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 William - Tentative d'approche.

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Angelina Johnson
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MessageSujet: William - Tentative d'approche.   Sam 22 Fév - 20:53

« Angelina, dépêche-toi un peu s'il te plait. » La voix de ton père ricoche dans ta tête et t'arrache à l'état vaseux dans lequel tu te trouve après chaque transplanage. Tu observe rapidement autour de toi et te rends compte que vous êtes enfin arrivé à destination. Ton père est déjà en marche parmi la foule de monde qui déambule dans l'entrée principale du ministère, et afin de ne pas le perdre du vue tu t'active derrière lui et t'agrippe au pan flottant de sa veste. L'été touche bientôt à sa fin et déjà, les gros titres des journaux discriminants Harry et Dumbledore hantent et recouvrent les murs verdâtres du ministère de la magie. Tu t'engouffre dans un des ascenseurs avec ton père et te glisse entre deux membres du magenmagot qui t'observe, dubitatifs. L'un d'eux reconnaît ton père et le salut, l'autre te dévisage toujours avec obsession. « Ma fille. » Intervient ton père, lisant la détresse annihilante dans tes yeux. Un grognement s'échappe de la gorge de l'homme qui te reluque, suivit d'un sourire narquois naissant à la commissure de ses lèvres. Flippant l'animal. Tu détourne tes yeux tandis que son regard perçant te lorgne d'avantage de minutes en minutes. Si tu le pouvait, tes joues se seraient probablement empourprées, couvertes par la gêne et la honte. Par chance, les deux employés descendent avant vous, ce qui te permet de te détendre un peu, et d'enfin, respirer normalement. Ton père pose ses mains sur tes épaules et te sourit tendrement, tandis que l'ascenseur poursuit sa descente vers le niveau deux.
Les portes s'ouvrent, et tu abandonne l'étreinte de ton père pour avancer et sortir de la cabine, il te suit, s'avance devant toi et se dirige d'un pas assuré vers son bureau. « Le prénom de l'auror dont tu m'as parlé l'autre fois, c'était quoi déjà ? » Demandes-tu en observant le long couloir qui s'étire jusqu'à perte de vue devant toi. « Hm.. ? Quel auror ? » Tu roule des yeux, quelle mémoire de poisson rouge. « Tu sait, celui que tu aime bien là. Tu m'en avais parlé aux dernières vacances, tu disait qu'il pourrait sûrement me conseiller.. » Il hausse les épaules, ayant visiblement oublié ce dont tu parles, comme très souvent d'ailleurs. « Ah mais si ! Bien sur. William ! C'est probablement lui, je ne vois que lui. » S'exclame brusquement ton père, te faisant sursauter de surprise. « William ? » Tu semble perplexe, imaginant qu'il n’existe pas qu'un seul William dans le ministère. Autant chercher une aiguille dans une meule de foin, n'est ce pas. « Oui, oui, oui. William Harrison. Il traîne souvent par ici, bien qu'il ne soit que très rarement dans son bureau. Je crois qu'il n'aime pas être enfermé, je ne le vois quasiment jamais. » Tu sourit en écoutant ton père, à peine étonnée des propos qu'il tient. C'est un amoureux du travail, et même si, parfois, tu doute qu'il soit réellement a sa place dans cet endroit, il y passerait bien sa vie. Si il n'a guère l'occasion de voir son fameux William Harrison, c'est probablement parce qu'il ne quitte pour ainsi dire, jamais son bureau, toujours très occupé par ses dossiers. « Je pense que je vais y faire un tour tout de même. Sait-on jamais, peut-être qu'aujourd'hui il sera présent. » Dit-tu en souriant, voyant ton père déjà installé sur son siège. Il ne te réponds que d'un faible signe de tête, et d'un petit « soit prudente » à moitié mangé.
Tu referme discrètement la porte du bureau de ton père, qu'il partage avec deux autres employés affiliés au service des usages abusifs de la magie et t'engage pleinement dans le couloir sombre et interminable du département de la justice magique.
Ça, pour être interminable, il l'est. Tu ignore depuis combien du déambule dans ce maudit couloir mais en vain, tu avance toujours, observant les portes à droite et à gauche. Enfin, tu arrive dans la partie du ministère réservée aux aurors, ton pas s'accélère et étrangement, ton cœur aussi. Sans comprendre pourquoi, il s'emballe. Tu t'arrête l'espace d'un instant, voulant reprendre ton souffle, mais ton regard est attiré par le nom sur la porte d'à côté. William O. Harrison. Tes yeux s'illuminent, au moins, tu as trouvée la porte du bureau de l'auror, reste à savoir si oui ou non il est présent. Tu t'approche doucement et tends l'oreille. Une voix tranchante se dégage de la pièce, tu sursaute, pensant avoir été repérée. Telle une voleuse, tu te plaque contre le mur à côté de la porte, la personne à l'intérieure parle fort, distinctement, mais ne s'adresse heureusement pas à toi. Aux premiers abords, tu t'imagine un collègue, mais en écoutant attentivement, tu t’aperçois qu'il parle seul. Étonnée et curieuse, tu t'avance et colle ton oreille contre la porte, le cœur battant la chamade par crainte d'être découverte par un autre auror passant par-là. Tu écoute, mais n'entends plus rien, rien que des pas, des pas qui se rapprochent de plus en plus.. Soudain, la porte s'ouvre brusquement, tu sursaute et te redresse d'un coup, en haleine. L'homme, un brun aux cheveux légèrement en bataille se dresse dans l'encablure de la porte, visiblement surpris de voir une jeune demoiselle devant celle-ci. Tes joues deviennent brûlantes, ton cœur s’accélère de nouveau et tu tremble de tout ton corps, quelle idiote tu fait ! Tu ouvre la bouche et la referme aussitôt, il te toise, t'observe, comme l'homme dans l’ascenseur un peu plus tôt. Non sans difficulté, tu parvient tout de même à te racle la gorge. « Euh.. Je.. Je.. Euh.. Monsieur.. Euh.. Monsieur Harrison ? » Tu en avait presque oublié son nom. Par chance, un rapide coup d’œil vers la porte de son bureau vient te le rappeler. Tu semble un peu moins cruche sur le moment, mais tes bégaiements ne sont probablement pas passés inaperçu au yeux de l'homme qui se tient fièrement devant toi.

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William O. Harrison
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MessageSujet: Re: William - Tentative d'approche.   Dim 23 Fév - 13:54



Tentative d'approche

ft. Angelina Johnson


J’arrive dans mon bureau à la même heure chaque jour. Pas une minute de plus, pas une minute de moins ; j’aime quand les choses sont précises. La précision est une notion essentielle et il est à mon sens fort regrettable que peu de gens s’en rendent compte. J’observe les informations que j’ai récoltées sur Igor Karkaroff dans la journée d’hier. Depuis qu’il a mystérieusement disparu lors de la conclusion du Tournoi des Trois – enfin, Quatre – Sorciers, l’individu est extrêmement recherché pour les informations qu’il pourrait détenir. Personnellement, je me contre-fiche de toute cette histoire et je ne suis pas convaincu par la politique du ministre ; mais tant que je peux continuer à traquer mon gibier de la manière qu’il me plaît et que j’arrive à faire comparaître des criminels devant la justice, je n’ai pas matière à me plaindre.
 
Je parle souvent à voix haute, quand je réfléchis. Si ça dérangeait pas mal mes collègues, au début, ils n’ont pas eu d’autre choix que de s’accoutumer et de vivre avec. J’en ai besoin pour faire du tri dans tout ce qui passe dans mon cerveau ; c’est vital. J’élimine ainsi les pensées parasites. Souvent, j’avance mes théories, et les voix de mon frère ou de mon meilleur ami me répondent, contrent mes affirmations, me font avancer en somme. Méthode étrange mais qui a fait ses preuves. Ce matin, c’est débat sur la localisation de Karkaroff. Où irait-il et pourquoi ? Quelles sont les places stratégiques qui étaient tellement évidentes que même lui n’irait pas ? J’étale une carte du monde sur mon mur et dessine des croix et des cercles selon ce que je raconte. Je jette régulièrement un coup d’œil à son dossier, grand ouvert sur mon bureau. Je note des noms de personnes à interroger, comme ça, sans grande conviction. L’homme est un lâche, il se terrera jusqu’à ce qu’il pense qu’on l’a oublié ; à ce moment-là il se dévoilera. J’aurai plutôt été d’avis d’attendre qu’il se découvre de lui-même mais les supérieurs hiérarchiques n’ont pas cette patience.
 
Je fais les cents pas devant ma carte, réfléchissant encore une fois à voix haute. Une note volante de mon frère arrive à ma hauteur, je l’attrape avec brusquerie avant de la lire ; il me demande de le rejoindre pour une « affaire importante ». Je grommelle quelques secondes dans la barbe que je n’ai pas avant de sortir à grands pas… Pour tomber nez à nez sur une jeune fille en ouvrant la porte. J’hausse un sourcil étonné tout en la détaillant. Elle est visiblement jeune, possiblement en dernière année à Poudlard ; elle parait légèrement pâle, l’œil un peu vitreux, mais pas fatigué ; elle vient de transplaner mais n’en a pas l’habitude, ce qui me conforte dans mon idée qu’elle a entre 17 et 18 ans. A voir sa surprise, elle était derrière la porte depuis un petit moment et aurait largement préféré frapper à la porte que d’être découverte comme ça ; elle hésitait donc, semblait savoir son chemin mais peu habituée à cette partie-là du ministère. Ses traits me semblent familiers ; je cherche un instant qui elle me rappelle avant de m’arrêter sur Johnson, au service des usages abusifs. J’ai un bref flash d’une photo sur le bureau de ce dernier et je décrète que l’hypothèse la plus probable est que c’est sa fille. Ca expliquait l’air de ressemblance et le fait qu’elle se balade dans le ministère, sachant qu’on est en été. Je fronce les sourcils mais reste immobile, attendant qu’elle s’explique. Elle se reprend, se racle la gorge avant de balbutier mon nom, vérifiant qu’elle ne l’écorchait pas en jetant un œil à la plaque de la porte. Je plisse les yeux. « Que puis-je faire pour vous, miss Johnson ? J’ai l’impression que vous vous remettez mal de votre transplanage, vous êtes encore un peu pâle, vous devriez vous assoir.  » Je rouvre la porte de mon bureau pour l’encourager à s’y engouffrer et lui tire une chaise. Je ne prends même pas la peine de cacher mes documents, et m’installe de façon à lui faire face, joignant mes mains, appuyant mon menton dessus. Je ne juge pas nécessaire de prévenir mon très cher frère. Au pire des cas, il débarquera tout furibond dans mon bureau et ça sera très divertissant ; autrement il m’attendra. « Alors, j’imagine que si vous veniez me voir, c’est pour une raison particulière. » Je parle sur un ton posé. Ce n’est pas vraiment une question, plus un encouragement à se lancer. J’ai un vague souvenir de son père me parlant d’elle, mais sociabiliser, je ne sais pas faire, alors je n’ai pas retenu ce qu’il m’avait dit pour elle. J’espère néanmoins que c’est un minimum intéressant, et que je ne vais pas perdre mon temps pour rien.


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MessageSujet: Re: William - Tentative d'approche.   Dim 23 Fév - 19:20

HRP:
 

Tu peste intérieurement, quelle sombre idiote fait-tu. Tu doit avoir l'air parfaitement ridicule, petite créature tremblante, semblable à une feuille s’accrochant désespérément à la branche d'un arbre en plein hiver. De nouveau il te toise avec insistance, cherchant au plus profond de sa mémoire à qui diable tu ressemble et qu'il connaîtrait. Son visage s'illumine et il comprends alors que tu est la fille d'un de ses collègues. « Que puis-je faire pour vous, miss Johnson ? J’ai l’impression que vous vous remettez mal de votre transplanage, vous êtes encore un peu pâle, vous devriez vous assoir.  » Il confirme tes pensées et sait parfaitement qui tu es. Il s'écarte de l'encablure de la porte qu'il ouvre entièrement et te fait signe d'entrer tout en t'emboîtant le pas. Tu t'installe sur la chaise qu'il te propose et promène tes yeux tout autour de toi. Le bureau est vaste, ou du moins, assez suffisant pour une seule personne, et implacablement tenu. Pas de dossiers qui traînent comme dans celui de ton père, pas de piles de feuilles non-triées entassées dans un coin depuis plusieurs mois. Impeccable. Ton attention se porte sur une chemise cartonnée ouverte devant toi, sans doute un dossier sur lequel l'auror travail actuellement. Tu y jette un coup d’œil et parvient à en tirer un nom. Karkaroff. Tu tique, grimace presque, surprise. Bien évidement ce nom t'évoque quelque chose, son porteur ayant foulé les pavés de Poudlard l'année précédente. « Alors, j’imagine que si vous veniez me voir, c’est pour une raison particulière. » Tu sursaute, plongée dans le rapport du ministère sur Karkaroff. Ancien magemort, repenti depuis plusieurs années, blabla, blabla. Rien de très nouveaux en somme, du moins, rien que tu n'ignore déjà. Pourtant, le fait que le dossier du directeur de Durmstrang soit sur le bureau d'un auror attise ta curiosité au maximum et tu en oublie presque les véritables raisons à ta venue ici. « Il a disparu ? » Disparu peu après le décès de Cédric, peu après le retour du seigneur des ténèbres.. Cette question t'apparaît comme une évidence, mais peut-être aurait-il été préférable que tu tienne ta langue. Tu fronce les sourcils, dubitative mais te reprends rapidement et secoue la tête, comme voulant effacer un mauvais souvenir de ta mémoire. « Oh.. euh, veuillez m'excuser. » Naturellement, tu n'est qu'une simple élève et fouiner dans des affaires qui ne te concerne pas ne sont peut-être la meilleure des solutions. Tes oreilles bourdonnent et tu te sent d'autant plus ridicule. Mêle-toi de tes affaires, idiote. Tu essaie de sourire, mais ce qui s'affiche sur ton visage ressemble d'autant plus à une grimace qu'à un sourire sincère et désolé. Afin de ne pas paraître complètement folle et impolie tu enchaîne. «  Mon.. Mon père m'a souvent parlé de vous. Il me dit que vous êtes un des meilleurs aurors qu'il ne connaisse.. » La flânerie ne te sauvera pas probablement pas mais qu'importe, tu poursuit ton monologue. « A vrai dire, je le tanne depuis plusieurs mois. J'ai tellement envie de devenir auror. Enfin, c'était soit ça, soit le Quidditch. Papa pense que le Quidditch et trop dangereux et il préfère garder un œil sur sa fille, ce que je comprends très bien, soit-dit en passant. Du coup, j'espérais me tourner vers vous afin d'avoir quelques informations sur le métier, des petits tuyaux, des conseils histoire de ne pas trop être désappointée. » Tu te mords la lèvre et prends conscience du débit rapide avec lequel tu vient de parler. Un nouveau sourire perle aux coins de tes lèvres, plus vrai et sincère que le dernier mais pourtant encore si timide et fragile. Tu t'arrête et laisse le silence prendre le dessus l'espace de quelques secondes avant de finalement poser une question que tu aurait probablement dû poser dès ton arrivée. « Ah, euh.. Je ne vous dérange pas au moins ?! » Tu glisse ta main contre ta nuque, gênée de ne pas y avoir penser plus tôt et espère avoir, malgré ta curiosité maladive à l'encontre de l'affaire Karkaroff, fait bonne impression.

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MessageSujet: Re: William - Tentative d'approche.   Lun 24 Fév - 19:09

    Je ne dis rien mais je jubile, comme à chaque fois que je devine quelque chose sans me tromper. La demoiselle suit sans mot dire, s'installe, toujours en silence. Elle observe le décor, et je retiens un soupir agacé, roule des yeux d'impatience. Je n'aime pas qu'on n'en vienne pas directement au fait. Je ne bouge pas d'un iota cependant, et continue à l'observer pendant qu'elle lit mon dossier à l'envers. Je la laisse faire, me disant que dans le meilleur des cas, elle aurait une info à donner, un détail qu'elle aurait noté vu qu'il était à Poudlard l'année dernière ; au pire, que pouvait-elle bien raconter ? Rapidement cependant, je trouve le temps long et la rappelle à l'ordre, sans brusquerie, mais il paraît que je m'adresse toujours froidement aux gens. Elle reste bloquée sur le sujet, m'interroge et je me contente de la fixer dans les yeux sans ciller. Peut-on s'il-vous-plait passer à ce qui vous amène ici ? Elle présente ses excuses, je hoche légèrement la tête : « ce n'est rien, je vous en prie, maintenant expliquez-moi votre présence », en espérant que cela suffise.

    Je me redresse légèrement en entendant ce que son père dit sur moi. Elle ne ment pas, visiblement, ce qui me surprend parce qu'ils sont peu dans le ministère à apprécier mes méthodes, et plus avant, à m'apprécier moi. Je savais que M. Johnson aimait bien avoir mon avis mais de là à faire mes éloges rentré chez lui... Je me demande si je dois l'appeler « ami », lui aussi, maintenant. Elle continue sur sa lancée, je m'enfonce dans mon siège et croise les jambes, mes yeux toujours fixés sur elle. Elle enchaine sur ses doutes d'orientation, à un débit de parole qui est le plus flagrant symptôme de sa nervosité, si j'omets les quelques tressaillements de ses mains, le mordillement des lèvres, et j'en passe. Soudainement, je me lève ; j'ai besoin de marcher pour réfléchir à ce que je vais lui dire, rassembler mes souvenirs sur la formation. « Pas le moins du monde. Votre visite ne pouvait pas mieux tomber. » Je souris tout seul en pensant à mon frère qui doit fulminer dans son bureau. Je commence à faire le cents pas derrière elle. « 3 ans de formation. Vous devez exceller en potions, métamorphoses, sortilèges, et bien sûr, défense contre les forces du mal. Vous avez ensuite des séries de tests d’aptitudes et de personnalité qui vous permettrons d’accéder à la formation en elle-même. Vous devrez donner le meilleur de vous-même car les sélections sont particulièrement fermées. » Je lance tout d’une traite, sans reprendre mon souffle, mes mots semblent collés mais pour moi, ce rythme de parole est tout à fait normal. Quand je finis mon monologue, je m’arrête brusquement, me tiens droit comme un « i », joins mes mains derrière mon dos pour lui faire face. Je fronce un sourcil en repensant à ce que son père lui disait concernant son orientation. « Être auror est bien plus dangereux qu’être joueur de quidditch. Je vous rappelle que notre travail est de chasser des mages noirs, pas des balles sur des balais. De plus nous sommes souvent appelés sur le terrain, ce qui veux dire duel contre les anciens partisans de Lord Voldemort. » Je n’avais jamais eu peur de prononcer son nom, même ayant connu la sombre époque qui lui avait valu sa renommée. Si elle eut une réaction face au nom proscrit, je ne la notais pas. « Vous comprendrez donc votre sécurité est tout de même plus assurée sur un balai que lorsqu’on fait partie des aurors. »

    Je réfléchis un instant, mais je n’ai jamais été doué pour répondre aux attentes des autres. Je hausse les épaules. « Je ne vois pas quoi ajouter des autres, alors je suggère que vous me posez vos questions, si vous en avez. J’y répondrai si je peux. » Tout ça parce que ton père est l’un des seuls à m’encourager au ministère… Je redresse légèrement la tête en attendant qu’elle me pose ses questions. Pas des plus passionnants, mais je devais bien ça à Johnson.


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MessageSujet: Re: William - Tentative d'approche.   Mer 26 Fév - 16:09

Habituellement, tu n'éprouve pas de gêne quelconque en discutant avec quelqu'un, et ce, de quelque-âge qu'il soit. Pourtant, tu te sent affreusement déstabilisée et dérangée face à William Harrison. Ton père t'avait brièvement expliqué qu'en dépit de son admirable et irréprochable travail il s'avérait être un peu.. « spécial » Rien de très affolant, non, mais l'auror en question avait-une fâcheuse tendance à vouloir analyser les gens avant même de les connaître. - Était-il en ce moment même en train de te passer au crible, de t'examiner ? - Tu t'enfonce dans ton siège, te liquéfiant sur place, mal à l'aise.
Malgré la gêne occasionnée par la paire d'yeux rivés sur toi, tu parvient à aligner tes mots dans le bon ordre et à expliquer la raison de ta venue ici, dans son bureau. Il semble t'écouter attentivement, mais là encore, tu as l'impression d'être mise à nue et déposséder de tes moyens. Ta voix tremble, tes mains sont moites et tu ne cesse de passer l'une d'elles dans ta nuque, nerveuse. Sans doute le remarquera-t-il, mais peu t'importe, tu poursuit en déballant tes mots à une vitesses faramineuse, ne reprenant même pas ta respiration et manquant de t'étouffer à la fin de ton monologue. Tu déglutie difficilement et trésaille au moment même où ton interlocuteur se relève d'une traite. Ce que tu prends pour de l'agacement n'est en réalité qu'une meilleure façon de réfléchir et qui, d'ailleurs, t'es parfois très utile à toi aussi. Le bourdonnement dans tes oreilles cesse enfin. Le fait qu'il ne soit plus directement assis en face de toi te déstresse et tu parvient finalement à te détendre un peu. Au même moment, il te réponds que ta visite ne l'importune pas, au contraire; que tu ne pouvait pas mieux tomber. Tu reste perplexe face à cette révélation et le regarde d'un œil curieux déambuler dans son bureau, les mains croisés derrière le dos, jusqu'à ce qu'il passe derrière toi et ne reprenne, « Trois ans de formation. Vous devez exceller en potions, métamorphoses, sortilèges, et bien sûr, défense contre les forces du mal. Vous avez ensuite des séries de tests d’aptitudes et de personnalité qui vous permettrons d’accéder à la formation en elle-même. Vous devrez donner le meilleur de vous-même car les sélections sont particulièrement fermées. » Tout comme toi juste avant, il déballe sa tirade sans prendre le temps de souffler et continu à faire les cent pas de parts et d'autres de la pièce. Lorsqu'il passe devant toi, l'esprit pensif, tu le suit brièvement du regard et le détail minutieusement jusqu'à ce que, de nouveau, il vienne à disparaître dans ton angle mort. La trentaine, brun, des yeux envoûtant et d'une couleur très particulière, propre sur lui, bien habillé.. en somme le mec que toutes jeunes filles rêveraient de ramener à la maison et de présenter aux parents, sans compter sur  son poste plus qu'admirable au sein du ministère qui ferait de lui un gendre excellent à n'en pas douter.
Tu roule des yeux, te sentant particulièrement idiote d'avoir laissé ton esprit divaguer si longtemps et surtout, si profondément. Lorsque tu relève la tête William te fixe, l'air sévère. Aurait-il remarqué ta baisse d'attention ? Ton cœur s'emballe mais tu n'ose bouger par crainte qu'il te fusille du regard au moindre faux-pas. « Être auror est bien plus dangereux qu'être joueur de Quidditch. Je vous rappelle que notre travail est de chasser des mages noirs, pas des balles sur des balais. De plus nous sommes souvent appelés sur le terrain, ce qui veux dire duel contre les anciens partisans de Lord Voldemort. » Au moins, il ne semblait pas avoir remarqué ton inattention. « Vous comprendrez donc que votre sécurité est tout de même plus assurée sur un balai que lorsqu'on fait partie des aurors. » Avait-tu fait une erreur en voulant plaisanter sur le fait que ton père disait qu'être poursuiveuse d'une équipe renommée était plus dangereux qu'être auror ? Visiblement oui, et William avait clairement tiqué sur ce propos. Il devait-être homme à prendre avec des pincettes, bien loin de l'idée générale que tu t'était faite de lui. Tu fronça à ton tour des sourcils, prête à lui répondre avec le même ton froid et désintéressé qu'il avait employé tout au long de cet échange. « Vous n'avez jamais jouer contre les Serpentards vous, ça se voit. » Tu hausse les épaules. Peut-être finalement, aurait-tu dû t'abstenir de venir fouiner dans cette partie du ministère. Que s'imaginait-il, hein ? Que tu était aussi dénuée d’intelligence que tu ne pouvait-y paraître ? Que tu ignorait tout du monde des ténèbres et de l'affreux jojo qui souhaité revendiquer sa place à coups d'Avada Kedavra ? Qu'inconsciente, tu allait te lancer à corps perdu dans un métier aussi dangereux par pur et simple recherche d'adrénaline ?! Non, franchement, t'imaginait-il à ce point bête et dépourvue d'un minimum de considération !?
Ta rage naissante dépasse désormais ta raison. Hors de toi qu'il ne te prenne pour rien d'autre que pour une pauvre petite écolière en quête de sensations fortes tu serre les poings et grince des dents, prête à imploser. Te chercher des crosses ces temps-ci n'était vraiment pas la meilleure chose à faire, ayant tendance à t'emporter pour un rien, à fleur de peau depuis la fin de l'année précédente. « Je ne vois pas quoi ajouter d'autre, alors je suggère que vous me posez vos questions, si vous en avez. J’y répondrai si je peux. » Tu grimace et grogne de nouveau, ignorant sa question. « Je n'ai pas peur, si c'est ce que vous insinuez. » Tu te redresse, piquée au vif. « Je veux dire, Vol-de-mort ne me fait pas peur. » Il arque un sourcil et te toise tandis que tu insiste clairement sur le nom proscrit, le décortiquant lentement. « Oh bien sur, sûrement me direz-vous que je n'ai jamais eu la chance de lui faire face, à lui ou à n'importe lequel de ses sous-fifres d'ailleurs. Mais MOI Monsieur Harrison, moi au moins je ne me cache pas derrière de vulgaires tissus de mensonges comme le fait votre ministère et la plupart de ses employés. » Tu reprends ton souffle et le toise, toujours aussi remontée. « Tout comme Fudge, une grande partie des aurors ne croient pas dans le retour du Lord. Bien sur, je ne vous incrimine pas d'en faire autant, mais sachez-le: si Voldemort se pointe à Poudlard, il sera sérieusement reçu, et sûrement pas par le ministre et sa bande de bras-cassés ! » Tu porte ta main à tes tempes qui tambourinent et reprends doucement ton calme, consciente d'y avoir peut-être était un peu fort. « Je.. Hm. » Tu soupire et te laisse tomber dans le fond de ton fauteuil, fatiguée. « Vous savez quoi, vous avez raison. Le Quidditch est loin d'être aussi dangereux qu'être auror, j'en conviens. Mais croyez-le ou non, ses dernières années passées à Poudlard mon clairement montrer quelque chose: si nous ne nous défendons pas nous même, personne ne le fera.. » Tes mains trembles, ta gorge est sèche et ton cœur ne cesse de battre la chamade. Un nouveau soupire vient interrompre le silence pesant installé dans la pièce, suivit d'une demande quelques peu.. cocasse. « Serait-ce trop vous demandez de m'apporter un verre d'eau s'il vous plait ? » Tu lui sourit faiblement. Finalement, tu es enfin parvenue à déballer ton sac, à sortir toute la colère et les reproches qui sommeillaient en toi depuis la mort de Cédric.. Mais encore une fois, peut-être aurait-il mieux fallu d'abstenir, ou tourner ta langue sept fois dans ta bouche avant de parler..

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