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 Hide and Seek - Octavus & Kayla

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Kayla J. Stark
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MessageSujet: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Dim 16 Fév - 20:46



Hide and Seek

ft. Octavus McKenna


Lorsque j’ouvrais brutalement les yeux ce matin, il me fallut bien cinq bonnes minutes pour me rappeler où j’étais. J’avais beau être là depuis quelques jours, j’avais du mal à m’accoutumer : j’avais toujours assimilé une nuit à Poudlard avec les dortoirs de Serdaigle. Ma nouvelle chambre, une petite pièce collée à l’infirmerie, m’était encore étrangère et je ne m’y sentais pas tout à fait à l’aise ; néanmoins, c’était plus que suffisant. Un coup d’œil à ma montre m’indiqua quatre heures trente du matin et puisque je ne me sentais pas d’humeur à me rendormir, j’en profitais pour me replonger dans mes manuels de médicomagie.
Je ne compris pas très bien ce qui m’arrivait quand un bruit perçant me fit lever la tête de mes fiches, mais finalement ce n’était que mon réveil, que j’avais oublié de désactiver – fort heureusement d’ailleurs. Je n’étais pas du matin, et il me fallait toujours un certain temps pour émerger et être moi-même. Une fois douchée et habillée, je me trainais jusqu’à la Grande Salle, histoire d’avaler quelque chose. Pomfresh ne me demanderait rien avant 10 heures – heure de récré, donc de duels improvisés – ce qui me laissait deux bonnes heures de répit.

Je décidais donc de réviser, et pour de vrai cette fois-ci. Maintenant que j’avais les idées plus claires, me déplacer dans le château était plus simple ; j’arrêtais notamment de me cogner dans la moitié des murs du chemin. Je remontais donc chercher mes fiches, je descendais aussi dans les cuisines me prendre un thermos de café. Ma prochaine destination ? Le parc ! Le temps était clément, et j’adorais m’installer devant le lac, ça me rappelait mes années à Poudlard.
Je m’installais dos contre le tronc d’un saule et me replongeais dans les divers accidents, sortilèges et maladies que je m’efforçais de mémoriser, en général avec succès, sirotant mon café brûlant entre deux lignes. Les minutes défilèrent, lentement, puis sans que je ne m’en aperçoive, soudainement une heure était passée. Endolorie, les muscles raidis, je m’étirais comme un chat, observant les étudiants passer des serres aux cours de soin aux créatures magiques, ou inversement.

Un léger sourire flottait sur mes lèvres aux souvenirs que cela m’évoquait. Je ne regrettais rien des choix que j’avais fait, mais mes souvenirs de Poudlard étaient autrement plus agréables que ceux de mes études actuelles.
Je fus interrompue dans mes pensées par le professeur McKenna qui s’était affalé à côté de moi. Je le considérais d’un œil surpris et amusé : il semblait essoufflé, presque paniqué. Je ne le connaissais pas plus que cela, bien qu’il ne me semblait pas de compagnie désagréable ; en tout cas, il ne m’avait pas l’air dénué  de charme. « Un problème, Professeur ? » demandais-je non sans ironie. A vrai dire, on avait plus l’habitude de voir des élèves se cacher comme ça que des enseignants…


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Octavus McKenna
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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Dim 16 Fév - 22:11


Hide & seek





Tu ne comprenais pas comment la situation avait pu en arriver là. Tu t’étais peut être montré un peu trop poli avec elle. Tu n’avais pas réalisé que ça risquait d’entrainer ce genre de situation. Tu aurais du t’en douter. Une chose pareille n’aurait jamais pris place à l’Institut, mais tu n’étais plus en Russie. Tu pourrais presque croire qu’elle était sous l’influence d’une potion d’amour vu son comportement. Tu étais littéralement en train de la fuir. Tu avais répondu poliment à ses questions, comme pour tous les élèves qui venaient te voir dans ton bureau, mais quand elle avait commencé à dévier vers des sujets personnels, tu avais compris qu’il était temps de partir. Tu aurais peut être dû être clair, la repousser plus visiblement. Tu aurais dû avoir des soupçons en la voyant arriver toute maquillée, les cils papillonnant, mais ce n’était ni la première, ni la dernière à se comporter de la sorte et tu avais pensé être capable de gérer. Tu avais tout faux, tu n’étais pas entrainé à gérer ce type de situation. Tu doutais que ce soit arrivé à l’un de tes collègues. Un sourire amusé apparut sur ton visage à la pensée du professeur Rogue repoussant une horde de groupies en furie. Tu avais prétexté un rendez-vous urgent avant de la sortir de ton bureau, puis avais commencé à marcher sans savoir où tu allais, mais la gamine était tenace, tu devais lui reconnaître au moins ça. Elle avait continué à te suivre, t’indiquant l’air de rien qu’elle allait t’accompagner jusqu’au lieu de ton rendez-vous. Tu avais argué qu’elle ferait mieux d’aller en cours, pourtant elle avait recommencé à poser des questions. Tu avançais si vite qu’elle était presque obligée de courir pour continuer d’être à ta hauteur, mais elle s’accrochait comme une moule à son rocher. Tu avais pensé qu’il s’agissait d’une blague, d’un gage à un pari perdu tellement ça semblait ridicule. Tu commençais d’en douter, sinon elle faisait preuve d’une persévérance qui aurait mieux été mise au service de ses devoirs.

Tu étais toujours flatté d’attirer les regards de la gente féminine, il y avait pourtant des limites. Tu ne donnais pas dans le détournement de mineur et en plus, tu étais fiancé, non pas que ça t’empêchait d’avoir des aventures d’un soir. Visiblement, cette notion n’avait aucune valeur pour cette fille. Tu aurais presque aimé croiser par inadvertance Aloisia, curieux à l’idée de voir comment elle réagirait en voyant son fiancé se faire démarcher d’une façon aussi flagrante par une autre. Ton écossaise avait du caractère et ne se laisserait certainement pas humilier de cette façon, encore plus par une Gryffondor. Tu continuais de marcher, espérant croiser quelqu’un qui puisse te venir en aide, mais il n’y avait personne à part des élèves qui se rendaient en cours. Le désespoir commençait de t’envahir et tu avais bien du mal à croire que tu étais encore l’espion infiltré du lord quand tu voyais les problèmes que tu rencontrais. Tu aurais intérêt à cacher ce souvenir soigneusement la prochaine fois que tu verrais ton maître, sinon tu risquais d’avoir droit à une petite séance de torture. Voldemort ne t’avait pas ordonné de venir au château pour écouter des greluches te faire des avances. Tu te demandais pourquoi elle n’avait pas cours. Quand elle te répondit qu’elle avait du temps libre puisqu’elle était en sixième année, tu réalisas que tu avais parlé à voix haute et retint un grognement de dépit. Tu étais presque tenté d’aller rendre visite à Ombrage pour dissuader l’élève de te suivre, pourtant sitôt cette pensée déplaisante entrée dans ta tête, tu la bannis. Tu préférais encore devoir semer la gamine que supporter une seconde de plus que nécessaire la grande inquisitrice.

Tu avais finis par arriver devant les portes menant au parc, après un détour énorme et décidas de tenter ta chance dehors. Au pire, tu pouvais toujours te planquer dans la forêt interdite si elle n’arrêtait pas de te coller. Tu dévalas les marches d’un pas rapide, t’emparant de ta baguette, épuisé par cette course folle. Tu marchais d’un bon pas en direction des arbres bordant le parc, un peu à l’écart pour éviter les témoins. Tu te cachas derrière un tronc et repris ta respiration. Quand la voix féminine que tu fuyais appela ton nom, tu n’hésitas plus. Elle n’avait pas l’air de se fatiguer à te suivre. Tu risquais de te lasser avant elle. Tu en étais au point où tu n’hésiterais plus à lui lancer un sortilège de confusion. Pourtant les problèmes si quelqu’un s’en apercevait t’en empêchèrent. Tu laissas tomber ta tête contre le bois, fermant les yeux pour calmer ton esprit tumultueux. Sa voix s’éloignait, tu passas une tête discrète sur le côté, mais ne l’aperçut pas. Elle n’avait pas dû aller bien loin, mais tu n’allais pas attendre qu’elle te trouve planqué derrière un arbre.

Tu longeas les arbres, veillant à rester dans l’ombre, sans trop t’éloigner. On t’avait raconté qu’il avait des créatures qu’il valait mieux éviter dans la forêt interdite. Tu ne voulais pas risquer de retourner à l’intérieur, qui sait si elle n’allait pas faire le pied de gru devant ton bureau. Tu décidas de tenter ta chance du côté du lac. Tu avais découvert un coin tranquille en te baladant durant ton premier jour. Il était évident que le parc ne valait pas celui de Durmstrang, mais tu devrais t’y faire. Tu inspiras l’air pur d’Écosse, appréciant la solitude soudaine dont tu bénéficiais, toujours sur tes gardes au cas où. Sans voix geignarde autour de toi, tu étais capable de mieux réfléchir. Il faisait un temps agréable pour cette période. Tu finis par arriver dans ton petit coin secret et constatas avec soulagement qu’aucun uniforme n’était à l’horizon. Tu te laissas tomber au sol de tout ton poids, étendant tes longues jambes devant toi. Tu finis par réaliser que tu n’étais pas seul. Tu fis un sourire fatigué et plein d’excuse à ta compagne d’infortune, l’assistante de l’infirmière, Kayla Stark. Quand elle te demanda si tu avais un problème, tu sentis un rire monter du fond de ta gorge. Par où commencer ? Autant faire simple. « Juste en train d’éviter une élève un peu trop, heu… » Tu cherchas le mot approprié, réalisant que si quelqu’un t’avait aperçu, il avait dû se poser des questions sur ta santé mentale. Tu devais avoir l’air complètement dément. Tu finis par trouver le mot approprié, à plus d’un titre.« Intéressée. Bonjour, miss Stark. »  







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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Lun 17 Fév - 21:34



Hide and Seek

ft. Octavus McKenna


Il s’était véritablement effondré à côté de moi et il avait l’air presque extenué, comme s’il avait couru un marathon. Il m’adressait un sourire fatigué et désolé alors que je ne pouvais retenir un commentaire qui n’était pas sans un brin de sarcasme. Je levais un sourcil à la fois amusé et étonné alors qu’il éclatait de rire. Ah, quand les nerfs vous lâchent…
Il s’avérait qu’il devait se cacher d’une élève insistante. Eh bien, s’il en était à courir jusqu’au parc pour lui échapper, « obsédée » serait un terme plus approprié, mais j’imaginais qu’en tant que professeur il gardait une certaine mesure concernant ses propos décrivant ses étudiants. Je me mis à rire avec lui, imaginant sans peine ses déboires. Une adolescente transie, c’était capable de déclencher une nouvelle guerre des sorciers. J’étais moi-même parfois victime de mon succès, même si j’étais du genre à préférer les livres aux prétendants ; j’étais tout de même mieux lotie que mon collègue, n’ayant pas à semer les élèves dans les couloirs pour avoir la paix.

« Bonjour, professeur McKenna. » répondis-je chaleureusement. « Soyez tranquille, je ne pense pas qu’elle vous retrouvera ici. Au pire, elle n’oserait pas s’acharner devant un public… » Je marquais une pause, esquissant un sourire désabusé. « Je l’espère pour vous, en tout cas. » Je riais encore un peu de sa mésaventure. Si toutes ses étudiantes étaient comme ça, il ne devait pas avoir des journées de tout repos.

Je lui laissais le temps de reprendre son souffle et ses esprits, après ce qui avait dut être sa course folle.  J’en profitais pour remettre de l’ordre dans mes fiches et notes. Non pas que je sois maniaque, c’était plus une manière de m’occuper les mains : aussi stupide que cela puisse sembler, me retrouver avec des gens qui ne m’étaient pas familiers  avait le don de me rendre légèrement nerveuse. Je réfléchissais en même temps à ce que je pouvais lui dire. Difficile d’engager la conversation alors que je ne savais quasiment rien de lui, à part qu’il était le nouveau professeur d’astronomie, remplaçant le professeur Sinistra, partie à la fin de l’année dernière. Ça, je l’avais entendu de la bouche des autres membres du corps enseignant, en même temps que des rumeurs plus ou moins horribles concernant Ombrage et ses méthodes d’enseignements. J’avais même déjà eu l’occasion de soigner quelques mains avec de l’essence de murlap… Mais c’était un autre sujet.
Mes réflexions lui laissèrent un peu plus de temps, et je laissais moi-même mon regard se perdre sur la surface plane et grise du lac.

Au final, quelques dizaines de secondes à peine s’étaient écoulées. « Ca vous arrive souvent, ce genre de… course poursuite ? » demandais-je brusquement, comme si je venais de réaliser à quel point la situation était étrange. C’était un peu le cas, en fait. Je n’avais pas souvenir de  filles hystériques à ce point… Enfin il fallait dire que nous n’avions pas matière à faire les fangirls. Entre Dumbledore, Rusard et Rogue… Je lui jetais un regard intrigué, et un sourire amusé flottait sur mes lèvres. Le vent faisait s’envoler quelques mèches folles et je les coinçais derrière mes oreilles d’un geste impatient. Je me repris une gorgée de café, tendis le thermos vers lui en un geste conciliant. « Café ? Il est encore à peu près chaud, si vous en voulez c’est maintenant ou jamais. » lui proposais-je, le coin des lèvres relevés en un rictus ironique. Wouh, du café, much hardcore.


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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Mar 18 Fév - 11:23


Hide & seek




Tu reprends toujours ton souffle. Tes yeux se baladent sur les alentours, incapable de rester posés trop longtemps sur un seul endroit. Tu t’attendrais presque à la voir surgir d’un buisson en criant surprise. Tu savais que laisser ce genre d’impressions sur tes collègues n’était pas la meilleure idée que tu avais eue, mais tu n’avais pas vraiment vu Kayla avant d’être au sol. Elle ne te connaissait pas et n’aurait certainement pas envie de te reparler après cette rencontre. Elle ne semblait pas réprobatrice pourtant, seulement curieuse et un peu amusée. Heureusement que tu étais capable de faire preuve de plus de sang froid en temps normal, tu avais parfois l’impression que retourner à l’école te faisait régresser et redevenir un adolescent.  Tu te calmas légèrement à cette pensée sans trop savoir pourquoi. Tu n’étais certainement pas le dernier, ni le premier à qui ce genre de situation arrivait. Tu n’aurais pas été étonné que ta compagne ait également dû faire face à des cas similaires. Elle était loin d’être désagréable à regarder. Tu savais très bien de quoi les garçons étaient capables, tu en avais été un il n’y avait pas si longtemps. Par le passé, tu aurais bien été jusqu’à te prendre un cognard pour te faire soigner par cette jolie assistante. On disait que les filles étaient plus posées que vous concernant leurs sentiments, mais tu avais réussi à tirer le gros lot avec ton harceleuse. Tu ne te moquerais plus jamais des femmes qui se plaignaient de recevoir des avances non désirées à l’avenir, tu avais compris la leçon.

Elle avait visiblement deviné ce que tu n’avais avoué qu’à demi-mots. Tu avais été jusqu’à te cacher pour l’éviter. Heureusement, une seule avait pour l’instant été jusqu’à de telles extrémités, tu n’aurais pas supporté d’en faire ton sport quotidien. Tu te serais plutôt attendu à ce genre de comportement de la part de la fille Brown, mais apparemment plus les lionnes prenaient de l’âge, plus elles étaient délurées. Tu fus surpris d’entendre son rire, clair et mélodieux et t’illuminas instantanément en voyant qu’elle ne te prenait pas totalement pour un grand malade. Tu acquiesças devant son raisonnement. Tu espérais toi aussi qu’elle avait raison. Tu préféras t’en convaincre plutôt que rester sur tes gardes. Tu étais tellement tendu que tu aurais pu te casser. « Je l’espère aussi. J’ai essayé de l’éviter en disant que j’avais un rendez-vous. Je pense que votre présence la dissuadera en effet d’attaquer, pour le moment. » Tu frissonnas en repensant à la possibilité qu’elle t’attende devant ton bureau. Elle ne pouvait pas connaitre la localisation de ton appartement, n’est-ce pas? Si les sorts impardonnables avaient été autorisés, les choses auraient été différentes. De toute façon, tu étais arrivé à bout de ta patience. Si elle recommençait son petit manège, elle ne louperait pas à un sort de confusion, peu importe les risques.

Tu souris à la jolie brune installée à côté de toi, l’examinant du coin de l’œil. Vous ne vous étiez jamais parlé plus que ça. Tu ne savais rien d’elle, à part son nom et sa fonction. Vous n’étiez pas assis proche l’un de l’autre lors des repas et tu n’avais pas cherché à rencontrer tous tes adultes du château. Tu sentis de la curiosité. Même si ce n’était pas ton but premier, sympathiser avec tes collègues ne pouvait que t’apporter des informations supplémentaires, de valeur ou non. Tes yeux glissèrent sur ses livres de médicomagie. Tu avais été de manière assez ironique une personne qui aimait aider les autres, avant de t’enrôler avec Voldemort. Tu gardais un souvenir agréable de tes années dans la coopération magique. Si tu n’avais pas aimé autant voyager dans le monde, la médicomagie était un métier qui ne t’aurait pas déplu. Ça pouvait paraître étrange, Durmstrang développait la compétition entre ses élèves à l’extrême et tu avais toujours été obsédé à l’idée d’écraser tes camarades. Pour des motifs bien différents, Granger et toi partageaient quelques traits communs, même si tu ne voulais pas l’admettre. L’idée de t’associer de près ou de loin à une sang de bourbe avait de quoi te répugner.

Tu te demandas si tu ne devais pas la laisser tranquille. Elle était occupée et tu l’avais visiblement interrompue. Tu ne voulais pas te montrer grossier. Tu avais déjà fait assez mauvaise impression. Tu avais les yeux rivés sur elle, détaillant son visage perdu vers l’eau du lac. Alors que tu t’apprêtais à ouvrir la bouche pour prendre congé, elle te posa une question. Tu souris, content de voir qu’elle ne semblait pas dérangée par ta présence. Tu étais peu enclin à savoir si c’était par pure politesse ou non. Elle venait seulement de réaliser à quel point la situation était peu conventionnelle. Tu tournas la tête vers elle avant de lui répondre. C’était un sujet de conversation comme un autre, même si assez fantaisiste pour une première rencontre. « Non, heureusement c’est la première fois qu’une telle chose arrive. J’espère que ce sera la dernière. Miss Murdoch peut se montrer persistante. Elle semblait presque sous l’influence d’une potion d’amour… Je n’ai pas envie de devoir prouver à Ombrage que je n’ai pas cherché à attenter à la vertu de mes élèves. Les autres se contentent généralement de me harceler de questions après les cours et dans mon bureau quand l’envie leur en prend. » Fichue Ombrage, même quand elle n’était pas là, elle te hantait quand même. Tu laissas Aloisia en dehors de tout ça. Tes fiançailles étaient publiques, même si tu ne les approuvais pas. Pas besoin de mêler ta jeune promise à cette affaire. Si elle en avait vent, elle risquait de te tomber dessus comme si tu avais provoqué volontairement cette mascarade. Elle te proposa du café et tu haussas les épaules, pourquoi pas. Ta petite course folle t’avait asséché la gorge. « Volontiers, merci. » Tu t’emparas du thermos et avalas une gorgée salvatrice du liquide noir, ignorant son rictus avant de lui rendre. Tu avais envie de la taquiner sur le fait qu’elle préfèrait le café au thé, mais tu étais trop content d’être ici pour risquer de l’ennuyer. « J’espère que je ne vous ai pas interrompue en arrivant de manière aussi peu discrète. Vous étiez en train d’étudier ? » Tu pointas d’un signe du menton ses cours. Elle était encore étudiante visiblement ou une employée très motivée. Tu ne doutais pas qu’elle ait du travail à l’infirmerie avec Ombrage. C’était la bonne année pour recruter un peu d’aide supplémentaire. Dumbledore n’aurait pas pu mieux faire s’il l’avait voulu.  




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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Mar 18 Fév - 21:55



Hide and Seek

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Je le sentais peu à peu se relâcher, ce qui me mettait moi-même plus à l’aise. Nous échangeâmes un sourire en même temps que je déplaçais mes affaires mais je changeais bien vite mon regard de direction.  Je ne voulais pas le remettre dans une situation inconfortable, et le dévisager avec insistance après la fangirl qu’il venait de subir n’était certainement pas le meilleur plan que je puisse appliquer à cet effet.

J’étais tout de même intriguée par sa situation, assez hors du commun dans notre école, et lorsque je lui en fis part, un nouveau sourire se dessina sur son visage. Cette fois-ci, je le détaillais sans insistance pendant qu’il me répondait, essayant de deviner quel genre de personne il était. Je ne savais rien de lui : je ne sortais pas beaucoup de l’infirmerie, ce qui réduisait de beaucoup mes chances de le croiser au détour d’un couloir ; lui était professeur d’astronomie, ce qui voulait dire que de toute façon nous ne vivions pas aux mêmes horaires. En un sens, c’était dommage : nous étions peu dans le corps enseignant à appartenir à cette tranche d’âge, et même si la plupart des autres professeurs étaient tout à fait charmant, la différence de génération créait une barrière dont il était difficile de faire abstraction. D’autant que la majorité de ceux-là m’avaient connue étant élève, alors même si cela faisait 8 ans que j’avais quitté Poudlard, je n’avais pas l’impression d’être prise en au sérieux. Je le laissais parler sans l’interrompre, essayant de resituer la fameuse Miss Murdoch, juste pour l’anecdote tout en prêtant une oreille attentive – quelque chose de naturel chez moi, mes professeurs appréciaient beaucoup ce trait. Je haussais un sourcil étonné devant l’acharnement dont faisaient preuve les étudiantes ; je notais également la négligence avec laquelle il en parlait, comme s’il était habitué à tant de succès. Il fallait avouer qu’il ne faisait pas de mal à la rétine, mais cela suggérait qu’il était imbu de lui-même, même s’il avait l’air plutôt las que ravi. Je ne commentais pas, cela ne serait que répéter ce que j’avais dit juste avant, mais je lui adressais un léger « Eh bien, bon courage ! » avant de me prendre une gorgée de café.

Lorsque je lui en proposais, il l’acceptait, buvant au thermos même. Je réprimais un commentaire sur le fait qu’il aurait pu se servir du bouchon plutôt que de partager mes hypothétiques microbes, car j’étais trop heureuse d’avoir de la compagnie pour risquer de le faire fuir. C’était une mauvaise habitude que j’avais pris avec mes études, je ne pouvais m’empêcher d’évaluer le risque sanitaire de chaque action et geste des gens autour de moi. Cela me rendait insupportable aux yeux de plusieurs, et j’essayais vraiment de me réfréner. Parlant de mes études, il m’interrogea à leur sujet et voulait s’assurer qu’il ne me dérangeait pas, désignant le manuel et le tas de feuilles qui allait avec. Je ne me déplaçais quasiment jamais sans. D’un geste machinal, je ramenais le manuel contre moi, comme un enfant sert son doudou. Vieux tic de collégienne qui ne m’avait jamais quitté. « Non non, vous ne me dérangez pas du tout, ne vous inquiétez pas ! J’essayais de travailler un peu mais je m’étais arrêtée pendant l’interclasse. J’aurai eu du mal à m’y remettre de toutes façons, vu le temps qu’il fait, j’ai plus envie de me mettre sur un balai et de profiter du vent que d’étudier. » Mes joues avaient légèrement rosit et mes yeux pétillaient pendant que je parlais, déjà trop à mon goût. Il suffisait qu’on me lance, et je pouvais me transformer en véritable moulin à paroles. D’autant que le quidditch était un sujet qui me tenait à cœur, j’avais joué pendant quelques années dans l’équipe de Serdaigle et dès que j’en avais l’occasion, j’allais voir les matchs. « J’étais en train de me dire que je pourrais piquer un balai dans la remise et voir ce qui me reste, mais je ne suis pas sûre que si le professeur Ombrage apprenait ça, je serai autorisée à poursuivre mon stage ici, alors ça ne vaut pas le coup. » C’était dommage d’ailleurs, cela m’aurait permis de me changer les idées, mais le régime imposé par la grande inquisitrice était strict, et les sentences pour y avoir dérogé l’étaient encore plus. Ma posture s’était détendue, avant de s’affaler un peu, accentuant mon air déçu. Je me ressaisis rapidement cependant. « Pardon de vous embêter avec ça, vous n’aviez peut-être pas besoin d’en savoir autant. » lui fis-je avec un sourire timide et gêné. Je devais avoir l’air au moins aussi dérangée que lui en arrivant, maintenant.


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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Mer 19 Fév - 17:50


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Tu te relâchais un peu. Tu avais toujours préféré la compagnie d’adultes à celles des enfants. Malheureusement depuis ton arrivée au château, tu avais bien peu de temps pour discuter avec des collègues. Tu ne voulais pas trop te rapprocher d’eux, juste être suffisamment normal pour ne pas éveiller de soupçons. C’était au moins l’avantage d’enseigner de nuit, tu avais beaucoup de liberté. Personne ne s’étonnait de tes allés et venues. De toute façon, ils avaient bien assez à faire comme ça avec Ombrage et ses réformes débiles. Tu avais entendu des rumeurs comme quoi elle voulait renvoyer Trelawney de son poste de professeur de divination. Tu ne savais pas ce qu’elle valait, mais si elle arrivait à ses fins, qui la remplacerait, un autre incompétent du Ministère peut être ? Il y avait peu de chance de trouver un candidat comme l’avait si soigneusement fait remarquer Granger.

Tu te demandas ce que Kayla devait ressentir à revenir ici des années après la fin de scolarité en tant que collègue de ses anciens professeurs. Tu aurais trouvé ça très étrange à sa place, incapable de savoir quelle attitude adopter avec eux. Tu étais bien content de ne pas avoir eu à expérimenter la même chose. Tu avais gardé contact avec tes anciens professeurs, les croisant régulièrement dans des réceptions au ministère et à l’institut, mais de là à être leur égal. Le networking était tellement important de nos jours. Tu voyais bien qu’au fil de tes paroles, elle semblait de plus en plus étonnée par le comportement de ton étudiante. Tu espérais qu’elle ne penserait pas que tu étais pour quelque chose dans son acharnement. Beaucoup de rumeurs circulaient sur toi, le nouveau et mystérieux professeur. Tu avais même été jusqu’à entendre certains dirent que tu enseignais l’astronomie car tu étais un vampire. Quelle blague… S’il y avait bien un enseignant qui pouvait plutôt correspondre à ce qualificatif, c’était Rogue. Un sourire amusé apparut sur tes lèvres à cette pensée.

Tu sentis qu’elle ne savait pas quoi répondre et tu arrêtas d’en parler. Tu ne voulais pas te montrer comme un tombeur qui jouait de ses charmes pour manipuler des élèves en mal d’amour. Tu avais bien assez à faire avec les adultes et puis tu étais aussi officiellement fiancé. Tu ne pouvais pas montrer l’étendue de ton palmarès de chasse. Tu avais toujours été extrêmement discret sur le sujet. Tu lui souris en remerciement de son ‘bon courage’. Du courage, il allait t’en falloir effectivement. Il restait encore un certain nombre de mois de cours donc tu n’étais pas au bout de tes peines. « Et vous alors, pas trop d’élèves à aider ? Vous devez avoir pas mal de travail à l’infirmerie… » Tu n’avais pas pour habitude de discuter ou désapprouver à voix haute Ombrage, mais tu voulais voir de quel côté elle penchait. Elle devait être au courant des méthodes illégales employées par la grande inquisitrice pour punir les élèves. Ils devaient bien se faire soigner quelque part après tout.

Tu haussas un sourcil inquisiteur et réprimas un sourire amusé en la voyant si protectrice de son manuel. L’image de Granger se superposa à celle de ta compagne un bref instant. Tu devinas qu’elle avait sans doute été envoyée à Serdaigle. C’était bien la seule maison qui se montrait studieuse dans cette école. « Tant mieux alors. Je n’avais pas vraiment envie de rentrer tout de suite. Je sors peu et prendre l’air fait du bien. » Tu remarquas immédiatement comment elle s’était animée en parlant de voler. Tu t’illuminas quand elle le mentionna. C’était aussi l’une de tes passions. Tu gardais un souvenir nostalgique de tes longues promenades en balai dans l’immense parc de l’institut. Tu n’étais pas étonné que Viktor Krum ait été recruté dans l’équipe de Bulgarie tout en étant encore étudiant vu que voler à Durmstrang était une institution. Tu avais eu la chance d’être capitaine de l’équipe de quidditch de ton année et avait même rapporté une coupe. Celle-ci trônait encore fièrement sur une de tes étagères. Devenir un grand sportif ne t’aurait pas déplu, mais ça n’aurait pas du tout collé à l’image du fils parfait que ton père essayait de façonner pour toi.

Tu lui souris de compréhension. « Je comprends ce que vous ressentez, j’ai envisagé également d’aller faire un tour en balai avant de prendre la direction du parc. Je suppose que vous faisiez du quidditch ? »   Tu voulais surtout éviter que l’élève te suive jusqu’à tes appartements. Tu n’avais pas besoin d’avoir des groupies devant ta porte à toute heure de la journée. Il n’aurait plus manqué que ça. Elle mentionna l’idée d’emprunter un balai et tu te demandas pourquoi elle n’en avait pas emmené un avec elle. Le tien ne te quittait jamais, notamment parce que voler était ton échappatoire quand tu n’arrivais plus à contrôler ta vie. Après l’annonce de tes fiançailles, tu te rappelais parfaitement avoir pris ton balai et être parti dans les airs pendant plusieurs heures pour réfléchir à tête reposée. Quand tu étais rentré, ta mère était morte d’inquiétude, persuadée que tu avais décidé de t’enfuir et ton père t’avait giflé. Sans dans l’un des seuls contacts physiques que tu ais jamais eu avec lui… «  Vous n’avez pas de balai ? Je suis sur qu’il serait possible d’en emprunter un à Mme Bibine si vous lui demandiez. Ombrage n’a pas à se mêler de ça, nous sommes des adultes après tout. En dehors des heures de travail, nous sommes encore libres de nos mouvements que je sache. » Bien sûr qu’elle serait capable de s’en mêler, tu étais presque étonné qu’elle n’en soit pas encore à placer un traceur sur tous les habitants du château pour les surveiller. Enfin, tu n’allais pas lui donner de mauvaises idées. Merlin savait à quel point pouvoir te déplacer à ta guise était vital. Pour Rogue aussi d’ailleurs puisqu’elle était un mangemort.  De toute façon, Dumbledore était encore directeur, même s’il n’en donnait pas l’air. Tant qu’il resterait en place, tu doutais que Kayla ou quiconque perde son emploi sur ordre d’Ombrage. Tu lui souris gentiment quand elle s’excusa. De toute façon, elle ne pourrait pas faire pire que toi...  « Non au contraire, c’est agréable d’apprendre à connaître un peu ses collègues, non ? Je ne sais pas vous, mais je n’ai pas eu beaucoup de discussions avec les autres professeurs… »  






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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Jeu 20 Fév - 21:56



Hide and Seek

ft. Octavus McKenna


Il devait avoir senti tout comme moi que ce sujet allait être rapidement épuisé et il n’insista pas, ce dont je lui étais reconnaissante. Il changea de sujet et je me raidis un peu. Non, effectivement, le travail ne manquait pas, chaque jour apportant son lot d’élèves mutilés par cette raclure de boursouf toute habillée de rose ; mais je n’étais pas certaine qu’il ne parlait que de cela. Mon objectif sur le long terme était d’intégrer le service des accidents magiques à Ste Mangouste et il y avait une raison pour laquelle j’effectuais mon stage ici : quel meilleur endroit pour être servie en accidents magiques que dans une école de magie ? Les élèves expérimentaient sans cesse, loupaient leurs sorts et potions et se retrouvaient parfois dans des situations extrêmes. Il n’y avait qu’à voir l’exemple le plus courant de l’étudiante qui voulait soigner son acné elle-même et qui finissait par se déplacer le nez autre part que sa place initiale sur le visage. Bien sûr, nous avions aussi des choses plus communes, comme des élèves simplement stressés, fracturés ou enrhumés ; mais vu le contexte, la première chose qui me venait à l’esprit étaient bien les phrases marquées au sang sur les mains des élèves. Terrifiant et j’en avais peur, illégal. Je choisis mes mots avec soin en lui répondant, ne souhaitant pas dire du mal de la grande inquisitrice à voix haute : on avait l’impression qu’elle avait des oreilles partout, celle-là. « C’est vrai qu’on est toujours très occupées, mais bon, c’est notre boulot de soulager les peines des élèves. » Ma mâchoire se crispa un peu, et j’insistai légèrement sur le mot « peine », rapport à la fois à la douleur physique et à la sanction. Je ne m’étalais pas plus sur le sujet, il n’y avait pas grand-chose à dire de toutes façons. Non, je n’approuvais pas les méthodes d’Ombrage, mais je n’avais pas le pouvoir de faire bouger les choses ; je n’étais cependant pas très loin d’aller faire un tour dans le bureau du professeur Dumbledore pour avoir une discussion sur les méthodes pédagogiques de cette bonne femme.
 
Je lui offris un sourire amical et compréhensif quand il s’affirma rassuré de ne pas me déranger. Je ne supportais pas de rester très longtemps enfermée, c’était d’ailleurs pour cela que j’avais choisi cet endroit-là pour étudier, alors je comprenais mieux que quiconque la nécessité de prendre l’air. Je continuais sur ma lancée, partant sur le vol, et je notais à peine son visage qui s’illuminait tellement j’étais prise par ce que je disais ; il fallut qu’il prenne la parole à son tour pour que je le vois. J’affichais un sourire ravi en constatant que je ne l’ennuyais pas et que ç’avait même l’air d’être le contraire. Je me penchais en avant, lâchant mon livre sans m’en rendre compte. « Oui, j’ai été poursuiveuse pendant trois ans et attrapeuse pendant un an juste après. Quitte à avoir l’air de me vanter, je pense pouvoir dire que je me débrouillais pas trop mal ! » affirmais-je avec un léger rire. Je me souvenais que nous avions gagné la coupe la dernière année, ce qui avait constitué le plus beau moment de ma « carrière ». Nous avions une bonne équipe et nous nous étions retrouvés avec des scores honorables les autres années. « Vous étiez joueur dans votre équipe vous aussi ? Je n’ai pas souvenir d’avoir fait un match contre vous…  » Maintenant que j’y pensais, je n’avais pas souvenir d’avoir croisé McKenna une seule fois à Poudlard. Les rumeurs voulaient qu’il ait étudié à Durmstrang, mais je ne les avais écoutées que d’une oreille ; je n’étais pas du genre à croire tous les racontars qui étaient de mode, et ne me fiait généralement qu’à la cible desdits racontars pour démêler le vrai du faux. « Si si, j’ai un Nimbus 2000 – je me suis jetée dessus quand il est sorti, il est pas mal du tout même s’il commence à faire dépassé maintenant – mais je l’ai laissé chez moi en me disant que je ne travaillerai jamais si je l’amenais avec moi… J’ai l’air très fine maintenant ! » Ah, s’il y avait bien un choix que je regrettai, c’était celui-là. Certes, McKenna avait raison, Mme Bibine me laisserait certainement emprunter un balai de la remise, et je me maudis de ne pas y avoir pensé moi-même. Mais l’équipement de l’école était vieux et usé, et j’aimais autant avoir mon propre balai. En ce qui concernait Ombrage, je ne répondais pas, me contentant de hocher la tête sur le côté d’un air pensif. Je doutais qu’on ait une réelle liberté de mouvement et de parole, même en faisant partie du personnel de l’école, et même si c’était en dehors de nos heures de travail ; mais je n’allais pas exprimer ces doutes à voix haute pour les mêmes raisons que je n’avais pas commenté ses méthodes de sanction tout à l’heure. Il m’adressa un sourire aimable en réponse à mes excuses, m’affirmant qu’il était heureux d’en apprendre plus sur moi. J’acquiesçais en lui rendant son sourire. « Oui, c’est vrai que je n’ai pas beaucoup l’occasion de leur parler non plus. En dehors des repas à la grande salle, je vois surtout des élèves et mme Pomfresh, mais avec elle on parle surtout médicomagie.  » Je ramassais mon manuel au passage, comme pour appuyer mon propos. « De toutes façons, la situation est un peu bizarre, la plupart des autres professeurs m’ont eue comme élève il y a quelques années, et ils ont eu mon frère et ma sœur après en plus, j’imagine que j’ai encore l’air d’une enfant pour eux… » Une grande enfant, qui avait maintenant ses propres appartements et une chaise à la table du personnel. Je n’aurai jamais cru auparavant revenir à Poudlard, et même si les choses avaient changé, j’avais un peu le sentiment de rentrer à la maison après de longues vacances épuisantes. Je lui lançais un regard intrigué. « J’aurai cru que vous ne les voyez pas parce que vous ne sortez pas de votre tour, mais je vois bien que ce n’est pas le cas…  » Une lueur amusée passa dans mon regard, avant que je reprenne mon sérieux. « Si vous me permettez cette indiscrétion, comme ça se fait que vous ne parliez pas tant que ça aux autres professeurs ? Je me doute qu’ils ne sont pas tous commodes, mais la plupart d’entre eux sont quand même assez accessibles, non ? »


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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Sam 22 Fév - 11:15


Hide & seek





Tu la sentis se crisper quand tu mentionnas indirectement Ombrage. Tu n’étais pas le seul à ne pas supporter cette vieille bonne femme. En même temps, personne dans le château ne devait l’apprécier. Elle restait l’espionne du Ministère, bien piètre image donnée par le Ministre. Enfin, en choisissant une carrière de médicomage, on s’attendait à devoir soigner des catastrophes. Cela dit, personne n’aurait pu prévoir la torture d’élèves à la liste d’accidents à soigner. Tu voyais l’intérêt de faire ses armes dans une école quand on était en formation de médicomagie. Tant de catastrophes pouvaient avoir lieu, c’était une formation diversifiée. Elle était prudente sur sa façon de prononcer ses opinions, contrairement à toi. « Oui, j’imagine que c’est l’une de vos préoccupations premières depuis quelque temps. » Tu ne comprenais toujours pas pourquoi le directeur n’était pas intervenu pour l’arrêter. Tu craignais qu’il n’ait en fait plus aucun pouvoir dans le château, qu’il soit l’équivalent de la reine d’Angleterre moldue.  

Tu n’étais pas contre te changer les idées. Elle n’était pas comme les autres filles que tu côtoyais. Elle n’était pas intéressée physiquement par toi et c’était pour cela que tu te permis de te détendre et d’apprécier une réelle conversation pour une fois. Peut être que vous pourriez devenir amis avec le temps. En tout cas, vous aviez au moins un gros point commun avec le quidditch. Tu aurais tout aussi bien pu devenir professeur de vol avec ta passion pour ça. Kayla sembla en oublier totalement ses révisions ce qui te fit plaisir. Parler de quelque chose d’agréable allait te permettre d’oublier l’espace d’un instant tes soucis. Tu n’avais pas à t’inquiéter de ce que tu allais dire, peser tes mots soigneusement pour éviter d’avoir des questions auxquelles tu ne voulais pas répondre. « Je suppose que vous avez gagné la coupe des quatre maisons avec votre équipe ? Quelle maison au fait ? » Tu ne la voyais pas chez les Gryffondors étrangement, ni Serpentard.  Elle parlait avec tant de passion du quidditch que tu ne comprenais pas pourquoi elle n’avait pas eu envie de se lancer dans une carrière sportive au lieu de la médicomagie. « Vous n’avez jamais eu envie de choisir une carrière dans le quidditch ? » En fait, tu supposais que la même question aurait pu s’appliquer à toi, mais tu n’étais pas si bon que tu aurais pu devenir joueur professionnel. Tu n’étais pas un Viktor Krum. De plus, tes parents ne t’auraient jamais autorisé à poursuivre ce genre de carrière, ce n’était pas assez prestigieux et correct pour une McKenna. Tu souris à sa question. Tu avais été doué dans ton poste, pas effrayé à l’idée du danger. Tu avais même été élu capitaine pour tes deux dernières années. Vous aviez remporté deux fois le trophée, une bonne expérience. Si le tournoi des trois sorciers avait été remis en place plus tôt, tu aurais peut être pu la rencontrer, mais elle semblait plus jeune que toi. Tu avais toujours été doué pour jauger l’âge des femmes que tu côtoyais.

« En effet, j’ai été gardien pendant cinq ans. Vous ne risquez pas de vous souvenir d’avoir joué contre moi, nous n’avons pas le même âge, et de toute façon, je n’ai pas fait ma scolarité ici… j’étais à l’Institut Durmstrang. » Tu espérais que ça n’allait pas la refroidir. Tu étais très fier d’aller à Durmstrang, mais les gens d’ici avaient tendance à avoir peur que tu finisses par devenir un mage noir quand tu en parlais. Ils n’avaient pas forcément tort, tu en étais devenu un, mais pas à cause de l’Institut, non ton père était complètement coupable de ce fait. Tu ne mentionnais pas tes origines directement. Autant les laisser s’interroger. « Je comprends, c’est tellement tentant de s’échapper au lieu de travailler. Voler a le don de vous libérer. Vous pourriez sans doute aller le récupérer durant un week-end. Je me doute que les balais qui servent aux cours de vol ne doivent pas être de première jeunesse. » Quand tu assistais aux matchs de quidditch de l’école, tu étais nostalgique. Cela te donnait envie de repratiquer le quidditch. Avec tes amis, tu reformais parfois une équipe pour faire des matchs amicaux et c’était libérateur. Cependant, tu n’avais pas pu t’empêcher de remarquer les pratiques d’une des équipes, vous n’aviez jamais été jusqu’à tricher honteusement comme les serpentards pour remporter des points.

Tu acquiesças quand elle te dit qu’elle non plus ne discutait pas beaucoup avec ses collègues. Effectivement, le métier d’infirmière était assez prenant ces derniers temps. Ombrage avait semé le chaos et les élèves semblaient plus enclins à s’attaquer, tu l’avais remarqué. Quand tu avais pris ton poste, tu n’avais pas réalisé les rivalités entre maisons, surtout entre les serpents et les lions. Tu supposais que ça n’avait rien d’étonnant au final, vu que les serpentards étaient en majorité les parfaits prototypes du futur mangemort. « J’imagine que c’est étrange. Difficile sans doute de savoir comment les traiter. J’ai toujours eu du mal à cesser d’utiliser le ’’professeur’’ quand je renvoyais mes anciens enseignants, même ceux qui sont devenus des collègues par la suite. » Tu étais bien content de ne pas avoir ces problèmes. Tu aurais fini par t’habituer évidemment, tu n’étais plus en formation contrairement à Kayla. Cela devait rendre les choses plus difficiles pour elle.

Tu paniquas un bref instant quand elle mentionna ton absence de conversation avec tes collègues. Qu’étais-tu censé répondre ? Tu étais bien trop occupé à espionner Rogue et les Gryffondors pour apprendre à connaitre tes collègues. « Oui, il m’arrive d’en sortir contrairement à ma collègue de divination. » Un petit rire t’échappa quand tu repensas à Trewlawney. Elle était très excentrique, un peu effrayante aussi. Tu n’aimais pas rester seul avec elle, peut être par peur qu’elle puisse détecter tous les cadavres que tu cachais dans ton placard ? Votre seule rencontre s’était conclue par un « Je vois des problèmes de cœur dans un avenir proche » quand tu avais fait l’erreur de lui serrer la main. « Et bien, disons que nous vivons en décalage. Je fais cours la nuit. Je suis rarement dans la salle des professeurs en même temps qu’eux et je ne suis pas encore assez confortable pour entamer une conversation personnelle dans la grande salle vu qu’on ne peut pas parler réellement librement. » Tu répondais quand on t’adressait la parole et tu étais toujours très sympathique, mais tu n’aimais pas vraiment t’immiscer dans les conversations de tes collègues. À part discuter du temps ou des élèves quelques fois, tu n’avais pas eu la moindre conversation personnelle. Cela te convenait en quelque sorte, mais avoir quelqu’un que tu puisses appeler ‘ami’ te manquait.




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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Sam 22 Fév - 22:30



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Il avait saisi le sens caché de mes paroles et j’affichais un sourire crispé en guise d’affirmation. Je voyais beaucoup trop de ces horreurs pour trouver cela ne serait-ce que vaguement amusant. J’étais venue là pour soigner des accidents magiques, pas pour soigner des torturés qui risquaient de se retrouver traumatisés. Imaginez les premières années, qui débarquaient en s’imaginant l’endroit rêvé et se retrouvaient avec des colles aussi sadiques… Je me disais régulièrement que si j’avais un enfant qui étudiait à Poudlard, en ce moment, je le retirerais de l’école et l’enverrai à Beauxbâtons. Le choc culturel serait rude, mais au moins je ne retrouverai pas mon gamin cicatrisé de partout quand il rentrerait pendant les vacances. J’en avais parlé un peu à mon père, apparemment cette Ombrage était une alliée du Ministre. Je trouvais leur stratégie étrange. Si je voulais empêcher une rumeur, essayer de la taire par la force m’aurai semblé être la pire option possible, car elle signifiait qu’on redoutait quelque chose ; ce n’était pas un comportement qui inspirait la confiance non plus. Et qui allait-on croire, si on ne pouvait plus faire confiance au Ministère ? Ceux qui leur faisaient opposition. Même si le retour de Voldemort ne m’apparaissait pas impossible, j’avais du mal à y croire ; il n’empêchait qu’avec une situation comme ça, Dumbledore me semblait être la personne la plus sensée, et non pas le Ministre et ses collègues.
 
Heureusement, notre conversation avait viré sur un sujet bien plus agréable et je me laissais aller à dévoiler des parcelles de ma véritable personnalité. Je me montrais plus détendue, plus souriante, plus chaleureuse, et ça faisait du bien. J’avais eu toute la semaine des gamins qui passaient leur temps à se plaindre –même si souvent, c’était avec raison -  entre deux séances de révision et de rattrapage de cours ; l’état de mes nerfs commençait à s’en ressentir et je sentais que ce moment allait être ce qu’il me fallait pour repartir du bon pied pendant un certain temps. De ce que j’observais, même s’il gardait un air calme, il avait l’air d’apprécier aussi la discussion et j’eus le sentiment ridicule d’avoir accompli une mission de la plus haute importance. « Serdaigle, les meilleurs ! » répondis-je avec un sourire. Je ne m’attardais pas sur le fait que j’avais presque été répartie à Gryffondor. Je pouvais ressentir encore aujourd’hui le temps qui s’éternisait, les regards intrigués des autres élèves pendant que le Choixpeau baragouinait pour lui-même. » On a eu la coupe oui, l’année où j’étais attrapeuse.  Malheureusement on a toujours eu quelques différents avec les Serpentards les autres années. » J’eus un reniflement méprisant en pensant aux tricheries éhontées de mes anciens camarades vert et argent, qui, de ce que j’avais compris, étaient toujours d’actualité. Je pris le temps de réfléchir à ma réponse quand il me demandait pourquoi je n’avais pas choisi d’en faire mon métier. « J’imagine que je vois plus ça comme un moyen de me passer les nerfs, une bonne séance en fin de semaine pour me défouler, vous voyez de ce que je veux dire ? Même si j’adore ça, je ne pourrai pas en vivre. Et puis je ne me vois pas faire autre chose que de la médicomagie, maintenant que je suis dedans. » C’était un choix que d’autres ne comprenaient pas et ne pouvaient pas comprendre ; mais à partir du moment où je m’étais décidée, j’avais su que j’avais trouvé ma voie. Aider les autres avait toujours été une seconde nature chez moi, et j’avais aussi l’estomac assez accroché pour voir des spectacles qui feraient s’évanouir d’autres ; en plus de ça, j’étais une vraie tête de mule, une fois quelque chose de décidé, je me donnais tous les moyens de l’atteindre. J’étais la candidate parfaite et malgré les moments difficiles que cela impliquait, je souhaitais me donner à fond dans ce métier-là.
 
Je l’interrogeais à mon tour sur le même sujet, vu qu’il avait l’air enthousiaste lui aussi. J’écarquillai les yeux de surprise quand il me dit qu’il venait de Durmstrang ; on ne lui entendait aucun accent, à part un léger fond écossais. Une fois le coup de la surprise passée, mon intérêt se raviva et je brûlais d’envie de l’interroger sur les différences entre les écoles. J’étais arrivée une année trop tard pour m’entretenir avec les étudiants étrangers, et je n’avais pas eu l’occasion d’en rencontrer autrement, même lorsque j’avais habité en France. Je me contentais d’un « Ah, vraiment ? Ca doit vous faire étrange alors de venir à Poudlard alors, non ? » en espérant qu’il ait assez envie de parler pour développer plus avant ; je n’avais pas l’intention de l’assommer avec un interrogatoire en règle, ce que j’étais capable de faire quand ma curiosité était piquée.
« Oui, je pourrai sans doute faire ça. La prochaine fois que je rentrerai pour un examen, j’imagine. Comme vous l’avez deviné, les balais de l’école ne le valent pas… Ils se servent en général pour les cours de vol des premières années, donc on les met sur des Etoiles Filantes complètement dépassés. C’est assez drôle à voir, d’ailleurs. » C’était d’ailleurs quelque chose que j’aimais beaucoup faire à l’époque, regarder les premiers cours de vol des premières années. Ce n’était pas très gentil mais ils se blessaient rarement, et puis ça faisait toujours une bonne séance de rigolade.
 
Je hochais la tête à l’affirmative, me reconnaissant dans ce qu’il disait. « Oui, c’est exactement ça. Et j’ai l’impression que la réciproque est vraie aussi. Après j’imagine que c’est juste un temps d’adaptation, mais en attendant c’est un peu bizarre. » Oui, on pouvait dire que c’était bizarre ; j’avais déjà réussi à enchainer les moments gênants et j’avais la nette impression que ce n’était pas terminé. J’étais soulagée de savoir que je n’étais pas la seule à avoir ressenti ça.
Je pouffais de rire à sa plaisanterie sur Trelawney. Ah, celle-là, c’était un specimen, j’avais fait l’erreur de prendre  sa matière en option et j’avais vite laissé tomber. Elle n’était rien d’autre qu’un charlatan, une pauvre femme seule qui avait besoin de se faire remarquer à tout prix et j’éprouvais presque de la pitié pour elle. Je l’écoutais et affichait un air compréhensif. C’était vrai qu’exposé comme ça, la sociabilisation paraissait une affaire complexe. Je pris néanmoins un air pensif. « Pardonnez ma franchise, mais, vous ne vous sentez pas un peu seul du coup ? Je veux dire, si votre quotidien se résume à esquiver des élèves insistantes et parler météo avec le professeur Chourrave, ça doit pas être très rigolo tous les jours… » J’omettais royalement le fait que mon quotidien était semblable, car je m’en accommodais fort bien ; et puis je venais d’arriver, il fallait que je mette une routine en place. McKenna en revanche était là depuis le début de l’année et même si je ne le connaissais pas plus que cela, notre conversation me l’avait fait paraître fort sympathique et je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter légèrement pour lui s’il était aussi isolé. C’était dans ma nature, je ne pouvais juste pas supporter d’avoir quelqu’un qui avait besoin d’aide ou de malheureux sous les yeux et ne rien faire. Je m’inquiétais pour tout et n’importe quoi et je me sentais obligée de vérifier que tout allait bien pour tout le monde.


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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Dim 23 Fév - 20:12


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Tu trouvais l’idée de tenir une conversation avec un adulte pour changer plus qu’appréciable. Tu passais tes journées entouré d’enfants, de filles en majorité et on aurait pu penser que la compagnie d’une autre femme, même adulte, t’aurait répugné, mais non, pas Kayla et si en plus tu pouvais discuter d’un sujet un peu plus léger que la guerre qui s’annonçait, c’était encore mieux. Tu voyais régulièrement Voldemort pour lui rendre compte de tes progrès et ce n’était pas le genre de rencontre que tu attendais avec impatience. C’était plutôt tout le contraire. Jamais ta maîtrise de l’occlumentie ne t’avait été aussi utile. Tu pouvais en dire autant de Dumbledore qui avait le don de voir à travers vous. L’effet n’était pas le même sur toi, il ne t’avait pas connu enfant comme la majorité des autres personnes qu’il côtoyait. Tu profitas donc avec bonheur de l’occasion que t’avait offerte Kayla sans le savoir. Tu te sentais en confiance pour une fois, pas obligé de réfléchir à ce que tu allais dire avant de parler, ni de contrôler les muscles de ton visage. Tu te sentais bien. Quand elle t’annonça son ancienne maison, tu ne fus pas vraiment surpris. Serdaigle semblait lui aller comme un gant. Ils étaient de loin les meilleurs élèves de ta classe, Granger exclue. Tu lui fis un sourire amusé. Le concept des quatre maisons avait toujours été une énigme pour toi. La concurrence amicale n’existait pas. Pourquoi diviser les gens au lieu de les unir ? Durmstrang n’avait pas de maisons, vous étiez répartis par année. De toute façon, la compétition était toujours encouragée, maison ou non.

Gagner la coupe de quidditch restait un souvenir inoubliable pour tout élève. ça restait l’un de tes plus beaux moments. Tu pouvais comprendre l’intérêt dans le cadre des quatre maisons de l’emporter. Cette année, le championnat serait très différent. Ombrage avait institué tellement de règles. Gryffondor avait bien failli ne pas recevoir l’autorisation de jouer. « Vous deviez être une sacrée joueuse. Peut-être qu’on aura l’occasion de jouer ensemble un de ces jours. » Tu lui fis un sourire plein d’entrain. Tu aurais vraiment aimé avoir l’occasion de jouer au quidditch. Ton ancienne équipe te manquait. Peut être que tu pourrais en monter une ici au château, mais il aurait fallu suffisamment d’adultes capables et volontaires pour jouer. Vous risquez d’avoir quelques difficultés pour ça. Peut être qu’avec seulement un poursuiveur et un gardien ce serait faisable. C’était une idée à discuter en tout cas. Tu n’étais pas sûr qu’Ombrage l’autorise. Tu fus un peu surpris que les Serpentards soient également en conflit avec les Serdaigles, tu pensais que la rivalité était exclusivement entre eux et les lions. « J’ai l’impression qu’ils n’ont pas particulièrement bonne réputation parmi le corps enseignant. » Tu te gardas bien de faire un autre commentaire. Tu aurais sans doute été réparti chez eux si tu avais dû aller à Poudlard. C’était une maison qui ressemblait beaucoup au comportement standard de l’élève de Durmstrang.

« Oui, je comprends. J’aurai peut être eu peur de me lasser si j’avais eu la chance de devenir un professionnel, que le loisir devienne juste un job et perde son côté distrayant et libérateur. C’était une vocation la médicomagie ou pas du tout ? » Beaucoup d’enfants suivaient la trace de leurs parents. La médicomagie en particulier était suffisamment spécifique pour que les gens qui décident de se spécialiser dedans ait soit un membre de leur famille déjà médicomage ou alors une raison personnelle de se lancer dans cette voie. C’était un métier très noble, soigner les autres et les soulager de leurs souffrances. Ça devait être difficile psychologiquement de tenir. Bien sûr, ce n’était pas la même chose que les médicomages moldus qui étaient littéralement des bouchers à tes yeux. Et après, on se demandait pourquoi certains sangs purs avaient des préjugés contre eux. Les sorciers n’avaient jamais cherché à exterminer une partie de leur population. Enfin, sauf Voldemort… Tu ne reviendrais pas sur ce sujet. Mieux valait garder la tête pleine de pensées positives pour changer.

Tu vis bien que tu l’avais surprise quand tu avais avoué avoir fait ta scolarité en Russie. Tu lui fis un petit sourire amusé. Tu n’étais pas vexé. Tu restais un écossais pure souche, même si la Russie était ta nouvelle patrie. Une étincelle de curiosité s’alluma dans les yeux de ta collègue et tu t’attendis à la question qui allait suivre. Ça ne te dérangeait pas du tout de parler de ton ancienne école. Au contraire, elle ne semblait pas te juger pour avoir été dans un établissement enseignant la magie noire donc tu serais ravi de lui parler de l’Institut. « Un peu pour être honnête. Même si mes parents m’avaient parlé de l’école, je n’arrivais pas à imaginer ce qui m’attendait. D’un autre côté, contrairement à vous, je n’ai pas à me soucier d’avoir été leur élève. Ils ne me connaissent pas. C’est assez appréciable en fin de compte. » Tu n’avais pas de réputation à tenir excepté celle que ton orgueil t’imposait. Tu n’avais pas laissé de souvenirs positifs ou négatifs sur eux. Kayla devait avoir la tâche difficile de s’éloigner de ce souvenir qu’elle avait été en étant élève pour se construire en tant qu’adulte. Tu poursuivis ton avis sur ton école. Tu en étais fier et tu comptais bien le montrer. Bien sûr, tu n’allais pas critiquer Poudlard, même si tu n’en pensais pas moins, c’était tout de même l’endroit qui t’employait. « Durmstrang est très différent. Je pense que chaque école à des points positifs, mais je n’échangerai pour rien au monde mes années d’études à l’Institut. » Elle semblait curieuse. Peut être que Kayla aussi aimait voyager. Tu étais intarissable sur le sujet. Tu adorais découvrir de nouveaux pays et rencontrer différentes cultures. Cela pouvait sembler étrange vu que tu n’aimais pas les moldus. « Et vous, avez-vous voyagé ? »


« Cela peut se comprendre vu le danger qu’est le vol au début. Chez nous, tous les élèves achètent un balai pour leur première année, ils maitrisent tous le vol avant d’arriver à Durmstrang. »
Tout est fait pour encourager la pratique du vol en balai en Russie. Tu te rappelles avec exactitude le temps passé à faire des courses entre étudiants à travers les montagnes. Vous aviez la chance d’avoir un paysage diversifié. « Vous allez finir par vous habituer. Tout le monde a un jour été l’élève de quelqu’un. » Tu avais entendu que Dumbledore avait enseigné à McGonagall durant ses plus jeunes années. Ils s’entendaient très bien, donc cette pudeur initiale devait être surmontable. Tu fus soulagé de voir qu’elle riait à ta blague sur la prof de divination. Certaines de tes élèves étaient fanatiques de cette professeure loufoque et tu savais mieux qu’ouvrir la bouche en leur présence. Kayla était une serdaigle, elle était trop rationnelle pour confier son destin à la divination. Tu pris un air un peu pensif quand elle te demanda si tu te sentais seul. En vérité, tu n’avais jamais été autant entouré qu’aujourd’hui, mais paradoxalement tu n’avais effectivement jamais été aussi seul. Parler aux élèves n’était pas considéré comme de la socialisation, tu ne pouvais pas devenir leur ami même si tu l’avais voulu. Tu manques de sourire quand elle résume assez fidèlement ton quotidien, excepté le cas que représente Aloisia. Il te convient parce que c’est ta mission qui le veut, mais comparé à ta vie d’avant... « Je suppose que c’est une question d’habitude. J’ai le temps de m’occuper de moi, de faire de la recherche ce qui n’était pas le cas avant. C’est différent, mais pas désagréable. Parler à quelqu’un parfois me manque c’est vrai, ne serait-ce que me plaindre de mes élèves à quelqu’un de neutre… Je devrais sans doute engager la conversation avec Mme Bibine la prochaine fois, au moins nous aurons un sujet de conversation. » Tu lui fais un sourire amusé avant de reporter les yeux sur le lac.  




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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Mar 25 Fév - 21:45



Hide and Seek

ft. Octavus McKenna


Le quidditch, quel sujet pouvait rapprocher les sorciers entre eux mieux que le sport préféré de cette communauté ? Nous étions à peine quelques dizaines de minutes auparavant deux personnes totalement étrangères l’un de l’autre et voilà que maintenant, nous parlions comme deux vieux amis. Jouer me manquait, l’équipe que j’avais formée avec mes anciens camarades aussi ; on s’écrivait à l’occasion, mais nous n’avions pas le temps de nous reformer le temps d’un match amical et j’en étais souvent déçue. Je volais parfois avec mon frère et ma sœur, mais ça n’avait rien à voir avec l’adrénaline d’une vraie compétition. En reparler avec McKenna faisait ressortir ce manque et j’avais hâte de voir ce que donnerait le championnat de Poudlard cette année, même si je n’y assisterai que depuis les gradins. D’autant que le sujet avait déjà fait polémique ; McGonagall m’avait confié que l’équipe de Gryffondor avait bien failli ne pas être autorisée à jouer… Cette vieille chouette mal lunée d’Ombrage fourrait décidément son nez partout et surtout dans ce qui ne la regardait pas.

Je sentis mes joues rosir légèrement sous le compliment. « Avec plaisir. » répondis-je sobrement. Ce ne serait en effet pas de refus , voler seule n’avait pas le même attrait qu’avec un visage amical à ses côtés. « Disons qu’ils n’hésitent pas à faire ce qu’il faut pour arriver premier partout. Après je n’ai pas vraiment un avis objectif sur la question. » admis-je en toute honnêteté avec un haussement d’épaules. Je savais que tous les serpentards n’étaient pas prédestinés à devenir des mages noirs, mais quand on voyait le comportement de la majorité d’entre eux, on pouvait se poser des questions sur leur avenir en effet. Quoi que maintenant, je ne devais plus faire part d’aucun favoritisme ou défavoritisme envers quelque maison que ce soit : je soignais qui venait à l’infirmerie, point final.
J’hochais la tête avec vivacité, ravie qu’il comprenne ce que je voulais dire. Tout le monde ne comprenait pas ça ; tout le monde n’avait pas ce sentiment qu’à force de trop vouloir profiter de ses loisirs, on risquait de s’en lasser aussi vite que de son quotidien routinier. J’aimais pratiquer à petite dose et être plus qu’heureuse à chaque fois que j’enfourchais mon balai plutôt que d’en faire trop et avoir le sentiment d’être obligée à voler, et je me contentais largement de ça. « Voilà, c’est exactement ce que je voulais dire. Je n’ai pas envie de me retrouver obligée, entre guillemets, à monter sur un balai alors qu’à la base, c’est ce qui me sert à respirer un peu. » Je me mordillais l’intérieur des joues en entendant la question qui suivit. « Pour être honnête, pas vraiment. Je suis arrivée en cinquième année sans trop savoir ce que je voulais faire. J’ai enchainé les entretiens, les rendez-vous, etc. et c’est là que j’ai eu le déclic. Je n’ai pas changé d’avis en dix ans, donc j’imagine que je ne me suis pas trompée. » J’esquissais un sourire amusé. « Et vous alors, professeur d’astronomie, c’était ce que vous vouliez faire absolument ? » Je lui lançais un regard curieux, ravie d’en apprendre plus sur mon collègue.

Je me demandais également comment il en était arrivé de Durmstrang à Poudlard ; le goût du voyage, de la découverte sûrement. J’écoutais avec attention lorsqu’il me répondit sur le sujet, l’air compréhensif. « J’aurai bien aimé voir à quoi ça ressemble. J’étais très déçue de louper les étudiants de là-bas, l’année dernière. »  Je me fis interroger à mon tour. « J’ai vécu jusqu’à mes 10 ans en France, autrement je n’en ai pas eu l’occasion. Peut-être quand j’aurai finit mes études, juste avant de me mettre à travailler… » La culture française faisait part intégrante de ma personnalité, et découvrir d’autres pays et cultures avait toujours fait partie de mes ambitions, bien que je ne l’ai jamais fait. Bonne étudiante, je n’avais pas perdu de temps ; mais un long voyage s’imposait quand j’en aurais terminé, ne serait-ce que pour faire une pause dans le quotidien.  « Vous avez fait beaucoup de pays, à part la Russie ? » Je repris une expression curieuse ; j’aimais entendre des histoires concernant des pays étrangers.

Je levais un sourcil étonnant en découvrant cette pratique de l’Institut de Durmstrang. Bon, j’avais été élevée par des sorciers et donc j’avais su voler avant d’arriver à Poudlard, mais les règles de l’école étaient strictes sur ce point : aucun première année ne ramenait son balai, tout le monde partait sur un pied d’égalité. Je m’interrogeai en silence sur les raisons d’une telle décision, même en sachant que cette école était exclusivement réservée aux sangs-purs, je n’aurai pas cru que l’Institut se démarquerait à ce point. J’étais, et je m’en rendais maintenant compte, assez naïve quant au reste du monde.

Je lui offris un sourire reconnaissant quand il répondit à ma petite tirade sur l’étrangeté d’avoir comme collègues ses anciens professeurs ; j’étais d’accord avec lui, ce n’était qu’un moment à passer… Mais j’avais hâte qu’il passe, que je sois pleinement intégrée dans le corps enseignant. J’avais peur que la fin de mon stage arrive trop vite pour que ce moment arrive, peur irrationnelle car j’avais l’impression que les professeurs allaient se serrer les coudes entre eux à cause de la présence de la secrétaire du Ministre. Je ne pouvais pas les en blâmer, la vieille pie se débrouillait pour avoir des avantages grâce aux Ministre sur les autres professeurs qui étaient proprement scandaleux.
Je modifiais ma position, m’asseyant en tailleur tandis qu’il réfléchissait à ce que je lui demandais. Je répondis du même sourire lorsqu’il dit qu’il devrait peut-être en parler à Mme Bibinne. « Elle vous répondrait sûrement que tous les élèves sont des incapables et qu’ils passent leur temps à désobéir, je pense. » Je tournai moi aussi mon regard vers le lac. Un tentacule du calmar géant flottait à la surface et je m’amusais du spectacle. J’hésitai un peu avant de reprendre la parole. « A la limite si vous voulez, vous pouvez vous plaindre auprès de moi. Je comprendrai très bien, je pense que j’en aurai des belles à vous raconter aussi. » Je retournai la tête vers lui, un sourire sarcastique aux lèvres, espérant qu’il ne se méprenne pas sur ce que je lui proposais.


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MessageSujet: Re: Hide and Seek - Octavus & Kayla   Mer 26 Fév - 12:13


Hide & seek






Le quidditch était le langage universel des sorciers, leur fierté nationale. Ceux qui n’aimaient pas ça étaient malades. C’était le seul sport que vous aviez dans le monde sorcier. Il aurait dû rassembler les foules. Tu avais eu la chance d’assister à la coupe du monde de quidditch avec tes amis comme récompense pour votre fin de scolarité et cela restait un moment inoubliable. Voler te libérait, tu ne pensais plus à rien, tu ressentais tout simplement. Ca te manquait de partager ça avec quelqu’un. Tu t’interdisais d’aller sur le terrain quand les élèves y étaient. Tu n’étais pas leur ami, ils ne devaient pas l’oublier. C’était donc difficile de profiter réellement des bienfaits du quidditch ces derniers temps. Tu étais curieux de jouer avec Kayla. Elle semblait compétitrice elle aussi, ce serait intéressant de voir ce que ça donnerait. Avant tu allais évidemment t’assurer qu’il n’y avait rien d’illégal à utiliser le terrain destiné normalement aux élèves pour se détendre. Tu préférais assurer tes arrières avec la présence encombrante d’Ombrage. Tu n’avais pas besoin qu’elle se mette en tête de te faire tomber. Elle semblait être le genre de personne à être rancunière. Elle accepta ce qui te fit sourire.

Tu savais qu’avoir son avis sur une maison n’était pas vraiment approprié quand on était professeur. Tu avais au moins l’avantage de ne pas avoir été directement impliqué dans les guerres entre maisons en étant élève. Kayla avait un peu plus de retenue que toi sur le sujet. Tu ne critiquais pas les Serpentards, ils étaient tes élèves les plus doués après les Serdaigles. Ça n’était pas une généralité bien sûr. Granger était bien chez les Gryffondors et elle avait du talent, même si elle était insupportable. Tu gardais tes observations pour toi, mais certaines maisons semblaient plus aptes à travailler dur que d’autres. Ce n’était pas parce que ta matière n’était pas un domaine clef de la magie qu’il fallait la prendre à la légère. La description de Kayla te fit penser à Aloisia. Elle avait de l’ambition à revendre c’était certain.

Tu regrettais de ne pas avoir engagé la conversation avec la jeune femme plus tôt. Voilà qui aurait eu le don d’égayer tes journées passées à éviter certaines de tes élèves. Si Kayla était aussi sympathique, il était tout à fait possible que les autres membres du corps professoral le soient aussi. Tu les avais peut être jugés trop vite. Tout le monde avait besoin de la compagnie d’autres êtres humains, tu ne faisais pas exception à la règle. Vous aviez pas mal de points communs tous les deux. Peut-être que vous pourriez devenir amis ? Elle n’était qu’en stage, elle ne resterait pas plus d’un an, mais tu n’étais pas parti pour retourner en Russie dans un avenir proche donc tu allais devoir faire des efforts pour sympathiser avec tes camarades britanniques en attendant. « Oui, je partage tout à fait ce sentiment. Et puis, il y a une telle pression quand on joue à un niveau national… »  Tu étais curieux, ce n’était peut-être pas convenant de lui demander si elle avait toujours voulu devenir médicomage. Enfin, c’était toujours mieux que de demander de quel sang elle était. Si elle finissait par être une sang de bourbe, tu allais tomber des nues. Pourvu que ce ne soit pas le cas. Tu pensais vraiment que vous pourriez bien vous entendre tous les deux.

« Effectivement, c’était visiblement un bon choix. C’est assez rare d’avoir une vocation dès l’enfance et de ne pas en changer ensuite. »  Quand elle t’interrogea à son tour, tu gardas le silence brièvement. Tu n’étais pas sûr de tout ce que tu voulais lui dire sur le sujet. Ça restait encore délicat pour toi d’en parler. Devais-tu utiliser Aloisia comme excuse, rester vague ? Tu te remémoras une conversation similaire que tu avais eue avec Granger au début de l’année. Est-ce que tu allais lui servir les raisons habituelles, envie de changement, de transmettre ton savoir, de retourner dans ton pays de naissance aussi… Tu avais dû revoir tes plans pour le moment, mais tu savais que tu retournerai en Russie un jour. Tu te sentais vraiment chez toi dans ce pays. Tu avais toujours aimé l’astronomie et ce n’était pas comme si tu pouvais vraiment enseigner la magie noire dans cette école. « Je suppose que l’astronomie est un peu comme le quidditch, un moyen de m’évader et de rêver un peu. Les étoiles sont les seules choses qui nous sont intouchables malgré nos pouvoirs, ça a quelque chose de fascinant, donc ça me plait beaucoup. Ce serait fantastique si on pouvait voyager si loin. Peut-être qu’un jour ce sera possible… »  C’était une réponse de rêveur, un côté qui existait enfoui en toi, réprimé par des années à batailler pour avoir le choix et éviter ton destin. C’était ce que représentait la Russie pour toi, c’était ton american dream à toi. « Oui, à un an près. Quel dommage qu’ils n’aient pas réinstitué le tournoi plus tôt. Vous devriez aller en Russie si vous avez l’occasion. C’est vraiment un pays magnifique. Pour Durmstrang, j’ai bien peur que la paranoïa qui existe entre les écoles vous en empêche. »  Le fait de cacher la localisation des écoles était connu par tous. Tu avais eu la chance de visiter deux écoles ce qui était déjà énorme. Tu adorerais voir à quoi ressemblait Beauxbâtons ou Salem. Quand elle mentionna avoir vécu en France, tu lui fis un sourire ravi. Tu y étais allé un certain nombre de fois pour le travail et pour le plaisir. Les petites françaises aimaient beaucoup les anglais. « Quelle chance. La France est un pays magnifique. »  

Tu ris légèrement quand elle te demanda si tu avais visité beaucoup de pays. Tu ne pouvais pas te vanter de les avoir tous fait, il y en avait trop, mais tu avais quand même un beau palmarès. « J’ai fais un tour du monde d’un an après la fin de ma scolarité. Ensuite, mon travail m’a permis de continuer de voyager un peu partout. J’ai du mal à rester posé dans un seul endroit trop longtemps. J’essaie de visiter un pays chaque année pour mon plaisir. »  Tu aimais la Russie, Saint Petersbourg était une ville extraordinaire bien que les moldus soient complètement fous, mais tu ne te voyais pas ne pas voyager. C’était la différence entre avoir un endroit qui vous attendait quand vous passiez votre temps dans différents pays et déménager sans cesse. Tu aimais la Russie, mais tu voulais aussi voir le reste du monde. «  Je pense que le pays que j’ai le plus aimé a été l’Islande. Les aurores boréales sont particulièrement spectaculaires. »  Pour ça, l’Ecosse était aussi un endroit vraiment magnifique. Vous aviez des paysages superbes. Proposait-elle réellement que vous soyez amis ? Tu savais que tu n’aurais pas forcément été lui adresser la parole dans la grande salle, même si tu en avais eu envie. Tu lui souris. « Ce sera avec plaisir si vous êtes sûre que ça ne vous ennuie pas. Et si vous voulez un peu de compagnie pour voler, pensez à moi... » Tu ne voulais pas t’imposer à elle comme tu venais déjà de le faire. C’était très gentil à elle de te proposer ça. Il était vrai que tu n’avais pas vraiment beaucoup de personnes à qui parler. « J'espère avoir l'opportunité de continuer cette discussion bientôt. » Tu lui fis un léger sourire avant de finir par te relever. Il était temps que tu rentres au château. Murdoch devait avoir abandonné la partie depuis un certain temps. Par sécurité, tu filerais directement dans tes quartiers.


The end




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