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  It's time to see what I can do ♜ Aleksia

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Aloisia Bateson
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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 2 Oct - 21:13


ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Je n'eus aucun problème à convaincre Aleksei, évidemment, que ma victoire était l'occasion parfaite pour s'accorder une pause et, encore mieux, un verre. Il sourit face à ma requête, ou bien c'était l'expression que j'utilisais pour l'amadouer, dans tous les cas, j'étais fière de ce résultat. Pas qu'il avait beaucoup de difficulté à être heureux de toute évidence, mais moi, il m'emplissait de bonheur et savoir que je partageais un peu cette capacité était flatteur. Ces derniers temps, je n'avais pas l'impression d'être autre chose qu'une ombre grise, sans aucune possibilité si ce n'était celle de ressentir de la tristesse ou de la colère. Et à Poudlard, j'avais tellement peu l'occasion d'être moi-même que même si les gens m'appréciaient, ça ne comptait pas. Pouvoir en plus lui payer un verre était une chance de pouvoir le remercier pour tout ce qu'il avait fait pour moi. En compensation, c'était peu et j'étais certaine d'être la plus gagnante. Mais pour l'instant, ça n'avait aucune importance. Je m'emparais de sa main, le traîner jusqu'au bar, les patins encore aux pieds. Ça ne sembla pas choquer le jeune homme qui prit ma commande, après tout c'était attenant à la patinoire et beaucoup d'autres clients avaient été sur la glace avant de se retrouver ici. À l'entente de son excuse face à sa défaite, j'eus un rire, ou une expression de choc face à cette réponse, irrépressible. Un enfant sur sa route ? Bien sûr, c'était facile ça ! « - C'est évidemment la faute de cet enfant invisible, je devrais d'ailleurs le retrouver pour lui dire merci ! » Le ton était clairement ironique mais en même temps, je n'avais vu personne se mettre en travers de sa route alors que moi, je ne m'étais pas laissée démonter par ce patineur fou. Bon à la vérité, j'avais évité de trop chercher sa présence de peur de perdre un temps précieux. « - Mais soit. Je te donne une bonne raison de venir me voir en Écosse : prendre ta revanche ! » Rien que l'idée de patiner de nouveau avec Aleksei me réchauffait le cœur, c'était une lueur d'espoir, savoir que même si les jours allaient être sombres, il allait revenir pour égayer tout ça. Je mimais un salut militaire en prenant soudainement l'air sérieur. « - Oui chef, bien chef ! » Je souris finalement. Voilà un objectif auquel se rattacher : devenir la meilleure patineuse possible pour lui en mette plein les yeux.

Nous finîmes par avaler chacun nos verres, et cul sec de surcroît. J'étais fière d'avoir une si bonne descente et ce sentiment de fierté se fortifia lorsqu'il me complimenta. C'était stupide et totalement puéril, mais être félicitée ne m'arrivait pas très souvent avec les parents dont j'avais hérité. Je reposais le shooter sur le bois du bar, attendant un instant que les vapeurs de l'alcool dégage ma gorge avant de répondre. « - Et encore, tu n'as rien vu. On va peut-être m'offrir la nationalité russe si je continues comme ça qui sait ! » Je ne pouvais m'empêcher de sourire et c'était peut-être due à toutes le boissons que j'avais ingurgité ce soir, ou bien grâce à autre chose ça n'avait pas d'importance. Je me laissais entraîner contre moi par la pensée que tout cela allait très bientôt s'arrêter. Et malgré moi, cette idée m'échappa et Aleksei fut le témoin de cette confidence malheureuse. Je sentis son regard peser plus lourd sur moi et je n'étais pas totalement capable à cet instant-là de le soutenir. Je regardais alors les gens autour de moi quelques secondes comme si de rien était. C'était toujours plus simple que de s'engager sur ce terrain-là. Et je pouvais le remercier de comprendre cette envie silencieuse de ne pas en parler. J'étouffais un rire face à cette répartie des plus discutables même si c'était totalement vrai : j'aurai certainement fini en statue de glace en restant encore et encore ici. Mais c'était magnifique, le paysage enneigé et les lumières de Saint-Pétersbourg. Je finis de changer complètement de sujet, espérant qu'il n'était pas fatigué et qu'il n'avait aucunement envie de rentrer chez lui, de me quitter. J'étais terriblement angoissée à l'idée de me retrouver seule. Je souriais encore plus largement en l'entendant. J'étais totalement séduite par sa proposition : passer la nuit en sa compagnie, à boire, à profiter de tout et de rien. Je l'observais recommander une tournée, comme obnubilée par ce qu'il m'offrait : du temps. Avant même que je ne réalise, j'avais de nouveau un verre dans la main. Il trinqua une seconde fois et je me contentais de répéter ses mots. « - Aucune limite. » J'avais bien l'intention de ne pas m'en poser pour une fois dans ma vie.

Le deuxième passage de la vodka laissa plus ses traces enflammées dans ma trachée. Mes joues rosirent, je ressentis plus fortement mon estomac. Mais c'était réconfortant. Ça m'emplissait d'une joie de vivre inexplicable. « - On a même droit à un concert, regarde ! » Des hommes joyeux et légèrement plus vieux, et plus important, éméchés, se mirent à chanter en circulant autour des clients. Certains les rejoignirent, ça ressembler à un chant national, ces genres de chansons que tout le monde connaissait. En moins de deux, un homme me prit joyeusement par l'épaule, me secouant un peu pour m'inciter à suivre le mouvement. Je cherchais Aleksei du regard, comme pour trouver un soutien, mais lui aussi avait trouvé un nouveau cavalier. Et lui aussi allait devoir chanter, même si j'étais certaine qu'il connaissait les paroles pour sa part. Je me prêtais au jeu et chantonnais sur un air sans prononcer ne serait-ce qu'un mot compréhensible. Et puis, je riais plus que je ne chantais à vrai dire. C'était entraînant cette effervescence générale qui régnait. Même le barman s'y était mis et personne ne semblait gêné par cette nouvelle ambiance et encore moins choqué. Certains se mirent à danser et j'étais étonnée de voir qu'il gardait l'équilibre malgré l'intoxication évidente de leur sang. Je riais aux éclats, j'avais même chaud, en plein milieu de l'hiver russe. Ça durait sans que ça ne devienne gênant, au contraire et le barman, sur l'impulsion des nombreux clients, offrit sa tournée générale à l'ensemble. Un tout petit homme à la barbe hirsute et grise me mit la vodka dans les mains et je dus m'abaisser légèrement pour être certaine qu'il entende mes remerciements. J'étais déjà grande, mais sur les patins, ça n'arrangeait pas les choses. Le bar en entier se mit à porter un toast et je plongeais mon regard amusé dans celui d'Aleksei avant d'avaler mon verre. La plupart des hommes lancèrent leur verre à terre en s'exclamant et je suivais le mouvement en vacillant un peu. Il allait falloir que je remette mes chaussures. J'esquissais quelques pas jusqu'à hauteur du blondinet et prenais légèrement appui sur son flanc. « - Ça s'est réchauffé d'un coup, tu ne trouves pas ? » J'avais l'impression de me consumer toute entière. Je déboutonnais juste le premier bouton de mon manteau pour essayer de me refroidir. Comme si ça allait suffire.

L'ambiance était à son comble et il n'y avait plus personne dorénavant sur la glace. C'était certain que la patinoire allait bientôt fermer ses portes mais je n'avais pas envie de rentrer à l'hôtel. Une petite voix, la voix diabolique de ma personne, soufflait à mon esprit qu'il fallait aller en club et danser jusqu'à en perdre haleine et tomber de fatigue. Mais ça n'était pas comme cela que je voulais terminer mon séjour. Je jouais des sourcils, humouristiquement dragueuse, en regardant Aleksei. « - On va chez toi beau blond ? Ou tu as prévu autre chose ? »

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Octavus McKenna
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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 4 Oct - 12:21



Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

Ainsi, elle n’avait apparemment pas aperçu ce moment humiliant où j’avais chuté. J’aurai peut-être mieux fait de me taire. C’était en effet difficile de croire qu’un habitué de la glace puisse se faire renverser aussi facilement et je n’allais certainement pas lui dire que c’était parce que j’avais moi-même les yeux posés sur elle. Prenant l’air le plus innocent possible, je posais les yeux sur la patinoire. « Oui tu devrais, il est là-bas. » Je tendais un doigt au hasard vers la piste, ne sachant pas moi-même où il se trouvait exactement, mais attendant de voir si elle allait marcher. Je haussai ensuite les épaules avant de changer de sujet. je voyais bien que la promesse d’une revanche la motivait et c’était le plus important. Je souhaitais réellement qu’elle se sente le mieux possible malgré les épreuves qu’elle allait sans nul doute traverser. Peut-être que ça allait pouvoir un peu l’aider quand elle aurait le moral au plus bas. Je ne doutais pas qu’elle pouvait bien progresser avant que je ne trouve un moment approprié pour venir lui rendre visite. Les verres s’enchaînaient et si jamais quelqu’un finissait par apprendre la liste exhaustive de ses activités lors de son séjour, je risquais d’avoir des petits ennuis. Je n’étais pas la meilleure influence qui soit, certes. Mais ce n’était pas comme si je la poussais au crime non plus. Les Écossais étaient connus pour leur amour de l’alcool, presque autant que nous, les Russes. En la voyant s’illuminer devant ma réflexion un peu douteuse, je ne pus m’empêcher de rire. Cela dit, elle n’avait pas vraiment tort. Tenir l’alcool était une condition implicite au fait de vivre dans le pays. Je ne savais pas si c’était cette mention de nationalité qui avait mené cet instant plein de mélancolie, mais ça n’allait pas. Je ne voulais pas qu’elle soit triste. Je tentais une blague foireuse qui la fit néanmoins rire et c’était reparti, scellant cela par un nouveau verre. Aucune limite, ça me donnait quand même une sacrée marge. J’allais devoir faire travailler mon imagination afin de ne pas la décevoir. Il fallait finir sur un gros bang. J’espérais bien qu’elle aurait une potion pour lui redonner les idées claires avant de rencontrer Octavus dans quelques heures, parce que sinon il allait se douter de quelque chose.  

Je tournais la tête en direction des joyeux lurons, un sourire amusé aux lèvres. D’ordinaire, je faisais souvent parti de ce groupe là, amusant la galerie à force de paroles chantées par des voix de crécelle. Ce n’était ni la première ni la dernière fois qu’une de mes soirées prenait ce genre de tournant inattendu. C’était amusant de voir que l’alcool était capable de donner ce sens de camaraderie entre des inconnus autant que cela pouvait déclencher la violence la plus extrême. Ils arrivèrent vers nous et Aloisia se fit entraîner sous mon regard goguenard, commençant de danser en rythme. Je regrettais de ne pas avoir d’appareil photo sous la main, j’aurai eu de quoi faire avec ce genre de moments. Bien qu’attentif au bien être de la rousse, un homme aussi échauffé n’était pas incapable d’avoir des mains baladeuses, je me laissais entrainer par la bonne humeur ambiante et trouvait moi aussi un partenaire de danse. De toute façon, j’espérais bien qu’elle serait cette fois ci capable de se défendre si on venait à se montrer trop entreprenant avec elle. le souvenir de ma sœur devant la secourir des griffes de ce brun qui avait dû être invité par des amis à moi n’était que trop présent dans mon esprit. Je me disais vraiment qu’elle n’avait absolument pas consciente de l’image qu’elle renvoyait aux autres parfois. Je joignis en cœur le chant traditionnel chantonné, les yeux faisant des allers et retours entre Aloisia et mes alentours. Elle riait tellement qu’elle devait avoir oublié le reste et c’était exactement le plus important. Quand je fus libre de mes mouvements, le joyeux luron décidant de se lancer dans une petite compétition de danse, je me rapprochais légèrement d’Aloisia qui semblait avoir trouvé un nouvel admirateur. On me glissa d’autorité un verre de vodka dans la main que j’avalais après l’avoir levé en direction de ma compagne. Le shot rejoignit les autres au sol peu après et je me sentis aussitôt inquiet pour la stabilité d’Aloisia. Après trois verres et du verre sur le sol, se déplacer sur des patins devenait vraiment périlleux. Elle venait de me rejoindre et s’appuya sur moi comme pour confirmer mes inquiétudes. Je passais un bras autour de sa taille pour la stabiliser. Je n’étais pas étonné qu’elle ait chaud, mais ça pouvait être très trompeur. « Peut-être dans ton esprit, mais je te déconseille de trop te découvrir. » Je jetais finalement un regard à ma montre pour m’apercevoir qu’il était déjà l’heure de fermeture de la patinoire. Est-ce que cela mettait un terme à notre soirée ? Apparemment non. A l’entente de ses mots, je ne pus m’empêcher d’avoir un sourire espiègle sur les lèvres. En d’autres circonstances, j’aurai eu l’assurance que j’allais passer une nuit intéressante en bonne compagnie. Toutefois, les circonstances seraient un peu différentes ce soir.

Je me demandais une nouvelle fois si Octavus pensait à nous, s’il se demandait si j’avais déjà ramené la rousse à son hôtel, s’il avait été demander si son alias était présente dans sa chambre, s’il avait cherché à me contacter. Tout pour indiquer qu’il n’était pas totalement indifférent par la situation. Je pouvais parfaitement imaginer la scène si nous transplanions en directement de mon appartement pour tomber sur Octavus attendant de pied ferme devant la porte. Il chercherait sûrement à me casser la figure, sans pouvoir s’expliquer sa réaction instinctive. J’étais tenté de la ramener en club très honnêtement. Je doutais qu’elle ait l’opportunité d’y retourner avant très longtemps voire même tout court. D’un autre côté, retourner chez moi n’était pas non plus une bonne idée. Ce n’était pas que j’étais fatigué vraiment, mais vu l’heure déjà bien avancée et la quantité d’alcool ingurgitée par les moldus, la situation ne serait pas tout à fait la même que pour le nouvel an. « Bien que cela me coûte de faillir à ma réputation, je propose qu’on aille chez moi. Je suis sûr que je trouverais de quoi s’occuper. » J’espérais que ma phrase ne sonnait pas aussi suggestive que je le craignais en la repassant en boucle dans mon esprit. Mais elle ne ferait sûrement qu’en rire, sachant que je n’étais pas sérieux. Je l’imaginais déjà en train de passer la nuit chez moi, oubliant complètement toutes ses affaires qui étaient restés dans sa chambre d’hôtel.

Avec le tournant qu’avait prit ma réflexion, j’avais presque oublié que nous portions encore les patins et rigolais légèrement en le réalisant avant de l’entrainer vers le banc pour les ôter. La patinoire allait fermer d’ici peu et il était temps de renfiler nos chaussures de ville. J’étais même impressionné qu’elle ait gardé un si bon équilibre pour danser avec de tels appareils aux pieds. Je m’installais, ressortant mes chaussures pour leur rendre leur taille d’origine avant de défaire les crochets à la main d’une main habituée. Vu le froid transperçant, je ne tardais pas de remettre mes chaussures, soufflant sur mes doigts froids. « Prête ? » J’attrapais nos deux paires de patins pour les rapporter au guichet. Je m’emparais ensuite de son bras avant de transplaner directement dans mon appartement. Les elfes de maison avaient fait un travail magique sur l’endroit après le désordre mis par mes invités deux jours plus tôt. L’endroit allait certainement lui apparaître très calme comparé à sa première visite. Nous arrivâmes dans le salon que j’illuminais aussitôt d’un coup de baguette avant d’enlever mon manteau, mon veston et ma cravate pour me mettre à l’aise. « Fais comme chez toi évidemment. Plusieurs options s’offrent à nous. 1. Profiter des stupéfiantes technologiques moldues. 2. Jouer. 3. Danser. » C’était volontairement vague. L’option du strip poker s’imposa presque instantanément dans mon esprit avant que je me flagelle. Boire un peu plus d’alcool n’était sûrement pas non plus une bonne idée, à moins de faire des verres très légers, mais j’attendais son opinion sur la question.  



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 4 Oct - 18:06


ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Maintenant qu'il m'avait affirmé qu'il ne comptait pas me quitter de si tôt, un poids invisible s'était envolé et je me sentais beaucoup plus légère. J'avais encore quelques heures de répit devant moi. Je me laissais facilement envahir par la bonne humeur ambiante et le contact avec les fanfarons ne me gênaient pas du tout. J'étais même ravie de me retrouver au milieu d'une telle scène, comme si je faisais partie du tableau. Je n'étais pas en trop, du moins je ne me sentais pas comme cela. Je m'agitais joyeusement, ne tentant rien de trop élaboré vu les engins, avec l'alcool maintenant devenus mortels, qui étaient accrochés à mes pieds. J'étais presque finalement soulagée lorsque mon nouveau partenaire me délaissa pour se lancer dans une chorégraphie bien plus compliquée avec ses pairs. Ce dernier verre de vodka avait fini de m'ôter les derniers soupçons de tracas qui pouvaient encore subsister dans mon esprit. J'observais les russes montrer leurs talents, éclatant parfois de rire devant leur attitude si fière. Ils étaient décomplexés, débarrassés de toutes préoccupations concernant le regard que les autres pouvaient porter sur eux. Je les enviais même si en cet instant, je trouvais que je leur ressemblais plus que jamais. Je finis par m'élancer vers Aleksei, surveillant chacun de mes pas qui étaient mal assurés, même s'ils restaient empressés. Je me rendais compte qu'il était devenu mon roc. Littéralement en cet instant puisque, appuyée sur lui, c'était bien sa présence qui m'empêchait de tomber les deux fers en l'air. Et comme s'il lisait dans mes pensées, son bras vint enserrer ma taille sans que ça ne me gêne le moins du monde. J'avais confiance en Aleksei et c'était bien la première fois que je donnais autant à quelqu'un, excepté un certain brun. Je savais maintenant que ses gestes n'était que le reflet de l'intérêt sincère qu'il me portait et rien d'autre. Je tournais vers lui un regard enivré alors qu'il me faisait la leçon sur mon coup de chaud. Il n'avait pas tort, je savais que c'était à mettre sur le compte de mes consommations précédentes. Mais quoi qu'il en soit, avoir défait un bouton m'avait permis de prendre une réelle bouffée d'air, ce qui n'était pas de trop vu l'état de mes joues. « Toi ? Qui conseille à une fille de ne pas se dévêtir ? » Je souriais espièglement puis finis par lui faire un clin d’œil. Il ne pouvait pas m'en vouloir, il m'avait tendu là une perche que je ne pouvais décemment pas laisser passer.

Le sujet de la suite de notre soirée était annoncé. J'étais prête à suivre Aleksei n'importe où, même si je savais l'heure tardive et le réveil de demain probablement difficile, mais ça il l'aurait été dans n'importe quel scénario. À ma grande surprise, le blondinet pris ma proposition au pied de la lettre. Nous irions chez lui, pas dans un club, ou bien dans un autre endroit que je ne connaissais pas encore. Je n'en étais même pas déçue. Je me fichais bien de la destination, je savais déjà que je m'y amuserais, qu'il ferait tout pour que ce soit le cas. J'acquiesçais alors vivement la tête, me rendant à peine compte que l'endroit se vidait de plus en plus. Je pouffais sans pouvoir me retenir en entendant la tournure qu'avait prise sa proposition. Même sans le vouloir, il restait séducteur, du moins dans les mots qu'il prononçait. Je ne soulignais pas cependant et me laissais entraîner par son bras sur ma taille jusqu'au banc pour rechausser mes bottines. Évidemment, je mis bien plus de temps que lui à enlever les lacets de mes patins. C'est qu'il les avait sacrément serré par Merlin ! Mais j'y parvenais malgré tout et renfilais par contre en un rien de temps mes chaussures, le laissant ramener nos deux paires au guichet avant de revenir vers moi. Il me demanda si j'étais prête et je me relevais d'un bond. « - Toujours ! » Son bras passa autour du mien et ma main se posa par-dessus, comme pour m'assurer une bonne prise. Et en moins de deux, nous étions arrivés à son appartement. Appartement que je ne reconnaissais pas du tout, si c'était la terrasse magnifique que laissait entrevoir la baie vitrée. Ce que j'avais appelé « piste de danse » durant toute la soirée du nouvel an s'avérait maintenant être un salon spacieux décoré avec goût. À l'imagine d'Aleksei, son intérieur était chaleureux et je m'y sentis tout de suite bien. Je relâchais son bras pour faire le tour de la pièce, l'écoutant distraitement. Je me défaisais de mon manteau et le laissais sur un des fauteuils, les yeux accrochés par les photos que je pouvais voir. Je ne m'en approchais pas, tout simplement parce que je me doutais qu'en plus de voir Alexandra, je pouvais tomber sur un visage familier qui pourrait remuer en moi de sombres pensées.

Je finis par me retourner vers lui, mes cheveux suivant un peu trop le mouvement. J'avais envie de jouer et si bien des choses avaient changé pour moi dans son appartement, il y avait un point qui était resté le même : son bar. « - On va jouer bien sûr ! » Habilement, je retirais mes bottines que je ne comptais décidément pas beaucoup garder. Je m'emparais de deux bouteilles au hasard que j'emportais avec moi alors que je prenais cap direction toute le canapé. Je grimpais dessus sans vergogne, restant debout sur le sofa pour le regarder de haut. « - J'ai vu les autres faire ça tant de fois ! » Sans jamais pouvoir participer. Parce qu'à Poudlard, je n'avais jamais bu et j'avais toujours évité de trop me mêler aux autres. Ce jeu-là était dangereux, il fallait dire la vérité sur des questions posées et souvent intimes. Moi qui avait passé des années à dissimuler une partie importante de ma vie à tous mes camarades... Ça n'aurait simplement pas été compatible. L'avantage avec Aleksei, c'est qu'il connaissait ce lourd secret. Et qu'il n'était jamais contre un verre.

Je me laissais tomber lourdement sur les coussins du canapé, les jambes repliées sur un côté alors que posais les deux bouteilles sur la table basse. Je ne pensais même pas que l'usage de verre pouvait être utile : nous allions faire ça de manière plus rustique. « - Alors si tu ne connais pas ce jeu, les règles sont simples : ça commence par « Je n'ai jamais... » et là tu dis quelque chose que tu n'as jamais fait et que tu soupçonnes l'autre d'avoir fait pour qu'il boive. Si lui non plus ne l'a jamais fait, c'est toi qui doit boire. Je commence ! » Pas sûr que c'était très clair mais il allait apprendre sur le tas dans le pire des cas. Je réfléchissais un instant seulement avant de sentir mes lèvres s'étirer en un sourire malicieux. Bon la première était vraiment très simple, c'était jouer petit mais ce n'était que la première d'une longue suite. « - Je n'ai jamais fini la nuit avec des jumelles... » Je ne le quittais pas des yeux en poussant vers lui une des deux bouteilles, histoire qu'il comprenne bien que là, j'étais déjà sûre de moi sur cette révélation. Je savais que j'allais avoir le droit à un sacré retour de bâton mais ça ne me dérangeait pas. C'était le jeu et puis, c'était bien plus drôle si l'on arrivait à faire boire l'autre. Et de toute façon, au point où nous en étions...

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Mer 8 Oct - 19:37



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Maintenant qu’elle pointait du doigt l’ironie de la situation, effectivement cela pouvait sembler plutôt surprenant que je lui conseille de rester couverte. Mes lèvres s’étirèrent de rire, mais je ne répondis pas. Mon regard à lui seul suffisait sans doute à donner une explication. La soirée avançait sérieusement et la place se vidait. Bientôt, il ne resterait plus personne. Après avoir confirmé qu’aucun de nous ne souhaitait voir la soirée s’arrêter, je pris rapidement la décision de la ramener chez moi plutôt que de sortir ailleurs. Au moins, en tête à tête, je serais en mesure de mieux veiller sur elle, sur sa consommation d’alcool et sur les hommes qui pourraient lui faire des avances. Elle était tout simplement trop naïve concernant les pensées masculines. Si je n’avais pas été aussi galant, elle aurait pu avoir autant à craindre de moi, mais j’avais trop de respect pour la manipuler de cette façon. Et puis, je doutais qu’elle soit réceptive de toute manière. Elle me voyait comme un ami, ce qui m’allait parfaitement. Parfois la complicité amicale valait mieux que profiter des plaisirs fugaces de la compagnie féminine, même si jamais je n’oserais avouer cela à voix haute. Je ne savais pas trop à quel jeu je jouais en la ramenant chez moi. Je préférais ne pas trop analyser mes motivations, même si je ne pouvais pas exclure que je prenais en considération une troisième personne. Avais-je envie d’être pris la main dans le sac avec la rousse ? Peut-être que oui. J’étais tellement intéressé par la réaction de mon meilleur ami qu’il était bien possible de que je tente inconsciemment ou pas de provoquer une rencontre fortuite. Je ne pouvais pas exclure qu’il ait tenté de me contacter sitôt le ballet terminé pour savoir si tout s’était bien passé. Je ne pouvais pas non plus ignorer le fait qu’il avait peut-être essayé d’oublier ses tourments et était en ce moment même en compagnie féminine quelque part. il était tellement inconsistant dans ses réactions qu’il m’arrivait de me tromper. J’espérais toutefois fortement qu’il tendait vers la première solution, pure démonstration que malgré ses agissements, il continuait de se préoccuper d’elle quand plus rien ne l’y obligeait.

Après avoir récupérés nos affaires, je nous fis transplaner directement dans mon appartement. Certes, ce n’était pas le plus pratique pour tester cette fameuse théorie selon laquelle le brun serait derrière ma porte. Aloisia était sûrement l’une des premières à pouvoir profiter de la décoration de mon appartement. D’ordinaire, je passais directement à la chambre. Elle ne s’en priva d’ailleurs pas alors que j’enlevais mes affaires pour être plus à l’aise, l’observant à la dérobée. Elle ne s’approcha pas de mes affaires personnelles et je n’étais pas sûr si c’était par pudeur ou pour une autre raison. Je fis semblant de ne pas avoir remarqué. Une fois son inspection terminée, je proposais plusieurs possibilités pour poursuivre la soirée. Elle préféra jouer ce qui m’arracha un sourire ravi.  Je n’en attendais pas moins d’elle. Cependant, j’étais sûr que l’option du strip poker n’était pas dans son esprit, donc je ne voyais qu’une autre alternative. Une décision naïve quand on savait qui j’étais, mais je n’allais certainement pas me plaindre. Si elle ne finissait pas par perdre connaissance sur mon canapé ce soir, ce serait une grande victoire. Une petite part de moi serait néanmoins curieuse de voir comment Octavus réagirait si tel venait à être le cas. D’ici demain matin, elle serait totalement sur pied, du moins je l’espérais. Je la regardais d’un air amusé faire comme chez elle et attraper deux bouteilles, vodka et bourbon avant de grimper sur le canapé pour me surplomber un peu plus. Elle avait du temps à rattraper c’était certain et qui mieux que moi pour l’aider à faire des expériences dans un environnement sécurisé ? Au moins ici, elle ne risquait rien, même si je ne pouvais pas promettre de retenir ces informations pour les utiliser contre Octavus plus tard. « Et bien, ravi de participer à cette première alors. Après la patinoire et le ballet, ça semble entrer dans la même lignée. Même si tu pourrais le regretter tout à l’heure. » Inutile d’employer demain puisque c’était maintenant aujourd’hui. Je me montrerais sûrement magnanime en lui offrant une potion pour soigner son mal de tête. je restais mystérieux. Elle n’avait pas parlé des modalités de son départ. Je ne savais pas du tout si Octavus devait passer la chercher à son hôtel ou s’ils s’étaient donnés rendez-vous quelque part. En attendant, même si elle dormait chez moi, ce qui ne me posait aucun problème, elle devrait toujours au moins aller chercher ses affaires demain et ce serait plus simple que je la fasse transplaner d’ici. Je ne savais pas à quelle heure Octavus était supposé repartir, il me l’avait dit, mais ça m’était sorti de la tête. Je comptais plutôt sur un appel de la secrétaire du service de portoloin pour me prévenir de descendre avant leur départ.

Quand on demandera à Aloisia ce que je lui aurai appris, elle répondra sûrement à tenir l’alcool. C’était mieux que rien.  Elle s’installa sans cérémonie sur le canapé et je m’assis à ses côtés, attendant de voir quel jeu d’alcool elle avait précisément en tête. Il y en avait tellement… En l’entendant donner les règles du jeu, mes yeux pétillèrent. Je ne lui dis pas qu’il m’était arrivé une ou deux fois de tester ce petit jeu. Elle le verrait rapidement. Octavus avait toujours refusé de participer parce que j’avais tendance à poser des questions très précises auxquelles il n’aimait pas répondre devant témoins. Il était bien trop renfermé pour dévoiler ses vilains petits secrets et encore plus en étant alcoolisé. J’allais peut-être avoir ma revanche avec Aloisia, même s’il y avait peu de risques que je l’ennuie en mentionnant son ancien fiancé. Elle proposa de commencer et je la laissais faire, bon joueur. « Très bien. » En voyant son expression, je savais qu’elle allait me piéger. Je m’attendais à entendre je n’ai jamais été à Durmstrang ou quelque chose de similaire. Non, elle préféra mentionner mes conquêtes d’un soir. Tellement sûr d’elle qu’elle avança même une bouteille dans ma direction. J’eus un sourire en coin. Elle aurait été très perplexe si je n’avais pas réussi à conclure totalement la soirée. Ce qui n’était pas arrivé fort heureusement. A la place, j’attrapais le bourbon pour avaler une gorgée au goulot. Si elle voulait tenter de me piéger, j’allais faire pareil. Toutefois, la plupart des éléments auxquels je pensais risquaient de la faire replonger dans la mélancolie, alors j’allais devoir me montrer un peu plus inventif dans mes déclarations. La première chose qui me venait en tête était le fameux ‘je n’ai jamais été fiancé’, mais c’était de très mauvais goût et je ne me sentais pas suffisamment à l’aise pour le moment. Après quelques verres, elle serait sûrement assez détendue pour que j’ose prononcer cette phrase sanction. « Voyons voir si j’ai bien compris le principe… » Je posais une main songeuse sous mon menton pour l’observer. J’avais plusieurs possibilités en tête, mais je commençais par quelque chose de soft pour changer. « Je n’ai jamais vécu en Écosse… » Je reposais la bouteille que j’avais toujours dans la main sur la table pour lui laisser le choix de son poison.

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 9 Oct - 18:47


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Arriver chez Aleksei marquait un autre tournant dans cette soirée. J'étais à la fois ravie, mais également déçue et je m'en voulais atrocement. Surtout vu tous les efforts que mon compagnon avait déployé pour me changer les idées. Jusqu'à maintenant, je devais bien avouer qu'une minuscule partie de mon être avait eu dans l'espoir d'apercevoir le brun. Pour quelle raison ? Je n'en avais aucune idée. Dans la plus fantasque de mes idées, cela aurait été parce qu'il n'aurait pas réussi  à me laisser passer totalement cette dernière nuit en Russie sans lui. Ou bien pour soulager sa conscience, un besoin de me surveiller. Autant cette idée m'ennuyait énormément, savoir qu'il agissait de la sorte seulement pour soulager sa conscience, mais dans une certaine dimension cela m'aurait aussi prouvé qu'il tenait encore un peu à moi. Ce que j'avais cru follement être de la jalousie envers Aleksei le soir du nouvel an n'en avait pas été du tout, sinon il n'aurait pas pu me laisser passer tout ce temps seule avec son meilleur ami. Il se fichait de moi et seul Merlin pouvait bien savoir ce qu'il faisait en cet instant. En fait si, on pouvait l'imaginer. Il profitait pleinement de sa liberté fraîchement retrouvée. Ce constat était un nouveau coup porté. M'avait-il laissé à Aleksei pour être sûr et certain que je ne céderais pas à l'envie de passer à son appartement ? Je ne préférais même plus y penser et ce fut pourquoi je ne me risquais même pas à m'approcher des photos. Je savais que l'alcool que j'avais déjà ingurgité n'était pas étranger à ces pensées négatives et si je continuais dans cette voie, je pouvais vite partir en coup de blues ce que je voulais à tout prix éviter. J'avais déjà trop pleurer. À la place, je sautais sur l'occasion de jouer et attrapais deux bouteilles pour être certaine d'achever d'enterrer ma morosité. Je savais par avance que je n'allais pas finir gagnante face à Aleksei mais j'allais me défendre du mieux que je le pouvais. Et au pire des cas, je finirais écrouler sur son canapé. J'étais certaine qu'il ne m'en tiendrait pas rigueur.

Son sourire en apercevant les bouteilles me conforta dans mon choix. Je me sentais étrangement à l'aise malgré tous mes tourments. Et je prenais totalement possession des lieux, comme si j'avais passé des journées entières chez le blondinet. Il avait raison, c'était une nouvelle première fois en sa compagnie, mais je me retenais de lui souligner qu'il n'avait pas le monopole dans ce domaine. J'étais certaine qu'il était au courant pour Octavus et moi, ça ne voulait pas dire pour autant que j'étais prête à lui en parler franchement. Je souris malicieusement en plissant les yeux. « - Qui sait ? Peut-être que c'est toi qui va le regretter... mais c'est trop tard pour te débarrasser de moi je te préviens. » Qui savait comment tout cela pouvait se terminer ? Si je finissais saoule à un point inimaginable et surtout, insupportable, il allait regretter de m'avoir ouvert sa porte. Aleksei ne réalisait pas lui non plus dans quoi il mettait les pieds. Ce dernier me rejoignit d'ailleurs rapidement sur son canapé et écouta attentivement mes explications quant au jeu auquel nous allions jouer. Et ce même s'il avait très probablement déjà participé à ce genre d'activité. Je ne réfléchissais pas beaucoup ces derniers temps. Ce soir non plus. J'avais déjà décidé que je n'avais pas à me priver de demander au jeune russe tout ce qu'il me passait par la tête et c'était pourquoi j'étais sûre de m'amuser dans les prochaines minutes. Ça ne me percutait pas encore qu'il pourrait en faire de même, que ça allait être d'une manière un moyen de me mettre à nue, enfin pas littéralement. Ce genre d'activité poussait à la confidence et même s'il avait tout de l'ami sur qui s'épancher, une troisième personne subsistait entre nous. J'étais trop insouciante pour y penser. Je m'élançais sans réfléchir, contente de ma trouvaille. Et évidemment, il s'inclina en attrapant une des deux bouteilles. Ce n'était qu'à cet instant d'ailleurs que je réalisais qu'une des deux boissons était ambrée et je grimaçais en le voyant en prendre une gorgée. Ça me paraissait bien moins attractif que la vodka.

J'avais l'impression qu'il mettait des années entières à répliquer et j'approchais mon visage du sien en le regardant avec suspicion. Je donnerais cher pour savoir ce qu'il se passait derrière cette stupid face. Même s'il n'était que légèreté et humour, il n'y avait aucun doute qu'il avait un avis sur toute cette histoire. Il finit cependant par se prononcer et je reculais en souriant. Touchée. Mais c'était assez facile. « - Petit joueur va... » J'attrapais la bouteille de vodka et en retirais le bouchon sans le quitter du regard, levant même le bras comme pour trinquer avec lui. La gorgée me brûla de l'intérieur et encore une fois, ce fut réconfortant. J'avais moins froid qu'à l'accoutumée ce soir. La présence à mes côtés n'était pas étranger à ce fait j'en étais certaine. « - Même pas mal ! » J'exagérais une grimace de réaction face à l'alcool avant de sourire. Je repoussais d'une main mes mèches rousses pour les ramener sur un côté de ma nuque, comme pour essayer de me rafraîchir un tant soit peu. Il me fallait de l'air pour trouver quoi répliquer, quelque chose d'un peu plus percutant et hasardeux que précédemment.

« - Je n'ai jamais … conduis un balai saoule. » Je pouffais de rire rien qu'en imaginant la situation. Et je ne savais pas pourquoi, l'imaginer dans ce scénario, c'était l'imaginer avec le kilt que je lui avais offert. Sûrement un traumatisme du au nouvel an. Celle-là était risquée j'allais peut-être devoir m'y coller. Mais en sachant qu'il avait un penchant pour les soirées arrosées et aussi qu'il était très joueur, c'était quelque chose qui aurait pu arriver. Et si tel était le cas, c'était une histoire que je voulais entendre. Je repoussais le souvenir lié à ce moyen de transport qui me ramenait inlassablement à Octavus. Il était bon sur un balai, Aleksei et lui avaient très certainement passé du temps à voler ensemble. Sur ça aussi je pouvais l'envier. Ça et le fait qu'il ait lui le droit de faire partie de sa vie entre autre. Je n'avais pas reposé la bouteille de vodka, je me retrouvais à la serrer contre moi sans m'en apercevoir. « - Et ne me mens pas Solokov, je lis dans tes yeux bleus comme dans un livre ouvert ! » Je pointais vers lui le goulot de verre comme s'il c'était s'agit d'un doigt inquisiteur, l'expression mi-sérieuse, mi-amusée. C'était totalement faux bien évidemment. J'étais bien trop naïve pour avoir ce genre de pouvoir sur qui que ce soit. Pire encore, j'étais consciente que je dissimulais d'une manière bien pitoyable mes pensées et mes émotions. J'allais devoir vraiment travailler là-dessus, surtout vu les semaines difficiles qui m'attendaient. Histoire de ne pas sembler aussi vulnérable que je l'étais à présent. « - Interdiction de me mentir. » C'était un avertissement, anodin et pourtant sérieux à la fois. Je ne voulais pas que lui aussi me mente. J'avais déjà du mal à accepter qu'un autre l'ai fait.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Ven 10 Oct - 18:27



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Je n’étais pas du tout étonné par son choix. J’avais simplement donné d’autres options pour qu’elle ne se sente pas obligée de dépasser ses limites. Ce genre de jeu ne demandait ni gagnant, ni perdant. Nous continuerions jusqu’à finir par perdre ou connaissance ou en avoir marre. Cela me convenait parfaitement. Même si j’allais travailler demain, les potions miracles suffiraient à me rendre apparence humaine pour donner l’illusion de contrôle. De toute manière, nous sortions d’une période de fêtes et chacun profitait à fond de cette période avant d’attaquer la nouvelle année. De toute façon, je me doutais que celle-ci n’allait pas être de tout repos, même s’il y avait peu de chance que ça dépasse le fiasco du tournoi des trois sorciers de l’année dernière. Ma répartie fut renvoyée aussi sec et je souris, ravi de voir qu’elle me tenait toujours tête. J’étais peut-être bizarre, mais j’aimais les gens comme ça, qui ne s’écrasaient pas et avaient un caractère bien trempé. Je doutais cependant regretter cette décision de l’amener dans mon antre au lieu d’aller dans un endroit plus impersonnel. Ne serait-ce que pour s’entendre parler et être à l’aise.  Un challenge. Je me frottais les mains, prêt à accepter ce pari. « Nous verrons bien. Mais je suis toujours prêt à relever un challenge, quel qu’il soit. » Je lui fis un clin d’œil, haussant un sourcil joueur. Je savais que je risquais d’apprendre certaines informations intéressantes ce soir. Même si elle risquait très certainement d’éviter de mentionner Octavus, tout comme j’allais garder ce nom silencieux. Ce serait intéressait de voir la façon dont la situation allait évoluer au fil des gorgées d’alcool.    

Je ne doutais pas qu’elle allait tout faire pour me faire boire et ça ne rata pas. Je décidais de lui rendre la courtoisie juste pour cette fois. Aloisia semblait plutôt inquiète de ce que j’allais sortir. Elle n’avait pourtant pas à s’en faire pour le moment. En revanche, un peu plus tard, j’allais me montrer plus entreprenant. J’attendais juste qu’elle se sente moins consciente de ses soucis pour sortir des vérités dérangeantes. De toute façon, avec l’alcool, ma bouche risquait de parler avant que mon cerveau ne l’autorise. Ce n’était qu’une simple question de temps. En la voyant si près, je me mis à rire, réalisant que l’alcool commençait de m’atteindre légèrement. Je sortais finalement une réplique que j’étais sûr de savoir gagnante. Certes, c’était facile. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser qu’il serait très aisé de dire quelque chose que j’avais déjà fait, tout en étant sûr qu’elle non, sans qu’elle n’en sache jamais rien. Mais, je ne voulais pas lui mentir même dans le cadre d’un jeu puéril. Jeu partout. Elle me traita de petit joueur. Je reconnaissais bien là une de mes répliques. Je plissais les lèvres, le regard plein de malice. J’allais trouver mieux, je ne faisais que m’échauffer. La boisson sembla avoir du mal à passer et mes lèvres se plissèrent légèrement d’amusement malgré sa bravoure toute écossaise. « On verra si tu tiens toujours ce discours tout à l’heure. » J’avais comme un doute là-dessus. Je me demandais si elle n’allait pas finir par sombrer en pleine partie, de fatigue ou d’autre chose. A moins que ça ne m’arrive avant elle, mais j’en doutais fortement. En attendant, c’était son tour et j’attendais de voir ce qu’elle allait trouver. C’était créatif comme répartie. Je devais admettre que je ne l’avais pas vu venir. Je tentais de rester neutre de visage, pour lui laisser le doute. Je pouvais voir pourquoi elle pensait que j’étais capable de ce genre de choses. J’avais très peu de limites et si on me défiait, j’étais capable de tout. J’avais fait tellement de choses que j’avais même du mal à trouver des réparties convenables, du moins qui continuaient d’éviter le grand absent de la soirée. Elle se mit à rire, sans doute en imaginant une scène de ce genre. Elle ne croyait pas si bien dire d’ailleurs… Cela surpassait certainement ce qu’elle avait pu imaginer.  

Son avertissement tomba dans l’oreille d’un sourd. De toute façon, je n’avais pas l’intention de mentir, ne serait-ce que parce qu’Octavus avait peut-être déjà avoué cette aventure. Étais-je si transparent ? Ce serait sûrement un véritable record de réussir à me cerner aussi vite. J’espérais être un peu plus compliqué que ça. Cela dit, je pouvais dire la même chose d’elle. J’arrivais assez facilement à voir ses réactions malgré la nouveauté de notre rencontre.  Je levais les mains en l’air. « Moi, mentir ? Jamais. » Après tout, je n’avais aucun sens du ridicule. Je laissais passer quelques secondes avant de récupérer la bouteille que j’avais lâché il n’y a pas si longtemps. Je sentais que cela nécessitait quelques explications. « C’était le jour ou j’ai obtenu mon diplôme. Avec plusieurs autres, nous avons décidé d’aller faire un dernier tour sur le terrain de quidditch vu qu’on était champions en titre. Évidemment, nous avions bu. Je ne sais plus qui a lancé l’idée, mais soudainement je me suis retrouvé à forcer le placard qui renfermait les balais et les balles et on débutait une partie de quidditch. Je peux te dire que le souaffle a passé plus de temps au sol qu’entre nos mains. J’ai tenté la manœuvre du tonneau pour éviter un cognard et je n’ai pas réussi à remonter sur le balai. Je me suis écrasé comme une larve dix mètres plus bas et ai fini la soirée à l’infirmerie avec la hanche cassée. » J’évitais de préciser quelle autre personne était avec moi, cela semblait totalement évident. Je prenais ensuite un moment pour réfléchir à ce que j’allais dire. Mon cerveau semblait revenir en boucle sur les fiançailles, sûrement parce que je venais de penser à Octavus. néanmoins, ces mots n’allaient pas quitter mes lèvres. ce serait vraiment un coup bas et elle n’était pas encore prête à en rire. il fallait donc que je trouve autre chose. Aloisia n’avait pas énormément parlé d’elle et Octavus s’était bien gardé de parler de la gamine qui était devenue sa fiancée, donc je ne pouvais qu’imaginer ce qu’avait été sa vie avant l’école. Son côté aventurière n’avait pas dû apparaître lors de son entrée à Poudlard. Je tentais un coup dans le vide en espérant avoir raison, même si c’était loin d’être avéré. « Je n’ai jamais grimpé à un arbre de ma vie. » Je haussais les épaules, incertain sur cette déclaration. Aloisia avait beau être sportive, je ne l’imaginais pas vraiment en train de se réfugier dans un arbre, mais elle m’avait déjà surpris ce soir, alors pourquoi pas...  Je me penchais à mon tour vers elle, parodiant son comportement précédent. Je savais qu’elle n’oserait pas me mentir. De toute façon, tous les deux avions plutôt envie de boire que l’inverse, il fallait être honnête sur ce point. « Est-ce que tu es du genre à faire ça Aloisia ? Tu as bien dit que tu étais un garçon manqué. » J’arrivais facilement à imaginer une petite Aloisia en train de courir partout, jusqu’à se réfugier dans un arbre parce qu’elle ne voulait pas obéir. L’image me tira un petit sourire, surtout si j’imaginais en plus qu’Octavus était la personne qui lui courrait après. Bien que tragique, leur rencontre m’aurait sûrement fait rire tellement je pouvais dessiner le visage déconfit du brun dans mon esprit en apercevant la petite chipie avec qui il avait été fiancé.  

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 16 Oct - 20:50


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C'était ce que j'aimais le plus avec Aleksei. La vie à ses côtés prenait des allures de jeu. Rien ne semblait être contrainte ou déception à ses yeux. Il avait fait de ce qu'il aimait son métier et pour le reste, il donnait l'impression d'avoir cette faculté particulière de rendre tout, absolument tout, plus léger, plus agréable. Voilà pourquoi il était bien le seul à pouvoir me changer les idées. Il était parvenu avec une facilité déconcertante là où j'avais échoué tout au long de cette semaine : me faire oublier l'inoubliable, l'échéance qui se rapprochait inexorablement. Je commençais à m'habituer à sa présence, bien trop vite étrangement moi qui restais si souvent fermée aux autres, et je pouvais déjà dire, alors qu'il était encore à mes côtés, qu'il allait me manquer. C'était sûrement quelque chose que je ne lui dirais pas, mon problème de communication vue ma relation avec Octavus parlant d'elle-même. Mais c'était aussi autre chose que la pudeur qui m'en empêchait. La peur du ridicule certainement. Je craignais malgré tout qu'il me rit au nez parce que lui avait beaucoup de gens auprès de lui, des gens qui l'aimaient. Un spécialement qui l'aimait lui et pas moi. Mais outre ça, même si une partie de moi savait qu'il était sincère, une autre, beaucoup moins et toujours plus incertaine murmurait que je n'étais rien d'autre que l'ancienne jeune fiancée de son meilleur ami. Cette petite voix, l'alcool la repoussait pour le moment. Le blondinet avait raison, j'allais très certainement déchanter dans un moment, encore plus à mon réveil demain matin.

J'avais déjà la sensation drôle d'être dans du coton, comme si ma peau ne réagissait plus vraiment de la même façon face à l'air. J'étais bien, indéniablement bien, la chaleur dans mon estomac procurait par les gorgées d'alcool s'était répandue dans tout mon corps, principalement dans mes joues qui n'allaient plus quitter cette couleur cramoisies qu'elles avaient actuellement. L'effet était diamétralement opposé à ce que j'avais pu ressentir durant mes soirées à boire seule dans ma chambre d'hôtel. Ces moments-là, je n'avais recherché qu'à sombrer, à fuir la réalité. Alors que là, tout ce que je buvais me faisait me sentir bien plus vivante, bien plus libre. C'était étrange de voir comment une même activité pouvait à ce point changer selon le contexte. Je ris sans pouvoir m'en empêcher après avoir lancé ma question. Sans même savoir si j'avais visé juste ou pas, juste parce que j'en avais envie. Il me regarda un instant, laissant planer un suspens qui devenait insoutenable. Aleksei avait l'art et la manière de me faire languir. Je levais les yeux au ciel en le voyant prendre un air aussi innocent. Pas que je ne le croyais pas, je savais qu'il ne me mentirait pas, mais il n'avait définitivement rien d'un ange. Quand enfin il finit par prendre une gorgée au goulot de sa bouteille, je ne pus m'empêcher de lever les bras en signe de triomphe, ma propre bouteille encore au poing. Sur ce coup-là, je n'étais pas peu fière. Le risque avait été élevé mais j'étais certaine que le jeu allait en valoir la chandelle. J'avais une anecdote à écouter.

Je ne savais pas pourquoi mais j'imaginais parfaitement la scène. Un Aleksei, plus jeune, beaucoup plus éméché qu'en cet instant, finir sur un balais, tout débraillé, son uniforme laissant transparaître d'autant plus son taux d'alcoolémie. Mais ce qui m'acheva, ce fut le coup du tonneau. J'éclatais littéralement de rire, à gorge déployée, je pouvais sentir les larmes affluer dans mes yeux tellement je riais. Je me tenais alors les côtes, essayant de reprendre une respiration normale vu la douleur que mes éclats me procuraient. Et en prime, une visite à l'infirmerie. C'était tellement drôle que l'idée qu'Octavus avait été avec lui ce jour-là ne fit pas son chemin assez loin pour venir assombrir ce moment. Avec ça, il mettait la barre trop haute, je n'allais pas pouvoir suivre. Je n'avais pas vécu le dixième de ses aventures, le jeu allait être bien plus intéressant à ses réponses qu'aux miennes. « - Mais quel sportif de haut niveau je n'en reviens pas ! Tu es totalement fou tu sais... » J'avais encore la voix cassée de ce que j'avais ris. Je finis par me calmer en attendant qu'il trouve enfin quoi me répliquer. J'étais totalement inconsciente que ce petit jeu pouvait virer à chaque seconde au drame si la question me ramenait trop à mes tourments. Je voulais jouer et c'était tout. Lorsqu'il mentionna les arbres, une exclamation choquée sortie de ma bouche sans que je ne puisse la retenir. Il se moquait de moi là ? Je le regardais avec des yeux ronds comme des billes, totalement prise au dépourvue. J'avais du mal à croire qu'Aleksei, qui était un redoutable chenapan, n'avait pas été dans son enfance assez intrépide pour grimper des branches. Il s'était rapproché de moi comme j'avais fait près de lui un instant plus tôt. « - Je peux pas croire que tu n'es jamais monté sur un arbre ! » J'en oubliais totalement de boire. La plupart des souvenirs heureux de mon enfance, qui étaient tout de même rares, se trouvaient dans des arbres. J'avais fait le malheur de bien du monde à toujours déchirer mes robes en m'accrochant au branche, provoqué le soupir exaspéré de ma mère à chaque fois qu'elle retrouvait des feuilles dans mes cheveux. Ça avait été là l'expression de mon côté garçon manqué, ça ou alors j'avais été un singe dans une autre vie. « - Oui oui, je bois, je bois... » Je prenais rapidement une gorgée de vodka sans même m'en rendre compte.

« - Ça le rendait fou que je sois toujours dans les arbres, tu sais ? Il n'aimait pas beaucoup jouer avec moi et m'accrocher à des branches, c'était le seul moyen de le forcer à venir. Il me regardait, les bras en l'air comme prêt à me rattraper à chaque instant en cas de chute. Il m'engueulait mais ça ne marchait pas vraiment vu qu'il semblait terrifié à l'idée que je ne tombe. » Je n'avais pas besoin de citer de nom, il savait pertinemment de qui je parlais. Je racontais tout cela sans le regarder, l'image défilant parfaitement dans mon esprit. J'étais prise entière par la nostalgie de ces moments, avec le recul, je donnerais cher pour y retourner. Même si la fin serait toujours là même. Finalement, ça n'avait pris guère de temps avant qu'Octavus ne revienne dans la conversation. En même temps, ce n'était pas très étonnant vu qu'il était une très grande partie de ma vie. Depuis mes quatre ans, je n'avais été que ça : la fiancée de l'héritier McKenna. J'avais grandi dans cette optique-là, moulée par mes parents pour remplir tous les critères. Je finis par regarder de nouveau Aleksei et essayais de sourire du mieux que je le pouvais. « - Tu aurais du le voir me courir derrière avec ses grandes jambes et son air de girafe aux abois !» Je passais ma main dans mes cheveux pour les remettre derrière mon oreille, un geste machinale quand j'étais mal à l'aise. Ça allait plomber la soirée, difficile de revenir en arrière après ça. Je bus une nouvelle fois, sans que je n'y sois contrainte par le jeu, juste pour me donner le courage d'avancer. « - Je n'ai jamais réussi à le comprendre. » Véridique mais pas très drôle. Aleksei avait déjà plus d'expérience en matière d'Octavus, peut-être qu'il réussissait là où j'étais dans le noir complet. Je posais ma tête contre son épaule, les jambes ramenées vers ma poitrine alors que ma main serrait toujours la bouteille de verre. Je ne savais pas si nous allions réussir à jouer à nouveau.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 18 Oct - 9:28



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Je n’étais pas certain qu’elle ait l’alcool particulièrement heureux. Aloisia ne le savait surement pas elle-même. Et je ne souhaitais réellement pas que notre soirée se termine par des larmes. Elle en avait déjà suffisamment versées durant ce séjour et continuerait très certainement dans un avenir proche. Suspense insoutenable. Je tentais de la faire douter. Puisqu’elle avait raison, elle allait sans doute penser que j’avais fait des choses plus invraisemblables les unes que les autres. Bien sûr, elle n’aurait pas forcément tort. Sa réaction me fit rouler des yeux. Oui, elle avait encore visé juste. Elle se tromperait tout simplement la prochaine fois. si j’avais été mon ami, j’aurai sûrement fait croire que chacune de ses affirmations était vraie rien que pour lui épargner de boire un verre de plus. Je pouvais déjà entendre cette petite voix dans ma tête me faire la leçon sur le fait de laisser boire une fille mineure. Levant ma bouteille en signe de salut à mon meilleur ami invisible, je bus. Je ne cherchais pas vraiment à gagner du temps en expliquant la façon dont s’était arrivé. Je pensais réellement qu’elle méritait d’entendre le contexte, parce que c’était suffisamment épique pour transmettre ma légende. Évidemment, si je n’étais pas tombé, ça aurait été encore mieux, mais personne n’était parfait. En arrivant au moment crucial de mon anecdote, je pouvais vaguement imaginer sa réaction. Ça ne rata pas. Elle explosa de rire et rien que pour ça, je n’étais pas peu fier. Un sourire amusé fit son apparition sur mes lèvres avant qu’un petit rire ne s’en échappe, son hilarité devenant contagieuse. Elle devait sûrement avoir à l’esprit l’image de mon jeune moi en train de se lancer dans cette figure, déjà difficile a jeun, mais simplement impossible après plusieurs verres. J’avais toujours eu le goût du risque pour tout. Mes parents m’avaient surnommé casse-cou. Alex était malheureusement entrée dans cette même lignée elle aussi, ça devait être de famille. je savais bien qu’Aloisia n’avait sûrement pas vécu ce genre de moment, mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas commencer. Bien sûr, je n’allais pas le lui suggérer à voix haute. La faire boire et l’entrainer en boîte de nuit constituait suffisamment de crimes comme cela. Elle finit par se calmer, les joues mouillées de larmes de rire. Elle m’annonça que j’étais fou. Elle n’avait sûrement pas tort, mais l’alcool pouvait faire faire bien des choses à l’homme. J’espérais qu’elle n’aurait jamais à s’en rendre compte personnellement. Par esprit de contradiction et avec le plus de sérieux que je pouvais réunir, je lui répondis. « Non, je ne suis pas fou. Mes parents m’ont fait tester. »  

Après un petit blanc, le coin de mes lèves remonta légèrement, signe que je plaisantais. J’enchaînais ensuite avec ma propre affirmation. Difficile à croire certainement après cette anecdote, mais pourtant vrai. Sa réaction me rendit interrogateur. Apparemment, il y avait une histoire derrière tout cela. J’espérais que je n’avais pas réveillé une corde sensible involontairement. Après avoir tenté de lui changer les idées toute la soirée, ce ne serait vraiment pas de chance. Pourtant, il s’agissait plus d’incrédulité à mon égard qu’envers elle-même. « Et bien si, figure-toi que j’ai toujours vécu en ville et nous n’avions pas d’arbre. Quant à durmstrang, j’étais bien trop occupé à faire le comique sur mon balai pour penser à escalader un des sapins. »  En plus, je n’étais pas assez téméraire à l’époque pour défier l’autorité des professeurs qui patrouillaient avec vigilance dans le parc. Elle n’avait pas besoin de le savoir, cela ruinerait ma réputation de sans peur. Ah, ah ! Elle l’avait déjà fait. Je levais le poing en signe de victoire. Je savais qu’elle était assez chipie pour agir de cette façon. Ses parents avaient dû s’arracher les cheveux pour tenter de la dompter. Heureusement, ils n’avaient pas réussi. Je ne m’étais pas attendu réellement à entendre parler d’Octavus, même si j’avais soupçonné qu’il avait pu être témoin de cette pratique. Le comportement qu’elle décrivait me rappelait effectivement bien le brun. Il avait toujours eu ce côté rabat-joie. Mais au moins, cela montrait que malgré tout son dégoût pour l’idée du mariage, il avait au moins tenu suffisamment à elle pour se préoccuper de son bien-être. Beaucoup n’auraient sûrement pas hésité un seul instant à provoquer un accident mortel pour se débarrasser du problème et faire passer ça pour de la malchance. Je ne savais pas trop comment réagir face à cette confession. Aloisia semblait aller bien, mais je n’étais pas dans sa tête. « Il a toujours été comme ça avec tout le monde. Toujours austère et responsable, comme s’il portait le poids du monde sur ses épaules. Au fil des années, il a perdu une partie de ce côté formaté. »  Elle connaissait son père, inutile de préciser qui exactement avait façonné Octavus en mini McKenna. Elle me lança un sourire qui manquait de conviction, mais je ne le fis pas remarquer pour autant. A sa place, je réagirais sûrement pareil. La vérité, c’était que je ne pouvais pas imaginer ce qu’ils ressentaient tous les deux. Ma vie personnelle était à l’opposé de la leur. A l’image qu’elle me décrit, je m’entendis rire. « Oui, ça lui ressemble bien. Dégingandé au possible. Parfois, j’avais presque peur qu’il ne tombe en morceau. »  Maintenant, il était différent, musclé, masculin, même s’il gardait toujours ce côté d’échassier qui avait attiré les moqueries durant son adolescence. Je ne pouvais pas en dire autant. Je n’avais pas eu sa patience pour façonner mon corps à l’image de celle des sportifs. En la voyant reprendre un verre, je sus qu’elle était vraiment mal. Je n’ai jamais. Je souris devant l’ironie. On ne jouait plus et pourtant, c’était presque comme si c’était toujours le cas. Octavus était une énigme pour tout le monde. Il ne dévoilait que ce qu’il acceptait de montrer et rien de plus. Et ces derniers temps, moi non plus je n’étais pas sûr de vraiment le comprendre. C’était comme s’il devenait une autre personne, plus sombre, plus torturée et ça n’avait pas qu’à voir avec sa fiancée. « Je ne crois pas qu’il soit vraiment facile à cerner. Personne ne l’est sinon il ne s’agit que d’une façade. Tout le monde est attiré par le mystère… »  J’avais bien rapidement réalisé que lorsque j’étais en compagnie du brun, toutes les femmes n’avaient d’yeux que pour lui. Évidemment, les bruns ténébreux étaient beaucoup plus attractifs que les gars comme moi. Elle cala sa tête contre mon épaule et je ne bougeais plus, laissant le silence nous envelopper. « Tu sais, j’imagine que tu es persuadée que la situation est au plus bas et que rien ne pourra l’améliorer, mais si je peux t’apporter un peu d’expérience de vie, c’est qu’il ne faut jamais totalement abandonner. Chaque rencontre, chaque épreuve fait que tu te diriges un peu plus là où tu dois vraiment être. »  Ma main se posa sur ses cheveux pour les lisser dans un geste que j’avais vu ma mère faire des dizaines de fois quand Aleksandra était triste. Je n’étais pas certain que ce soit une brillante idée de recommencer à boire maintenant que je savais que cela lui donnait des idées noires. Il aurait peut-être été plus sage de faire autre chose dès le départ ou alors au moins de l’obliger à boire autre chose que de l’alcool si jamais elle perdait. Je commençais même de me dire que nous aurions sans doute mieux fait d’aller en boîte de nuit à la place. « Tu es sûre que tu veux continuer à jouer ? »  A trop jouer avec le feu, on finit toujours par se brûler.

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Mar 21 Oct - 19:45


ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Je n'allais pas oublier cette histoire et j'espérais qu'elle ne me reviendrait pas inopinément en tête à mon prochain match de Quidditch. J'en riais tellement que ça en devenait douloureux, si bien que je me forçais à me calmer. Mais ce qui m'arrêta net ce fut sa déclaration. Ses parents l'avaient fait testé. Est-ce que c'était vrai ? Après tout, Aleksei était assez excentrique pour basculer à n'importe quel moment dans la catégorie « bon à enfermer ». Je restais interdite un instant face à son manque d'expression puis finit par lui donner un coup de coude complice dans les côtes en me rendant compte qu'il se payait juste ma tête. J'étais bien trop crédule, même si de moins en moins, ça allait m'attirer des ennuis un jour ! En parlant d'ennuis, ça question me ramena à des temps bien plus légers où pourtant je jouais les troubles fait. Le choc passé de le savoir inexpérimenté dans ce domaine-là, mes souvenirs me ramenèrent jusqu'à mes « parties de jeu » avec Octavus. À croire que j'étais bien plus un petit garçon à l'époque que lui ! Ces hommes des villes n'étaient pas aussi intrépides qu'ils voulaient bien nous faire croire. Avant que ça ne soit de mon balai, ça avait été des branches que j'étais tombée. Certainement pour cela maintenant que la chute m'effrayait bien moins, mon goût pour le vide était parfois même trop prononcé. Sans même m'en apercevoir, je commençais à lui décrire la scène qui se rejouait dans mon esprit. Je ne pouvais plus repousser plus longtemps la présence fantôme du brun. Même s'il n'était pas là, il flottait dans l'air et même s'il avait tout fait pour ne pas me le rappeler, Aleksei aussi avait du ressentir cette drôle de sensation. L'alcool aidant, je n'hésitais plus à en parler, même si je ne prononçais pas non nom. Comme si le simple fait de l'appeler allait le faire apparaître, idée plutôt ridicule.

Ça ne me réconfortait pas vraiment de savoir que l'attitude de mon ancien fiancé avait été la même avec les autres en général. Il avait bien réussi à s'ouvrir à certaines personnes, le blondinet à mes côtés par exemple, ou encore Alex et Tatiana. Je savais que cette attitude n'était que le résultat d'une éducation sévère, j'en avais subis les frais moi aussi. Son père était un homme dur, j'imaginais qu'il était une version masculine de ma mère. Je savais aussi que la sienne, diamétralement à l'opposé, avait fait tout ce qu'elle pouvait, dans la dimension du possible pour les sang-purs, pour être aimante envers son fils. Cela se voyait à la manière dont elle le regardait, l'inquiétude qui se lisait pendant qu'ils conversaient, les McKenna et les Bateson, des formalités de mariage. Je n'avais pas réussi à être le genre de personne dans laquelle il pourrait avoir confiance, assez pour s'ouvrir sans condition à moi. Ce grand et vieux garçon qui avait ri de ma révérence. J'en aurais ri moi aussi aujourd'hui. J'avais l'impression que plus rien de nous ne pourrait me faire rire à présent. Même le visage de Murdoch plein de pustules me semblait moins amusant. J'affichais clairement une moue dubitative en l'entendant, les sourcils levés hauts alors que la gorgée parcourait un chemin bien connu désormais. Moi, j'étais malheureusement facile à cerner. Ça prouvait sûrement que j'étais inintéressante par rapport à lui, à eux. « - Le mystère hein... je devrais m'en rappeler pour le futur. » je deviendrais peut-être plus attirante si j'étais moins facile à décrypter. Ma tête se posa naturellement sur son épaule. Je n'étais pas gênée par tant de promiscuité. C'était un homme, un autre que mon époux défini, et pourtant je ne me sentais plus mal à l'aise. C'était sûrement une exception, je me doutais bien que je n'allais pas devenir tactile avec tout le monde du jour au lendemain. Même si cela pourrait m'aider à tourner la page. À l'oublier. M'imaginer comme mes camarades de Serpentard me donnait la nausée. Mais en même temps, je ne valais pas mieux qu'elles. Moi aussi je n'étais qu'une pauvre fille.

Je l'écoutais tenter de me rassurer, sa main passant en caresse légère sur me cheveux sans que je ne puisse pour autant croire un seul mot qu'il me prononçait. C'était fini, bien fini. Octavus en avait décidé ainsi. Il ne voulait pas de moi, il préférait encore essuyer la colère de sa famille plutôt que de s'enfermer dans une vie à mes côtés. Je ne voyais pas très bien comment les choses pourraient s'arranger. Est-ce qu'Aleksei savait que, si tôt la rupture annoncée, je serais promise à un autre ? Que mes chances de retomber sur quelqu'un de même moitié moins bien seulement d'Octavus étaient quasi-nulles ? Certainement pas, mais ça ne servait à rien de lui dire tout ça. Je préférais ne pas répondre, appréciant malgré tout le contact sur ma chevelure rousse. Même si ça n'allait rien résoudre, c'était apaisant. Aleksei était là, même si dans quelques heures, ce ne serait plus le cas. Évidemment, mon attitude bien plus sombre qu'un instant plus tôt le poussa à se demander si c'était bien sérieux de continuer ce jeu. Et il avait raison, je n'étais pas certaine de pouvoir supporter de parler encore et encore d'Octavus. Vu qu'il était une part essentielle de ma vie, il était inévitable. Je soupirais longuement, comme pour me reprendre. Ce que je finis par faire. Je quittais son épaule, posais la bouteille de vodka sur la table avant de tourner vers lui un regard bien plus jovial. « - Je n'ai jamais fait de bonhomme de neige... » Je coulais un regard vers sa terrasse enneigée avant de me lever d'un bond, attrapant au passage mon manteau que j'avais laissé sur le sofa. En moins de deux, je poussais la vitre pour quitter la chaleur du salon.

Le froid ne m'atteint pas plus que ça mais par réflexe, j'enfilais pourtant mon manteau et mes gants. Je faisais quelques pas dans la neige avant de me retourner et de regarder le jeune homme. « - Allez Stupid face, ça te laissera un petit compagnon quand je ne serais plus là ! » Je lui fis un clin d'oeil avant de me laisser tomber, assise, dans la neige. Je commençais à amonceler de la neige tout autour de moi, déjà pour visualiser si nous en aurions assez. Mais vu la taille de cette terrasse, c'était certainement le cas. J'essayais de façonner une boule bien ronde, ça n'était pas très concluant. Le fait que ma vue soit un tantinet brouillée par la boisson n'aidait pas. « - On l’appellera Alonso, d'accord ? C'était le nom de mon ami imaginaire. » C'était fou le nombre d'informations intimes, que je passais généralement sous silence, qui m'échappaient sans même que je ne m'en rende compte. Je venais de lui offrir-là une exclusivité mondiale. Je continuais d'essayer de façonner un bonhomme de neige, les doigts engourdies et le sommeil se faisant de plus en plus lourd. Je luttais, je n'avais pas envie de m'endormir, pour la simple et bonne raison que je savais que le réveil allait être des plus difficiles. « - C'est pas aussi simple qu'il n'y paraît... » Je tendais devant mes yeux une forme bien plus triangulaire que circulaire avant de me mordiller la lèvre en ricanant. Ce n'était pas gagné.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Mer 22 Oct - 20:56



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Nous avions passé toute la soirée à tourner autour du grand absent, mais au final, c’était peut-être préférable de cesser de faire comme si de rien n’était. Éviter d’en parler n’allait pas changer la situation. Si j’avais pu, je lui aurai donné le secret d’Octavus, mais la vérité, c’était que je n’avais pas la moindre idée de ce dont il pouvait s’agir. Je ne pouvais que lui donner de maigres pistes, sans promettre que la situation allait s’améliorer. Ça ne dépendait qu’eux deux. J’avais peut-être été stupide de penser qu’il était capable d’apparaître ou moment ou on parlait de lui, mais je ne l’aurais pas exclu. Parfois, je me demandais si nous n’étions pas psychiquement connectés tous les deux… Le changement sur Aloisia avait été brusque comme si mes paroles avaient agi comme un électrochoc sur elle. Peut-être était-ce le cas d’ailleurs. Elle quitta son emplacement, mon épaule se sentant soudainement bien seule sans la chaleur de sa tête pour la réchauffer. Je me contentais de la regarder agir sans bouger pour le moment. De tout ce qu’elle pourrait dire, je ne m’étais pas attendu à ça et ce fut mon tour de la regarder d’un air interloqué. Je ne pouvais pas croire qu’enfant ou même à Poudlard, elle n’ait jamais fait de bonhomme de neige. J’en venais même à me demander s’il lui était arrivé de faire des batailles de boules de neige. Bien que la terrasse ne soit pas l’endroit idéal pour ça, j’étais prêt à transformer l’endroit ou champ de bataille rien que pour elle le cas échéant. Mais qu’elle soit sérieuse ou cherche simplement à détourner la conversation de ses tourments, elle était déjà sortit, prenant tout de même le temps d’enfiler un manteau et des gants. Au moins, je n’aurais pas à me montrer rabat-joie sur ce sujet. Elle avait assez de gens pour occuper cette fonction. Je la suivis néanmoins sur la terrasse, délaissant le confort de mon appartement, curieux de voir si elle allait réellement mettre ses propos en œuvre. Elle s’installa au sol sans se préoccuper plus de la fraicheur, commençant de former le socle. Si j’avais encore eu des doutes sur la question, sa méthode inexpérimentée me confirma qu’elle n’avait pas l’habitude de se comporter de façon aussi enfantine. Je restais sur le pas de la porte à l’observer jusqu’à ce qu’elle ne m’invective. À l’entente de ce surnom, je grimaçais, mais ses mots me touchèrent. Sur un sourire légèrement amusé, je pris place face à elle pour l’aider. Toute seule, elle en aurait jusqu’à demain. C’était incroyable de voir à quel point la neige s’était entassée durant mon départ en début de soirée jusqu’à maintenant. Cela ne semblait pas vouloir vraiment s’arrêter, quelques flocons me tombant sporadiquement sur le nez alors que je tassais la neige. Je n’allais pas lui expliquer qu’on pouvait aussi tricher en utilisant la magie. Ma baguette n’aimait pas particulièrement les tâches banales de toute manière. « Peut-être que je lui lancerais un sort pour qu’il ne fonde pas en souvenir. Ce serait cool non, un bonhomme de neige éternel malgré les saisons... » L’idée me plaisait bien. Je me voyais d’avance en train d’observer ce bonhomme en plein été, immuable malgré tout ce qui se serait passé d’ici là. Ce serait quelque chose à dissimuler si jamais je ramenais une moldue ici, mais ce n’était qu’un détail.

Je sentais qu’elle était plus touchée par l’alcool qu’elle ne semblait l’être à première vue. Je n’étais pas du tout certain qu’elle m’aurait fait ces confidences en temps normal. Le simple fait qu’elle ait été aussi brève durant notre dîner tendait à prouver le contraire. De toute façon, ce n’était pas comme si j’allais répéter ses confidences à quelqu’un. Même pas à Octavus, surtout pas à lui. Je n’étais pas du genre bavard. Même quand j’avais bu, j’avais beaucoup plus de chance de m’humilier en racontant un souvenir gênant qui m’était arrivé que trahir le secret d’un ami. Touché par sa confession malgré tout, un petit sourire apparut sur mes lèvres avant que je ne réponde. « Très bien, aidons Alonso à prendre forme alors ! » Aucune réflexion sur le fait qu’elle ait eu un ami imaginaire, bien que cela me rendait triste par les implications qu’une telle réalité avait. Je n’avais pas imaginé que son mal être remontait aussi loin, était si profond. Je continuais de déplacer la neige, refusant de m’appesantir sur le fait que mes doigts brûlaient presque au contact prolongé de la glace. Je sentais qu’elle commençait de se laisser engourdir par le froid, combiné à l’alcool. Elle allait sûrement tomber de sommeil d’ici peu malgré ses tentatives pour rester éveillée. Elle n’avait certainement jamais fait de nuit blanche de sa vie. Sa réflexion me fit rire. C’était encore moins simple quand on ne voyait plus vraiment très clair. D’ailleurs, en parlant de ça… J’attrapais ma baguette avec des doigts anesthésiés pour lancer un lumos qui éclaira un peu mieux notre champ de jeu sans être trop violent pour nos yeux épuisés. Ce serait peut-être mieux ainsi. Ou peut-être pire... Sans savoir comment elle s’y était prise, la neige formait une forme géométrique qui n’avait absolument rien à voir avec le rond. Je me mis à rire avec elle. « Je crois que ça ira bien mieux si tu roules la neige. » Je joignais le geste à la parole pour lui montrer que le mouvement tassait la neige jusqu’à supprimer les angles disgracieux. Évidemment, on était encore loin du résultat, mais c’était déjà un bon début. Tout en travaillant, j’engageais la conversation, toujours perturbé d’une certaine façon par son admission. Je savais bien que le climat écossais était suffisamment rude pour qu’il neige régulièrement. « Rassure-moi, si tu n’as jamais fait de bonhomme de neige, tu as au moins déjà joué dans la neige ? » J’avais besoin d’en avoir le cœur net. Je voulais bien l’aider à faire son bonhomme, mais si sa réponse était négative, j’avais encore d’autres activités à lui faire découvrir. Je cachais un sourire légèrement machiavélique à cette pensée. Nous pouvions y passer la nuit si elle tenait le choc. Je pouvais très bien passer une nuit blanche. Elle rentrerait en Écosse complètement épuisée et ses parents se demanderaient quelles activités choquantes son fiancé avait pu lui faire faire. Si leurs oreilles ne sifflaient pas en ce moment même, je serais même étonné. Ils n’imaginaient même pas…

Je savais qu’elle tentait de se changer les idées pour éviter de penser à son retour imminent. J’avais bien une façon de lui faire penser à autre chose. Pris d’une brusque envie de rire et pour briser le calme qui s’était installé, j’attrapais un peu de neige pour former une boule avant de la lancer sur le bras d’Aloisia. Le manteau avait évidemment absorbé la plupart du choc, mais sa réaction en valait la peine. Elle ne s’y attendait pas et je me mis à rire bêtement devant mon comportement enfantin. Tant qu’elle ne fondait pas en larmes du moins. Mais c’était une écossaise à la peau dure que j’avais devant moi. Je m’attendais naturellement à des représailles immédiates et me préparais en conséquence, réunissant de la neige vers moi. Alonso pouvait bien attendre quelques minutes…  

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Ven 31 Oct - 19:28


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Je passais une nouvelle fois du tout au tout, Aleksei sembla dépourvu un moment. À force, il aurait pourtant du être habitué à mes sautes d'humeur. Je comprenais quelques instants plus tard que ce n'était pas tant le revirement de situation que ma déclaration qui lui arracha cette surprise. Non, je n'avais jamais fait de bonhomme de neige. D'ailleurs, je n'avais jamais été trop autorisé à sortir hors du manoir une fois le manteau blanc de l'hiver arrivé. La peur de mes parents de me voir tomber malade n'était liée qu'au fait que, le cas échéant, ils auraient perdu leur seule héritière. Et mon seul camarade existant, excluant l'ami imaginaire qui n'était d'aucune aide physique, était bien trop vieux pour se plier à ce genre d'exercice. Déjà que la course entre les branches ne l'enchantait pas. Je n'avais pas eu la chance qu'avait eu Aleksei avec Alex. Je n'avais ni sœur, ni frère, pour partager ce genre d'expériences. Ma mère n'aurait pas supporté de faire subir une nouvelle fois tel châtiment à son corps, elle qui me reprochait déjà assez souvent les dommages que ma propre venue avait causé. Dommage, j'aurais tant aimé que tous les espoirs ne soient pas fondés qu'en moi. J'haussais les épaules avec un sourire taquin, résignée face à tant d'inexpérience, alors que j'enfilais mon manteau et filais déjà sur sa terrasse. Il ne tarda pas à me suivre, évidemment, j'avais l'impression que quoi que je lui demande, il me dirait oui. C'était comme s'il m'offrait cette nuit pour que j'en crée moi-même le souvenir. C'était un peu le cas au fond. Alors j'en étais là, les fesses dans la neige, à amasser un monticule blanc autour de moi pour créer un bonhomme de neige, sous le regard attentif du meilleur ami de mon ex fiancé. Il était sûr que même mon imagination débordante n'aurait pas réussi à inventer un tel scénario. Mes mains façonnaient du mieux qu'elle le pouvait la poudre pour en créer une boule et de toute évidence, ça n'était pas gagné. À l'entente de sa suggestion, un fin sourire étira mes lèvres. J'adorais l'idée, c'était comme laisser une trace indélébile de mon passage. « - Je vais finir par croire que tu me cherches un substitut Solokov... » Je coulais un regard vers lui en jouant des sourcils, clairement amusée. C'était un jeu constant. « - Mais je trouve l'idée excellente. Par contre, attends toi à subir mon courroux si je ne le retrouve pas à sa place à ma prochaine visite ! » Mon regard noir ne fournit sûrement pas l'effet attendu. Mais qu'importe, lui comme moi savions très bien qu'il n'y aurait pas de prochaine fois.

Ma langue se déliait et je lui confessais l'existence d'Alonso sans même m'en rendre compte. Si je m'en rappelais demain, j'allais profondément le regretter. Et si Octavus me parlait de mon ami imaginaire, Aleksei pouvait être sûr de recevoir une beuglante pour lui dire le fond de ma pensée. Mon compagnon acquiesça et forma un socle pour accomplir notre œuvre. Il allait devoir prendre les choses en main vu mes piètres compétences géométriques. Je ne me rendais même pas compte que la luminosité avait augmenté grâce à son sort alors que je lui présentais le fruit de mon travail, presque hilare. Il se garda bien de se moquer de moi et, pédagogue, me montra la marche à suivre. Je l'imitais alors, essayant de me focaliser sur ce simple geste et ce n'était pas aussi facile avec tout l'alcool qui courrait dans mes veines. Je n'avais pas été aussi concentrée depuis ma première année pendant les cours du professeur Rogue. J'eus un ricanement à peine dissimulé en l'entendant. C'était clair que lui et moi n'avions pas grandi dans le même monde. Les enfants de la haute société britannique ne s'abaissaient pas à ce genre de comportements primaires. « - Par Merlin, Aloisia Bateson en train de jouer comme un être primitif dans la neige ? Tu veux la mort de la dignité familiale ? » Je ne lui avouais pas qu'au fond de moi, je ressentais toujours un pincement au cœur lorsque mes condisciples se livraient à ce genre de pratiques sans aucune gêne. J'étais toujours dans la retenue, bien moins à Poudlard qu'au manoir, mais tout de même. Je me savais surveillée, les Serpentards n'étaient pas tendres entre eux et personne n'hésiterait à détruire ma réputation si l'occasion passée. Et dans le monde dans lequel je vivais, on était seulement ce que les autres voyaient. Je n'en disais pas plus, il n'y avait rien à dire.

Je commençais finalement à réussir à créer une boule lorsque je sentis une fraîcheur subite m'atteindre sur la bras. Je ne parvins pas à réprimer une exclamation de surprise et restais un instant figée avant de comprendre d'où cela venait. Je glissais un regard vers Aleksei mais restais neutre, presque froide. Comme si j'étais hautaine et horrifiée par un tel geste. Et puis, au bout de très longues secondes, je lui renvoyais en pleine épaule la boule que j'avais mis tant de temps à façonner. Au moins, ça eu pour effet d'arrêter de le faire rire immédiatement. Je le vis commencer à préparer la riposte et me levais alors comme un diable hors de sa boîte pour fuir les représailles. Lorsqu'une certaine distance de sécurité nous sépara lui et moi, je me penchais en avant et attrapais à deux mains des poignées de neige que je m'apprêtais à lui renvoyer. Le jeu commença, dura un long moment. Pour le coup, ça me donna un réel coup de fouet. Oubliés le froid et la fatigue, je riais aux éclats, me débattais du mieux que je le pouvais contre cette attaque inacceptable. Mes cheveux roux étaient parsemés de flocons blancs qui allaient forcément fondre et les rendre trempés mais je m'en fichais. J'étais incapable de dire depuis combien de temps nous nous courions après, à nous lancer des boules de neiges ou à faire des esquives hilarantes pour sauver notre peau. Je finissais par tomber à genoux, près de l'ébauche d'Alonso, les mains en l'air en signe de paix et la respiration totalement haletante. « - C'est bon je me rends ! Tu as gagné... pour cette fois... » Le connaissant, il allait adorer cette déclaration.

« - Remettez vous à l'ouvrage mon brave, nous avons un gentilhomme à terminer ! » Je profitais de façonner une autre énorme boule qui sera le corps du bonhomme de neige pour reprendre un peu mon souffle. La nuit était définitivement bien avancée, peut-être même touchait-elle à sa fin, je ne saurais dire. Je sentais en tout cas la fatigue m'envahir, je n'étais même pas certaine de réussir à finir ce personnage enneigé. Pourtant à deux, les choses allaient plutôt vites. Après quelques minutes de travail plus ou moins silencieux, par Merlin, qu'est-ce que j'étais pipelette pour rien quand j'étais saoules, l'amas blanc commençait définitivement à ressembler à quelque chose. J'arrachais, grâce à l'aide de ma baguette, les boutons de mon manteau pour décorer le ventre alors que le blondinet finissait la tête de l'être. Je m'allongeais alors sur la neige, laissant Aleksei toujours à son œuvre pour contempler le ciel. Le contact de la neige sous mon dos était agréable, je n'aurais pas eu du mal à m'endormir si la voix de la raison ne m'avait pas rappelé que c'était terriblement dangereux. « - Tu savais que les moldus mettaient une carotte pour représenter le nez ? Ils sont bizarres quand même... Tu as déjà vu un nez ressembler à une carotte ? » Oui ça se confirmait, je disais vraiment n'importe quoi avec un verre de trop. Et ma voix endormie ne rendait pas le sujet bien plus intéressant.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Dim 2 Nov - 21:34



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Mon imagination pouvait sûrement rivaliser avec celle d’un enfant et ça ne rata pas une nouvelle fois alors que j’exposais cette proposition totalement incongrue. Cela eut au moins le mérite de la faire sourire. Apparemment, l’idée lui plaisait. De cette façon, elle pourrait laisser une trace éternelle de son passage en Russie. Je refusais d’envisager l’hypothèse que ce soit son seul et unique voyage dans mon pays. Sa réponse m’attira un petit rire amusé. je décidais de pousser ma réponse dans son sens. « Je peux voir ça d’ici, moi en train de parler à ce bonhomme de neige. Peut-être même que je vais lui mettre une perruque rousse pour que ce soit plus ressemblant. » Je lui tirais la langue moqueusement. J’en étais capable et elle le savait aussi bien que moi. Pour lui prouver, je me voyais d’ailleurs bien lui envoyer un parchemin avec une photo comme preuve. Elle aurait quelque chose à garder de cette aventure. Le fait de l’entendre dire qu’elle reviendrait me rassurait sur son optimisme. J’espérais simplement qu’elle était convaincue par ses mots et qu’elle ne tentait pas de sauver les apparences. Je comptais bien tout faire pour qu’elle puisse tenir parole. Même si j’allais aller en Ecosse, ce serait sûrement très différent que la voir dans un environnement étranger, loin de tous ceux qui l’avaient façonnée telle qu’elle était aujourd’hui. « J’entends bien. Dis donc, j’espère que tu ne comptes pas que j’emmène Alonso avec moi en Écosse à chaque visite quand même ? » J’aurai l’air ridicule avec un bonhomme de neige figé éternellement. Voilà qui n’aurait pas arrangé ma réputation d’homme excentrique.  Je l’obligerai à tenir sa parole, de quelque façon que ce soit. Ce n’était pas parce qu’elle n’était plus fiancée à Octavus qu’elle ne pouvait pas revenir en Russie toute seule. Bien sûr, il manquait tellement d’éléments pour que je comprenne correctement la situation que je ne pouvais pas vraiment en être certain, mais j’avais foi. Je n’avais jamais été déçu quand je voulais obtenir quelque chose. Parfois, il suffisait simplement d’être patient.

Impossible de savoir ce qui lui passait par la tête, mais ça ne semblait plus être triste. C’était le principal, même si je n’étais pas dans la plaisanterie. J’essayais de jouer le professeur avec plus de talent que lorsque j’avais essayé de lui apprendre à patiner. Il fallait être très doué pour rater la formation d’une boule de neige quand même. Heureusement, avec mes conseils avisés, son ouvrage ressemblait déjà bien plus à un rond qu’à autre chose. J’engageais ensuite la conversation. Ma réflexion fut accueillie de façon blasée. D’accord, peut-être qu’avec le recul, j’aurai dû me douter que ces coincés d’anglais n’étaient pas du genre à gambader en se lançant des boules de neige. Peut-être aussi que cela ne leur ferait pas de mal pour se décoincer un peu. Je comprenais pourquoi elle ne s’amusait pas à Poudlard. Si son éducation ressemblait un millième à ce qui était arrivé lors de mes années à Durmstrang, je n’avais aucun doute que les batailles de boule de neiges était la dernière chose dans son esprit. Nous avions sûrement des visions opposées de la dignité. Je ne comprenais pas pourquoi ses parents l’auraient empêchée de s’amuser dans la neige, mais ne voyaient absolument aucun problème à ce qu’elle ne manque de se tuer dans un arbre. Ça me laissait perplexe, mais ils ne semblaient pas être à un paradoxe près. Je les plaignais sincèrement tous autant qu’ils étaient. Leur vie devait être bien triste. Je m’apprêtais à fustiger mentalement Octavus avant de réaliser qu’il n’avait vu Aloisia qu’une fois par an et toujours durant l’été. Ce n’était pas lui qui aurait pu la sauver de la monotonie. Il n’en aurait peut-être même pas eu envie de toute manière.

Mon côté rebelle trouva cet instant pour se rappeler à moi et quelques temps après, ou elle continuait à travailler, la rousse se retrouva avec une trace de neige sur la manche. Après avoir entendu son exclamation de surprise, je commençais de rire stupidement, fier de mon acte. Il était clair qu’elle avait vraiment l’opposé total d’Octavus devant elle ce soir. Son regard aurait du rapidement me stopper, tant j’eus soudainement peur de sa réaction, mais j’étais trop parti pour reprendre mon sérieux. Heureusement pour moi, elle ne fondit pas en larmes et ne sembla pas le prendre mal. Prudent, je réunissais des munitions près de moi, en faisant l’air de rien. Je n’eus pas le temps de répliquer qu’elle me lançait en plein sur l’épaule la boule sur laquelle elle avait travaillé. Cela me calma instantanément avant qu’une lueur prédatrice n’apparaisse au fond de mes yeux. « Je crois que la dignité familiale va se faire piétiner. » Elle sentit le danger et s’enfuit. Je me relevais aussitôt comme un diable sortant de sa boîte, attrapant à pleines mains deux boules avant de les lui lancer en succession. De là s’ensuivit une bataille de boules de neige dans les règles de l’art qui nous laissa ravivés même si trempés de neige. Cette petite partie impromptue avait au moins eu le mérite de me réveiller les muscles, glacés par l’immobilité. Elle sonna la trêve et je me mis à rire en voyant son apparence. Le contraste entre ses cheveux de feu et le blanc pur de la neige lui donnait un côté ridicule. « Bien sûr que j’ai gagné. Tu pourras tenter de prendre ta revanche la prochaine fois. »  Je n’étais pas peu fier, moi le vieux d’avoir surpassé la jeunesse d’Aloisia. La main que je passais dans mes cheveux qui remontaient en pic sur mon crâne revint totalement blanche. Moi aussi, je devais avoir été relooké. Nous devions avoir l’air ridicules à une heure aussi avancée du matin. J’adorais ça.

Je me laissais aussi tomber au sol, essoufflé malgré tout par mes acrobaties. Sur ses encouragements, je recommençais à amasser la neige pour terminer Alonso, répondant machinalement à quelques déclarations d’Aloisia au passage. Ce fut plus rapide d’avancer dans notre tâche cette fois-ci. Elle s’occupa du corps et moi de la tête. Je cherchais quoi mettre pour lui donner l’air plus vivant quand un bruit de craquement me fit relever les yeux. Elle était en train d’amputer son manteau pour rendre le bonhomme plus vivant. Cette fois, c’était sûr, il allait falloir que je le préserve en souvenir. Je posais la tête au sommet de son travail, avant d’utiliser ma baguette pour appeler plusieurs objets. L’appareil m’atterrit dans les mains avant que je n’aperçoive l’écharpe, le ruban et le chapeau arriver vers moi. La voix d’Aloisia brisa le silence. Cette fois, j’avais confirmation qu’une fois soule, elle disait tout ce qui lui passait par l’esprit. Cela me fit sourire. Pour quelqu’un qui considérait les moldus comme des êtres inférieurs, j’étais étonné qu’elle sache ce type d’informations sur leurs coutumes. « Oui, je le savais. J’en ai croisés plusieurs dans les rues moldues. Il ne faut pas chercher à comprendre. Tu as déjà vu un homme aussi rond qu’un bonhomme de neige ? » L’image mentale me poussa à rire. Peut-être qu’il en existait un aussi rond sur terre et qu’il pensait que les bonhommes étaient façonnés à son image. Si c’était le cas, j’espérais avoir la chance de le rencontrer un jour. J’enroulais l’écharpe autour du cou d’Alonso, lui créant une bouche et deux yeux avec le ruban et posais finalement le chapeau au sommet de sa tête. « Tada ! » L’œuvre était finie. J’en profitais pour lancer un sort gelant la neige afin qu’elle ne bouge plus. Je jetais un coup d’œil dérobé vers ma montre, réalisant qu’il ne restait plus très longtemps avant qu’elle ne doive retourner chez elle. L’appareil photo tangua dans ma main. « En parlant de moldus, ils ont inventés cet appareil très malin. Ça s’appelle un polioïd je crois. Ils ont des photos instantanément. » Je le portais à hauteur de mes yeux avant d’immortaliser Alonso, récupérant immédiatement une photo. Elle n’était pas animée, mais bon, au moins elle pourrait l’avoir tout de suite. Je me laissais retomber par terre, bougeant l’image devant son visage, avant de prendre une photo d’elle, entourée par la neige. Alex avait eu une brillante idée de me l’offrir à noël. C’était une bonne façon de l’inaugurer.  
 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 8 Nov - 20:58


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« - Faire porter une perruque à Alonso ? Mais ce n'est pas une fille ! » Je pouffais de rire comme une enfant de cinq ans en imaginant le bonhomme de neige, avec les traits de mon ami imaginaire, affublé d'une perruque rousse, une crinière aussi longue et flamboyante que la mienne. L'image commençait à être trop grotesque pour être imaginable. Mais moi, j'y parvenais. Vodka y était certainement pour beaucoup. À vrai dire, même si l'idée était alléchante de le forcer à voyager jusqu'au Royaume-Uni avec notre création, je préférais réellement que ça ne quitte pas sa terrasse. Après tout, l'existence même de mon ami imaginaire était un secret que je lui avais avoué sans même que je ne m'en aperçoive. Le bonhomme de neige était une preuve trop concrète. Dans un sens, il était une représentation personnelle, intime, de tout un pan de ma vie. De deux pans même, mon enfance et cet instant indéfinissable où pour la première, et la dernière, fois j'allais pouvoir être Aloisia sans aucune retenue. Et ce avec quelqu'un qui ne demandait rien de plus que ça. Alonso allait avoir la chance que je n'aurais jamais : vivre en Russie. Il écoulerait certainement une vie bien meilleure à la mienne. Me voilà désormais jalouse d'un être constitué de neige. Ça ne s'améliorait définitivement pas. « - Non ne t'en fais pas. Il te faudra bien quelqu'un pour monter la garde pour que tu viennes me voir, hein ? » Une manière détournée de lui demander, une énième fois, s'il allait bel et bien venir me voir. Si Aleksei n'avait pas encore ressenti mon manque de confiance et mon insécurité constante, ça n'allait pas tarder. J'aurais vite fait de cacher tous ces sentiments honteux à mon retour, derrière un air hautain et une froideur bien particulière aux Bateson.

Il avait cet incroyable pouvoir de savoir détecter à quel moment la mélancolie commençait à retrouver son chemin jusqu'à mon esprit, et ne manquait jamais d'imagination pour la chasser. La bataille fut rude, la neige qui continuait toujours de tomber devint soudainement une arme redoutable que nous usions et abusions avec éclats et insouciance. Je me sentais bien loin de cette image de poupée fragile que j'avais toujours eu, ou en tout cas, Aleksei faisait tout pour me faire sentir différemment. Il n'avait pas peur de me choquer, de dépasser les bornes et ne voulait pas me ménager. Je me sentais bien en son égal, de la neige plein les cheveux et les doigts gelés par la glace. Je n'avais pas envie d'être jolie ou bien élevée, je voulais juste gagner. Ce qui semblait être bien trop ambitieux. Il fallait aussi prendre en compte que c'était ma toute première bataille de boule neige et j'avais comme concurrent un russe, bien habitué à ce genre d'activité. Je déposais les armes, riante encore à moitié mais le souffle totalement coupé. Sa terrasse était tellement immense que c'était l'endroit idéal pour se livrer à un duel surprise. J'espérais juste que nous n'avions pas réveillé ses voisins, avec le vacarme que nous faisions, c'était plus que probable. Je levais finalement les yeux pour voir sa coupe digne d'un hérisson trempé. Je retins difficilement un rictus, m'imaginant parfaitement que je ne devais pas avoir bien plus belle apparence.

Finalement, la construction d'Alonso reprit son cours. Je laissais au jeune russe le délicat dessein de créer la tête du bonhomme, me contentant grossièrement de former son buste. Une réelle artiste dans l'âme. Les boutons finirent bien de montrer quelle partie de son corps je m'étais évertuée à représenter. Je ne savais même plus qui avait bien pu me raconter la lubie qu'avaient les moldus d'affubler d'une carotte les bonhommes de neige en guise de nez. Certainement Daconia, elle avait toujours de drôles d'histoires à raconter, pas toujours très convaincantes d'ailleurs. J'observais vaguement les objets enchantés qu'il avait invoqué venir jusqu'à lui, mes yeux me piquaient de plus en plus. Le froid et la fatigue sûrement. Je restais allongée sur la neige quelques instants, à contempler les étoiles en écoutant sa réponse. Évidemment, il le savait déjà. Rien de très étonnant, à St-Petersburgh, le monde magique et celui des moldus étaient mêlés étroitement. Je n'avais jamais eu à me mêler à eux avant ce voyage. Je n'avais pas envie de m'avouer que j'étais surprise, et malheureusement agréablement, par leur ingéniosité. Ils n'étaient pas aussi primitifs que je ne l'avais cru. Mais il faudrait m'arracher cette confession par la torture. Je savais que nous restions toujours une race bien supérieure à la leur. Je rigolais en entendant sa question et me relevais, assise dans la neige en face de lui. « - Et bien figures toi que oui. À Poudlard, il y a un garçon, Crabbe, il est tellement rond que parfois je me dis que s'il tombe, en fait il ne fera que rouler. » Oui je disais encore n'importe quoi même si c'était vrai. Ce garçon était un réel mystère de la nature pour moi, j'avais l'impression que sa croissance verticale s'était terminée il y a bien longtemps, mais pas sa croissance horizontale. Il terminait en même temps Alonso qui avait dorénavant très fière allure. J'adorais le chapeau, j'avais toujours aimé ça et préférais définitivement le bonhomme comme ça qu'avec une perruque rousse. Je tapais dans mes mains, euphorique du résultat final. C'était bien mieux que ce que j'avais pu imaginé au départ. « - Il est aussi beau que le vrai ! » Enfin, le vrai iréel ami que j'avais eu pendant des années. J'étais bien contente de savoir que je l'abandonnais entre de bonnes mains.

Il commença à me parler d'un appareil moldu et je ne voyais pas vraiment où il voulait en venir. Mais avant que je ne puisse poser la question, il pointa ledit objet sur Alonso et si je n'avais pas autant bu, j'aurais très certainement sursauté en entendant le bruit que ça faisait. Un instant plus tard, un bout de papier sorti de l'appareil et Aleksei s'installa à côte de moi. Il l'agita devant moi et je la récupérais pour l'admirer. Si je perdais de mon énergie, ça n'était pas du tout le cas du blondinet qui profita de mon attention détournée pour me pointer à mon tour. Un clac plus tard, j'étais immortalisée sur papier glacé. Par Merlin, le souvenir qu'il voulait garder de moi c'était les cheveux pleins de neige et les joues rosées par le froid ? Je n'allais pas être à mon avantage c'était certain. Sans même plus donner un regard à la photo que je tenais dans la main, je m'approchais de lui pour pouvoir voir par moi-même le résultat final de cet assaut surprise. « - C'est pas juste, tu ne m'as même pas dit que tu allais me photographier ! En plus, elles bougent même pas tes photos ! » Je lui prenais l'appareil des mains sans cérémonie après avoir fait tomber les deux autres photos sur le sol pour nous prendre ensemble. Je gonflais mes joues d'air, quitte à ne pas être présentable, autant être drôle. Un vrai poisson lune. J'attrapais la photo et la mettais devant nos visage pour l'admirer et évidemment, j'éclatais de rire. « - C'est mon meilleur profil, tu as intérêt de lui trouver une place spéciale. »

Je reposais ma tête sur son épaule, j'étais réellement fatiguée, et frigorifiée aussi. Mais je craignais de devoir rentrer chez moi si je lui faisais part de mon état. Je n'avais pas envie de me retrouver seule. Mais le sommeil me gagnait bien trop vite et ça ne me gênait pas de m'endormir sur une terrasse en Russie en plein milieu de l'hiver, tout plutôt que la solitude de mon hôtel. « - On peut faire un autre jeu si tu veux... » Ma voix faible n'était pas du tout crédible, mes yeux fermés encore moins..

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Lun 10 Nov - 19:07



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J’adorais comment elle parlait d’Alonso comme s’il était une personne réelle. Elle était clairement plus intoxiquée que nous ne l’avions tous les deux pensés vu le fou rire qu’elle avait rien qu’en  pensant à son bonhomme de neige affublé d’une perruque rousse. J’étais peut-être drôle, mais pas à ce point là. En même temps, il fallait admettre que si je m’imaginais la scène, moi aussi j’avais bien envie de rire. Ce serait absolument ridicule. Je pouvais presque m’imaginer en train de prendre une photo un jour ou j’avais envie de m’amuser rien que pour lui envoyer. Cachant un sourire, je continuais mon travail, détournant la conversation. Elle répondit du tac au tac. Je ne cachais même pas mon amusement. Si Alonso devait garder mon appartement, alors il était certain que personne n’allait l’attaquer. Je n’avais jamais été un spécialiste sur la question, mais je me demandais s’il était possible de l’enchanter pour lui donner vie le temps d’une absence. Ce serait la grande classe d’avoir un bonhomme de neige attaquant des intrus sur ma commande. J’étais tellement perdu dans mon imagination que j’oubliais presque qu’il me fallait lui répondre. Coulant un regard vers elle, je m’y appliquais rapidement. « Évidemment. Mais pour te prouver ma bonne foi sur son rôle de gardien, je consentirais à ramener une photo de notre ami commun. Juste pour prouver qu’il veille. » Était-ce une nouvelle fois une interrogation sur ma future présence en Écosse ? Parfois, j’avais réellement envie de taper sur Octavus en voyant son insécurité. De toute façon, il n’aurait pu s’agir que de mots. Ils n’avaient aucune réelle valeur. Rien ne pouvait l’assurer que j’allais tenir parole, si ce n’était que j’espérais qu’elle sache que je ne disais jamais rien en l’air.

S’en suivit une bataille de boules de boules de neige qui réussit à lui changer les idées, du moins je l’espérais. Je ne la ménageais pas, oubliant un peu trop facilement à qui j’avais à faire alors que l’esprit de compétition me gagnait. Elle aurait bien le temps de s’améliorer avant la prochaine fois. De toute façon, ce n’était pas comme si elle allait se mesurer à ses congénères à l’école. Secouant mes vêtements pour me débarrasser du restant de neige, je repris ensuite place au sol, peu gêné par le froid. La construction d’Alonso avança relativement vite après cela, Aloisia se chargeant du corps alors que je me lançais dans la construction plus délicate de la tête, tout en jetant un coup d’œil de temps à temps à la rousse allongée sur la neige. Ce n’était certainement pas la meilleure idée que j’avais eue. Je pouvais m’attendre à des représailles si jamais elle tombait malade par ma faute. Nous devions avoir tous les deux la conversation la plus décousue qui soit. Ce n’était pas un fait qui m’était vraiment étranger, mon esprit tournant sûrement à mille tours par seconde. Et je n’arrivais pas à imaginer un homme aussi rond que notre ami Alonso. Même si les russes n’étaient pas les plus minces qui soient, c’était un fait. Sa réponse me fit sourire. J’avais du mal à croire que cela pouvait être possible, mais puisqu’elle le disait. Ce pauvre garçon devait avoir bien des soucis pour s’intégrer. « Vraiment ? Je demande une preuve de cette affirmation. Je doute qu’on m’autorise à entrer dans le château avec toute cette histoire de secret… Une photo suffira. » Était-ce possible qu’il existe un tel être ? J’avais envie de me mettre à rire rien qu’en y pensant. Je lui aurais bien proposé de lui prêter mon appareil photo, mais je doutais qu’elle accepte de posséder un objet qui vienne de ces barbaresques moldus. « A la réflexion, tu devrais peut-être tenter de le pousser, juste pour vérifier cette théorie. » Cachant un sourire, je finissais enfin le bonhomme. Je ne demandais pas ce qu’elle envisageait par le vrai. Elle devait avoir une image très précise de son ami dans son esprit. Ravi de savoir que j’étais parvenu à recréer ce qu’elle s’était projeté.


La photo que je récupérais d’Aloisia m’attira un sourire. Je me moquais bien des artifices dont les femmes s’affublaient. Ce qui importait, c’était la vérité. Et en cet instant volé, c’était la vraie Aloisia qui s’affichait sur papier glacé. Je ne pouvais demander rien de plus que ça. Mon esprit d’entremetteur me soufflait même que j’aurai pu utiliser cette photo afin d’enrager Octavus. Elle se mit à me disputer de ne pas l’avoir avertie. Mais si je l’avais fait, je n’aurai pas obtenu ce résultat. Cela aurait été tellement dommage. « Non, je préfète t’avoir au naturel. » Je roulais des yeux devant son argument enfantin. Non, les photos moldus ne bougeaient pas, mais si ce n’était que ça, je pouvais récupérer mon appareil sorcier. Seulement elle n’aurait une trace de cette soirée que dans plusieurs mois quand je viendrais lui rendre visite. « C’était une photo immobile maintenant ou une photo animée à notre prochaine rencontre. Tu préfères quoi ? » Apparemment, elle sembla trouver un intérêt soudain pour l’appareil puisqu’elle me l’arracha des mains sans sourciller. Par la barbe de merlin, si ses parents pouvaient imaginer qu’elle manipulait un instrument barbare de ces sangs de bourbe. Je me demandais s’ils avaient les oreilles qui sifflaient en ce moment même. Étouffant un rire, je regardais l’objectif, essayant de garder mon sérieux en voyant la pause que prenait la rousse, avant de l’imiter louchant exagérément. Le ridicule ne tuait pas, sinon je serais mort depuis bien longtemps. Le résultat était ridicule. Ce serait encadré dès que possible. « Tu ressembles à la lune comme ça. » C’était une réflexion typiquement alcoolisée. Mais ce n’était pas faux. Son meilleur profil. Quel dommage qu’elle n’habite pas à demeure ici. Elle serait rapidement devenue ma complice. « Je l’accrocherais au dessus de la cheminée pour les soirées d’hiver. »

Si l’alcool m’avait donné l’énergie pour tenir toute la nuit, ça ne semblait pas être le cas de la rousse. La fatigue et les émotions de ce séjour semblaient la rattraper de plein fouet. Je le sentais au poids de sa tête. Et ses mots ne risquaient pas de me tromper. Même si elle était couverte, il était clair qu’elle avait froid et semblait sur le point de s’endormir. Je ne savais pas si c’était l’hypothermie qui la gagnait ou simplement l’épuisement. Mais de toute façon, il était temps de rentrer. « Non, je crois qu’il est l’heure de dormir. » Je la soulevais rapidement, sans aucun avertissement, avant de la porter dans un style de mariée jusqu’à mon lit. Gentleman jusqu’au bout. En d’autres circonstances, cela aurait pu porter à confusion. J’occuperais le canapé. Je ne comptais pas la renvoyer chez elle, dans sa chambre d’hôtel toute seule. De toute façon, vu l’heure qu’il était, autant qu’elle reste ici. Je ne lui demandais même pas son avis sur la question. Elle n’aurait qu’à rouspéter si elle souhaitait que je la libère. Une petite part de moi se demanda pourquoi Octavus n’était pas venu demander un compte rendu de la soirée. Je m’y étais tellement attendu. Vu l’heure, il était clair qu’il n’allait pas venir. J’étais tout de même légèrement déçu de m’être trompé. Toutefois, je n’aurai pas exclu qu’il se soit douté que j’attendais sa présence et ait préféré attendre le lendemain. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’elle avait prévu avec Octavus pour son retour, mais nous aurions bien le temps d’aviser au petit matin. Si je le voyais débarquer en hurlant que son ex fiancée avait disparue par exemple…

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Mar 11 Nov - 18:53


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Tout de cette soirée était improbable. C'était sûrement ce qui lui rendait un aspect aussi magique. Je n'aurais jamais imaginé un seul instant que Crabbe viendrait au milieu de n'importe quelle conversation que je pourrais avoir ici. Et pourtant, j'étais en train de rire à m'en décrocher la mâchoire à l'idée d'effectivement le pousser pour voir si la théorie de la roulade était vraisemblable. Le pire, c'était que l'idée était implantée en moi maintenant. Même tout l'alcool que j'avais bu n'allait pas réussir à me faire oublier cette drôle d'idée et c'était sûr, la prochaine fois que j'allais voir le jeune serpentard, cette discussion allait me revenir en tête. J'avais déjà lancé un sort de pustules sur Murdoch, je n'étais pas à un acte de violence près ! « - Si j'en ai l'occasion, je te fais la promesse d'essayer. Mais ne m'oblige pas à prendre une photo de lui par pitié ! » Avec la chance que j'avais, quelqu'un allait me surprendre en plein délit et croire que j'en pinçais pour lui. Je préférais encore me faire passer pour une Sainte-Nitouche plutôt que d'entendre des ragots sur un supposé crush sur lui ! En plus, vu que je n'avais jamais eu personne aux yeux de mes « amis », ils étaient tous plutôt suspicieux. Encore plus devant mon refus catégorie de répondre aux avances de Basil qui était, selon toute la gente féminine des verts et argents, un très bon parti. Physiquement et socialement évidemment, sinon ça n'avait aucun intérêt. Je n'étais pas du tout de cet avis-là, certainement parce que j'avais déjà un très bon parti qui devait, à l'époque, me passer la bague au doigt. En retournant à Poudlard, ça allait être encore une toute autre histoire. Comment aillais-je réagir maintenant face aux avances masculines ? Je n'en avais pas la moindre idée et soudainement, l'angoisse de mon inexpérience me frappa de nouveau de plein fouet avant de disparaître comme neige au soleil en voyant le résultat final de notre création.

Je ne m'étais même pas aperçue que, lorsqu'Aleksei avait invoqué magiquement certains objets, il en avait profité pour récupérer ce qui semblait être un appareil photo. Et effectivement, malgré l'étrangeté de cet appareil, il parvint à me capturer à mon insu. Je pouvais comprendre finalement qu'il préfère me prendre par surprise, dans un sens il avait raison. S'il m'avait prévenu, mes réflexes d'héritière auraient pris le dessus. On m'avait bien évidemment appris à poser des années auparavant. Je connaissais les angles qui me mettait en avant, je savais jouer avec la lumière et toutes ces choses qui rendaient une personne encore plus belle sur papier glacé. L'image étant très importante dans notre monde, je n'avais pas pu y échapper. Mais je devais bien avouer que cet exercice-là ne me dérangeait pas tant que ça. J'attrapais l'appareil photo, ne voulant, et ne pouvant, pas attendre des semaines pour une photo animée. Tant pis pour les principes, j'acceptais d'user de l'appareil moldu. J'étais à l'aise avec le blondinet, j'aimais qu'il me suive dans cette grimace improvisée sans même sourciller. Dans un sens, il me ressemblait, et peut-être qu'avec une autre éducation, j'aurais réussi à vivre aussi librement que lui. Mais les choses étaient ce qu'elles étaient. Le résultat était époustouflant. Nos têtes étaient à mourir de rire, il y avait cependant derrière l'aspect comique quelque chose qui me touchait. Une complicité visible, évidente, que je n'avais jamais eu l'autorisation, ou la possibilité, je ne savais plus bien, d'avoir. J'ouvrais grand la bouche devant sa déclaration, comme choquée. « - C'est bien-là un étrange compliment à faire à une jeune femme tu sais ! » Pourtant, il n'avait pas tort. La lumière nocturne rendait ma peau translucide, ça tranchait encore plus avec le roux flamboyant de mes cheveux. Le visage déjà assez rond, les joues gonflées n'arrangeait rien. Mais ça ne me dérangeait pas, au contraire, j'adorais cette photo. « - Tu es sûr ? J'ai peur que tes prochaines conquêtes soient terriblement jalouses devant ma beauté. » Je jouais des épaules, faussement vantarde. J'allais peut-être rejoindre les autres êtres chers présents en photo dans son appartement, que je n'avais pas osé regardé de peur de tomber sur un visage familier. Peut-être que j'avais finalement un minimum d'importance pour quelqu'un.

Je m'en voulais de subir les affres de la fatigue. J'avais envie de profiter d'Aleksei au maximum. Même si je n'y pensais plus vraiment, mon for intérieur savait que l'échéance se rapprochait inexorablement. Pourtant, mes yeux ne répondaient plus présents. La tête ainsi posée sur son épaule, je savais que je venais de déposer les armes. Et il l'avait bien compris lui aussi. Sans même crier gare, il me souleva, son bras passant sous mes genoux, pour nous faire quitter sa terrasse et Alonso. Sous le coup de la surprise, je rouvrais les yeux pour le regarder avec des yeux ronds devant un tel acte. Personne n'avait jamais été aussi familier avec moi, enfin presque personne. Je le regardais finalement en souriant, touchée je le savais. Finalement, je me laissais embarquer et déposer sur un lit admirablement moelleux et chaud après la neige. Le changement de température me fit frissonner un instant, signe que mon corps avait eu plus froid que ce que j'avais pu ressentir. En moins de deux, je le laissais m'aider à me débarrasser de mon manteau et me glisser sans plus de cérémonie sous les couettes. Il n'allait pas me renvoyer dans cette horrible chambre d'hôtel. Avait-il compris combien je détestais cet endroit ? En même temps, il avait vu le champs de bataille que c'était. « - J'ai encore un dernier service à te demander... » Par Merlin, je n'arrivais pas à croire que j'allais réellement lui demander ça. J'étais déjà allée très loin, peut-être trop loin, dans les confessions mais ça n'était pas une autre qui allait changer les choses. « - Est-ce que tu peux regarder sous le lit s'il te plaît ? » Encore une vieille habitude tenace. J'avais juste grandi avec.

Je ne sais pas vraiment à quel moment Morphée avait fini par m'avoir. Je n'étais pas certaine d'avoir toujours été éveillé lorsqu'il était réapparu de sous son lit. C'était presque ironique, moi qui devait généralement tourner et retourner avant de tomber de fatigue. Là seule fois où je cherchais à fuir le sommeil, il m'avait facilement trouvé. Et encore plus étonnant, je ne m'étais pas une seule fois réveillée. J'avais même passé la nuit la plus réparatrice depuis bien longtemps. L'alcool aidait, c'était certain. Il y avait aussi le fait que je me sentais plutôt bien dans cet environnement qui m'était pourtant totalement étranger. Aucun rêve poignant n'avait troublé cette quiétude, il n'y avait que le néant, un trou noir qui aurait inquiété beaucoup de monde mais pas moi. Je préférais ça à mes démons habituels. Je dormais si bien que je ne parvenais plus à me réveiller. Une partie de moi savait qu'il fallait pourtant ouvrir les yeux. Mais une autre, bien plus forte en cet instant, m'en empêchait. Je ne voulais pas me réveiller. J'étais bien, endormie, loin de la réalité douloureuse qui m'attendait. L'agitation et le bruit des voix à proximité ne me dérangeaient pas tant que ça. Je finis pourtant par m'animer. Un poids comblait de plus en plus ma poitrine, me sortant de cette douce torpeur. Et encore toute ensommeillée, je me relevais, même pas gênée d'être toujours dans ma robe en coton et mes collants. Je regagnais le salon en frottant mes yeux, consciente qu'il n'y avait pas qu'Aleksei mais inconsciente de ce que cela signifiait, et de la situation en général.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 13 Nov - 20:52



Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

« Je t’épargnerai cette peine. Je ne désespère pas de pouvoir m’infiltrer discrètement dans votre école écossaise. » Ce serait un défi de taille à relever. J’avais bien envie de tenter. Par la suite, je décidais brusquement de prendre des photos, un hobby que j’avais à mes heures perdues. Et si quiconque avait douté que je n’étais plus tout à fait sobre, mes remarques suivantes en auraient été la preuve. Heureusement, Aloisia n’était pas le genre de femme à se vexer devant mes remarques insolites. Elle sembla pourtant choquée que j’ose dire une chose pareille et cela me fit rire. « Ça doit expliquer mon succès douteux. » C’était une photo mémorable, digne de figurer parmi les autres que j’avais déjà accrochées. « Peut-être, mais généralement je ne les ramène pas pour leur montrer mes photos. » Et si cela venait à poser problème à l’une d’elle, ça m’était bien égal.

Il était tard. Une personne censée aurait déjà suggérer d’aller dormir, mais je n’étais pas de ceux là. il fallut que je vois ses yeux à moitié fermé pour me décider à quitter la terrasse. Avec l’alcool et notre complicité, j’avais oublié mes manières. Je ne m’étais pas demandé une seule seconde si un tel acte pouvait l’ennuyer. Les russes n’avaient pas réellement de notion de pudeur, mais les anglaises étaient beaucoup plus inaccessibles. Je savais bien qu’Octavus n’aurait pas apprécié de me voir agir de cette façon, mais il n’y avait rien de sexuel dans mon acte. Je la considérais bien comme une petite sœur à protéger. Au final, elle ne sembla pas gênée par mon action et je fus soulagé. Je la déposais sur mon lit, allumant d’un même geste les lampes pour avoir de la lumière. Elle devait être gelée. Ôter son manteau humide serait déjà une première étape. Elle se glissa ensuite sous la couette toute habillée. Je m’apprêtais à lui souhaiter une bonne nuit quand elle prit la parole. Ma première pensée fut qu’elle allait peut-être me demander de dormir avec elle cette nuit. Je n’aurais su dire d’où cette réflexion me venait. Pourtant, c’était loin d’être ce genre de requête qui sortit de ses lèvres. Non, il s’agissait plutôt de quelque chose de légèrement étonnant. Pour un peu, j’aurais réellement pensé avoir à faire à une petite fille. Regarder sous le lit ne me posait pas de problèmes particuliers. J’avais déjà entendu de plus étranges requêtes que ça. « Bien sûr. » Joignant le geste à la parole, je prenais ma baguette pour éclairer le dessous de mon lit. Rien du tout évidemment. « Voilà, aucun monstre. Tu peux dormir sur tes deux oreilles. » Je me demandais si un jour, il s’agissait de mots que j’aurai à dire à ma propre fille. Ça semblait incroyablement improbable, mais après tout…

Quand je me redressais, ses yeux étaient déjà fermés. J’eus un petit sourire amusé. Elle était épuisée. Au final, ce n’était pas plus mal qu’elle retourne chez elle pour une nuit de sommeil correcte avant de reprendre l’école. Je lui souhaitais bonne nuit à voix basse avant d’éteindre les lampes et de refermer la porte. Une fois de retour dans mon salon, je récupérais les objets laissés sur la terrasse, refermais la baie vitrée puis m’occupais d’arranger un lit d’appoint pour la nuit. Bien moins doué qu’Octavus en métamorphose, je ne me risquais pas à une manœuvre risquée, préférant dormir directement sur mon canapé avec les coussins et une couverture. La photo termina sa course sur la table basse sous mon gloussement. La nuit fut courte. Je n’aurais su dire combien de temps j’avais dormi quand la lumière du jour me réveilla. Après avoir paressé quelques minutes, je me décidais à me lever, le dos bloqué à cause de la position inconfortable dans laquelle j’avais dormi. Je me faisais vieux. Bougonnant, je nettoyais toute trace de cette soirée mouvementée avant de vérifier si Aloisia dormait toujours. C’était toujours le cas. Ma parole, c’était une véritable marmotte. Je refermais prudemment la porte avant de me diriger vers la salle de bain pour faire mes ablutions matinales. L’eau me rendit peau humaine et les idées un peu plus claires. Il était encore relativement tôt. Je n’avais toujours absolument pas la moindre idée de l’heure précise à laquelle ils devaient retourner en Ecosse. Je n’avais pas voulu gâcher les effets de la soirée en lui posant la question la veille. J’aurais peut-être dû. Je sortais de la salle de bain en pantalon et torse nu quand ma cheminée s’activa, signe que quelqu’un entrait. Il ne pouvait s’agir que d’une personne. J’espérais qu’il saurait garder son calme pour ne pas la réveiller…

« Ne fais pas de bruit, Aloisia dort encore… » Je quittais le couloir pour tomber nez à nez avec lui, son regard passant immédiatement sur ma peau nue. Je le vis littéralement rougir de colère, la mâchoire carrée. Puisqu’il avait apparemment eu le temps de réaliser qu’elle n’était pas dans le salon, et n’ayant pas de chambre d’ami, il sembla arriver à une conclusion logique, même si tout à fait déplacée. Après tout, elle était dans mon lit, j’étais torse nu… Quiproquos gênant. Il ne semblait pas être en mesure de penser clairement. Ça ne lui ressemblait pas de se montrer aussi sanguin. Je levais immédiatement les mains en signe de paix. Il devait bien savoir que jamais je n’irais poser la main sur elle. De toute façon, elle ne l’autoriserait pas. « Tu n’as pas osé ?! » Sifflement prononcé entre mâchoires serrées. « Eh ! Non. Ce n’est pas ce que tu crois. C’était simplement plus simple comme ça. Elle tombait de sommeil et n’avait pas envie de retourner dans cet hôtel moldu pour la dernière nuit ici. » N’était ce pas ce que tous les gens coupables disaient ? Mauvaise défense. Néanmoins, je n’avais pas mieux. De toute façon, s’il s’était fait son idée, il n’en changerait pas. Il sembla retrouver des idées un peu plus claires, même s’il garda un visage fermé. J’aurai été curieux de savoir ce qui se passait dans sa tête en ce moment. Je ne bougeais pas de ma position, prêt à me défendre si cela s’avérait nécessaire. « Imagine ma surprise quand je suis arrivé ce matin à l’hôtel, demandant au concierge d’appeler sa chambre pour m’entendre dire qu’il n’y avait pas de réponse. J’ai décidé de monter, au cas où elle n’ait pas envie de répondre. Mais personne n’a ouvert… Alors, il ne restait que deux explications possibles. Elle avait fugué, ou bien elle était ailleurs. Et quand j’ai remarqué que ses bagages étaient encore à l’intérieur, j’ai bien dû tirer les conclusions qui s’imposaient… » Ce n’est qu’à cet instant que je remarquais qu’il portait des bagages. Par merlin, vu l’état de la chambre d’Aloisia, je n’osais imaginer ce qu’il avait dû en penser. La rousse risquait d’être soit folle de rage, soit terriblement gênée. Je l’attrapais par le bras pour l’entrainer un peu plus loin dans le salon. J’aurai même été prêt à sortir sur la terrasse, mais torse nu, ça n’aurait pas été une très bonne idée. Contrairement à monsieur, je n’avais pas une pièce entière dédiée à mes vêtements. Par dépit, je renfilais donc ma chemise de la veille, complètement froissée. « Je dois admettre que je suis surpris de ne pas t’avoir vu hier soir. » Cependant ce n’était pas plus mal. Je lui jetais un regard perçant, indiquant que je savais pertinemment que l’idée lui avait effleuré l’esprit. Il se détourna en direction de l’extérieur, sûrement pour me cacher sa réaction. Son regard tomba sur le bonhomme de neige, mais il ne posa aucune question. Cela valait mieux. Même si ce n’était pas exactement les circonstances, je comptais bien appliquer le précepte du don’t kiss, don’t tell. « Puisque cela semble t’intéresser, nous avons passé une excellente soirée. J’ose espérer que j’ai réussi à lui changer les idées pour sa dernière soirée. En fait, la soirée était tellement bonne que nous nous sommes couchés très tard. Tu as eu une brillante idée de me proposer comme substitut. Je devrais sûrement te remercier. » Je m’installais sur l’accoudoir, les bras croisés, reprenant vite mon sérieux. Il n’avait pas l’air d’humeur à être taquiné. J’avais l’estomac vide et un besoin désespéré de café. J’avais pensé préparer rapidement quelque chose à Aloisia avant qu’elle ne doive partir, mais apparemment je n’en aurais pas le temps. Je ne me voyais pas tenir la chandelle aux ex. la présence d’Octavus avait comme aspiré toute la bonne humeur ambiante. J’avais presque envie de le secouer. « Octavus ! Je devrais me vexer que tu oses penser que je sois ce genre d’amis. Surtout après votre nuit à tous les deux… » Heureusement, je n’étais pas rancunier. Il avait de la chance. Pour un peu, j’aurai même pensé qu’il était jaloux et c’était une bonne chose car cela me confortait dans mon idée qu’ils allaient finir par se réconcilier, même si cela prendrait du temps. En voyant qu’il ne répondait pas, je changeais de sujet. « Je ne sais même pas, à quelle heure êtes vous supposés partir ? » L’énervement transparaissait légèrement de ma voix. Après cette soirée, je ne pouvais plus être 100% du côté de mon meilleur ami. Je savais mieux que personne que lui aussi avait ses torts. « 10 heures. Tu m’offres un café ? » La question me prit totalement de court et j’eus un air ébahi avant de hocher la tête, me déplaçant jusqu’à la cuisine. J’en avais bien besoin. Pour lui en revanche, j’avais de gros doutes. Il était assez énervé sans la caféine. Le brun suivit plus lentement et s’attarda sur la photo posée sur la table. Il ne fit que l’observer avant de suivre. Je n'étais pas vraiment pressé qu'Aloisia apparaisse vu l'ambiance.
 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 13 Nov - 21:56





Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

P.O.V. Octavus

Tu avais catégoriquement refusé d’aller voir Aleksei en fin de soirée, une fois sûr qu’il devait avoir raccompagné Aloisia. De toute façon, tu te moquais de ce qu’ils avaient fait. Ce n’était pas comme si tu risquais d’être jaloux, n’est ce pas ? A la place, tu avais préféré rester chez toi, à bouquiner un peu. Une soirée plus que studieuse pour changer de ces derniers jours. La situation n’était de toute manière plus vraiment la même.

Après un réveil aux lueurs de l’aube et une routine bien rôdée, tu avais pris un petit déjeuner léger, le dernier en Russie. Vous repartiez aujourd’hui. Tu n’en avais absolument pas la moindre envie. Retrouver tous tes problèmes et les apparences que tu détestais n’avait rien d’attrayant à tes yeux. Revenir en Russie avait été doux amer. A huit heures, tu t’étais rendu à l’hôtel moldu qui logeait Aloisia. Tu n’avais pas la moindre idée de son numéro de chambre puisqu’elle ne t’avait pas autorisé à entrer dans sa tanière. Tu te dirigeas donc à contre cœur vers le concierge, te rappelant au dernier moment qu’elle n’avait pas donné son vrai nom. C’était une chance qu’il l’ait saluée en ta présence. « Bonjour. La chambre de Mademoiselle Nicholas s’il vous plait. » S’il te reconnut, il n’en montra rien et s’empara du téléphone pour appeler la chambre en question. « Mademoiselle Nicholas semble avoir un problème avec son téléphone. Elle occupe la chambre 411. » Après l’avoir remercié, tu pris les escaliers afin de monter. Même si tu tolérais les moldus, il était absolument hors de question que tu n’acceptes de rentrer dans cette cage de fer tenu par un petit fil. Et puis, cela faisait de l’exercice. Tu finis par arriver au bon étage et frappa pendant plusieurs minutes à la porte. « Aloisia ? Ouvre-moi. Je sais que tu es à l'intérieur. » Vous auriez sûrement dû discuter des modalités du retour avant d’être mis devant le fait accompli, mais tu avais préféré y penser le moins possible. S’il t’avait été possible de rester caché dans ton pays, tu l’aurais volontiers fait. Tu tapas impatiemment du pied. Tu ne souhaitais pas attirer l’attention. Il ne manquerait plus qu’un attroupement de moldus se forme. À bout de patiente, tu sortis discrètement ta baguette avant d’ouvrir la porte. Elle l'aurait voulu. La scène de désolation qui se dévoila à toi te fit d’abord penser à une attaque. Surtout que la pièce était déserte. Le lit était dévasté et tu te demandas le genre d’activités qui y avait pris place. Tu commenças de voir rouge jusqu’à ce que tu n’aperçoives les couvertures devant la fenêtre. Pour quelqu’un qui estimait les moldus inférieurs, elle avait une certaine façon de se comporter comme leur sorte. Tu refermas soigneusement la porte avant d’avancer dans la pièce, ouvrant totalement les rideaux pour y voir plus clair. Un bruit de verre cassé te fit baisser la tête et tu tombas sur une dizaine de flasques vides. Un de tes sourcils se haussa. Qu’avait-elle donc fabriqué ici ? Pour un peu, tu aurais pensé qu’elle avait fait une fête. C’était préférable à l’idée qu’elle soit restée enfermée ici à boire, à cause de toi. Mais il y avait aussi des fioles et tu secouas la tête. Vraiment, elle se comportait comme une enfant. Mais après tout, c’était ce qu’elle était et c’était aussi pour ça que tu avais cherché à l’éviter durant aussi longtemps. Si tu t’étais contrôlé, elle n’aurait peut-être pas été aussi désespérée. Tu te demandas ce que ses parents penseraient s’ils pouvaient voir cet endroit. Sa mère aurait déjà des critiques et des conseils sur le bout des lèvres. Tu continuas d’explorer, comprenant immédiatement pourquoi le téléphone semblait en dérangement constant. Ses restes trônaient en bonne place dans la poubelle. Tu aperçus aussi du tissu et intrigué décida de vider la poubelle au sol. Tu te moquais bien de son avis sur la question. De toute façon, elle n’en saurait jamais rien. Ça n’allait pas clasher avec le décor de toute manière. Elle avait jeté à la poubelle un cadeau. Étrange. Il avait plutôt dû tomber par erreur. Vu l’état de la pièce, ça n’aurait rien eu d’étonnant. Tu n’allas pas jusqu’à l’ouvrir. Cela ne te regardait plus. Ton seul rôle maintenant était de t’assurer qu’elle rentre en une pièce à Londres.

Tu étais sûr qu’elle avait fui. Il n’y avait pas d’autres explications possibles. L’idée de devoir aller interroger le concierge t’effleura, mais cela serait problématique. Mieux vaudrait que tu te charges de parler à Aleksei. Elle ne pouvait pas être bien loin. En attendant, tu ne pouvais pas laisser la chambre dans cet état. Même avec un faux nom, il restait qu’elle pouvait être reconnue. Tu fis disparaître tous les déchets au sol, répara le téléphone avant de t’emparer du cadeau pour le poser sur le lit. Tu pris ensuite le chemin de la salle de bain. La présence de ses vêtements te fit douter. Qui partirait en fuite sans rien à porter ? Elle aurait au moins pris une valise. Une autre explication t’effleurait bien l’esprit, mais elle était trop outrageuse pour que tu ne t’y attardes plus d’une seconde. Tu grinças des dents avant de desserrer la poigne blême que tu avais porté sur ta baguette pour éviter de la briser en deux. tu restas quelques minutes immobile avant de te sentir suffisamment calme pour lancer un sort sans qu’il n’ait d’effets indésirables. Tu transféras ensuite tout le contenu de la salle de bain dans les bagages, les faisant léviter jusqu’au pied du lit pour y glisser le cadeau. Tu n’arrivais pas à croire qu’elle ait osé. Toi qui avais pensé… Non, ça n’avait plus aucune importance maintenant. Elle était libre de faire ses propres choix. Ça ne te regardait en rien. Tout au plus étais-tu en colère contre ton meilleur ami qui n’avait peut-être pas eu à l’esprit qu’une simple envie de te rendre jaloux. Tes yeux scannèrent la pièce pour t’assurer que tu n’avais rien oublié. Cela ne semblait pas être le cas. Tu refis le lit rapidement avant de t’emparer des bagages et de transplaner directement dans ton appartement.

Une fois de retour chez toi, tu posas un instant les bagages afin de t’emparer d’une poignée de poudre de cheminette et de filer chez lui. Tu ne savais pas ce que tu préférais, qu’elle ait fugué ou qu’elle ait passé la nuit avec lui. Non, bien sûr que tu savais ce que tu préférais. Tu atterris en plein milieu du salon, désert. La porte de la chambre était fermée. Tu envisageas assez réalistement de la défoncer afin de fondre sur eux tel un oiseau de proie. Ils l’auraient bien mérité. Pris en flagrant délit. Avant que tu n’aies eu le temps de réagir, Aleksei arriva dans le salon torse nu. L’entendre te donner un ordre passa très mal. Déjà pour l’implication que tes craintes semblaient se réaliser et qu’elle était en effet bien dans la chambre. Cela semblait évident puisque le canapé était vide. « Tu n’as pas osé ?! » Tu préféras naïvement t’en assurer. Tu avais envie de l’entendre de sa propre bouche. Tes dents allaient finir par céder si tu continuais de serrer les mâchoires aussi fort. Tu fus gré d’avoir toujours les bagages dans les mains, car eux seuls t’empêchaient de lui coller ton poing dans la figure. Ça et le fait que la dernière fois que tu t'étais montré violent, tu l'avais regretté. « Eh ! Non. Ce n’est pas ce que tu crois. C’était simplement plus simple comme ça. Elle tombait de sommeil et n’avait pas envie de retourner dans cet hôtel moldu pour la dernière nuit ici. » Sa pathétique défense ne fit rien pour te calmer. Puisqu’il savait exactement ce qui te passait par la tête, c’est qu’il y avait réfléchi et qu’il était coupable. Respirant calmement, tu parvins à surmonter ton envie de tuer, mais restas sur tes gardes. Tu étais sûr que tu avais raison. Rien de ce qu’il pourrait dire n’allait te faire changer d’avis. Pour la peine, tu regrettais juste de ne pas être arrivé avant qu’il ne se lève pour les prendre en flagrant délit sur le fait. « Imagine ma surprise quand je suis arrivé ce matin à l’hôtel, demandant au concierge d’appeler sa chambre pour m’entendre dire qu’il n’y avait pas de réponse. J’ai décidé de monter, au cas où elle n’ait pas envie de répondre. Mais personne n’a ouvert… Alors, il ne restait que deux explications possibles. Elle avait fugué, ou bien elle était ailleurs. Et quand j’ai remarqué que ses bagages étaient encore à l’intérieur, j’ai bien dû tirer les conclusions qui s’imposaient… » Ses yeux baissèrent sur les bagages toujours dans tes poings fermés. Là avait été son seul salut. Tu te moquais bien que votre amitié en soit brisée. Jamais tu n’aurais agi de cette manière avec lui. Tu te laissas entraîner plus loin, posant finalement dans un bruit sourd les bagages. Les poignées t’avaient presque coupé les paumes à force de serrer. « Je dois admettre que je suis surpris de ne pas t’avoir vu hier soir. » Il te connaissait trop bien. Mais il n’avait plus le pouvoir. C’était plutôt à toi de poser les questions, mais tu n’avais même pas envie de parler. Tu tournas la tête en direction de la terrasse, remarquant avec une surprise habilement dissimulée qu’il y avait là un bonhomme de neige. Était-ce comme ça qu’il l’avait séduite, en lui proposant de rentrer chez lui faire un bonhomme ? Tu étouffas un rire amer à cette pensée. Tu avais presque oublié où tu te trouvais, perdu dans tes pensées noires. « Puisque cela semble t’intéresser, nous avons passé une excellente soirée. J’ose espérer que j’ai réussi à lui changer les idées pour sa dernière soirée. En fait, la soirée était tellement bonne que nous nous sommes couchés très tard. Tu as eu une brillante idée de me proposer comme substitut. Je devrais sûrement te remercier. » Les derniers mots eurent tôt fait de t’énerver de nouveau. Tu pouvais en effet imaginer ce qu’avait été leur soirée. Tu serras les poings, tes phalanges craquant. Cette fois-ci, tu n’avais plus de bagages pour t’occuper. « Octavus ! Je devrais me vexer que tu oses penser que je sois ce genre d’amis. Surtout après votre nuit à tous les deux… » Tu n’avais jamais eu de raison de douter de lui. Peut-être n’étais-tu pas réellement rationnel la concernant ? Tu ne répondis rien. Tu étais toujours en colère. Il n’était pas totalement disculpé. Tu regrettais presque de l’avoir proposé. Pourtant, tu avais peut-être même espéré ce genre d’issue après l’avoir vu flirter avec elle. Une part de toi était tellement persuadée qu’ils auraient été bien mieux ensembles tous les deux que c’était trop facile d’imaginer qu’Aleksei ait réussi à la charmer. Tu les avais poussé dans les bras l’un de l’autre en toute conscience. Tu avais eu envie qu’elle s’amuse et bien apparemment, cela avait été le cas. Toute la nuit… « Je ne sais même pas, à quelle heure êtes vous supposés partir ? » Tu te tournas finalement vers lui, lui jetant un regard légèrement dédaigneux. Mieux valait pour Aloisia qu’elle ait échappé à cette rencontre. Tu aurais déjà bien assez de mal à faire semblant de l’ignorer une fois que vous seriez tous les deux. Pas pour longtemps heureusement. « 10 heures. Tu m’offres un café ? » Non pas qu’une nouvelle tasse soit vraiment une bonne idée, mais tu avais besoin d’une distraction. Tu ne te voyais pas aller réveiller la belle aux bois dormants alors ton ami allait s’en charger. C’était maintenant sa prérogative. Il finit par quitter le salon et tu suivis, stoppant en apercevant les objets insolites sur la table basse. Tu avais déjà vu l’appareil puisque tu avais été présent à noël. En revanche, la photo prise avec était nouvelle. J’aperçus les visages complètement ridicules des deux. A en déduire par l’obscurité, il était tard. Mais cela ne les disculpait pas pour autant totalement. Tu suivis sans rien dire jusqu’à la cuisine.

 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 20 Nov - 22:29


OCTAVUS, ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Je ne comprenais pas comment c'était possible, avec tout ce qu'il m'était arrivé ces derniers temps, que cette nuit fut aussi réparatrice, aussi courte eut elle été. Peut-être était-ce les excès de la soirée qui avait fait tomber mon corps, ou mon esprit qui cherchait à échapper à la réalité. Il n'y avait pas de bonne réponse, mais je dormais, je dormais bien et j'étais frustrée de me sentir me réveiller. S'il y avait eu un moyen pour que jamais je ne me réveille, que je reste ainsi dans mon songe sans être bousculée par les tracas de mon existence, j'aurais signé tout de suite. Sans en venir à des moyens trop extrêmes, j'aurais tout fait pour rester ainsi. Je serais devenue d'une certaine manière ce que j'aspirais depuis si longtemps : une vraie héroïne de conte de fées. Sauf que dans mon cas, il n'y aurait jamais eu de prince et de baiser capable de me sortir de cet état. Mais ça n'aurait pas été si grave. J'aurais dormi, rêvé, inlassablement, dans le lit de ce qui se rapprochait le plus d'un ami, en sécurité dans un sens. Pourtant, je m'éveillais et l'Aloisia consciente des bienfaits de ce sommeil enrageait de ce constat. J'ouvrais les yeux, bousculée par la lumière du matin, assassinée par un mal de tête totalement mérité. Je me retournais encore et encore dans les draps, à la recherche de quelque chose que je venais de perdre. J'avais froid, pourtant j'étais certaine de m'être couchée toute habillée. Ce fut ce souvenir qui me ramena tous les autres. Le ballet, la patinoire, la vodka, le bonhomme de neige et puis Aleksei. J'étais toujours chez lui. Si je ne voulais pas me lever pour moi, il allait bien falloir que je le fasse pour lui. Je ne pouvais pas monopoliser son lit jusqu'à la fin de nos vies. Me mettre sur mes pieds fut des plus désagréables, j'avançais comme une automate jusqu'au salon, prête à me relaisser tomber sur le canapé. Les brides d'une conversation me parvinrent mais ne m'atteignirent pas. Mes poings frottaient mes yeux, essayant coûte que coûte de finir de me réveiller. Toujours plus facile à dire qu'à faire. De toute façon, cette matinée allait être tout sauf facile.

« - Aleksei... ? » Il devait bien être debout lui aussi. Je finis par porter un regard sur la pièce adjacente au salon. La vision des deux amis, côte à côte, me tétanisa. Octavus était là. C'était inexplicable, mais je ne m'y attendais pas. En même temps, j'étais bien folle si j'avais cru un seul instant que l'appartement de son meilleur ami pouvait constituer une cachette potentielle. Je sentis mes bras tomber mollement le long de mes flancs, comme impuissante. J'étais presque étonnée de voir qu'il n'avait pas changé. Il était toujours aussi beau, son air dur, sa mâchoire carrée, ses cheveux sûrement trop longs que j'aimais pourtant. D'une élégance incroyable sûrement sans accorder ne serait-ce qu'une once d'effort à cette tâche matinale qu'il maîtrisait depuis des années. Il était le même alors qu'aujourd'hui, tout changeait. Aujourd'hui plus qu'hier puisque nous quittions son pays pour revenir à notre réalité. Et comme pour bien creuser le fossé, j'étais en cet instant tout son contraire. Les yeux tirés, cernés, décoiffée, débraillée. Il ne fallait pas que j'en prenne ombrage, après tout, je n'allais plus jamais avoir à me faire belle pour lui. Du moins, pas vraiment. Ce serait plus pour les apparences que pour lui plaire. Toutes ces pensées que le blondinet était parvenu à tenir éloignées commençaient à reprendre leur place dans mon esprit. Je réalisais alors que s'il était là, c'était parce que nous allions partir, réellement cette fois-ci. J'avais peut-être cru qu'un miracle allait se passer, qu'il allait subitement changer d'avis, ou que j'allais trouver le courage de fuir. Il était trop courageux et moi bien trop lâche pour ça.

« - Octavus... » Son prénom heurta mes oreilles, comme si j'étais surprise du son de ma propre voix. Comment savait-il que j'étais ici ? Aleksei lui avait-il demandé de venir me récupérer ? Je n'avais pas envie d'y croire. Certainement que l'homme responsable aurait fini par transpercer derrière l'ami dont j'avais eu besoin. Mais il n'aurait pas fait ça dans mon sommeil, derrière mon dos. Il savait que ça allait être difficile de le revoir, je voulais croire qu'il aurait fait les choses autrement. Bizarrement, je me sentais trahie de les voir ainsi tous les deux, l'air de rien dans la cuisine. Je m'en voulais parce que de nous trois, j'étais l'intruse, celle qui n'avait pas sa place. Je venais déranger une scène typique pour les deux compères. Mes yeux devinrent fuyant et s'accrochèrent sur un objet bien connu qui n'avait définitivement rien à faire là. Je sourcillais, perdue. Comment par tous les sages ma valise avait-elle fait pour atterrir là ? La dernière fois que j'avais vérifié, elle se trouvait dans ma chambre d'hôtel. L'explication fit son bout de chemin jusqu'à moi, me prenant toujours plus d'effroi alors que je réalisais que celle d'Octavus était également présente. Se pouvait-il que... Non il n'aurait pas osé. Pas après lui avoir fait plus ou moins comprendre que je ne voulais pas de lui dans cet endroit. J'avais la nausée. Mon estomac n'avait pas été épargné jusque-là mais maintenant, il était totalement en perdition. Il n'y avait pas d'autre possibilité vue la tenue d'Aleksei. Octavus était entré dans ma chambre. L'image de désolation de la pièce s'abattit sur moi. Je revoyais le sol jonché de bouteilles et de fioles, mon lit d'infortune près de la baie vitrée, les objets moldus massacrés et plus dur encore, le présent qui lui était destiné abandonné dans une poubelle. J'étais frappée par cette image,et j'avais honte, pitié de moi-même. C'était ce qu'il avait ressenti en entrant ?

« - Tu es entré dans ma chambre?! » Je choisissais la colère à la honte. Je n'avais pas besoin en plus d'être pathétique devant eux. Je sentais que j'étais livide, tremblante de colère en le toisant du regard. J'avais envie d'hurler, d'exploser mais c'était impensable. Est-ce que c'était l'image que je voulais qu'Aleksei conserve de moi ? Une hystérique, une gamine puérile ? Lui avait vu mon antre, peut-être même avait-il compris les raisons d'un tel chaos. Mais il ne pouvait rien faire, il était extérieur à tout ça. C'était différent avec Octavus. Je ne voulais pas apparaître fragile devant lui, apparaître faible, c'était devenir une proie facile pour les autres. J'avais grandi avec ce précepte de vie. Il fallait que je me calme, mais c'était impossible. Mon ancien fiancé ne me laisserait aucun répit, aucune chance de me préserver un minimum. Je pouvais sentir mes ongles venir se planter dans la paume de mes mains. Tout allait trop vite ce matin. Quelques secondes à peine s'étaient écoulées depuis que j'avais signalé ma présence aux deux amis. J'avais eu raison, j'aurais mieux fait de ne pas ouvrir les yeux. Mon regard vira d'ailleurs sur Aleksei, à la recherche d'un quelconque soutien qui n'avait aucun sens. Je ne pouvais de toute façon pas lui demander de me soutenir sur ce coup-là. Il n'avait pas à prendre position. Le seul responsable, c'était Octavus. Ou alors c'était moi. Je ne savais pas vraiment, la colère n'était pas bonne conseillère. « - Très bien. Je vais me doucher. Tu crois que tu vas réussir à ne pas rentrer si je te le demande ? » C'était vraiment petit mais il pouvait déjà s'estimer heureux que je n'ai rien cassé. Parce que j'en avais très envie, voire besoin.

Je filais durement vers la seule pièce que je ne connaissais pas et que j'imaginais être la salle de bain. Ma main attrapa brusquement la poignée et referma la porte avec autant de violence. Je restais une seconde contre le bois, les narines frémissantes sous l'afflux d'air et les lèvres étroitement clauses. Et puis tout aussi rapidement, je me précipitais vers le lavabo, persuadée que j'allais vomir. Plus de peur que de mal. Je restais les doigts cramponnés à la céramique avant de finalement me déshabiller et de me glisser sous la douche. L'eau n'eut pas l'effet réparateur que j'aurais espéré. Je restais pétrifiée, laissant les minutes passer ainsi. Il fallait que je sorte, que j'y retourne. Je n'étais pas certaine de pouvoir trouver la force. Je refermais le robinet, attrapant machinalement une serviette pour m'en vêtir avant de réaliser que dans ma fuite précipitée, je n'avais pas pris ladite valise pour en sortir des vêtements propres. C'était tout bête mais ça me donna le coup de grâce. Hors de question de renfiler ma tenue de la veille qui avait déjà trop vécue, et encore moins de sortir devant les deux hommes si peu vêtue. Je me laissais glisser le long du mur, en face de la porte, assise plutôt confortablement dans cette immense serviette, la tête entre les bras espérant de toutes mes forces qu'au final, je n'avais pas réussi à me réveiller et que tout cela faisait parti d'une machination de mon esprit tourmenté.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 22 Nov - 20:42





Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

Sa voix résonna avant même que tu ne l’aperçoives, interrompant brutalement tes pensées et la voix réprobatrice d’Aleksei. Conversation coupable. Tu te demandas si elle savait que vous aviez été en train de parler d’elle. Si elle s’était réveillée à cause de toi. Possiblement. Tu avais pensé être prêt à la revoir, mais en fait ce n’était pas le cas. Elle ne symbolisait que l’échec. « Dans la cuisine. » Tu jetas un regard indéchiffrable à ton ami. Quand sa chevelure rousse fut en vue, tu tentas en vain d’avoir l’air un peu plus agréable. Ce n’était pas facile. Tu ne réussis pas. En réalité, ça avait peu d’importance. Il suffisait que son regard se pose sur toi pour que tu saches que ton expression n’allait pas vraiment jouer dans un sens ou dans l’autre. Elle semblait surprise de te voir, stoppant brutalement sa progression jusqu’au salon. Mais pas gênée. Pour un peu, tu aurais eu envie d’en rire. Dans un autre temps, une autre situation, tu l’aurais d’ailleurs sûrement fait. Elle avait l’air comique dans son expression bouche bée. Comme si ta présence ici semblait inconcevable. Comme si tout ce qui s’était passé jusque là avait été effacé. Toi aussi, tu aurais aimé que ce soit possible. C’était vain.

« Oui c’est toujours mon prénom. » Tu ne rajoutas pas que tu étais ravi qu’elle s’en souvienne encore. Cela aurait été injuste et un peu trop puéril à ton goût. La réprobation d’Aleksei t’atteignait par vagues, mais tu refusais de détourner les yeux pour le regarder. Il n’avait pas son mot à dire. D’ici une heure, toi non plus d’ailleurs. Elle retournerait au Bateson et toi, tu reprendrais ton rôle d’espion du lord. Le sentiment de redevenir un esclave te prit à la gorge. Tu allais devoir d’y habituer. Le plus dur restait à venir dorénavant. Tu n’aurais plus de vacances avant l’été. Tu la détaillas d’un œil critique. Tu te moquais bien de son maquillage éprouvé ou de ses cheveux en bataille. Elle portait toujours ses vêtements de la veille, froissés de sommeil. Aleksei avait dit la vérité. Rien ne s’était passé ou du moins, elle avait au moins pris la peine de se rhabiller après. Une chose cependant n’avait pas changé, avait sûrement même empiré, vos relations. Tu ne savais pas ce qui avait été préférable. Arracher le pansement d’un coup sec ou par petits coups. Tu avais toujours opté pour la méthode la plus expéditive. Elle n’avait visiblement pas pensé une seconde que tu puisses être alarmé de ne pas la trouver chez elle alors qu’elle aurait dû y être. Elle n’avait aucune idée de ce qu’était la vie réelle. Elle continuait de vivre dans son petit monde. Ses parents avaient eu tort de la garder préservée de tout. Tu ne serais sûrement pas le seul à être énervé par cette réalité.

Son regard dériva finalement sur le décor, tombant sur la valise. Tes lèvres se tordirent imperceptiblement. Tu te demandas si Aleksei avait eu la primeur du spectacle ou si tu avais été le seul témoin de la débâcle. Tu lui jetas un bref coup d’œil, mais n’eus pas le temps de lire son expression. Presque immédiatement, une voix mi-enragée, mi-outragée se manifesta. Par respect pour ce qui vous avait lié, tu n’allais pas faire de commentaires. L’envie ne te manquait pas. De nouveau, tu fus étouffé par la sensation que tes deux univers rentraient en collision. Des mots acerbes te brûlèrent la bouche et seule la présence de celui qui t’avait toujours pardonné tes fautes te retint de les prononcer. En partie seulement. Tu détestais qu’elle retourne la situation, comme si c’était ta faute. Tu n’avais rien demandé. Elle non plus, certes, mais elle avait attaché beaucoup trop d’importance à tout ça. Elle avait oublié un détail primordial, vous les sangs pur, vous n’étiez pas nés pour avoir des unions heureuses, vous viviez uniquement pour perpétuer un idéal, un tout plus grand que votre petite individualité. Et chacun de vous avait refusé de se plier à ces règles, tirant la corde dans deux sens opposés jusqu’à ce qu’elle ne finisse par casser net.

« Peut-être que je n’aurais pas eu besoin de rentrer si tu avais été à l’intérieur. » C’était tellement transparent, la façon dont tu recommençais à la considérer comme enfant. La veille semblait tellement loin. Tu te demandas même si tu ne l’avais pas fantasmé.  « Tu pensais que la chambre allait se libérer toute seule, que les moldus allaient gentiment t’attendre toute la journée ? Tu devrais me remercier d’avoir ‘rangé’. » Bon, tu n’avais tenu que deux minutes avant de faire une allusion à peine voilée à l’état de la pièce. Peut-être que tu ne vivais que pour la pousser à être contre toi. C’était tellement plus facile à gérer que voir son regard d’amour à sens unique.

A ses mots outragés, un sourire de dédain fit son apparition sur tes lèvres. Qu’elle fuit, c’était ce qu’elle faisait de mieux. De toute façon, ici n’était ni l’heure ni le moment pour régler vos comptes. Vous auriez tout le temps pour ça une fois de retour au château, si tu ne l’ignorais pas totalement. Maintenir le statut quo pour les apparitions importantes semblait soudainement insurmontable. Il se serait agi de quiconque autre qu’Aleksei, tu aurais immédiatement tiré la conclusion qu’il avait raconté des horreurs sur toi dans le but de la liguer contre toi. Mais elle n’en avait pas besoin, tu le faisais suffisamment pour tous les autres. « Je devrais réussir. Après tout, il n’y a qu’une porte. Ce n’est pas comme si tu risques de te volatiliser. » Tu avais peine à croire que tu te montrais aussi ignoble, mais le venin empoisonnait de nouveau tes veines. Ce n’était plus la violence physique qui demandait à sortir, mais celle des mots. Tu  combattis le sourire qui menaçait de s’emparer de ton visage. Tu devenais ce que tu avais toujours méprisé et craint. Et le pire était sûrement que ça ne te choquait plus autant qu’auparavant. Quelque chose avait changé. Comme si cette marque invisible qui te liait au lord te noircissait le cœur.

Une fois la porte refermée avec fracas sur sa personne, tu bus une gorgée de café comme si de rien n’était. Aleksei savait aussi bien que toi qu’il ne devrait rien dire, mais il allait une nouvelle fois dépasser les limites de la bienséance. « Était-ce nécessaire ? Tu sais, j’avais presque réussi à lui remonter le moral, jusqu’à ce qu’elle ne te voit. Comme si elle avait vu un fantôme. Un poltergeist qui pompe tout sentiment positif. Pour un peu, je penserais avoir à faire à ton jumeau maléfique. » Trahison. Tu savais que ce n’était pas juste de ressentir ça. C’était normal que ton imbécile d’ami décide de prendre parti pour la veuve et l’orphelin. Dieu savait qu’Aloisia n’en avait pas besoin, mais apparemment, il considérait que si. Devant ton silence peu concerné, il soupira bruyamment avant de quitter la cuisine. Tu terminas la tasse de café cul sec, toussant à moitié devant l’âpre goût du liquide noir.

Aleksei se posta devant la baie vitrée, posant un regard désolé sur Alonso. Tu restas immobile, à essayer de ne pas réfléchir, ignorant combien de temps s’écoulait. Le blond finit par se détourner pour tomber sur les bagages qui avaient tellement envenimé la situation. Dans sa précipitation, Aloisia n’avait même pas pensé à prendre de vêtements propres. Tu doutais qu’elle n’accepte de reporter la même chose. De toute façon, ses parents n’auraient pas compris qu’elle mette une tenue aussi commune. Tu n’avais absolument aucune intention de lui apporter sa valise. De toute manière, elle refuserait de t’ouvrir ou alors ce serait pour t’attaquer. « Tu devrais sûrement lui emmener ses affaires. » Ton neutre alors que tu déposais la tasse de café dans l’évier pour lui tourner le dos. Tu ne sus qu’il t’avait écouté qu’en entendant un bruit de froissement puis un frappement contre une porte. « Aloisia, j’ai posé ta valise devant la porte. » Même lui était gêné, tu l’entendais à sa modulation de voix. Tu avais réussi, ce séjour aurait été mémorable du début à la fin.    


 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 27 Nov - 22:29


OCTAVUS, ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


J'aurais aimé pouvoir me réjouir de la présence d'Octavus. Pourtant, elle était trop annonciatrice de mauvaises nouvelles pour ça. Il n'était plus l'image d'une trêve dans l'enfer bourgeois dans lequel j'avais grandi, ni même une bouffée d'espoir quant à mon avenir. Il avait balayé d'un revers de main toutes ces vertus bienfaisantes en décidant qu'il était temps de faire du tri dans sa vie. Et que j'étais définitivement la première chose à éradiquer. Le voir atteignait toujours autant mon cœur mais d'une manière bien différente désormais. Je ne savais pas si, par-là même, il était devenu quelqu'un de nouveau ou si c'était moi qui avait laissé une partie de mon être dans cette ruelle enneigée de St-Petersburg. Ce qui était sûr, c'était que la vie telle que nous l'avions connu avait disparu. Je n'en avais pas encore fait complètement le deuil. Il aurait été plus facile, ou peut-être plus tragique en fin de compte, qu'il disparaisse complètement et brutalement de ma vie. Ne pas cesser tout contact du jour au lendemain avec lui allait peu-être m'éviter la folie, même si j'en doutais. Le sort en avait de toute façon décidé autrement, je serais contrainte, bon gré mal gré, de le côtoyer et pire encore, de tenir le mieux possible mon rôle de fiancée amourachée tout en sachant pertinemment que, sa liberté retrouvée, plus rien ne le retiendrait de suivre son meilleur ami sur le chemin de la débauche bien caractéristique des hommes de leur physique, âge et rang social. Je ne pouvais m'en prendre qu'à moi-même, après tout, il fallait être complètement stupide pour croire qu'un homme comme lui pouvait aimer une gamine comme moi. Et en plus, il avait à plusieurs reprises tenté de me le faire comprendre, en pointant d'une doigt mon immaturité ou juste en me repoussant encore et encore. Mais non, j'avais préféré gardé mes œillères plutôt que d'affronter la terrible vérité. J'étais tombée amoureuse d'une étoile qui était bien trop haute pour être à ma portée. En définitive, je ne valais pas mieux que toutes ces filles de Poudlard qui se rêvaient à ses côtés : écervelées et utopiques.

Sa voix claque à mes oreilles comme un fouet et je me demande si c'était parce que je n'avais pas entendu ce son grave depuis plusieurs jours ou bien seulement parce qu'il se faisait un honneur d'être aussi dur avec moi. Il se moque de moi. N'est-ce pas ? Il n'a décemment aucun droit d'être énervé en ce moment. Après tout, je n'étais pas celle qui avait violé son intimité ! Il avait décidé de m'inviter en Russie et certainement dans le seul et unique but de pouvoir rompre la promesse de nos parents tranquillement à l'abri de leurs représailles. Alors j'estimais avoir le droit à un peu de discrétion, non ? Le fait était que j'étais rongée par la honte qu'il ai vu cet aspect peu reluisant de ma personne. Pendant des années, je m'étais efforcée à apparaître toujours parfaite à sa vue. Alors forcément, qu'il me voit faible et pathétique au travers d'une chambre d'hôtel ravagée me mettait hors de moi. Lui qui était un vrai maniaque du contrôle, j'avais espéré qu'il puisse comprendre ça. Ce n'était de toute évidence pas le cas. Et comme pour bien appuyer là où ça faisait mal, il se fit un malin plaisir de bien souligner le fait qu'il avait du rangé. Ça démontrait bien qu'outre le fait qu'il est vu l'état des lieux, il me considérait toujours comme une enfant. Évidemment que je comptais payer les moldus avant de partir et ce même si ça m'avait fait louper le portoloin. J'en aurais payé un autre, tant pis, ça aurait juste retarder l'inévitable. « - Tu veux vraiment que je te remercie Octavus ? Tu vas devoir m'excuser, je ne suis pas assez bonne actrice pour ça. » Je m'en voulais un peu d'avoir tardé à répondre, d'avoir laissé une ou deux secondes de flottement pour, non pas chercher mes mots, mais contrôler le son de ma voix. Elle ne devait pas être trop tremblante, je devais rester forte devant le brun, mais pas trop forte non plus, vu que je voulais préserver un tant soit peu le blond.

Le petit sourire qui naquit sur ses lèvres fit bouillir le sang dans mes veines, je pouvais littéralement le sentir. Je commençais à détester ce nouvel Octavus qui n'avait de toute évidence que pour seul but de me faire souffrir. Malheureusement, ce n'était pas suffisant pour me faire oublier tout le reste de mes sentiments à son encontre. Je préfère quitter la pièce plutôt que de rétorquer, et évidemment il allait prendre ça pour une fuite mais qu'importe, je ne voulais pas que tout s'envenime devant Aleksei. Je n'oubliais pas la soirée qu'il m'avait fait passer et les efforts acharnés pour me changer les idées. Ça n'était pas juste, ni pour le jeune russe, ni pour moi, de lui laisser en guise de dernier souvenir une personne hystérique. Octavus avait raison, il n'y avait qu'une simple porte pour me couper de cette scène et je me sentais impuissante de ne pas pouvoir m'en extraire par mes propres moyens. Je ne savais pas transplaner, je ne connaissais pas la Russie et je risquais d'éveiller les soupçons si je rentrais au pays de mon propre côté. Et je n'avais pas du tout le courage de tout quitter et de m'enfuir pour une nouvelle vie. J'avais beau détester ce monde hypocrite auquel j'appartenais, je devenais de plus en plus comme ils l'avaient voulu. La douche n'eut pas l'effet escompté si ce n'était celui de dissiper un peu la nausée qui m'avait prise subitement. J'étais dégoûtée, de lui ou de moi, c'était encore une réponse que je n'avais pas. Je ressassais tout ça assise le dos au mur, littéralement, près de la porte de la salle de bain. Au final, peut-être que Poudlard allait m'être salutaire. Je ne savais pas du tout comment l'école pouvait l'être, j'essayais plutôt de trouver le courage de me relever et de le suivre. Et Merlin savait que les serpentards n'étaient pas réputés pour cela. Il le fallait néanmoins. La voix d'Aleksei brisa la quiétude mais ne me fit même pas sursauter, comme si je m'étais attendue depuis le début à ce que ça soit lui qui me tire de ce mauvais pas. Il était gêné, ça s'entendait. Gêné dans sa propre maison, je n'étais définitivement pas la meilleure des invités. Je le remerciais faiblement, attendant d'entendre ses pas vers le salon pour m'animer de nouveau, comme une automate.

J'ouvris la porte pour m'emparais de la valise avant de l'ouvrir à son tour. Le premier objet qui y trônait m'arrêta dans mon geste. Le cadeau de Noël d'Octavus. C'était incroyable qu'il l'est sorti de la poubelle pour le remettre ici, comme si de rien était. Comme si ça ne comptait pas. J'expirais longuement avant de le jeter dans la corbeille de la salle de bain. D'une poubelle à l'autre, à croire que le présent y avait définitivement sa place. Après quoi, j'extirpais sans tout bousculer un chemisier beige et une jupe taille haute, longue jusqu'aux genoux. Ma mère allait me scruter de la tête au pieds et je n'avais pas envie de lui donner plus de matière qu'il n'y en avait déjà à critiquer. Je m'habillais rapidement en essayant de ne pas penser à comment Octavus c'était occupé de ranger mes vêtements. Autant ne pas m'infliger de douleur inutile. Une fois fait, je nouais mes cheveux en un chignon strict, renonçais à combattre les petites mèches désordonnées sur mes temps avant de me maquiller sobrement, presque froidement. Je savais ce que la matriarche des Bateson aimait, et ce même si ça durcissait considérablement mon visage. Pour le coup, c'était peut-être un mal pour un bien, me durcir un peu pouvait être bénéfique. Je rangeais toutes mes affaires dans mon bagage avant de le rouvrir subitement pour m'emparer d'un rouge à lèvre. Je savais qu'il ne m'en voudrait pas, peut-être même serait-il touché. Et comme je n'étais pas certaine de réussir proprement à dire au revoir à Aleksei... Le rouge glissa sur le miroir, « Merci pour tout, à très vite tu l'as promis, beauté solaire ». Ces derniers mots m'avaient coûté mais je savais qu'ils le feraient sourire et c'était tout ce qui importait.

Je posais ma valise à côté de la sienne, mes bottines compensées ayant sûrement eut tôt fait de les avertir de ma présence. J'évitais de trop regarder le brun, je ne voulais pas ranimer la tension, pas maintenant du moin. « - Je suis prête. » Faux et archi faux mais ça ne comptait pas. Je souris faiblement à Aleksei, avant de m'élancer avec beaucoup plus de conviction vers lui pour le serrer dans mes bras. Autant de familiarité, c'était étonnant de ma part. Pourtant c'était sincère. « - Occupe toi bien d'Alonso pour moi. » Je finis par le lâcher, cachant difficilement mon émotion. Je n'allais pas pleurer, c'était gâcher toute la joie qu'il représentait. Je reculai de quelques pas en respirant doucement par le nez pour ne pas flancher. Finalement, je coulais un regard vers le brun, après tout, je dépendais entièrement de lui. Plus ou moins en tout cas.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 29 Nov - 17:02





Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

Si elle avait pu reculer à chaque mot que tu prononçais, tu étais certain qu’elle l’aurait fait. Toute ta frustration et ton envie de vengeance se concentraient, exigeaient de sortir. Ça avait toujours été comme ça. Tu avais eu tort de l’oublier. Dès le départ, vous aviez été des opposés. Quand tu poussais, elle reculait. Et inversement. Tu avais un peu l’impression de frapper un ennemi à terre, mais l’entendre te répondre était insupportable. Cela te mettait hors de toi, titillait la bête féroce qui voulait goûter le sang. Avant, tu aurais sûrement pris votre échange pour un jeu. Quand tu étais plus jeune, on n’avait eu de cesse de te répéter que plus un garçon s’en prenait à une fille, plus il était attiré par elle. Tu refusais d’envisager cette possibilité qui n’avait plus lieu d’être. Et pour mieux t’en convaincre, tu portas le goût de grâce. Elle sembla pâlir et rougir tout en même temps, un phénomène intéressant. Elle répliqua. Bien sûr qu’elle le fit. Tu n’en avais pas attendu autrement de sa part. C’était son esprit qui avait été ta plus grande source d’énervement et d’admiration. Elle avait pris son temps, sûrement parce que cela semblait incroyable que tu agisses de cette façon après avoir tenté de te racheter une conduite quelques temps plus tôt. Tu ne fis que hausser un sourcil, ne daignant même pas répliquer. Tu avais dit tout ce que tu voulais dire de toute manière. Un sourire effleura tes lèvres. Pure provocation qui sembla aussitôt atteindre son but. Elle tourna les talons.

C’était l’une des dernières fois où vous alliez avoir une véritable conversation. Ensuite, ce ne serait plus qu’un spectacle destiné à l’attention accrue de vos deux familles envahissantes. Jusqu’au dénouement final. Tu ne savais pas quand il aurait lieu exactement, mais cela t’était égal. Tu avais brisé une de tes chaînes, mais il restait la seconde, celle qui te brûlait en permanence, même quand tu essayais de l’oublier. Tu n’avais peut-être pas de marque physique de ton appartenance à un autre, mais tu le sentais au fond de ton âme. C’était sa rage et son envie de faire du mal qui prenait parfois ton contrôle. Ce fut Aleksei et ses remontrances qui te sortirent de tes pensées. Tu ne répondis pas. Le silence semblait de mise dorénavant. Tu ne voulais plus rien dire. Ce n’était même pas dans l’intention de protéger leurs égos. Mais tu avais encore besoin de garder une seule personne de ton côté. Tu ne pouvais pas passer ton temps à repousser tout le monde, même si c’était dans l’arrière pensée totalement tordue de vouloir les protéger. Mais cela devait bien sûr rentrer en compte. Tu avais vu comment le fils Malfoy avait dû prendre la marque après des pressions sur sa famille. Tu ne voulais pas qu’on puisse utiliser quiconque contre toi.

Ton café refroidi suivit sa course dans ta gorge avant que tu ne rejoignes le blond dans le salon pour lui conseiller d’apporter les affaires de la tête en l’air. L’idée de retourner à Londres te réjouissait comme celle de devoir t’amputer d’un membre. Ta paupière gauche cligna nerveusement alors qu’Aleksei s’éloignait avec la valise à la main. Était-ce plus simple de la repousser avec autant de vigueur ? Tu avais toujours considéré que la violence des sentiments aidait à se remettre plus vite que le désespoir. Durant son départ, tu posas la tasse dans l’évier. Le bruit de goutte à goutte du robinet que tu avais mal refermé résonna dans le silence pesant. Il te sembla soudainement agressif. Tu attrapas ta baguette et le refermas d’un coup sec. Après quelques minutes d’attente, durant lesquelles tu ne prononças pas un mot supplémentaire, Aloisia finit par réapparaître. Tu ne fis aucun commentaire sur sa tenue. Tu croyais bien ne jamais l’avoir vue habillée de la sorte auparavant, mais elle rentrait chez elle. il fallait conserver les apparences, faire semblant que tout était normal. Comme si c’était possible. Tu bénis le fait d’avoir cet air impassible incrusté au visage comme une seconde peau pour cacher ton véritable ressenti.

Elle était prête. Et bien pas toi. Pas du tout, mais ce n’était pas comme si vous aviez le choix. Tu avais beau être un adulte, tu étais toujours l’enfant de quelqu’un. Tu détournas les yeux en voyant Aleksei refermer ses bras autour d’Aloisia. Tu te demandas brièvement s’ils allaient se lâcher. Aleksei avait beau garder un sourire de circonstance, tu sentais qu’il n’était pas particulièrement heureux de ce départ. Comment lui en vouloir vu la façon dont tu venais de te comporter. S’il avait su un instant que tu t’étais en plus montré violent avec elle une fois, il aurait sûrement encore plus mal réagi. Et tu l’aurais mérité… Qui était Alonso ? Tu fronças les sourcils, mais n’osa pas ouvrir la bouche. Tu en avais déjà bien assez dit comme ça. Finalement, ils se lâchèrent.  Tu restas un moment figé. Au moment de t’avancer vers lui, tu hésitas, avant que son bras ne t’entraîne en avant pour te donner une accolade. Tu refermas le tien contre son dos, t’apprêtant à te retirer, mais te retrouva bloqué dans la position. « Je ne sais pas ce qui te hante, mais tu vas briser un esprit plein de promesse en tentant de te protéger. » Sa voix étouffée ne fut reconnaissable que grâce à l’habitude. Mais même si Aloisia avait pu entendre, tu doutais que ses capacités en russe soient suffisamment aiguisées pour qu’elle ne comprenne le sens de ces paroles. De tous les mots auxquels tu t’étais attendu, ce n’était certainement pas ceux là. finalement, vous vous séparèrent et tu reculas, les yeux indéchiffrables.

« Faites bon voyage. A très bientôt. » Son regard s’attarda sur la rousse à ces derniers mots, mais tu ne cherchas pas vraiment à comprendre. Après tout, il était totalement libre de faire ce qu’il voulait avec elle. Et elle aurait besoin d’un ami dans les mois à venir, s’il pouvait être cette personne, alors cela valait mieux. Cela ne te regardait déjà plus. D’ici peu, vous seriez de retour à Londres, de retour dans ces rôles que tu méprisais. Sans plus aucune raison de t’attarder et conscient que ramener ta pseudo-fiancée en retard ferait très mauvaise impression à ses parents, tu te tournas vers elle, sans croiser son regard, bien que le sien se fasse insistant. « Très bien, allons-y. » Les mots étaient plus dits pour te convaincre d’agir que pour elle. Tu baissas les yeux en direction de son bras avant de t’en emparer, légèrement rigide de devoir la toucher après l’avoir quasi-insultée. Visualisant l’entrée du Ministère, tu te concentras pour vous faire transplaner. Alors que vous disparaissiez déjà, un éclat de rire se fit entendre. Tu espérais bien que tu aurais l’occasion de rire de nouveau un jour.

Tu relâchas Aloisia dès votre arrivée avant de prendre le chemin du département des transports. Les formalités de départ furent rapides et en quelques minutes seulement, vous aviez récupéré un portoloin qui allait vous ramener directement à Londres. Ce ne fut qu’à ce moment là que tu osas tourner les yeux pour la regarder. Parce que les prochains mois n’allaient être faciles pour personne, c’était une certitude. Tu ne pouvais pas prononcer des mots qui sonnaient faux. Des bienvenues à la maison vide de sens. Ta maison, c’était ici et c’était toujours un crève-cœur de la quitter. « Portus. »
   


 



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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Jeu 4 Déc - 21:20


OCTAVUS, ALEKSEI & ALOISIA❧ Walking with a friend in the dark is better than walking alone in the light.


Les bras d'Aleksei se refermèrent autour de moi et ce fut comme une dernière bouffée d'air. Cette accolade aurait été inconfortable auparavant, sans être frigide, je n'étais pas des plus tactiles, surtout avec les hommes. Mais avec lui, ça semblait autant naturel que nécessaire. Il était un réel soutien, du moins il l'avait été durant ce voyage des plus mouvementés. Pourtant, il ne me connaissait pas. Mais à la première rencontre, il m'avait tout offert, sans contrepartie. Il avait volé à ma rescousse, dans tous les sens du terme. Que ça soit de manière très concrète alors que je gelais littéralement dans cette ruelle de St-Petersburg, à demi-nue près d'un bar, ou bien de manière plus subtile, en soulageant mon esprit que son meilleur ami occupé beaucoup trop. Je n'allais pas pouvoir vraiment lui exprimer toute ma gratitude, je m'étais réveillée certainement trop tard pour ça. J'espérais que le mot laissé sur la glace de sa salle de bain pourrait un tant soit peu traduire ma gratitude. Je n'avais pas envie de le lâcher. Et lorsqu'il finit par s'écarter, je sentis quelque chose tomber au fond de mon estomac avant de ne plus rien sentir. J'avais froid. Une petite voix me susurrait que c'était parce que c'était certainement la toute dernière fois que je le voyais. Je n'aimais pas cette partie de mon être qui ne croyait pas en ses promesses. Parce qu'il me l'avait promis, il viendrait me voir. Par ses actes, il m'avait prouvé que je n'étais pas qu'un boulet qu'il devait se traîner par solidarité masculine. Il m'avait fait comprendre qu'il avait autant apprécié ma compagnie que moi la sienne. Je n'avais pas osé lui dire que je le considérais comme un ami, c'était très puéril selon moi et certainement très précipité pour quiconque. Mais moi, je n'avais jamais considéré avoir d'ami. Enfin, à part Octavus mais ça n'était pour sa part qu'une obligation liée aux fiançailles. Et encore, je m'étais imaginée des choses, en y pensant, il avait été très clair en mettant cette distance entre nous.

Octavus s'avança finalement vers Aleksei et ils s'enlacèrent alors que je m'éloignais. Je ne m'étais même pas demandée si notre étreinte l'avait dérangé. En même temps, je n'allais plus m'en soucier. Il avait choisi que je n'avais plus d'importance dans sa vie, j'allais devoir apprendre à appliquer la réciproque. A me rapprocher d'autres hommes alors que je n'en avais jamais eu envie. J'étais aussi séductrice que le manche de mon balai, je n'y connaissais rien et mon inexpérience amoureuse, enfin ma plus ou moins inexpérience, était soulignée par bon nombre de mes camarades. Allais-je devoir continuer à jouer les difficiles ou au contraire, fallait-il que je commence à rattraper mon retard en la matière ? Je n'en avais aucune idée, l'image même de me voir agir comme les autres adolescentes de Poudlard m'insupportait. Mais pourquoi pas, après tout, je n'étais qu'une gamine moi aussi, on me l'avait assez fait comprendre. Ce serait peut-être plus facile d'accepter ce statut. Après tout, je devrais peut-être arrêter de vouloir à tout prix être mature, essayer de contrôler ma vie et d'être celle que je voulais être. C'était moins dur finalement d'être celle qu'on attendait que je sois. J'abandonnais, je baissais les armes. De nouveau, ce sentiment de vide m'envahit. J'étais libre moi aussi, libre de ne plus devoir lutter.

Je me penchais pour attraper ma valise et tournais la tête vers eux, intriguée en entendant Aleksei parler en russe sans qu'Octavus ne réponde. J'aurais donné cher pour savoir ce qu'ils se disaient, mais ça ne me regardait pas. Mon faux-fiancé ne répondit rien et après ce qui me parut une éternité, ils finirent par se lâcher. Lorsque le blondinet me regarda, je me sentis soudainement gênée. J'avais l'impression qu'il y avait beaucoup de non-dits mais je ne rajoutais rien. Avait-il déjà prévenu Octavus de nos plans de prochaines rencontres dans notre pays ? Je me rappelais de sa jalousie le soir du nouvel an, je ne voulais pas qu'il ai la sensation que je lui vole son meilleur ami. J'avais déjà eu le sentiment d'avoir violé l'intimité de sa vie en Russie de très nombreuses fois. L'Aloisia révoltait que j'étais face à tout ça aurait répliqué qu'il n'avait eu qu'à ne pas m'inviter, surtout s'il avait su dès le début ce qu'il ferait. C'était extrêmement sadique que de m'offrir un avant goût de la liberté avant de tout réduire en poussière de cette manière. Alors autant être égoïste moi aussi. Je ne me priverai pas de voir le jeune russe pour ménager ses sentiments. Il n'avait pas eu autant de considération à mon encontre.

Je sentis la main d'Octavus attraper mon avant-bras de manière froide, détachée et je contenais le frisson qui failli me parcourir. C'était peut-être parce qu'il me faisait toujours autant d'effet ou justement, parce que ce contact ne me fit pas la même chose que d'habitude. Comme si pour lui, ça ne comptait plus. Sans plus y réfléchir davantage, la sensation désagréable du transplanage me prit toute entière. L'instant d'après, l'appartement rassurant d'Aleksei laissait place à l'opulence de l'entrée du ministère russe. Je ressentis comme un coup dans le cœur et j'eus envie de m'arrêter, de m'asseoir pour faire passer les larmes qui menaçaient. Il ne m'en laissa pas le temps. Je le suivis dans cet endroit que j'avais parcouru une semaine auparavant d'une manière bien différente. Disparue la sensation de fierté à ses côtés, l'excitation de ce voyage et l'objectif de me rapprocher de mon promis. Je pouvais littéralement sentir la distance entre nous. A chaque pas vers le service des transports j'abandonnais un peu de moi. Il fallait que je suive l'exemple d'Octavus, que je me constitue une carapace. J'avançais sans plus rien ressasser. Je laissais dernière moi mes espoirs, mes désirs et son cadeau de Noël qui ne signifiait déjà plus rien.

Ma main empoigna le portoloin sans un regard pour mon compagnon. S'il devait se passer un miracle, une intervention divine, c'était maintenant. Qu'on nous arrête pour des problèmes administratifs, que le brun décide de retarder notre retour ou même qu'une explosion retentisse dans le ministère russe, mais par Merlin quelque chose ! Évidemment, rien ne se passa. Le sort fit effet et l'instant d'après, nous étions en Angleterre. Et ce devait être comme si jamais rien n'était arrivé. Je regardais à ma droite, puis à ma gauche, comme à la recherche d'un échappatoire, mais il n'y en avait aucun. Nous étions bien rentrés, la comédie allait commencer. Ou continuer pour sa part. Je m'accrochais comme une désespérée à ma valise, comme s'il n'y avait plus que ça de vrai pour me rattacher à tout ça, alors que je délaissais le portoloin et le suivais sans réfléchir hors du département des transports. Je n'étais peut-être pas prête, mon jeu d'actrice n'était pas au point. Je ne voulais pas qu'Octavus me ramène jusqu'au manoir, déjà que je n'avais pas envie d'y aller à la base. Je finis par m'arrêter au milieu du hall principal. « - Je peux me débrouiller seule à partir de là. » Il allait protester, me dire qu'il se devait de me ramener saine et sauve devant mes parents. Qu'il fallait au moins préserver les apparences. Mais je m'en fichais. « - De toute façon, mes parents sont certainement absents à cette heure-là et dans le cas contraire, à la veille de la rentrée, il serait logique avec Ombrage qu'une réunion du corps enseignant ait été programmé. » J'aurais de toute façon donné toutes les excuses possibles pour en rester-là. Et je ne lui laissais pas vraiment le choix. Si je n'avais pas un mot à dire dans cette histoire, il allait devoir apprendre à ne plus prendre de décision pour moi.

« - On se verra à l'école. » Je tournais les talons vers les cheminées. J’atterrirais dans le bureau de mon père et il avait horreur de ça, mais tant pis. Et je croyais vraiment à ce que je disais, il était certainement en réunion ou quelque chose comme ça. Le bruit de mes talons sur le sol me donna un peu de contenance alors que je m'éloignais. Je prenais l'allure qu'il fallait entre les employés du ministère. J'étais détachée, hautaine, pressée. Je m'engouffrais dans les flammes vertes et énonçais l'adresse du manoir en obligeant mes yeux à ne pas chercher à voir s'il était toujours là. De toute façon, tout allait trop vite. Le silence de mon foyer m'engloutissait déjà toute entière. J'étais à la maison. Je laissais tomber ma valise à terre. Je n'avais littéralement plus rien.

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MessageSujet: Re: It's time to see what I can do ♜ Aleksia   Sam 6 Déc - 15:35





Aloisia & AlekseiI know it all ends tomorrow, so it has to be today.

Détachement, ça allait devenir ton maître mot à partir d’aujourd’hui. Tu prenais le pli pour votre retour imminent au château. Mais ça ne serait sûrement pas si difficile, après tout, tu avais bien réussi à l’éviter pendant longtemps avant votre confrontation à Pré au lard. Quelque chose te disait que cette fois-ci, tu ne serais pas le seul. Il n’y avait pas de raison que ça se passe mal. Cela ferait déjà un souci de moins sur ta liste qui rallongeait à vue d’œil. Sitôt arrivé, tu savais qu’il faudrait que tu ailles rendre une petite visite au maître. C’était l’inconvénient de ne pas avoir de marque des ténèbres, il ne pouvait pas t’ordonner de le rejoindre à loisirs. Nul doute qu’il allait te le faire payer chèrement. Tu n’en attendais pas moins. Ce serait même mérité, une façon de te punir pour toute cette situation qui te dépassait. Tu étais peut-être libre secrètement, mais tu n’avais jamais été aussi prisonnier. C’était une situation paradoxale dont ils n’avaient tous aucune idée et ça ne devait pas changer. Tu repensas à Wendy et à la facilité avec laquelle vous aviez discutés tous les deux. Tu te demandas ce qu’elle avait fait de ses vacances, ressentis l’envie de retourner la voir, sans t’expliquer pourquoi. Enfin, peut-être parce qu’elle était totalement étrangère à ta situation, qu’elle avait la chance de connaître la personne que tu avais été avant tout ça.

Alors que le portoloin s’activait, tu sentis le poids des responsabilités reprendre leur place familière sur tes épaules. Et ce serait comme ça pour les sept mois à venir. Une fois arrivés entiers à Londres, tu tendis le portoloin au responsable, t’occupant de confirmer ton identité. Tu n’avais toujours pas jeté un seul coup d’œil à Aloisia. C’était trop dur, ton côté rancunier souhaitant plus que tout lui mettre sur le dos cette situation. Il fallait bien un responsable et c’était si facile de la rendre coupable. Si elle l’était, c’était bien d’avoir été trop naïve, mais ça, personne n’y pouvait rien. Une part de toi lui enviait ce côté rêveur qui continuait à subsister malgré sa situation, l’autre avait envie de la secouer pour qu’elle perde tout le reste de ses illusions avant qu’il ne soit trop tard et qu’elle ne puisse plus se relever. Tu savais ce que ça faisait, c’était ce qui t’était arrivé. En rompant vos fiançailles, tu avais eu l’impression de récupérer un peu du contrôle de ta vie qu’on t’avait arraché. Ça n’était pas suffisant, mais ça devrait l’être jusqu’à ce que tu ne trouves une solution au reste de tes problèmes.

Sa voix trancha le mutisme dans lequel tu t’étais installé, te rappelant qu’elle était toujours là. Comme si tu avais pu l’oublier… Tu ne savais pas ce que tu t’étais imaginé. En réalité, tu n’étais même pas allé au-delà de l’apparition dans la salle. Te projeter au-delà avait été trop déprimant pour que tu l’infliges tant que tu étais toujours en sol russe. Mais elle avait raison. Avant, tu aurais insisté pour la raccompagner, pour apparaître comme le parfait gentleman que tu n’étais pas. que diraient ses parents si elle rentrait seule ? Tu doutais que ça ait une véritable importance. Les fiançailles étaient déjà annoncées, le mariage bientôt célébré… Et puis, quoi, s’ils se vexaient, aurais-tu l’opportunité publique de pouvoir retourner à la liberté ? Maintenant, tu étais simplement fatigué, fatigué d’être de retour dans ce pays pluvieux et déprimant. Serai-ce si terrible de la laisser se débrouiller seule jusqu’à chez elle ? Tu avais pensé qu’un employé quelconque serait là pour l’attendre. Avant que tu n’aies eu le temps de confirmer ses propoes, elle reprit. Elle semblait sûrement s’attendre à ce que tu insistes pour venir, cherchant des arguments peu convaincants, mais qui n’avaient jamais semblés aussi attirants. Oui, un an plus tôt, tu aurais insisté pour la raccompagner. Et bien pas cette fois. Tu te contentas de hocher la tête en entendant ses mots. De plus, elle n’avait pas tort. Tu avais réellement une réunion, seulement ce n’était pas avec Ombrage ce matin. Non, l’heureux élu avait une apparence beaucoup plus austère que ce rose qui piquait les yeux. Ce serait ta journée, puisque tu allais devoir t’infliger sa présence insupportable ce soir avant le diner. Voilà qui aurait au moins le mérite de te couper l’appétit.

« Oui, c’est exact. J’ai effectivement quelqu’un à voir. Puisque tu insistes, je te laisse te débrouiller. » Elle n’était pas habituée à te voir capituler. Ça aussi ce serait nouveau. Le tutoiement sembla presque obscène après les insultes que tu lui avais envoyées, mais ce lieu t’était hostile et préserver les apparences était nécessaire. Tu ne pouvais pas savoir qui risquait d’écouter votre conversation. Peut-être avait-elle espéré que tu luttes, pour lui donner l’illusion que tout n’était pas entièrement brisé ? Mais il ne fallait plus que tu essayes de rattraper sa chute, une fois au fond du gouffre, elle ne pourrait que remonter. Tu croisas finalement son regard, t’obligeant à l’affronter parce que tu n’étais pas un lâche. « Rentre bien. » Hypocrite… Tu pouvais imaginer ce qui se passerait durant la brève période où elle serait chez elle… Tu ne forças même pas un sourire qui aurait plus ressemblé à une grimace qu’autre chose. Vous vous verriez effectivement à l’école si tu revenais vivant de ton petit entretien avec ce chez Voldemort… Rien n’était moins sûr. Elle s’éloigna en direction des cheminées et tu pris la sortie des visiteurs pour pouvoir transplaner. L’instant suivant, muni de ton masque, tu t’agenouillais devant un corps à moitié serpent, embrassant l’ourlet de sa robe. « Mon maître... »      
   

The end

 



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