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 « Life is never fair. » | Steven & Melody

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Melody A. Oakenfield
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MessageSujet: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Jeu 21 Aoû - 9:34






Life is never fair.
Steven & Melody

La vie m'a appris beaucoup de choses au fil des années et j'ai respecté ses enseignements à la lettre, même si parfois ils avaient un arrière-goût d'injustice. Aujourd'hui, isolée dans cette grande maison, je passe des heures à regarder les portraits de mon défunt époux. Je me demande si je l'ai suffisamment comblé de son vivant. Je ne l'ai pas aimé comme j'aime toujours Steven, mais je ne peux nier que nous avons vécu des moments forts ensemble. Avec le temps, j'avais appris à l'apprécier, à le respecter, à prendre plaisir à être en sa compagnie. Parfois, quand je me regarde dans le miroir, j'ai l'impression d'avoir déjà soixante-dix ans. Je me sens vieille. Peut être que c'est parce que chaque jour de ma vie m'a semblé horriblement long.

Ce matin, j'ai décidé de sortir pour m'aérer. De toute façon je n'ai plus de café et c'est une drogue dont je ne peux plus me passer, à cause de mon état. Avant de partir, je prends le temps de me fumer une petite cigarette sur la terrasse, profitant de l'odeur enivrante des rosiers anglais et de l'herbe fraîchement coupée. Après cela, vêtue très sobrement de noir en signe de deuil, je transplane sur le chemin de traverse. En bonne sorcière, je n'achète que du café provenant de structures magiques. De toute façon, les boutiques moldues n'acceptent pas les mornilles et les gallions. J'entre chez un confiseur-torréfacteur où j'aime me fournir en café, chocolat et autres gourmandises. La boutique est presque aussi pleine que la salle derrière qui offre des dégustations sur place. Je souris en croisant ma vendeuse préférée. C'est une vieille amie de l'époque Poudlard. Nous ne nous voyons presque plus jamais, mais nous n'oublions pas que nous avons été très proches à l'époque. A chaque fois que je viens acheter du café, elle ne manque pas de me saluer chaleureusement.

Mon amie me propose de l'aide pour porter mes paquets car elle sait que ma maladie me fait trembler les mains. Cependant, je refuse poliment. Je préfère apprendre à me débrouiller. Je ne veux pas dépendre de quelqu'un, car je n'aurai pas toujours la chance de ne pas être seule. Je suppose que c'est le lourd fardeau de toutes les femmes qui pleurent leurs maris. Je récupère donc tous mes sacs et pousse la porte du magasin avec le pied. Je sors d'un bon pas et percute quelqu'un par accident. Mes paquets volent et je me retrouve les fesses par terre. Après avoir repris mes esprits, je redescends prestement ma longue jupe noire et remet mon haut en place. Ensuite, je frotte mes mains douloureuses qui ont rencontré le sol froid et dur de façon assez brutale. Encore un peu sous le choc, je ne fais pas vraiment attention à la personne qui m'a bousculée. Il faut dire que j'ai un peu l'habitude que les gens ne me voient pas. Je suis presque devenue invisible avec le temps.

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Steven J. Fergusson
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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Dim 24 Aoû - 15:21

Mélody ∞ Steven
Life is never fair
Ce jour-là, Steven avait une dédicace dans la grande librairie Fleury & Botts. C'était samedi matin et il était dix heures. Son rendez-vous à la librairie était prévu pour 12h et à son arrivée, tout serait installé déjà. Il n'aurait plus qu'à s'asseoir, sortir sa plume et attendre les clients. Dans son sac, il avait glissé un thermos rempli de café sans sucre – il l'aimait plutôt fort et guère avec du sucre. Puis, glissant une cape violette sur ses épaules, il sortit dans cette douce matinée. Il inspira profondément, descendit les marches de sa maison avant de se glisser dans la ruelle en face de chez lui et de transplaner. Pour différentes raisons, il avait choisi d'habiter un quartier moldu et puis, parmi toutes les maisons qu'il avait visité autant chez dans le monde des sorciers et des moldus, c'était pour cette maison-là qu'il avait eu un coup de cœur. Avec un petit jardin devant et derrière, une terrasse à l'arrière où il aimait s'asseoir durant les beaux jours et écrire. Il y avait aussi ce vieux chêne au milieu du jardin pour lequel il s'était trouvé attaché.Il le trouvait même inspirant.

La première partie de la dédicace se déroula avec merveilles, les clients entrant régulièrement dans la boutique – certains venaient simplement acheter des livres quelconques, d'autres étaient attirés par la dédicace ayant lieu ce jour-là et Steven en était déjà à sa 96e dédicace. Cela ne faisait qu'une heure et demie qu'il était. Sa plume commençait à fatiguer mais jamais il ne se lasserait de cette brève communication avec des fans. Il acceptait même de prendre des photos si certains le voulaient. A côté de lui, sur la table, se trouvait une pile de lettres de lecteurs de ses romans. Lorsque le libraire enfin vint vers lui pour lui souffler que la première partie de la dédicace était finie et qu'il pouvait aller prendre sa pause déjeuner et se dégourdir un peu les jambes, Steven se leva et annonça à la file de personnes qui s'allongeaient encore devant sa table.

« Mes amis, voici la fin de ma première séance de dédicace de la journée, mais ne vous éloignez pas  de trop, je serai de retour ici dans trois-quart d'heure pour faire le plus d'heures possibles ! »  Un sourire s'élargit sur son visage alors qu'il déposait sa plume délicatement sur le bureau et qu'il contournait ce dernier.

Même s'il aime donner des dédicaces, Steven est également quelqu'un de calme et ce qu'il aime par-dessus tout, c'est d'être un peu tranquilles pendant quelques temps, à se balader dans les ruelles de Londres sorcier ou moldu sans but réels. C'est aussi dans ces moments-là que son inspiration lui vient.

Mains dans les poches, un livre sous le bras pour lire à la terrasse d'un café, Steven marchait d'un pas tranquille lorsque son monde se bouleverse littéralement. Par ce mot, on entends bien sûr que quelqu'un le percute brutalement sans qu'il ait le temps d'éviter la collision. Son livre lui échappe lui aussi et atterrit sur le sol ouvert côté pages en plein milieu. Il se baissa pour le ramasser et ce fut seulement en se relevant qu'il voit qui la bousculer. C'était une femme, environ la trentaine, des cheveux longs et châtains et ce fut seulement lorsqu'elle se releva elle aussi, qu'il vit son visage. Pendant une seconde, il ne la reconnut pas. Après tout ce temps, comment pourrait-il la reconnaître ? Lui aussi, il avait dû changer. Il avait même un ou deux cheveux gris qui venaient depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vus même s'ils ne se voyaient pas encore trop...

Non, en fait, il ne l'aurait pas reconnue s'il ne l'avait pas vue sa photo à la dernière exposition de peinture à laquelle il avait été. Il avait toujours évité de la croiser évidemment vous le devinez bien. Cependant, c'était indéniable. Il  reconnaîtrait entre mille son regard qui ne vieillirait jamais. Lorsque lentement, son cerveau assimila la femme devant lui à la jeune femme de 17 ans qu'il avait vu dernièrement à leur dernier année à Poudlard, un état de choc le saisit et pendant quelques secondes, il crut qu'il allait prendre la fuite. Cependant, ses pieds restaient littéralement ancrés au pavé, l'empêchant de bouger. Toutes ses émotions qu'il pensait enterrées refirent soudainement surface ainsi que la rancune, la jalousie, l'amertume...  Pendant quelques temps il ne sut exactement que dire.Il ne savait même pas si elle l'avait reconnu... Après tout, combien d'années s'étaient-elles écoulées ? Il était convaincu qu'elle avait oublié ce garçon timide qui l'avait invité à un bal de Noël un jour et qu'elle avait revu par la suite...

Enfin, il parvint à dire...

« Madame Oakenfield, c'est bien ça ? J'ai vu certaines de vos peintures dans une exposition... Je dois vous avouer les avoir admirées pendant des heures. Toutes mes félicitations. »


Ton informel... Au moins, si elle ne souvenait pas du pauvre Steven Fergusson qu'elle avait laissé tomber pour un autre homme, elle ne serait pas offensée de se faire ainsi féliciter par un inconnu. Après tout, elle était une femme marié. (entendons-nous, Steven ignorait qu'elle avait perdu son mari). Dans son oreille, sa voix lui semblait bien trop grave, pas naturelle du tout mais peut-être ne le sentirait-elle pas.  

Se forçant à être naturel, il lui tendit la main pour la saluer.

Dans sa poitrine, il pouvait sentir son cœur battre à plus de 120 à l'heure et se rassura en se disant que ça au moins, elle ne pouvait pas l'entendre.  
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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Mer 10 Sep - 16:26






Life is never fair.
Steven & Melody

Super. Il ne me manquait plus que ça. Je me relève lentement et secoue mes mains douloureuses. Ce n'est jamais bon les chocs brutaux sur les articulations, quand on a un problème de santé comme le mien. Je soupire agacée et retire mes gants pour vérifier qu'aucun hématome n'est apparu. Je suis soulagée de voir que ma peau est toujours aussi pâle que d'habitude. Puisque me voilà rassurée, je lève les yeux vers le maladroit qui m'est rentré dedans. Probablement un imbécile incapable de regarder devant lui. Mon regard croise le sien et un déclic semble se produire. Je connais ce regard doux et masculin. Sauf que lorsque je l'ai connu, il n'avait pas autant d'assurance. Pourquoi faut-il qu'il croise ma route maintenant ? Maintenant que je ne suis plus rien qu'une artiste pleine aux as, veuve et sans saveur.

Que de surprises aujourd'hui ! Voilà qu'il me tend la main avec un sourire amical et se met à me parler comme si j'étais une inconnue. Peut-être qu'il ne me reconnait pas ? Ou bien me suis-je trompée sur son identité. Non je suis sûre de moi. Ce sourire craquant ne peut appartenir qu'à Steven Fergusson, le célèbre écrivain, mon ancien petit-ami. J'aurais pu me sentir heureuse de le revoir, si je n'étais pas si honteuse. Je l'ai abandonné il y a plusieurs années pour épouser un sorcier de sang-pur choisi par mes parents. Je ne me suis pas battue pour lui. Pour nous. Du coup, il est possible qu'il m'ai reconnue, mais il jouera la comédie et je peux le comprendre. Ravalant mes larmes profondément dans ma gorge et serre sa main très brièvement. Je ne veux pas le laisser sentir mes tremblements. « Oui. Oui c'est moi... Merci. » Je rougis et évite son regard. Cette situation est ridicule, je sais qui il est et c'est réciproque. Sommes nous des enfants pour agir ainsi ? Il est temps de faire le premier pas. Je ne vois pas ce que ça pourrait me coûter de plus, j'ai déjà tout perdu. « Je ne pensais pas un jour revoir un tel visage. » Je dis en le fixant de façon intense et pénétrante. Dorénavant il n'a plus d'hésitation à avoir. Il est clair que je l'ai reconnu.

Pressée de cacher ma maladie, je remet mes gants fourrés. Heureusement mes tremblements peuvent aisément être causés par le froid. C'est sûrement pour cela que j'aime autant cette saison. Mes yeux me piquent, je suppose qu'ils doivent être bien rougis par les larmes que je retiens. J'ai envie de fuir. Je ne veux pas imaginer à quel point je l'ai fait souffrir autrefois. J'ai suffisamment de raisons d'être au plus bas, pas besoin d'y ajouter de la culpabilité. La vie est injuste, c'est vrai. Aucun de nous deux n'a eu le choix. Nous avons été les pions impuissants du destin qui s'est amusé à nous déchirer. La voix enrouée par l'émotion, je tourne précipitamment les talons et commence à m’éloigner en couinant ceci : « Je dois y aller. »

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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Mer 24 Sep - 11:39

Mélody ∞ Steven
Life is never fair
La jeune femme se releva, retira ses gants comme pour vérifier qu'aucun hématome n'y était apparu. Pendant qu'elle avait les yeux baissés vers ses mains, il profita pour l'observer un moment, comme tentant de définir les différences que le temps avait opéré sur elle ; était-ce une impression si d'une certaine manière elle semblait changée ? Même si au fond, il reconnaissait la même personne... Et lorsqu'elle releva les yeux, ce fut clair. Il y avait quelque chose dans son regard de changé, et bien moins de joie de vivre qu'auparavant... Steven fut sortit de ses intenses observations lorsqu'il sentit la main de Mélody lui serrer brièvement la sienne tendue puis se retirer rapidement... Trop rapidement ? Cependant, il se rendit compte combien elle était gênée en lui répondant et il eut la sensation qu'elle préférait être partout ailleurs sauf ici.  Son regard évitait le sien.  Après toutes ces années, s'en voulait-elle encore du tourment qu'elle lui avait causé ?

Ses paroles suivantes furent d'un tout autre ton cependant, lorsqu'elle lança à son adresse qu'elle ne pensait pas revoir un jour un tel visage en le regardant d'un tel regard pénétrant et intense qu'il reconnut là son regard d'antan, celui duquel il était tombé sous le charme il y avait trop longtemps. Il n'eut pas le temps de réagir qu'elle avait enfilé ses gants et qu'elle tournait les talons en couinant un « Je dois y aller ». Alors ça y est, allait-elle repartir ainsi ? Se demanda t-il. Etait-ce déjà fini ? Normalement lorsque des amis de longues dates se revoient après des années, ils s'assoient autour d'un café et discutent de leur vie, et de leurs souvenirs passés ensembles...

Mais qu'en était-il quand deux personnes ont été bien plus que simples amis ?

Mélody. Steven n'arrivait pas à croire que le destin la jetait – pour ainsi dire – sur son chemin de nouveau après tout ce temps. Combien de temps exactement s'était-il passé ? Dix... Plus de dix... Le dernier souvenir qu'il avait d'elle était une lettre écrite d'elle lui répétant des sentiments enflammés pour lui en même temps que lui annonçant son mariage prochain avec un sang-pur suivant le souhait de sa famille. Cette annonce lui avait fait l'effet d'une douleur cuisante dans la poitrine, comme si quelqu'un avait pris plaisir à lui enfoncer un couteau dans la poitrine.  Enfin, sachant que sa famille était de sang-pur, peut-être aurait-il dû se douter plut tôt que telle chose risquerait d'arriver d'un jour ou l'autre à la fin de leur scolarité, mais il n'avait pas voulu voir la réalité en face, il avait voulu y croire, il avait voulu croire en eux... Jusqu'à ce que la vérité lui soit mise sous les yeux. Il avait fait une croix sur leur relation, mais n'avait jamais pu se débarrasser de la bague de fiançailles qu'il avait acheté à cette époque-là et celle-ci demeurait toujours dans l'un des nombreux tiroirs de l'armoire de sa chambre. Perdue au milieu de ses mouchoirs de tissus.

A quoi le destin jouait-il en le faisant la rencontrer de nouveau aujourd'hui si ce n'était pour raviver une douleur d'antan ? D'antan... Etait-ce vraiment d'antan, ou encore aujourd'hui pouvait-il la sentir ?... Même si à demie enfoui, la blessure était toujours là, présente, au fond de lui, prête à se rouvrir d'un moment à l'autre. Malgré ce qu'il avait souffert, il n'avait jamais pu vraiment lui en vouloir. Il aurait aimé, il aurait aimé pouvoir la blâmer de lui avoir fait entretenir l'espoir en lui  qu'ils avaient un avenir ensembles... Mais quand il y pensait, jamais ils n'avaient vraiment discuté de leur futur ensembles. Peut-être n'y pensaient-ils pas encore ou qu'ils n'avaient pas encore osé. Dans sa tête, Steven programmait juste de la demander en mariage, c'était tout... Et ensuite, sa lettre était venue lui annonçant qu'elle était promise à un autre.

Il était là, la regardant s'éloigner et bientôt elle disparaîtrait de nouveau et retournerait au rang des souvenirs heureux et douloureux à la fois... La question était, le voulait-il? Et puis, brusquement, il se décida. Elle pouvait à peine le regarder, semblant penser qu'il lui en voulait toujours et probablement s'en voulant elle-même. Elle pouvait à peine supporter sa présence. Il fallait au moins réparer ce malentendu. Si une seconde auparavant, il ne savait s'il devait se dévoiler, ne savait pas s'il devait lui dire qu'il l'avait reconnue, il était maintenant décidé. Il se demandait même si son regard ne l'avait pas déjà dévoilé malgré ses efforts pour le cacher.

D'un pas rapide,  il raccourcit la distance qui le séparait d'elle, pensant qu'il allait la perdre de vue d'un instant à l'autre. « Mélody ! » appela t-il même à une ou deux reprises comme pour la supplier de ralentir et de l'attendre. « Mélody ! » L'abandon du madame et de son nom de famille. Cela faisait plus de dix ans qu'il n'avait prononcé ce prénom mais il lui semblait toujours aussi doux et musical à son oreille. Puis, avant qu'il s'en soit rendu compte, il se trouvait à présent devant elle sans même savoir ce qu'il voulait dire au juste. Mais pourquoi n'avait-il pas pensé à cela plus tôt ? Ainsi, il ouvrit la bouche et lui dit les premiers mots qui lui passaient à l'esprit :  « Je suis en dédicace chez Fleury et Botts toute l'après-midi. Je dois y retourner pour la prochain session... Passes-y faire une visite. Cela me ferait très plaisir. » Son regard s'ancra au sien, presque suppliant. Ce serait trop malheureux de se quitter ainsi, oui. Son estomac se crispait déjà à l'idée qu'elle puisse refuser.
 
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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Ven 24 Oct - 12:17






Life is never fair.
Steven & Melody

Si je m'éloigne aussi vite de Steven, c'est pour son propre bien. A l'époque je ne souhaitais pas qu'il s'attache à moi car je savais que mes parents n'accepteraient pas notre liaison. Aujourd'hui je ne souhaite pas qu'il s'attache à moi parce que je n'ai aucun avenir à lui offrir. Je ne suis qu'une femme seule, abandonnée par la chance, atteinte d'une maladie impossible à soigner. C'est pour ça que je fuis, en faisant attention de ne pas trébucher. J'essaye de mettre de la distance entre lui et moi. Entre le passé et le présent. Malheureusement je perçois le bruit de ses chaussures qui rencontrent le sol, alors qu'il me court après. Sa main attrape mon poignet et je m'arrête sans pour autant me retourner. Une larme roule sur ma joue, loin de son regard. Je ne veux pas qu'il sache ce que je suis devenue. Je ne veux pas qu'il ai pitié de moi et qu'il s’enchaîne à une personne qui n'a plus d'espoir. Les choses ne vont pas s'arranger, ma maladie va se répandre et je ne veux pas qu'il soit présent pour me voir mourir à petit feu dans la souffrance. Il mérite tellement mieux que ça.

Je ferme les yeux avec force lorsqu'il me supplie d'aller à sa séance de dédicaces. Il m'appelle par mon prénom et m'avoue ainsi qu'il m'a reconnue. Lentement, je me retourne et rouvre les paupières. Mes yeux sont embués par les larmes. J'aimerais beaucoup aller avec lui et reprendre notre relation là où elle en était lorsque je me suis mariée contre mon gré. Mais ce n'est pas comme ça que la vie fonctionne. « Steven je... Je ne peux pas. » Je lui répond avec la voix éraillée par l'émotion. Doucement, je libère mon poignet de sa main et le frotte pour faciliter ma circulation. Puis, je lève ma main tremblante pour remettre une mèche de mes cheveux en place maladroitement. Je ne suis plus la même fille qu'il a connue à l'époque. J'ai perdu mon sourire et ma volonté d'être heureuse. Je n'ai plus envie de me battre. Le hasard s'est moqué de moi et je n'ai pas fini d'en baver. Au fond, je pense que je mérite ce qui m'arrive.

Mon regard se perd dans le sien et je secoue la tête négativement. Je ne peux pas rester, je ne peux pas l'accompagner. La sage décision serait de partir maintenant, pendant que j'en ai encore la détermination. Mais comment tourner le dos à des yeux si pleins d'espoir ? On dirait un regard de chiot. Il a toujours su me faire craquer de cette façon. Sauf que là, les choses sont différentes. « Je ne suis plus celle que tu as aimée un jour. » Je lui dit avec un petit sourire triste. J'aurais aimé être celle qu'il méritait. Parfois encore je rêve de ce qu'aurait pu être notre amour au fil des années si tout n'avait pas été fichu en l'air par mes parents. Je crois que nous aurions pu être heureux. Aujourd'hui c'est un peu tard pour cela. Ou en tout cas, c'est ce dont je suis persuadée.

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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Dim 26 Oct - 9:24

Mélody ∞ Steven
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Steven, déconcerté, ne sut pas comment réagir pendant quelques secondes. Elle était là, s'était retournée, il lui demandait si elle voulait passer à sa séance de dédicace genre juste pour dix petites minutes – même cinq il serait content ! Il voulait juste parler. Après tout ce temps, il voulait juste connaître la femme qu'elle était devenue, peut-être parler de souvenirs passés quoique ce serait probablement douloureux. Pourtant, sa réponse fut telle qu'il venait de lui faire une proposition de mariage, ou au moins de de reprendre leur relation là où elle en était y'a vingt ans. Il ne comprit pas. Et pourquoi avait-il l'impression qu'elle cherchait à le fuir ? Etait-ce parce la culpabilité de l'avoir laissé tomber il y a des années ? Il la regarda dégager sa main, et n'opposa même une seule résistance tant il était déconcerté et perdu. C'est à peine même s'il se rendit compte qu'elle avait dégager son poignet tremblant de sa main. Il la regarda remettre une mèche de cheveux en place, perçut un très léger tremblement mais mit cela sur le compte de son émotion. Elle avait l'air abattue et il n'en saisit pas les raisons.

Elle rencontra son regard mais secoua la tête négativement. Plusieurs minutes passèrent durant lesquelles elle ne bougea pas – à moins qu'elle ne veuille pas vraiment partir. Steven ne dit pas un mot, attendant, ne désirant en aucun cas briser le contact de leur regard puis, elle lui dit qu'elle n'était plus celle qu'il avait aimé un jour. Honnêtement, lui avait-il parlé de cela ? En aucun cas il ne lui avait dit souhaiter reprendre leur histoire là où elle avait fini.  Déconcerté, Steven écarquilla les yeux, ne sachant comment comprendre exactement le comportement de Mélody. Se trompait-il et lui avait-il  avouer l'aimer encore ? Non, absolument pas, il en était certain. Par conséquent, pourquoi remettait-elle sur le plat le verbe « aimer ». Dans l'hypothèse qu'il avait toujours des sentiments pour elle après toutes ces années (oui, la narratrice ne trahira jamais son personnage en s'aventurant dans de telles confidences), Mélody ne pouvait en aucun cas lire dans son esprit et encore dans son cœur. Il était tout à fait sûr de lui qu'il n'avait rien trahi de la sorte. Il afficha alors un air profondément perplexe plutôt convainquant alors qu'il déglutissait les mots suivants :

« Pourquoi ne peux-tu pas ? » Un léger silence s'étendit ; il semblait être seul à présente au milieu de la rue avec Mélody. Il ne semblait voir personne d'autres qu'elle en ce moment. Elle et lui. « … Je ne te parle pas de mariage il me semble, ou alors je ne me suis pas entendu parler mais je suis sûr que non... Non, rassure-toi, tu n'as rien à craindre... » Diantre comme il entendait son cœur battre follement pourtant lorsqu'elle était en face de lui, comme s'il voulait essayer de lui faire comprendre qu'il était inconsciemment en train de raconter le plus gros mensonge de sa vie. « Combien d'années ont passé ? J'ai fait une croix sur cela tu sais et ma rancune a disparu avec les ans elle aussi. Non je souhaite juste être en bons termes avec toi, après toutes ces années. »  Il espérait vraiment lui être le plus convainquant possible. « Tu as fait ta vie, tu as une belle carrière d'artiste, je ne sais pas pourquoi tu mentionnes là le fait que tu ne sois pas la même femme que j'ai jadis aimé. Je ne t'ai pas fait une proposition à dîner. Il s'agit d'une dédicace ; il s'agit juste d'y passer cinq minutes pour échanger quelques paroles, et... » Et probablement que par la suite ils ne se recroiseront même pas de toutes façons. Telle fut sa pensée qu'il n'osa terminer. « Et voilà. » ajouta t-il à la place en haussant les épaules.

Il se tut mais le silence qui se fit après ses mots fut bien trop pesant à son goût. Il n'avait pas détaché ses yeux des siens qui involontairement essayait de la persuader bien plus facilement que ses paroles. Ils avaient toujours eu cet effet... Peut-être était-ce encore le cas aujourd'hui. Spécialement lorsqu'il faisait ce petit regard de chien battu. Il se demanda alors soudainement si elle avait toujours des sentiments à son égard ? Non, c'était impossible. Pas après toutes ces années. Elle avait refait sa vie ? L'avait-elle même aimé suffisamment un jour pour imaginer finir sa vie avec lui ? … Mais toutes ces questions, il ne devaient pas y penser. C'était passé. C'était fini. Il était hors de question d'imaginer que quelque chose puisse arriver entre eux de nouveau. Il n'y avait aucun espoir.

« Je veux juste te donner un exemplaire de mon dernier roman. »

En fait, il s'agissait d'un roman semi autobiographique dans lequel il avait mis énormément de lui-même, comme si l'écriture de ce roman lui avait été une sorte d'éponge nécessaire à aspirer des souvenirs et sentiments douloureux expérimentés durant sa vie. Le personnage de son livre avait toutefois un meilleur futur que lui-même puisqu'il était parvenu à la fin à se détacher du passé pour s'accorder une nouvelle chance d'être heureux en épousant une autre femme – l'une de ses amies les plus anciennes à laquelle il se révéla de plus en plus attaché au fil du roman et à laquelle il finit par apprendre à aimer.

« Je tiens à insister, cela me ferait plaisir que tu en ai un.  Il n'est pas nécessaire que tu restes longtemps. Je n'en ai pas avec moi là, sinon je t'en aurai signé un maintenant... » Pendant un bref instant, il parut embarrassé puis, comme s'il était atteint d'une soudaine illumination, il s'écria : « Au moins, accompagne-moi jusqu'à l'entrée de Fleury & Botts. Tu n'auras qu'à m'attendre à la porte pendant que j'irai te chercher l'un de mes exemplaires à l'intérieur. » Il la fixait d'un tel regard empreint d'espoir en cet instant même qu'il aurait été inhumain de lui refuser au moins cette faveur. « Permets-moi de te donner le bras pendant que nous marchions jusqu'à la boutique. » reprit-il en lui tendant un bras en toute courtoisie et bon gentleman qu'il était. Enfin, en espérant qu'elle accepte...  Il se mit à prier dans sa tête pour qu'elle ne détourne pas son offre si gentiment proposé.
 
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Melody A. Oakenfield
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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Ven 7 Nov - 10:38






Life is never fair.
Steven & Melody

Il me supplie en faisant son petit regard de chien battu et je fonds comme prévu. C'est tout de même impensable qu'après tant d'années à me faire à l'idée que plus rien ne nous liait l'un à l'autre, je ne sois toujours pas capable de résister à ses demandes. En effet il n'a pas fait la moindre allusion à notre ancienne relation, pas plus qu'à une possibilité de retour en arrière. Mais il ne peut pas me mentir en disant qu'il espère juste que nous redevenions amis. Je sais lire dans ses yeux depuis le premier jour. Il ne me regarde pas comme une vulgaire connaissance. Je soupire et me balance d'un pied sur l'autre, cherchant quoi lui répondre. Je suis un peu prise au piège par son petit chantage affectif. Bien sûr j'ai envie de lui faire plaisir en allant chercher un livre dédicacé avec lui, mais je doute que ce soit bon pour lui comme pour moi. Finalement je m'avoue vaincue, faisant une petite moue à la fois amusée et agacée. « Bon... D'accord, mais pas longtemps, hein ? » Je lui dit tout en faisant un pas vers lui, renonçant ainsi à m'échapper. On se croirait revenus à l'école, quand il me suppliait de l'accompagner à la bibliothèque pour l'aider avec ses devoirs. Je finissais toujours par céder, comme maintenant.

Je passe en tête et prends la direction de Fleury & Bott. En courant pour le fuir, je me suis éloignée de la librairie. En me suivant, il a fait de même. Je traverse la petite foule en prenant soin de ne bousculer personne et de ne pas me tordre une cheville sur le pavé glissant. Ces rues sont toujours un peu dangereuses en cette saison car l'humidité reste coincée dans les creux du dallage et givre dans le froid, créant de minuscules plaques de verglas. En arrivant devant la vitrine, je me demande quelle est la bonne démarche à suivre. Puisque je suis venue jusqu'ici, je pourrais au moins entrer quelques minutes. Histoire de ne pas avoir rebroussé chemin en vain. Puisque je n'ai plus tellement le choix, autant faire les choses jusqu'au bout. Je pousse donc la lourde porte vitrée de la librairie. La chaleur de la pièce m'embaume agréablement alors que la petite clochette argentée dans l'entrée tinte pour prévenir de notre arrivée. Un petit sourire naît sur mes lèvres alors que je ferme les yeux et inspire profondément. Ça sent le vieux parchemin, le cuir des couvertures et le bois ciré du parquet. Je suis dans mon véritable élément et j'avoue que ça m'a manqué. Inquiétée par la foule, je me suis fait livrer mes livres pendant de nombreuses années. Voilà bien longtemps que je n'étais pas entrée dans un endroit au pareil parfum. Je suis au septième ciel. Que voulez-vous ? Je suis une serdaigle après tout. C'est un peu dans ma nature d'être à l'aise là-dedans.

Sans attendre plus longtemps, je retire mon manteau et le dépose avec les autres sur le porte-manteaux près de la porte. Néanmoins je garde mes gants car bientôt le froid ne pourra plus expliquer mes tremblements et Steven comprendra le pot-aux-roses. Je m'avance à travers les rayons afin d'atteindre l'espace dédicaces situé au fond. Ma main se pose sur la pile de livres et j'en récupère un pour admirer la couverture. La reliure est dorée, c'est sobre et très esthétique. Mon analyse passe aussi par la qualité du papier et de l'encre. Les feuilles sont légèrement jaunies et l'encre est d'un beau noir de jais. C'est un livre de qualité, à n'en pas douter. De toute façon, venant de Steven, cela ne pouvait être qu'un chef d'oeuvre du début à la fin. Il s'est arrangé pour que le moindre détail soit parfait. c'est moi qui lui ai appris à distinguer une bonne d'une mauvaise édition. Là, c'est du merveilleux travail. Je me tourne vers lui avec mon petit sourire de parfaite serdaigle. « C'est un très bel ouvrage. Il me tarde de le lire. » Je dis en levant les yeux vers lui. Il peut être fier. Le connaissant, le contenu sera parfait, donc si l'édition est telle que je la voit, ce livre va avoir énormément de succès. Bien plus qu'il n'en a déjà.

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Steven J. Fergusson
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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Sam 8 Nov - 18:14

Mélody ∞ Steven
Life is never fair
Steven fut heureux de la voir finalement accepter mais déçu qu'elle ne lui prenne pas le bras. Elle prit les devants et passa devant lui, menant le chemin jusqu'à Fleury & Botts. Il la suivit donc en se frayant un chemin après elle sur le dallage glacé et au milieu de la foule. En cours de chemin, il se demanda si vraiment elle avait dans l'idée de le fuir. En tous les cas, toutes les apparences menaient à cette certitude. Ils parvinrent enfin à Fleury & Botts mais à sa grande surprise, au lieu de rester à l'attendre à l'extérieur elle entra dans la librairie. Sans doute avait-elle changé d'avis et ne s'attardant pas à cela bien longtemps, il entra à son tour dans la librairie.

Tandis que Mélody retirait son manteau pour le poser sur le porte-manteau, des yeux se tournèrent immédiatement vers lui à son retour dans la librairie et certaines personnes le saluèrent ; d'autres se remirent à gesticuler ou à le pointer du doigt. D'autres encore se mettaient sur la pointe des pieds pour mieux le voir mais Steven se fraya un chemin à travers la foule dans le sillage de Mélody après un sourire circulaire aux gens l'entourant. « Oui, oui, je suis de retour. Une minute, une minute, je suis à vous. » Au passage il fut arrêté par un jeune fan, un adolescent d'environ quatorze-quinze ans dont les parents insistèrent pour prendre une photo avec lui, leur fils apparemment incapable de lui demander cette faveur lui-même tellement il n'en croyait pas ses yeux de l'étonnante surprise que ses parents lui avaient fait pour son anniversaire. Steven n'avait pas l'habitude de refuser ce genre de demandes de la part de ses fans et encore moins si c'était son anniversaire. De plus, il se faisait un devoir d'être à l'écoute et proche de ses fans. Après tout, ils faisaient de lui ce qu'il était : un écrivain célèbre. C'était grâce à ses lecteurs qu'il vivait. S'ils n'étaient pas là, il ne serait rien.

L'adolescent lui remit aussi une lettre avec des mains tremblantes de rencontrer son idole et Steven la prit en le remerciant. Puis, avec une poignée de mains, il lui dit « Je dois rejoindre ma table maintenant. On se revoit bientôt là pour te donner un exemplaire dédicacé. »  L'adolescent n'en crut pas ses yeux ainsi que ses parents. Steven avait bien dit « donner », ce qui signifiait qu'il n'aurait pas à le payer. Pour son anniversaire, c'était un geste qu'il pouvait bien lui faire. Avec un sourire, il s'éloigna ensuite, rejoignant sa table où se trouvait déjà Mélody. Il la découvrit avec l'un de livres en mains, l'observant avec soins et presque avec un œil critique. Elle adorait les livres, Steven s'en souvenait et il n'était guère surpris de la découvrir ainsi en contemplation devant l'un de ses livres. Il s'arrêta à côté d'elle juste au moment où elle se retournait et le félicitait pour la qualité de l'ouvrage.

« Venant de toi, c'est un vrai compliment. » lui répondit-il en souriant avant de lui prendre le livre et attrapant sa plume d'oie, il ouvrit la première de couverture et gardant le livre dans sa main gauche, il traça quelques mots :  « En souvenir du passé. Avec toute mon affection, » Juste en-dessous il signa son prénom ainsi que sa signature. Il attrapa ensuite un sac en papier dans lequel il glissa le livre avant de poser le tout entre les mains de Mélody. Alors qu'il allait parler, cependant, quelqu'un l'interrompit. Un homme assez grand avec des cheveux blonds et mi-longs et un regard inquisiteur. Il pointait visiblement Mélody du doigt. « C'est Mélody Oakenfield, la célèbre artiste ! » Un fan apparemment. Tout se chamboula en un instant et avant que ni Steven ni Mélody ne se rende compte, l'un des photographes se précipitait vers eux pour mieux se rendre compte lui-même de ce que l'homme venait de dire et voir de ses propres yeux. « Mrs Oakenfield ! Quel honneur. » Des mains se tendaient déjà vers Mélody...

Steven ne mit que quelques secondes à se ressaisir et à reprendre contrôle de la situation, habitué à présent à ce genre de situations inattendus qu'il connaissait depuis la parution de son second bouquin. « Ok, du calme tout le monde maintenant s'il vous plaît, ne vous précipitez pas. » parla t-il en dirigeant sa baguette vers sa propre gorge après un « Sonorus. » qu'il fit cesser quelques mots après lorsqu'il eut toute l'attention des gens. « Ce jeune homme a raison. Il s'agit bien de Mrs Oakenfield, mais s'il vous plaît, je vous prie, il serait bien irrespectueux de lui sauter ainsi dessus alors qu'elle est simplement venue récupérer l'un de mes livres à ma propre demande qui plus est. » Les gens formaient à présent un grand cercle autour d'eux avec le photographe en premier plan. Sans nul doute que dès l'édition de ce soir, ils allaient faire la Une. « Un petit passage maintenant s'il vous plaît pour qu'elle puisse passer et s'en aller. » Néanmoins, les gens n'allaient certainement pas être satisfait avant qu'une photo d'eux deux soit prise ensembles – après tout, deux personnes célèbres se trouvant dans le même lieu en même temps était plutôt rares. Lorsque le journaliste leur demanda s'il pouvait prendre une photo d'eux deux  avant qu'elle s'en aille, Steven croisa un regard anxieux vers la jeune femme alors qu'il lui murmurait...  « Une photo ne peut pas faire de mal, n'est-ce pas ? » en lui souriant doucement avant de se rapprocher d'elle, glisser un bras dans son dos pour faire bonne mesure et enfin, un puis deux flashs illuminèrent la salle. Des photos furent prises. Plus sensible à ce geste qu'il ne l'aurait voulu, Steven retira rapidement son bras et sans oser croiser son regard pendant quelques secondes, il s'adressa plutôt à l'audience, leur faisant signe de s'écarter. Ce qu'ils firent de suite. Steven se tourna enfin vers elle pour lui dire.

« Au revoir, et merci d'avoir accepté d'entrer ici. » Sa gorge se serrait à présent bien qu'il restait maître de lui. Il avait passé l'âge de réagir trop vivement aux émotions qui l'étreignait comme on le faisait quand on était jeunes, jeunes et insouciant. En grandissait, on se protégeait davantage de nous-même. Il ne pouvait bien entendu pas lui espérer la revoir ou ne serait-ce lui demander de la revoir sans être mal interprété donc la meilleure chose à faire était de la laisser s'en aller. Et puis, il n'avait guère l'espoir de la revoir un jour : après tout, plus de dix ans avait passé sans qu'ils ne croisent alors quand serait la prochaine fois ? … Faudrait-il encore attendre une dizaine d'années ? Sans compter que beaucoup de choses pouvaient se passer en dix ans.

« Il est peu probable que l'on se recroise avant longtemps... Alors je te souhaite bonne continuation. » ajouta t-il en la regardant et en ignorant volontairement ce resserrement dans son coeur.

Malgré son sourire constant et bien chaleureux, quelque chose au fond de lui se figea alors qu'une tristesse inexplicable l'envahissait. Il ne devait pas y céder, et il chassa ce sentiment qui un jour l'avait dévoré. Chacun devait continuer son chemin comme il l'avait commencé. De toutes façons, c'était trop tard.


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MessageSujet: Re: « Life is never fair. » | Steven & Melody   Mar 30 Déc - 8:34






Life is never fair.
Steven & Melody

Je regarde d'un œil distrait Steven alors qu'il gratte sa dédicace sur le livre que j'ai choisi dans la pile. Bien sûr, je suis émue par la manière dont il a traité le petit garçon qui attend son tour. Ce n'est pas parce que j'étais partie devant que je n'ai pas été attentive à ce geste de pure générosité dont il a fait preuve. Je le reconnais bien là, avec son coeur gros comme une pastèque et son sourire de nounours. Je pourrais presque me laisser de nouveau attendrir s'il n'y avait pas ce passé tragique et ma maladie pour nous séparer. Je récupère - non sans un petit sourire - le sac en papier contenant le livre que me tend Steven. Un peu de lecture ne me fera pas de mal, je me plongerai dedans tout de suite en rentrant, si je ne suis pas trop fatiguée. « Merci. » Dis-je doucement à mon ami d'enfance. Je ne sais pas vraiment si je le remercie pour son livre dédicacé qu'il m'offre gracieusement ou pour avoir insisté alors que je ne voulais pas le revoir. Dans les deux cas, cela n'a pu qu'illuminer ma journée.

Alors que j'envisage de m'en aller discrètement de la même façon que je suis arrivée, une voix s'élève dans la librairie parmi les fans de Steven. Je reconnais immédiatement mon nom et me retourne, soudainement crispée. Je ne m'attendais pas à ce qu'on me reconnaisse. Un mouvement de foule se presse contre nous et je me recroqueville en fermant les yeux. Mes mains tremblent, mais ce n'est pas de peur. « Non, je vous en prie... » Je commence à murmurer. Heureusement, Steven s'interpose et demande gentiment aux gens de reculer. Je me sens un peu vaseuse. Ces petits coups de stress ne sont pas bons pour ma santé fragile. Je soupire de soulagement et force mes muscles à se détendre. Un passage se dégage rapidement dans la foule afin de me laisser passer. Je suis époustouflée par le respect que ces fans ont pour Steven. En général, les gens sont tellement pressés de toucher une célébrité qu'ils n'écoutent rien ni personne. Mais lui... Lui, il est écouté. Cela n'a pourtant pas toujours été le cas. Je me souviens du petit poufsouffle timide qu'il était autrefois et qui n'osait pas s'affirmer. Il est bien loin le temps où je devais prendre moi-même sa défense. Les rôles se sont inversés, on dirait.

Un homme nous arrête alors que m'apprête à quitter les lieux et nous demande de poser pour sa photo. Un journaliste ? Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. Je suis contente d'avoir revu Steven, mais de là à m'afficher avec lui sur la couverture d'un journal... J'ai un peu peur de ce que les gens pourraient croire. Ce ne serait pas très bien vu pour une veuve de fréquenter son ancien petit-ami, n'est-ce-pas ? Je soupire et hoche la tête malgré tout, puisque Steven insiste. Je suppose que je peux faire une exception. Le flash de l'appareil me brûle les yeux mais je les garde bien ouverts. Il ne manquerait plus que je grimace sur la photo ! Je suis satisfaite d'avoir su garder mon sourire lors de la capture. Je me tourne vers mon ami, ne sachant pas trop comment le quitter. Après ce jour, je vais probablement éviter de le recroiser. Est-ce donc déjà la fin ? Je suppose. Malgré ma volonté de le maintenir hors de ma vie misérable, je ne peux m'empêcher de sentir des larmes piquer mes yeux alors que je lui dit adieu. Pas de lettre, pas d'esquive, cette fois c'est face-à-face. « Merci à toi pour...le livre. Au revoir Steven. » Sur ces mots, je fais volte face et presse le pas, probablement un peu trop pour qu'il ne remarque pas que je fuis. A aucun moment je ne me retourne, pas parce que je ne veux pas le revoir, mais parce que je tiens à lui cacher les larmes qui se sont mises à rouler sur mes joues. Une fois dehors, je transplane immédiatement chez moi pour m'écrouler sur mon lit. C'était une mâtiné forte en émotions. Je crois que je ne sortirai plus.

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