prendraient jamais corps. Je me demandais soudainement s’il allait me considérer comme sa première amie. Ce serait drôle au final de l’envisager comme ça. « Personne ne peut vivre sans amis pendant très longtemps. Il y a de quoi devenir fou. Au moins, tu sais que tu peux me parler si tu as besoin de vider ton sac. » C’était peut-être tiré par les cheveux de dire ça à ce moment précis, après seulement quelques minutes passées ensemble, mais ça valait la peine de tenter.

Peu après, il s’excuse. Je hausse un sourcil curieux, surprise par ses mots. L’entendre prononcer ses excuses n’était pas quelque chose qui devait arriver souvent, mais surtout je ne voyais pas trop pourquoi il me les présentait à moi. Après tout, il ne m’avait jamais rien fait, du moins pas directement. Et je ne voyais pas pourquoi il s’excusait de tous les problèmes que son père nous avait causés ou ceux causés par Voldemort si je voulais aller chercher plus loin. J’étais tentée de lui dire qu’il ferait mieux de s’adresser à Ron ou même à Hermione s’il voulait vraiment présenter ses excuses à quelqu’un, mais il ne fallait pas trop pousser le bouchon. Mon imbécile de frère n’écouterait même pas ce qu’il aurait à dire avant de prendre sa baguette. Fichu Ron. Attendez une seconde, est ce que je venais réellement de favoriser Draco Malfoy, défendant le blond au lieu de mon frère ? Cette pensée me stoppa. Je discutais dix minutes avec lui et je réagissais de cette façon. J’étais plus perturbée que je l’avais crains. Néanmoins, je ne pouvais pas balayer ses mots d’un revers de la main. Peut-être qu’il ne s’excusait pas seulement pour moi, mais pour toute la culpabilité qu’il ressentait des mauvaises actions qu’il avait commises. C’était une main tendue et contrairement à Harry, je ne la refuserais pas. « Tes excuses sont acceptées, même si tu n’as pas à t’excuser. Tu ne m’as jamais rien fait de mal. » Je lui fis un léger sourire. Il semblait rechercher l’absolution. Pourquoi auprès de moi ? Aucune idée, mais si je pouvais un minimum alléger sa culpabilité, alors d’accord. J’étais dans une situation surréaliste et arrêtais de prévoir ce qui pouvait arriver pour embrasser à pleines mains ce que le destin jetterait dans ma direction. Tant qu’il ne s’excusait pas dans l’optique de me blesser dans le futur, ce serait bon.  
         
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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Ven 2 Mai - 9:11








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« It's way too late to apologize. »


Cette journée restera gravée dans ma mémoire comme l'éventuel commencement d'une nouvelle ère. A force de discuter avec Ginny et s'écouter ses conseils, j'ai le sentiment que tout n'est pas aussi sombre et désespéré que je le croyais. Au bout du tunnel, loin, très loin devant moi, je distingue une faible lueur qui pourrait représenter mon avenir. Jusqu'alors, j'étais persuadé qu'il ne m'en restait aucun. Je me sens soulagé de savoir que même s'il est hors d'atteinte, il est là, quelque part, il existe. Un mince sourire s'étire sur mes lèvres alors que la jolie rouquine affirme qu'il est impossible de vivre sans amis, que c'est un truc à devenir fou. Oui, c'est sûrement ce que je suis. Un pauvre fou trop longtemps aveuglé par l'obscurité. Elle me dit qu'à partir de maintenant je pourrai toujours parler avec elle de mes problèmes, et cette idée réchauffe mon coeur. Serait-ce ce que l'on appelle la joie ? Peut être bien. Avant je n'avais qu'une idée abstraite de ce que pouvaient être les sentiments positifs. Je connaissais leurs effets en théorie et m'amusais à les feindre de temps en temps, mais je n'en avait jamais ressenti un moi-même. C'est étrange. Je ne peux m'empêcher de me demander pourquoi Ginny s'attarde sur la pelouse à discuter avec moi de ces choses pourtant délicates. Je suis certain qu'elle pourrait aller parler à des amis bien plus intéressants que moi. Je lève la tête et regarde la lumière du soleil percer l'épaisse couche de branches et de feuilles orangées au dessus de nos têtes. Cette lueur donne à la chevelure de Weasley des reflets dorés absolument magnifiques. Je ne comprends pas comment j'ai pu détester cette couleur de cheveux flamboyante pendant si longtemps. Lentement, je ferme les yeux et laisse la fine brise caresser mon visage et ébouriffer mes mèches blondes.

Lorsque je reviens un peu à moi, je baisse le regard et pivote la tête pour regarder mon interlocutrice. Je crois que c'est tout à fait par hasard que nous avons trouvé un infime morceau de cette paix si rare que les gens cherchent inlassablement toute leur vie. Le secret, c'est d'être là pour les autres, même s'ils n'ont jamais été là pour nous avant. Un sourire léger mais sincère fait remonter mes pommettes et plisse doucement mes yeux. Cela fait plusieurs minutes que nous n'avons pas parlé, mais le silence n'est pas pesant, au contraire. Il est reposant. Je sens que mes excuses ont été bien reçues. D'ailleurs, Ginny perce le calme pour me répondre que je ne lui ai pas fait de mal directement, qu'il n'y a rien à pardonner, mais qu'elle accepte quand même mes excuses. Je me sens soulagé qu'elle le prenne ainsi. C'est sans doute ce dont j'avais besoin pour me sentir mieux. Entendre que je n'avais pas à me sentir mal à cause de ma famille. Inconsciemment, je tend ma main et la pose sur celle de cette jeune fille que je découvre un peu plus à chaque seconde qui s'écoule. « Merci. » Je dis simplement. Pas besoin de m'exprimer avec un long et fade monologue. Je pense que la lueur dans mes yeux en cet instant vaut tous les remerciements du monde. Je me sens libéré d'un poids énorme. Même mes épaules semblent s'être un peu redressées. Je remarque alors que ma main est toujours sur celle de Ginny. Je la retire rapidement en me raclant la gorge. Une légère teinte rouge s'affiche sur mes joues et je détourne le visage pour cacher mon trouble. C'est alors que la cloche retentit. Je regarde l'heure et grimace. J'ai rendez-vous avec Severus pour une petite discussion qui ne va certainement pas me plaire. « Je dois y aller, mon parrain va me mettre une bonne raclée si j'arrive en retard. A la prochaine, Weasley. » Je dis avec un mini sourire. J'ignore si c'est un sourire amusé ou craintif, car au fond je ne suis pas sûr que mon allusion soit exagérée.

Alors, lentement, sans me retourner une seule fois, j'attrape mon sac, me lève et m'éloigne. Et à chaque pas que je fais en m'éloignant, je souffre un peu plus dans ma poitrine, comme si j'avais laissé aux pieds de cet arbre, un bout de mon coeur.


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MessageSujet: Re: « It's way too late to apologize. » | Drinny - Chapitre 1   Sam 3 Mai - 13:28


Draco & Ginny



Par les temps qui courent, il n’est pas très sage de s’isoler trop longtemps. Je suis d’ailleurs un peu étonnée de ne pas avoir vu arriver un de mes amis paniqué à l’idée qu’il ait pu m’arriver quelque chose. L’attaque de mon père a laissé quelques séquelles sur les esprits. Cette rencontre inattendue a été la bienvenue, mais je sais aussi qu’elle doit toucher à sa fin d’ici peu. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, et le risque d’être aperçus par quelqu’un augmente au fur et à mesure du temps qui s’écoule. Je ne sais pas ce qui arrivera demain si nous tombons nez à nez dans les couloirs. Ignorance, insultes ou complicité secrète, tout est possible. J’ai dans l’idée que ce ne sera plus comme avant. Nous nous sommes mutuellement tendu la main et ça ne peut pas s’effacer d’un claquement de doigts. J’espère avoir pu l’aider, aussi insensé que ça puisse paraitre. Discuter avec lui m’a permis de me calmer, de relativiser un peu tout ce qui nous arrive. Dans l’autre camp aussi, les choses ne sont pas faciles. Je me sens utile, c’est arrogant, mais quand je pense aux autres, ça m’évite de m’apitoyer sur mon propre sort. Draco m’a permis de retrouver un peu de combattivité. Je ne suis plus cette gamine de onze ans impressionnable, j’ai changé et si je ne serais plus jamais cette fille populaire et rêveuse non plus, je ressors grandie par toutes ces épreuves.

En nous retrouvant tous les deux ici, j’ai l’impression qu’une force supérieure a décidé de nous donner un petit coup de pouce. Je ne peux pas croire qu’il s’agisse uniquement du hasard. Même si je suis loin de croire au destin et tout ce que cette cinglée de Trelawney enseigne en divination, il y a parfois des évènements étrangers et surprenants comme celui-ci. Et rien que pour voir un sourire véritable sur les lèvres du slytherin, je crois bien que ça valait le coup. À l’entente de ses excuses, la surprise m’envahit de nouveau, mais pas plus que lui lorsqu’il entend ma réponse. Et je pense profondément mes mots. Le jour où j’entendrais les excuses de son père, nous pourrions en discuter en long et en large. Il me remercie et je me contente d’un petit sourire en coin. Les mots semblent superflus, incapables de pouvoir définir suffisamment tout ce que nous ressentons. Je comprends qu’à les utiliser à tout va, ils perdent de leur pouvoir. Les regards sont bien plus parlants.

Alors qu’il m’annonce qu’il doit partir, retrouver son parrain, je me demande s’il parle de Snape, parce que je n’arrive pas à imaginer une seule autre figure masculine qui pourrait jouer ce rôle dans le château. Mais le plus important reste les mots qu’il prononce ensuite. A la prochaine. Il y aura donc une prochaine fois. Il ne fera pas comme si cet instant de faiblesse n’est jamais arrivé et je me sens heureuse à cette pensée. J’avais crains qu’il change et c’est bien sûr toujours possible. Ce ne sont que des mots, mais en l’espace de temps durant lequel j’ai eu un aperçu du véritable Draco, je suis confiante sur le fait qu’il tiendra sa parole. « A la prochaine. » Son prénom manque de m’échapper des lèvres, mais je le retiens à la dernière seconde. Il m’a appelé Weasley. Même si je pense à lui comme Draco dans ma tête, ça ne veut pas dire que quelque chose à changer. Nous ne sommes pas devenus amis en l’espace de quelques minutes, rien n’a vraiment changé. Nous avons simplement été dans une bulle hors du temps et hors des évènements. Mais il m’a aussi souri. Nos relations ne sont plus aussi glaciales qu’avant. Je lui rends son sourire avant qu’il ne se relève.  

Je suis bien incapable de me lever et le laisse partir, le suivant des yeux jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’une tâche dans la verdure du parc. Je ne le suis pas, préférant prolonger de quelques secondes la paix que je ressens. J’ai besoin de quelques instants avant de reprendre, moi aussi, le chemin du château. J’inspire calmement avant de me redresser. Mes jambes sont raides de leur position figée et je les secoue légèrement avant de reprendre le chemin de la civilisation dans un soupir. Est-il étrange que je regrette déjà la compagnie que je viens de quitter alors que je devrais être ravie de retrouver mes amis ? Certainement et je préfère ne pas mettre de mots sur cette sensation qui s’empare de moi. Le rêve est terminé, il est temps d’affronter la vraie vie.
       

THE END.

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