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 The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia

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Aloisia Bateson
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MessageSujet: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Ven 13 Fév - 23:52


LIBERIA & ALOISIA❧ “The truth." Dumbledore sighed. "It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.”  


Cette dernière entrevue avait rythmé tous les jours qui s'en suivirent. Je ne pensais qu'à ça, à cette conversation voilée que je n'avais pas totalement comprise, à son dernier conseil que je me répétais en boucle et bien sûr, à ma bêtise. Pourquoi par Merlin étais-je allée dans cette bibliothèque de malheur ? Je souffrais en les voyant ensemble et au lieu d'échapper à cette situation, je m'enfonçais et retournais voir celle qui était à l'origine de ce chaos. Enfin, ce n'était pas tout à fait vrai. Si les choses s'étaient passées autrement, je m'en serais voulue de lui tenir autant rigueur. Après tout, elle ne me devait rien et elle n'était pas censée savoir pour mes fiançailles. La vérité était que j'avais eu une telle vague de haine pour Octavus qu'il m'avait fallu trouver quelqu'un d'autre pour déverser toute cette colère. L'ironie du sort voulait que ça aurait pu à la limite mieux se passer si j'étais allée trouver directement le brun. Là, je n'avais eu aucune réponse de la bibliothécaire, pire encore depuis je me posais mille questions depuis. J'avais cru qu'elle fréquentait mon ancien fiancé, que du coup, elle avait toujours su pour nous et qu'elle s'était montrée compréhensive et avenante avec moi pour ça. Pour apaiser une certaine culpabilité ou alors par perversion pure et dure. Mais elle n'avait pas semblé trop le fréquenter au final. Quant à savoir pour nous deux, je n'en savais plus rien à vrai dire. J'avais beau passer chaque moment de mes journées à me refaire cette conversation mentalement, je n'arrivais pas à me positionner. Si elle était au courant, c'était une sacrée bonne menteuse. Mais si au contraire elle ne se doutait de rien, j'expliquais encore moins son renversement soudain d'attitude. Parce que ce soir-là, je n'avais pas eu affaire à la jeune femme à laquelle je m'étais confiée, bien sans m'en rendre compte. C'était comme si un masque avait commencé de se fissurer juste sous mes yeux. Ou alors, l'avoir vu aussi près de mon professeur d'astronomie m'avait rendu folle pour de bon. Celle-là aussi d'hypothèse était possible. Elle me faisait juste peur.

J'avais arrêté de passer mes soirées à la bibliothèque, bien évidemment. J'avais du à nouveau faire face au néant. Je me sentais piégée : je fuyais les couloirs et la Grande Salle, de peur de le croiser, la bibliothèque était totalement à exclure, je m'échappais de ma Salle Commune dès que je le pouvais ou plutôt, je voulais fuir les regards de mes condisciples. Alors malgré le froid, le parc était devenu mon sanctuaire. En plus des occasions données par les entraînements de Quidditch, j'avais trouvé refuge à l'extérieur du château. Peu de gens s'y aventuraient, la neige était encore bien trop présente. J'avais renoué avec mon amour pour les arbres et je montais dans un haut saule pleureur, me nichant ainsi des heures durant sur une épaisse branche avec un bocal à feu portatif sur le ventre pour ne pas mourir de froid. Le silence était complet, je ne savais pas si c'était apaisait ou totalement assourdissant. Ça me renvoyait ma situation en pleine tête, mais c'était le mieux que je pouvais faire. Au moins, mon temps était maintenant partagé : quand je ne pensais pas à l'absence d'Octavus, je me faisais du soucis à cause de Larsen. Et pendant des brefs moments plus joyeux, le froid me rappelait la Russie et les quelques rares souvenirs entiers de bonheur que j'en avais ramené. Ça me faisait penser aussi que je n'avais pas répondu à Aleksei. Je ne savais pas quoi lui dire, je n'allais pas réussir à jouer la comédie, même sur papier. Et une règle tacite s'était instaurée entre nous : nous ne parlions jamais de son meilleur ami. Je n'avais pas répondu aux questions qui approchaient de près ou de loin sa personne et il avait fini par comprendre que c'était tabou.

Je ne savais pas très bien comment j'avais atterri dans le vestiaire du terrain de Quidditch. J'y étais allée comme une automate, perdue dans mes pensées. Mais j'avais traîné et j'étais incapable de dire combien de temps j'étais restée assise sur ce banc avant que Malefoy me demande de me bouger. Je lui répondais sèchement de me lâcher et il se contenta de rouler des yeux en ressortant. Je n'aimais pas mal lui parler parce qu'au fond, il était un des rares serpentards qui ne me sortait pas par les yeux. Je soufflais un grand coup avant de m'emparer de mon balai pour rejoindre l'équipe. J'écoutais d'une oreille distraite le speech sur l'importance de gagner le prochain match contre les Serdaigles si nous voulions avoir une chance de gagner le trophée. Ce qui était assez ironique puisque tout le monde savait très bien qu'avec Ombrage dans les parages, les autres allaient avoir clairement des difficultés à s'entraîner. Mais personne ne dit rien, on s'en fichait bien. L'important c'était la gloire des vainqueurs, les moyens de parvenir à la victoire importait peu. Je n'aimais pas beaucoup le fait que ça soit aussi simple, pourtant je n'allais pas m'en plaindre. Avec la réduction des horaires de réservation du terrain des autres maisons, les nôtres s'étaient accrues, ce qui me permettait de m'évader davantage. Et pour le coup, c'était presque une aubaine pour moi. Je tapais le sol de mon pied pour prendre de l'altitude. Je savais que maintenant, je devais laisser Octavus, Aleksei et cette affreuse Larsen au sol si je ne voulais pas me retrouver à l'infirmerie pour la nuit. Je me concentrais sur la balle, jouais carrément des coudes pour voler à chaque fois droit vers les anneaux. On me rappelait plusieurs fois à l'ordre, Malefoy beuglant carrément que si j'étais aussi stressée que ça, je pouvais toujours prendre une batte et remplacer un batteur. L'idée était tentante, mais non merci.

Au final, je réussis à m'adoucir assez pour ne pas oublier que c'était un jeu d'équipe et que je n'avais pas à mettre la pâté à mes coéquipiers. Il recommença de neiger lorsqu'on décréta que l'entraînement était fini, de toute façon la moitié des joueurs tremblaient si fort que ça en remuait leur balai. Je me portais volontaire pour ranger l'équipement et tout le monde fila sans demander leur reste. Tant mieux, plus de temps à tuer pour moi. Je m'exécutais doucement et lorsque je sentis la fatigue picoter mes yeux, je me dirigeais à mon tour vers les vestiaires. Vestiaires évidemment vides dorénavant. J'enlevais ma cape de Quidditch et la laissais au sol alors que je me rasseyais sur ce même banc duquel j'avais mis tant de temps à me lever. Ma main se porta sur ma nuque douloureuse, j'étais exténuée. Un état qui ne me quittait pas. J'avais réellement besoin d'une bonne nuit de sommeil et j'étais aussi à deux doigts de demander de l'aide à Rogue à ce sujet. Mais rien que d'imaginer son œillade réprobatrice me dissuadait. Mon pull ne semblait plus suffisant pour me réchauffer et j'avais projet d'aller prendre une douche bien chaude quand un bruit m'arrêta. Je me relevais doucement, silencieuse. « - Il y a quelqu'un ? » J'attrapais ma baguette dans la poche arrière de mon jean pour prononcer un lumos qui apporta un peu plus de luminosité dans cette pénombre. Il y avait bien quelqu'un mais je dus faire encore quelques pas pour voir son visage. Visage qui me glaça le sang. La bibliothécaire dans les vestiaires du terrain de Quidditch, ça n'avait rien de banal. Je ne pouvais pas m'empêcher de me dire que j'étais très probablement la raison de cette excentricité. «- Qu'est-ce que vous foutez là?» Sa présence fit disparaître toute trace de fatigue. J'étais bien éveillée et même en alerte, comme si je devais faire face à un danger. C'était certainement un peu le cas.

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Liberia Larsen-Rasputin
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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Sam 14 Fév - 17:15

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Aloisia Bateson & Liberia Rasputin

Aloisia t’avait grandement déçue en partant sitôt la porte ouverte. Tu avais espéré plus de réactions face à tes propos bien plus évidents que précédemment. Elle n’était que déception sur déception. Comme quoi, la première impression était toujours la bonne, quoi qu’on en dise. Forte de cet énervement latent, tu avais rapidement décidé que tu allais briser la gamine en lui apportant des preuves tellement irréfutables qu’elle creuserait elle-même son trou pour s’enterrer. Ton envie de lui faire mal n’égalait certes pas celle que tu portais envers Octavus, mais en si peu de temps, la rousse avait réussi à s’en rapprocher à vitesse grand v. en d’autres circonstances, tu aurais même été carrément impressionnée par la façon dont elle te tapait sur les nerfs. Tu étais aussitôt partie pour Pré au lard, enfilant une cape et changeant d’apparence une fois le portail passé. Tu avais commencé de sentir le regard de la serveuse sur toi et tu préférais changer d’apparence dorénavant sinon elle risquait de se montrer méfiante. Comme tu t’y étais attendue, il avait été présent, flirtant sans aucune honte avec quelqu’un qui n’était pas sa fiancée. Tu n’étais pas restée très longtemps, juste le temps de boire une consommation et d’entendre quelques bribes de conversation, en prenant bien garde de ne pas poser les yeux sur eux. Le pire qui pourrait arriver serait que l’un d’eux s’aperçoive être observé. Tu n’avais pas fait le meilleur des travails la dernière fois et ton insistance avait fini par attirer les regards de la blonde. Une fois de retour dans tes appartements, tu avais pris un parchemin et posé tes idées au clair. Tu avais un plan plus clair.

Les jours suivants, tu t’étais faite discrète, autant que possible quand on était toi du moins. Il n’avait pas été difficile de se rendre compte qu’Aloisia semblait t’éviter, mais plus étrange encore, elle évitait également son fiancé. Cette nouvelle t’avait parfaitement réjouie. Tu soupçonnais qu’elle n’avait donc pas été le confronter au sujet de ce qu’elle avait aperçu puisqu’aucun Octavus fou de rage n’avait fait irruption dans ton domaine. Elle se méfiait donc tout autant du brun que de toi. C’était surprenant, mais il y avait sûrement des raisons à cela. Diviser pour mieux régner, ça avait toujours été une de tes devises et ça fonctionnait parfaitement. Ironiquement, tout allait pour le mieux pour toi. Tu avais passé trois soirées d’affilé avec Christopher et même si tu refusais de te l’avouer, il devenait très vite ton client favori. Quiconque disait que la gentillesse et la compassion rendaient heureux se trompait, tu étais plus heureuse que tu ne l’avais jamais été. A croire que tu pompais toute la joie de tes cibles. C’était du moins vrai pour l’une d’entre elles. Tu avais espionnée la petite capricieuse, prenant les traits d’une jeune élève. Tu refusais de t’approcher trop près d’elle ou de lui adresser la parole. Elle s’isolait, grand bien lui fasse, tu n’allais surtout pas tenter de l’en empêcher. Tu avais décidé de lui laisser du répit pour laisser l’impression erronée que tu avais abandonné la partie, que tu l’avais déjà oubliée. Ce n’était pas le cas. Tu attendais simplement le moment idéal pour frapper son corps déjà à terre et l’achever. Elle semblait s’isoler encore plus qu’avant, éviter la foule, se complaindre dans son rôle de martyr. Quand tu l’apercevais grimper dans cet arbre, tu roulais des yeux avant de te détourner, revenant quelques heures plus tard pour réaliser qu’elle était toujours prostrée au même endroit. Octavus n’aurait sûrement même pas remarqué si sa petite fiancée s’était transformée en statue de glace. Peut-être qu’elle était été plus utile dans ce rôle par ailleurs.  

Tu avais aussi continué de suivre le brun, à récolter indices et preuves étayant tes accusations. Tu étais retournée au bar sous une autre apparence, mimant une employée éreintée qui souhaiter juste boire un verre pour se détendre. Tu avais jusqu’à été te mêler aux poivrots du comptoir pour passer inaperçue et pour être plus proche du spectacle. Octavus n’était pas revenu immédiatement après sa visite surprise, mais il avait fini par revenir évidemment. À Poudlard, tu lui laissais de l’espace quand vous tombiez l’un sur l’autre. Pas suffisamment pour qu’il se doute que tu préparais un mauvais coup, mais assez pour éviter une nouvelle confrontation et lui laisser penser que tu allais agir. Changer de comportement trop radicalement serait le meilleur moyen d’indiquer qu’il se passait quelque chose. Le fait que vous ayez été surpris par quelqu’un t’avait fait réfléchir. Il fallait que tu te montres plus prudente. Tu ne pouvais pas savoir qui serait la prochaine personne qui pourrait entendre une de vos conversations. Vendredi soir. Tu étais allée rejoindre Christopher pour un rendez-vous d’une heure et rentrais au château. Et quiconque soutiendrait que tu avais fait des efforts supplémentaires dans ta tenue ou ta coiffure mentait. Évidemment. Impossible d’expliquer une raison rationnelle au fait que tu aies ressenti le besoin de te rendre jusqu’au terrain de quidditch. Pourtant, c’était là que tes pas t’avaient mené, juste à temps pour apercevoir l’héritier Malfoy quitter l’endroit. Ainsi donc les serpents avaient eu un entraînement aujourd’hui. Était-ce présomptueux de t’imaginer qu’Aloisia puisse être toujours dans les locaux ? Tu devais t’en assurer. Tu entras sur le terrain, remarquant qu’il n’y avait personne. Quelqu’un d’autre aurait sûrement tourné les talons, mais tu n’avais aucun scrupule à pénétrer dans les vestiaires. Ce n’était pas particulièrement éthique, mais depuis quand étais-tu une employée modèle de toute manière ?

Elle allait s’imaginer que tu étais une perverse qui souhaitait se rincer l’oeil ou s’assassiner dans la douche... Aucune des possibilités n’était vraiment très attrayante. Évidemment dès que tu posas un pied à l’intérieur, tu fus repérée. C’était le lot de toutes celles qui se promenaient en talons hauts et les tiens claquaient comme un coup de fouet. Tu retins un roulement d’oeil. Qui donc pouvait être ici ? Heureusement, elle était encore présentable. Si cela n’avait pas été le cas, tu n’aurais sûrement pas été la plus gênée des deux, mais tu préférais t’épargner ce spectacle. Continuant d’avancer, tu papillonnas des yeux, plissant les lèvres d’énervement, quand elle te pointa sa baguette en plein visage. La réception que tu reçus planta sur tes lèvres rouge un sourire ironique. « Vingt points en moins pour Serpentard. » Tu ne savais même pas pourquoi tu ne l’avais pas fait lors de votre rencontre précédente. Cela aurait été l’occasion d’en enlever beaucoup plus, quitte à ce que le professeur Rogue vienne se plaindre par la suite. « Bonsoir à vous également Aloisia. » Tu replaças une des mèches folles de ton chignon derrière ton oreille et lissa ta jupe avant de t’appuyer contre l’un des casiers comme si tu étais née dans cet endroit plein de sueur. « Suis-je en train de vous empêcher de vous changer ? Je vous en prie, ne vous occupez pas de moi... » Elle n’en ferait évidemment rien, bien trop prude pour se montrer intéressant une seconde. Rien d’étonnant à ce que tout le monde l’ignore. Tu détournas les yeux pour observer d’un oeil inquisiteur cet endroit qui faisait tellement délabré. Rien d’étonnant à ce que les meilleurs joueurs du monde sortent tous de Durmstrang et pas de Poudlard. Tu n’avais toujours pas répondu à sa question et c’était volontaire. Même si tu étais particulièrement de bonne humeur après ta soirée, il n’empêchait qu’un seul regard vers cette gamine suffisait à te remplir de nouveau de pensées machiavéliques. Et cette fois-ci tu avais des preuves avec toi.  

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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Jeu 19 Fév - 22:53


LIBERIA & ALOISIA❧ “The truth." Dumbledore sighed. "It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.”  


J'avais toujours été confronté à la solitude. Enfant, elle avait été un véritable poids et un frein conséquent à mon développement social. J'avais supplié pouvoir me mêler avec d'autres enfants, on me l'avait toujours refusé. Je n'avais eu que la possibilité de passer quelques heures horribles avec les autres héritiers de mon statut, d'autres sang-purs qui, comme moi, étaient pour la plupart emprisonnés dans une cage dorée. Je semblais pourtant être la seule à regretter mon état de prisonnière. Octavus avait été en quelque sorte mon seul ami, même s'il n'avait pas vraiment eu conscience de ce rôle, ni même en avait eu l'envie. Il avait été seulement contraint par un accord passé entre nos parents, ça je le réalisais pleinement aujourd'hui même si au fond, je l'avais toujours su. En grandissant, j'avais appris à m'entourer. Pas à me faire de réels amis, ça j'avais compris que ce n'était pas possible tant que le nom Bateson continuerait de réglementer ma vie. Mais je n'avais plus été seule, loin de là. J'avais été une des élèves les plus influentes de Serpentard, les filles de la maison m'admiraient autant qu'elles me redoutaient. Parce que j'avais décidé que quitte à ne pas pouvoir connaître l'amitié, je vivrais l'admiration. Un résultat qui passait automatiquement par la case crainte. Mais maintenant, tout ça avait volé en éclats. Je ne voulais plus être admirée, je voulais être juste seule et ce même si c'était cette solitude qui me torturait. J'avais pris un coup si puissant qu'il m'avait mis à terre et je peine à me relever. Octavus ne voulait pas de moi. J'avais fait fuir mon seul ami.

Ça en disait long sur moi. J'avais été prétentieuse. J'avais cru valoir mieux que tous ces bourgeois imbus de leur personne, que ces gens plein de fric à ne plus savoir qu'en faire, et que ma mère, bien sûr. Au final, c'était elle qui avait raison. On était seulement ce qu'on paraissait être, le monde se foutait bien de nos états d'âme, de nos espoirs et de nos rêves. Pour réussir, il fallait faire abstraction de toutes ces envies futiles. J'avais cru pouvoir tout avoir. Connaître l'amour et le bonheur, malgré mon nom et le poids de ma famille. J'avais eu tort. J'étais une héritière, qui plus est une femme. Je n'avais pas mon mot à dire. Et la consolation que j'avais eu en Russie, me dire qu'au moins lui avait pu prendre sa liberté, ne marchait plus aussi bien. J'avais du mal à accepter que tout m'avait échappé alors que j'étais sur le point justement de tout avoir. J'avais d'autant plus du mal à réaliser que c'était uniquement par ma faute. Je n'arrivais pas assez à m'occuper pour oublier mes remords. À chaque geste, de chaque heure, je me disais que si j'avais agi d'une autre manière, ou dis autre chose à un certain moment, les choses auraient pu être différentes. J'avais échoué. C'était un échec personnel que je ne pouvais pas attribuer cette fois-ci à mes parents ou au reste de l'humanité. Il n'y avait eu que lui, et que moi. Et ça n'avait pas été suffisant. Je n'avais pas été suffisante. Ça changeait tout. Je n'arrivais plus à accepter mon image, et pas plus celle que j'étais. La vérité, c'était qu'au final je ne savais pas qui j'étais. Je pensais ne plus être une enfant, finalement peut-être que j'en étais une. En tout cas j'aurais préféré. Ça aurait été certainement moins douloureux si je n'avais pas été une adulte.

En entendant le bruit de ses talons claquer sur le sol, tout mon être me criait à la méfiance. C'était elle, évidemment. Je ne savais pas pourquoi, alors même que je m'étais jurée de ne jamais me retrouver face à cette horrible bonne femme, j'avais toujours eu l'intuition que ça ne serait pas notre dernier face à face. À mon grand dam. Comme pour souligner mon état mental, elle était tout apprêtée, d'une beauté aussi terrifiante qu'indéniable, alors que j'étais pitoyable. Le teint blafard, cernées et éprouvée par un entraînement de quidditch aussi salvateur qu’éreintant. Je baissais ma baguette mais la gardais un main. Un moyen comme un autre de me donner un peu de contenance face à elle. La sentence face à ma grossièreté arriva rapidement. Des points en moins... ça me semblait aussi ridicule que déplaçait. Je sentais bien que dans notre dynamique, le terrain allait bien au-delà de celui de l'école. Le problème n'était pas qu'elle était la bibliothécaire et moi une élève, mais bien qu'elle était une femme qui s'était approchait trop près de mon fiancé. Enfin, prétendu fiancé. Même si je ne comprenais pas tout, c'était l'élément déclencheur, ce qui avait tout fait basculer et l'avait fait passer de la charmante jeune femme à l'écoute à cette horrible menace sans nom. J'aurais aimé savoir ce qu'elle me voulait mais bien évidemment, elle ne me répondit pas. Ça aurait été trop simple. Si vraiment elle se fichait d'Octavus, je ne voyais vraiment pas ce qu'elle faisait devant moi à cet instant précis. Elle était tenace, même si je n'avais rien dit jusqu'au bout la dernière fois, je nous avais mis en danger. Je l'avais mis en danger. Aujourd'hui encore, je ne dirais rien. Mais j'étais fatiguée et peu encline à jouer à son petit jeu maintenant. Jeu qui semblait pourtant seulement commencer.

Elle me saluait, je ne lui rendais pas la politesse. Elle pouvait bien m'enlever tous les points qu'elle voulait je m'en fichais éperdument. Et puis de toute façon, avec Ombrage dans les parages, ils seront rapidement récupérés ou au moins égalisés avec la perte de ceux des autres maisons. Larsen-Rasputin s'appuya contre les casiers, comme si elle ne dénotait absolument pas dans ce décor. Je croisais les bras sur ma poitrine, attendant qu'elle en vienne quelque part. Mais plutôt que d'aller droit au but, elle se permit un autre pique. Vraiment, je n'étais pas d'humeur. Je ramassais ma robe de joueuse avant de couler vers elle un regard mauvais. « - Je vous retourne la pareille : ne vous occupez pas de moi. » Qu'elle me laisse tranquille, enfin par Merlin ! J'aurais vraiment du me casser une jambe, et même les deux, le jour où je lui avais proposé mon aide. À croire que j'étais faite pour me mettre dans le pétrin. « - Vu votre tenue, vous n'êtes pas venue pour faire une petite partie. Et à vrai dire, je me fous de vos raisons. Vous allez me laisser tranquille, c'est clair ? » Je voulais être menaçante. Et ça l'était sûrement, pas assez très certainement. Je la regardais un instant avant de faire quelques pas vers elle pour tenter de lui passer devant, espérant qu'elle n'allait pas se mettre, encore, en travers de mon chemin. Après tout, elle m'avait déjà séquestré dans une bibliothèque. Elle était le genre de femme qui ne reculait devant rien pour obtenir ce qu'elle voulait.  

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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Sam 21 Fév - 19:13

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Mentirais-tu en admettant que tu appréciais cette ironie du sort de la trouver quand elle était au fond du trou quand tu étais en train de grimper vers la cime des arbres ? Même si ça n’avait pas été ton intention, il était clair que merlin semblait aller dans ton sens pour te donner cette nouvelle opportunité de la rabaisser insidieusement. Tu lui avais enlevé des points. Pas assez à ton goût, mais tu ne voulais pas te mettre Severus à dos. Tu avais imaginé cent fois dans ton esprit la façon dont tu allais pouvoir tout dévoiler, voir son visage se briser un peu plus. Allait-elle aller jusqu’à pleurer en réalisant qu’elle l’avait perdu définitivement ? Qu’il n’avait même jamais été à elle si ce n’était pour un arrangement obscur ? Ce n’était même pas sa faute particulièrement. Tu aurais réagi de la même façon avec une autre. Elle était simplement là au mauvais endroit, au mauvais moment. Un dommage collatéral dans ta guerre contre Octavus. Tu la surprenais dans un moment de faiblesse. Le destin avait bien fait les choses. La rousse semblait vouloir lécher ses plaies en silence et en privé avant de se recroqueviller dans un recoin sombre. Pas aujourd’hui, navrée. Ses défenses semblaient à plat et ce soir, tu sentais que tu avais le dessus. Tu n’aurais même pas dû prolonger la discussion la dernière fois alors qu’elle semblait avoir mangé du lion. Tu aurais dû attendre de la surprendre dans un moment comme celui-ci. La dynamique avait changé.

Préférant assurer un minimum de discrétion, tu lanças un sort de silence afin d’éviter qu’une oreille indiscrète ne vous entende par mégarde. On n’était jamais assez trop prudent. Tu ne pris pas vraiment notice de son manque de politesse. Ce ne serait qu’un nouvel élément qui l’empêcherait de trouver quelqu’un d’autre. Elle se comportait comme une enfant gâtée. Elle n’avait absolument rien compris à la vie. Une femme de sang pur se devait de se montrer le plus inoffensif possible pour attirer des proies. Les hommes avaient toujours été les mêmes. Ils devaient avoir l’illusion qu’ils avaient le contrôle en tout temps. Une fois qu’on les avait en son pouvoir, il était largement temps de dévoiler sa véritable personnalité. C’était un art qu’elle ne maitrisait pas et ça n’avait rien d’étonnant que personne ne fasse attention à elle. Elle était capricieuse et mal éduquée. « Tant d’imprudence... Vous réalisez que je pourrais en enlever beaucoup plus ? Que vous le vouliez ou non, je suis autorisée à faire régner la discipline dans cet établissement. J’en attendais plus d’une sang pur... » C’était dans ces moments là qu’elle t’énervait le plus. Depuis votre dernière conversation, tu t’étais attendue à ce qu’elle réalise que tu n’étais pas ce que tu semblais être, qu’il fallait se montrer prudent. Soit elle souhaitait délibérément te provoquer et subir les conséquences qui y étaient associées, soit elle était réellement simple d’esprit.

Tu avais bien envisagé la possibilité de laisser le mariage avoir lieu sans intervenir puisqu’Octavus ne semblait pas du tout tenir à Aloisia. Ce serait un nouveau mariage malheureux comme il semblait y en avoir beaucoup parmi les familles anglaises. Cependant, tu ne doutais pas qu’il irait voir ailleurs et la seule nuisance serait pour son épouse. Tu avais beau être irritée par Aloisia, tu haïssais encore plus Octavus. Un scandale lié au fait qu’un sang pur partisan de cet imbécile de Voldemort fréquentait une née moldue était bien plus percutant. Tu pouvais déjà imaginer la tête qu’ils feraient tous quand tu annoncerais ça lors d’une de leurs réceptions. Ce serait brillant. Les McKenna seraient humiliés, les Bateson aussi par extension, leur fille n’ayant pas réussi à retenir un bon parti. Ils finiraient seuls et reniés. La gamine n’aurait plus rien du tout, sauf à se brader pour espérer trouver quelqu’un qui veuille d’elle. Tu avais pris un peu de temps, mais maintenant tu n’avais plus aucun doute sur la liaison qu’entretenait McKenna avec cette Wendy Williams. Ça n’avait pas été très difficile de trouver son nom. Comme quoi, cela avait été utile d’avoir des contacts au Ministère. Un petit service demandé à droite et à gauche et tu avais obtenu tout un tas d’informations sur cette américaine de basse échelle. Le pire dans tout ça, c’était que tu étais persuadée qu’Octavus se moquait de fricoter avec une impur. Il avait bien changé. A croire que fréquenter son meilleur ami dégénéré avait laissé de multiples séquelles une fois que tu t’étais lassée de lui.

Tu riais intérieurement, comme un prédateur retenant sa proie pour l’empêcher de s’échapper, lui donnant des coups de pattes jusqu’à ce qu’elle ne bouge plus. Elle voulait que tu ne t’occupes plus d’elle. Tu te demandas brièvement ce qu’elle s’imaginait sur toi, sur les raisons qui te poussaient à l’approcher en dépit de tout. S’agissait-il encore de cette infatuation pour Octavus ? Tu secouas doucement la tête. « Mais voyez-vous, c’est bien là le problème. Je suis malheureusement obligée de m’occuper de vous. » Tu lui jetas un regard méprisant. Tu aurais pu être désolée si elle ne t’avait pas autant ennuyée à de multiples occasions. Si elle avait montré sa nuque dès le départ, attendant de voir si tu la briserais ou non, tu aurais pu faire part de clémence. Maintenant, ce temps était révolu. Elle deviendrait ta chose ou elle ne deviendrait rien de plus qu’un paria, une honte qu’on éviterait de mentionner où qu’elle aille.

Tu commenças à rire quand elle tenta de te menacer. *Oh chérie, tu n’imagine pas que c’est moi qui ait inventé ce petit jeu la première.* Tu avais toujours fait partie de ces personnes qui se battaient encore plus fort quand on les provoquait. Dommage qu’elle ne s’imagine pas que si elle finissait par d’obéir aveuglément, tu la laisserais tranquille. « Croyez le ou non, c’est le hasard qui m’a mené jusqu’ici. Et j’étais même de bonne humeur. » Cela t’arrivait de plus en plus souvent quand tu le quittais. Pourtant, il n’était qu’un client et tu préférais ne pas l’oublier. Tu avais comme précepte de ne pas mélanger travail et plaisir, plus depuis la dernière fois. « Mais maintenant que je suis là, je me suis dit qu’il serait idiot de ne pas en profiter pour continuer notre petite discussion de la dernière fois. » Autant être claire dès le départ. Non, tu n’avais pas oublié. Le fait qu’elle t’ait évité comme la peste indiquait qu’elle non plus. Tu n’avais pas envie de tourner autour du pot cette fois-ci. De la franchise, jusqu’à un certain point... Tu gardais toujours des cartes dans ta manche. Elle tenta de partir. Tu envisageas pendant une seconde d’attraper ta baguette pour fermer les portes. Pourtant, tu n’en fis rien. Tu savais exactement quoi dire pour la faire stopper net. « Octavus voit bien quelqu’un d’autre. » Cela ne rata pas.


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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Dim 1 Mar - 17:31


LIBERIA & ALOISIA❧ “The truth." Dumbledore sighed. "It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.”  


Je ne pouvais pas croire que le simple fait d'avoir rendu un livre en retard lui avait donné la parfaite raison de m'apporter autant d'attention. J'avais essayé autant de comprendre ce qui m'échappait dans cette situation que d'oublier cette abominable bonne femme. Je préférais même me retrouver en retenue avec Ombrage plutôt que de me risquer à la croiser de nouveau. Mais évidemment, elle en avait décidé autrement. Il était clair qu'elle ne comptait pas se suffire de notre dernière conversation. Et même si je ne savais pas ce qu'elle pouvait bien me vouloir, je comprenais au fond que le mieux à faire était de la fuir. Elle était dangereuse, c'était une étrange certitude. Et même si je ne voulais pas me l'avouer, je me savais trop faible pour chercher à comprendre ce qui la rendait si nocive. C'était bien la seule chose qui pouvait atténuer ma curiosité. Ça et la peur d'apprendre qu'elle était belle et bien la nouvelle conquête d'Octavus. J'avais réussi à me persuader que j'avais halluciné leur promiscuité. Je voulais la croire quand elle disait qu'elle ne s'intéressait pas à mon ancien fiancé. C'était d'une crédulité incroyable mais ça me permettait de tenir un minimum le coup. Si elle était vraiment aussi proche de lui, il serait peut-être venu me voir, non ? Histoire de clarifier la situation, de m'expliquer ou même de me demander de tenir ma langue. Mais il n'avait pas cherché à me contacter, de quelle que manière que ce soit, et je l'avais encore moins aperçu que d'habitude. Je voulais croire qu'il avait encore un peu de considération pour moi, assez pour ne pas me laisser sciemment dans cette incertitude. Je préférais me dire qu'il ne savait rien. Encore une fois, je choisissais ma vérité.

C'était risible, elle en attendait plus de moi. De par ma condition de sang-pur. Qu'est-ce que ça pouvait bien lui faire la façon dont je me comportais ? J'allais finir par croire qu'elle avait été mandaté par ma mère pour lui assurer de ma bonne tenue quant à l'image de notre famille. En un sens, c'était encore le scénario le plus probable. Après tout, Annabeth Bateson avait bien l'argent et la perversion nécessaire pour parvenir à de telle extrémité. Ou alors, la bibliothécaire était une sang-pur, héritière également, à la recherche d'un bon parti et elle avait comme cible mon prétendu fiancé. Ça aussi, c'était possible. Si c'était le cas, Octavus la repousserait puisqu'il ne voulait pas d'un mariage arrangé. La petite voix démoniaque en moi me susurra qu'il ne semblait pas être disposé à la repousser la dernière fois. Sa silhouette plaquée à la sienne, bloquée contre un mur, me hantait chaque nuit. Ça n'était pas juste. Aussi douloureuses qu'ont été ces années passées à devoir faire semblant de me porter de l'intérêt, ça ne justifiait aucunement de me faire souffrir autant. Qu'attendait-il de moi, que j'abandonne mes études, que je quitte le château, pour lui laisser toute la liberté qu'il désirait ? J'en venais à réellement considérer cette solution. Après tout, m'éduquer ne me servirait à rien et le Manoir finissait par m'apparaître comme un refuge. Je pouvais toujours prétendre me concentrer sur ma vie de femme à venir, me plonger dans les préparatifs d'un mariage qui ne viendrait jamais et, comble du bonheur pour mes parents, parcourir les dîners mondains. Prétendre aimer ce rôle serait toujours plus facile qu'essayer de tenir le coup ici.

La jeune femme semblait se délecter de ma vision pitoyable. Si j'en doutais encore, elle me confirmait qu'elle n'avait pas dans l'intention de m'offrir la paix que je désirais tant. Loin de là même. Son regard méprisant me donna envie de lui sauter à la gorge, mais encore une fois je n'en avais pas la force. Puis quelque chose me disait que ce genre de réaction ne ferait que la ravir. Lui avais-je fait tellement pitié qu'elle se sentait obligée de me pousser à lui confesser la vérité ? Vérité que j'avais déjà mise à mal à la bibliothèque. Mais je ne lui dirais rien. Si j'avais tenu le coup sous l'effet de la colère, ça n'était pas après un entraînement de Quidditch qu'elle obtiendrait gain de cause. Si c'était réellement le hasard qui l'avait mené jusqu'à moi, il y avait définitivement quelqu'un en haut qui me voulait du mal. Il fallait que je coupe court à cette entrevue, je n'étais pas en état de l'affronter. Je réunissais mes dernières forces et volontés pour paraître plus solide et plus forte que je ne l'étais alors que je lui demandais une bonne fois pour toute de me laisser tranquille. Et je n'attendais même pas sa réponse, de toute façon, il était clair dans ma tête que je ne lui laissais pas le choix. Elle parvint à m'arrêter nette dans mon élan, ma sortie était totalement fichue. Mes jambes refusaient de répondre, comme tout le reste de mon corps. Seul mon esprit se répétait en boucle ses derniers mots : Octavus voit bien quelqu'un d'autre.

« - Vous mentez... » Je n'étais pas certaine d'avoir dit ça à voix haute. Elle me confirmait des semaines de craintes à ce sujet. Qu'est-ce que cela signifiait... Elle ne s'impliquait pas du tout dans cette révélation, alors comment pouvait-elle être au courant ? De cette autre femme ou bien même de nos fiançailles ? Parce qu'elle devait bien en avoir conscience pour venir m'informer de ce fait. Pourquoi venait-elle me prévenir d'ailleurs ? Certainement pas par amitié. Il fallait que je mette de côté la douleur de mon cœur pour laisser ma tête réfléchir à la situation. « - Qu'est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Les relations du professeur McKenna ne me regardent pas.» Ma voix était bien trop faible et tremblante pour cacher la vérité. Ça m'atteignait, bien sûr. Mais tant qu'elle ne me confirmerait pas qu'elle savait que j'étais la fiancée du professeur d'astronomie, je me devais de garder le silence, puisque je lui avais promis. Mais au final, c'était plus pour me donner une certaine contenance et gagner du temps. Liberia Larsen-Rasputin savait que j'étais la fiancée d'Octavus McKenna. Elle semblait même en savoir bien plus que moi sur lui. Lui et ses fréquentations. Je me retenais de lui demander qui était cette autre femme et depuis combien de temps se voyaient-ils. Je ne pouvais plus partir désormais. Il fallait trouver un moyen de sauver la situation ou du moins, de la faire taire. Elle était une menace, si elle disait la vérité et qu'elle divulguait ces informations, les conséquences pouvaient être désastreuses. « - Qu'est-ce que vous voulez à la fin ? » De l'argent ? Je pouvais me débrouiller pour en trouver et acheter son silence. Ça ne devait pas bien payer bibliothécaire et si elle connaissait si bien la situation, elle devait savoir combien nos familles étaient fortunées. Je n'avais pas bougé d'un pouce, pourtant ça n'était pas l'envie de fuir qui manquait. Je n'avais pas d'autre choix que de comprendre. Et ce même si je savais que ça pouvait me blesser encore davantage.

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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Sam 7 Mar - 17:48

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Même dans tes rêves les plus fous, tu n’avais pas réussi à imaginer aussi clairement sa réaction. Elle avait en effet stoppé net devant tes mots assassins. Tu sentis une chaleur réconfortante se répandre dans tes membres en voyant que tu avais réussi ton petit effet. Ça avait finalement payé de te montrer un minimum patiente. Tu reculas pour la contourner et apercevoir son expression, gardant les bras croisés contre ta poitrine. Aussitôt, elle tenta de réfuter tes propos. Tu t’y étais attendu. C’était naturel. Le déni était le premier pas vers la guérison après tout. Mais son manque de mordant démontrant qu’elle même n’y croyait pas vraiment. Tu n’avais pas le moindre intérêt à mentir sur ce sujet. Qu’est ce que ça allait t’apporter ?  « Non... Pas cette fois. Non pas que ça vous concerne bien sûr. » C’était vrai, tu avais menti, ou plutôt omis beaucoup d’informations depuis ton arrivée ici, mais sûrement pas maintenant. Tu te foutais complètement qu’Octavus parte coucher avec la première venue. Ce qui t’importait, c’est qu’il n’aurait absolument jamais osé agir de cette façon quand il était avec toi. Tu avais bien deviné qui menait le jeu. « Vous avez besoin de vous asseoir ? » Elle semblait proche de défaillir et tu n’avais pas vraiment envie de devoir gérer une élève inconsciente. Ils risquaient de t’accuser d’en être à l’origine. Ce n’était quand même pas ta faute si ces quatre petits mots avaient eu un si grand pouvoir. Certes, tu n’étais toujours pas supposée être au courant qu’ils étaient fiancés. Cependant, même si tu n’avais jamais eu à gérer les amourettes d’ado, ça n’aurait rien d’étonnant à ce qu’une fille un peu trop rêveuse le prenne mal.

En effet, elle sembla se reprendre après ces quelques instants et continua le jeu de dupes qui s’était engagé précédemment. Tu commenças à sourire, roulant des yeux. Alors vous en étiez à retourner à la case départ ? « J’en suis persuadée. Mais ce n’est pas la peine de faire semblant. Je suis au courant. » Tu attendis de voir si elle allait finir par admettre, mais voyant qu’elle n’avait toujours pas ouvert la bouche, tu rajoutas : « J’ai eu accès à une charmante gazette russe qui parlait du bal ministériel et suis tombée sur l’héritier McKenna et sa compagne. Imaginez ma surprise en constatant qu’Octavus était fiancé à une de ses élèves. » Tu mimas une expression exagérée d’étonnement. Ta voix transpirait de sarcasme. Tu la tenais. Elle n’allait pas partir tant qu’elle n’aurait pas toutes les informations, tant qu’elle ne saurait pas ce que tu voulais. D’ailleurs, c’est ce qu’elle te demanda. Ce que tu voulais. Tu perdis ton sourire avant de lui jeter un regard perçant quand elle posa la question. Tu te sentis presque insultée. Pour qui te prenait-elle au juste, une vulgaire femme vénale ? Tu n’avais pas besoin d’argent, tu n’avais pas besoin de grand chose et le peu que tu voulais vraiment, elle serait incapable de te l’offrir. Octavus aurait peut-être pu, mais pour le moment, tu ne le tenais pas alors c’était vain. « Je n’ai pas besoin de votre argent ou de quoi que ce soit que vous pourriez m’apporter. Il s’agit simplement de vous mettre en garde. » Tu en avais à la fois trop dit et pas assez.

Maintenant que tu étais certaine qu’elle n’allait pas tenter de s’enfuir, tu retournas près de ton poste d’observation, nettoyant le banc avant de t’asseoir dessus, croisant les jambes et lissant ta robe. Tu tapotas le siège pour qu’elle te rejoigne. C’était délicieux de savoir que tu avais le pouvoir. Tu insistas jusqu’à ce qu’elle finisse par obéir et s’installe sur le banc. « Gentille fille. Laisse-moi te raconter une petite histoire... » Tu étais passée au tutoiement. Ça semblait plus approprié, en dépit de l’incongruité de la scène. Tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te fasse confiance. Ce n’était pas ce que tu voulais obtenir. Ce que tu voulais, c’était son obéissance pleine et totale, qu’elle accoure au moindre claquement de doigt, qu’elle se charge elle même de torturer Octavus. Un pantin entre tes mains.  

Tu jouas avec tes mains quelques secondes le temps de savoir par où commencer. Il était temps de laisser tomber une partie de ton masque. Ce que tu t’apprêtais à lui révéler était évidemment mûrement réfléchi. Tu avais longuement pensé aux éventualités face à cette découverte. Elle pourrait bien évidemment aller le confronter avec ces preuves, mais tu en doutais. Déjà, parce que tu allais tout faire pour qu’elle fasse comme si de rien n’était, et parce que ce n’était pas dans son intérêt de lui annoncer qu’elle était au courant de ses infidélités alors qu’ils n’étaient pas encore mariés. Dans ces conditions, tu ne pensais franchement pas qu’Aloisia allait s’épancher sur ton passé commun avec Octavus. « Je connais Octavus depuis très longtemps et j’ai failli être à ta place autrefois si je n’y avais pas mis un terme. » Voilà la véritable révélation, le vrai coup de poignard. Tu lui dévoilais finalement que vous aviez été en couple pendant un certain temps,  qu’il aurait pu t’épouser toi si tu l’avais voulu. Qu’en définitive, elle ne l’avait eu que parce que tu n’en avais plus voulu. C’était dur à entendre. Il suffisait de voir comment elle réagissait en te pensant en couple avec lui pour savoir qu’elle n’allait pas applaudir des deux mains. Tu tournas la tête vers elle pour voir l’effet de tes mots. Elle n’était pas assez douée pour cacher ses émotions les plus violentes. « Il était une fois une jeune danoise qui travaillait en lien avec le ministère russe. Elle croisa un jeune anglais timide lors d’un bal ministériel. Il tomba amoureux d’elle aussitôt. Ils restèrent ensemble pendant cinq ans. Quand il commença de parler de l’épouser, la jeune femme se lassa et le quitta. Et nous voilà aujourd’hui. »

Tu eus un grand sourire amusé. C’était étonnant de voir à quel point la situation s’était retournée depuis votre dernière rencontre. Tu avais toutes les cartes en main.  Il t’avait humiliée, tu avais perdu ton poste et maintenant tu allais lui rendre la monnaie de sa pièce. Tu eus un petit rire en repensant au fait qu’elle avait pensé que tu allais le lui voler. Tu haussas un sourcil. « Je peux t’assurer que je n’aie pas la moindre intention de récupérer Octavus. Croie-le ou non, quand  tu nous as aperçus, il se rendait justement auprès de sa maitresse et je tentais d’obtenir une confession à ce sujet. Maintenant, j’ai des preuves bien sûr. C’est pour ça que je n’ai rien dit plus tôt. M’aurais-tu crue ? » Tu fouillas dans ta pochette pendant une minute. Tu l’avais agrandie à l’aide d’un sort pour qu’elle soit plus grande à l’intérieur et contienne certains instruments dont tu avais besoin pour ton emploi nocturne. Finalement, tu sortis le cliché animé que tu avais récupéré les représentants tous les deux en train de parler au bar. Tu lui lanças sur les genoux, consciente que tu allais lui briser le cœur. Aurait-elle seulement le coeur de se venger ?



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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Jeu 12 Mar - 23:20


LIBERIA & ALOISIA❧ “The truth." Dumbledore sighed. "It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.”  


J'étais totalement tétanisée, je ne savais plus quoi faire. Si je devais rester, ou m'enfuir. Continuer de mentir ou finir par acquiescer. Je n'étais pas certaine que je pouvais faire quoi que ce soit pour lui échapper de toute façon. Avec cette bibliothécaire de malheur, rien ne semblait bien pouvoir me tirer hors de ses griffes. Et elle devait savoir qu'elle venait de me porter un sacré coup. Comme je savais tout au fond de moi que ce qu'elle me disait était l'affreuse vérité. Tout allait trop vite, trop vite pour moi. Je n'avais pas encore fini d'accepter la rupture de nos fiançailles que déjà il allait falloir que j'apprenne à vivre avec l'idée que non seulement il n'était plus à moi, mais qu'il était avec quelqu'un d'autre désormais. Je ne savais rien de cette autre femme, si ce n'était que je lui vouais déjà une haine son nom que seule ma jalousie à son égard était capable d'égaler. Et que cette femme n'était pas Rasputin. Je la croyais désormais quand elle me disait qu'elle n'avait aucun intérêt pour Octavus. Ça n'expliquait pas encore ce que j'avais vu la dernière fois, ni ce sentiment de méfiance que j'avais toujours en sa présence. Il y avait plus, elle n'en avait pas fini avec moi. Mais elle me surestimait. J'avais juste envie de m'écrouler, de fatigue, de colère, de tous ces sentiments violents que je refoulais depuis notre retour de Russie. Si je le pouvais, je me serais assise effectivement. Pourtant, je ne parvenais pas à bouger d'un pouce, mes jambes refusaient de m'obéir. Mon cerveau lui tournait à plein régime. Il répétait les mots qu'elle venait de prononcer, encore et encore, mais plus encore il cherchait un sens à tout ça. Et puis, dans un dernier élan de loyauté envers le seul ami que je n'ai jamais eu, il me poussa à jouer la comédie, à essayer de le préserver. C'était vain.

Elle était au courant. Bien sûr qu'elle l'était, quel autre intérêt pouvais-je avoir à ses yeux dans le cas contraire ? Finalement, tout prenait sens. Je n'avais pas été paranoïaque, depuis le début, elle avait eu quelque chose à me reprocher. Je reprenais une douche froide lorsqu'elle évoqua le journal russe dans lequel la photo de notre apparition au bal du ministère avait été publiée. La seule preuve de nos fiançailles et elle y avait eu accès. Soit les dieux n'étaient définitivement pas avec moi, soit il y avait plus. Je ne relevais même pas l'exagération de ses expressions, toute cette mise en scène ne pouvait pas me blesser plus que je ne l'étais déjà. Elle faisait tout ça dans un but, un but qui m'échappait. Si elle avait été réellement choquée d'apprendre les fiançailles d'un des professeurs avec une des élèves du château, elle serait allée en discuter avec le directeur, ou directement avec le principal intéressé. Je n'étais pas certaine que ça soit le cas. Elle était venue me voir moi, pour une raison encore obscure. Elle voulait quelque chose. Et moi je voulais m'assurer qu'elle se taise. Il ne manquait plus que l'information fuite, que tout Poudlard l'apprenne. Je n'étais pas assez comédienne pour prétendre tenir le coup devant tout le monde. Jusqu'à maintenant, mon changement d'attitude n'était pas trop pointé du doigt. Si mes camarades apprenaient que j'étais la fiancée de McKenna, ça allait devenir complètement différent. Je ne pouvais le permettre. Il y avait aussi au fond ce sentiment d'être liée à la promesse que je lui avais faite. Jusqu'à ce que l'un de nous trouve quelqu'un, et décide de mettre un terme à cette mascarade. Il avait bien trouvé quelqu'un, mais il n'était pas encore libre. C'était à moi de lui garantir cette liberté. C'était la seule chose que j'étais capable de lui donner de toute façon.

Elle ne voulait pas de mon argent. Pourtant, c'était souvent la première chose à laquelle les gens pensaient en entendant mon nom. Elle finit par s'asseoir en tapotant la place à côté d'elle, je me refusais encore à faire le moindre mouvement. Mon corps était raide, en alerte. Je finis pourtant par m'exécuter. Parce que j'avais besoin qu'elle continue de parler, qu'elle me dise tout. Et surtout, qu'elle me dise comment m'assurer de son silence. Je pouvais déjà pressentir que la conversation n'allait pas être facile. Je n'aimais pas la manière dont sonnait le prénom d'Octavus lorsqu'il s'échappait de ses lèvres. Elle le prononçait trop bien, comme si ce n'était ni la première, ni la dernière fois qu'elle l'appelait. L'histoire qu'elle voulait me raconter, je la redoutais. C'était la vérité. Ce qui allait finir de tout expliquer. Et de m'achever. Je restais pourtant les lèvres étroitement closes. Principalement parce que je n'avais rien à dire, subsidiairement parce que j'avais peur de vomir en ouvrant la bouche. Elle m'avoua qu'elle le connaissait, qu'elle le connaissait très bien même. Qu'elle avait été à ma place. Je ne voyais pas où elle voulait en venir. Je ne voulais pas voir où elle voulait en venir. Mes yeux étaient rivés sur elle, je ne pouvais pas détourner le regard, ni penser aux apparences. De quoi avais-je l'air en cet instant ? Aucune idée. À quelqu'un de pitoyable, de pathétique certainement. Octavus avait aimé cette femme. Elle avait eu bien plus que je n'aurais jamais. Il l'aurait épousé elle, si elle ne l'avait pas quitté. J'essayais de faire taire la petite voix qui me chuchotait qu'ils ne s'étaient pas rencontrés à l'école, ce qui signifiait qu'il était déjà engagé dans ces fiançailles. Un énième coup de poignard dans mon cœur qui ne semblait plus battre depuis déjà un bon moment.

Son rire me donnait des frissons, seule réaction qu'elle obtint de moi. Je ne criais pas, ne pleurais pas, ni même ne tremblais. J'étais inerte, statue de glace qui ne se remettrait jamais du choc. Elle continuait de parler, elle ne s'arrêterait jamais. Si Octavus avait quelqu'un, ce n'était pas tellement réconfortant de savoir qu'elle ne comptait pas jeter à nouveau son dévolu sur lui. Elle me balança une photo sur mes genoux. Mes yeux se voilèrent pendant plusieurs secondes, un dernier effort de mon corps pour me préserver peut-être. Et finalement, je les vis. Tous les deux, ensemble, heureux. Il la regardait d'une manière qui ne laissait place à aucun doute. Et elle était belle, bien sûr qu'elle l'était. Il était le genre d'homme à apprécier les jolies choses. Et à se débarrasser de ce qui n'était pas assez bien pour lui. Je faisais partie de cette deuxième catégorie. Finalement, mes doigts se saisir du cliché avec une lenteur effroyable. Tenir ce bout de papier matérialisa le fait qu'elle existait. Quelque part, pas très loin de toute évidence. Depuis combien de temps se fréquentaient-ils ? Lui avait-il parlé de moi, de nous ? « - Personne ne doit savoir... » C'était vrai. Personne ne devait rien savoir, qu'il voyait cette autre femme, et le lien qui m'unissait à lui. Je lui parlais sans parvenir à détacher mes yeux de cette photo. Une manière comme une autre de trouver la motivation nécessaire pour lui répondre. « - Je ferais ce que vous voulez, mais ne parlez de ça à personne. Ni même à Octavus. » Je ne devais pas trop m'avancer en imaginant qu'il n'était pas au courant de nos rencontres, comme elle devait savoir que je n'étais pas allée me confier à lui sur ce point. Ça devait rester entre elle et moi. Je vendais peut-être mon âme au diable, mais qu'importe, je n'étais pas à ça près de toute façon.


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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Sam 14 Mar - 16:26

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Raconter cette histoire que tu avais eu envie de lui balancer au visage depuis son caprice de l’autre nuit représentait un certain accomplissement. C’était comme si elle s’en était doutée, sans vouloir y croire. Tu avais presque l’impression d’entendre le bruit de son cœur s’écraser au sol et se briser en mille morceaux qu’il ne serait pas possible de recoller. Tu aurais presque été désolée pour elle, qui se trouvait entre deux feux de deux guerriers cherchant chacun à l’emporter. Elle n’était qu’un dommage collatéral, rien de plus. Pourtant, tu ne lui épargnas rien du tout continuant comme si de rien n’était, te perdant dans les souvenirs que tu résumais, sans cesser de l’observer avec la précision d’un rayon laser pour ne rien perdre de ses réactions. Tu t’imaginais facilement faire cadeau de ce souvenir à Octavus une fois que tu aurais mis la partie en échec et mat et que tu aurais pris sa reine. Juste pour voir s’il avait tout de même eu un minimum de pitié pour cette fille qui n’avait jamais eu le moindre choix, juste parce qu’elle était née dans une famille de sang pur. Peut-être que ça ne lui ferait rien, mais l’Octavus que tu avais connu autrefois serait tout de même un peu touché de voir qu’il faisait autant de mal à une «innocente ».  

Alors c’était donc ça le goût merveilleux et addictif de la victoire ? Elle était enfin en ton pouvoir. Les possibilités étaient infinies. Tu gagnais. Ton corps se détendit, comme s’il avait reconnu le moment ou tu pouvais enfin se relâcher après une bataille durement gagnée. Ça avait été une très bonne journée. Tu n’aurais jamais pensé que tout se déroulerait aussi facilement, mais si. Tu n’étais donc pas maudite, certains de tes plans semblaient fonctionner. Elle restait focalisée sur cette photo qui dévoilait une relation bien plus complice qu’elle n’avait sûrement jamais eue avec son fiancé. Elle n’avait pas pleuré, pas crié, ni tenté de réfuter ce que tu disais. Tu aurais pu dire n’importe quoi, rien ne pouvait étayer tes dires. Pourtant, la plus grande révélation avait été qu’elle n’avait pas tenté de protester, comme si elle s’était doutée de cela depuis le départ. Le plus grand scandale aurait sûrement été qu’il ait déjà été fiancé avec elle quand tu avais été en couple avec lui. Merlin, voilà qui serait positivement scandaleux. Tu commençais de te demander si ce n’était pas probable vu sa réaction. Tu ne savais toujours pas depuis combien de temps ils étaient fiancés, mais tu comptais bien le découvrir sous peu. Après tout, elle pouvait te mentir, mais tu obtiendrais l’information d’une autre façon.

Elle ne t’avait même pas regardée, semblant incapable de détacher ses yeux du cliché et tes lèvres s’étirèrent de plaisir. Une cible à terre, tu allais pouvoir t’attaquer à la seconde maintenant et le plus tôt serait le mieux. Octavus retrouverait rapidement sa place qu’il le veuille ou non. Tu ne lui laissais pas le choix en la matière. Elle allait faire tout ce que tu voulais. Tu te mis presque à rayonner en entendant ces mots. Tu l’avais brisée, disparu son petit air bravache et revanchard. Elle dépendait entièrement de ton bon vouloir. Tu aurais aimé qu’elle te supplie de garder le silence, envisagea même un instant de faire planer le doute pour qu’elle soit obligée de te convaincre de te taire. Rien ne t’y obligeait, si ce n’était que ce n’était que le début et pas la fin de tes projets les concernant. Ses derniers mots te firent froncer les sourcils. Tu ne comprenais pas pourquoi elle voulait qu’Octavus ne soit pas au courant. Se pouvait-il qu’elle continue de l’aimer malgré tout le mal qu’il lui avait fait ? Tu la regardas d’un nouvel œil, légèrement admirative dans sa résilience à le soutenir en dépit de tout. « Cherches-tu à le protéger malgré tout le mal qu’il t’a fait ? » Tu ne comprenais pas ce genre de réaction. L’amour n’était qu’un jeu pour toi, un jeu de pouvoir duquel l’un sortait gagnait et l’autre perdant. Celui qui tombait le premier était toujours perdant, et elle était tombée, durement et progressivement pour quelqu’un qui n’était qu’un arrangement, qu’un moyen de conserver leur sang pur. Leur côté secret maladif allait être leur perte. Tu t’en étais déjà doutée quand elle avait continué de venir à la bibliothèque, ils ne communiquaient pas. Dans quel but, tu n’en avais pas la moindre idée... Quoi qu’il se soit passé entre eux, c’était bien plus profond que les simples convenances, de sa part du moins.

Tu gardas le silence quelques instants avant de reprendre la parole une fois qu’elle redressa sa tête. Tu finis par répondre à sa question implicite. De toute façon, pour une fois, vous étiez sur la même longueur d’ondes. « Très bien, je n’en parlerai à personne. Ce n’était pas mon intention de toute façon. » Pour l’instant du moins... Tu plongeas tes yeux verts dans les siens pour rajouter : « Cependant, un seul faux pas et je n’hésiterais pas, j’espère que tu en es consciente. Ne me sous-estime pas... » Tu haussas les sourcils. Tu doutais qu’elle le fasse maintenant, si elle avait été assez naïve pour le faire par le passé, mais un petit rappel n’était jamais de trop. De même que tu te ferais un malin plaisir de retourner le couteau dans la plaie si tu en avais l’occasion. Elle était déjà au sol, à genoux, mais ce n’était pas tout à fait suffisant. Tu avais espéré des questions sur son identité, son statut de sang. Puisqu’elle ne demandait pas, tu allais lui dire malgré tout. Ce serait encore pire une fois qu’elle saurait et puisqu’elle semblait tellement décidée à s’assurer que cette information ne soit pas divulguée, voilà qui allait la motiver encore plus. « C’est dur de se sentir trahie, hein ? Ça fait mal... Tu l’as attendue pendant combien de temps au juste, en espérant qu’il finirait enfin par te regarder ? Et au final, il préfère une sang de bourbe à ta compagnie ? »

Tu poussas un soupir. Par où allais-tu commencer ? Octavus avait joué un jeu de dupe. Il méritait qu’elle se venge elle aussi. Tu n’allais pas l’en empêcher tant qu’elle ne divulguait pas le rôle que tu avais joué dans la découverte de leur relation naissante. « Il mérite de payer, tu ne crois pas ? Il t’a utilisée et maintenant, il te jette pour s’acoquiner avec un sang impur... Tu ne penses pas que tu devrais te rapprocher d’autres garçons pour lui montrer que tu n’es pas un simple objet qui attend son bon vouloir ? » C’était moins une suggestion qu’une sorte d’ordre déguisée et si elle était maligne, elle le comprendrait. C’était loin d’être terrible. Tu lui demandais simplement de profiter de sa jeunesse après tout. Jusqu’où elle était prête à aller, ça ne te regardait pas. Octavus n’avait qu’à penser qu’elle était allée trop loin. « Tu devrais t’amuser un peu. Merlin sait que tu ne le pourras pas une fois diplômée, quoi qu’il advienne... » Tu tentais une expérience. Tu avais hâte de voir la réaction d’Octavus quand elle allait se rapprocher de quelqu’un. Serait-il jaloux qu’on lui ôte son jouet des mains, alors même qu’il s’en était déjà lassé ?




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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Sam 14 Mar - 21:42


LIBERIA & ALOISIA❧ “The truth." Dumbledore sighed. "It is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.”  


Tout cela semblait irréel. Depuis ce retour douloureux de Russie, ma vie avait basculé. Non, en fait, elle avait été chamboulé bien avant ça, par l'arrivée d'Octavus à Poudlard en tant que professeur. J'avais tellement rêvé un rapprochement, physique et sentimental, entre nous, je ne m'étais jamais dit que cela signifierait le perdre tout bonnement. Mais pour le perdre, encore faut-il qu'il m'ait appartenu un jour, ce qui ne semblait pas être le cas apparemment. Je m'étais battue pour rien toutes ces années, j'avais cru qu'être patiente et tenace suffirait, alors que l'issu était connu depuis le début. Comment avait-il pu jouer ce rôle pendant tout ce temps ? Pourquoi attendre que je m'attache autant pour me ramener si brutalement à la réalité ? En fait, il avait toujours couru derrière cette liberté qu'il chérissait tant, m'avait cherché un substitut depuis le début. J'en avais la preuve, non, en fait j'avais deux preuves. Rasputin en était également une. Mon corps avait compris avant moi, réagissant de manière si particulière en sa présence. J'avais été alarmé et encore une fois, j'avais préféré fermer les yeux. C'était toujours plus simple de faire comme si rien de tout ce qui se passait sous mon regard n'arrivait réellement. Mais je ne pouvais plus me voiler la face. J'avais perdu avant même de comprendre les enjeux. Et toute l'énergie que j'avais dépensé à essayer tant bien que mal à faire mes preuves à son égard me quittait. J'étais vidée. C'était ça en fait, ce qui supplantait la tristesse et la colère, c'était cet immense vide en moi qui m’engloutissait totalement. Je n'avais plus rien. Je n'avais jamais rien eu.

J'avais été stupide de croire qu'Octavus m'était resté fidèle toutes ces années. C'était impensable, impossible. Au fond, c'était peut-être pour ça que je n'étais pas si surprise. Je l'avais toujours su, ma naïveté sans nom faisait disparaître bien des choses. Il avait aimé Liberia, et ce n'était pas un amour d'adolescent. Ses sentiments avaient été si forts qu'il avait voulu l'épouser. Et elle l'avait quitté. Pourquoi ? Ça n'était pas si important. Me détestait-elle ? Sûrement. Avait-elle su à l'époque de leur relation que j'existais ? Bonne question. J'étais trop abasourdie pour lui poser toutes ces questions. Et puis, ce serait un nouveau coup, que je ne parviendrai pas à encaisser. Je n'arrivais déjà pas à la regarder. La vie était étrange tout de même. La personne qui venait de me faire le plus de mal au monde était aussi la seule à se montrer aussi honnête avec moi. Je ne m'étais jamais sentie si vulnérable. Cette carapace derrière laquelle je cachais toutes mes peines, mes désillusions, elle venait de la faire exploser en mille morceaux. C'était comme être nue et blessée devant le plus dangereux des prédateurs. Il n'y avait plus aucune fuite possible, et elle le savait. Dès notre première rencontre, au moment même où j'avais franchi le seuil de cette bibliothèque, j'avais scellé mon destin. La seule chose que je pouvais faire, c'était respectée ma promesse, malgré tout. Il ne m'avait pas choisi, comme je ne l'avais pas choisi non plus. J'avais eu la chance d'avoir toutes les raisons du monde d'en tomber amoureuse, ça n'était pas son cas. Je ne pouvais pas le haïr de ne pas m'aimer. Même si j'avouais être blessée de comprendre qu'il m'avait si bien berné. Elle devait me prendre totalement pour une idiote, combien elle avait raison. « - Vous ne pouvez pas comprendre... » Et c'était vrai, elle ne le pouvait pas. Notre passé nous appartenait, c'était notre histoire. Nous avions grandi dans un seul et unique but, il avait eu le courage de refuser cette vie qui me rendait malade, littéralement. Avant de courber l'échine et de me marier par devoir, je le protégerai coûte que coûte. Il fallait bien que l'un de nous deux s'en sorte, je refusais que la fin de notre conte soit si tragique.

Elle ne dirait rien, c'était une mini-victoire dans cette défaite écrasante. J'allais devoir gérer cette situation seule mais au fond, seule, je l'avais toujours été. Son regard m'emprisonna totalement, ses yeux verts me rappelèrent combien j'avais froid. Elle ne plaisantait pas. Quoi qu'elle me réserve, j'allais y laisser quelques plumes. Je l'avais déjà sous-estimé une fois, en voyant là où ça m'avait mené, il était clair que je n'allais pas commettre de nouveau cette erreur. « - Je ne le ferai pas. » Aucune chance, je ne le laisserai pas tomber. Liberia se remit à parler de cette autre nouvelle femme et mes yeux se regreffèrent instinctivement sur cette photo que je n'osais même pas serrer entre mes doigts. Octavus avait raison, on lisait en moi comme dans un livre ouvert. Et la jeune femme avait totalement compris qui j'étais, ce que j'avais vécu. Elle me connaissait trop bien, ou alors moi je ne me connaissais pas assez. Le fait d'apprendre qu'elle était une sang-de-bourbe me laissa perplexe. Dans un sens, ça ne pouvait pas faire plus de mal : je n'étais pas la femme qu'il regardait avec cette intensité, là était le point. Mais en même temps, il préférait renier tous nos principes de vie, s’amouracher d'une née-moldue plutôt que de lier son existence à la mienne. Ça en disait probablement long sur la manière dont il me voyait. J'espérais qu'elle n'attendait pas réellement de réponse, parce que ma gorge était si nouée que j'avais l'impression qu'elle allait se briser, comme le reste de mon être. Je ne voyais pas tant une barman, ni même une sang-de-bourbe, qu'une blonde pulpeuse et sexy à souhait. Tout ce que je n'étais pas. Je n'avais jamais été à la hauteur, Liberia comme cette blonde en étaient l'ultime preuve. J'étais toute petite, insignifiante, à leurs côtés. J'étais une enfant.

Sa proposition mit un temps à faire son chemin jusqu'à mon esprit ravagé. Je ne voyais pas où elle voulait en venir. Pourquoi me parlait-elle de vengeance, alors que je demandais son silence pour le préserver de tout ça ? Et que venaient faire les autres garçons dans cette conversation ? Je relevais mon regard vide et lasse vers elle à la recherche d'une réponse muette. Maintenant que je savais qu'elle ne me voulait aucun bien, bien au contraire, je comprenais que ce n'était pas tant une proposition qu'un ordre. J'avais dit que je ferais n'importe quoi et elle comptait vraiment me faire obéir au doigt et à l'oeil. Sa première requête était légèrement perturbante. « - Vous voulez que je... m'amuse ? » Qu'est-ce que ça pouvait lui faire que je me rapproche d'autres hommes ? Quand j'avais dit n'importe quoi, je pensais qu'elle me donnerait de basses besognes, comme l'aider à la bibliothèque ou s'occuper personnellement de son linge. Mais non, elle voulait que je me mettre à la drague. Octavus n'en avait rien à faire de moi, je pouvais bien passer sous tout Poudlard, ça n'avait plus aucune importance. Physiquement et mentalement, je ne pensais pas être capable d'y parvenir. M'amuser... avant d'être diplômée. Elle avait très bien compris que c'était ma date butoir. Tous ces revirements de situation n'empêcheraient pas que d'ici deux ans, peut-être moins, je serais une femme mariée et cloîtrée dans une cage dorée. Pour le moment, j'avais juste envie de me terrer dans un coin, elle ne me laisserait pas ce plaisir. Au contraire, elle voulait en un sens que je m'exhibe. Et ce qu'elle voulait, je l’accomplirai. « - Vous avez raison. » Je ne voyais pas ce que je pouvais lui répondre d'autre. Je n'allais pas lui expliquer que je n'avais aucune expérience dans ce domaine-là, ni même que je me sentais la sensualité d'un scroutt à pétard. Je trouverai un moyen d'aller au-delà de ces poids pour me montrer à la hauteur. Parce que la décevoir, c'était perdre son silence, et c'était inconcevable. Je me relevais légèrement pour me tenir plus droite, essayant d'entrer dans ce personnage que j'allais devoir incarner. « - C'est tout ce que vous voulez que je fasse ? » Certainement que non, mais c'était déjà beaucoup pour une seule soirée. J'avais envie de m'écrouler, je ne savais pas quand est-ce qu'elle me laisserait seule pour avoir cette possibilité. Demain déjà, je devrais devenir une toute autre Aloisia.



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MessageSujet: Re: The truth will set you free, but first it will make you miserable - Liberia & Aloisia   Dim 15 Mar - 20:35

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Tu te doutais bien que tes motifs devaient lui sembler obscurs. Tu ne comptais pas t’expliquer. Tu ne comptais pas lui dire qu’en dépit de tout, tu avais encore un petit doute concernant l’indifférence d’Octavus. Ce serait le meilleur des tests qui soit. Tu connaissais bien les hommes. Ils étaient tous pareils. Une femme pouvait soupirer après eux pendant des années, ils ne la voyaient pas avant qu’elle ne commence de porter son attention sur quelqu’un d’autre. Ils étaient faibles et orgueilleux et il fallait les traiter comme tel. Tu ne savais pas ce qui avait pu se passer entre eux au juste et à vrai dire, ça ne te regardait pas vraiment, seulement tu étais l’observateur extérieur qui voyait plus qu’ils ne l’imaginaient. Tu avais souvent entendu que les gens pris dans leurs petits problèmes étaient souvent aveugles à la réalité. Il était certain que cela semblait être le cas pour eux. Pour autant qu’Octavus aille voir ailleurs, il avait tout de même pris soin de garder cette information secrète ce qui pouvait indiquer qu’il se souciait un minimum des sentiments de l’autre rousse. Cependant, elle avait raison, tu ne pouvais pas comprendre ce qu’elle ressentait. Tu pouvais simplement essayer et toute explication à laquelle tu parvenais ne faisait que la rendre faible à tes yeux. Ou étais passée cette rousse incendiaire qui t’avait tenue tête dans la bibliothèque ? Tu voulais retrouver cette personne. À trop vouloir la remettre à sa place, il semblait que tu l’aies cassée au delà du point réparable. Tu refusais d’y croire. Il fallait juste que tu trouves l’élément qui allait la relancer dans ses ardeurs écossaises.

C’était maintenant à toi de la remotiver, personne d’autre n’allait s’en charger. Il le fallait car il était certain que seul un esprit malade pourrait se sentir attiré par une personnalité aussi dépressive que la sienne à cet instant. Après tout ce que tu demandais n’était-il pas aussi en sa faveur ? Tu aurais pu exiger bien pire. Tu voulais simplement qu’elle s’amuse, l’instrument dans ta main pour t’assurer de mieux cerner les faiblesses d’Octavus. Il était bien possible que le fait de la voir malheureuse et sombre flatte son égo masculin. Dans ce cas, s’il voyait qu’elle avançait dans une autre direction elle aussi, il allait sûrement se mordre les doigts de voir que son charme n’était pas aussi extraordinaire qu’il l’espérait. Si ça ne fonctionnait pas, ce dont tu doutais, tu aurais toujours le temps de t’occuper de sa petite Wendy. Mais pour le moment, tu restais concentrée sur la fiancée. Ne serait-ce que pour leurs futurs vœux, il devait tout de même se préoccuper un minimum des apparences. Qui aimerait que sa promise se promène en compagnie d’un garçon différent chaque semaine ? Un petit sourire orna tes lèvres à cette pensée. Le feu que tu avais détecté chez le brun lors de vos confrontations ne ferait que s’embraser davantage devant cette vue qui mettrait à mal son égo surdimensionné. Il pouvait dire ce qu’il voulait, il était devenu exactement comme ceux qu’il abhorrait tant par le passé. Étais-tu à l’origine du durcissement de son cœur ? Peut-être bien que oui. il n’y aurait rien eu d’étonnant à ce que le fait que tu laisses tomber l’homme « parfait » lui fasse revoir ses priorités.

La façon dont elle prononça ce mot, comme s’il lui était totalement étranger, t’attira une vague sympathie. Tu haussas un sourcil. Elle était sûrement en train de chercher ce que tu pouvais bien espérer tirer de cette action. Tu décidas de te montrer un peu magnanime et de lui expliquer. C’était bien l’une des seules choses qui n’allait pas lui nuire d’une façon ou d’une autre. « Bien sûr. Vous n’êtes qu’une victime dans cette affaire. Pourquoi devriez-vous pâtir de ses erreurs ? Je vous offre l’opportunité que vous n’avez jamais eue. Agir comme si vous étiez libre pour une fois dans votre vie. » Tu te demandas si elle pensait à Octavus, si elle continuait d’avoir des réserves en dépit du fait qu’il l’ait trompée en premier. Tu ne parvenais pas à comprendre leur relation et c’était impensable pour toi qu’elle ait l’impression de le trahir alors qu’il avait complètement ignoré cette promesse. Mais ce n’était peut-être pas la première fois. peut-être l’avait-il déjà fait avec toi ce qui rendait d’autant plus incompréhensible le fait qu’il ait souhaité t’épouser, à moins qu’il ait cherché un parti tellement irréfutable que sa famille n’aurait pu refuser ? Dans ce cas là, tu pouvais comprendre la haine équivalente à la tienne qu’il semblait te porter. Ne serait-ce pas ironique que tu l’aies sans le vouloir empêcher de se libérer parce que tu refusais toi même de t’enchaîner à quelqu’un ? Tu décidas de ne pas lui demander depuis quand ils étaient fiancés, tu allais faire preuve de compassion et attendre votre prochaine rencontre pour qu’elle soit remise et avec un peu de chance, la colère contre son fiancé aurait pris le dessus. Elle n’avait pas répondu à tes autres questions, perdue dans ses pensées ou dans la douleur de la réalité alors autant ne pas gaspiller ta salive inutilement. « Il est déjà trop occupé par sa nouvelle conquête pour se préoccuper que vous aussi alliez voir ailleurs de toute façon... »

Aloisia finit par acquiescer et tu lui lanças un sourire encourageant. Tu savais qu’elle finirait par relativiser la situation, surtout si un autre garçon parvenait à lui changer les idées. Tu avais bien d’autres exigences à lui communiquer, mais cela suffirait pour le moment. Non pas parce que tu souhaitais l’épargner, mais tu voyais bien qu’elle n’écoutait plus réellement ce que tu disais et qu’elle avait besoin de rester seule pour pleurer ou casser quelque chose. Elle ne se laisserait pas aller tant que tu serais présente. C’était dans ces moments là que tu apprécierais d’être une animagus, ce qui serait bien plus simple pour espionner les gens. N’aurait-ce pas été une brillante idée de pouvoir montrer à Octavus sa fiancée en train de pleurer sur la photo de sa maîtresse ?

Tu quittas ton siège, signalant la fin de la conversation. Il était temps de rentrer. De toute façon, ses camarades allaient finir par se demander où elle était passée si elle ne retournait pas dans le château rapidement. Tu pensas brièvement qu’un serment inviolable aurait pu être une bonne idée, mais au delà de ne pas avoir d’enchanteur à disposition, elle tiendrait parole, tu en étais persuadée. Sinon, les conséquences seraient bien pires que ce qu’elle pouvait s’imaginer. Tu t’apprêtais à tourner les talons quand tu posas un œil alerte sur la photo qu’elle avait toujours. Elle avait servi son dessein, tu n’en avais plus besoin. « Gardez-la ou brûlez-la. J’en ai d’autres... » Tu touchas brièvement son épaule, dans un geste légèrement maladroit. Tu n’étais pas douée pour te préoccuper du bonheur des autres. il était certain qu’Aloisia allait s’avérer demander un entretien particulier. « Tâchez tout de même de passer une bonne soirée. Je vous verrai bientôt. » Tu comptais rapidement t’assurer qu’elle prenait tes suggestions au sérieux. Tu lui laissais cinq jours pour surmonter sa peine, ensuite il faudrait qu’elle se lance dans la chasse. Une fois en dehors du bâtiment, tu fouillas dans ton sac pour attraper ta cape et l’enfiler afin de dissimuler ta tenue, puis tu retournas jusqu’au château, un sourire ravi aux lèvres. Est ce que les elfes de maison pouvaient te procurer du champagne ?

Fin






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