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  Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}

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Octavus McKenna
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MessageSujet: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mar 29 Avr - 21:10


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

Cela faisait deux jours que tu avais quitté le terrain de quidditch en courant après avoir embrassé ta fiancée. Les gens pourraient sans doute se demander pourquoi tu réagissais d’une façon aussi extrême puisque tu n’avais fait que ton devoir de futur époux. Et pourtant, ce baiser n’aurait jamais du avoir lieu. Ce n’était pas tant l’acte en lui-même qui posait problème que les sentiments qui s’étaient emparés de toi lors de ce moment. Tu n’avais pas été toi-même. Tu étais comme possédé, transformé en bête sauvage, avide de prendre ce qui lui appartenait sans s’occuper du reste. Il avait été clair qu’Aloisia n’avait pas été consentante. Ce n’était pas ce que tu avais voulu. Tu n’avais définitivement pas imaginé ce premier baiser de cette façon. Personne n’avait soufflé mot de la situation donc tu en avais déduit avec soulagement qu’il n’y avait heureusement pas eu le moindre témoin de ton indiscrétion. Il n’aurait plus manqué que la nouvelle de ta proximité avec la serpentard fasse le tour du château pour améliorer ta situation actuelle. Tu avais vraiment perdu le contrôle. Tu t’étais fait peur. Les souvenirs de cette soirée continuaient de te hanter. Comment les choses avaient-elles pu dégénérer à ce point ? Qu’est ce qui t’avait pris ? Tu avais pensé que tu ne serais jamais dominateur, prêt à forcer quelqu’un de cette façon. Mais c’était bien arrivé. Ce n’était pas un mauvais rêve. Après deux nuits blanches, ou ils t’avaient empêché de trouver un sommeil réparateur, tu t’étais finalement décidé à enfermer les souvenirs dans ta pensine pour ne plus y repenser sans cesse. Mais ça n’avait pas suffit. Ce baiser s’introduisait dans tes pensées la journée, quand tu faisais cours et c’était tout ce que tu pouvais faire pour ne pas prononcer le prénom d’Aloisia quand tu voyais des cheveux roux dans ta classe. Parfois, les images changeaient et tu ne voyais plus ce qui avait été, mais ce qui aurait pu être si tu avais succombé totalement à tes pulsions. Et c’était terrifiant. Tu n’étais même pas amoureux de ta fiancée. Ce n’était que de la luxure, la proximité constante et le regard émerveillé qu’elle posait sur toi quand elle pensait que tu ne la regardais pas. C’était exaltant, terrifiant, ça ne devait plus jamais arriver. Tu avais été tenté de les regarder, par curiosité morbide sans doute, te voir avec fascination en train de forcer une enfant à t’embrasser alors qu’elle pleurait s’était finalement avéré au dessus de tes forces. Tu ne supportais pas l’idée de voir son expression, de voir la vérité inscrite sur ses traits. Maintenant, tu pouvais encore tenter de prétendre que ça n’avait jamais eu lieu. Mais vous saviez tous les deux que c’était un mensonge et que ça n’allait pas aider à avancer. Alors tu l’évitais et elle semblait faire de même, tu ne l’avais pas vue une seule fois devant cette soirée. Le pari était oublié bien loin de tes préoccupations actuelles.

A la place, tu n’avais rien trouvé de mieux que de sortir noyer tes soucis dans l’alcool. Tu ne supportais plus de rester au château. L’endroit semblait te renvoyer tes monstruosités au visage, c’était intolérable. Tu ne savais plus comment agir, tu avas l’impression de perdre totalement le contrôle. Tu t’étais donc remis à boire, pour te prouver que tu maitrisais au moins ça. C’était la réponse qui t’avait semblé la plus adaptée. Une belle erreur que tu paierais cher sur le long terme, mais pour le moment, ça suffisait. Les aventures d’un soir n’avaient été qu’une pulsion à laquelle tu n’avais pas pu résister. Tu t’étais réfugié à la tête du sanglier hier, refusant de t’exposer aux trois balais, un endroit bien plus fréquenté que le bouge tenu par l’amoureux des chèvres. Dans cet endroit de réputation mal famé, tu étais à ta place. Les clients savaient pourquoi ils venaient et la fille que tu avais raccompagnée chez elle avait cherché ta compagnie. C’était suffisant pour que tu laisses libre cours à ces désirs que tu avais libéré brièvement avant de les renfermer. Ils ne demandaient qu’à sortir et plus tu te permettais d’agir, plus la bête en voulait. Alors le soir venu, tu avais décidé de t’échapper dès que tu avais pu. À quoi est ce que tu jouais ? Tu n’en avais aucune idée. Depuis que tu étais ici, tu ne te reconnaissais plus. Tu ne savais plus à quoi tu jouais, changeant tes idées dans l’alcool et la drague. C’était comme si cette personnalité que tu avais mis du temps à construire en Russie volait en éclats au contact d’Aloisia. Ironiquement, tu étais même en train de considérer l’idée de fréquenter un endroit moldu afin de t’assurer que personne ne saurait jamais qu’Octavus McKenna, fiancé à l’héritière Bateson la trompait. La communauté sorcière était petite et personne ne pouvait jamais savoir les personnes qui pouvaient vous apercevoir en posture inconfortable. Ce n’était pas discret, les gens te connaissaient un minimum et surtout il serait si simple que la rumeur de ton infidélité parvienne aux oreilles de personnes qui comptent. De toute façon, les sangs de bourbe étaient préférables pour passer ta frustration, elles étaient bien plus faciles à ensorceler pour effacer leurs mémoires. Ce n’était pas la première fois que cette arrivée en Écosse commençait de te peser, mais jusqu’alors, tu avais toujours réussi à te reprendre. Pas cette fois-ci.

Pour le deuxième soir consécutif, tes pas te menaient à Pré au lard. Tu n’avais pas eu cours. Sitôt ta ronde terminée, à vingt-deux heures, tu avais pris le chemin du portail, bien décidé à aller dans le bar pour oublier. Le chemin avait été désert, comme souvent. Tu avais pris la précaution de mettre une cape cette fois-ci. Tu n’avais pas envie qu’on puisse t’identifier trop facilement, au cas où. Outre les proches de vos familles, il y avait aussi Ombrage et ton maître à prendre en compte. Qui pouvait savoir quand face de serpent allait décider qu’il avait de nouveau besoin de te parler ? Si jamais Croupton te suivait, il devait reconnaître ta destination, ce ne serait pas si difficile de te parler une fois enfermé à la tête du sanglier. De plus, si les clients ne faisaient pas attention à toi, la barmaid elle risquait de te reconnaitre. Tu n’avais pas envie d’attirer son attention. Quant à la femme que tu allais ramener, tu n’en avais rien à faire. Ce ne serait pas la même qu’hier. La quête dans laquelle tu t’étais lancée pour tenter d’oublier la noirceur qui s’emparait de toi était vaine, mais il fallait que tu essayes. Tu n’en avais rien à faire. Mieux valait que tu utilises des inconnues ramassées dans des bars plutôt que ta fiancée mineure. Si la femme était rousse, c’était encore mieux. Tu étais masochistement attiré par leurs cheveux comme un papillon attiré par une flamme. C’était comme toucher Aloisia par extension et tu n’avais plus à te restreindre, libre de donner libre cours à tes fantasmes interdits. Tu leurs payais verres sur verres, tout ce qu’elles voulaient, l’argent n’était pas un problème. Si elles venaient ici, elles le voulaient. Et quand tu finissais par dire le nom d’une autre, elles n’y prêtaient pas attention, bien trop perdue dans leurs propres tourments. Mais toi tu savais. Tu les punissais pour préserver cette gamine, ta fiancée. Tu te punissais pour tes faiblesses en nourrissant la bête. Tu sombrais, touchais le fond. Tu voulais te complaire dans la débauche et les excès pour arrêter de penser, stopper ta conscience et toutes ces images qui t’envahissaient la tête dès que tu n’étais pas en train de faire l’une de ces deux activités.

Quand tu poussas la porte du bar, il était encore une heure descente, mais la clientèle était déjà pleine du même genre de personnes que toi. Dérangés, pervers, criminels, désespérés, soulards ou dépressifs. Voilà où tu étais à ta place. Tu n’apercevais aucune femme seule, mais la soirée ne faisait que commencer. Elles viendraient plus tard dans des tenues qui ne laisseraient rien à l’imagination. Tu les repérais grâce à ça. Tu te postas au bar, tout au bout, loin de la lumière, laissant la pénombre t’envelopper et te bercer. Tu n’ôtas pas ta cape, te contentant de commander d’une voix légèrement rauque un whisky pur feu, le premier d’une longue lignée…






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Wendy Williams
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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mer 30 Avr - 13:02

Octavus & Wendy
Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation



C'était le même rituel, à chaque réveil depuis trois ans. J'ouvrais les yeux, mettais un temps fou à trouver le courage de sortir de sous mes draps. Et ce juste pour me glisser jusqu'à mon canapé duquel je commandais à ma machine à café de me servir mon breuvage indispensable du matin d'un coup de baguette. Enfin, du matin, lorsqu'on travaillait dans le monde de la nuit comme moi, la matinée s'étirait bien jusqu'à treize heure. Après quoi j'allumais la télé, non sans bougonner que je ne trouvais pas la télécommande. Il ne fallait pas me déranger durant ce moment, mes bêtises télévisuelles étaient vitales si je voulais ne pas être de mauvaise humeur toute la journée. J'étais rentrée seule hier soir, sinon cela aurait été à peu près à ce moment-là que je me serais rappelée de virer l'heureux élu trônant encore dans mon lit, si ce n'était pas déjà fait. Généralement, ils ne passaient pas la nuit, je préférais de loin dormir toute seule. Ça arrivait que je ne trouve pas le courage de les chasser mais c'était rare. Je n'avais plus réussi à me sentir aussi à l'aise avec une homme pour partager ce genre d'intimité. Pas depuis que j'avais fait une croix sur l'amour de ma vie en tout cas. Je me contentais de relations physiques et pour le reste, il y avait les amis et les chaussures. C'était tout ce que je voulais de toute façon, je n'avais pas besoin de plus et étais incapable d'en donner davantage. Je me rendais bien compte que fuir au Royaume-Uni n'avait pas été suffisant à l'oublier. Je pensais à lui bien plus souvent que je ne me l'avouais et lorsque j'entendais quelqu'un prononcer son prénom, je n'arrivais pas à m'empêcher de vérifier que ce n'était pas lui. C'était ridicule d'y croire. Des milliers de kilomètres nous séparaient et il ne comptait pas venir à ma poursuite jusqu'ici. Après tout ce temps, je n'avais plus de soucis à me faire malheureusement. Et même si j'étais celle qui l'avait quitté, je n'arrivais pas à accepter totalement que ça soit fini. Alors je travaillais, beaucoup trop, à Pré-au-Lard et dans le Londres moldu. Je faisais la fête plus que de raison, jouais de mes atouts pour parvenir à mes fins. Ça marchait, un court instant du moins.

Je filais sous la douche et en ressortis après un long moment. J'allais être en retard et Al' n'allait pas apprécier. Pas parce qu'il était mon patron et qu'il ne me considérait que comme une employée, bien au contraire. Il me confiait totalement son établissement mais passé dix-huit heure, il supportait mal le genre de clients qui franchissaient le pas de la porte. Ce n'était plus ses habitués à lui un peu étranges avec qui il parlait d'une époque révolue. C'était plus des hommes en mal être, prêts à tout pour oublier un tant soit peu leurs soucis, ou alors des ivrognes qui s'étaient perdus dans la boisson depuis bien des années. Je finissais de me maquiller rapidement et attrapais une paire de bottines hautes en même temps que mon sac avant de transplaner jusqu'à l'établissement. Finir de me préparer devant lui le rendrait peut-être un poil plus aimable, même si j'en doutais. Il me lança tout de même un regard noir et je me contentais de lui renvoyer un sourire éclatant en agitant la main. Même s'il ne le disait pas, j'étais sûre qu'il m'appréciait. Ou alors il était juste soulagé d'avoir trouvé quelqu'un qui n'avait pas quitté le poste au bout de deux mois. Entre les heures à ne pas compter et les bagarres de comptoir, c'est sur que ce n'était pas le job idéal pour beaucoup de monde. Sauf pour moi.

Je pris finalement le service, retrouvant mes habitués à moi, servant des whiskys pur feu et des hydromels à tour de bras. J'hochais parfois la tête en écoutant distraitement un pauvre homme, Artie, se plaindre de sa femme infidèle de laquelle il cherchait à se venger. Je commençais à être légèrement débordée quand enfin ma nouvelle serveuse arriva. Elle était jeune, grande et bien trop prude pour la profession, mais je lui laissais tout de même sa chance. Je levais les yeux au ciel en voyant son chemisier boutonné jusqu'en haut mais ne dis rien, c'était sûrement une peine perdue. Après lui avoir mis d'autorité le plateau dans les mains, je le remplissais pour elle en prenant bien soin de répartir le poids. Hannah n'était vraiment pas douée et si elle n'avait pas été aussi jolie, certainement que je ne l'aurais pas prise à l'essai. La soirée était déjà bien entamée lorsqu'elle revint vers moi l'air penaud, me déclarant qu'un client s'était permis une tape amicale bien mal placée. Je retenais mon rire de la voir si choquée et lui répondais que c'était une main pour une main sans qu'elle ne comprenne. Décidément, elle n'allait pas faire long feu. Avec ce genre de travail, il fallait mettre les limites tout de suite, afficher une force et une confiance en soi incomparable pour que les buveurs ne prennent pas le dessus. C'était un art que je maîtrisais à la perfection. Avoir l'air accessible et en même temps hors de portée. D'ailleurs je ne finissais jamais avec quelqu'un de la Tête de Sanglier. Premièrement, ce n'était pas mon genre d'homme qui venait hanter ces lieux et deuxièmement, les hommes parlaient, aimaient se vanter. C'était prendre le risque de perdre le statut de barmaid, et non de proie potentielle, que j'avais instauré.

Je vis du coin de l'oeil un nouvel arrivant s'installer au bout de mon bar alors que je sommais à quelques soûlards de chanter moins fort en les tapant faiblement d'un coup de torchon. J'entendis la commande avant même de pouvoir apercevoir le visage et préparais le verre machinalement avant de le faire glisser jusqu'à ses mains. La porte du bar s'ouvrit une nouvelle fois et une femme entra. Je la connaissais bien, elle venait souvent ici. Le nouvel arrivant tourna légèrement le visage, comme tous les autres hommes d'ailleurs, et je pus apercevoir ses traits sans non plus vraiment le reconnaître. J'étais sûre de l'avoir déjà vu en tout cas. Il était jeune, bien plus jeune que le gros de ma clientèle, et semblait plutôt beau garçon. Ici, un sorcier propre sur lui et à l'haleine encore fraîche était facilement considéré comme un beau garçon de toute façon.

«- Je ne te la conseille pas, elle ne te donnera pas que du bon temps si tu vois ce que je veux dire. »

Je grimaçais légèrement en fixant la blonde peu habillée aller s'installer à une table. Elle venait ici tous les soirs, parfois plusieurs fois par jour, et ne repartais jamais seule. J'aurais même mis ma main à couper qu'elle ne demandait pas qu'on lui paie seulement des verres mais ne pouvais pas non plus l'avouer. Je m'appuyais contre mon bar, essuyant le comptoir d'une main, la deuxième pointant ma baguette vers une bouteille pour qu'elle bascule dans le verre vide d'Artie qu'il fallait resservir. Je préférais rester près du sorcier toujours couvert par sa cape plutôt que d'entendre encore le vieil homme geindre.


© Chieuze


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« I wanted a perfect ending. Now I've learned, the hard way, that some poems don't rhyme, and some stories don't have a clear beginning, middle, and end. Life is about not knowing, having to change, taking the moment and making the best of it, without knowing what's going to happen next. »
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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mer 30 Avr - 22:05


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

De ton point de vue d’observation, tu pouvais te permettre de voir tout le bar grâce au vieux miroir situé devant toi. Cette position de spectateur te plaisait. Cela te donnait l’impression de ne pas être aussi minable que tous ces hommes qui avaient échoués ici, appelés eux aussi par la boisson ou l’envie d’un peu de compagnie féminine. Pourtant, tu l’étais et te mentir ne servait à rien. Tu étais à ta place, même si tu en avais honte. C’était la deuxième fois que tu venais ici, tu devrais changer d’endroit si tu comptais en faire une habitude quotidienne. Les gens étaient des habitués et remarquaient immédiatement les nouvelles têtes, tu préférais te faire discret. Regarder la serveuse, une petite blonde qui avait l’air d’avoir du caractère en train de mener par le bout du nez les clients te faisait rire. Elle n’avait pas froid aux yeux. Tu supposais que c’était nécessaire pour travailler dans un endroit comme ça. Tu commandas un whisky, conscient que ce serait comme boire de l’eau tellement tu étais habitué à pire. Le bar était bien peuplé pour une heure aussi raisonnable. Tu n’étais pas le seul à chercher à noyer tes soucis dans l’alcool. Tu t’amusais à moitié de voir une nouvelle serveuse se faire tripoter sans rien oser dire. Elle n’avait aucun caractère apparemment. Celle-ci était mal partie pour durer. Tout le monde n’avait pas ton éducation. Il suffisait de voir le coin du bar ou les hommes étaient déjà bien éméchés, chantant des chansons grivoises à plein poumons. C’était dans ces moments là que tu te demandais ce qu’ils avaient de différents avec les sangs de bourbe que tu méprisais avec tant de force. Tu ne savais pas quel était leur sang, et avait-ce seulement son importance ?

Tu te demandas quel était son prénom à cette jeune femme qui avait décidé de devenir serveuse. Ce n’était clairement pas une vocation. Elle n’était pas à sa place ici ça te crevait les yeux. Avec son chemisier repassé et fermé jusqu’au col, elle semblait sortir tout droit d’un bureau du Ministère. C’était ton genre de femmes. Elles cachaient souvent un côté sombre mal assumé. Tu étais certain qu’elle n’avait pas été ici hier. Tu l’aurais remarquée. Elle te rappelait un peu Aloisia. Heureusement pour toi, elle n’était pas rousse. Ce n’était jamais les filles faciles qui t’attiraient. Tu les utilisais uniquement quand tu voulais assouvir des pulsions particulièrement malsaines, comme c’était le cas depuis l’épisode avec Aloisia. En règle générale, tu aimais les filles qui aimaient se faire désirer, celles qui représentaient un challenge, les filles comme Liberia. Plus elles résistaient et plus tu avais envie de les conquérir. On disait souvent qu’on finissait avec la personne qu’on pensait mériter et quand tu voyais toutes ces filles faciles, tu te demandais quelle estime il pouvait bien leur rester. Pour le moment, personne n’avait accroché ton œil. Peut-être que tu pouvais essayer de séduire la prude, mais c’était loin d’être gagné d’avance et tu avais pour leitmotiv de ne jamais séduire une employée au cas où tu reviendrais ensuite, ça faisait toujours mauvais genre. Les histoires d’un soir devaient n’avoir aucune conséquence et c’était bien trop compliqué de devoir revoir le visage d’une ancienne conquête quand tu essayais d’en séduire une nouvelle.

Tu venais avant tout pour boire, repartir avec quelqu’un qui pourrait te permettre d’oublier la situation dans laquelle tu étais enfermé n’était qu’un bonus. Tu n’en étais pas encore à devoir utiliser un sortilège interdit pour persuader une victime innocente de t’accompagner pour assouvir tes sombres desseins. Tu ne savais pas pourquoi tu étais autant attiré par les rousses. Peut-être parce qu’imaginer Aloisia était plus facile dans ces conditions ? Ce que tu faisais à ces filles, c’était une façon pour toi de ne pas le faire sur Aloisia et la ressemblance aidait ton esprit. C’était comme si c’était elle que tu touchais, mais ce n’était pas le cas. Tu comprenais un peu mieux l’intérêt d’avoir une conquête métamorphomage. Mais ce serait pousser le vice bien trop loin. Tu serais incapable de coucher avec une copie conforme de ta fiancée. Ce serait grossier et comment pourrais-tu continuer de la regarder dans les yeux sans rien laisser paraitre après avoir agi d’une telle façon ? La serveuse t’envoya ton whisky et tu la remercias rapidement, évitant le contact visuel. Mieux valait qu’elle pense que tu ne valais pas mieux que les autres patrons assis dans ce bar. Elle te servit sans faire d’histoire et tu fus tenté d’avaler le verre cul sec, préférant commencer doucement néanmoins. Même si le verre ne te ferait rien, tu n’avais pas envie de donner l’impression de ce que tu étais en réalité, un homme qui préférait boire pour oublier ce qu’il avait fait. Tu tournas automatiquement la tête en voyant du coin de l’œil la porte s’ouvrir. Curiosité et un peu envie de trouver de la compagnie te poussant à regarder le sexe du nouveau venu. C’était une femme et pas n’importe laquelle. Elle représentait tout ce que tu méprisais et c’était pour cela que tu sentais que tu pourrais partir en sa compagnie plus tard. Contrairement à tous ces hommes, tu étais suffisamment jeune et frais pour pouvoir attirer la proie que tu voulais. Tu n’étais pas une victime à proprement parler, ici tu devenais le chasseur. Et la bête avait faim. Certes, elle n’était pas rousse, non pas que ce soit un critère de choix dans ton cas, mais elle attirait l’œil par sa tenue qui dévoilait son corps bien fait. Bien que tu pouvais en dire autant de la patronne du soir, une petite blonde qui avait eu l’air d’en avoir vu d’autres. Elle était discrète au moins, c’était tout ce qu’il te fallait.

Tu tournas la tête en l’entendant parler. Tu te demandas à qui elle s’adressait avant de réaliser qu’elle te parlait à toi. et elle t’avait tutoyé en plus. C’était surprenant. Tu n’avais jamais rencontré quelqu’un comme ça avant. Qu’est ce qui lui avait laissé l’impression que tu ne comptais pas repartir tout seul ? Étais-tu aussi évident que ça ? S’était-elle rappelée de ta venue hier ? Quand à la blonde qui venait d’arriver, cela semblait évident qu’elle cherchait la compagnie.  Son attitude criait à des kilomètres à la ronde qu’elle voulait un peu de bon temps. Elle n’avait aucune fierté, préférant vendre son corps. Tu ne foutais de ce qu’elle cherchait, ça n’entrait pas en ligne de compte. Les clients ne s’y étaient pas trompés. Le siège a côté du sien venait d’être pris et l’homme lui offrait probablement un verre. Tu redressas légèrement ton visage pour mieux la regarder. Elle jouait suffisamment bien son rôle pour qu’on l’oublie quand il le fallait. Tu étais surpris qu’elle t’adresse la parole. Tu ne donnais pas particulièrement l’impression de vouloir parler. Tu préférais te morfondre dans ton coin. Mais quitte à ne plus revenir ici par la suite et à ne pas trouver quelqu’un avec qui passer la nuit, autant discuter avec la petite blonde. Tu tenterais le côté moldu si tu ne trouvais pas ce qu’il te fallait ici de toute façon. « Je vous fais confiance sur ce point. Vous connaissez bien mieux les habitués que moi. » Tu étais sur tes gardes, refusant de la tutoyer alors que tu ne la connaissais pas. Tu n’étais pas comme tous ces hommes sans manière qui peuplaient son bar et tu voulais qu’elle s’en rende compte. Néanmoins, il fallait à tout prix qu’elle ne sache jamais quelle était ta véritable identité et ton métier. Tu ne voulais pas d’ennuis. Même si tes soirées t’appartenaient, la présence d’Ombrage rendait tes déplacements plus compliqués et tu ne voulais pas attirer l’attention. Tu reportas les yeux sur la blonde provocante qui sympathisait rapidement avec l’homme qui lui avait offert un verre. Tes yeux remarquèrent que la blonde restait vers toi. Tu cachas un sourire amusé à cette constatation. Ce n’était pas parce que ton apparence était la mieux que tu n’étais pas de loin le pire de tous les gens présents dans ce bar. Tu te demandas comment elle s’appelait, l’appeler la blonde même dans ta tête semblait grossier. Mais qui sait si elle ne te demanderait pas ton propre prénom en échange. Tu pouvais toujours mentir évidemment, elle n’aurait aucun moyen de vérifier. Qui pouvait savoir ce qui allait arriver ce soir ? « Comment est ce que vous vous appelez si ce n'est pas indiscret ? » Si elle t’envoyait balader, tu serais fixé. Tu n’avais aucune intention de la mettre dans ton lit de toute façon. Et tu doutais qu’elle soit intéressée, même si tu l’avais voulu.







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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Jeu 1 Mai - 16:46

Octavus & Wendy
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J'avais toujours connu cette ambiance de bar, que ce soit dans mon enfance ou bien en étant adulte. Je m'étais faite ma propre opinion sur les choses de la vie et j'arrivais plutôt bien à cerner les gens maintenant, surtout les hommes. Ils étaient beaucoup moins mystérieux qu'ils ne le pensaient tous et généralement, leurs problèmes ne se résumaient qu'aux femmes et à l'argent. Aussi étrange puisse paraître, je me sentais à l'aise dans ces endroits de débauches et de misère. C'était peut-être parce qu'entendre constamment les tourments d'autrui me faisait oublier les miens. Le travail me faisait tenir debout, je ne prenais pas vraiment de congés ou alors, passais ces heures-là à dévaliser les magasins. Extérioriser son chagrin en achetant toutes les paires de chaussures possibles avait un coût et aussi sympathique soit la profession de barmaid, elle n'était pas grassement payée. Je n'avais jamais rêvé d'être richissime ou mondialement reconnu, encore moins d'avoir une profession qui me donnerait un certain pouvoir. Je me contentais très bien de ma petite situation et n'était pas intéressée par tout cela, contrairement à ce qu'avait pensé sa famille à New-York. Je me retins de soupirer en envoyant le verre au nouvel arrivant. Je détestais qu'on puisse avoir pensé de moi que j'étais une femme vénale alors que je tenais à mon indépendance plus que tout. Ça avait été un point de discorde entre nous, il n'aimait pas me voir derrière un bar et m'assurer que tout irait très bien si j'arrêtais de travailler. Mais non, je ne pouvais pas. Il fallait que je m'en sorte sans personne, pour être toujours debout s'il était venu à tourner les talons. Ça m'avait poussé à partir, moi.

L'arrivée de la blonde m'arracha un sourire. C'était le début des festivités, ces messieurs n'étaient plus qu'entre eux et allaient se battre pour attirer l'attention de la gente féminine. Ma petite serveuse allait peut-être apprécier le fait de ne plus être l'attraction de la soirée. C'était toujours drôle de les voir à moitié éméché essayer de paraître à leur avantage alors qu'ils donnaient tous une image bien loin d'être appréciable. Personnellement, je ne m'en plaignais pas. Les femmes me faisaient faire du chiffre, ils en oubliaient leur situation financière difficile et devenaient tous très généreux. Je ne sus pas trop pourquoi je me sentis obligée de prévenir le nouveau client des risques à courtiser une femme comme elle. De manière inexplicable, je savais qu'il n'était pas là pour contempler la beauté de l'établissement. Ce n'était pas un habitué et si ce n'était pas pour boire, c'était pour s'octroyer un peu de compagnie que les nouveaux venaient ici. Il paraissait bien moins misérable que tous les autres et vu son potentiel, c'était presque du gâchis de le laisser se perdre avec une blonde d'aussi petite vertu. Si en plus d'être mal il choppait quelque chose, il ne risquait pas de revenir souvent. Il me regarda avec surprise lorsque je m'adressais à lui et je distinguais plus son visage. J'étais presque sûre de l'avoir déjà vu, hier même mais la soirée avait été éreinte. Il était jeune, sûrement à peu près le même âge que moi, ou alors bien conservé. Ça ne devait pas être un buveur chronique, ses traits ne portaient pas les stigmates de la boisson. En toute franchise, c'était un beau garçon, il avait surtout un regard prenant. Le fait qu'il garde sa cape ne le rendait qu'encore plus mystérieux sans lui donner un côté effrayant. S'il l'avait voulu, il aurait pu repartir avec la blondinette sans même lui payer le moindre verre, j'en étais persuadée. Il lui manquait peut-être juste un peu plus de verres dans le nez pour supporter une fille si peu classe. Je doutais qu'un homme tel que lui soit abonné à ce genre de femmes en d'autres circonstances.

«- Un gentleman, par Merlin ça faisait des années que je n'en avais pas vu ! »

Je levais les bras vers le ciel comme pour le remercier de cet envoi divin en riant légèrement. Il me vouvoyait alors que moi, j'étais passée au tutoiement dès la première phrase. Je n'étais même plus habituée aux formules de politesse dans mon bar, les gens me considéraient sûrement comme faisant parti de leur entourage depuis tout ce temps. Après leur avoir bien signifié qu'ils n'avaient tous aucune chance avec moi, ils avaient fini par me voir comme un de leur camarade de beuverie. C'était à peine s'ils remarquaient encore que j'étais une femme quand je me trouvais derrière le bar. Ça ne me dérangeait pas vraiment, bien au contraire. J'étais toujours aussi féminine, leurs avis ne comptaient pas. Et puis j'avais bien d'autres endroits où les hommes appréciaient mes charmes. Les connaître aussi bien me permettaient de rapidement faire le tri pour trouver ce que je voulais. Et ce que je voulais n'était jamais à la Tête de Sanglier. Le nouveau aurait pu être un choix judicieux si nous nous étions rencontrés ailleurs que sur mon lieu de travail. C'était peut-être aussi pour ça que je me sentais poussée vers lui, préférant entamer la conversation avec quelqu'un de nouveau sans aucune ambiguïté. Et puis, je lui avais évité un tour à St-Mangouste en excluant toutes possibilités avec la blonde. Mine de rien, ça rapprochait. La jeune femme avait déjà trouvé compagnie auprès d'un homme bien plus âgé qu'elle qui allait lui payer un verre. Je vis Hannah revenir le plateau à moitié vide, trempé par les consommations qu'elle avait, encore, fait tomber. Je me retenais de rouler des yeux en arrangeant tout ça et en envoyant les nouvelles commandes en un rien de temps. Je reprenais ensuite ma place pour l'observer marcher avec précaution jusqu'à la table du nouveau couple. J'aurais embauché un Scroutt à pétard qu'il s'en serait mieux sorti. Sa voix me sortit de cette triste contemplation et je tournais mon regard vers lui, posant le torchon sur mon épaule en appuyant mes coudes contre le bois du comptoir. Finalement, il allait être plus loquace que je ne l'avais cru. Il continuait de me vouvoyer, je trouvais ça mignon, inédit. Je n'allais pas lui mentir mais lui, sûrement qu'il le ferait. Je vivais ma vie ici, je n'avais donc rien à cacher à personne, même si je n'avais jamais parlé de ma vie privée à qui que ce soit, Al' y compris. Lui n'était que de passage, il n'avait besoin que de quelques heures pour oublier ses problèmes dans un verre.

«- Moi c'est Wendy. Je t'évite la corvée de te trouver un faux nom, je vais me charger de cette tâche. »

Je lui lançais un clin d'oeil avant de m'éloigner comme pour le scruter plus intensément. Il y avait quelque chose dans son attitude qui appelait au respect, une force muette et une classe innée. Décidément, c'était sûr et certain qu'il n'allait pas traîner dans le pub de Pré-au-Lard très souvent. J'entendis des verres tomber avec fracas et posais deux doigts sur l'arrête de mon nez pour trouver la patience de ne pas virer la petite serveuse maintenant. Après l'avoir rassuré sur mon retour rapide d'un geste de la main, je passais derrière le bar, mes bottines compensées claquant sur le sol rapidement. Ma baguette pointée déjà le sol trempé et séchais au passage le client mécontent qui s'était reçu son whisky de trop près. Un grand moustachu qui aboyait sans jamais mordre. J'offrais la tournée et toute colère s'envola. Elle allait me coûter cher la jeune Hannah. Je revins derrière mon comptoir sous les applaudissements de la table et attachais mes cheveux dans un chignon informe avant d'envoyer quatre autres whisky. Une fois assurée qu'ils arrivaient tous à bon port, je m'en retournais vers le nouveau client.

«- Alors que penses-tu de John ? Ou peut-être quelque chose de plus exotique comme... Miguel ! »

Je ne pus m'empêcher de sourire à nouveau. Il n'avait absolument pas une tête à s'appeler Miguel, mais alors vraiment pas. Je m'emparais de la bouteille de whisky pur feu pour le resservir et attendis un bref instant au-dessus de son verre pour qu'il me donne le feu vert. Je ne voulais pas non plus qu'il pense que j'étais partie pour le forcer à boire, ou abuser de lui une fois qu'il serait saoul. Je n'avais pas encore besoin de ça.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Ven 2 Mai - 17:30


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

Tu détonnais dans cet endroit et c’était la raison pour laquelle tu avais voulu passer inaperçu au départ. Voilà maintenant que tu engageais une conversation avec une des serveuses. C’était l’une des pires idées que tu pouvais avoir si tu avais sérieusement considéré repartir avec quelqu’un. Même si tu ne lui donnais pas ton vrai nom et qu’elle ne t’apercevait pas entièrement, les quelques indices que tu lui laissais suffisaient à te mettre dans l’embarras. Tout dépendait comment la soirée allait tourner. Mais de toute façon, personne ne t’avait accroché l’œil pour le moment et tu pourrais facilement aller dans un club pour trouver une fille sans défense si tu l’avais voulu. Si ça t’empêchait de te tourner vers tes vieux démons pourquoi pas… Après tout, ce n’était pas en te changeant les idées que ça allait arranger. Tu ne faisais que retarder l’échéance inévitable où tu devrais résoudre tes problèmes. Et plus longtemps tu mettais à arracher ce sparadrap, plus cela ferait mal. Tu ne pouvais pas éviter Aloisia indéfiniment jusqu’au mariage, puisque c’était bien là l’issue finale de cette relation. Tu n’avais personne à qui parler de tes soucis et tu ne comptais pas t’épancher. Tu n’aurais même pas pu avouer la vérité à ton meilleur ami, c’était beaucoup trop honteux et sombre. Alors te confier à cette inconnue que tu pouvais revoir à tout moment durant les sorties à Pré au lard était totalement inconcevable. Mais si elle pouvait te changer les idées en attendant, ça ne te dérangeait pas. Elle t’amusait en tous les cas, exubérante et d’une franchise désarmante, il fallait au moins ça pour pouvoir tenir tête à tous ces hommes qui perdaient leurs défenses au fil des boissons. Tu eus un léger sourire en la voyant réagir à ta réponse. Effectivement, tu la croyais sur parole sur ce point. Les personnes de ton genre n’étaient pas habituées à mettre les pieds dans des bouges pareils, sans vouloir offenser son lieu de travail. Tout du moins, vous pouviez y mettre les pieds, mais uniquement pour préparer un mauvais coup. Tu n’aurais pas été étonné que Croupton puisse venir ici sans trop de difficulté, avec ou sans polynectar. La tête de sanglier était connue par sa discrétion et le fait de fermer les yeux sur les agissements de ses clients. C’était pour ça que tu t’étais rendu ici à la base. « Ravi de pouvoir aider dans ce cas. »

Tu ne comprenais pas trop pourquoi une fille pareille acceptait de travailler dans un tel endroit, sûrement il y avait d’autres lieux plus adaptés. A sa place, tu n’aurais pas tenu une semaine dans un tel lieu de débauche. Un peu la même chose que cette grande brune bien trop polie pour survivre dans cet environnement hostile. Le contraste était d’autant plus saisissant avec la petite blonde. Elle ne semblait pas vraiment d’ici. Elle avait un accent que tu ne parvenais pas à placer, mais il n’était pas britannique tu en étais sûr. Tu aurais voulu lui demander d’où elle venait, mais ce n’était pas le moment. Tu n’étais pas ici pour te faire des amis et ne comptait pas interroger quelqu’un alors que tu n’étais toi-même pas prêt à répondre à des questions qui te mettraient mal à l’aise. Le fait qu’elle te tutoie ne te choquait pas vraiment. Tu supposais que ça allait de pair avec le job. Tu ne comptais toutefois pas te permettre autant de familiarité avec elle, tu continuerais avec le vouvoiement jusqu’à ce qu’elle te permette autre chose. Ça n’avait pas vraiment d’importance dans le sens où tu ne comptais pas faire de vieux os dans ce bar, mais c’était pour le principe. Ironique que tu te comportes comme un gentleman avec une inconnue alors que tu étais totalement incapable de faire preuve d’autant d’égards avec ta propre fiancée.

Tu sortis de ton introspection en apercevant la serveuse brune revenir. Elle semblait au bord des larmes, à moins qu’elle n’ait reçu des boissons dans les yeux durant sa catastrophique prestation. Si c’était son premier jour, ce serait très certainement aussi le dernier. A en déduire par le regard de sa chef, il y avait de grandes chances que ça prenne cette direction en tout cas. Tu en finissais par te demander si tu ne t’intéressais pas aux problèmes des autres pour ne pas avoir à oublier les tiens. Tu avais fini ton premier verre durant cette période avant de penser à demander à la blonde son prénom. Ce serait plus simple pour ne pas la voir comme un objet de cette façon. Tu ne savais pas sa relation avec les habitués, mais elle semblait plutôt bien s’entendre avec eux même si elle les tenait au pas. Tu croisais son regard pour la première fois alors qu’elle te contemplait.   Tu eus un moment la certitude qu’elle allait refuser de te répondre. Finalement, elle te donna la réponse, Wendy. C’était mignon. Elle avait de la répartie cette Wendy en tout cas. Tu ne cachas pas un léger rire alors qu’elle t’avait parfaitement percé à jour. Effectivement, tu n’avais pas eu l’intention une seule seconde de lui donner ton vrai nom. Le fait qu’elle en prenne conscience rendait les choses plus faciles. Et tu étais légèrement curieux du prénom qu’elle allait t’attribuer. « Je vous en prie. »

Alors qu’elle te scrutait intensément, tu en fis de même avec elle. Elle avait beau être vive, tu décelais quelque chose de brisé chez elle. Il devait sans doute falloir avoir eu des épreuves personnelles pour finir dans ce genre d’endroit. Tu n’allais pas aborder cela avec elle. Vous fûtes interrompus avec fracas, manquant de sursauter en écoutant ce vacarme. Tu n’avais pas besoin de te retourner pour savoir qui avait causé l’incident. Chacun avait ses propres raisons pour se retrouver dans cet endroit. La brune devait en avoir une aussi. Ce n’était clairement pas par choix qu’elle s’était réduite à faire ce métier. Elle n’avait clairement aucune vocation pour ça. Alors que Wendy sortait de derrière son comptoir, te permettant de la voir des pieds à la tête, tu réalisas à quel point elle était petite comparé à Aloisia et encore elle portait des talons. Ça ne devait pas être la première fois qu’elle devait gérer une crise de ce genre vu sa dextérité. Alors qu’elle revenait vers le comptoir, tu te permis un petit commentaire, même si ça ne te regardait pas vraiment. « Elle n’a pas l’air très à l’aise votre serveuse. Elle serait mieux derrière un bureau. » Elle envoya des boissons gratuites pour se faire pardonner. Il en aurait fallu plus si tu t’étais reçu du whisky sur ton costume sur mesure, mais ce n’était pas le cas de tous et c’était les risques du métier. Wendy finit par revenir au sujet initial, vos prénoms. Tu ne retins pas ton rire quand elle proposa Miguel. Non, tu n’avais pas du tout une tête exotique à la Miguel. John passait mieux. « Partons sur John. Miguel est un peu irréaliste, non ? Enchanté de vous rencontrer Wendy. » Tu lui rendis son sourire. Elle te mettait de bonne humeur, chose que tu avais pensée impossible quand tu étais arrivé. Elle te proposa de te resservir et tu inclinas la tête pour donner ton accord. Trois verres maximum et après tu arrêtais. Tu  n’avais pas envie d’avoir la gueule de bois pour faire cours le lendemain. Ça ferait légèrement mauvais genre tout de même.  







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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Ven 2 Mai - 20:40

Octavus & Wendy
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C'était peut-être pour ça que j'aimais mon métier. Au fond, il y avait toujours de bonnes surprises et ce lorsque l'on ne s'y attendait pas. Je n'avais pas prévu de trouver quelqu'un avec qui converser, encore moins en pleine semaine vu que d'ordinaire, il n'y avait que les habitués pour sortir sur Pré-au-Lard. Et les déboires d'Artie ne me passionnaient plus depuis quelques mois déjà. Il fallait avoir une sacré patience pour être barmaid et savoir surtout écouter d'une oreille attentive sans montrer l'ennui profond qui nous habitait pourtant. Ce jeune homme-là semblait intéressant, il aurait été bien idiot de ma part de le laisser dans son coup et de retourner aux discussions de comptoir. Je n'avais pas forcément envie de lui poser des questions sur sa vie et puis, j'étais certaine qu'il ne me répondrait pas. Le fait qu'il me réponde était déjà en soit une surprise, à première vue, il avait vraiment la tête du type qui en avait bavé et qui voulait oublier tout ça quelques heures. Et croyez-moi ces têtes-là, j'en voyais un sacré paquet. Les fêtards allaient plus vers Londres pour s'amuser, ici la musique d'ambiance ne permettait pas qu'on se déhanche et les seuls qui s'y risquaient étaient des plus ridicules et finissaient bien souvent à terre, ivres mort. Et les filles n'étaient pas toujours des canons de beauté et encore moins des sorties de bonnes familles.

Je voyais bien qu'il était surpris de mon attitude mais que c'était dans le bon sens. Nous avions sûrement à peu près le même âge, la conversation n'en serait que plus facilitée. Pas que les hommes plus âgés me posaient un problème, bien au contraire ils m'avaient tout appris littéralement. Mais au moins il ne se sentirait pas materner. Enfin, quand il aura le sentiment de ne plus avoir le besoin de jouer au gentleman avec moi. Aussi charmant l'attention soit-elle, elle me perturbée. Je n'étais pas une lady et ça me faisait presque me sentir vieille. Mes trente ans ne me posaient aucun soucis et j'avais toujours été bien dans ma peau, sûre et certaine de mes atouts. Je n'avais pas honte d'en user à mes fins et de les mettre en valeur. Je préférais utiliser les autres et tant pis s'ils me rendaient la pareille, de toute façon, je n'attendais jamais rien de personne. Dans la crainte d'être déçue et blessée sûrement. Pour le moment, me contenter de moi me suffisait.

Et j'aurais du ne pas compter sur la serveuse en tout cas. Je scrutais mon mystérieux client pour lui trouver un prénom factice lorsque le fracas qu'elle provoqua me tira de ma contemplation. Ce n'était pas tant qu'elle soit si peu douée de ses mains le problème, c'est qu'au final, elle me ralentissait bien plus qu'elle ne m'aidait. Que je doive me frapper double emploi était une chose, mais qu'en plus je doive réparer ses catastrophes, c'en était une bien différente. Tant que les clients n'étaient pas offensés et repartaient contents, il n'y avait pas de mal. Certes les affaires marchés bien, mais je ne voulais pas mettre Al' en mauvais termes avec des locaux. Et puis, le propriétaire des lieux étaient assez particulier, il aurait été capable d'encore envenimer les choses si certains se plaignaient de la gérance. L'homme au comptoir remarqua également combien la jeune Hannah était d'une inefficacité et j'acquiesçais en préparant les verres pour la tournée offerte de la table.

«- C'est une de ces filles de bonne famille qui essaie de se révolter. Après ce soir, elle va vite retrouver le chemin de chez elle crois moi ! »

Parce que je ne comptais pas la garder mais aussi parce qu'elle allait sûrement comprendre que ce n'était pas du tout fait pour elle. Il fallait un minimum de ténacité et de caractère, elle en paraissait dépourvue. Après la crise de justesse évitée, je me plantais à nouveau devant lui et lui exposais mes idées. Il avait tout de même son mot à dire, je ne voulais pas le vexer. Certains manquaient d'humour, ça ne semblait pas être son cas. L'entendre rire sur la proposition exotique m'égaya également. C'était toujours plaisant de réussir à changer les idées de quelqu'un qui en avait besoin, même d'un inconnu. Sûrement mon côté bon samaritain. Il penchait plus sur John et j'étais d'accord avec lui. Miguel n'était pas fait pour lui. Et puis, je l'aurais automatiquement imaginé avec un sombrero sur un fond de maracas, rien qui ne reflétait sa classe british. Je lui envoyais un sourire totalement amusé dont j'avais le secret et qui m'avait valu le surnom de Colgate à New-York alors que je remplissais à nouveau son verre du liquide brun.

«- Mais le plaisir est partagé mon cher John ! »

Un groupe franchit de nouveau le pas de la porte dont plusieurs femmes. Peu agréables à regarder malheureusement. J'échangeais une grimace désolée vers le dénommé John, du moins pour la soirée, presque compatissante pour lui. S'il voulait trouver quelqu'un pour l'aider à passer la nuit, il allait falloir qu'il ferme les yeux en tout cas. Je le quittais avec son verre et préférais passer une nouvelle fois derrière le comptoir pour renvoyer quelques verres au bar et prendre la commande des nouveaux arrivants. Je ne me formalisais pas du regard mauvais qu'une des jeunes femmes me lançaient lorsque j'écoutais ce qui devait être son copain me faire une blague. Je me permis même de rire de manière complice, au fond j'aimais rendre les autres jalouses même si je n'en avais rien à faire. Et je me trouvais bien plus attirante dans mon jean que mal fagotée comme les demoiselles dans des robes trop courtes et trop serrée. C'était triste d'en venir à ne même plus donner une belle image de soit en désespoir d'attirer l'attention. Je préparais le plateau et l'envoyer à Hannah, lui demandant de servir la bonne table lorsque je la vis se diriger vers les mauvais clients. Courage Wendy, plus que deux heures maximum.

«- Je crois qu'on va se rendre service mutuellement John. »

Je revenais vers lui et glissais un cocktail sur le comptoir qui fila droit dans la main d'un des hommes assis. Je reportais ensuite mon attention sur le brun après un rapide coup d'oeil vers mon employée du mois. Il était beau garçon et malgré tout, Hannah était une jolie fille. En tout cas, elle était clairement plus belle que toutes les autres présentes ce soir. Mis à part moi, sans prétention. Je lui avais déjà évité l'humiliation de confesser à un médicomage des galipottes nocturnes et hasardeuses dans les bars avec la blonde peu recommandable. Je pouvais bien jouer les entremetteuses. Ça ne serait pas la première fois.

«- Je vais virer la serveuse et elle va avoir besoin d'une épaule sur laquelle pleurer. Alors je fais en sorte de te donner la priorité et toi, tu essaies de conclure histoire qu'elle évite de remettre les pieds ici. Marché conclu ? Et puis entre nous, un peu de bon temps ne lui ferait que le plus grand bien ! »

Je m'accoudais au bar en tendant ma main vers lui pour sceller notre pacte. Ça serait aussi l'occasion de vérifier ses talents de séducteur. Généralement, mon flair ne me trahissait jamais mais je n'étais pas infaillible non plus. À lui de faire ses preuves.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Sam 3 Mai - 17:27


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

Tu n’aimais pas particulièrement discuter des gens derrière leurs dos d’habitude, mais tu n’étais pas non plus du genre à risquer la réputation des McKenna en te rendant dans des bars sorciers non grimé. Visiblement, tu ne te connaissais pas autant que tu le pensais. Et puis, tu ne posais pas la question sans petit motif ultérieur. Elle n’était pas mal cette petite serveuse, les deux l’étaient. Tu avais ta politique de ne pas toucher aux employés, mais d’après ce que tu voyais, elle n’allait pas faire très long feu à la tête du sanglier. Si sa maladresse ne posait pas suffisamment de problèmes, les coûts supplémentaires qu’elle engendrait finiraient de causer sa perte. Rien ne t’empêchait de tenter quelque chose. Le plus humiliant serait sans doute si elle te repoussait, mais ça c’était quelque chose qui ne devait pas arriver. Inenvisageable, personne ne te disait non. Sinon tant pis pour elle.

Wendy confirma ce que tu avais deviné. Elle n’appartenait pas du tout à ce milieu là. Ça semblait évident. Ce n’était pas non plus une sang pur, sinon tu l’aurais déjà croisée auparavant. Tu te demandais si elle n’était pas moldue d’ailleurs, une de ces filles qui ne jurait que par le bon dieu. En tout cas, elle en avait l’accoutrement. Son sang t’importait peu de toute manière. Elle allait se faire virer, ça aussi c’était une bonne nouvelle, sinon pour elle, du moins pour toi. Tu n’envisageais pas de l’épouser, non ça c’était ton père qui s’en chargeait. Toi, tu ne pouvais contrôler que tes coups d’un soir. C’était mieux que rien. Ce qu’Aloisia ne savait pas ne pouvait pas lui nuire. Elle ne saurait jamais que tu avais fauté, donc elle n’en souffrirait pas. Maintenant que Wendy t’avait évité une bonne infection à cause de la trainée blonde, rien ne pourrait prouver ta transgression. Tu avalas une gorgée de whisky, les yeux fixés sur les deux serveuses. Elles étaient bien différentes toutes les deux, grande et petite, brune et blonde et surtout sexy et conservatrice. Tu avais toujours pensé que ces filles bon chic bon genre étaient les pires au lit et tu n’étais pas contre le fait de lâcher le tigre enfoui sous des couches de bons sentiments et de politesse.

Tu n’arrivais pas à croire qu’elle ait pu être sérieuse en proposant Miguel. Avec ton apparence typiquement anglaise, tu n’avais pas vraiment l’air de sortir tout droit d’une place avec du soleil et de l’eau turquoise, si ? John passait déjà mieux. ton père aurait grogné de savoir que son fils unique prenait un prénom aussi commun, comme le premier sang de bourbe venu. Tu l’adorais d’autant plus pour ça. Tu étais donc devenu John pour la soirée. C’était presque dommage que tu sois venu ici dans ce genre de circonstances parce que tu n’aurais pas été dérangé de revenir pour la compagnie. Mais un McKenna n’était pas supposé fréquenter des bars miteux, de même qu’il n’était pas supposé non plus traîner dans les parties moldues des villes. Ton père aurait sans doute perdu le restant de ses cheveux s’il savait tes destinations en Russie. Tu eus soudainement l’envie d’éclater de rire, mais te retins. Wendy penserait sûrement que tu t’étais échappé de Sainte Mangouste sinon.

Tu n’avais pas tellement d’amis pour qu’une conversation légère avec une inconnue ne soit pas la bienvenue. A part Kayla et McGonagall dans une certaine mesure, tu étais resté assez solitaire durant ces premiers mois, pas suffisamment pour qu’on se pose des questions sur toi, mais assez pour ne pas trop attirer l’attention sur tes déplacements. Tu n’arrivais pas trop à savoir si Wendy était vraiment honnête avec toi ou si elle faisait semblant d’être sympathique simplement parce que tu lui inspirais de la peine. Le doute était permis. Ça n’était pas censé avoir de l’importance, mais pourtant ça en avait à tes yeux.

A l’entente du carillon, tes yeux tournèrent même si tu n’étais pas tant intéressé à l’idée de rentrer avec quelqu’un. Peut-être que tout ce qu’il te fallait, c’était de discuter pour te changer les idées au lieu d’utiliser des méthodes bien plus radicales, comme le sexe et l’alcool. De toute façon, tu n’étais pas désespéré à l’idée d’oublier tes déboires pour te rabaisser à coucher avec ça. Même si tu n’hésitais pas à te rabattre sur des sangs de bourbe, elles étaient toujours superbes. Tu ne les choisissais pas pour leur intellect. Wendy semblait même désolée pour toi en voyant ce qui venait de rentrer. Elle t’avait définitivement percé à jour. De toute façon, il ne devait pas y avoir une grande liste de possibilités qui poussaient les gens à venir ici et si ce n’était pas pour faire quelque chose d’illégal, alors tu étais forcément intéressé par un coup d’un soir. Tu haussas les épaules, pas autant déçu que tu aurais dû l’être. De toute façon, il y avait toujours demain et ainsi de suite jusqu’à ce que tu ais le courage d’avoir une discussion sérieuse avec ta fiancée. Tu avalas une gorgée de ton verre alors que Wendy s’éloignait s’occuper des autres clients. Ce n’était pas parce que tu avais eu de la chance hier que l’opportunité de trouver quelqu’un qui te plaisait allait se représenter une seconde fois. Tes yeux glissèrent vers la petite blonde qui était en train de bien travailler pour gagner son pourboire, du moins si c’était le garçon qui payait et pas sa copine. C’était toujours amusant de voir d’un œil extérieur la jalousie à l’œuvre. Elle avait un joli rire en tout cas.

Tu l’entendis te parler avant qu’elle ne soit revenue vers toi, te demandant de quoi elle voulait bien parler en parlant de service mutuel. Du moins, tu avais bien une petite idée en tête, mais doutais que ce soit ça. Quand elle te regarda avant de poser les yeux sur sa nouvelle serveuse, tu commenças d’avoir une petite idée de ce qu’elle te voulait. Tu haussas un sourcil pour lui indiquer que tu l’écoutais, un léger sourire sur les lèvres. Elle allait la virer, ça tu l’avais déjà deviné depuis que tu étais entré. Jouer au sauveur, ça aussi tu pouvais le faire. ça semblait déjà un peu plus réaliste que de faire semblant d’être le prince charmant. En revanche, tu pouvais l’occasion pour une nuit, mais ce serait tout. Tu avais une politique très stricte là-dessus. La brune semblait être un nid à problèmes. Tu voyais bien qu’elle demanderait un entretien trop compliqué. C’était le genre de fille qui chercherait à te revoir le lendemain, qui voudrait connaître ton nom. Mais tu étais John ici. Tant que veillait à lui effacer la mémoire une fois que vous auriez fini ou au moins à t’assurer qu’elle ne reviendrait plus à Pré au lard par la suite,  tu ne devrais pas avoir trop de difficultés à t’échapper et à rester anonyme. De plus, tu ne comptais pas remettre les pieds ici par la suite, ou alors pas accompagné et Wendy n’avait pas vu ton visage. Elle t’oublierait rapidement. Tu ne craignais rien. « Je peux faire ça. Marché conclu Wendy. Je ferais en sorte de la décoincer un peu… Dis-moi tout ce que j'ai besoin de savoir... » Tu lui fis un sourire séducteur avant de prendre la main qu’elle te tendait pour la serrer. Elle avait une bonne poigne, elle ne se contentait pas de suivre le mouvement, elle l’imprégnait. Ça te changeait de toutes ces greluches qui insistaient pour te serrer la main sans arriver à la faire correctement. Tu étais passé au tutoiement, vu votre transaction, ça semblait un peu moins déplacé. C'était presque comme avoir à faire à une maquerelle. « Quelle âge a-t-elle d’ailleurs ? » Tu demandais quelques secondes plus tard. Tu y avais pensé après coup, mais tu n’avais pas menti quand tu disais que tu ne faisais pas dans le détournement de mineurs, sauf avec ta fiancée visiblement.







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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Dim 4 Mai - 10:10

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J'avais toujours aimé plaire et même si je ne sortais jamais avec les clients de mon bar, m'attirer leurs regards était plaisant. Je prenais toujours soin de moi alors même si je ne partais pas de chez moi avec l'intention directe de finir avec quelqu'un, j'étais automatiquement apprêtée pour. Enfin, sans basculer dans la vulgarité des jeunes femmes qui venaient d'entrer. Être sexy sans trop en montrer, c'était tout un art que visiblement peu de filles maîtrisaient. Je me sentais bien plus belle dans mon leggings imitation cuir et mon pull découvrant mes épaules que dans leurs robes décolletées et courtes et trop moulantes. D'ailleurs, ces messieurs semblaient d'accord avec moi. Je me permis de jouer à la serveuse enjouée, presque intéressée, juste pour faire enrager un tant soit peu leurs compagnes. Il n'y avait rien de mal, de toute façon c'était eux qui allaient mes payer j'assurais juste mon pourboire et sûrement un possible retour de leur part dans le bar. C'était une tablée de jeunes, je me doutais bien qu'ils venaient ici en première partie. Après avoir descendu quelques verres et quand l'heure serait plus avancée, ils s'en iront dans un endroit bien plus branché et agité pour finir leur nuit. Je me demandais d'ailleurs si j'allais moi aussi profiter du reste de ma soirée lorsque le service serait terminé. Je n'étais déjà pas sortie hier soir et ça faisait un long moment que je n'avais pas mis les pieds dans le bar de mon ami dans le Londres moldu. Selon mon humeur, je pourrais toujours aller décompresser là-bas. Verres gratuits et bonne musique, le programme était idéal. Il me faudrait au moins ça pour me remettre de la catastrophe ambulante qu'était cette nouvelle serveuse.

Je me rapprochais de John et le vit me regarder un peu plus lorsque je lui proposais de se rendre service mutuellement. À l'entente de mes mots, je me rendis compte que ça pouvait porter à confusion. Je n'avais pas besoin d'un coup de pouce sur le plan physique, enfin, pas pour ma personne en tout cas. Et c'était dommage, pour une fois qu'un bel homme franchissait la porte de la Tête de Sanglier, je l'envoyais tout droit dans les bras de mon apprenti. Encore qu'il devait être bien mieux sans cette énorme cape qui dissimulait et son corps et la moitié de son visage. J'obtenais néanmoins son attention et en le voyant sourire légèrement, mes lèvres s'étirèrent davantage, amusée par notre conversation. Lui comme moi n'étions certainement pas partis dans l'optique d'en venir à un tel arrangement. Mais on n'avait rien sans rien. Puis honnêtement, je trouvais l'idée totalement drôle. On faisait d'une pierre deux coups : il trouvait une femme jolie avec qui terminer et moi, je m'assurais qu'elle serait trop honteuse pour remettre les pieds ici. Les filles comme ça, on les cernait vite. Des enfants de riches, bon chic bon genre, qui se mettaient à pousser les limites fixées par leurs parents pour jouer les rebelles avant de se rendre compte que c'était trop tard, ils étaient déjà entrés dans le moule. Certainement que Hannah n'allaient plus se risquer à braver les interdits après ça. Elle suivrait gentiment la voie qu'on lui avait toute tracée. De ce qu'elle m'avait dit, ses parents tenaient un commerce florissant et la voulait à la tête de l'entreprise. Ça me rappelait quelqu'un d'autre. Sa situation n'était vraiment pas à plaindre, je ne voyais vraiment pas pourquoi j'avais accepté de lui faire faire un essai.

Si le jeune homme parvenait à ses fins, leur aventure la pousserait à totalement s'éloigner de Pré-au-Lard, de peur de tomber sur lui, ou sur moi, et que «l'incident» ne s'ébruite. Encore fallait-il qu'il accepte, peut-être ne la trouvait-il pas à son goût. Je lui tendis une main amicale pour sceller notre pacte s'il était d'accord. Et après un bref moment, ses doigts vinrent serrer les miens et je lui rendais la politesse avec assurance et force. C'était une bonne chose, pour lui comme pour elle. Il ne finirait pas à St-Mangouste à cause d'une infection et elle délaisserait peut-être ses chemisiers boutonnés jusqu'en haut après ça. Je notais qu'il se mit enfin à me tutoyer. Nous devenions partenaires, c'était compréhensible en même temps. Je ne pus m'empêcher de pouffer légèrement en l'entendant pourtant. Ce n'était pas qu'un peu qu'il fallait la décoincer, ça allait être un véritable challenge oui ! À son âge, j'étais bien loin d'une telle attitude.

«- La décoincer un peu ? Beaucoup je dirais ! Enfin, on ne se méfie pas de l'eau qui dort n'est-ce pas ? »

J'agitais les sourcils de manière équivoque en souriant. À tout moment, John allait passer la nuit la plus agitée de sa vie et il ne s'en remettrait pas avant quelques jours. C'était tout ce que je lui souhaitais même si je me doutais qu'avec un tel physique, il ne devait pas se faire prier pour s'amuser de son côté. En définitive, je ne pouvais malheureusement pas lui apprendre grand chose sur sa nouvelle cible. Je ne la connaissais pas beaucoup et il était évident que nous n'avions pas matière à conversation. Nous étions diamétralement opposées. Ça corsait le challenge mais je ne doutais pas des talents de séducteurs de mon nouvel allié. Déjà, s'il lui souriait comme il me souriait, il avait de grandes chances de parvenir à ses fins. Je jetais un bref coup d’œil à la jeune femme qui essayait de redire de tête toutes les commandes que la table venait de lui annoncer et sûrement qu'il y allait avoir des erreurs. Je n'allais pas tarder à l'informer de son renvoi. Elle n'aura vraiment pas fait long feu. Mais je préférais encore devoir assurer tout toute seule plutôt que de voir le coût qu'elle m'aura occasionné avec ses bêtises.

«- Je sais qu'elle a la petite vingtaine. Ses parents ont une bonne affaire et voulaient la mettre à la tête de la société. Enfant unique, la fifille chérie de maman et papa qui doivent se faire un sacré sang d'encre d'ailleurs. Ah, elle a fait ses études à Beauxbâtons. Tu me diras, ça explique la tenue. »

J'avais une moue clairement moqueuse alors que je la voyais tenir son plateau devant elle à deux mains de peur de tout refaire tomber. L'institut française de magie était réservée aux filles et à mes yeux, ce ne devait pas être la joie. C'était planter une épine dans le pied de toutes ces filles qui n'avaient pas eu le loisir d'apprivoiser les hommes à leur âge le plus bête. Elle allait certainement se faire mener par le bout du nez par le sexe opposé pour le restant de sa vie. En n'ayant personne à séduire, c'était sûr que ce n'était pas dérangeant d'être habillée comme une bonne sœur. Si elle n'avait pas été sorcière, j'aurais mis ma main à couper que c'était une de ses fanas de religion. Enfin bref, je n'allais pas non plus lui donner des leçons de style. Hannah revint finalement vers le bar et je glissais un œil vers John.

«- Bon c'est parti, tiens toi prêt John ! »

Je le quittais pour m'approcher de la jeune femme qui semblait dépitée. Pourtant en me voyant, elle se força à sourire se donnant l'air de gérer la situation. Elle devait bien se douter de ce qui allait lui arriver. Je lui expliquais que ça n'allait pas être possible, qu'il était clair que ce n'était pas fait pour elle et qu'elle n'avait pas l'expérience nécessaire pour travailler ici. Je ne me laissais pas démonter par ses yeux brillants et quand elle ouvrit la bouche pour se justifier sûrement, je plantais un verre de whisky fraîchement préparé dans ses mains.

«- Un dernier petit client à servir et après je te libère. Si tu veux rester boire un coup, c'est la maison qui offre ma belle. »

Je lui fis un sourire en la poussant vers John après lui avoir montré le jeune homme en pointant le doigt vers lui pour être sûre et certaine que l'information était bien passée. Hannah mit un instant à se reprendre puis marcha droit vers son client. Je restais de l'autre côté du bar, servant distraitement, mon attention déviant toujours vers eux.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Dim 4 Mai - 17:14


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







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Tu n’avais pas refusé son marché. Cette brune t’avait déjà attiré l’œil lorsque tu étais rentré et la seule chose qui t’avait empêché de tenter quelque chose venait uniquement de ta politique personnelle. Maintenant qu’elle allait perdre son travail, ça n’avait plus aucune importance. Tu serras donc sa main pour sceller votre alliance et commençais à la tutoyer par la même occasion. Elle se mit à rire et tu ne pus t’empêcher de remarque à quel point c’était un son mélodieux. Tes yeux se mirent à pétiller en entendant sa réponse. D’accord, peut-être pas qu’un peu à en juger par son accoutrement. Mais tu étais persuadé qu’elle cachait bien son jeu. Tu espérais ne pas te tromper sinon ce serait très décevant pour toi. En attendant, tu prendrais ta mission très au sérieux. Tu avais déjà envie de rire alors que tu n’avais même pas commencé à jouer. Tu ne pouvais pas envisager la situation autrement que comme un jeu. Et Wendy avait l’air de penser exactement la même chose. C’était ton genre de fille. Elle te faisait penser à ta copine Tatyana, toujours pleine d’énergie et de joie de vivre. Dommage que tu ne doives cesser de la revoir après cette soirée tu avais besoin de plus de personnes comme ça dans ta vie.

Wendy mit le doigt sur ce que tu pensais et tu te sentis lâcher un petit rire devant son jeu de sourcil. Toi aussi tu avais tendance à faire ça parfois. Tu comprenais un peu mieux les réactions que ça déclenchait. « C’est ce que j’espère en tout cas. Il me faudra peut-être revenir ici pour te tenir au courant des résultats de cette expérience. C’est peut-être le début d’une brillante association ! » Tu plaisantais à moitié. Tu n’étais pas sûr de croire en tes mots. Ce serait évidemment tentant, mais revenir ici une troisième fois serait vraiment te mettre en danger. Plus tu fréquenterais ce lieu, plus tu aurais de risque d’être reconnu. Ce serait dommage réellement, parce que depuis le peu de temps où tu étais arrivé, tu avais vraiment apprécié d’échanger avec la serveuse et pour une fois, ce n’était même pas dans le but de l’attirer dans ton lit. Tu lui demandas alors les informations qu’elle pouvait te donner sur ta nouvelle cible. Apparemment, elle ne savait pas grand-chose. Si c’était son premier jour, tu doutais qu’elles aient partagé de grandes confidences, surtout qu’il avait un véritable choc des cultures entre les deux. Ce n’était pas forcément plus mal d’ailleurs. Ça ne devait pas sembler trop scripté sinon elle ne marcherait pas. Et lui offrir une épaule sur laquelle pleurer et l’interroger lui donnerait l’impression que tu t’intéressais à elle et pas uniquement à son corps.

La vingtaine, c’était déjà mieux que mineure. Quoi que tu fasses, il semblait que tes pensées te ramèneraient toujours vers ta fiancée, mais jamais suffisamment pour que tu lui restes fidèle. De toute façon, si elle avait un tant soit peu de jugeote, Aloisia devait se douter que tu n’allais pas rester célibataire durant toutes ces années jusqu’à votre mariage. C’était d’une naïveté absolue de penser ça alors que tu avais 30 ans. Tu étais un peu surpris que cette fille soit allée à Beauxbâtons, mais après tout pourquoi pas. Toi-même n’avais pas étudié à Poudlard. Tu ne connaissais pas grand-chose sur cette école, mais c’était assez étonnant connaissant la réputation des françaises que ce soit une école aussi stricte qui impose des tenues de nonnes. « Oui, je me doute bien que ce n’était pas l’uniforme prescrit pour travailler ici. » En tout cas, elle venait d’une famille conservatrice, tu l’avais bien jugée. Ce n’était tout de même pas une sang pur, peut-être une sang mêlé. Wendy ne pensa pas à te dire son prénom, mais ça avait finalement peu d’importance à tes yeux. Les yeux de la blonde étaient posés sur l’objet de votre conversation et tu grimaças en l’apercevant.

Tu pouvais comprendre le comportement de cette fille. Tu n’avais pas non plus des rapports faciles avec ton père et te rebellait à ta façon. Sans avoir été jusqu’à t’échapper comme elle, tu avais été trop lâche pour ça, tu t’étais fait un devoir de désacraliser les fiançailles qu’il t’avait imposées avec Aloisia. C’était bien sûr avant que tu sois forcé, bon gré mal gré, de la côtoyer régulièrement et d’apprendre à la connaître. Les choses avaient maintenant changé pour le meilleur et pour le pire. Après avoir passé la soirée avec toi, elle ne reviendrait certainement pas ici. Tu t’assurerais de lui donner de quoi justifier un retour illico presto chez ses parents. Tu n’étais pas foncièrement méchant, mais le résultat restait le même. Au moins, tu pouvais t’inspirer de ton vécu d’une certaine façon pour l’attirer dans tes filets. Ce serait bien la première fois que ça te serait utile. D’habitude, c’était quelque chose que tu cachais le plus possible, tes relations tendues avec ton père. Mais tu ne voulais pas non plus trop t’épancher. Tu ne devais pas trop t’impliquer avec elle sinon tu n’en serais jamais débarrassé. Le fait que ce soit un coup d’une nuit, que tu quittes son appartement sans laisser un mot et que tout le monde ici vous ait vu partir ensemble devrait suffire pour qu’elle soit suffisamment honteuse et évite cet endroit à l’avenir.  

Wendy te donna le signal avant de te quitter pour retourner vers la brune. Tu terminas ton whisky, te doutant qu’elle allait l’amener vers toi avec cette excuse. Tu portas les yeux en face de toi, même si tu écoutais toujours d’une oreille ce que Wendy racontait. Tu avais une partenaire du crime ce soir et bien plus jolie qu’Aleksei avec ça. Tu étais gagnant dans tous les cas. Vraiment ce grand miroir était bien pratique. La fille semblait prête à éclater en sanglots. Tu allais devoir lui changer totalement les idées. Tu n’avais pas envie d’avoir une chialeuse dans les bras. Tu venais ici pour te changer les idées, pas pour supporter les problèmes des autres. Dégageant légèrement ton visage pour qu’elle puisse voir que tu n’avais aucune difformité physique qui justifie le fait de te cacher, tu pris un air ennuyé. Hannah arriva avec ton verre portant l’air dépité de quelqu’un qui venait d’être congédié. Tu pris l’air de circonstance d’un homme d’affaires qui avait eu une rude journée. Tu ne comptais pas lui offrir de promesses en l’air. Laisser sous entendre quelque chose n’était pas vraiment un mensonge, n’est ce pas ? A en juger par son éducation, il te suffirait de la vouvoyer pour qu’elle réalise que tu n’étais pas comme tous ces gens qui viennent ici d’ordinaire. Elle posa ton verre sur le bar et tu tournas les yeux vers elle pour la remercier avant de faire une fausse pause pour l’effet. « Est-ce que ça va mademoiselle ? »

Tu lui fis un bref sourire. Tu avais l’impression que les rôles étaient inversés, que tu devenais Liberia et que cette pauvre fille qui n’avait rien fait devenait comme toi quand tu étais plus jeune. Tu allais savoir ce que ça faisait de passer de l’autre côté de la barrière.  « Vous avez l’air d’avoir besoin d’un remontant. Je sais que vous êtes censée travailler, mais puis-je vous offrir un verre ? » Tu savais très bien ce que Wendy lui avait dit, mais tu n’étais pas censé avoir entendu. Tu étais curieux de savoir ce qu’elle allait répondre, si elle allait accepter ou dire qu’elle était capable de se le payer elle-même ou avouer que c’était payé par la maison. A ces mots, elle recommença d’avoir les larmes aux yeux avant de se laisser tomber sur le siège à côté du tien pour t’expliquer qu’elle venait d’être congédiée, qu’elle ne savait pas ce qu’elle allait faire maintenant qu’elle n’avait plus de quoi payer son loyer, que ses parents lui avaient coupé les vivres quand elle avait refusé de travailler dans leur société de chaudronnerie et blablabla. Tu avais déjà entendus parler d’eux alors, mais ils n’étaient effectivement pas de sang pur, ouf, moins de chance de vous revoir par la suite. Elle te donna son prénom, Hannah et accepta que tu lui commandes un verre de jus de citrouille. Tes yeux se plissèrent avant que tu lui indiques qu’elle devrait peut-être essayer quelque chose de plus fort que ça. Elle finit par acquiescer et tu lui fis un signe de tête avant de te rendre plus loin pour commander directement auprès de Wendy. « Tu pourras servir à mademoiselle un whisky? Un jus de citrouille ne semble pas vraiment indiqué vu l’occasion. » Tu tentas d’avoir l’air professionnel et non de ressembler au comploteur que tu étais réellement.







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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Lun 5 Mai - 20:29

Octavus & Wendy
Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation



Il me proposait de revenir plus tard pour me raconter son potentiel succès dans cette mission que je venais de lui confier, et bien loin de le trouver vantard, j'appréciais l'idée. Revoir un type comme lui à la Tête de Sanglier allait être comme un miracle. Et puis, sa compagnie était loin d'être désagréable je devais bien l'avouer. Il était totalement différent des autres clients dont j'avais l'habitude. Déjà, c'était un bel homme, propre sûr lui et c'était une bonne chose de pouvoir converser avec quelqu'un qui ne sentait ni la sueur, ni l'alcool à plein nez. Il était jeune et n'allait pas essayer sûrement de me raconter comme était la vie à son époque. Et étrangement, j'avais l'impression qu'il me ressemblait. Peut-être parce qu'il se prêtait au jeu sans rechigner, qu'il faisait donc preuve d'ouverture d'esprit, d'humour et d'un brin de folie. Il ne me jugeait pas et j'en faisais de même. Nous profitions tous les deux des avantages que l'autre avait à nous offrir sans nous soucier de la morale ou de la bienséance. J'avais cru qu'il était entré ici par erreur au début, j'espérais maintenant qu'il puisse un jour retrouver le chemin de mon bar. Sait-on jamais.

«- Mais avec plaisir. Et tu sais quoi ? Je t'offrirai même mon fameux cocktail pour fêter ton succès ! »

C'était plus que sûr pour moi qu'il allait parvenir à ses fins. Il avait la tête, pour ce que je pouvais en voir, du type qui savait obtenir ce qu'il voulait quand il voulait. Je savais qu'il ne devait pas vraiment avoir besoin de moi pour réussir à convaincre une femme de le suivre, mais tout cela rendait les choses bien plus intéressantes. Au final, et s'il était vraiment comme moi il devait ressentir la même chose parfois, ça pouvait devenir lassant presque de réussir à trouver quelqu'un pour la nuit. Bien sûr, c'était ce que je voulais, une histoire simple, sans lendemain, aucun avenir et aucune attente. J'avais fui à des milliers de kilomètres de chez moi pour retrouver cette vie là. C'était juste qu'un peu de piquant était nécessaire. J'étais certaine de mon charme, j'étais presque à en implorer Merlin de quelqu'un qui ne se contente pas juste de tomber dans mon piège. Enfin, c'était une toute autre histoire encore. Et il n'était pas question de moi mais de lui ce soir. J'éclatais littéralement de rire lorsqu'il déclara bien comprendre que l'accoutrement de la serveuse n'était pas la tenue réglementaire du bar. Ah ça, il n'y avait aucun risque ! Je n'étais pas exhibitionniste mais je n'étais en rien contre l'idée de montrer un peu de chair quand même. Je pouvais ressembler à bien des choses, jamais on ne m'avait prise pour une nonne malgré ça. Je me calmais pour partager avec la proie les quelques informations que j'avais sur sa victime. Rien de bien folichon mais c'était toujours mieux que rien.

Je licenciais Hannah et évitais la crise de larmes qu'elle était sur le plomb de m'infliger. Par tous les cieux, tout mais pas ça. Je préférais mille fois écouter les jérémiades d'alcooliques que les larmoiements d'une fille à papa. Et puis, je ne savais absolument pas consoler. J'avais des amis, des femmes quelques unes, mais tous savaient très bien que je n'étais pas le numéro à composer pour essuyer les pleurs. Changer les idées, partenaires de soirée oubli total, oui je savais faire. Le reste non. Les sentiments et moi n'étions pas fait pour vivre ensemble. Je l'envoyais toute crue dans la gueule du loup et fut certaine de ma décision en la voyant si perdue avec un seul verre déjà. C'était pas faute d'avoir pointé la cible du doigt pourtant. Je coulais un œil vers John qui était déjà imprégné dans son personnage. Son visage état légèrement plus visible et il avait l'air de l'homme qui en avait trop fait pour une journée, que les soucis professionnels pousser à un instant de détente. Il était bon, c'était indéniable. S'il n'y avait pas eu notre pacte, j'y aurais cru moi aussi. Mon instinct me poussait pourtant à croire que les tourments de mon nouvel ami n'étaient en rien liés à son travail, mais ça resterait un mystère. Je ne comptais pas lui demander, ça ne me regardait pas.

Je continuais mon service, profitant de son départ pour rattraper le retard qu'elle m'avait laissé. J'enchaînais les verres, encaissais les quelques clients qui quittaient les lieux et me débrouillais même pour faire un brin de ménage rapide, un vrai exploit dans cette tanière. Rien de très reluisant, ça consistait à nettoyer les tables imbibées d'alcool et de ramasser d'un coup de baguette les cacahuètes que certain s'amusaient à se lancer. L'homme saoul était un animal et je me demandais parfois si je n'étais pas gardienne de zoo plus qu'autre chose. Je jettais des coups d'oeil dans leur direction et constatais qu'Hannah s'était assise à ses côtés encore plus vite que je ne l'avais imaginé. Point plus négatif, enfin pour le pauvre John, elle semblait s'être lancée dans un monologue sur ses déboires et je riais intérieurement en l'imaginant devant supporter tout ça sans rien ne laissait paraître. On n'avait rien sans rien, mais c'était quand même bien dommage qu'il passe sa soirée à l'écouter se plaindre si au final il n'obtenait pas gain de cause. Les féministes du monde allaient m'en vouloir et me traiter de tous les noms, mais j'espérais vraiment qu'elle déferait son chemisier pour lui. Et plus même.

Je me forçais à ne pas le regarder alors que j'apercevais le jeune homme se lever de son siège pour venir dans ma direction. Décidément, elle n'avait pas la fibre serveuse du tout. En plus de se plaindre auprès d'un client, elle le laissait lui payer un verre et qui plus est, lui laissait le loisir d'aller le chercher. En l'occurrence dans cette situation, c'était totalement parfait pour suivre notre plan diabolique mis en place. Mes lèvres restèrent scellées l'une à l'autre violemment pour me retenir de rire et j'en venais même à me pincer les joues. J'envoyais son verre à Artie puis en attrapais un autre pour le remplir de whisky. Non effectivement, personne n'avait jamais réussi à noyer ses problèmes dans du jus de citrouille, mais l'idée en devenait presque touchante de naïveté. C'était presque pousser cette fille à la débauche, lui prévoir une soirée torride après l'avoir initié à l'alcool. C'était pourtant pour son bien, j'en étais sûre. Et encore plus pour celui de John et surtout du mien et de la recette du bar. Mais ce n'était qu'un détail. Qu'une femme de son âge se permette de commander un jus de citrouille en galante compagnie dans un endroit comme celui-ci me dépassait. L'argent de papa et maman l'avait sûrement empêché de grandir de toute évidence.

«- Un jus de citrouille rien que ça ! Tu n'oublieras pas de lui chanter une berceuse pour qu'elle s'endorme quand tu en auras fini avec elle. »

Je lui tendis le verre de whisky avec un sourire appuyé, me moquant presque de lui. Je ne le connaissais pas et j'en venais déjà à plaisanter comme si nous étions... deux potes, il n'y avait pas d'autres mots. J'avais une vision comique d'eux dans un lit, elle le serrant comme si c'était son nouvel ours en peluche et lui essayant de fuir discrètement. Je ne lui souhaitais pas mais après le coup du jus de citrouille, tout pouvait arriver.

«- Un double, cadeau de la maison évidemment. C'était toujours plus rentable que de la garder. »

Vu le gabarit de la jeune femme, ça ne serait pas assez pour la rendre ivre mais suffisant pour la débrider et la rendre bien plus ouverte. En somme, c'était parfait.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mar 6 Mai - 20:11


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







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Tu ne savais pas vraiment pourquoi tu avais dit ça. Il y avait de grandes chances pour que ce soit un mensonge, que tu ne reviennes plus jamais ici. Tu jouais avec le feu en augmentant les risques de façon aussi conséquente. Pourtant, il y avait quelque chose qui te donnait envie de revenir ici et ce quelque chose prenait la forme d’une petite blonde prénommée Wendy. Dans un contexte où tu devais cacher aux seules personnes que tu fréquentais tes déboires, la barmaid apparaissait comme ta seule alliée. Quant à sa réponse, sitôt entendue, tu pensas que diable. Il y avait peu de chance qu’on te reconnaisse dans ce type de lieu et Wendy devait en avoir vu d’autres. Même si tu revenais, elle garderait le silence sur tes agissements. Tu l’espérais en tout cas. Elle ne semblait pas douter de ton succès. Ça faisait plaisir de se sentir soutenu. Tu comptais bien tout faire pour obtenir la victoire maintenant. « Tenu ! » Tu lui fis un clin d’œil complice. Tu ne comptais pas trop laisser le choix à cette brunette. Tu obtiendrais ce que tu voulais d’une façon ou d’une autre. L’échec n’était pas envisageable. L’aborder ne fut pas bien compliqué. Face à son ancienne patronne qui avait le mauvais rôle, tu apparaissais comme une épaule sur laquelle pleurer. Ce qui n’était pas forcément un bien en définitive. Une fois que les vannes étaient ouvertes, elles ne semblaient pas pouvoir s’arrêter et Hannah semblait avoir beaucoup de choses sur le cœur. Ce n’était pas sain de tout garder enfermé. Tu en savais quelque chose.

Tu finis par revenir dans la direction de Wendy, le visage impassible autant que possible. Tu avais envie de rire, mais tu étais capable de te revenir. Tu jetas un coup d’œil à Hannah prostrée sur son siège, le visage baissé. Est-ce qu’elle était en train de s’essuyer les yeux ? Ton regard se plissa. Tu aurais fort à faire ce soir apparemment. Tu étais bien décidé à être le roc dont elle aurait besoin, du moins jusqu’à ce que tu obtiennes d’elle ce que tu souhaitais. Elle semblait si inexpérimentée dans l’amour que tu te demandais si elle avait déjà été avec un homme avant. Tu ne prenais pas un plaisir particulier à avoir à faire à des inexpérimentées. Après tout, même si l’âge n’était pas le même, Aloisia aussi était dans cette situation et si tu l’avais repoussée il y avait une raison. Il n’y avait rien de plus horrible que de se donner à quelqu’un qui partirait dès l’affaire terminée. C’était peut-être stupide, mais pour une première relation, l’amour était primordial. Enfin, tu étais ici pour te changer les idées et c’était au moins la troisième fois que tu repensais à ta fiancée depuis ton arrivée. Au moins, ce n’était plus vraiment associé à de la culpabilité.

Tu t’étais douté qu’elle serait aussi amusée que toi à l’entente du coup du jus de citrouille. Tu avais l’étrange impression qu’elle avait envie d’éclater de rire et devant sa réaction, tu te pinças la main pour éviter de te mettre à rire. Tu n’étais pas certain de pouvoir t’arrêter si tu commençais. Quand elle se pinça, tu compris que vous étiez dans la même galère. Si tu parvenais à garder ton sérieux et à supporter ce qu’elle disait, l’affaire serait avec un peu de chance dans la poche pour toi. Elle n’avait pas intérêt à te planter après s’être épanchée sinon tu n’étais pas sûr de rester calme très longtemps. Tu attendis qu’elle te prépare le verre demandé, observant du coin de l’œil ta cible du jour. Elle avait fini par relever la tête et semblait s’observer dans le miroir. Il y avait peut-être de l’espoir pour elle alors. Elle était au moins conscience qu’un homme s’intéressait à elle et certainement pas dans l’optique d’écouter tous ses soucis de la journée.

Tu allais rendre service à cette fille en définitive. Elle avait clairement besoin d’un peu d’aide pour grandir. Si c’était ça l’éducation de Beauxbâtons, alors tu étais sacrément déçu. Tu avais espéré autre chose de cette école beaucoup plus souple que la tienne. Et étrangement, c’était Durmstrang, l’école du couvre feu et des punitions corporelles qui était la plus débauchée de toutes. Il fallait bien compenser par tous les moyens les inconvénients de l’éducation russe… Tu eus envie de mentionner tes doutes concernant l’expérience d’Hannah à Wendy, mais c’était ton affaire. Tu serais bien fixé le moment venu de toute façon. Tu préférais ne pas trop penser à ça sinon tu pourrais faire marche arrière.

En entendant la réponse de la blonde, tu ne pus t’empêcher de rigoler doucement. Tu allais peut-être être réduit à la berceuse si ça continuait sur ce rythme là. Mais pour la partie ou tu aurais partagé son lit, rien n’était moins sûr. « J’espère que tu te trompes, mais rien n’est moins sûr. Pour le moment, à part se plaindre que sa vie était fichue, elle n’a pas fait grand-chose. » Il faudrait que tu lui indiques ton intérêt de façon très claire, sinon elle risquait de ne rien voir, enfermée sur elle-même et ses sentiments. Tu en étais presque à considérer lui avouer simplement que tu voulais coucher avec elle, mais ça ne fonctionnerait certainement pas. Tu risquais une gifle. Pour être honnête, tu étais un peu surpris qu’elle ait accepté ton offre de lui commander un verre aussi vite. Hannah devait être sacrément perturbée pour avoir dit oui sans même t’avoir trop regardé. Tu n’étais pas assez égocentrique pour penser que ton charme était tel qu’elle avait immédiatement fondu. Tu attrapas le verre que Wendy avait préparé. Son sourire te donnait l’impression qu’elle se moquait. C’était à cause d’elle que tu étais dans cette galère en premier lieu. Tu ne pouvais pas lui en vouloir. À défaut d’aboutir à un résultat, tu aurais au moins réussi à penser à autre chose pendant quelques heures. Et puis, tu aimais les challenges. Aleksei aurait parié que tu ne réussirais pas à coucher avec elle et tu te serais fait un devoir de lui prouver qu’il avait tort. Tu te sentais étrangement dans une position similaire avec Wendy, une fille que tu ne connaissais pas une heure plus tôt.  

Un whisky double. Peut-être que ça remettrait d’aplomb Hannah. Tu allais bien voir comment tu allais être accueilli. « Merci beaucoup Wendy. » Tu lui lanças un clin d’œil, conscient que tu lui rendais peut-être bien plus service que les bénéfices que tu obtiendrais. Tu espérais vraiment avoir raison d’espérer qu’elle cachait bien son jeu cette petite sainte nitouche. Tu haussas les sourcils pour te donner du courage avant de repartir d’où tu étais venu. Tu posas une main légère sur l’épaule de la brune avant de lui tendre le verre. Elle t’avait vu venir et ne sursauta pas. Tu avais eu raison, elle avait pleuré. Un sourire charmant sur les lèvres, tu repris place sur ton propre tabouret avant de trinquer. « A un nouveau départ et des nouvelles rencontres ! » Vos verres t’entrechoquèrent et tu avalas une gorgée du tien, observant la brune bravement avaler une moitié de son double whisky, dissimulant mal une grimace. Tu comptas jusqu’à cinq dans ta tête pour éviter de succomber au fou rire, te contentant d'un sourire légèrement indulgent. Si Wendy vous regardait, elle ne devait pas se donner cette peine. Tu en venais à espérer qu’elle vous observait. C’était étrange comme sensation, mais c’était réellement comme si c’était ta pote de débauche. Et quand tu pariais avec Aleksei, il n’était jamais bien loin pour observer tes progrès. C’était bien mieux pour en discuter s’il avait assisté à une partie du combat. Pour la première fois depuis le départ, ses yeux cherchèrent ton visage et tu ôtas ton capuchon totalement. Tu étais dans un coin à l’abri et personne ne faisait attention à toi de toute manière. Bien sûr, si tu voyais entrer quelqu’un que tu connaissais depuis ton emplacement, tu remettrais rapidement ton vêtement pour conserver l’anonymat. Cette action sembla être une bonne technique dans les deux cas. Elle t'observa sans plus de gêne et tu ne t'en formalisas pas. C'était bon signe normalement.







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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mer 7 Mai - 17:38

Octavus & Wendy
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À peine était-elle arrivée qu'elle s'était mise à se confier à John sans détour. Cette fille était d'une naïveté sans nom. Même si nous étions partenaires de crime, je n'irais pas à lui confier mes soucis personnels, après tout je ne le connaissais pas réellement. Le fait que j'ai un bon pressentiment le concernant et que nous étions parvenus à nous entendre rapidement ne changeaient pas mon incapacité à la confidence. Mais au-delà de ça, si les rôles avaient été échangés et qu'il s'était permis de m'inviter à boire un verre dans un tel endroit, j'aurais immédiatement compris quel était son but premier. Si Hannah ne le voyait pas encore venir, elle n'allait pas tarder. J'avais de l'empathie pour cette pauvre fille mais j'avais aussi bien du mal à la plaindre. Sûrement qu'elle avait connu quelques périodes difficiles, pourtant il semblait bien que sa vie soit la plupart du temps d'un rose sans nom. Ses parents avaient toujours été là pour elle, lui avait tout donner. Moi j'avais du me battre pour survivre, faire seule mes armes pour trouver ma place dans ce monde. Je ne retins pas une expression de dédain en l'entendant. Sa vie était loin d'être fini. Au final, même si elle ne le réalisait pas parce qu'elle était dans cette phase de rébellion, elle serait mieux lotie avec un poste bien placé dans l'entreprise de ses parents qu'entre ces quatre murs. Elle n'avait pas les épaules pour ça et bien trop de manières pour supporter les clients. Même si elle avait atteint sa majorité depuis un moment, elle ressemblait à une enfant capricieuse qui voulait réussir sans avoir à faire ses preuves. J'espérais au moins qu'elle se débrouillait mieux avec un homme qu'avec un plateau, sinon ça risquait d'être une très longue nuit pour le jeune homme.

Il ne put retenir un léger rire lorsque je me mis à blaguer sur une potentielle berceuse et je notais qu'il était encore bien plus charmant quand ses traits étaient détendus. Je ne saurai probablement jamais ce qui l'avait poussé à franchir la porte de la Tête de Sanglier ce soir, mais je serais satisfaite d'être au moins parvenu à lui changer les idées. Ça n'effacerait certainement pas ses problèmes et il n'y avait peut-être que moi pour parvenir à faire l'autruche pendant des années entières. Ces quelques heures de répit que John s'octroierait avec Hannah, c'était déjà ça. Je souris encore plus et lui donnait le verre pour la demoiselle en prenant un air faussement concerné, une main posée sur ma poitrine.

«- Pauvre enfant ! Dès que j'aurais un instant, je la plaindrais je t'assure ! »

Ou pas, certainement. Je finis par rire légèrement moi aussi et abaissais la tête légèrement lorsqu'il me remercia, se permettant un clin d'oeil charmant qui n'aurait eu que plus d'effets sur la brunette. C'était plus à moi de le remercier, c'était une grossière erreur d'avoir même laissé sa chance à la demoiselle en premier lieu. Au premier coup d'oeil, j'avais bien compris qu'elle ne ferait pas l'affaire. Son air désespéré m'avait fait remettre ce jugement de côté. On ne mit reprendrait pas. Je ne pourrais pas toujours obliger mes clients de coucher avec mes serveuses pour m'en débarrasser. Quoi que, comme l'avait dit John, ce serait peut-être le début d'une fructueuse alliance. Je ne lui souhaitais pas, évidemment. Un homme comme lui méritait bien plus que des soirées dans un pub de Pré-au-Lard à se satisfaire de filles si banales. Pas que le voir revenir ne me déplaise, au contraire. C'était nouveau et très drôle. Je l'observais repartir vers sa proie encore tout sourire. Le challenge était sûrement trop facile pour lui. J'aurais adoré pouvoir me rendre compte de l'étendu de ses talents dans un autre contexte. Un autre bar, une autre femme bien moins facile à faire succomber. Et qui sait, lui montrer aussi que je n'étais pas mal dans mon genre. Avec mon rôle de barmaid de l'endroit, ça n'allait pas être possible pourtant.

Je pouffais de rire en la voyant grimacer légèrement après sa première gorgée de whisky et me retournais vivement pour cacher mon visage amusé. C'est sûr que comparé au jus de citrouille, c'était plus dur à faire passer. Je m'en allais vers la salle qui restait maintenant sans surveillance et m'occupais de table en table à prendre les commandes ou débarrasser les clients de leurs verres déjà vide. Je rattrapais mon retard avec une rapidité déconcertante, si bien que je m'assis sur le bar finalement près d'un groupe d'habitués bien attaqués déjà pour les écouter expliquer bruyamment leurs péripéties d'antan. Ils me disaient que quand ils étaient plus jeunes, ils n'auraient eu aucun mal à séduire une fille comme moi et j'en éclatais tout bonnement de rire, plus haute qu'eux maintenant juchée sur le comptoir. En tout cas, ils n'avaient pas perdu leur aplomb au fil des années. Ça restait bonne enfant au final, c'était amusant.

Je me laissais glisser à terre pour retourner vers le fond de la pièce et jetais un œil vers le couple inédit de la soirée. Je remarquais que John avait totalement ôté son capuchon. C'était vraiment un joli garçon. J'avais déjà noté lorsqu'il était venu chercher le verre pour sa compagne qu'il avait fière allure, grand et bien bâti. Maintenant que c'était une certitude qu'il ne portait aucune difformité sous son capuchon et qu'en plus, il avait une belle crinière de rebelle, il fallait souligner sa beauté. Il aurait pu être totalement mon style d'homme, c'était bien dommage de le laisser filer avec une fille si peu intéressante. Si j'avais été moi-même en chasse, j'aurais su l'attirer dans mes filets c'était une certitude. Peut-être que c'était mieux ainsi, le pousser dans d'autres bras et le garder en compagnon de challenge et d'aventures, en faire un ami. Du côté sorcier, je n'en avais pas beaucoup et je me sentais parfois lassée de devoir toujours cacher ma vraie nature et mentir à tours de bras à mes camarades moldus. Ça ne m'empêchait pas de passer du bon temps parmi eux, en fin de compte, la magie ne prenait pas une si grande place dans ma vie. Je m'arrêtais dans le dos d'Hannah pour qu'elle ne me voie pas et agitais la main un instant pour attirer l'attention de mon complice. Une fois fait, je le désigner du doigt de haut en bas avec de lever un pouce appréciateur, une expression franchement conquise sur le visage. Je prononçais un « pas mal » fortement appuyé pour qu'il puisse lire sur mes lèvres et comprendre le compliment. Si ça le déstabilisait un peu, j'en serais encore plus contente. Lui mettre quelques bâtons dans les roues pouvait être tout aussi amusant.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Mer 7 Mai - 20:50


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







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Alors que tu discutais un peu avec Wendy en attendant ta commande, tu réfléchissais à la situation dans laquelle tu étais embarqué. Tu n’avais vraiment aucune certitude sur le lieu ou tu finirais la nuit. Tu verrais bien. La soirée était encore jeune. Au moins, tu aurais pu te distraire un peu. Tu expliquas un peu le sujet de votre conversation à Wendy. Tu ne cherchais pas à te faire plaindre. Il fallait ce qu’il fallait pour passer la nuit avec quelqu’un. Certaines filles étaient plus dures que d’autres à amadouer. Tu t’attendais à la réponse de la blonde. Tu partageais son opinion. Tu voyais exactement ce que Wendy voulait dire. Tu lui renvoyas une expression blasée. Ce qui était amusant, c’est que c’était souvent les plus aisés qui se plaignaient. On pouvait aussi te mettre dans ce lot, même si ta situation n’était en rien comparable. Contrairement à elle, on ne t’avait pas offert un emploi, mais une femme. C’était quelque chose qu’on appréciait de pouvoir choisir soi-même. Soit Hannah était d’une naïveté incroyable, soit elle était vraiment à bout. Jamais tu ne te serais confié à un inconnu, surtout quelqu’un qui venait dans ce genre de bar. On ne pouvait jamais savoir qui était réellement quelqu’un. Tu aurais pu être un meurtrier, elle pouvait être n’importe qui. Peut-être qu’elle jouait un rôle pour t’attirer chez elle et faire tu ne savais quoi de toi. L’idée t’amusait. Clairement l’alcool faisait un peu plus effet que tu ne l’avais pensé au départ. Tu étais beaucoup de choses, mais paranoïaque, certainement pas.

Une fois en possession de ton verre, tu pris congé dans un clin d’œil, tenté de te lancer dans une parodie de salut militaire. Après tout, la séduction était un peu comme la guerre. La femme était simplement l’ennemi à conquérir. Après lui avoir tendu son verre et pris le tien, tu portas un toast. Quand Hannah grimaça après avoir avalé sa première gorgée de double whisky, tu aurais juré avoir entendu un éclat de rire. Tu préféras te concentrer sur ta cible et pas sur la femme qui avait permis cette rencontre possible. De toute façon, si elle était réellement en train de rire d’Hannah, tu risquais de ne pas pouvoir te retenir si tu croisais son regard hilare. Tenté de faire exactement la même chose, tu cachas ton sourire derrière ton verre, faisant semblant de boire pour te donner une contenance. Si tu partageais ton attention, tu risquais d’être moins efficace. Surtout qu’Hannah demandait un minimum d’attention dans tous les cas. Si tu avais l’air éparpillé, elle risquait de se vexer et de partir ruminer seule chez elle. Ce serait bien dommage pour toi, pour elle aussi sans vouloir te vanter.

Tu lui fis un sourire appréciateur, espérant qu’elle avait cessé de te raconter sa vie. Tu te demandas s’il était trop tôt pour savoir si elle avait quelqu’un dans sa vie. Sans doute. Pour l’instant, elle te voyait comme une épaule sur laquelle s’appuyer et elle n’était pas assez soule pour changer de regard. Il était clair que si la brune souhaitait se confier à toi, il serait stupide de sa part de s’attendre à la même chose. Tout ce que tu pourrais lui raconter ne seraient que des mensonges. Il allait bien sûr falloir que tu lui donnes quelques informations. Étant donné qu’elle se confiait, elle pourrait trouver étrange que tu restes mystérieux sur ta propre vie. Tu lui donnas ton prénom, John. Elle n’avait pas besoin de savoir que ce n’était pas vrai. John passait partout, suffisamment fréquent pour ne pas lui faire se lever l’oreille si un jour on te  mentionnait, aussi rare que ça puisse être. Un Octavus en revanche ne serait pas aussi banal. A ta connaissance, tu étais le seul à porter ce prénom. Tu t’emparas de sa main, mimant un baise main qui dénotait clairement que tu étais bien né toi aussi. Il faudrait que tu te surveilles.  

Hannah commença de te poser quelques questions, montrant son intérêt pour toi. Tu avais des réponses toutes faites dans ces cas là. Tu lui expliquas que tu étais chercheur indépendant. Finalement, l’excuse de l’entreprise ne fonctionnait pas vu ses parents. Tu ne la reverrais jamais après ce soir, mais au cas où mieux valait assurer tes arrières… Tu montrais ton intérêt pour la brune, mais ton regard ne pouvait s’empêcher de jeter un coup d’œil régulier vers la petite blonde. Elle avait l’air de se débrouiller parfaitement toute seule. Wendy attirait le regard par son comportement. Aussi étrange que ça puisse paraitre, elle se fondait parfaitement dans le paysage tout en étant le centre de l’attention. C’était une sensation bizarre.

Tu ne vis pas immédiatement Wendy revenir vers vous et ce ne fut qu’en voyant quelque chose s’agiter derrière Hannah que tu remontas les yeux vers la blonde. Tu tentas de garder le visage impassible, même si tu crains un instant que ta surprise se lise sur ton visage. C’était sacrément osé de s’approcher autant de vous. Heureusement qu’Hannah était complètement inconsciente de votre arrangement. Tu continuas de hocher la tête aux moments appropriés, écoutant Hannah te raconter pourquoi elle avait décidé de se lancer dans le métier de serveuse en premier lieu. C’était ta faute, tu avais posé la question après tout. Mais c’était préférable plutôt que lui raconter des choses sur toi. Tes yeux faisaient l’aller et retour entre elle et Wendy. Tu vis immédiatement ce qu’elle te montrait et comprit qu’elle donnait son approbation sur ton look. Tu commenças de sourire, retenant un léger rire. Il n’y avait bien qu’elle pour venir jusqu’ici pour te l’indiquer. Tu avais l’étrange impression qu’elle essayait de te distraire de ta cible. Peut-être était ce réellement le cas d’ailleurs. Tu fus tenté de lui lancer un nouveau clin d’œil, mais Hannah pourrait trouver ça bizarre. A la place, tu inclinas imperceptiblement la tête pour la remercier de son compliment. C’était toujours appréciable d’entendre de la bouche d’une jolie femme qu’on était à son goût. En d’autres circonstances, tu aurais d’ailleurs utilisé cette information à bon escient, t’assurant que si tu ne repartais pas avec Hannah, tu aurais toujours Wendy, ou même comble du fantasme le fait de repartir avec une à chaque bras, mais tu doutais qu’Hannah soit vraiment intéressée par une partie à trois. Peut-être une prochaine fois.

Tu te penchas vers elle, entrant légèrement dans son espace personnel, conscient que Wendy était encore très proche. C’était vraiment comme si tu essayais de séduire aussi la blonde par extension. Est-ce que ça fonctionnait ? Ça n’avait pas d’importance à tes yeux. Tu ne tarderais pas à savoir si ta tactique de drague fonctionnait. « Vous n’avez personne à qui parler en rentrant chez vous ? » Façon détournée de savoir si elle était célibataire. Même si Wendy avait eu l’air de penser que oui, tu savais d’expérience personnelle que les apparences étaient trompeuses. Tu étais bien fiancé et personne ne le savait. Le ton de ta voix te donnait envie de rouler des yeux. Tu posas une main légère sur son épaule, n’osant pas tenter la cuisse pour le moment vu son comportement. « Je suis content d’être tombé sur vous. Tout arrive pour une raison. Mais personne ne devrait rester seul dans ces conditions difficiles. » Tu avalas une gorgée de ton verre. Tu étais presque tenté de t’en prendre à Wendy pour t’assurer qu’elle comprenne bien que tu étais totalement de son côté. Ce serait assez amusant considérant que c’était grâce à la blonde que tu pouvais parler à Hannah en premier lieu. « Ce n’est tout de même pas très gentil de la part de votre patronne de ne même pas vous avoir laissé terminer la soirée. » Tes yeux remontèrent effrontément derrière Hannah pour confronter Wendy. Tu avais envie de rire. Toi aussi tu pouvais jouer à ce petit jeu là.








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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Jeu 8 Mai - 22:04

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Tout semblait aller pour le mieux pour John qui allait définitivement faire des merveilles. Je ne savais pas si il était définitivement autant gentleman ou si il avait seulement compris quel genre d'attitude il devait avoir pour conquérir l'apprenti, et désastreuse, serveuse, mais ça marchait. J'étais une femme et je pouvais bien voir quand une autre craquait pour quelqu'un. Maintenant qu'il avait retiré son capuchon, l'attention d'Hannah était toute dirigée vers lui. Je voyais bien qu'elle était agréablement surprise, comme si elle ne comprenait que maintenant qu'un homme venait de l'inviter à boire un verre. Elle essayait de se faire moins pathétique sur son tabouret, les épaules plus droites pour mettre en valeur son buste. Ses jambes se plièrent, sa main passa dans ses cheveux, des signes bien trop annonciateurs. Elle venait de lui dire presque à haute voix que c'était du tout cuit. Et quand il lui fit un baise-main, je vis de l'autre bout du bar la commissure de ses lèvres s'étendre en un sourire radieux. C'en était presque désolant de niaiserie. Une partie de moi avait même envie d'aller directement la voir et de la secouer. Lui apprendre la vie aussi peut-être un peu, lui dire que les gens n'étaient pas tous gentils, que c'était stupide de croire qu'un inconnu s'intéressait à ses problèmes seulement par charité d'âme. À croire qu'elle n'était jamais sortie durant sa jeunesse encore courante. Plus le temps passait, plus je me convainquais que nous lui venions en aide au fond. Une fois qu'elle se sentirait ridicule de s'être ouverte, dans tous les sens du terme, si vite à un inconnu, elle rentrerait chez elle, près de papa maman qui se feront un plaisir de lui redonner le poste tant attendu.

Je continuais de travailler, mettant plus d'entrain dans mes actes maintenant que j'étais sûre et certaine que la moitié des commandes ne finirait pas sur le sol. Au fond, je n'aimais peut-être pas l'idée d'avoir une serveuse, même si c'était objectivement nécessaire. Il y avait trop de monde pour que je puisse gérer et au bar et en salle, mais l'idée d'avoir une autre personne avec moi ici ne me plaisait pas. C'était comme si quelqu'un venait jouer sur mes plates bandes, je me sentais obligée de protéger mon territoire. C'était mes habitués, mes alcooliques, et j'avais mis du temps à retenir tous leurs noms et leurs déboires. Je savais que Abelforth n'était pas du tout parti pour donner mon poste à quelqu'un, bien au contraire. Mais mon travail, c'était tout ce que j'avais. J'avais tout quitté pour me jeter corps et âme dans ce boulot et même si ça devait être risible aux yeux de beaucoup, je m'épanouissais dans ce rôle. Ça n'avait rien de prestigieux, ni de bien brave et ce n'était absolument pas bien payé. J'avais pourtant l'impression que je n'étais faite que pour cela et plus encore, que c'était ce qui me permettait de tenir le coup. Je ne prenais pas de vacances, passais mes jours de congé à courir les boutiques pour passer le temps. Et quand je n'étais pas de ce côté-ci du comptoir, j'étais de l'autre à faire la fête, à profiter pour oublier que j'avais abandonné quelque chose de terriblement précieux pour se train de vie. Pour le laisser vivre sa vie à lui aussi, mais c'était une autre histoire encore.

Je repassais devant le couple inédit du soir et les voir chassa ses pensées, me faisant sourire. Effectivement, John était un bel homme et j'avais envie de lui dire. J'aurais pu me contenter de le laisser finir son jeu de séduction et le regarder partir en meilleure compagnie qu'il n'aurait pu avoir en d'autres circonstances. Mais c'était trop simple et je m'étais rapidement prise de sympathie pour le grand brun. J'avais envie de le taquiner aussi, de me faire remarquer très certainement. Je n'étais pas du genre discrète et même si je n'avais pas besoin d'attirer toujours l'attention sur moi, je n'étais totalement pas contre d'être l'attraction de la soirée. Je lui faisais comprendre qu'il était beau, sachant pertinemment qu'il le savait déjà. Vu avec quelle assurance il s'était lancé dans la conquête d'Hannah, certainement qu'il jouait de ses charmes assez souvent pour arriver à ses fins. Nous étions définitivement fait pour nous entendre. J'espérais réellement qu'il tiendrait sa parole et qu'il reviendrait me raconter la fin de la soirée. Mais pas que, je me fichais bien des détails, c'était juste son retour qui me ferait plaisir. Je ne me faisais pas trop d'illusions, quelque chose me poussait à croire qu'il s'était presque perdu malgré lui à la Tête de Sanglier. Je vis les yeux de John se posait sur moi, pour ensuite regarder la brunette, puis revenir encore vers moi. Il était clairement tiraillé entre rester dans son rôle ou répondre à ce compliment. Il se mit à sourire, sa tête s'abaissant légèrement et je comprenais que c'était là sa manière de me remercier. Hannah ne remarquait rien, bien trop occupée à parler, encore et encore. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait lui raconter, c'était à croire qu'elle ne prenait même pas le temps de respirer entre deux tirades. Cette fille devait vraiment être en manque de réseau social, ce n'était pas que du bon temps dont elle avait besoin, mais aussi visiblement d'un confident. Ou d'un psychologue, c'était très répandu dans les familles riches, à croire que ces gens-là ne pouvaient pas résoudre le moindre problème sans dépenser de l'argent.

Le jeune homme se rapprocha de mon ancienne apprentie et je ne bougeais pas, amusée de la scène. En fin de compte, c'était presque comme être devant ma télé, sauf que j'avais un second rôle dans l'histoire. Quelque chose me poussait à rester, outre la curiosité et je ne l'expliquais pas. Je parvenais à entendre mon faux John lui demander si elle avait quelqu'un dans sa vie, avec une voix des plus charmeuse, presque mielleuse. Je me contenais de rire, mais pas de rouler les yeux, amusée de le voir si avenant. Objectivement, il était parfait avec elle, ce n'était drôle pour moi seulement parce que j'étais au courant de notre accord. Mieux, j'en étais l'instigatrice et sur ce coup-là, je n'étais pas peu fière. Lorsque sa main se posa sur l'épaule de sa proie, je me dis que vraiment, il y allait encore gentiment. Je faisais d'avoir des frissons, comme si l'atmosphère devenait soudainement trop chaude et érotique, dans une mimique totalement ironique. L'ironie se mua en stupéfaction lorsqu'il se permit une réflexion sur ma personne, alors même qu'il était conscient que je l'entendais. Je restais la bouche ouverte, faussement choquée, mes yeux croisant les siens tandis qu'il reprenait une gorgée de son verre. Il n'était pas à court d'argument pour faire basculer la balance en sa faveur et se liguer contre l'horrible patronne qui avait eu le culot de se débarrasser de la pauvre demoiselle allait sûrement porter ses fruits. J'entendis Hannah se remettre à se plaindre, n'étant pas toujours tendre avec moi. Je plaquais carrément une main sur ma bouche pour étouffer mes rires et levais un poing faussement rageur vers mon complice, comme si je lui en voulais et que j'étais prête à régler nos comptes. En vérité, je n'en avais strictement rien à faire de son avis sur moi, mieux encore, la voir s'animer en exprimant sa rancoeur me rassurait. Elle n'était peut-être pas aussi fade qu'elle en paraissait.

Je filais à la caisse, trois tables quittant l'établissement, sûrement pour finir ailleurs. Le temps avait filé plus vite que je ne l'avais prévu. La Tête de Sanglier ne fermait pas vraiment tard, il n'y avait pas une ambiance qui poussait à la consommation jusqu'au petit matin. Je rendais la monnaie, essuyais quelques verres et poussais le vieil Artie à quitter son tabouret après son énième dernier whisky pur feu. Je l'aidais jusqu'à la porte, riant lorsqu'il me proposa de l'épouser après s'être débarrasser de sa femme. Le pauvre était totalement ravagé, pas sûr qu'il retrouve le chemin jusqu'à chez lui. Je repassais de l'autre côté du bar, il n'y avait plus grand monde. Je détachais mes cheveux et les recoiffais avant de m'approcher de John et de la jeune femme. J'étais d'humeur joueuse et quoi de mieux pour pousser une femme dans les bras d'un homme que de sentir qu'elle était menacée. Je m'arrêtais devant eux, tout sourire vers le brun après avoir coulé à peine un regard vers Hannah. J'étais définitivement une peste parfois.

«- Vous reprendrez bien un verre joli cœur ? »

Oui, j'exagérais et je sentais le regard noir de la brunette sur moi. Elle fulminait et allait finir par me haïr profondément, encore une raison qui la pousserait à rester hors de ces murs.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Ven 9 Mai - 21:12


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Tes bonnes manières marchaient. D’habitude, tu tentais vainement de les supprimer, de te banaliser au maximum pour te fondre dans la masse, comptant uniquement sur ton physique pour séduire, mais cette fois-ci, c’était insuffisant. Tu faisais ton effet sur la jeune Hannah et cacha un sourire. Tant mieux. Même si tu n’étais pas vraiment dérangé à l’idée de passer la soirée dans le bar, tu n’étais pas non plus contre l’idée de passer dans un endroit plus intime et plus vite que ça s’il vous plait. Tu étais un peu désolé qu’elle tombe pour ton numéro de charme. Malheureusement pour elle, ce ne serait qu’une aventure d’un soir et tu espérais qu’elle ne serait pas complètement détruite par la suite. Ce serait dommage de ne plus faire confiance aux hommes simplement parce que tu avais profité de sa faiblesse pour t’inviter dans ses draps. D’habitude, ça ne t’aurait pas dérangé, mais elle était loin d’être comme les filles faciles que tu pêchais d’habitude et ça t’ennuyait légèrement de disparaitre le lendemain. Qui pouvait savoir comment elle réagirait si jamais tu partais sans rien dire ? Soit elle le prendrait bien, préférant penser qu’elle s’était bien amusée et voilà tout, ou alors au contraire, elle se sentirait complètement trahie et salie. Ce n’était pas ton genre de t’inquiéter du futur de cette façon. Tu décidas de prendre les choses au moment où elles viendraient. Pour le moment, même si tu étais bien parti, rien ne garantissait que tu ne finirai pas avec un baiser sur la joue et son numéro de téléphone au lieu d’une nuit torride. Mieux valait éviter d’être trop confiant. Plus dure serait la chute.

Hannah te parlait et tu te contentais de réponses monosyllabiques aux moments opportuns. Ça n’irait pas. Si ça continuait comme ça, tu serais ici jusqu’au petit matin et à part lui avoir évité une consultation chez un psychomage, tu n’aurais rien gagné. Il était temps de passer à la seconde partie de ton approche, établir un contact. Tu estimais qu’avec tout ce que tu avais dû écouter depuis votre rencontre, tu méritais bien une petite compensation physique. Ta main se posa sur son épaule sans force pour ne pas la faire se sentir oppressée. Tu avais une spectatrice et tu n’avais pas envie d’en faire abstraction. Cela te donnait encore plus envie de la faire chavirer. C’était vraiment comme quand tu t’amusais avec Aleksei. Tu aurais donné ta main à couper que Wendy et lui se seraient entendus comme larrons en foire. Si jamais le blond venait te rendre visite ici, tu en profiterais pour l’emmener dans cet endroit. Quoique, il valait peut-être mieux garder ta vie de détraqué à l’abri de ta vie publique.

Tu demandas à Hannah si elle était célibataire et elle te répondit en tournant une mèche de cheveux qu’elle était seule et que c’était une des raisons pour lesquelles elle avait voulu quitter le giron familial. Elle avait choisi un bien étrange endroit pour espérer rencontrer le grand amour. Tant qu’elle ne te considérait pas comme son prince charmant potentiel, ça devrait aller. Tu avais déjà bien assez à faire avec les idéaux d’Aloisia. En tout cas, c’était positif pour toi. Tu pouvais garder espoir. À en déduire par son langage corporel, elle avait réalisé que tu étais intéressé et elle ne semblait pas réfractaire à tes avances. Tu avais envie de rouler des yeux alors que tu débitais toutes ces âneries sur le destin etc. c’était comme retourner en cours de divination, une matière que tu avais toujours détestée et méprisée au plus haut point. La brune se contenta de préciser que le destin y était pour beaucoup puisque Wendy lui avait demandé de servir un dernier client avant de devoir rendre son tablier. Tu jouas les faux surpris, riant intérieurement qu’elle ne trouve pas ça bizarre alors que jusque là, la blonde s’était chargée de ton service. Tes yeux remontèrent jusqu’à ladite mentionnée qui était encore en train de s’attarder près de vous. Tu n’étais pas dupe, elle était totalement en train de vous espionner et c’était loin de te déranger. Au contraire, son attitude t’amusait. Si elle voulait écouter, elle allait en avoir pour son argent. Tu cachas un sourire amusé à l’idée de ce que tu allais faire.

L’utiliser pour faire tomber son ancienne employée était complètement retord. C’était pour ça que tu allais le faire. L’occasion était trop belle pour la manquer. Tu pris un air totalement ingénu avant de t’exclamer d’une voix sympathique, la main posée sur son épaule glissant le long de son bras, que sa patronne n’était vraiment pas gentille de l’avoir virée avant la fin du service. Ton regard remonta brièvement vers Wendy et la seule manifestation de ton amusement fut le plissement de tes yeux alors qu’elle prenait une expression similaire à celle d’un poisson hors de l’eau. Là tu venais de la surprendre. Elle ne s’était pas attendue à ce que tu l’attaques. Heureusement que tu étais caché par ton verre, sinon ton sourire aurait été plus qu’évident.

Hannah semblait avoir eu la langue déliée par l’alcool ou alors comme elle n’avait plus rien à perdre et qu’elles étaient comme le jour et la nuit, elle ne chercha pas à mentir. Elle acquiesça vivement, le corps penché vers toi. « Oh oui, je suis sûre que j’allais m’améliorer. Je veux dire, tout le monde a des difficultés le premier jour, quel que soit le travail. Je crois qu’elle était simplement jalouse de moi. » Tu ne pus retenir un petit rire à cette remarque. Elle était clairement plus intoxiquée que tu ne l’avais pensé au départ. Tant mieux pour toi, désolé pour elle. Ou alors, elle se vantait pour que tu confirmes. Ce que tu devrais sans doute t’empresser de faire. Tout comme Aloisia, elle devait être habituée aux coupes de champagne, vin, mais pas à l’alcool fort. Tu tournas les yeux vers le miroir, pour regarder où était Wendy. Tu ne doutais pas qu’elle avait entendu la pique qu’on venait de lui lancer. Tu étais curieux de voir comment elle allait pouvoir répliquer sans laisser l’impression qu’elle vous avait espionnés. Elle retenait mal ses rires et tu l’aperçus même faire semblant de vouloir te frapper. Tu redressas les haussas les sourcils en signe que tu étais prêt à l’affronter quand elle le voulait. Tu n’en ferais qu’une bouchée. Tu te mordis la lèvre pour rester impassable, humant pour montrer que tu étais d’accord avec la brune. Tu étais incapable de parler sinon tu allais éclater de rire et ça ne s’arrêterait jamais. Tu ne comprendrais jamais pourquoi les femmes se mettaient constamment en compétition. Les deux n’étaient tout simplement absolument pas comparables et tu aurais été incapable de dire laquelle était la plus jolie. Tu n’avais pas de type véritablement prédéfini, même si tu avais un petit faible pour les rousses, tu devais bien le reconnaître.

Si tu avais eu tes doutes sur ta destination, tu n’en avais plus aucun. Aussi ridicule que tu trouves les gens qui croient au destin, tu devais bien admettre que le hasard avait bien fait les choses en te permettant de croiser le chemin de cette petite blonde pétillante. Ta main glissa encore plus bas pour attraper celle de la brune qui s’animait en parlant de sa patronne. Une part de toi aurait adoré que Wendy se colle à son dos et lui fasse peur, mais ça aurait foutu ton plan à l’eau. Elle disparut s’occuper d’autres clients et tu avalas le reste de ton verre d’une traitre alors qu’elle continuait de reparler de Wendy. Difficile de croire qu’elles avaient seulement fait connaissance aujourd’hui avec tout ce qu’elle avait à dire sur elle. En voyant trois tables se vider, tu regardas discrètement ta montre pour constater que tu étais déjà là depuis une heure. Quand Wendy revint vers vous, elle était recoiffée et semblait avoir une idée derrière la tête. Tu demandais à voir. Ça pouvait être drôle. Elle stoppa devant vous et tu te tournas à moitié pour lui faire face, recevant un sourire éblouissant au passage alors qu’elle ignorait complètement la brune à tes côtés. Wha, elle savait s’y prendre. Tu avais rigolé quand tu l’avais vue flirter avec le type devant le nez de sa copine, mais maintenant tu comprenais ce que ça fait. Ta réaction involontaire n’échappa pas vraiment à Hannah qui posa une main sur ton genou pour te rappeler sa présence. Bien sûr, c’était avec elle que tu étais supposé passer la nuit. Tu hochas la tête pour t’en convaincre. La soirée aurait été bien plus fun avec Wendy, c’était certain.

Tes sourcils grimpèrent au plafond quand tu l’entendis t’appeler joli cœur. Les griffes ongles d’Hannah se refermèrent sur ta peau et tu grimaças légèrement. Si Wendy tentait de la rendre jalouse, ça marchait parfaitement. « Avec plaisir, un dernier alors. Il ne faut pas abuser des bonnes choses, tu ne crois pas ? » Tu ne savais pas vraiment à laquelle des deux tu t'adressais au juste. Le ton de ta voix appelait directement au péché. Tu lanças un sourire léger à la blonde avant de reporter l’attention sur ta compagne. Tu fis un clin d’œil à Hannah pour lui montrer que tu n’oubliais pas sa présence malgré tout. Elle te renvoya un sourire et tu sentis presque son côté goguenard alors qu’elle jetait un regard victorieux à Wendy. « Est-ce que tu reprendras quelque chose Hannah ? » Phase numéro 3, passer au tutoiement. Elle avait marqué son terrain alors tu t’estimais en droit d’en faire de même. Tu aurais aimé qu’elle te propose de boire ce dernier verre chez elle, mais elle semblait plus intéressée à l’idée de calmer Wendy que de s’amuser avec toi à l’heure actuelle. Tu n’étais pas contre assister à une bagarre entre les deux. Au contraire.








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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Sam 10 Mai - 20:13

Octavus & Wendy
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J'avais eu raison, Hannah était bel et bien célibataire et elle se chargeait d'en informer son compagnon avec une niaiserie sans nom. On aurait dit une adolescente en pleine fleur de l'âge, ses cheveux emmêlés entre son doigt, un sourire presque accompagné de gloussement étirant ses lèvres fines. Vraiment, elle était destinée à se faire manger toute cru par les hommes. Encore que John y allait mollo avec elle, se contentant pour le moment de poser une main délicate sur son épaule. Le destin mon œil ! Je vis très bien les traits du jeune homme afficher une surprise factice tandis que je devinais qu'intérieurement, il devait être mort de rire. Si elle avait eu un minimum d'attention lors de son très court service, elle aurait remarqué qu'il était attablé au bar et que j'étais la seule à m'occuper des clients siégeant à cet endroit. C'était plus qu'anormal que je lui demande expressément de porter un whisky à cette personne-là alors que je faisais glisser le long du comptoir la plupart des consommations jusqu'à leurs destinataires. Encore plus qu'il soit le seul dans l'établissement à se soucier un tant soit peu de sa présence. Plus le temps avançait et j'arrivais de moins en moins à lui trouver des excuses, à la trouver sympathique. Alors évidemment, quand elle se mit à parler joyeusement dans mon dos, enfin simple métaphore j'étais celle qui se trouvait dans le sien, je retins avec grande peine mon amusement. Je savais que John faisait exprès de me mentionner pour trouver un terrain d'entente, il ne s'était peut-être pas attendu à tant de franchise. Je remarquais son amusement, cachant certainement un autre sourire goguenard dans une autre gorgée du liquide brun. La jeune femme elle ne voulait pas s'arrêter en si bon chemin, prise d'une envie irrépressible de se laisser aller et d'exprimer sa rancoeur envers moi, rancoeur que je ne soupçonnais même pas. Ça m'apprendrait à prendre en pitié les gens, mieux valait ne pas leur laisser de chance du tout de toute évidence. J'eus carrément un hoquet de surprise en l'entendant penser que j'étais jalouse d'elle et préférais en rester là avant de trahir ma présence. C'était hilarant, quelle égocentrique en plus de tout cela ! Ça ne m'était jamais arrivé d'être jalouse d'aucune femme, je n'allais certainement pas commencer avec elle. La seule chose que je pouvais lui envier à la limite, c'était son compagnon du soir. Et encore, en sachant qu'il ne se trouvait à ses côtés que par mon impulsion, j'en jubilais. Je levais un poing faussement rageur vers lui et je comprenais bien qu'il poussait le vice pour me taquiner. Je ne lui en tenais pas rigueur, bien au contraire. Lui-même ne put s'empêcher de rire, il ne devait pas croire que ça soit-là le fond du problème. Ou alors, il ne m'avait pas cerné du tout.

Je quittais les deux surprenants tourtereaux pour m'occuper à mon travail pendant de longues minutes. Mon esprit était ailleurs, elle avait réveillé mes instincts de séductrice, c'était comme si j'avais un challenge à relever. Ou alors, je préférais me lancer dans ce jeu plutôt que de continuer les conversations avec mes habitués déjà intoxiqués. C'était une bonne explication aussi. Je ne voulais pas faire trop dévier John de son objectif, juste faire comprendre à cette petite fille à peine sortie de l'école qu'elle n'était en rien comparable à moi. Je relâchais mes cheveux, les recoiffant légèrement et me dirigeais vers eux d'une démarche assurée. J'avais les épaules droites, mettant ma poitrine en avant et je transpirais la confiance en moi. C'est sûr qu'avec un chemisier boutonné jusqu'en haut et ses airs de sainte-nitouche, ça ne devait pas faire le même effet. Je souris avec encore plus d'éclat en voyant la réaction de John qui se laissa prendre une seconde par mon arrivée avant d'être repris à l'ordre par sa victime. Et encore, elle avait de la chance, je n'avais pas l'intention de lui piquer. Sans prétention aucune, j'étais sûre et certaine d'y parvenir et d'offrir au grand brun une bien meilleure soirée que celle qui l'attendait.

Je lui proposais un verre, intentionnellement proche dans mes propos de lui pour éveiller une certaine jalousie chez Hannah. Vu la grimace qui déforma un instant les traits de mon complice, ça devait très bien fonctionner. Au moins, je l'avais poussé au contact à en juger par sa main traînant sur sa cuisse. C'était une bonne chose, je leur avais certainement fait économisé un temps précieux. Si à cette heure-ci ils se contentaient chacun d'une main sur l'épaule, ils n'étaient pas sortis d'affaire. Elle était ridicule, agissant comme s'il lui appartenait déjà. Heureusement qu'il n'était là que pour passer la nuit avec elle, sinon il aurait sûrement pris ses jambes à son cou devant tant de possessivité maladive alors qu'ils venaient à peine de se rencontrer. J'aurais aimé voir la réaction d'Hannah le lendemain matin. Ou même juste après que John en ait terminé avec elle. La réponse de ce dernier était ambiguë, je ne savais pas s'il s'adressait à mon ancienne employée ou à moi-même. J'invoquais de ma baguette la bouteille de whisky qui fila rapidement dans ma main et lui resservis un verre, un fin sourcil intrigué levé alors que je ne cessais pas de le regarder. Le ton de sa voix lui ne laissait pas de doutes quant à ses attentes et je ne détournais pas le regard.

«- Moi ça ne me dérange pas d'abuser de certaines choses. »

Je passais ma langue entre mes dents, toujours en souriant alors qu'il se détournait vers la jeune femme fulminante à côté de lui. Je l'aurais presque oublié pendant une seconde celle-là. Pure provocation mais ses réactions valaient le coup. Il lui proposait un verre et je me forçais à la regarder, mon sourire devenant beaucoup plus faux subitement. Une partie de moi voulait lui conseiller d'éviter un autre verre, mais son expression victorieuse me retint. Si elle voulait la jouer comme ça, pas de soucis. Je pointais ma baguette sur plusieurs éléments du bar avant même qu'elle ait le temps de répondre.

«- J'avais promis un verre à la délicieuse Hannah, laissez moi lui offrir. Je te dois bien ça après tout pour tes bons services. »

Plus ironique tu meurs. Je remplissais les deux petits verres de tequila et en glissa un vers elle avant de saisir le deuxième. C'était déloyale, je savais qu'elle ne tenait absolument pas l'alcool vu sa réaction face au whisky précédemment, mais aussi qu'elle allait se sentir obligée de me suivre pour ne pas avoir l'air moins forte que moi aux yeux de l'objet de notre discorde. Et ça ne manquait pas. Elle attrapa le verre non sans une certaine hésitation, la mâchoire tendue et le nez haut dans une expression hautaine totalement risible.

«- A cette soirée, qu'elle se finisse mieux que ce qu'elle a commencé ! »

Je ne la quittais pas du regard en entrechoquant mon verre au sien, même si j'avais l'impression qu'elle aurait préféré me le lancer au visage. Je continuais encore de l'observer alors que mes lèvres se posèrent sur le shooter pour boire d'une traite son contenu. Elle se força à le descendre aussi vite que moi dans une grimace totalement risible, finissant dans une toux incontrôlable. N'était pas moi qui voulait. Sa leçon donnée, je me permis un clin d'oeil à mon faux John avant de tourner talons pour continuer mon travail de mon côté, les informant au passage que nous n'allions pas tarder à fermer boutique.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Sam 10 Mai - 21:32


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

Tu n’avais aucune illusion sur le fait que Wendy savait très bien quel petit jeu tu jouais en poussant son ancienne employée à parler d’elle en des termes pas particulièrement élogieux. Il n’en avait pas fallu beaucoup avant qu’elle commence de débiter des horreurs sur le dos de la blonde. Heureusement que pour vous les hommes, ce n’était pas la même chose. Il y avait une espèce de compétition saine entre des hommes qui avaient la même proie en vue. C’était au meilleur de gagner point. Aucune rancœur, pas comme chez les filles. C’était beaucoup trop compliqué à gérer dans la vie de tous les jours. Il suffisait de regarder une autre femme une seconde de trop pour avoir droit à une énorme scène de ménage. Tu espérais vraiment qu’Aloisia ne serait pas ce genre de femme là sinon votre relation serait plus qu’explosive.

Alors qu’Hannah racontait tout ce qu’elle avait sur le cœur, encouragé par l’alcool qui pulsait dans ses veines, tu jetais des petits coups d’œil à la cible de ses critiques. Si elle avait d’abord semblé amusée, tu ne ratas pas son bruit de stupeur à l’entente de la phrase. Tu savais qu’elle mettrait le feu aux poudres. Il n’y avait rien de pire que défier une autre femme sur ce sujet là. Tu t’attendais à des représailles d’un moment à l’autre. Tu ne doutais pas que Wendy trouverait une raison pour vous approcher et lui faire ravaler sa langue. Tu l’aperçus s’éloigner et reporta totalement ton attention sur la fille que tu étais censée amener à coucher avec toi ce soir. Heureusement que tu n’étais pas difficile parce qu’avec une personnalité pareille, beaucoup auraient fait marche arrière. Il n’y avait vraiment que son physique pour la sauver un tant soit peu, si on se donnait la peine de creuser sous ces tenues trop conservatrices et cette attitude d’ingénue.

Maintenant qu’Hannah était lancée, tu n’étais pas sûr qu’elle soit capable de s’arrêter de parler. Tu avais oublié à quel point certaines femmes pouvaient être de vrais moulins à parole. Tu te retins de rouler des yeux, comptant les minutes qui te séparaient du graal ultime. Courage Octavus, c’est pour la bonne cause. La tienne… Tu fus tenté d’agir de façon irraisonnée, de l’embrasser pour la faire taire, mais c’était encore trop risqué. Elle n’avait pas réellement eu une attitude qui t’indiquait qu’elle serait d’accord pour poursuivre votre conversation dans un endroit plus intime que celui-ci. Tu étais prêt à utiliser la magie si nécessaire, mais certainement pas devant Wendy. Tu préférais lui proposer de la raccompagner une fois hors du bar. Le verre d’alcool ne fit pas long feu pour te distraire de ce que disait la brune. Tu hochais la tête, sans avoir de réelle idée de quoi elle parlait. Heureusement pour toi, elle ne te demandait pas ton opinion. Tu en déduisis qu’elle était encore focalisée sur Wendy etc… Au final, elle n’avait pas posé beaucoup de questions sur toi. Elle aimait parler d’elle c’était une certitude. Il n’avait suffit que de quelques encouragements pour qu’elle commence et ne s’arrête plus. L’homme qui aurait la malchance de finir sa vie avec elle n’était pas au bout de ses peines. Ce qui te ramena tout naturellement à tes propres difficultés relationnelles. Tu avais fait un bien piètre job pour ne plus penser à Aloisia depuis que Wendy t’avait échangé sa compagnie pour celle de son ancienne serveuse.

Le bar se vidait progressivement. Tu étais un peu étonné que les gens partent aussi tôt, mais après tout pourquoi pas. La plupart des clients étaient loin d’être des jeunes premiers. Tu n’avais pas pu t’empêcher de remarquer que la femme par qui tout cette histoire avait commencé, cette blonde de qui Wendy t’avait mise en garde venait de s’éclipser elle aussi en compagnie du gentleman plus âgé. Tu espérais avoir autant de chance que lui, encore que tout était relatif vu le petit cadeau qu’il aurait en souvenir de cette escapade. Wendy finit par revenir vers vous deux après avoir assuré le service pour d’autres clients. Elle avait pris soin de retoucher son apparence et son sourire éclatant aurait suffit à illuminer toute la pièce même si ton regard ne se priva pas de jeter un œil à ses autres attributs. Tu t’y perdis l’espace d’un instant avant d’être rappelé à l’ordre par la fille que tu étais supposé courtiser. C’est vrai, jalousie et tout ça. C’était la première fois qu’Hannah engageait le contact. Il y avait du progrès. Peut-être que tu devrais utiliser le coup de la jalousie à nouveau dans l’avenir. Tu jetas un regard espiègle à Wendy, pas dupe pour deux sous de ses intentions même si Hannah avait foncé dedans à pieds joints. A tes dépends. Et tu avais l’étrange impression que ça amusait Wendy comme une petite folle. Tu acceptas l’offre de prendre un dernier verre, ne serait-ce que pour prolonger le petit duel qui semblait s’instaurer entre les deux femmes. Tu savais bien que tu flirtais de façon très claire. La destinataire de ton commentaire en revanche l’était beaucoup moins.

Tu prenais un malin plaisir à mettre Hannah en compétition involontaire avec Wendy. Même s’il n’y avait aucune intention du côté de la blonde, c’était toujours très distrayant de voir comment se comportait une femme qui se sentait menacée et de la voir se battre pour toi. Hannah était exactement comme tu l’avais espéré. Ça te donnait quelques espoirs pour la suite de l’aventure. Si elle était capable d’être jalouse et un peu plus tactile quand on la poussait à bout, avec de la chance, ce serait une vraie lionne au lit. Tu te demandas intérieurement à quelle heure exactement le bar fermait. D’ici peu si tu en déduisais par la clientèle qui se raréfiait. Wendy remplit ton verre, un point d’interrogation inscrit sur son visage. Tu te contentas d’un sourire en coin. Elle pouvait penser ce qu’elle voulait. Tu n’étais pas contre l’idée de flirter avec elle. Elle était très jolie, sympathique, bien plus attrayante qu’Hannah maintenant que tu avais appris à connaître un peu la brune.  Peut-être parce que tu savais que rien ne se passerait entre vous, ou peut-être pour lui montrer que tu pourrais la faire changer d’avis sur ce point si tu le souhaitais. Tu n’étais même pas certain toi-même. Tu préféras penser que tu agissais de cette façon uniquement dans l’optique d’augmenter la jalousie d’Hannah. Ça semblait d’ailleurs fonctionner.

Tu ne cachas pas un sourire ravi en voyant que Wendy te répondant, ignorant totalement Hannah. Sa réponse te fit rire. Tu pouvais imaginer ce que ce serait si tu passais une nuit avec elle. Mémorable à n’en pas douter. Hannah allait devoir se réveiller parce que Wendy était en train de prendre le pouvoir. Tu te léchas les lèvres, la gorge soudainement sèche devant son numéro. Tu aurais totalement marché si tu avais su que quelque chose pouvait se passer entre vous. Ce qui n’était pas le cas et vous aviez une trop belle complicité pour la gâcher avec du sexe de toute manière. Tu finis par reporter les yeux sur la brune. Avec un peu de chance, ça allait la pousser à ouvrir un peu son haut. N’importe quoi. Sauf que non, elle se contenta de fusiller Wendy des yeux. Pour la distraire, tu demandas si elle voulait boire autre chose. Vu la façon dont le whisky était passé, tu doutais qu’elle dise oui. Tu espérais même qu’elle propose que vous partiez immédiatement du bar, pour pouvoir se rengorger de repartir à ton bras, laissant la blonde avec ses poivrots. Ça ne se passa pas comme ça et tu réalisas que tu devrais peut-être arrêter de prévoir ses réactions et te concentrer sur le moment présent. Ce n’était pas un hasard si tu détestais la divination et que la matière te le rendait bien.  

Le verre dans les mains, tu t’installas confortablement, autant que possible étant donné qu’Hannah n’avait pas lâché sa prise sur ta jambe, pour assister au spectacle. Tu aurais pu disparaitre, elles ne s’en seraient sans doute même pas aperçues, plongées en duel de regard noir. Tu n’étais devenu qu’un accessoire pour lequel se battre. Ça te convenait pour le moment. Amusant comme un mot positif pouvait devenir une insulte dans la bouche de la bonne personne. Tu tentas de rester neutre, même si tu étais au bord de perdre ton calme pour éclater de rire. Oui, Wendy avait totalement l’intention de se venger de tout à l’heure. « Très bien, je suis sûr qu’elle sera ravie, n’est ce pas Hannah ? » Tu ne lui laissais pas le temps de répondre, rappelant ta présence aux deux et t’alliant aussi de fait avec Wendy. En voyant la tekila, tes yeux s’écarquillèrent de surprise. Tu doutais qu’Hannah boive ça, mais tu avais sous estimé son orgueil. A l’expression dégoutée qu’elle fit, tu te mordis la langue pour ne pas réagir bruyamment avant de lever ton verre pour participer au toast de Wendy, les laissant s’affronter en toute tranquillité. Alors que tu avalais cul sec ton verre, ta main se posa sur celle qui était encore sur ton genou dans l’espoir qu’elle ne laboure pas ta peau cette fois-ci.  

Tes yeux faisaient l’aller et retour entre les deux femmes, Hannah ne cachant pas une grimace horrifiée devant l’alcool qui descendait le long de sa gorge, Wendy semblait goguenarde au possible, prête pour un nouveau shot. Quand Hannah commença de tousser, tu ris, son étouffé par sa propre réaction et tu te hâtas de taper dans son dos, posant une main sur sa cuisse pour te maintenir dans cette position. Quand Wendy te lança un clin d’œil, tu lui en renvoyas un de façon complice, la blonde ayant réussi l’exploit d’humilier deux fois de suite dans une même soirée la jeune brune.  Elle s’éloigna et tu te dis que c’était le moment de plier l’affaire. Le bar allait fermer et tu ne comptais pas rentrer seul ce soir. « Est-ce que tu vas bien ? » Elle hocha la tête, visiblement incapable de parler. Son air pincé avait en tout cas fondu comme neige au soleil. L’alcool avait l’air d’avoir fait son chemin et elle te rendit un sourire mi-rêveur, mi-séducteur. C’était le moment de vérité. « Si le bar ferme, je pense qu’on devrait y aller. » Comme tu l’avais dit, tu lui proposerais de la raccompagner une fois dehors. Elle n’avait pas enlevée ta main de sa cuisse, c’était bon signe. Tu étais proche d’elle dans cette position et elle ne semblait pas être dérangée par la proximité. Un léger sourire envahit tes lèvres alors que tu lui caressais la joue de ta main libre.    






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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Dim 11 Mai - 11:43

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Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation



Voir le regard de John s'attarder un instant de trop sur ma personne était une petite victoire. Mon arrivée avait su faire son petit effet et je ne cachais pas que ça me plaisait. J'avais toujours aimé attiré l'oeil du sexe opposé et voir le grand brun se perdre un instant sur mes courbes avant d'être rappelé à l'ordre par Hannah flattait mon égo. Je souriais à pleine dents alors qu'elle se rembrunissait, me fusillant du regard. J'avais été trop gentille avec là, je n'allais pas me priver du lui montrer à quel point je pouvais être peste. Pas que son avis importait, c'était juste pour me distraire et la remettre à sa place en passant. D'ordinaire, je n'en aurais même pas pris la peine, me contentant soit de passer mon chemin, soit de me moquer d'elle ouvertement. Il fallait la jouer plus fine si je ne voulais pas me mettre en travers du chemin de John. J'étais celle qui l'avait poussé dans ses bras, je ne pouvais pas le priver de cette possibilité simplement pour lui montrer que si je le voulais, je trouverais les arguments pour le faire partir avec moi. J'avouais que mon esprit envisagea la possibilité durant un bref instant avant de la chasser. John était un client, un nouveau client avec lequel j'avais bien accroché. C'était assez rare pour que je ne gâche pas tout avec une partie de jambes en l'air.

J'observais mon complice, surprise de sa réplique qui je le savais, n'était pas tant pour elle que pour moi. Je continuais de le servir en cherchant à comprendre ses attentions et son sourire finit d'agrandir le mien. Si j'en doutais encore, John me confirmait qu'il savait si prendre avec les femmes et sa subtilité quant à sa séduction relative face à ma personne était remarquable. J'avais l'impression de me regarder dans un miroir, que lui aussi se disait qu'il pourrait m'avoir s'il le désirait, mais qu'il préférait s'en tenir à ce que nous avions convenu. Étrangement, son attitude, si semblable à la mienne, poussait à l'envie de découvrir plus. Pour une fois que je rencontrais quelqu'un qui maîtrisait autant les règles de ce jeu que moi. Tout cela ne fit qu'attiser la jalousie de la brunette et ça n'allait pas s'arranger. Je répondais à sa réplique avec un air provocateur, oubliant presque pourquoi je le faisais l'espace d'un instant. Il se mit à rire et je remarquais sa langue s'échappant une seconde pour passer sur ses lèvres, attirant l'attention sur cette partie-là de son visage. Si les choses avaient été autrement, j'aurais compris par ce geste qu'il était bien plus que réceptif à mes avances. Ça ne dura pas, retournant dans le jeu. Il regardait à nouveau sa proie et je me retournais à mon tour vers elle, n'ayant pas oublié totalement sa présence puisque je pouvais presque sentir sur moi son regard assassin. Si elle avait eu un minimum de jugeote, elle aurait pris ses affaires et aurait forcé John à la suivre jusqu'à chez elle histoire d'être sûre qu'il terminerait bien dans ses bras. Elle avait de la chance que notre pacte secret confirmé déjà la fin de cette soirée, sinon elle aurait fini bredouille. Je proposais à mon tour d'offrir un verre à l'apprenti serveuse et avant même qu'elle ne puisse répondre, me lançais dans les préparatifs. Son oeillade noire ne m'effrayait pas et le fait que son compagnon nous observe ne me donnait qu'encore plus confiance en moi. Elle ne le savait pas mais il était de mon côté et me soutenait sans vraiment se faire remarquer. Il me laissait me charger de sa consommation, certainement pas dupe de mon manège. Elle allait définitivement s'éloignait du jus de citrouille ce soir. Le whisky ne lui avait pas beaucoup plu, peut-être que la tequila réussira là où le breuvage écossais avait échoué. Son goût était des plus indigestes, certainement pour cela qu'on préférait le mélangeait ou utiliser du sel et du citron pour masquer sa saveur. Hannah ne se sentit pas de dire non, presque poussée par nous deux et attrapa son verre vaillamment. Je n'étais pas certaine qu'elle se soit aperçue de l'ironie dans ma voix mais ça n'était pas grave. Sa grimace et sa toux étaient une large compensation. C'était comme si elle s'avouait vaincue alors que moi, j'étais prête à recommencer à la seconde même où je reposais le petit verre bruyamment sur le comptoir.

Mon rire se mêla à celui de John, masquant presque le sien et pour le mieux certainement. Si elle s'en était rendu compte, la brunette n'aurait sûrement pas apprécié. Il s'occupait d'elle du mieux qu'il pouvait, reprenant son rôle d'homme avenant et intéressé, sa paume tapant légèrement son dos pour faire passer le mal. C'était une petite joueuse, ça ne valait même pas la peine de continuer. J'espérais qu'elle ferait preuve de plus d'endurance au lit pour le bien être de mon nouveau collègue. Ce dernier me renvoya mon clin d'oeil, complice et amusé de mon attitude, alors que je m'éloignais. Je ne remarquais que maintenant qu'il nous avait suivi dans ce toast et que son verre était déjà vide. Je me doutais bien que c'était pour le mieux, il ne voulait pas s'éterniser ici et voyait que la technique de la jalousie portait ses fruits. Hannah serait prête à le suivre maintenant, juste pour s'assurer qu'il ne reparte pas avec moi. Je m'éloignais des deux pour vaquer à d'autres occupations, totalement fraîche après ce petit shot. J'avais vécu dans des bars toute ma vie et que ça soit à New-York ou ici, la donne était la même. Il n'était question que de connaître ses limites et savoir comment boire avant de perdre le contrôle. Personnellement, je n'avais jamais eu vraiment besoin de l'alcool pour pouvoir m'amuser et c'était peut-être pour cela que je tenais si longtemps dans ce boulot. Des barmans qui finissaient ivres tous les soirs, j'en avais connu beaucoup et ça ne me donnait pas du tout envie. J'avais déjà vécu assez de soirées sans le moindre souvenir après mon départ pour Londres, je ne pouvais pas laisser cette solution devenir systématique contre mes remords.

John et sa cible avaient l'air bien plus proche l'un de l'autre depuis que je les avais quitté. C'était clair qu'Hannah était légèrement intoxiquée vu son sourire et elle n'était plus aussi prude qu'elle en paraissait. Les doigts du jeune homme glissèrent sur sa joue sans qu'elle ne le repousse, c'était sûr qu'ils n'allaient pas tarder à finir e faire connaissance dans un endroit plus intime. Et ça serait la dernière fois que je verrais cette enfant capricieuse. J'espérais que ça ne serait pas la même chose en ce qui le concernait. Une partie de moi se doutait bien qu'il ne voulait pas revenir ici, que ce n'était qu'un lieu de débauche dans lequel il avait choisi de se perdre pour quelques heures, fuir sa vie avant d'y faire à nouveau face. Je préférais me tromper, mais c'était rarement le cas. C'est aussi pour ça que je préférais lui attribuer un faux nom, ne pas l'obliger à se livrer plus que nécessaire. Un moyen comme un autre de me dire que tout cela était factice, éphémère et que demain, l'instant serait passé. Je relevais la tête un instant hors de ma caisse dans laquelle j'entrais les gallions laissés sur le comptoir et m'apercevais que John se dirigeait vers moi, Hannah debout devant la porte ses affaires à la main. Elle l'attendait et je ne lui cachais pas mon sourire en voyant qu'il avait réussi son coup. Enfin pour le moment, si elle se refusait à lui à la dernière minute, ce serait vraiment une plaie pour lui.

«- Bien joué John, j'espère que tu t'en sortiras sans moi. »

Je l'avais aidé à ce qu'elle se rapproche de lui en se sentant menacé par moi, mais je savais qu'il se débrouillerait très bien tout seul. Il connaissait son sujet, ça se sentait. Je lui lançais un regard moqueur en m'accoudant au bar après avoir refermé la caisse, essayant de ne pas faire attention aux yeux de la brune qui nous scrutait à quelques mètres de là.


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MessageSujet: Re: Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation {Ocendy}   Dim 11 Mai - 18:28


Disintegration, suffocation, my life is taken, annihilation







Wendy Williams & Octavus McKenna ▬

Wendy se mit à rire en même temps que toi et tu fus soulagé que sa voix cache la tienne alors que tu te moquais de la fille que tu étais supposé séduire après sa tentative pitoyable d’avaler sa tequila. Wendy s’éloigna et tu te tournas vers ta conquête pour lui proposer de prendre congé d’ici peu. Toujours penché vers Hannah, la main posée sur sa joue, tu étais si près d’elle que tu aurais pu l’embrasser sans aucun problème. Elle ne semblait pas contre cette idée d’ailleurs. Mais tu voulais qu’elle se languisse de toi et tu n’allais pas hésiter à la torturer pour ce faire. Tu dévias au dernier moment en direction de son oreille pour lui proposer qu’elle t’attende pendant que tu allais payer. Elle hocha la tête sans un mot, les yeux brillants. Tu lui fis un léger sourire, satisfait intérieurement qu’elle semble de si bonne disposition, avant de presser sa main et de quitter ton tabouret. Elle devrait sans doute aller chercher son sac et son manteau de toute façon. Une partie de toi était vraiment désolée de la manipuler de cette façon, mais vu la façon dont elle avait réagi avec Wendy, c’était loin d’être aussi dérangeant à tes yeux. Elle n’avait pas l’air d’avoir connu de déceptions dans sa vie et ça devait clairement changer aujourd’hui.

Tu finis par rejoindre Wendy. La suite des évènements la concernant était également un autre grand point d’interrogation à tes yeux. Tu avais envie de la revoir, mais revenir dans ce bar signifiait que la situation ne s’était pas arrangée et ce n’était pas quelque chose qui te faisait particulièrement envie. Tu étais passé au dessus de tous tes progrès en la matière, retrouvant des bars et des filles faciles sitôt que la première difficulté se présentait. Bien sûr, revenir ici ne voulait pas automatiquement dire que tu t’y rendais pour draguer. Tu verrais bien comment tu réagirais le lendemain. Tu avais fait une déclaration, promettant presque de revenir alors que rien ne t’y obligeait. Maintenant, il était évident que c’était ce que tu devrais faire. Pendant que tu te dirigeais vers la blonde pour payer, Hannah rassemblait ses affaires. Le grand moment de vérité ne tarderait pas d’arriver. Pour l’instant, tu n’avais pas de certitude sur le fait qu’elle allait accepter de te recevoir chez elle. Le fait qu’elle t’attende pour partir était bien sûr prometteur, mais elle pouvait se dégonfler à tout moment. Elle pouvait tout aussi bien avoir décidé de rendre Wendy jalouse et de sortir à ton bras, totalement victorieuse avant de te quitter avec un baiser sur la joue. Tu n’avais pas beaucoup de temps avec elle. Hannah t’attendait et elle prendrait sans doute assez mal de te voir discuter trop longuement avec sa rivale. Il n’était pas certain que ça la pousse à se montrer encore plus tactile. En apercevant la jeune femme te sourire de façon contagieuse, tes propres lèvres s’étirèrent. A l’entente de ses félicitations, tu inclinas la tête, mimant un salut militaire, cachant mal ton envie de rire. « A vos ordres chef. J’essayerai de me débrouiller. Je crois avoir compris ce qu’il fallait que je mentionne si je voulais la pousser à bout. » Il suffirait de glisser le nom de Wendy dans la conversation pour l’énerver. Mais ce ne serait sans doute pas nécessaire. Elle avait pas mal bu et pour quelqu’un qui n’avait pas l’habitude de l’alcool, tu ne doutais pas que ça serait suffisant pour la pousser à te succomber.

« Combien je te dois ? » Tu comptais lui laisser un pourboire généreux en plus du prix de tes consommations. Tu sortis des galions de ta poche avant de les poser sur le comptoir pour qu’elle les encaisse. Tu ne regrettais vraiment pas d’avoir laissé tes pas te mener ici. Même si la soirée ne se passait pas comme tu le souhaitais au départ, au moins tu aurais fait cette rencontre. Tu ne pouvais pas lui refaire cette déclaration sur un possible retour si jamais ce n’était pas vrai. La nuit portait conseil disait-on. Tu trouverais bien un moyen de la revoir d’une façon ou d’une autre, si ce n’était pas ici, ce serait ailleurs. Elle te lançait un regard moqueur, accoudée au bar, les yeux posés sur Hannah qui était près de la porte. Tu ne pouvais pas prolonger plus longtemps cet instant au risque que ça semble bizarre. « Je crois que ce sont des au revoir alors. » Tu lui jetas un regard indéchiffrable. Tu avais vraiment été content de la rencontrer et tu n’avais pas tellement de personnes avec qui passer du bon temps. Ce serait d’autant plus dommage de disparaitre sans laisser de trace. D’autant plus qu’elle pouvait très bien te croiser dans Pré au lard durant une journée de sortie. « On se reverra. Je te dois un compte-rendu il me semble. » Tu ne changerais pas d’avis. Tu reviendrais réellement la voir. Tu en avais envie et cela seulement te permettais de prendre ta décision. Les circonstances de ta venue ne tiendraient qu’à toi et tu n’étais pas un prisonnier de l’alcool. Tu restais John pour elle et c’était très agréable pour changer qu’elle ne sache rien de toi et te juge uniquement sur tes actions présentes. Peu importait ce qui se passerait avec Aloisia, que vos relations s’améliorent ou non, tu reviendrais ici pour discuter avec elle de la suite de ta soirée avec Hannah et aussi pour parler d’autres choses, sans te faire juger ou sans idée préconçue. Tu lui fis un dernier sourire avant de tourner les talons en direction de la porte, te concentrant maintenant uniquement sur la brune. Tu attrapas son bras avec gentillesse, dans l’optique de la maintenir au cas où ce serait nécessaire, mais surtout pour assurer un contact entre vous avant de pousser la porte et de quitter la chaleur du bar pour retrouver le froid écossais.

Vous fîtes quelques pas dans la neige avant que tu ne te tournes vers elle. « Est-ce que je peux te raccompagner chez toi ? Je ne crois pas que tu devrais rentrer seule dans ces conditions. » C’était vrai par ailleurs. Elle avait trop bu pour manquer de repartir seule, surtout si elle n’habitait pas directement sur le village sorcier. Le moment de vérité. Tu serais légèrement vexé si jamais elle te disait non. Mais ça ne serait pas le cas. Te lançant un sourire légèrement timide, mais malgré tout assuré, elle accepta, te proposant de vous transplaner puisqu’elle n’habitait pas sur Pré au lard et ne se sentait pas de tenter l’aventure après ses deux verres. Tu acceptas de t’en charger. Il fallait plus que trois whisky pour te mettre ko. Ce n’était pas plus mal de toute façon qu’elle n’habite pas directement ici, puisqu’il y aurait moins de chance que tu la croises par hasard après ce soir. Après qu’elle t’ait donné quelques instructions sur l’endroit où elle habitait, tu réfléchis à l’endroit où tu pouvais vous faire atterrir, de préférence proche de chez elle pour ne pas avoir à perdre trop de temps. Tu l’attrapas par la main, la seconde lui tenant la taille, et tournas le visage en direction du bar dans l’espoir d’apercevoir Wendy une dernière fois avant que vous ne disparaissiez de la ruelle.


THE END.







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