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 Libre - Faim de loup.

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Angelina Johnson
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MessageSujet: Libre - Faim de loup.   Dim 16 Fév - 3:19

Plongée dans ses livres, Angie ne voit jamais le temps passer. Cette fois n'est pas coutume, lorsqu'elle lève la tête -prête à commenter le roman qu'elle dévore à son amie Katie- la lionne se rends compte qu'il est déjà très tard et que tout le monde, autour d'elle, dort à poings fermés depuis belle lurette. Elle fronce les sourcils et peste intérieurement, la journée de demain s'annonce très difficile, dotant plus que l'après-midi, il y a entraînement de Quidditch. C'est avec un geste très las qu'Angelina Johnson dépose délicatement son ouvrage sur la table de chevet positionnée aux côtés de son lit à baldaquins rouges. Prête à s'allonger, elle sent que son estomac grogne, criant famine. La brune peste de nouveau et se lève mollement, déjà fatiguée à l'idée de descendre jusqu'aux cuisines. C'était un petit rituel très courant pour notre Gyffondor, depuis deux ans déjà, elle avait prit l'habitude de descendre directement aux cuisines lorsque la faim la tiraillée, trouvant la compagnie des elfes de maison parfois bien plus intéressante que celles de certains élèves.
S'éclipsant discrètement afin de ne pas réveiller ses colocataires Katie et Ali, elle s'empare de sa baguette magique et emprunte les escaliers venteux, eux aussi, profondément endormis. « Lumos. » murmure-t-elle, tandis qu'une pâle lumière jaillie du bout de sa baguette.
La nuit, les escaliers -contrairement à ce que beaucoup pensent- ne bougent pas, ou alors très rarement, tout comme les sorciers ou même les habitants des tableaux, ils dorment et ne se réveillent qu'au petit matin, qu'en bien même vous les emprunteriez durant la nuit: une aubaine pour la demoiselle déjà bien engagée dans ceux-ci.
Rares sont les élèves qui osent s'aventurer jusqu'ici, endroit, qui pourtant, n'est pas précisé comme interdit dans le règlement. En réalité peux d'écoliers connaissent l’existence de cette partie des cachots -hormis peut-être les serpentards dont la salle commune se situe au même niveau, et encore- et généralement, ils n'ont que faire du travail des elfes de maison.
Une fois arrivée en bas des escaliers venteux, Angie en emprunte de nouveaux -en colimaçon cette fois- qui l’emmènerons vers la partie « cachot » du château.
« Encore vous ! » s'exclama un des tableaux accroché au mur de pierre. « Ne devriez-vous pas être dans votre lit plutôt que de vous pavaner dans les cachots !? » ajouta l'hideuse peinture, tandis qu'Angelina -préférant l'ignorer- poursuivit sa route.

L'odeur des cuisines de Poudlard lui rappelait étrangement celle de la cuisine de sa tendre mère. Planaient dans les airs des senteurs de pot-au-feu, rôtis, sucreries et autres merveilles servit à chaque repas et dont les recettes étaient minutieusement réalisées par les elfes.
Angie s'empara d'une pomme d'un vert éclatant et se hissa sur la table principale, parfaitement centrée au milieu de la pièce. Elle laissa ses jambes tomber dans le vide et se mit à les secouer, tandis qu'elle s'allongeait lentement sur le bois du plan de travail, fermant peu à peu les yeux, marmonnant l'air d'une chanson qu'elle avait composée plus tôt dans l'après-midi.
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Octavus McKenna
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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Dim 16 Fév - 14:45


Faim de loup





Tu viens de quitter un de tes cours d’astronomie et as enfin réussi à échapper à tes groupies. Certaines font preuve d’une ingéniosité pour te coincer qui pourrait être drôle si ce n’était pas dirigé contre toi. Tu ne veux pas les repousser trop violemment, bien trop conscient que certaines peuvent devenir de vraies pestes quand elles n’obtiennent pas ce qu’elles veulent. Tu dois reconnaître que dans ce concours officieux qui s’est installé, les pires sont les Gryffondors. Tu n’as pas de problèmes particuliers avec les Serdaigles, elles entourent ton bureau pour des questions purement scolaires, ni avec les Poufsouffles qui quittent la salle immédiatement le cours levé. Les Serpentards respectent trop le fait que tu sois fiancé pour t’ennuyer réellement, cependant les lionnes, ce sont définitivement les pires. Tu frissonnes en repensant à Lavande Brown. Tu devrais sans doute aller dormir, mais tu es une créature nocturne. Tu ne vas jamais au lit après un de tes cours, rempli d’énergie qui ne demande qu’à être dépensée. Ombrage n’aurait pas instauré ce système autoritaire, tu aurais sans doute pris ton balai pour aller faire un tour. marches dans les couloirs déserts, savourant le calme associé à cette heure de la nuit. Tu gardes ta baguette pointée vers tes chaussures lustrées, souhaitant éviter d’éveiller les portraits que tu croises. Tu t’es vraiment bien habitué à cette nouvelle vie au château.  Tu es un peu surpris que les couloirs soient si vides, tu t’attendais à voir des patrouilles, ne serait que l’insupportable grande inquisitrice. Parfois, tu te demandes s’il lui arrive de dormir, elle semble au courant de tout. Tu es presque déçu de voir qu’il n’y a rien de tout ça, non pas que tu as envie d’entamer une conversation. Ombrage ne t’aime pas, c’est très clair après l’évaluation dont tu as fait l’objet. Elle te trouve, comment était-ce formulé, ah oui, trop « familier avec les élèves ». Est-ce ta faute si certaines de tes élèves te trouvent plutôt agréable à l’œil ? Tu as pris un grand plaisir à lui répondre que répondre aux questions des élèves n’était pas considéré comme un crime en Russie, c'était au contraire encouragé. Tu vois la différence évidente entre les deux systèmes scolaires. L’institut était rempli d’Hermione Granger de sang pur, cherchant à écraser les autres élèves par leur savoir. Si ce n’était son sang, elle aurait parfaitement eu sa place en Russie. Tu n’as pas assez mangé lors du repas du soir, ayant écourté ton souper à cause de la compagnie. Tu es arrivé en retard et as eu la malchance de tomber à côté d’Ombrage, mise à l’écart par ses collègues. La seule couleur de sa tenue a suffit à te couper l’appétit. Comme tu es professeur, tu n’as pas de couvre-feu donc tu décides d’aller faire un petit détour par les cuisines avant de retourner dans tes appartements. Tu sais où elles se trouvent, c’est  l’une des premières choses que tu as appris en prenant ton poste. Visiblement, certains élèves récalcitrants aiment beaucoup y faire un tour, même si ce n’est pas autorisé. Tu as un peu peur que les escaliers décident de te jouer un mauvais tour, cependant tu as de la chance, ils semblent s’être assemblés pour te permettre de rejoindre sans détour le rez-de-chaussée du château. C’est aussi l’une des différences majeures de cette école. Durmstrang est très étendu, mais n’a qu’un seul étage. Tu trouves plus facile de te repérer là-bas. Quand tu arrives enfin devant la statue cachant l’entrée des cuisines, tu chatouilles la poire et le passage se dévoile. Tu ne penses pas  trouver de la compagnie à cette heure de la nuit, il y a pourtant quelqu’un. Tu entres malgré tout, tu n’es pas un élève, tu n’as pas à te justifier. Tu aperçois un uniforme et une voix féminine chantonne, tu hausses un sourcil. Visiblement, tu viens de tomber sur l’un de ces élèves récalcitrants dont on t’a tant parlé. Tu ouvres la bouche, essayant d’impersonaliser au mieux cette vieille folle d’Ombrage. « Vous vous rendez compte que vous êtes hors de votre dortoir après le couvre-feu ? En tant que professeur, je suis supposé vous dénoncer... »  Un sourire dément pourtant la menace cachée par tes paroles. Tu vois du rouge et or et aussitôt espère qu’il ne s’agit pas d’une de ces filles qui te court après, énamourée. Fichus Gryffondors…





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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Sam 22 Fév - 1:59


HRP:
 

Les pieds battant l'air l'un après l'autre, tu te relève doucement, trouvant la position allongée trop inconfortable. Sans bruits, tu scrute lentement les environs, détaillant de ton regard trop curieux le moindre recoin de la pièce, pourtant déjà longuement analysé les années précédentes. Il t'arrive parfois de te demander à quoi aurait ressemblé ta vie sans la magie. Le plus souvent, tu ne réponds pas à cette question, tu préfère sourire, rire, et l’effacer de ton esprit jusqu'à ce qu'elle revienne de hanter quelques jours plus tard. Tu n'as rien contre ceux qui non pas de pouvoirs, bien au contraire. Parfois, tu les jalouses même; ignorants et idéalistes, plongés dans l'utopie d'un monde parfait. Pourtant, la menace ne cesse de planer. Tapie dans l'ombre, elle attends son heure. Harry pense qu'il fait son grand « come-back » qu'il est redevenu puissant et que, maintenant, il réclame vengeance. Vengeance.. Celui dont-on ne doit pas prononcer le nom aurait tuer Cédric Diggory, un élève qui, malgré vos maisons différentes, était un bon ami à toi. Personne au Ministère - ou presque - ne semble croire à la version de Potter et pourtant, tu en es certaine, il dit vrai. Après tout, pourquoi mentirait-il ? Quelle raison aurait-il à cela ? En réalité, le Ministère de la Magie, probablement mort de peur, préfère dissimuler son angoisse derrière des calomnies plutôt que d'y faire tout simplement face. Atypique d'un ministre te répète souvent ton père, ne comprenant pas la réaction de Cornelius Fudge..
Rien n'est plus pareil à Poudlard cette année. Dumbledore semble vouloir jouer à cache-cache, Ombrage - nommée grande inquisitrice par le Ministre - passe son temps à mener la vie dure aux élèves, allant jusqu'à les torturer pour parvenir à ses fins, l'ensemble des professeurs, demeurant stoïques face aux méthodes barbares et moyenâgeuses de cette folle rose-bonbon, osent à peine prendre la parole en sa présence..
Toi-même, tu ne devrait pas être là, sous peine de sanctions terribles, mais pourtant tu transgresse une fois de plus les règles et viol presque machinalement le couvre-feu. Machinalement, c'est le mot. En effet, la cuisine est devenue une sorte de repaire pour toi, un petit coin tranquille ou même Ombrage n'oserait s'aventurer, de peur d'être agressée par les elfes de Poudlard. Malgré la noirceur des murs et la crasse environnante tu t'y sent en sécurité, bien, à l'aise. Tu as plusieurs fois voulue venir composer quelques mélodies ici, mais, par crainte d'être entendue par les Serpentard, a préférée t'en tenir sagement à la volière.

Tu croque brusquement dans la pomme verte maintenue jusqu'ici dans le creux de ta main, brisant ainsi le doux et apaisant silence installé dans la pièce. Tes jambes s'actives, et tu te promène dans la cuisine, à la recherche d'un petit quelque chose d'autre à te mettre sous la dent, sachant pertinemment que les elfes conservent toujours un peu de restes des repas de la veilles pour les professeurs submergés par le travail ou tout simplement retardataires. Bien trop absorbée par ta quête de nourriture, le ventre criant famine, tu n'entends même pas la personne qui vient de discrètement se glisser dans la cuisine. « Vous vous rendez compte que vous êtes hors de votre dortoir après le couvre-feu ? En tant que professeur, je suis supposé vous dénoncer... » La tête enfoncée dans un placard à la recherche de victuailles, tu manque de te cogner la tête en sursautant, surprise par la voix grave qui vient de surgir derrière toi.
Aux premières vues, il s'agit bel et bien d'un professeur, et non un élève de la maison verte tentant de te faire une blague. Tu te relève en titubant, honteuse d'avoir été prise ainsi, le corps à demi rentré dans un des gardes mangé. Finalement, peut-être aurait-tu préférée être attrapée par un serpent plutôt que par un professeur à la voix peu commode.
Tu as du mal à distinguer le visage de l'homme, à moitié dissimulé dans l'ombre mais décide de t'approcher en même temps que lui avance. Curieux qu'il te rappelle quelqu'un.. Rapidement, tu passe en revue les têtes aperçues au court de ton existence et parvint, assez aisément, à remettre un nom sur celle-ci. « Octavus ? » Tu te mords la lèvre, espérant ne pas paraître impolie envers lui. Après tout, il te connaît depuis fort longtemps, et le vouvoiement n'a jamais était de rigueur entre vous.
Tu t'approche un peu plus, voulant être certaine qu'il s'agisse bien de l'homme avait qui, pendant une bonne partie de ton enfance, tu as conversé par lettres. « Octavus McKenna ? » Il ne réponds pas, pourtant tu y mettrait ta main à coupée, c'est bien lui, sans la moindre once d'hésitation ! D'aussi loin que remonte ta mémoire, jamais Octavus n'avait fait allusion à un quelconque jumeau, te renforçant dans ton idée qu'il s'agisse en effet bien de l'homme que tu as connue avant ton arrivée à Poudlard. De nouveau, tu te mords la lèvre, quelle idiote tu fait ! Probablement t'as-t-il oublié depuis tout le temps ! Il faut dire que tu as bien changé au jour d'aujourd'hui, tu n'est plus une enfant. Tu te sent brusquement pâlir et manque d'échapper la pomme que tu maintient toujours dans la paume de ta main gauche. Ta bouche s'ouvre, mais se referme aussitôt, à quoi bon présenter ses excuses, tu sera punie pour autant de familiarité envers un de tes professeurs. Un mince espoir traverse ton regard au moment où il s'avance vers toi, peut-être n'as-t-il jamais perdu le souvenir de votre rencontre, peut-être se souvient-il des traits de ton visage, si proches de ceux de ta maman à l'époque où Octavus et elle se sont rencontrés en Hongrie... ? Tu déglutie difficilement et n'ose pas même croquer une nouvelle fois dans cette pomme qu'appel ton ventre depuis deux minutes, ne cessant de produire des sons aussi étranges les uns que les autres.

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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Sam 22 Fév - 16:26


Faim de loup





Elle ne t’a pas vu entrer et tu t’amuses de la voir faire comme chez elle et fouiller dans les placards de la cuisine. Tu es étonné qu’il n’y ait aucun elfe présent vu l’heure qu’il est, mais tu ne connais pas leurs habitudes après tout. Tu approches de l’élève sans faire de bruit. Tu t’arrêtes à quelque pas d’elle, conscient qu’il est dangereux de surprendre un sorcier qui ne s’y attend pas par les temps qui courent. Quand tu lui parles, elle sursaute et tu retins un petit rire amusé. Tu finis par t’appuyer contre la grande table, les bras croisés contre ton torse, un sourcil haussé en signe de question. Elle se retourne finalement et tu vois immédiatement la cravate rouge et or, encore une Gryffondor. Tu dois être poursuivi. Cependant, son visage ne te rappelle pas une des filles qui passent leur temps à se poser des questions à la fin de tes cours. Tu arrives vaguement à la situer, une Gryffondor en sixième année si ta mémoire est bonne. Elle fait aussi partie de l’équipe de quidditch. Tu l’as déjà vue jouer et elle est douée. Cependant, tu es incapable de te remémorer son nom.

Tu ne t’attends pas à sa réaction et tu te désignes du doigt, l’air interrogateur. Comment connaît-elle ton prénom ? Tu es pourtant sûr de ne l’avoir jamais vu traîner près de toi avant. Enfin, ça ne veut pas dire grand-chose. Il y a aussi les groupies timides, peut-être en fait-elle partie. Elle avance légèrement, mais respecte ton espace et tu lui en es reconnaissant. Tu préfères ne pas être trop proche. Tu cherches à gagner du temps. Tu ne vois pas du tout de qui il s’agit. Le fait qu’elle connaisse ton prénom ne veut pas dire grand-chose, tes groupies doivent en savoir autant. Tu sais qu’elles se renseignent sur toi. Tu ne l’as jamais remarquée près de ton bureau auparavant, tu en es certain, donc elle n’en fait fort heureusement pas partie. Tu ne crois pas l’avoir déjà rencontrée avant d’être ici. De toute façon, elle est clairement british et tu n’as pas mis les pieds en Angleterre depuis des années. Ce n’est pas non plus une amie d’Aloisia, sa couleur d’uniforme te le confirme.

Tu n’es pas certain de savoir comment réagir. Es-tu censé la réprimander pour avoir été familière avec toi alors que tu es son professeur ? Sans doute. Il ne faudrait pas que ça devienne une habitude. Tu reprends contenance, les bras toujours croisés. Il serait bien sûr possible que tu l’ai croisée par le biais de tes parents, mais tu en doutes. Elle ne passe pas inaperçu dans le bon sens du terme. Tu t’en serais souvenu. Tu fronces les sourcils, la regarde curieusement, étonné. Tu te sens désavantagé qu’elle ait des informations dont tu ne disposes pas. Cela t’ennuie. Le silence s’allonge. Tu te dis que tu dois vraiment parler sinon elle va te prendre pour un fou ou un débile. La tête penchée sur le côté en signe d’interrogation, tu ouvres finalement la bouche. « Oui c’est bien mon nom. Cela dit on m’appelle plutôt professeur ici. » Tu avances vers elle et la contournes et regardes le placard qu’elle fouillait à l’instant dans l’espoir de trouver quelque chose à manger. Tu ne trouves rien. Tu passes au placard suivant. Tu n’es pas sûr d’être capable de dormir sans mettre quelque chose dans ton ventre vide. Tu finis par dénicher une part de tourte à la viande et une banane. Ça suffira pour l’instant.

« Je vais être obligé de retirer 10 points à Gryffondor pour violation du couvre-feu et pour familiarité. » Tu n’es pas du genre à être sévère, mais tu dois montrer l’exemple sinon ton autorité va être zappé aussi vite qu’elle s’est mise en place. Néanmoins, tu doutes qu’elle se serait montrée si familière si elle ne pensait pas t’avoir reconnu. Mais d’où ? Tu décides de poser la question puisqu’elle semble figée par son manque de contrôle, sa bouche incapable d’émettre le moindre son. « Pardon, mais est ce que nous nous connaissons ? Je ne crois pas vous avoir déjà rencontrée. Miss… ? » Son nom ne te revient vraiment pas, même après t’être creusé la tête. Tu as tellement d’élèves que tu ne peux pas t’attendre à les connaître tous, surtout aussi peu de temps après la rentrée. Elle pâlit et tu te dis qu’elle va s’évanouir. Il ne manquerait plus que ça. Tes yeux s’écarquillent. Elle a l’air d’un poisson hors de l’eau. « Vous devriez vous asseoir. Ça n’a pas l’air d’aller. » Tu n’as pas envie d’avoir une élève évanouie sur les bras. Tu t’assois sur un des bancs et installes ton repas sur la table. Tu ne veux pas être impoli, mais tu es mort de faim. Tu lui fais un geste d’invitation de la main, qu’elle ne se prive pas par peur. Puisqu’elle est ici, autant qu’elle reste et mange avant que tu la renvoies vers son dortoir. Et puis, tu serais curieux d’avoir des réponses à tes questions.





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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Dim 23 Fév - 12:48

HRP:
 

Il ne semble pas te reconnaître. A vrai dire, tu était tellement jeune à l'époque que cela ne te semble finalement pas si étrange. Il se pointe lui-même du doigt et t'observe toujours. A ce moment précis tu te demande si toi-même tu ne t'ai pas fourvoyée: et si ce n'était pas Octavus en réalité. Certes, les traits ne trompent pas mais même en dépit d'appartenance à une même famille, certaines personnes se ressemblent énormément. « Oui c’est bien mon nom. Cela dit on m’appelle plutôt professeur ici. » Au moins, tu ne t'ai pas trompée, il s'agit bien de lui. Comme toi avant qu'il ne te surprenne, il farfouille ici et là, dans l'espoir de trouver quelque chose à se mettre sous la dent. Visiblement, ses recherches semblent plus fructueuses car, à peine passé au placard suivant, qu'il en ressort une appétissante tourne à la viande. Ton ventre grogne de nouveau, brisant le silence installé dans la pièce. « Je vais être obligé de retirer 10 points à Gryffondor pour violation du couvre-feu et pour familiarité. » Tu baisse les yeux, croise les mains derrière ton dos et te mordille la lèvre inférieure, anxieuse. Jamais jusqu'à aujourd'hui tu n'avait fait perdre de points à ta maison, bien au contraire. Élève modèle, petite fille parfaite, tu t'arrange à chaque fois pour être l'exemple type à suivre. Certes, il t'arrive de temps en temps à déroger aux règles, comme ce soir, mais le plus souvent, tu ne te fait jamais attraper. « Pardon, mais est ce que nous nous connaissons ? Je ne crois pas vous avoir déjà rencontrée. Miss… ? » Angelina Johnson. C'est ce que tu aimerait dire mais tu reste figée comme du marbre, les yeux écarquillés à deux-doigts de tomber à la renverse. Ton cœur s'accélère, s'emballe. Il bat si fort dans ta poitrine que tu as l'impression qu'il vas exploser. Tu ne comprends pas, d'habitude tu ne t'affole pas de la sorte, bien au contraire, tu est connue dans ta maison pour être d'un calme et d'un self-contrôle exemplaire. Tes jambes tremblent de plus en plus, tes forces s'amenuisent de secondes en secondes. Qu'es-ce qu'il m'arrive. « Vous devriez vous asseoir. Ça n’a pas l’air d’aller. » A peine ouvre-t-il la bouche que tu t’effondre déjà sur le banc disposé autour de la table, juste en face de lui. Tu as chaud, horriblement chaud. Tes poings se resserre au moment ou une violente douleur t'accable l'estomac, es-ce la faim qui te rends à se point vulnérable ou les cauchemars qui hantent tes nuits depuis la rentrée ? La tête basse, tu regarde tes mains. Ta vision se trouble, deviens floue. Dépêche-toi de lui répondre au risques de passer définitivement pour une siphonnée du bocal. « Johnson. » Tu murmure à peine, bien trop faible pour faire travailler tes cordes vocales. Il arque un sourcil et avance la tête vers toi, n'ayant visiblement pas compris ta réponse. « Ange-Angelina Johnson. » Ta voix est rocailleuse et semble épuisée, comme si tu avait hurler au clair de lune toute la nuit. « Vous, vous avez aidé mes parents.. Hongrie.. » Ta phrase est saccadée par des grimaces de douleur. Affaiblie, tu t'avachie un peu plus sur la table. Ces temps-ci, tu ne dort que très peu, peut-être trois heures par nuit, peut-être moins. D'horribles cauchemars viennent hanter tes songes et tu espère, au fond de toi, qu'ils ne sont pas prémonitoires. Tu as peur de fermer les yeux, craintive des visions qui pourraient jaillir de nul part. Tes forces s'amenuisent et t'abandonnent de plus en plus, tu devient moins attentive en cours, molle au Quidditch, parfois même dangereuse pour les autres membres de l'équipe. Tes amis pensent que tu manque de repos, et c'est évidement, mais tu n'arrive pas à dormir, non, tu ne veux pas dormir. Petite fille apeurée par le noir, tu t'enivre de boisson énergisante afin d'être suffisamment maintenue en éveil jusqu'au lendemain. Tu déglutie non sans quelques difficultés et te redresse enfin, la douleur disparaît peu à peu et ton cœur s’apaise enfin. « Pardonnez-moi Professeur. Je n'aurais pas due me montrer aussi familière envers vous. » Tu te relève en l'observant, décelant toujours ce même questionnement sur son visage. Ne t'aurait-il encore pas reconnue ? .. Tes jambes s'affolent de nouveau et tu manque de tomber à la renverse bien trop affaiblie pour accomplir le moindre pas. Tu soupir et t'affale sur le banc, désespérée. Tu n'as pas faim, mais il faut pourtant que tu avale quelque chose, au risque de réellement tomber dans les vapes.

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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Lun 24 Fév - 19:45


Faim de loup






Elle est figée, incapable de parler et tu la regardes d’un air inquiet. Tu es presque tenté de la forcer toi-même à s’asseoir. On dirait qu’elle a vu un fantôme. Tu ne comprends pas sa réaction. Est-ce que c’est à cause de toi ? C’est la première fois que tu provoques une réponse si violente chez une femme. Elle finit par s’effondrer sans grâce sur le banc opposé au tien. Ta baguette sort de ta poche intérieure de veste et tu conjures un verre d’eau froide devant elle pour qu’elle s’hydrate. Elle devrait comprendre le message. Pour être plus sûr, tu attires également vers elle une autre part de tourte et une fourchette. Elle venait pour ça à la base. Elle semble à peine s’en rendre compte, les yeux baissés en direction de ses mains. Elle te murmure qu’elle s’appelle Johnson. Tu n’es pas sûr d’avoir bien entendu tellement elle a parlé bas. Tu avances le haut de ton corps vers elle, l’air interrogateur. Tu es tenté de la faire répéter quand elle continue sur sa lancée et te donne son prénom. Maintenant, tu te rappelles de cette élève, plutôt douée en cours.

Elle te parle de la Hongrie. Une ampoule s’allume dans ta tête. Tu finis par la situer, cette jeune métisse que tu as rencontrée durant tes premières années de métier. C’est avec ses parents surtout que tu avais eu des relations professionnelles. C’était durant ta première année de travail au ministère. Tu avais commencé en tant que stagiaire et ton supérieur t’avait donné pour mission de t’occuper des Johnson, des anglais qui partaient vivre en Hongrie. Tu avais été choisi spécifiquement parce que tu étais écossais, expatrié avec succès dans les pays de l’Est. Tu n’aimais pas les enfants, mais peut être par l’influence d’Aloisia, tu avais trouvé Angelina particulièrement touchante. Vous aviez gardé le contact, au-delà de ce que ton travail exigeait. Vous entreteniez une correspondance. Ça n’était jamais très poussé, elle était trop jeune et tu ne voulais pas aliéner ses parents. Au fil du temps, tu avais commencé de prendre du grade et t’occuper de familles fraichement arrivées n’était plus du tout dans tes attributions. Tu avais travaillé dans la diplomatie entre gouvernements, voyagé dans le monde entier. Tu avais commencé d’oublier cette famille. Ils étaient restés en Hongrie plusieurs années si ta mémoire était bonne. Peu avant les onze ans de leur petite fille, ils avaient décidé de retourner vivre en Angleterre. Angelina était entrée à Poudlard et t’avait également oublié.

Tu étais un peu flatté qu’elle se rappelle de toi après autant d’années. Tu avais dû lui laisser un souvenir beaucoup plus puissant que ce que tu pensais. Tant qu’elle n’était pas amoureuse, cela ne te dérangeait pas. Tu avais bien fait de la reprendre immédiatement sur sa familiarité. Tu n’étais plus le même homme que par le passé. Quand tu retournes ton regard sur elle, elle semble dans un état encore pire que tout à l’heure. « Vous n’allez pas bien Angelina. Je devrais peut être vous emmener à l’infirmerie ? » Il s’agit plus d’une question qu’une affirmation. Tu ne sais pas trop comment agir avec elle. Tu avais déjà bien assez à faire avec Aloisia, la relation que tu avais eue avec la petite Angelina ne devait pas devenir un problème. Tu quittes ton siège et abandonnes ton plat avant de t’approcher de ton élève. Sans même lui demander son avis, tu passes rapidement ta baguette le long de son corps. Tu ne te prétends pas médicomage, mais tu connais quelques notions grâce à tes cours de dernière année à Durmstrang. Une lumière violette sort de ta baguette quand elle passe sur sa tête. Tu devrais vraiment l’emmener à l’infirmerie. Elle est épuisée. Tu es étonné qu’elle n’ait d’ailleurs aucune trace physique qui illustre sa fatigue extrême. « Si vous avez des difficultés à dormir, vous devriez aller à l’infirmerie demander une potion de sommeil sans rêve. »

Elle finit par se redresser et reprendre quelques couleurs et tu retournes t’installer à ta place de tout à l’heure pour ne pas la mettre mal à l’aise. Elle s’excuse de sa familiarité, mais tu ne peux pas savoir comment tu aurais réagi si tu avais retrouvé quelqu’un de ton passé. Tu ne lui en veux pas vraiment, tu as juste préféré montrer l’exemple et ne pas faire d’exception. Tu te dois d’être le plus impartial possible. « Ce n’est rien Angelina. Je me rappelle de vous-même si vous avez bien grandi depuis. Comment vont vos parents ? » Tu lui souris et retournes à ta tourte, espérant qu’elle en fasse autant. Maintenant que tu sais qui elle est, tu te sens encore plus le devoir de t’assurer de son bien-être. Ses parents sont des gens biens. Ils méritent d’avoir une fille en bonne santé et si tu peux veiller sur elle ici, alors tu le feras. « Si je peux me permettre, voulez-vous me parler de ce qui vous empêche de dormir ? » C’est une question dangereuse. Elle pourrait se refermer, mais tu espères qu’elle te laissera l’aider, qu’elle ne te repoussera pas.





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Angelina Johnson
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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Jeu 27 Fév - 17:26

HRP:
 


octavus, angelina - faim de loup

Affaiblie mais désormais pleinement consciente et maîtresse de tes faits et gestes, tu relève la tête lentement et t’attarde, comme autrefois, sur l'indéniable nœud papillon qu'il porte - après toutes ses années - encore autour du cou. D'aussi loin que tes souvenirs ne te reviennent, Octavus n'avait jamais abandonné l'idée d'ajouter à son vêtement cette petite touche vintage et si bien assortie à l'ensemble du personnage. « Vous n’allez pas bien Angelina. Je devrais peut être vous emmener à l’infirmerie ? » Tu secoue faiblement la tête et t'empares du verre d'eau qu'il avait fait apparaître quelques secondes à peine avant que tu ne tourne de l’œil. L'infirmerie était devenue un des endroits de Poudlard que tu fuyais ses temps-ci, craintive à l'idée qu'ils ne te renvoient chez toi ou ne t’expédie directement à Sainte-Mangouste pour cause de propos hystériques et démentiels. Pour l'heure, tu jugeais plus sécurisant de garder tes visions cauchemardesques enfouies au fin-fond de ta mémoire, préférant ne pas encore être recenser comme la folle de service. « Non, ne-ne vous inquiétez pas.. *tout vas bien professeur, c'est simplement mon horloge biologique qui déconne ! Rien de très affolant en somme, si vous excluez, bien sur, les horribles et traumatisants cauchemars* .. ça va aller. J'ai juste quelques petits soucis de sommeil en ce moment, rien de bien méchant. » En dépit du fait d'être à moitié avachie sur la table, ton petit mensonge aurait presque pu s’avérer être véridique, n'étant à ce jour pas marquée physiquement par la fatigue et l'angoisse. Pourtant, Octavus semble persuader du contraire, quittant sa place pour venir t'examiner de plus près avec sa baguette. « Si vous avez des difficultés à dormir, vous devriez aller à l’infirmerie demander une potion de sommeil sans rêve. » Tu grondes intérieurement. N'avais-tu pas été suffisamment clair concernant ton refus d'aller à l'infirmerie ou fallait-il que tu le lui réexplique en détails ? « J'ai dis non ! » Tu t'arrêtes, prenant conscience du ton avec lequel tu venais de lui répondre. « Je vais bien, ça va. Je suis juste un peu.. dépassée c'est tout. » "À cran" aurait-été un terme plus approprier.
Tu t'excuses, t'en voulant d'avoir été à la fois si familière et si discourtoise envers lui, qui, par le passé, avait toujours fait preuve d'une grande gentillesse et de considération à l'égard de la famille Johnson; ta famille.
« Ce n’est rien Angelina. Je me rappelle de vous, même si vous avez bien grandi depuis. Comment vont vos parents ? » Au moins, il n'est pas rancunier. « Bien. » *Je présume.* « Après être rentrés de Hongrie, mon père a retrouver sa place au ministère où il travail toujours d'ailleurs. » Tu marque une pause et sourit avant de poursuivre d'un ton faussement amusé. « C'est la folie en ce moment parait-il là-bas, ils sont tous sur le pied de guerre avec cette évasion massive de mangemorts. » Dans les lettres qu'ils t'envoient, ton père, prêtant que l'ambiance au ministère de la magie s’aggrave et s’envenime de jours en jours. Fudge, dépassé par les événement ne sait plus où donner de la tête. - Les aurors, impuissants face au nombre incalculable d'évadés, pataugent dans la semoule. - La brigade de police magique, comme très souvent, s'avère être complément à côté de la plaque. Il t'écrit également son inquiétude concernant les allégeances de certains employés: d'après lui, le ministère serait déjà, et depuis longtemps, envahi de tout parts par des suppôts du seigneur des Ténèbres..
« Si je peux me permettre, voulez-vous me parler de ce qui vous empêche de dormir ? » Ah oui, revenons à nos moutons.
Tu arques un sourcil, partagée entre la gêne qu’occasionnera la réponse à cette question ou, à contrario, du bien qu'elle pourrait te procurer. Vider son sac de temps à autres n'avait jamais fais de mal à personne n'est-ce pas ? A l’exception même, bien sur, d'être persuadée d'avoir des visions prémonitoires sans qu'aucun membres de ta famille ne soit doté du troisième œil ou qu'à, aucun moment, tu n'es eu besoin de solliciter une telle capacité. D'ailleurs, tu n'avais même pas choisi la divination en option, jugeant cette manière trop inutile pour ta carrière future.
La question d'Octavus te rends perplexe et tu ignores si tu doit, ou non lui répondre sincèrement. Préférant éviter le sujet, tu t'empares du morceau de tourte, généreusement partagé, et croque dedans, affamée. N'étant pas homme à détourner de la conversation aussi facilement, il te lance un regard interrogateur, voulant visiblement en savoir d'avantage. Tu soupires, résignée et repose ta part de tourte dans l'assiette avant de lui répondre. « Écoutez Octa.. euhm, professeur. J'aimerais, si vous le permettez éviter le sujet. C'est.. personnel et d'ordre eum.. familiale, enfin, je l'espère. » Tu t’emmêles les pinceaux, récitant à haute voix des mots que tu aurais préférés dires tout bas. *Quelle éloquence, c'est effroyable.* « Je fais des cauchemars, voilà tout. » Tu regardes ailleurs, gênée de devoir mentir de la sorte à un de tes professeurs, Octavus qui plus est. « De simples, banals et inoffensifs.. cauchemars pas vrai ? Pas de quoi en faire toute une histoire, n'est-ce pas !? C'est tout à fait normal de faire des cauchemars après les événements de l'année dernière non ?! » Tu joins de grands gestes à tes paroles, de nouveau submerger par la panique et l'angoisse. Normal. Tu aimerais t'en convaincre, mais non, ... non, tes cauchemars, ou plutôt, tes rêves n'ont rien de "normal". Ils sont tout ce qu'il y a de plus anormal ! A chaque fois, c'est comme si tu vivais la scène, comme si tu y étais réellement. Tes visions te faisais penser à celles qu'avaient eu Harry, juste avant les fêtes de Noël concernant Arthur Weasley, et l'idée même qu'elles soient de nature semblables te faisais peur, horriblement peur. « Dites.. » Tu hésites, soutenue pourtant par son regard encourageant, t'invitant, t’incitant à te confier. « Je peux vous poser une petite question ? » Tu entremêles tes doigts, les yeux rivés sur ton morceau de tourte encore fumant. « Ça n'a pas vraiment de rapport avec mon manque de sommeil mais.. » Tu te racles la gorge: et un mensonge de plus, un ! « Vous vous y connaissez un peu en ... en histoire de.. de voyance ? » Ta tête se relève vers lui et un faible sourire désolé accapare déjà ton visage. « C'est ridicule, je sais.. Mais j'aurais aimé savoir si.. si les gênes devaient forcément êtres héréditaires. » Ta main s'empare du verre d'eau de toute à l'heure. Tremblante tu en bois une grosse gorgée, tes yeux rivés dans les siens, attendant désormais une réponse, espérant, au plus profond de toi, ne pas avoir trop attiser sa curiosité..
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MessageSujet: Re: Libre - Faim de loup.   Sam 1 Mar - 14:39


Faim de loup






Elle t’observait et tu te demandais ce qu’elle voyait, si tu étais aussi différent que tu en avais l’air depuis la dernière fois où elle t’avait vu. Elle t’avait immédiatement reconnu alors que tu avais l’impression d’avoir tellement changé depuis tes premières années au ministère russe. Tu haussas un sourcil circonspect quand elle te dit de ne pas t’inquiéter. Elle ne semblait pas vouloir montrer ses faiblesses et tu ne savais pas vraiment pourquoi ses problèmes t’intéressaient. Peut-être au nom du bon vieux temps où tu étais une personne différente qui s’intéressait aux autres… Tu n’avais pas envie de te retrouver avec une fille évanouie sur les bras aussi et elle finit par boire le verre d’eau que tu lui avais convoqué. Tu continuais de manger, mais la surveillait discrètement du coin de l’œil. Tu te demandais pourquoi elle semblait aussi paniquée à l’idée d’aller à l’infirmerie. Si tu avais mentionné le nom d’Ombrage, tu aurais compris, mis à part être très mère poule, Mme Pomfresh n’avais rien d’effrayant. C’était un mystère que tu avais envie de résoudre. Angelina avait l’air étrange. Tu n’avais que de brefs souvenirs de son enfance, mais elle semblait avoir incroyablement changé aujourd’hui. Tu n’aurais jamais cru que cette petite gamine si vive et pétillante soit sur le point de succomber d’inanition parce qu’elle dormait mal. Tu ne savais pas si c’était ton rôle de l’emmener de force à l’infirmerie. Tu n’avais pas envie de passer pour un professeur autoritaire, mais son bien être semblait en jeu. Dans ta tête, tu te promis de signaler le comportement de son élève à McGonagall si dans quelques jours, elle ne semblait pas aller mieux. Tant pis si Angelina était en colère contre toi ensuite. Tu n’étais que son professeur, pas son ami. Vu la situation actuelle, elle te faisait un peu penser au fils Potter. C’était amusant de voir que les deux semblaient hantés dans leur sommeil comme ça. « Si vous êtes sûre… Je vous conseille cependant d’aller voir l’infimière si ça ne passe pas à la fin de la semaine prochaine. Vous savez, le corps humain ne peut pas fonctionner bien longtemps sans repos avant de se détruire à petits feux. » Tu n’allais pas l’obliger physiquement à aller chercher de l’aide, mais si tu lui faisais suffisamment peur, elle irait certainement d’elle-même demander une potion de sommeil sans rêve. Cependant, tes remarques semblaient l’énerver. Pardon de t’inquiéter pour son bien-être. Tu haussas un sourcil, légèrement énervé par sa réaction. Après tout, tu t’en moquais si elle allait mal. Elle n’avait qu’à s’évanouir, au moins ça lui permettrait de récupérer un peu… Tu n’étais pas un de ses camarades, tu étais son professeur. Il allait falloir qu’elle se rentre ça dans le crâne, sinon les choses allaient mal se passer. Tu avais bien assez à faire avec Aloisia pour avoir l’envie et la patience de gérer une autre ado en pleine crise. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, elle était à bout. Pas étonnant qu’elle soit seule à cette heure-ci si elle se comportait comme ça avec ses camarades. Tu devrais peut être lui conseiller d’avoir voir Potter pour qu’ils s’occupent de leurs crises de nerf ensemble. Elle changea de ton, mais c’était trop tard. Tu avais horreur d’être pris pour un imbécile. Tu te contentas de mâchonner une bouchée de tourte. Elle te raconta ce qu’étaient devenus ses parents. Son père travaillait au ministère, intéressant. Faisait-il parti de ces imbéciles qui niaient le retour du lord ou avait-il un peu plus de jugeote ? Elle mentionna l’évasion massive de mangemorts, dont celle remarquée de Bellatrix Lestrange. Tu gardas un visage neutre, ne souhaitant pas donner ton opinion sur le sujet. les incompétents de la gazette du sorcier parlaient de Sirius Black comme responsable. Ils étaient tellement stupides que ça n’en était même plus drôle à la longue. « Oui je peux imaginer… » En revanche voir l’invasion du Ministère par tes collègues mangemorts était très amusant. Personne ne se doutait de rien. La victoire de lord Voldemort ne faisait aucun doute à tes yeux et tu étais content d’être dans son camp même si tu n’approuvais pas trop ses méthodes. Au moins, tu aurais une bonne position dans la nouvelle société si tu ne le décevais pas cette année. Vu sa rapidité à envahir les postes importants du monde sorcier, tu n’avais aucun doute que la guerre allait bientôt se terminer, d’une façon ou d’une autre. Le monde changeait. Tu finis par retourner ton regard sur elle, curieux de voir si elle allait enfin te dire pourquoi elle était de si mauvaise humeur. Elle semblait hésiter, loin de sa colère initiale. Elle ne voulait pas voir un professionnel du médical, mais te parler à toi n’était pas forcément exclu. Tu doutais que ce soit un problème féminin sinon elle aurait refusé de te parler tout net. Pourquoi refuser de voir l’infirmière ? Si tu trouvais la réponse à cette question, tu saurais ce qui la tracassait. Elle cherchait à gagner du temps et tu ne le savais que trop bien. Tu avalas une gorgée d’eau, l’étudiant attentivement. C’était presque comme si elle avait peur de parler. Sûrement ça ne pouvait pas être si grave, elle ne faisait pas partie du trio, elle n’avait rien d’extraordinaire. Ça ne pouvait pas être lié au lord. Alors Ombrage ? Peu probable. C’était une Gryffondor après tout, elle se serait battue au lieu de se laisser sombrer. Tu n’avais pas la moindre idée de ce qui pouvait être tellement important que ça la tourmentait de la sorte. Elle finit par se résigner et ouvrir la bouche et tu ne manquas pas la façon dont elle avait commencé par dire ton prénom. Elle allait devoir faire attention en classe… Tu n’avais pas envie de déclencher des rumeurs non fondées parce qu’elle n’était pas capable de dire professeur. Son explication ne répondit pas à toutes les questions que tu te posais et tu soupiras de déception. « D’ordre familial ? Dans ce cas, parlez-en à votre famille. » Si ça ne te concernait pas, tu n’allais pas insister. C’était juste dans le but de l’aider que tu avais posé la question. Et pourtant, elle semblait se justifier, continuant de parler de façon nerveuse. Tu l’écoutais sans rien dire, ne souhaitant pas l’interrompre et qu’elle finisse par se taire. « Tout le monde fait des cauchemars c’est vrai. Mais si ça vous empêche d’avoir un sommeil correct, c’est déjà plus embêtant. Les potions vous permettront de récupérer un peu. » Tu as fait des cauchemars comme tout le monde, mais jamais jusqu’à en avoir peur de dormir. Cela ressemblait plutôt à des terreurs nocturnes. Rien que d’en parler, elle était agitée et mal à l’aise. Par quoi étaient-elles causées ? Par la mort de Diggory ? Peut-être. Elle pouvait être anxieuse, visiblement elle croyait en la version de Dumbledore. Tu voyais qu’elle voulait te poser une question. Tu retins ton souffle et l’encourageas du regard. « Bien sûr que vous pouvez. » La tournure de sa phrase t’indiquait au contraire que sa question avait totalement un lien avec son manque de sommeil. Tu fis comme si tu n’avais pas fait le rapport. Même sans utiliser la légilimentie, tu arrivais à lire tous les mensonges sur son visage. Elle ferait une très mauvaise espionne. « J’ai suivi des cours de divination comme tout le monde. » Tu haussas les épaules, tu n’étais pas un spécialiste. Tu avais toujours trouvé la divination ridicule. Tu préférais penser que tu étais libre de ton destin et que tout n’était pas pré-écrit par une force supérieure. Quand elle te posa enfin sa question, une petite ampoule s’alluma dans ta tête. « Non, pas que je sache. Il est vrai que les dons ont tendance à se transmettent dans les familles, mais il arrive aussi plus rarement qu’ils se déclenchent. C’est un peu la même chose que les nés moldus qui sont des sorciers. Personne ne sait ce qui déclenche ça, mais c’est possible. Enfin, je pense que le professeur Trelawney vous donnerait plus de précisions sur le sujet que moi. » Tu l’étudias en détail, de son regard fuyant vers sa main légèrement tremblante. Elle pensait être voyante. Voilà qui était intéressant. Si cela s’avérait vrai, tu allais devoir la surveiller de près.





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