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 Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia

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Aloisia Bateson
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MessageSujet: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Mer 18 Mar - 15:29


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


Tout était fini, bien fini. C'était maintenant que la vérité avait éclaté que je réalisais que malgré la rupture et notre retour chaotique de Russie que j'avais gardé espoir. Un espoir mince, infime, mais j'y avais cru quand même. Tout était allé trop vite dans son pays d'adoption, de l'amour à la haine, nous étions passés de l'un à l'autre en une seule seconde. Alors oui, j'avais espéré que tout allait redevenir plus simple au château. Quelle idiote. Comme si cela avait été déjà simple ici. J'avais trop souvent fermé les yeux, j'avais refusé de voir les indices qu'il m'avait laissé pour comprendre. Liberia n'avait pas eu cette délicatesse. Elle m'avait brutalement ramené à la réalité, une réalité que j'avais fui toutes ces années. Il n'y avait aucune délivrance pourtant après cette révélation. Au contraire, elle résonnait comme une condamnation. J'étais emprisonnée, je l'avais toujours été. Mais maintenant, je n'arrivais plus à m'imaginer un futur différent. Je n'étais plus dans l'illusion et c'était douloureux. Trop douloureux. J'avais toujours pensé être forte, avoir les épaules assez solides pour supporter tout ça. Parce qu'à la fin, je n'aurais pas été seule, il aurait été là. J'avais reçu cette solitude comme une véritable gifle. Ce n'était que la crainte que tout cela n'éclate qui me poussait à continuer. J'allais le faire, pour lui. Il ne pouvait y avoir aucune autre justification à continuer de la sorte. J'allais apprendre à me fermer totalement pour pouvoir être quelqu'un d'autre. J'allais peut-être réussir à oublier que j'étais de mon côté totalement en train de sombrer.

Je ne savais pas combien de temps j'étais restée dans ce vestiaire, totalement inerte, les doigts à peine serrés autour de cette photo ô combien dévastatrice. Et je ne me rappelais pas non plus du trajet de retour jusqu'à la salle commune. Ça n'est que le lendemain que je revenais à moi. À mon réveil, je réalisais que toute cette scène n'était pas un cauchemar et que j'allais devoir tenir mes promesses. Celle faite à Octavus et celle faite à son ex. Pour la première fois depuis des semaines, je me levais en même temps que mes camarades. Je ne doutais pas que la bibliothécaire attendais de moi que je me fasse plus visible dans les couloirs de l'école. En plus d'attendre de ma part que je ne « m'amuse », elle voulait certainement assister au spectacle. Et il ne faisait aucun doute qu'elle était une spectatrice difficile à contenter. Je ne réagissais pas au regard de mes condisciples en me voyant debout et en train de m'apprêter. Et je prenais un soin particulier à la tâche. Pour ça, je m'enfermais dans la salle de bain que je « privatisais » généralement. Je redoutais cette instant. Et lorsque je me mis finalement face à ce terrible miroir, la vision qu'il refléta me fit l'effet d'un énième coup. J'étais une épave. C'était prévisible, après tout je n'avais pas fermé l’œil de la nuit. Depuis de nombreuses nuits même. J'avais l'impression de ne même plus me rappeler comment j'étais avant de me laisser autant aller. C'était comme si j'avais toujours été aussi blafarde, aussi maigre. Les cernes sombres qui encadraient mes yeux ne faisaient que souligner combien ils étaient éteints. Je ne me supportais pas, je ne me supportais plus. Subitement, mes mains se mirent à chercher fébrilement des ciseaux. Je renversais tout, ouvrais tous les tiroirs à la recherche de cet outil qui m'apparaissait comme indispensable. Je ne pouvais plus être cette personne. Une fois trouvés, je les attrapais fermement et jeter un dernier regard à ma longue chevelure rousse que je taillais dans le vif. Les voir tomber, c'était voir une porte se fermer pour de bon.

J'avais tout fait pour que mon entrée dans la Grande Salle ne passe pas inaperçue et ça n'avait pas manqué. J'étais maquillée, bien plus que d'habitude, un smoky sombre et une bouche plus foncée aussi. J'avais suivi la mode des aguicheuses de Poudlard en rétrécissant ma jupe plissée et abandonnant les chaussettes hautes pour offrir à la vue de tous mes longues jambes. Mes cheveux lisses et dorénavant courts flottaient sur ma nuque, soulignant le fait que je n'avais pas encore nouée ma cravate et que mon chemisier n'était pas fermé jusqu'en haut. Je pouvais sentir les regards masculins sur moi et je me dis que je pouvais le faire. Je ne vérifiais pas si Octavus était présent, ni même Liberia. Et ce pour tous les repas qui s'en suivirent. Je n'allais pas forcément en cours, je me contentais de faire des apparitions dans la Grande Salle, et je ne mangeais même pas vraiment. Je riais assez fort aux blagues, pas drôles, que les jeunes hommes me faisaient et je me faisais un point d'honneur à me montrer tactile. Comme j'évitais les regards réprobateurs de Rogue et de McGonagall sur mon passage. C'était les seules classes auxquelles j'assistais, parce que je savais pertinemment que ces deux-là ne toléreraient pas autant d'absence. Mes notes avaient bien sûr chuté et je savais que ce n'était qu'une question de temps avant que le directeur des Serpentards ne me convoque pour me demander des comptes. Me croiser plus souvent dans les lieux communs allait peut-être le pousser à attendre. Ce n'était pas le seul que j'apercevais beaucoup plus. Octavus aussi, bien sûr, mais mon regard avait appris à esquiver sa vue, si bien que tout en sachant qu'il était dans le coin, je ne le voyais pas. Et je ne changeais pas mon attitude dans ces cas-là. Que Basil, ou un autre, soit à mes côtés. Il me fallait juste chasser cette photo d'eux si complice qui revenait constamment dans mon esprit durant ces moments.

Je ne recevais plus de courrier. J'avais arrêté de répondre à Aleksei, il fallait que je coupe tout contact avec lui. Et bien sûr, mes parents ne m'écrivaient que pour les formalités. Alors ce vendredi matin, quand je vis l'enveloppe tomber devant moi, mon ventre se contracta. C'était elle, je le savais. Il fallait que je la retrouve avant le repas du soir dans son antre. J'y pensais toute la journée, je redoutais ce qu'elle allait encore me demander. Au moment de me rendre à la bibliothèque, je croisais un Serdaigle de septième année qui m'informa qu'une soirée se préparait dans une des serres abandonnées de Chourave. Réservée aux élèves de dernière année, il voulait savoir si j'allais m'y rendre. Je lui répondis que oui distraitement avant de continuer mon chemin. Il ne manquait plus que j'arrive en retard... elle n'était pas du genre à me le pardonner. Je soupirais longuement avant de lever le poing pour frapper. Mais la porte s'ouvrit, me devançant. Une brunette aux cheveux courts, comme moi à présent, sortit de la pièce. Sa vision me fit ressentir une vague de haine, première émotion que je ressentais quelque chose depuis l'annonce que Rasputin m'avait faite. Murdoch, il ne manquait vraiment plus qu'elle. Elle me regarda avec autant de dédain que j'en éprouvais à son égard mais finit par me laisser passer sans rien dire avant de disparaître. Je ne voulais pas me poser plus de questions que nécessaire, mais j'étais étonnée de la voir ici. Elle était trop décérébrée pour simplement s'instruire. « - Vous souhaitiez me voir ? » Je remarquais rapidement que nous étions seules, comme d'habitude. J'espérais faire bonne figure, qu'elle allait noter le changement radical dans mon look. Il était crucial de satisfaire ses sombres envies, même si je ne les comprenais pas.

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Liberia Larsen-Rasputin
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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Sam 21 Mar - 17:08


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Il s’était avéré que les elfes pouvaient te procurer du champagne. Ils n’avaient été que trop heureux d’essayer de te rendre service, se pliant en courbettes incessantes jusqu’à ce que tu ne les congédies. Dommage que Christopher ne soit pas là, tu aurais pu partager la bouteille. Une petite voix mauvaise te proposa d’essayer les appartements d’Octavus. Ne serait-ce pas le comble de la perversion de l’inviter à célébrer quelque chose qui était supposé lui nuire ? Mais il était sûrement en compagnie de sa blonde à l’extérieur alors tu préféras une autre solution. Après avoir attaché tes cheveux, tu te glissas dans un bain moussant pour te détendre, une coupe de champagne sur le bord de la baignoire. Si c’était ça, le goût de la victoire, tu espérais bien que cela allait durer.

Le lendemain sembla aussi vibrant que la veille.  Tu ne pus t’empêcher de jeter des regards goguenards en direction d’un professeur totalement ignorant de ce qui s’était passé. S’il se demanda ce qui te prenait, il sembla relativement bien le cacher. Aloisia n’était pas encore apparue et tu pensais sincèrement qu’elle ne le ferait pas. À sa place, tu te serais surement enfouie sous ta couette pendant quelques jours le temps de remonter la pente. Tu n’étais pas assez cruelle pour lui demander de se montrer en public après une telle trahison. Vraiment, tu ne t’étais pas vraiment attendue à ce que la rousse prenne tes conseils à cœur aussi vite, mais tu semblais l’avoir très mal jugée. Elle semblait être capable de rebondir assez vite. Tu n’avais pas caché ta surprise en la voyant arriver dans la grande salle, volontairement en retard pour être sûre que tout le monde la verrait arriver. Et quelle arrivée...    

Ses cheveux, c’était la première chose que tu avais remarqué et tu avais du retenir un sourire de satisfaction. Elle faisait plus mature avec cette coupe. Cela ne lui allait pas si mal. Quant à sa garde robe, il y avait du progrès. Elle n’avait pas hésité à y aller fort. Tu n’avais pas forcément imaginé qu’elle aurait à montrer autant de peau pour attirer les regards, mais elle faisait ce qu’elle voulait après tout. Son entrée dans la salle avait fait sensation, tant chez les élèves que les professeurs. Tu ne savais plus où regarder tellement les réactions de tous valaient leur pesant d’or. C’était une chance qu’Ombrage ne soit pas encore au pouvoir. À en juger par son visage au bord de l’apoplexie, elle n’appréciait pas cette transformation radicale. Severus s’était contenté de hausser un sourcil, toujours minimaliste dans ses réactions.  Mais le meilleur avait été Octavus. Il avait manqué de recracher sa gorgée de café sur le professeur McGonagall, le duo d’écossais ayant aperçu en même temps l’autre rousse. Décidemment ils étaient inséparables, et si tu n’avais pas été persuadée qu’il aimait les femmes jeunes, tu aurais pu penser qu’il y avait quelque chose entre eux. Tu étouffas ton rire sous une fausse quinte de toux et ce gros lourdaud d’Hagrid pensa approprié de te frapper le dos. Tu t’étouffas pour de bon, retenant un regard noir en direction de cet imbécile de demi-géant. Le karma sûrement...

Ce nouveau look semblait avoir été adopté pour de bon et tu étais franchement étonnée que personne ne l’ait encore convoquée pour lui demander de rallonger ses jupes ou refermer quelques boutons de son chemisier. Cette idée de look te donnait en tout cas quelques idées pour tes activités accessoires. Tu lui lanças une semaine de répit, comme tu l’avais dit. Elle semblait se débrouiller suffisamment bien toute seule sans que tu ne mettes ton nez dans ses affaires. Même si tu aurais personnellement opté pour plus de subtilité, sa technique semblait déjà fonctionner. Elle n’était plus jamais seule. Tu avais envie qu’elle en vienne à te faire confiance parce que tu avais été la seule à lui dire la vérité et à la traiter comme une adulte dans tout ce château. A la fin de la semaine, tu t’autorisas finalement à établir un contact et lui envoyas un bref mot pour la convoquer à la bibliothèque avant le repas. Il s’était passé tellement de choses depuis la dernière fois qu’elle y avait mis les pieds, c’était incroyable.

Tu rangeas un dernier livre avant de retourner à ton bureau. L’endroit était plutôt calme à cette heure ci. Seuls quelques élèves trainaient encore et tu n’allais pas tarder de les obliger à partir le temps du repas. Peu avant l’horaire de votre réunion, tu les viras sans ménagement, leur rappelant que tu rouvrais d’ici deux heures. Tu autorisas ensuite Emily, ta nouvelle assistante, à retourner dans sa salle commune, lui annonçant qu’il fallait que tu vois quelqu’un. Tu ne lui parlais pas vraiment de tes petites affaires et tu préférais éviter qu’Aloisia ne la croise. D’après ce que tu avais cru deviner elle ne devait pas trop l’apprécier. La Gryffondor semblait avoir un certain intérêt pour Octavus. Il ne t’avait pas fallu très longtemps pour le réaliser. Au final, c’était absolument idéal que ce soit elle qui se porte volontaire pour t’aider. Visiblement, les prédatrices semblaient se reconnaître entre elles.  Le contact était vite passé et tu appréciais assez le fait qu’elle semble prendre exemple sur toi.

Tu tournais le dos à la porte et ne te retournas qu’une fois que tu entendis sa voix. Elle avait donc du croiser Emily. Officiellement, elle t’aidait à réorganiser la bibliothèque, mais officieusement, elle agissait comme tes yeux et tes oreilles là où tu ne pouvais te rendre toi même. Elle espionnait la rousse dès qu’elle en avait l’occasion aussi, même si elle ne savait pas pourquoi. Tu devais admettre que son crush sur Octavus était amusant et tu ne faisais rien pour l’en décourager. Au contraire, tu tentais même de la pousser à retenter une approche, sans oser une approche frontale. Tu ne savais pas encore totalement si tu pouvais lui faire confiance et la méfiance était une condition de survie dans ton cas. Tu n’avais jamais agi que par toi-même et c’était une grande première de partager un peu de tes plans avec quelqu’un d’autre. Elle devrait encore faire ses preuves, mais pour le moment, elle semblait pleine d’entrain à l’idée de te faire plaisir.

Il était évident qu’un professeur qui était fiancé à une de ses élèves s’avérait être un véritable problème pour des parents. S’il pouvait être attiré – officiellement – par aussi jeune, qu’est ce qui disait qu’il ne succomberait pas à leurs filles ? Quel scandale se serait...  « Ah Aloisia, pile à l’heure ! » Tu lui lanças un petit sourire, presque honnêtement heureuse de la voir dans cet état. Tu la détaillas attentivement des pieds à la tête. Elle semblait aller mieux, prenait soin d’elle. Son estime de soi devait être remontée en flèche ou sinon elle cachait très bien sa peine et c’était tout ce qui importait en fin de compte. « Je t’en prie installe-toi. » Tu fis un geste de la main en direction des tables et chaises laissées vacantes. Elle pouvait très bien rester debout si elle voulait, mais tu ne savais pas combien de temps cela allait prendre. Cela dépendait d’elle. Quoi qu’elle puisse en penser, son bonheur était important pour toi. C’était le signe qu’elle arriverait plus facilement à réaliser tes objectifs. Qu’est ce que les moldus disaient à ce sujet ? Ah oui, tu étais comme une maquerelle apparemment. Quelle ironie... Tu t’appuyas contre ton bureau, tapant tes doigts le long du bois. « Je suis contente de voir que tu as l’air d’aller mieux. »



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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Sam 21 Mar - 21:42


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


J'aurai pu me laisser du temps pour me remettre. J'aurai du même peut-être. Mais j'avais l'impression que tout cela aurait été bien pire au final. Certainement que Liberia ne m'en aurait pas tenu rigueur si je ne m'étais pas présentée dans la Grande Salle au lendemain de son annonce fracassante et l'envie de m'enfermer aussi bien dans mon lit que dans mes sombres pensées avait été plus qu'alléchante. Mais ressasser encore et encore cette scène, laisser cette photo obstruer complètement mon esprit, n'aurait-ce pas été pire ? J'avais préféré battre le fer tant qu'il était encore chaud, ne pas me laisser le temps de rêver à un échappatoire, parce qu'il n'y en avait aucun. Je savais ce qu'il me restait à faire et le courage allait me quitter si je ne m'attelais pas à la tâche immédiatement. Ne pas réfléchir et oublier ce qui m'avait mené dans ce pétrin. Je ne me faisais plus aucune illusion sur mon avenir, j'allais pourtant devoir en créer une nouvelle. Une illusion dans laquelle j'allais oublier que j'étais Aloisia, que j'aimais un homme qui en aimait une autre et que je n'avais plus envie de lutter. Je devais devenir une autre pour y arriver. Je ne m'étais jamais amusée, sa requête pouvait avoir l'air anodine pour elle, mais pas pour moi. Et je n'en avais pas envie, comment le pourrais-je ? Je me sentais vide et tellement repoussante. En me préparant, j'avais eu l'impression de m'occuper d'une autre personne, comme si je m'étais contentée d'habiller une poupée. C'était assez ironique, moi qui n'avais jamais supporté cette image que l'on m'attribuait trop souvent, je m'y retrouvais complètement. Couper mes cheveux avaient été une épreuve décisive. Cette longue chevelure me caractérisait trop et je l'avais longtemps gardé en pensant qu'elle plaisait à Octavus. Ces longues mèches n'étaient plus qu'un reflet de ma stupidité et je n'en pouvais plus de la contempler à longueur de journées.

Je ne m'étais pas trouvée attirante en sortant de la salle de bain. Tous mes défauts me frappaient inévitablement, c'est peut-être pour ça que j'avais encore raccourci ma jupe ou laissé mon chemisier ouvert. J'avais l'impression qu'il fallait que j'en montre le plus possible pour que personne ne remarque ce que j'étais vraiment. Une épave. Derrière le fond de teint et le rouge à lèvres, il n'y avait rien de rassurant. J'étais une bombe sur le point d'exploser que l'on avait désamorcé, hors d'état de nuire mais toujours aussi nocive. Liberia avait muselé ma douleur en me donnant une mission et je m'exécutais parce que j'avais une promesse à tenir. Quelqu'un à protéger. Je ne voulais pas qu'il souffre avec moi. Je n'arrivais pas à le détester et je me rassurais en me disant que la haine viendrait au fur et à mesure que la comédie durerait. Les réactions quant à mon entrée ce matin-là ne m'apportèrent aucune satisfaction. Ça aurait du me plaire, me flatter ou du moins, me rassurer dans ma féminité. Mais non, j'étais vide et je le resterai, quoi qu'il arrive. J'avais quand même affiché un petit sourire victorieux, parfaite dans mon rôle. Jouer les aguicheuses n'était pas trop difficile mais j'avais du mal à ne pas reculer, dégoûtée, lorsque j'en venais à devoir toucher mes proies. Ou pire, lorsque eux venaient poser leur main sur moi. J'avais toujours l'horrible sensation que c'était mal, que je le trahissais. Alors que je ne lui appartenais plus, qu'il ne l'avait jamais ni voulu, ni même envisagé. Je n'étais plus jamais seule pourtant ma solitude ne m'avait jamais semblé aussi complète. Mes condisciples avaient l'air ravi de me revoir parmi eux et qui plus est plus ouverte que jamais. C'était risible de voir à quel point tous ces gens ne me connaissaient pas et se fichaient bien de moi. Mais vu combien je m'étais voilée la face, peut-être que moi non plus je ne me connaissais pas.

Je me rendais à la bibliothèque avec le même entrain que si j'allais à l'échafaud. Une convocation avec la jeune femme ce n'était jamais bon. En tout cas, je n'en sortais jamais indemne. Même si j'avais été plus présente dans les couloirs du château et que j'avais fait en sorte d'être toujours vue en bonne compagnie, je n'avais rien fait. Strictement rien fait. Je n'avais accepté aucun rendez-vous, n'avait embrassé personne et de ce fait, n'avait fini au lit avec aucun de mes nouveaux prétendants. C'était juste trop pour moi. Allait-elle me reprocher mon manque d'action ? Ce n'était pas comme si elle pouvait savoir si j'allais jusqu'au bout ou non de toute façon... si ? Malheureusement, j'avais cette crainte au fond de moi qui me poussait à me méfier. Liberia avait l'air d'être partout dans ce château, comme si elle était un des fantômes qui nous surprenait dans les moments où l'on s'y attendait le moins. Et dans le genre surprise qui sortait de nul part, il y avait aussi Murdoch. Cette espèce d'erreur de l'univers qui apparaissait toujours lorsque je n'avais vraiment pas besoin de ça en plus du reste. Que faisait-elle avec la brunette ? Ça ne me disait rien qui vaille... J'espérais qu'elle n'était pas au courant du lien qui m'unissait, autrefois, avec son coup de cœur de l'année. Ni que j'étais celle qui lui avait lancé ce maléfice des mois auparavant au détour d'un couloir. Quoi que, ça me donnerait peut-être l'occasion de réitérer l'expérience, Merlin savait que j'avais besoin de passer mes nerfs sur quelqu'un. Elle se contenta de m'observer d'un œil noir, que je lui rendis bien sûr et j'entrais à l'instant même où elle sortait.

J'étais presque surprise de la manière dont elle m’accueillit. Après tout, maintenant qu'elle m'avait révélé la raison de son intérêt quant à ma personne, elle n'avait plus besoin de se montrer faussement enjouée. Elle ne me voulait aucun bien, il ne fallait jamais que je l'oublie. Durant ces quelques jours qui étaient passés, je m'étais surprise à me dire qu'au moins, la bibliothécaire avait été la seule à se montrer honnête avec moi. Je n'avais pas envie de lui être reconnaissante, ni de ressentir cette sympathie qui m'avait envahie au début de notre rencontre. Elle n'était rien d'autre qu'une menace. Elle m'examina des pieds à la tête et j'espérais que ce qu'elle voyait lui plaisait. Pas par orgueil, plus par crainte. Si je ne la contentais pas, je savais que j'en paierai le prix. Qu'on en paiera le prix. Je m'exécutais et prenais place sur une des chaises les plus proche de son bureau, bureau contre lequel elle s'appuya. Je ne retins un rire de dédain que parce que j'avais gardé ce masque de superficialité. Je n'allais pas mieux mais si c'était ce qu'elle croyait, alors c'était parfait. Personne ne devait se rendre compte que cette nouvelle attitude découlait de mon chagrin. « - Si vous êtes contente, c'est tout ce qui compte. » Je ne pouvais rien lui répondre d'autre, elle savait pertinemment que j'agissais de la sorte seulement parce qu'elle me l'avait demandé. Non qu'elle l'avait exigé. Elle ne semblait pas le genre de femme à prendre des pincettes. Et encore ce soir, je me demandais ce qui allait encore me tomber dessus. Je craignais qu'elle me reproche de ne pas en faire assez, si bien que j'étais à deux doigts de lui parler de la soirée à venir. Même si elle faisait partie du corps enseignant de l'établissement, je me doutais qu'elle n'interviendrait pas pour empêcher l’événement, bien au contraire. « - Je vois que vous avez trouver une autre aide pour la réorganisation de la bibliothèque, c'est bien. » Je me taisais finalement sur mes plans suivants, préférais voir pourquoi elle m'avait convoqué.

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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Sam 28 Mar - 18:49


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Obéissance instantanée, voilà qui était agréable. Elle semblait finalement capable d’apprendre. Tu ne comptais pas te comporter comme un véritable monstre même si elle savait maintenant tes motivations. Bien sûr, tu aurais pu te contenter de la peur que tu lui inspirais pour obtenir en un claquement de doigt ce que tu voulais d’elle, mais tu voulais plus. Tu voulais qu’elle te fasse confiance, qu’elle prenne exemple sur toi, qu’elle renie tout ce qu’Octavus lui avait fait subir. Et là serait la victoire ultime. Il saurait enfin que personne n’était capable de l’aimer, qu’ils se détournaient tous de lui à un moment ou à un autre, quand il dévoilait son vrai visage. Tout le monde avait une part sombre, certains l’assumaient quand d’autres préféraient la cacher au mieux. Tu devais admettre que tu étais étonnée qu’Octavus n’ait pas tenté le moindre rapprochement vers elle. Il devait sûrement penser qu’il s’agissait d’une tentative désespérée pour attirer son attention. Le fou... À moins qu’il ne l’ait fait en privé, durant les quelques instants ou ni toi ni Emily ne pouviez la surveiller. Elle ne semblait pas s’être aperçue de cet intérêt soudain sur sa personne ou en tout cas, elle n’en montrait rien ce qui voulait dire qu’Emily était assez douée pour se rendre invisible quand il le fallait.  Mais d’après ce que tu savais, Aloisia l’avait royalement ignoré, c’était prometteur. Elle était en colère contre lui, restait à savoir si c’était suffisant pour qu’elle accepte ce que tu allais proposer. Cela t’ennuyait de devoir la faire chanter si elle refusait, mais tu ne comptais pas plier.

Bon sang, tu n’avais pas pensé que viendrait un jour où tu serais déçue de voir qu’elle manquait de mordant. Son ton absolument indifférent te fit redresser un sourcil. Elle n’allait pas mieux, elle faisait simplement en sorte de mieux le cacher. En même temps, elle semblait avoir sombré profondément pour son fiancé, tu aurais dû te douter qu’elle mettrait plus de temps à remonter la pente. C’était d’ailleurs pour ça que tu lui avais mentalement accordé du répit avant de la convoquer de nouveau pour mettre les choses au point. Tu ne voyais pas vraiment comment elle allait pouvoir parvenir à intéresser un homme plus de quelques secondes avec ce genre d’attitude. Tu ne sus même pas quoi répondre. C’était comme si ta répartie venait de te quitter. Non, tu n’étais pas contente. Tu étais abasourdie. « Bien... » Tu espérais qu’elle n’était pas capable de remarquer à quel point tu étais troublée. Tu en doutais, elle semblait partie trop loin pour se rendre compte de ce genre de petits détails sans importance. C’était le monde à l’envers. Elle était en train de te faire la conversation comme si de rien n’était. Étais-tu déçue qu’elle ne fasse pas plus de résistance ? Bien évidemment. Néanmoins, était-ce un soupçon de colère que tu percevais dans sa voix ? Une faille ? Autant vérifier cette théorie immédiatement. « Oui, miss Murdoch s’est gentiment proposée en échange d’échapper à une retenue. » Tu pensais que ce dernier détail lui ferait plaisir. Nul doute que l’une comme l’autre devait se demander quel genre d’affaires tu pouvais avoir avec deux personnes aussi différentes. Tu envisageas un instant de proposer à Aloisia qu’Emily se charge de lui apprendre un peu comment se montrer plus séductrice et cacha un petit sourire en coin à cette pensée.  Même toi, tu n’étais pas certaine de pouvoir les contrôler si elles se retrouvaient face à face.

Tu te demandais si cela s’appliquerait aussi face à la nouvelle conquête d’Octavus. Allait-elle l’attaquer ou au contraire se taire et faire profil bas ? Avant aujourd’hui, tu avais cru que  tu connaissais la réponse, mais vu son manque de vie, tu n’en étais plus tellement certaine. S’il n’avait pas été tellement important qu’elle ignore que tu étais une métamorphomage, tu n’aurais pas hésité à prendre l’apparence de cette blonde insignifiante pour tester de première main ton expérience. Ça n’était pas amusant pour toi. Tu avais espéré devoir la contraindre, la soumettre pour qu’elle t’obéisse. Sauf que son apathie des vestiaires n’avait pas été temporaire. Il fallait bien constater que tu l’avais cassée en lui montrant la photo d’Octavus et de sa catin blonde. Mince... Comment remédier à cela ? Tu n’étais pas psychomage, mais il semblait que tu allais devoir l’être ce soir. Tu passais d’un extrême à un autre et on pourrait sûrement t’accuser d’être instable, mais tu savais simplement t’adapter à ta cible. Encore fallait-il qu’elle accepte de se confier évidemment, tu étais prête à parier qu’elle préférerait rôtir en enfer que s’ouvrir à toi.  

Bon, il était sûrement temps de venir au sujet principal. De toute façon, ça ne servait à rien de la retarder, elle ne s’animerait pas brutalement.  Tu pouvais essayer de lui tendre des perches, tu n’allais pas t’en priver, mais cela deviendrait vite lassant si tu n’avais personne pour te renvoyer la balle. Il allait falloir que tu ailles trouver Octavus pour avoir une petite dispute amicale histoire de te remettre en jambe. « Je suis agréablement surprise de voir que tu fais des efforts. » Le ‘mais’ allait suivre, c’était évident. Personne ne pouvait l’ignorer. Tu étais un peu sa marraine la bonne fée, avec une dose de perversité en plus. « Cela dit, et tu n’es pas obligée de me croire bien sûr, je souhaite vraiment que tu ailles mieux mentalement aussi. » Une proie diminuait voulait dire moins d’amusement, moins de problèmes aussi, mais moins d’efficacité par extension. Enfin, tu n’allais pas être assez stupide pour penser que certains auraient des scrupules à se rapprocher d’une femme diminuée. Au contraire, cela allait peut-être même les attirer davantage. Mais ça n’était pas l’image que tu avais en tête. Elle pouvait très bien faire semblant d’être une jeune fille fragile et timide, mais à l’intérieur, elle ne devait pas être faible. C’était là, toute la différence entre toi et elle.

« Je ne te garderai pas longtemps. Je suis sûre que tu as beaucoup de choses à faire. » Du moins, tu l’espérais pour elle. Tu hésitas quelques secondes, avant de te mettre à parler. La personne qui était supposée te faire marcher sur des oeufs n’était pas encore née. Ça ne semblait pas juste d’en parler aussi vite alors qu’elle se remettait à peine d’un coeur brisé, mais tu ne l’avais fait venir que pour cela. Enfin, tu avais aussi un second motif, mais tu y viendrais ensuite. Tu ne voulais pas avoir l’air avide. « J’ai vu que tu avais pris mes conseils à cœur. Comment as-tu avancé ? Est-ce que quelqu’un te plait en particulier ? » Ce n’était pas le but, mais Octavus serait plus facilement énervé de voir qu’elle semblait se fixer sur une personne en particulier au lieu de passer d’homme en homme.  



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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Ven 17 Avr - 17:38


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


Si elle avait cru jusque-là que j'allais vraiment mieux, ça n'était plus le cas maintenant. Je n'avais pas montré d'enthousiasme certainement, en même temps elle était au courant de toute mon histoire maintenant, à quoi bon jouer autant la comédie avec elle ? Tant que je la satisfaisais assez pour qu'elle ne la raconte à personne d'autre, c'était tout ce qui comptait. Histoire de sauver les meubles un peu. Peut-être aurait-elle préféré que je me montre plus mordante, comme je l'avais été avant d'apprendre la vérité. Je n'en avais ni la force ni l'envie. J'avais capitulé devant cette bibliothécaire qui était sortie de nul part pour réduire le peu d'espoir qui me restait à néant. Et je la détestais pour ça, mais je la détestais d'autant plus parce qu'Octavus l'avait aimé, elle au moins. Pourtant, malgré cette animosité qui m'animait toute entière en sa présence, je lui faisais confiance, en quelque sorte en tout cas. Elle était la seule à ne pas me mentir, à m'offrir la vérité toute crue, aussi difficile soit-elle à accepter. Ça n'en ferait pas pour autant une amie, juste une personne sincère, moi qui croyais que ce genre de personne n'existait plus. Malheureusement pour moi, sincérité rimait avec perversité. Les plans qu'elle prévoyait à mon sujet aurait du me faire craindre le pire. Ayant déjà vécu le pire, je n'arrivais pas à me montrer plus effrayée que ça. Lorsque l'on avait plus rien à perdre, on était au moins libéré du poids que représentait l'anxiété. J'agissais selon ses ordres et tant pis s'ils n'étaient pas à mon goût.

Murdoch était comme une cerise pourrie sur ce gâteau avarié. La voir avait ravivé cette haine que je lui portais, et puis, il fallait bien que tous mes ressentiments se déchaînent contre quelqu'un. Au point où j'en étais, une petite bagarre en plein milieu des couloirs ne pouvait pas me causait plus de tort que mon attitude aguicheuse, si ? Le seul problème, c'était qu'il me faudrait trouver une excuse valable puisque je ne pouvais pas lui avouer franchement que je ne supportais pas l'attention qu'elle portait à celui qui fut autrefois mon fiancé. En tout cas, drôle de coïncidence tout de même... j'en étais presque à croire que Liberia l'avait fait exprès. Je n'étais pas assez près... et honnêtement je n'avais pas envie d'avoir le fin mot de cette histoire. J'étais maudite, il était aussi très possible que la présence de la Gryffondore ne résulte que de mon mauvais karma. « - Elle a très bien fait, je ne peux que la comprendre. » Quelle pauvre fille oui. Même sur ça, elle me copiait, elle me prenait pour modèle ou quoi ? Intérieurement, le visage de la rouge et or me fit bouillir mais je fis en sorte que mon interlocutrice ne le remarque pas. Je n'avais pas envie d'aborder ce sujet, ou pire encore, qu'elle l'utile contre moi, ce qu'elle ne se gênerait pas de faire. Le pire serait qu'elle implique une autre élève dans cette histoire. Être son esclave pour protéger Octavus oui, mais personne ne devait être au courant. C'était ce qu'elle m'avait promis, j'osais espérer qu'elle était le genre de femme qui tenait ses promesses.

Au moins elle avait remarqué les efforts que j'avais fourni, ça n'était pas rien. Je me levais et me préparais chaque matin dans le seul but de conserver son silence. Mais je reniais aussi tous mes principes et mon éducation en acceptant d'être aussi entourée et tactile envers mes camarades masculins. Ça commençait à en faire jaser plus d'un, heureusement qu'Octavus n'en avait pas encore eu vent. Ou alors, il l'avait bien remarqué mais s'en fichait complètement. Après tout, ça ne serait pas si surprenant que ça vu qu'il filait le parfait amour avec sa blonde. Cette pensée me serra le cœur et je mis une seconde à me replonger dans la conversation que j'avais avec la jeune femme. Je doutais sincèrement qu'elle se fasse du soucis pour moi, je n'oubliais pas qu'elle avait été mon bourreau. Même si j'avais été une complète idiote. Mon état mental ne la regardait pas, qu'elle s'amuse autant qu'elle veut mais si elle comptait essayer de refaire amie-amie avec moi, elle allait être déçue. Je n'allais pas refaire deux fois la même erreur. « - Ne vous en faites pas pour moi, je suis sûre que je vais avoir de quoi me changer les idées. » C'était faux, bien sûr. Même si je jouais la comédie, je n'oubliais pas pourquoi j'étais réduite à agir de la sorte. Une fois qu'il aura avoué la vérité sur notre rupture à nos parents et qu'il aura pris pour de bon son envol, elle n'aura plus aucun moyen de pression et moi aucune raison de le protéger. Je pourrai me laisser aller complètement à mon désespoir et changerai de main : je passerai du pantin de Liberia à celui des Bateson. Beau programme en perspective.

Je sentais bien que tacitement, elle voulait en savoir plus sur mes projets. Je n'avais pas été certaine d'avoir envie d'aller à la soirée que ce jeune Serdaigle m'avait proposé. Maintenant, ça me semblait indispensable. Les résultats n'étaient certainement pas assez probants pour elle et je n'avais pas le droit à l'erreur. « - Pour être franche, il y a une soirée organisée par les dernières années et on m'y a invité. » Beaucoup de sixième année crevaient d'envie de savoir la date de cet « évènement » qui n'était réservé d'habitude que pour les dernières années et encore, les plus cool d'entre eux. Peu de gens savaient que c'était ce soir et on n'entrait pas sans y avoir été convié. Je ne me sentais pas particulière flattée, un peu chanceuse puisque ça pouvait servir mes intérêts auprès de Larsen-Rasputin. Je savais par avance qu'elle n'irait pas délivrer cette information au reste du corps professoral, ce jeu malsain comptait beaucoup plus pour elle que la déontologie. Cherchait-elle à savoir si j'avais déjà été avec quelqu'un ? De manière physique ? Elle n'y allait définitivement pas avec le dos de la cuillère. « - Personne en particulier, je pense que je préfère profiter et papillonner pour le moment. » Pour le moment et pour toujours, je n'étais pas du tout prête à me dire qu'il fallait que je choisisse un autre être et que je jette mon dévolu sur lui. « - Mais c'est le capitaine de l'équipe des Serdaigles qui m'a invité à leur soirée, je pourrais en rendre plus d'une jalouses. » Objectivement, c'était un beau garçon, bien bâti avec une peau bien plus ensoleillée que la mienne, un peu petit pour moi peut-être. Rendre les autres filles jalouses importait peu au fond, j'aurai préféré qu'il soit jaloux. Mais c'était totalement exclu.

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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Mar 21 Avr - 11:33


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Tu lui lanças un regard peu convaincu quand elle t’annonça de ne pas t’inquiéter pour elle. Ce n’était qu’un retour sur investissement, mais justement tu ne voulais pas tout miser sur le même cheval et le voir se faire dépasser peu avant la ligne d’arrivée. La conversation prit un tournant qui t’était déjà plus familier. Une fête. Voilà qui était une merveilleuse nouvelle. Cela devait sûrement être la première année qu’elle était invitée. Tu étais persuadée qu’avec le recul, elle pourrait te remercier de ton immixtion, malgré tes intentions plus que discutables. Tu avais vaguement entendu parler de cela par Emily qui semblait assez excitée par toute cette soirée. Tu hochas la tête d’un air approbateur en direction de la rousse. Elle semblait plus prête à se rendre à l’échafaud qu’à s’amuser, mais tu t’en moquais. Le plus important était que c’était rassurant qu’elle t’en ait parlé. Tu commençais d’obtenir des résultats. Elle se pliait à ta volonté. « Bien, très bien. Ce sera une bonne expérience. Je m’assurerais qu’Ombrage soit occupée au cas où… Inutile de terminer la soirée dans de mauvaises conditions. » Le vieux crapaud mettait son nez partout. Octavus aurait sûrement trouvé que vous aviez beaucoup de points communs toutes les deux, mais la vérité, c’était que contrairement à elle, tu avais la beauté, le goût vestimentaire et l’inventivité d’un véritable succube quand elle n’était qu’une vieille aigrie jalouse. Elle serait sûrement ravie de mettre une nouvelle retenue à Potter. Tu avais entendu dire qu’il avait du mal à effacer les traces de sa punition. Et après on osait te traiter de sadique…

Avec un peu de chance, elle tirerait de cette expérience malencontreuse la leçon qu’il ne fallait jamais laisser son cœur à un homme parce qu’ils finissaient toujours par le piétiner à pieds joints. Tu n’avais jamais rencontré une sang pur aussi fleur bleue et tu ne savais pas si c’était bon ou mauvais signe. Elle ne ferait pas la même erreur une seconde fois, c’était certain. Aussi triste et terrible que ce soit, elle était bonne pour une vie à apparaître comme un trophée. Soit belle et tais-toi, devise que chaque fille née dans une famille comme la vôtre se devait d’appliquer à la lettre dès son plus jeune âge si elle voulait survivre. Personne n’avait besoin de savoir à quel point vous étiez supérieures à l’intérieur, jouer à l’idiote, à la naïve créature était la meilleure des stratégies tant que vous ne vous perdiez pas dans ce rôle d’une vie. « Tu as bien raison. A ton âge, inutile de t’établir définitivement. On ne sait jamais ce qu’on veut vraiment avant d’avoir essayé plusieurs choses. » Et cela s’appliquait bien évidemment aussi aux hommes. Tu n’insistas pas plus. De toute façon, tu te doutais bien qu’elle avait encore du mal à oublier son amour inconditionnel pour son fiancé alors inutile de la pousser dans ses retranchements en lui demandant de se trouver une cible fixe. Ce serait aussi efficace si elle était vue en compagnie de différentes personnes, tant qu’elle montrait bien son intérêt de façon appuyée. Tu eus une vision d’une bagarre entre deux prétendants se disputant ses faveurs et sourit. Si cela n’attirait pas l’attention et l’orgueil mal placé d’Octavus, tu allais vraiment croire qu’il était encore plus ridicule qu’il ne l’était à l’époque.

Un serdaigle ? Tu haussas les sourcils. Tu ne t’étais pas attendue à cela. Tu étais surprise, mais après tout cela n’avait rien d’étonnant qu’elle cherche à s’éloigner de ses congénères. Ils étaient tous construit sur le même modèle. Était-ce un sang pur ? Tu t’en moquais. Mieux, une petite voix espérait qu’il était de sang mêlé pour accentuer encore plus le scandale que ce flirt pourrait provoquer. Ses camarades devaient se douter qu’elle était déjà fiancée, malgré l’absence de bague. Ta seule inquiétude résidait dans le fait qu’il était dans la maison connu pour s’intéresser plus au savoir qu’à la vraie vie. Enfin, il jouait au quidditch ce qui voulait dire qu’ils devaient s’être déjà croisés et qu’il n’était peut-être pas aussi coincé que tu le craignais. Tu n’allais pas faire ta difficile pour cette fois. L’important était qu’elle s’intègre doucement dans ce nouveau rôle que tu exigeais d’elle. Pour un peu, tu aurais presque été tentée de te transformer en un jeune garçon, te rendre à cette soirée et flirter avec elle pour t’assurer qu’elle ne mentait pas et faisait son job correctement. Tu aurais testé ses limites pour voir jusqu’ou elle était prête à aller pour protéger l’homme qui l’avait trahie de la pire des façons.

Tu pouvais facilement deviner le type de personne pour qui elle craquait, ce qui voulait dire qu’elle allait se diriger vers le total opposé d’Octavus pour l’oublier. Un collectionneur sûrement, elle ne voudrait pas de gentil garçon. Et si par mégarde, un regard ignorant venait à tomber sur elle en bonne compagnie durant cette soirée, ce serait le fruit du pur hasard et sûrement pas une manigance de ta part. Tu ne contrôlais sûrement pas ton ancien amant. Il se pensait beaucoup trop malin pour cela. Tes yeux se plissèrent en un soupçon de sourire. Tu allais devoir vérifier de quoi ce fameux capitaine avait l’air. « Le capitaine, hein ? C’est parfait ! Je suis sûre qu’il sera ravi de te voir à cette soirée. Quand a-t-elle lieu d’ailleurs ? Et où ? » Le plus tôt serait le mieux, mais il allait falloir que tu t’assures qu’Octavus ne soit pas en train de batifoler avec sa catin blonde le soir même. Tu étais sûre de pouvoir te montrer créative en trouvant un stratagème pour l’attirer sur place. Il y avait encore tellement de temps avant que tu ne doives pousser le jeu plus loin. Pour la première fois, tu avais l’impression de voir ton avenir se dérouler devant tes yeux sans un seul nuage à l’horizon. Tu gardais ta manche bien cachée avant de dévoiler toutes les cartes pour remporter la mise. Tu devais admettre que c’était très tentant d’envoyer quelqu’un en éclaireur pour voir comment elle se comporterait. Tu pourrais même vraiment décider de te rendre en personne à la soirée pour t’assurer qu’elle agisse correctement, mais cela serait risqué si les invités étaient sélectionnés. Et prendre l’apparence d’un véritable élève le serait tout autant. Tu ne voulais pas attirer les soupçons sur ton don. C’était un trop grand atout pour le gaspiller aussi puérilement. Tu devrais faire sans. Peut-être qu’Emily accepterait de garder un œil sur elle discrètement ? Tu ne voulais pas non plus crisper la rousse. Cela semblait déjà suffisamment difficile pour elle d’aller contre sa propre nature.



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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Jeu 30 Avr - 21:22


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


À dire vrai, Ombrage était le cadet de mes soucis. Bien sûr, je n'avais pas envie de me retrouver nez à nez avec elle, j'avais déjà subi plusieurs remarques sur ma tenue vestimentaire ces derniers jours et l'endroit où j'allais allait promettre un apparat des plus provocateurs. Elle pouvait nous mener une vie d'enfer si elle nous attrapait en pleine fête illégale et même si les serpentards étaient favorisés, je ne pensais pas que nous pourrions échapper à une retenue cette fois-ci. De ce que j'en avais entendu, ça ne me disait rien qui vaille. Cette femme était folle sur tous les points et son rose bonbon fétiche laissait soupçonner une pervertie sans nom. J'avais déjà mon propre bourreau et sur ce terrain-là, je ne doutais pas que Liberia se défendait pas mal. Qu'elle soit disposée à outrepasser l'autorité de l'inquisitrice en disait déjà long. À la différence du crapaud, personne ne se méfiait d'elle. C'était là son atout et sa force. Je devais faire attention, ne pas trop me braquer pour ne pas l'énerver, mais encore moins oublier qu'elle n'était pas mon amie et qu'elle ne me voulait absolument pas du bien. Je me contentais de sourire sans rien lui répondre. Moi, je savais ce que je voulais et ce depuis longtemps. Dans la vie, on n'avait pourtant pas toujours ce que l'on voulait, j'en étais l'exemple le plus flagrant. J'avais voulu Octavus, après des années à me rebeller, j'avais accepté ce mariage forcé, mieux encore, je l'attendais avec impatience. Je m'étais reposée sur des certitudes sans prendre en compte une donnée des plus cruciales. La volonté de mon fiancé, ancien fiancé. Maintenant, ce que je voulais n'entrait plus en ligne de compte. Une fois que la vérité éclatera, je serais obligée de faire amende honorable et d'obéir au moindre souhait de mes parents. Merlin savait qu'ils n'allaient pas être tendres avec moi.

Elle semblait aussi ravie que surprise de l'identité de mon « cavalier ». Je n'avais pas forcément réfléchi à toutes les modalités de ma tâche, mais après coup, c'était peut-être mieux que je me rapproche des hommes des autres maisons. À Serpentard, tout le monde se connaissait. Certains devaient même se douter que j'étais fiancée sans savoir potant l'identité de l'heureux élu. J'allais me montrer envers les verts et argents proche, joueuse, sans aller trop loin. Je ne pouvais pas prendre le risque que cela remonte aux oreilles des Bateson ou des McKenna. Et ça m'éloignerait de Basil qui prenait de plus en plus ses aises. D'ailleurs, j'espérais qu'il ne serait pas présent ce soir, il pourrait bien gâcher mes plans. Maintenant que j'avais informé Liberia de la soirée, je savais que j'allais devoir encore monter d'un cran. « - Ce soir, juste après le banquet. Ce sera dans une des serres de Chourave, la plus éloignée du château, elle est fermée depuis un cours qui s'est mal passé. » L'endroit de prédilection, éloigné de tout et assez vaste pour profiter. Un simple sort d'insonorisation suffirait à camoufler notre présence, personne ne traînait jamais dans ce coin. À ce qu'on m'avait dit, le lieu de la soirée des septièmes année changeait tous les ans mais spécialement cette fois-ci les organisateurs avaient du faire preuve de prudence. « - Je vais y aller d'ailleurs, il faut que je me prépare. » Et ça allait prendre du temps et beaucoup de maquillage pour que je fasse oublier la Aloisia lasse et fatiguée. C'était plus facile à faire que je ne le pensais en fait puisque personne ne faisait vraiment attention à moi. Enfin, bien sûr, j'attirais l'oeil, mais les gens ne s'intéressaient pas assez sincèrement pour remarquer quoi que ce soit. Si j'avais su qu'un jour ma solitude serait un avantage...

« - Passez une bonne soirée, je ne manquerai pas de vous raconter la mienne. » C'était bien tout ce qu'elle voulait après tout, se mettre quelque chose de croustillant sur la dent. Je lui lançais un dernier regard avant de me lever et de quitter la bibliothèque. Je ne comptais pas me rendre à la Grande Salle, j'avais bien d'autres préoccupations en tête. Et puis mieux valait qu'on me pense couchée, qu'on ne remarque pas mon absence. La Salle Commune était de fait pratiquement vide ce qui était une bonne chose. Je me préparais avec minutie et en même temps, sans trop y réfléchir. Je préférais ne pas trop penser à ce que je faisais ou ce que j'allais faire, sinon j'allais certainement me débiner. Je choisissais ma tenue, un pantalon en cuir très échancré qui me moulait comme une seconde peau et un haut croc top, noir et blanc, pour ne rien cacher de mon ventre et de mon dos. Je lissais mes cheveux, désormais courts, qui balançaient sur mes clavicules, et couvrais mes lèvres d'un rouge à lèvres lie de vin assez foncé. Je n'avais pas envie d'apparaître jolie, il fallait que je sois sexy et provocatrice. C'était une sorte de séduction que je ne connaissais absolument pas, mais j'allais apprendre sur le tas. J'avais pris mon temps, la soirée filait presque et je sortais à peine du château. J'avais pris mes précautions et pendant tout le trajet, je me demandais si je ne m'étais pas trompée de lieu tellement tout était sombre et silencieux. Mais il y avait bien quelqu'un qui attendait devant la dernière serre avec une liste dans les mains. Je n'avais pas l'impression de le connaître, j'étais même incapable de dire de quelle maison il venait. Il me regarda de haut en bas avant de me demander mon nom que je lui donnais. Il me laissa finalement entrer avant de rapidement refermer la porte derrière moi. Et je compris très vite pourquoi.

La musique à l'intérieur était assourdissante. L'endroit ne ressemblait absolument plus à une serre. Les plans de travail avaient été repoussé sur les côtés pour laisser place au centre à une piste de danse, des chaudrons étaient disposés dessus avec des potions fumantes de toutes les couleurs. Le bureau du professeur Chourave avait été remplacé par une espèce de scène sur laquelle deux-trois sorciers s'occupaient de la musique. Je ne restais pas longtemps seule, le capitaine des Serdaigles m'aperçut et passa son bras autour de mes hanches pour m'attirer vers le centre de la pièce. Et je me laissais faire, je ne disais rien non plus lorsqu'il me mit un verre entre les mains. Après tout, si je voulais vraiment jouer le jeu, j'allais bien avoir besoin d'un petit remontant. Ça n'était définitivement pas aussi délicat que la vodka. Je soupçonnais qu'on avait rajouté beaucoup de sucre pour masquer un ingrédient particulièrement peu ragoutant. « - C'est pas mal hein ? Ils y ont mis quelques gouttes de potions d'euphorie et des œufs de Runespoor. » C'était donc ça ce goût atroce mal dissimulé. J'acquiesçais avant de finir mon verre. Ça semblait déjà faire effet et Micah n'eut pas de mal à me faire danser. Je me laissais entraîner par l'ambiance et profitais des boissons qui me poussait à une sociabilité insoupçonnée. J'agissais avec le Serdaigle comme s'il était à moi mais j'arrivais à l'oublier lorsque d'autres jeunes hommes venaient m'aborder. Il ne manquait jamais de revenir à la charge et au final, je savais pertinemment ce qu'il attendait de moi.

« - Qu'est-ce que c'est ? » Je finissais mon énième verre lorsque je vis Micah donner à un groupe de jeune fille un petit sachet. Il me sourit en agitant un autre sachet plein sous mes yeux. « - Ça poupée c'est le niveau supérieur. » J'arrêtais de danser un instant et attrapais le sachet, curieuse et l'esprit certainement déjà trop ravagé pour bien réfléchir. « - Des champignons vénéneux sauteurs. C'est fort tu sais mais ça aide à se détendre. » Il me fit un clin d'oeil appuyé qui ne laissait rien aux suppositions. Je n'étais pas prête à ça. Mais lorsque je lui tendis il secoua la tête, me faisant signe de le garder. Pourquoi pas, je n'étais pas au bout de mes peines après tout. Le Serdaigle me rattrapa la taille en dansant, plongeant son visage vers ma nuque alors que j'observais toujours béante les champignons, me balançant au rythme de la musique sans avoir la moindre idée du temps qui s'était écoulé.

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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 10 Mai - 15:30


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Tu te demandas une seconde si Aloisia trouvait étrange que tu sois aussi intéressée par l’heure et le lieu de cette soirée. Elle ne devait sûrement pas te penser assez machiavélique pour aller l’espionner là-bas. D’autant que tu avais une espionne en herbe à ta disposition si tu l’avais voulu. Mais malgré ta mansuétude, tu avais toujours trouvé que le travail n’était jamais mieux fait que par soi-même. Tu hochas donc pensivement la tête. De toute façon, tu t’assurerais tout de même que personne n’ait l’idée de venir rôder dans cette partie du parc ce soir. Elle s’excusa. Comme tu n’avais plus rien à lui dire, tu n’insistas pas. « Bien sûr. Passe une très bonne soirée surtout. » Tu t’en assurerais à ta façon. Tu n’étais pas naïve et savais qu’elle ne pensait pas un mot de ce qu’elle venait de te dire. Tu avais l’impression d’être face à un jeu de dupe et colla un faux sourire sur ton visage. « J’attends ça avec impatience ! » Tu l’avais ensuite laissée partir se préparer avant de fermer la bibliothèque. Tu avais besoin de réfléchir à la façon dont tu allais gérer la situation. Tu avais plusieurs choses à préparer pour ce soir et peu de temps pour le faire. Tu étais un peu prise au dépourvu.  

Pourtant, quand tu te rendis à la grande salle pour souper, tu n’avais pas pu résister. C’était devenu une sorte d’obsession. Pendant le repas, tu t’arrangeas pour croiser le regard de la Gryffondor, lui indiquant d’un signe discret que tu avais besoin de lui parler avant de surveiller Octavus du coin de l’œil. Il sembla légèrement sur ses gardes de voir que tu portais ton attention sur lui et tu lui lanças un grand sourire, sûrement plus effrayant que d’ordinaire. Tu ne mis pas longtemps avant de terminer un repas léger et rejoindre de nouveau ton antre. Emily t’y attendait et tu t’assuras que ce que tu projetais était matériellement possible. La brune t’avait assuré qu’elle ne comptait pas se rendre à la fête avant l’arrivée du couvre feu ce qui te laissait une certaine marge pour agir. octavus ne sortirait pas non plus avant le couvre-feu. Tu ferais d’une pierre deux coups. Cela n’aurait pas vraiment été très logique de voir deux versions d’Emily Murdoch dans la fête. Tu n’avais pas dit la vérité. Elle devait se douter que tu avais une idée derrière la tête, mais tu n’avais rien précisé. Elle t’obéissait pour le moment, mais tu savais mieux que personne comment la loyauté de quelqu’un pouvait dévier quand on lui faisait une meilleure proposition. Moins elle en saurait sur tes méthodes, plus tu serais en sécurité. Non pas que la brune soit assez maligne pour penser que tu mentes au ministère en cachant ta métamorphomagie, mais tu n’étais jamais assez prudente. Elle penserait sûrement que tu allais utiliser du polynectar puisque tu t’étais assurée d’avoir un cheveu pour faire illusion. L’art du mensonge était dans les détails.

Tu avais enfilé l’une de tes tenues spéciales, une robe beige qui te collait au corps comme une seconde peau, tout en restant suffisamment classe pour ne pas donner de mauvaises idées à ceux qui seraient à la soirée. Tu rajoutas un maquillage sobre, ourlant simplement tes lèvres de rouge vif avant de te couvrir d’une cape le temps de sortir du château. Tu n’avais pas vraiment envie de repousser les avances de certains jeunes en pleine puberté. Emily s’en chargerait une fois que tu aurais eu ce que tu voulais. Une fois dans le parc, tu pris l’apparence d’Emily. C’était une chance qu’Aloisia t’ait indiqué le lieu de leur soirée, tu n’aurais jamais pensé à regarder là. Les chances d’être remarqués étaient moindres, cependant tu te doutais que l’arrivée massive de tant d’élèves après le couvre feu ne passerait pas inaperçue. C’était absolument impossible qu’un d’entre eux au moins ne soit pas attrapé par Rusard, ou qui que ce soit d’autre qui surveille. D’ailleurs, tu n’avais rien à perdre à les faire délibérément attraper. Un petit sourire amusé apparut sur tes lèvres. Tu le changeas bien vite en sourire d’arrogance quand tu arrivas devant le garçon qui vérifiait la liste. Second coup de chance que tu n’aies pas simplement pris l’apparence d’une élève au hasard puisque c’était une soirée privée. Emily ne t’en voudrait pas. Tu partirais avant qu’elle n’arrive. L’ambiance était très différente de ce à quoi tu étais maintenant habituée et tu rappelas tes années à l’institut. Il fallait reconnaître qu’ils avaient fait du bon travail, surtout avec la surveillance accrue.

Elle n’avait pas menti. Elle était bien là avec un jeune que tu devinais être le capitaine des serdaigles. Tu te détournas légèrement, surprise de voir un grand brun venir dans ta direction. « Hey, Emily ! Je croyais que tu venais plus tard. » Il passa un bras autour de ta nuque et tu luttas pour ne pas te raidir, papillonnant des yeux. « J’ai préféré suivre le mouvement. » Il te tendit un verre et tu t’en emparas, bien que tu n’aies pas la moindre intention de le boire. Qui pouvait savoir ce qu’ils avaient mis dedans ? Tu n’étais pas aussi stupide. Tu fis semblant, penchant le verre mais gardant les lèvres fermement serrées. Par-dessus l’épaule du gorille, tu aperçus un visage familier. Elle avait fait des efforts, c’était indéniable. Au moins tu ne pouvais pas le lui reprocher.

Tu ne savais pas vraiment depuis combien de temps tu étais ici quand l’impensable se produisit. Non. Tes yeux s’écarquillèrent de surprise en voyant ce qu’on venait de poser dans sa main. Une lueur légèrement victorieuse commença d’apparaître dans ton regard. Alors là… C’était encore mieux que tout ce que tu avais pu imaginer. Une substance illicite ? Allait-elle la prendre ? Il fallait juste que tu te débrouilles pour attirer Octavus ici maintenant que tu avais la certitude que le piège était en place. Tu savais déjà comment tu allais t’y prendre. Il n’y avait rien de plus suspicieux par ces temps que quelqu’un qui semblait vouloir se cacher. Tu savais très bien qu’il allait sortir encore une fois retrouver cette blonde vulgaire. C’était si simple de deviner ses intentions. Dans ces moments là, il semblait sur ses gardes, comme si tu allais le démasquer d’une seconde à l’autre. Pour le moment, il était toujours au château sinon ton sort t’aurait alerté. Son absence aurait été un peu trop visible vu le climat de suspicion. Tu devais patienter un peu. Pendant ce temps, tu dansas, collée au corps de ce garçon qui semblait être un batteur vu sa carrure. Si tu dus remonter ses mains plusieurs fois quand elles s’aventuraient un peu trop bas à ton goût, tu estimas que cela en valait la peine. Tu avais un parfait point d’observation sur ta cible et sa conquête du soir.

Un bourdonnement te déclencha un sourire victorieux et tu te penchas pour annoncer à ton cavalier que tu sortais quelques secondes prendre l’air. Il sembla penser que tu l’invitais à approfondir votre danse et tu lui lanças un regard mutin. Tu avais tes limites et un obsédé inexpérimenté n’en faisait pas partie même si tu aurais sûrement changé sa vie. Tu retrouvas l’air frais, remettant ta cape avant de t’éloigner hors de vue pour guetter Octavus. Dommage que le transplanage soit interdit dans l’enceinte du domaine… Tu n’avais plus qu’à attendre et faire semblant de te rendre à la fête. Il n’allait tout de même pas ignorer des signes de présence en pleine nuit. Emily passa entre temps et tu fus soulagée d'être sortie avant son arrivée. Enfin, ce n'était pas même pas sûr qu'ils auraient réagi en voyant deux Emily dans la pièce vu ce qu'ils avaient ingurgité. Octavus finit par arriver au bout de longues minutes ou tu t’impatientas, tapant tes ongles contre ton bras dans un rythme énervé. Parfait. Tu changeas tes traits, arborant des cheveux roux similaires à ceux d’Aloisia puis allumas ta baguette et sa silhouette s’immobilisa. C’était comme guider un rat droit dans un piège avec du fromage. Tu attendis avant de repartir lentement en direction des serres, vérifiant s’il te suivait. Il hésitait. Tu éclairas légèrement ton visage pour qu’il voie ton identité empruntée. Il mordit à l’hameçon. Victoire. Tu baissas la baguette avant de reprendre le trajet vers la fête, arborant une nouvelle tête passe partout. Tu disparus avant d’être aperçue par le garçon à la porte et attendis de voir le spectacle commencer. Tu rentrerais après lui, une fois qu’il se serait occupé du gardien.  




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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 10 Mai - 15:54




“ In the darkest night hour I'll search through the crowd „



Tu jetas un coup d’œil circonspect aux plats disposés sur la table. Peut-être était-ce la couleur rose écœurante qui avait le malheur de boucher le côté droit de ta vision, mais tu n’avais soudainement plus très faim. Tu l’avais cherché en arrivant parmi les derniers dans la grande salle. Il était évident que tous les professeurs évitaient Ombrage comme la dragoncelle. Après un bref instant de réflexion, tu te servis une part de porridge avant de manger. Tu ne comptais pas t’obliger à faire la conversation, même si les McKenna étaient plutôt en bonne relation avec le ministère. Contrairement aux Malfoy, et notamment leur jeune fils, tu n’avais jamais été très doué pour jouer les lèche-bottes. Tu sentis un picotement et tournas la tête vers une Liberia toute souriante. Tu finissais par te demander s’il ne s’agissait pas simplement d’un jeu psychologique vicieux destiné à te rendre fou. Tu n’en aurais pas moins attendu de sa part. C’était tellement son genre de se montrer toute en finesse quand il s’agissait d’obtenir ce qu’elle voulait et cela semblait fonctionnait en plus. Tu devenais à moitié paranoïaque à chaque fois qu’elle t’adressait son sourire qui semblait sous entendre qu’elle connaissait un secret donc tu n’avais pas la moindre idée et qu’elle s’amusait follement à t’observer être aussi ignorant. Tu avais même pensé une seconde qu’elle avait découvert ton aventure avec Wendy, mais elle aurait dit quelque chose. Depuis votre confrontation vers la bibliothèque, elle s’était simplement contentée de te lancer ces regards et sourires goguenards. Elle avait raté sa carrière, actrice lui aurait été comme un gant.

Quant à Aloisia, ce n’était pas mieux. Tu n’avais pas pu t’empêcher de constater, bouche bée qu’elle s’était coupé les cheveux. Visiblement elle-même en plus. Heureusement pour toi, tu avais eu un minimum de réflexe et avalé de travers ta gorgée de café au lieu de l’expédier sur ta voisine de table. Et sa tenue… Visiblement, elle avait repris du poil de la bête à vitesse grand v. tu ne savais pas ce qui avait provoqué ce changement soudain, mais tu n’étais pas certain de quoi en penser. Une part de toi était satisfaite qu’elle avance sans toi, une autre continuait d’être irritée de voir qu’elle n’avait pas mis très longtemps avant de rebondir. Et elle avait osé te jurer son amour inconditionnel, mon œil… A moins qu’elle ne cherche à te montrer tout ce que tu avais perdu en t’éloignant. Cela ne fonctionnait pas aussi bien qu’elle ne l’aurait souhaité et tu te juras de ne plus la chercher des yeux à l’avenir. Le passé devait rester enterré. Tu avais quelque d’autre de très prometteur maintenant.

Après le repas, tu t’enfermas dans tes appartements, attendant avec une certaine impatience que le couvre feu ne se déclenche. Si seulement tu avais pu utiliser la cheminée pour rejoindre Wendy, tu l’aurais fait. Ne serait-ce que parce que de cette façon, personne ne pouvait te voir quitter Poudlard, mais tu préférais éviter de laisser des traces de tes allers et venues avec la folle du ministère qui semblait préparer un putsch imminent. En attendant l’heure, tu te changeas. Tu commençais de t’habiller de façon légèrement plus décontractée quand tu étais avec elle. Tu n’avais plus besoin de porter ton armure. C’était aussi terrifiant qu’agréable. Tu savais très bien qu’à chaque fois que tu la voyais, tu la mettais en danger. Tu étais égoïste, faible de ne pas être capable de t’éloigner de la seule source de lumière qui avait croisé ton chemin. Tu préférais ne pas te projeter et vivre uniquement le moment présent en oubliant que tu étais supposé l’épouser dans quelques mois pour vos familles, que tu avais cette marque sur ton âme à défaut de ton bras. Que penserait Wendy de tes activités elle qui était aussi proche du monde moldu qu’il était possible de l’être ? Tu retins un léger soupir d’énervement avant de consulter l’heure. Si tu ne voulais pas être en retard, il valait mieux que tu y ailles.

L’endroit était évidemment désert, le couvre feu bien en place. Tu ne croisas personne à ton grand soulagement. Tu n’aimais pas du tout être la cible des ragots. Tu avais déjà assez à faire avec les élèves qui avaient un crush sur toi. Tu te faufilas discrètement par la grande porte pour retrouver l’air froid du parc. Il semblait que le printemps n’ait pas compris qu’il était attendu avec impatience. Resserrant ton manteau autour de ta gorge, tu commenças de t’éloigner, utilisant uniquement l’éclairage de la lune pour te déplacer. Inutile que quelqu’un ne t’aperçoive sortir depuis un fenêtre. Entre tes rendez-vous avec le lord et tes rendez-vous avec Wendy, tu passais plus de temps à l’extérieur que dans le château. Personne n’était vraiment étonné vu ton métier nocturne. Une chance que les cours pratiques soient terminés pour le moment ce qui te laissait du temps libre. Un éclat brillant croisa le côté de ton champ de vision et tu t’arrêtas alarmé d’avoir été repéré. Tu tournas la tête pour voir une silhouette solitaire s’éloigner elle aussi du château. Partagé entre ne pas t’en soucier et repartir ou intervenir quitte à perdre du temps, tu tentas de discerner de qui il s’agissait. Un élève récalcitrant, un intrus aux mauvaises intentions ? La lumière éclaira des traits familiers. « Qu’est ce que- » Tu clignas des yeux te demandant si tu avais une hallucination. Pendant une micro seconde, tu aurais juré que tu venais d’apercevoir Aloisia. Partagé entre ta promesse de ne plus te mêler de ses affaires et celle de vérifier qu’elle allait bien, tu sentis tes pieds avancer dans la direction que la fille venait de prendre avant même que ton cerveau n’ait fini de prendre sa décision.

Tu étais professeur. Wendy comprendrait ton retard le cas échéant. Tu te demandas ou elle allait au juste. T’avait-elle repéré et cherchait-elle à t’entrainer quelque part pour te régler ton compte en toute discrétion ? Tu arrivas vers les serres de botanique, pas plus avancé que tout à l’heure. Tu ne savais pas ce qui t’arrêtait de la rattraper, au lieu de l’espionner comme un voleur. Tu avanças en direction de la silhouette postée vers la porte de la serre. « Qu’est ce que tu fais au juste ? » Ce n’était pas Aloisia, mais un élève de dernière année que tu avais déjà croisé durant tes cours. « James ? Je peux savoir ce que tu fais ici après le couvre-feu ? » Le brun semblait figé devant ta présence et tu haussas un sourcil, exigeant une réponse. « Je… J’avais un rendez-vous galant msieur. Je suis désolé. » Tu sentis qu’il respirait le mensonge. Si sa voix pleine d’hypocrisie ne suffisait pas, le fait qu’il cherche à tout prix à t’éloigner de la porte voulait tout dire. Un petit sourire en coin apparut sur ton visage. « Trente points en moins pour Poufsouffle. Écoute-moi bien, tu vas rentrer immédiatement au château et tu resteras à la fin de notre prochain cours pour qu’on discute de ta retenue. » Tu l’accompagnas par sécurité jusqu’au hall, réalisant qu’il était préférable qu’il ne se doute pas que tu avais découvert leur plan foireux. Une fois qu’il avait disparu dans le couloir des cachots, tu avais fait demi-tour pour retourner jusqu’à la serre. Aloisia était forcément à l’intérieur. Tu ouvris la porte, absorbé dans l’ambiance violente de musique et de lumières. Ils avaient dû commencer leur petite sauterie depuis déjà quelques temps vu leur état. D’ailleurs certains ne semblaient même pas surpris de voir un professeur faire irruption. Tu décollas avec dégoût les bras baladeurs d’une blonde qui était chez les serdaigles si ta mémoire était bonne. Murdoch était là aussi et tu espéras qu’elle n’allait pas te remarquer. Pas besoin de retenter une nouvelle fois le diable même si elle n’était pas désagréable à regarder.

Tes yeux se fixèrent finalement sur une chevelure de feu et tu sentis ta mâchoire se crisper. Qu’elle s’amuse avec quelqu’un passe encore, mais qu’on la fasse boire… Tu ne savais que trop comment ça c’était fini la dernière fois. Tu avançais dans sa direction quand un nouveau corps se colla à toi. Tu n’avais même pas réalisé que tu étais en plein sur la piste de danse. Wendy allait devoir attendre. Tu ne savais même pas pourquoi tu ne mettais tout simplement pas fin à la soirée immédiatement au lieu de jouer à ce jeu. Tu fus finalement suffisamment proche pour t’apercevoir que certains ne faisaient pas que boire parmi les jeunes qui entouraient la rousse. « Vous êtes venu pour moi n’est ce pas professeur ? » Tu tournas un regard horrifié en direction de Murdoch. A croire qu’elle avait un radar pour te repérer en toute circonstance. « Miss Murdoch. Je vous conseille de partir immédiatement si vous ne voulez pas avoir une retenue pire que celle que Rusard va organiser. » Ce serait aux directeurs de maison de gérer la situation. « Pourquoi pas vous ? Je suis prête à accepter toutes les heures que vous voulez… Dansez avec moi ? » Évidemment. C’est pourquoi tu n’allais plus gérer ses retenues afin qu’elle ne soit pas tentée de les provoquer. « Navré, mais vous n’êtes pas censée apprécier votre punition. » Sa main venait de s’emparer de la tienne pour te ramener au sein de la fournaise dansante, t’éloignant de ton objection. Ça n’allait pas du tout.





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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Ven 15 Mai - 13:56


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


J'avais longtemps été simple spectatrice de ce genre de soirées. Bien sûr, celle-là sortait un peu de l'ordinaire, c'était celle des dernières années, on en parlait pendant des semaines. Ça n'empêchait pas que d'autres fêtes se déroulent, plus ou moins tranquillement, dans les Salles Communes. Je ne savais pas trop pour les autres maisons, mais chez Serpentard, ça pouvait devenir vraiment n'importe quoi. Je regardais mes camarades de classes, complètement saoules, se laissaient avoir par les belles paroles des jeunes hommes qui les faisaient boire verres sur verres, et je trouvais ça pathétique. Si leurs parents savaient, elle était belle l'élite de la sorcellerie. Être fiancée à Octavus m'avait permis de rester éloignée de toutes ces imbécillités juvéniles. Je lui avais fait une promesse tacite, celle de lui être digne le jour de notre mariage. Ce jour ne viendrait jamais. Et même si je n'avais pas envie de brader mes faveurs, j'y étais maintenant contrainte pour le protéger. Alors j'étais là, un verre de trop dans le nez sûrement, serrant dans ma main un sachet rempli de substances peu recommandables avec un type tout aussi peu fréquentable. Ça m'apprendra à me croire mieux que les autres, au final je valais encore moins qu'elles. J'étais d'autant plus stupide que j'avais été mené en bateau toute ma vie sans jamais trouver le moyen d'en tirer quoi que ça soit. J'aurai préféré être superficielle et vénale, la situation aurait été beaucoup plus supportable. Ma seule consolation était aussi le plus amer des constats. Je n'avais pas d'amis et grâce, ou à cause selon les points de vue, personne n'avait remarqué mon mal être et mes tentatives ridicules pour le cacher. Ce changement de comportement soudain était passé inaperçu, ou alors dans un sens qui ne ravit que Liberia. J'avais stoppé toute correspondance avec Aleksei et n'ouvrais même pas ses lettres de relance pour éviter de retomber dans de mauvais travers. Mieux valait être seule qu'espérée, j'allais devoir enterrer toute trace d'espoir et me connaissant, ça n'allait pas être facile. Mais maintenant, j'avais un remède implacable à chaque écart de conduite : le rappel de cette photo d'Octavus avec cette blonde, ce regard qu'il n'avait jamais posé sur moi.

Même ici et dans cet état, mon esprit arrivait à divaguer jusqu'à ça. J'étais pire que je le croyais. Je replongeais mes yeux vagues dans ceux bien alertes de Micah. Si j'arrivais à oublier totalement sa présence, le contraire n'était pas vrai. Il ne m'avait littéralement pas lâché de la soirée et ce même s'il avait été sollicité tout au long de la nuit par d'autres demoiselles. J'aurai du en être flattée, ça n'était pas le cas. Il n'était qu'un objectif, rien d'autre. Un moyen de satisfaire la bibliothécaire et de m'assurer de son silence. Est-ce que j'allais coucher avec lui ? Aucune idée. J'en venais à me dire qu'au pire, je n'étais pas à ça près. Lui ne s'était certainement pas gêné, Russie ou pas. « - Tiens bois ! » Il me mit un autre verre d'autorité dans ma main encore libre et je le laissais le guider jusqu'à mes lèvres. C'était sucré, beaucoup trop et je n'aimais vraiment pas ça. On était loin de la vodka noble de mes débuts, certainement qu'ils avaient mis tout et n'importe quoi dans ce chaudron pour cacher un tant soit peu le goût de l'alcool et duper encore plus leurs potentielles conquêtes. J'étais probablement la seule ici à avoir conscience de ça. Si ça ne me faisait pas complètement oublier, ça avait au moins le mérite de me dérider un peu. J'arrivais mieux à danser et à être tactile en était embrumé par la boisson. Micah l'avait compris. Lorsqu'il me reprit le verre vide, mon bras se noua autour de ses épaules alors qu'il me tenait, ou me retenait plutôt, avec le sien flanqué sur mes hanches. Il ne me dégoûtait plus autant qu'au début. Et puis, je me dégoûtais bien plus moi-même de toute façon.

Je me figeais comme si j'avais reçu un sceau rempli de glaçons. L'espace d'un instant, un court instant, Octavus se tenait devant moi, diaboliquement beau et sérieux dans ce cadre totalement désastreux. L'image, aussi fugace fut-elle, était comme incrustée dans ma rétine. C'était impossible qu'il soit là, je le savais pertinemment. J'aurai aimé croire qu'il était venu pour moi, parce que la simple idée de me savoir dans ce genre d'endroit lui était insupportable. Ça n'était pas le cas. Il se fichait complètement de moi et de mon sort et là où il était, une autre le distrayait bien mieux que je ne le ferais jamais. J'étais complètement folle. L'alcool avait aidé mes hallucinations à me paraître plus vraie que ce garçon qui m'enserrait fermement. Mon esprit avait été trop torturé et il s'amusait dorénavant à rouvrir la plaie pour que je n'oublie jamais qu'il m'avait quitté, que je n'avais pas été assez bien. Et comble du comble, c'était Murdoch qui entraînait au loin ce pauvre homme que j'avais pris mon ancien fiancé. Cette scène était comme la matérialisation d'un cauchemar récurrent. Octavus qui disparaissait au bras de l'horrible Gryffondor sans même m'accorder un regard. Toutes plutôt que moi, pas vrai ? Subitement, je me sentis indésirable, repoussante. À tel point que j'avais envie de vomir. Je me haïssais puisque je n'y arrivais pas totalement avec lui. « - Et princesse ça va ? » Micah me releva la tête pour m'obliger à le regarder. Sûrement qu'il avait du voir mon trouble sur mon visage, après tout on lisait en moi comme dans un livre ouvert apparemment. « - Ne m'appelle pas princesse. » C'était dorénavant plus une torture qu'un compliment. J'attrapais sa main et serrais davantage celle qui tenait le paquet de champignons. « - On devrait aller dans un coin plus tranquille. » Liberia avait raison, j'avais peut-être vraiment besoin de tourner la page une bonne fois pour toute. Mais j'en doutais.

Il ne se fit pas prier et me fit traverser la serre pour m'amener jusqu'à la remise, là où Chourave entreposait tous les outils nécessaires dans ses cours. Ça n'était pas très intime, il faisait tout aussi chaud et la musique était toujours autant assourdissante, mais au moins il n'y avait personne. Ni une ni deux, son visage se nicha dans la nuque alors que je grimaçais. Sa peau était brûlante et pégueuse, il n'y avait vraiment rien d'agréable à ça. Je ne l'arrêtais pas pour autant, fermant les yeux pour essayer de chasser la vision d'Octavus. Je sentais des mains parcourir mon dos, des lèvres embrasser mon cou, mais tout mon corps hurlait que ce n'était pas les bonnes. Il essaya de pimenter un peu le tout en me plaquant contre le verre de la cloison, sa respiration lourde se faisant plus forte dans mon oreille. Et c'était lui le Casanova que toutes les filles se disputaient ? Je n'avais pas beaucoup d'expérience dans ce monde mais je n'avais pas l'impression qu'il s'en sortait bien.Il finit par me sentir tendue et se recula légèrement pour ouvrir le sachet que je tenais et prendre un champignon. « - Tu sais, tu devrais vraiment en prendre un, histoire d'être totalement détendue et de me laisser aux commandes. » Son clin d'oeil était insupportable de suffisance mais il n'avait peut-être pas tort. Si j'avalais cette chose, il ne me resterait plus qu'à partir dans les vapes et avant même que je ne le remarque, ce serait terminé. Liberia serait contente et je me serais prouver que je pouvais encore attirer quelqu'un. D'être un autre côté, je ne faisais pas du tout confiance au Serdaigle et mon instinct de survie se refusait à être aussi téméraire. Je me surestimais. Je n'étais pas prête à passer à un autre, à commettre encore autant d'erreurs. Je devais jongler entre le chantage de Rasputin et la notoriété de nos noms. Si ça s'apprenait, je mettais autant mes parents qu'Octavus dans l'embarras.

Dans ma réflexion, j'avais à peine remarqué qu'il jouait approchait le champignon de ma bouche alors que la sienne parcourait de nouveau mes clavicules. « - Arrête. » Il ne semblait pas m'avoir entendu, ou alors il s'en fichait totalement. « - Gatling lâche moi maintenant. » Il finit par relever la tête, surpris de ce revirement soudain de situation. « - Tu m'allumes et tu me laisses comme ça ? Prend les si tu veux, je te ferais pas payer. » Il croyait vraiment que ce n'était qu'un problème d'argent ? Ridicule. Sa main serra plus fort mon bras pour essayer de me convaincre de rester, sans me faire mal, juste assez pour m'immobiliser. La soirée semblait avoir disparu autour de nous, comme si la musique avait cessé, que tous les autres étaient partis et m'avait laissé seule, piégée avec le jeune homme.


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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Lun 18 Mai - 14:44




“ In the darkest night hour I'll search through the crowd „



Tu t’arrêtas net quand tes yeux croisèrent les siens et ta respiration se bloqua. Elle t’avait aperçu. C’était presque un soulagement de savoir que cette confrontation tant attendue allait avoir lieu. Tu n’avais pas réalisé à quel point tu en avais besoin avant cet instant. L’instant suivant, le temps d’un battement de cils, elle se dérobait à ta vue et tu devenais la cible des attentions de cette jeune fille à qui tu avais failli céder. Cela semblait si lointain dans ton esprit et pourtant, c’était la raison qui t’avait poussé à mettre les pieds dans le bar sorcier en premier lieu et tu ne pouvais pas le regretter une seule seconde. C’était pratique de faire semblant de rien, d’oublier tous tes problèmes en vivant la vie que tu aurais voulu avoir en compagnie de Wendy. Tu te perdais en John et oubliais tout ce qui faisait Octavus. Jusqu’à maintenant. L’apercevoir dans ce genre de soirées, savoir que tu l’y avais sûrement poussé par ton comportement était comme recevoir une douche froide. Voilà à quoi tu l’avais réduite. Tu avais préféré ne pas réfléchir à ce qu’elle ressentait, malgré sa transformation physique radicale.  C’était plus facile ainsi. Tu arrivais presque à te convaincre qu’elle allait mieux, qu’elle avançait, mais si c’était sa façon de faire, tu n’étais plus sûr d’en avoir envie. Au-delà du soulagement, pourtant, tu étais aussi en colère. Énervé qu’elle n’attende même pas la rupture officielle de vos fiançailles pour aller se chercher un nouvel époux, amer qu’elle n’ait pas plus de respect pour elle-même. Ironique puisque tu n’en avais pas vraiment pour elle en flirtant de plus en plus dangereusement avec une jolie serveuse du coin. Mais tu faisais discrètement, tu ne t’affichais pas devant tout le château. Sauf maintenant que tu te laissais trainer par une de tes élèves. Que diraient les professeurs s’ils te voyaient faire ? L’idée qu’elle cherche une nouvelle fois à ta compromettre ne te traversa même pas l’esprit. Tu n’avais plus l’esprit très clair.

Tu avais l’impression que ses tentacules se refermaient sur toi, t’entrainaient dans les ténèbres et tu aurais pu te laisser tenter si tu n’avais pas déjà l’esprit tourné vers une autre personne. Les yeux voyageant sur les visages éclairés par les lumières violentes pour espérer revoir Aloisia, mais elle semblait avoir disparue. Et tu ne savais toujours pas pourquoi tu n’avais pas utilisé un sonorus pour te faire entendre de tous et régler le problème. Tu avais un rendez-vous et tu étais en retard. Tu n’avais même pas effleuré l’idée de lui envoyer un patronus pour la prévenir. Apercevoir Aloisia avait été comme sortir d’un magnifique songe dans lequel tu avais été profondément plongé depuis quelques semaines. Ça ne faisait que te rappeler le compte à rebours qui défilait en accéléré, son dix-septième anniversaire qui approchait et l’annonce supposée de la date de votre mariage, l’ultimatum que Voldemort te lançait pour rapporter des informations utiles sur Potter aussi.

Ce n’était pas possible qu’ils aient disparus tout de même. Tu ne faisais pas du tout confiance à cet homme. Tu parvenais très bien à imaginer ce qu’il voulait obtenir d’elle ce soir. Tu allais tout faire pour l’en empêcher. Tu devais bien ça à sa famille après tous les dégâts que tu avais déjà causés et tu n’avais pas non plus envie que cela retombe sur ta propre famille. Finalement, tu finis par apercevoir un flash de rouge disparaitre vers le fond. Tu n’avais pas la certitude que c’était elle, mais tu devais essayer. Tu voyais rouge en imaginant le garçon entrainer fermement Aloisia à l’écart de la soirée. Tu pouvais imaginer pourquoi… De quoi étais-tu le plus déçu ? Qu’elle se laisse faire ? Tu espérais que c’était l’alcool qui parlait et rien d’autre. Mais la seule idée qu’il ait tenté de prendre avantage sur elle de cette façon… Tes poings se serrèrent et Emily tressaillit légèrement. tu avais oublié qu’elle était là. Tu aurais du mettre un terme à cette fête dès que tu étais entré, sans attendre. Murdoch semblait être devenue une véritable sangsue et se collait à toi encore plus fermement à chaque fois que tu essayais de t’échapper. Tu fus brièvement tenté de lui lancer un sort pour t’en débarrasser, mais t’en empêchas à la dernière minute. Les mangemorts finissaient par déteindre sur toi si tu considérais aussi facilement l’utilisation de la force pour toute chose.

Finalement, tu te dégageas et partis au pas de charge en direction d’où tu les avais vu disparaitre. Il y avait une porte. Tu ne réalisais même pas qu’une paire d’yeux te suivait attentivement dans un coin, la blonde ne te disant absolument rien en dépit de son intérêt. Tu ne voyais pas non plus la brune qui te suivait, s’imaginant sans doute que tu avais enfin succombé à ses charmes et cherchais juste un endroit tranquille pour conclure. Tu ne savais même pas comment tu allais réagir, mais tu ne t’en inquiétais pas. La porte s’ouvrit brutalement et tu réalisas finalement que ta baguette était dans ta main. Tu la regardas stupidement pendant une seconde avant de regarder par l’interstice pour entendre vaguement Aloisia lui demander d’arrêter ce qu’il avait commencé. Cela aurait dû suffire à te pousser à réagir, mais tu restas figé sur le pas de la porte à espionner. Tu n’étais même pas certain qu’ils t’aient remarqué. Au moins n’étaient-ils pas aussi intimes que tu l’avais crains. Tu ne savais pas comment tu aurais réagi le cas échéant. Tu analysas rapidement la scène pour en déduire tes propres conclusions. La drogue dans sa main faillit te faire réagir de façon irrationnelle, mais tu n’ouvris totalement la porte qu’en voyant sa main posée sur son bras. Tu eus un flashback, te revoyant en train de faire exactement la même chose, de lui faire mal. Tu redressas un regard furieux en direction du duo et tu te contentas d’envoyer un sortilège cuisant en direction du blond, ayant encore assez de jugeote pour ne pas le toucher. Il recula, surpris par ta présence. « Il me semble qu’elle vous a demandé de la lâcher. » Ta voix n’avait jamais semblé aussi sèche. Peut-être que Minerva déteignait sur toi. « Et je vous conseille de lâcher cela aussi au passage. » Avait-elle toujours été comme ça – ce genre de fille que tu voyais parader dans ton bureau dans l’espoir d’accrocher ton intérêt – cachant sa véritable personnalité pour rentrer dans le moule qu’on attendait de ta future épouse ? Tu en venais à te poser sérieusement la question. L’idée qu’elle ait triché, tout comme tu avais dû le faire, ne collait pas avec celle que tu avais pensé connaître. Cela ne te concernait plus après tout. Et pourtant…

Une main se posa sur ton bras et tu tournas un regard confus derrière toi pour voir que Murdoch avait effectivement décidé de te suivre et avait assisté à toute la scène. Bon sang… Il ne manquait plus que ça. Tu passas une main dans tes cheveux, dépassé par les évènements. Il était hors de question que les personnes présentes ici s’en tirent sans une sacrée punition. Mais si tu appelais de l’aide, tu n’allais pas pouvoir gérer correctement la situation avec elle. Ton patronus prit  une forme inhabituelle et tu fus encore plus confus. Le lycaon avait cédé la place à un léopard des neiges ce qui semblait correspondre à ton changement de caractère depuis ton retour en Écosse. Tu aurais le temps de t’y intéresser plus tard. Tu murmuras quelques mots à la forme majestueuse afin qu’elle prévienne les professeurs chargés de la surveillance de la soirée illégale. L’animal disparut dans un nuage argenté et tu reposas des yeux froids sur le garçon. « Dehors. Vous aussi Murdoch. » Tu attendis qu’il s’exécute sans lui adresser le moindre mot supplémentaire. Il allait le payer suffisamment tôt. Tu posas ensuite un regard teinté d’une foule de sentiment en direction de ton ancienne fiancée. Tu n’étais pas encore prêt à l’affronter, pas alors que tu étais à deux doigts de tout casser.

Tu tournas les talons, effleurant Murdoch qui s’était attardée et devait se demander pourquoi tu réagissais ainsi, pourquoi à elle, tu ne lui donnais pas une bonne retenue pour la punir. En réalité, tu ne savais même pas pourquoi tu avais préféré l’ignorer. C’était plus facile. Tu te sentais en partie coupable pour la situation dans laquelle elle se retrouvait même s’il était clair que tu ne l’avais pas forcée à venir ici ce soir. Non, elle s’en chargeait très bien toute seule. Tu ne pouvais pas t’empêcher de te demander si elle aurait pris cette cochonnerie si tu n’étais pas intervenu avant, si elle se serait laissé faire. Tu avais l’impression d’étouffer et luttas contre la foule toujours inconsciente du sort que tu leur avais réservé. Étrange que le gamin n’ait rien dit, il avait sûrement préféré partir sans demander son reste. Ça ne serait pas suffisant pour le faire échapper à une retenue. Si seulement tu pouvais te rappeler sa maison, tu aurais ôté un bon nombre de points pour entrée illégale de substances illicites dans l’établissement. Un patronus de chat te barra la route et t’indiqua de gérer la fermeture de la fête et qu’un comité attendrait tous les concernés dans le hall du château pour gérer la situation. Tu soupiras avant de lancer un sort qui stoppa net la musique et les lumières qui commençaient de te donner une impression désagréable. « Mesdemoiselles, messieurs, la soirée touche à sa fin. Sortez d’ici et rentrez immédiatement au château. » Tu zigzaguas entre les élèves, leur jetant des regards perçants pour les forcer à bouger. Finalement, tu te retrouvas à l’air libre et attendis un peu à l’écart de la porte toujours ouverte, observant le flot d’élèves qui s’écoulait. Tu pensas finalement à avertir Wendy que tu ne pourrais pas venir ce soir à cause d’une urgence au travail. Un second patronus partit en direction de Pré-au-lard et tu espéras qu’elle ne t’en voudrait pas de lui faire faux bond. Tu étais dans une position difficile et après cela, tu n’avais aucune envie ni de lui imposer ta mauvaise humeur, ni de faire semblant que tout allait bien.









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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Ven 22 Mai - 21:43


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


Faire comme s'il n'existait pas, prétendre ne pas l'aimer. Ça n'était pas simple à faire, encore moins lorsque mon esprit me jouait des tours. J'avais beau tout faire pour essayer de tourner la page, mes pensées le ramenaient toujours à la vie. La partie la plus rationnelle de mon être me hurlait de laisser faire ce jeune serdaigle trop enthousiaste certainement. Combattre le mal par le mal, finir dans les bras d'un autre pour oublier les siens. C'était ce que Liberia souhaitait, exigeait, après tout. Le plus dur était de se lancer. Et de l'oublier. Je n'y parvenais malheureusement pas. Micah pouvait bien pester, ça ne servait à rien, j'étais un cas désespéré. Peut-être avait-il raison, ces champignons auraient pu faire l'affaire l'espace de quelques temps, juste histoire de terminer cette affaire sans penser à lui. Mais je n'étais pas encore arrivée au point de m'intoxiquer moi-même pour coucher avec le premier venu. Si je n'avais pas eu cette hallucination l'instant d'avant, la situation aurait pu être différente, j'aurai certainement réussi à faire un minimum d'effort. Son image semblait être gravée sur ma rétine, je ne parviendrai à rien ce soir. Je lui demandais donc d'arrêter, consciente qu'il me prendrait pour une folle, il n'aurait pas tout à fait tort d'ailleurs. Je ne savais absolument pas ce que je faisais de toute façon. Octavus avait eu raison ce jour-là en Russie, dans cette boutique de malheur : je n'étais pas le genre de femme à assumer ce que je prétendais être. Tout ça partait d'une robe, mais la vérité s'y cachait. Je jouais les femmes fortes, sûres d'elle alors qu'en fait, j'étais seule et dévastée. Et j'étais encore moins une séductrice, plus une illusionniste à la limite. Je donnais l'impression de vouloir plaire, de connaître ces choses-là, mais je n'étais qu'un pantin entre les mains habiles et viles d'une sadique invétérée.

Ma paranoïa me rappela que l'hallucination que j'avais eu comportait Murdoch, qui elle pour le coup devait être bien réelle. Cette énergumène se retrouvait beaucoup trop souvent sur mon chemin pour que ça ne soit que de la malchance. Elle était sortie de la bibliothèque de Rasputin à l'instant même où je m'y engouffrais et bien avant ça, elle ne s'était pas gênée pour faire des avances à mon fiancé d'antan. Aujourd'hui encore, elle était une des protagonistes. Avait-elle compris mon intérêt pour son professeur le jour où je l'avais attaqué ? Impossible, elle n'était même pas au courant que j'étais son agresseur. Et je ne pouvais pas croire que Liberia l'avait mise dans la confidence, ce qui était assez ridicule puisque je ne pouvais pas non plus faire confiance à cette femme. Et en même temps, elle était la seule à m'avoir révélé la vérité, ça lui donnait assez de crédit au final. Si c'était donc le fruit du hasard, purement et simplement, alors j'étais maudite voilà tout.

Mon cœur faillit tout bonnement exploser quand un sortilège fusa à toute vitesse, passant si près de Micah et éclairant l'espace d'un instant un peu mieux l'endroit. Assez pour que je n'ai plus aucun doute sur l'origine de cette attaque. Je ne sentais plus les mains du jeune homme, certainement qu'il m'avait lâché, j'étais trop tétanisée pour vérifier. Même mon regard n'osait pas quitter les yeux emplis de colère de l'écossais. De peur qu'il disparaisse une nouvelle fois ou bien de ne pas anticiper avant qu'il ne se perde lui-même dans cette haine si surprenante. Ça ne serait pas la première fois, et j'en serais une nouvelle fois fautive. J'étais tellement choquée de le voir en face de moi que je mis un temps incroyable à comprendre de quoi il parlait. Pendant tout ce temps, j'avais continué à tenir dans ma main ce satané sachet de champignons. Sachet que je m'empressais de lâcher du coup. Ça ne pouvait pas être vrai. Je nageais en plein cauchemar. Je ne pouvais pas être vraiment en face de lui, vêtue d'un pantalon de cuir et d'un bustier, un paquet de drogue en main et un garçon tout contre moi. Qu'est-ce qui allait penser de moi après ça ? Que je ne valais pas mieux que les autres, que j'étais une femme vénale à la recherche du prochain bon parti ? C'était l'image que j'avais fui toutes ces années, je devrais peut-être l'embrasser dorénavant. Ça serait plus facile, pour tout le monde.

Je reprenais une deuxième gifle en apercevant Murdoch derrière Octavus. C'était une blague, n'est-ce pas ? Je voyais rouge mais j'étais toujours incapable de bouger, empêtrée dans tous mes secrets. Qui savait quoi, qui était avec moi, contre moi, je ne savais plus. J'étais pieds et poings liés et ça en était rageant. Et puis, il entrait dans une colère noire alors que je l'avais vu, parce que oui finalement ça n'était pas une hallucination, sur la piste de danse avec la Gryffondor ? C'était à ne plus rien y comprendre. Et je n'ajoutais pas à cette équation impossible cette blonde sur la photo, inutile de me faire davantage de mal. Je devais canaliser cette envie de meurtre qui montait en moi puisque je n'étais qu'une élève et il était un professeur, rien de plus. En plus, tout me désignait comme la coupable, c'était comme ça qu'il me regardait en tout cas. Je retenais une nouvelle fois ma respiration en le voyant passer sa main dans ses cheveux, clairement agacé. Mais finalement, il se contenta d'envoyer un patronus. Pendant ce temps, je tentais pour ma part de chasser les brumes causées par l'alcool pour éclaircir mes idées. J'apprenais du coup que l'irruption de son ex pendant ce qui semblait être le début des festivités durant une soirée illégale était le meilleur moyen de désaouler tout net.

Il demanda à tout le monde de sortir mais je ne m'exécutais pas, me sentant étrangement peu visée par cet ordre. Les yeux qu'ils posaient sur moi en cet instant n'avaient plus rien à voir avec la manière dont il avait pu me regarder dans le passé. Je me sentis aussi sale que pathétique et j'en venais presque à implorer silencieusement qu'il dise quoi que ce soit pour rompre ce contact purement visuel. Mais il ne m'offrit pas cette délivrance. À la place, il se contenta de tourner les talons pour dépasser cette bonne vieille Murdoch qui elle resta quelques secondes pour me contempler, certainement aussi perdue que surprise. Elle finit par sortir elle aussi sous la noirceur de mon œillade. J'aurai pu réellement l'attaqué, Merlin savait que j'avais besoin de me défouler sur quelqu'un. Me maîtriser était le dernier acte de bravoure dont je pouvais faire preuve. J'avais perdu ce contrôle une fois de nouveau seule. J'étais restée dans cette remise alors qu'au dehors, tous les autres fêtards étaient en train de quitter la serre dans un bruit étonnant de conversations et de protestations, mais aussi d'inquiétudes. J'en avais alors profité. J'avais explosé. J'avais attrapé tout ce qui me venait sous les mains, pots, plantes, outils entre autres, pour les lancer contre les murs ou les piétiner rageusement. Je me fichais de me faire mal, ou de m'attirer plus d'ennuis. Cette envie destructrice me rongeait toute entière. J'avais envie de faire du mal, à Murdoch, à Liberia, à Octavus et à moi-même. Mais je ne le pouvais pas. Et ça me bouffait toute entière. Et quand je m'arrêtais finalement à bout de souffle, je m'accroupissais, la tête entre les mains, prise à des angoisses sans nom. Je n'étais pas prête à l'affronter mais encore moins à le laisser partir comme ça. En même temps, je ne pouvais pas lui parler, c'était le mettre en danger et me pousser toujours plus vers cette folie sans fin. Je n'étais plus sa fiancée, mais officiellement nous étions toujours sur le point de nous marier. Il ne m'aimait pas alors que moi si, mais je devais prétendre en aimer d'autres, du moins physiquement, pour que lui puisse vivre sa passion avec elle. Cette femme qui était mieux que moi, qui savait le rendre heureux.

Je ne pouvais pas dire combien de temps je restais prostrée dans cette position. Quand je me remis debout, mes jambes, mes bras et tout mon corps était douloureux et j'avais de la terre un peu partout. Je respirais un bon coup, trois fois de suite, pour me forger un tant soit peu de contenance, avant de quitter cet endroit de malheur. La serre semblait déserte. J'avais peut-être une chance de me faufiler discrètement jusqu'au château sans croiser qui que ce soit. Je restais encore et toujours d'une naïveté sans nom. Octavus était là, bien évidemment à attendre devant la serre. Je m'arrêtais une seconde, ressentant le besoin irrépressible de me justifier de lui expliquer. Ce n'est qu'un professeur Alosia, rien d'autre, il n'est personne pour toi et tu n'es rien pour lui. Juste le professeur d'Astronomie... Je finis par consentir d'écouter ma conscience et détournais les yeux pour regarder droit devant moi. Ne plus lui donner de l'importance, faire comme s'il n'avait aucune place dans ma vie, je n'avais pas d'autres choix. Je ne devais pas agir comme une coupable rongée par la culpabilité. Techniquement, je n'avais rien à me reprocher. J'étais une élève qui avait été surprise en plein délit de bécotage par un des enseignants de son école, voilà tout. Je me répétais ce scénario pour me forcer à y croire et à bouger de nouveau. Je reprenais donc mon chemin d'un pas qui se voulait assuré, prétendant ne rien ressentir alors que j'étais sur le point de le dépasser, comme si de rien était, priant tous les dieux pour qu'il ne cherche pas à me mettre des bâtons dans les roues.


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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Sam 30 Mai - 12:50




“ In the darkest night hour I'll search through the crowd „



Tu attendis devant la serre, regardant les élèves sortir comme un troupeau. Elle n’était pas sortie, tu en étais persuadé. Impossible de la rater malgré le flot ininterrompu d’élèves en pleine torpeur alcoolique ou pire. Même la brève interruption Murdoch n’aurait pas suffit à la faire échapper à ta vigilance. La brune était rapidement repartie vers ses camarades, avec une lueur dans le regard que tu ne savais pas si tu devais attribuer à l’alcool ou à autre chose. Mais tu avais d’autres préoccupations que te demander ce qu’elle avait pu penser de ta petite scène dans la réserve. Tu n’avais absolument aucune intention de partir avant d’avoir une conversation avec Aloisia. Ce serait une solution de facilité qui te conviendrait, mais il était clair que tu avais fait une erreur en pensant que lui laisser de l’espace l’aiderait à se remettre. Si c’était sa méthode pour oublier tes agissements, alors tu préférais assurer un contrôle sur elle jusqu’à son anniversaire. Tant pis pour la réaction qu’elle aurait à cette annonce. Ensuite, elle aurait tout le temps de se montrer avec chaque garçon qui occupait ce château si ça lui chantait.

Elle ne s’en sortirait pas comme ça. Tu étais furieux pour de multiples raisons. Non seulement elle avait totalement bafoué la promesse qu’elle t’avait faite en Russie lorsqu’elle avait assuré qu’elle jouerait le jeu jusqu’à ce que tu sois prêt à rompre vos fiançailles, mais en plus, elle avait été prête à se compromettre avec ce garçon. Elle te faisait passer pour un imbécile et c’était absolument intolérable. Non seulement tes collègues risquaient d’entendre les rumeurs comme quoi la fille Bateson avait été vue en compagnie d’un des serdaigles après avoir repoussé pendant plusieurs années les avances de tous ceux qui l’approchaient, mais rien ne t’assurait qu’un des élèves n’allait pas le dévoiler à l’un de leurs parents. Tu ne savais que trop comment les rumeurs circulaient à la vitesse de la lumière dans votre petit cercle fermé. À croire que l’oisiveté ne faisait que transformer ces snobs en véritables commères. Si c’était avec cette fille que tu avais été fiancé, alors tu étais bien content d’y avoir mis un terme avant qu’il ne soit trop tard. Si tu avais laissé parler ta colère, tu aurais même pu contacter immédiatement ses parents pour leur annoncer que tu venais de surprendre ta supposée fiancée avec un de ses camarades. Tu ne savais même pas ce qui te retenait vraiment de le faire. Une once ultime de culpabilité ? Ce serait pourtant l’excuse idéale pour mettre un terme définitif à cette comédie ridicule. Personne, même pas ton père, n’insisterait pour que tu te maries avec une fille volage qui avait été vue en public par ses pairs avec un autre homme que son fiancé.

Quand elle pointa enfin le bout de son nez, elle t’ignora complètement. Cela ne fit que t’énerver davantage. Tu méritais bien une petite explication, non ? Qui donc avait eu la brillante idée de l’inviter à cette fête ? Pourquoi avoir dit oui ? Oh oui, tu étais furieux. Toi au moins, tu avais la décence et la délicatesse de ne pas t’afficher avec Wendy en public. Tu te cachais jusqu’à ce qu’il ne soit venu le moment de dévoiler la vérité au monde. Tu avais pensé qu’Aleksei exagérait quand il t’avait dit qu’elle ne répondait plus à aucune lettre et qu’il s’inquiétait sérieusement pour elle. tu avais été persuadé qu’elle voulait simplement remonter la pente sans avoir un souvenir constant de ce qu’aurait pu être sa vie en d’autres circonstances. En réalité, il avait peut-être eu raison. Elle avait pété les plombs. Tu te moquais bien qu’elle se soit laissé entrainer par des imbéciles, elle avait plus de force de caractère que ça tout de même. Enfin, c’était ce dont tu avais été persuadé. Tu étais certainement fautif si elle avait autant changé. Tu l’avais cassé sans pouvoir la réparer. Mais fautif ou pas, tu n’allais sûrement pas la laisser s’éloigner comme si de rien n’était. Tu allais l’avoir ta confrontation.

« Tu comptes partir comme ça ? Très mature… J’espère au moins que tu n’as pas pris de cette pourriture. Mixé à l’alcool, ça ne fait pas bon ménage et je n’ai pas trop envie de devoir expliquer ça à tes parents. » Tu ne comptais pas lui faire le moindre cadeau. Et dire que tu aurais pu être en compagnie de Wendy, heureux et totalement ignorant de ce qu’Aloisia tramait dans cette serre. Tu aurais peut-être bien préféré ne jamais l’apprendre. Oh, tu aurais sûrement entendu quelques rumeurs, mais cela aurait été plus facile de te convaincre qu’il ne s’agissait que de ragots adolescents. Maintenant, tu avais eu la preuve sous les yeux et ça changeait tout. « Je suis sûr que ton directeur de maison comprendra que je m’occupe personnellement de ton cas, considérant ce qui nous lie encore officiellement. » Le silence était lourd de secrets, de votre part à tous les deux, mais tu n’avais absolument aucune intention de dévoiler les tiens. En revanche, tu voulais connaitre tous les siens. Quel serait l’avantage pour elle de savoir que tu avais rencontré quelqu’un d’autre ? Votre relation semblait déjà vouée à l’échec. A croire que ton père semblait déterminé à briser toute possibilité pour que tu sois heureux, même sans en avoir conscience. Te donner à son maître suffisait à assurer que quiconque s’allierait à toi serait voué à la même vie de malheur et de déchéance. C’était dans ces moments là que tu détestais de ne pas porter cette affreuse marque sur ton bras. Au moins, quelqu’un aurait pu l’apercevoir et mettre fin à ta misère d’une façon ou d’une autre. Tu avais besoin que quelqu’un soit au courant de ce lourd secret, mais tu savais aussi que cette personne risquerait sa vie si elle le découvrait. Il n’y avait pas de solution.  

« Qu’est ce qui t’arrive au juste ?! Tu entres enfin en pleine période de rébellion ? » Tu pensais que vous aviez un accord. Qu’est ce qui avait pu se passer entre temps pour qu’elle décide de se comporter comme ça ? Ça ne lui ressemblait pas du tout. C’était à croire qu’elle avait subi un sort impardonnable qui la transformait en véritable pantin. Tu aurais presque pu y croire d’ailleurs si elle n’avait pas été enfermée au château, mais même Liberia n’irait pas aussi loin. Tu ne savais plus du tout comment gérer cette situation. Tu étais au bord de mettre un terme à toute cette mascarade et dévoiler le pot aux roses à vos deux familles. Te libérer officiellement. Jusqu’à la prochaine bien sûr. mais tu étais certain de parvenir à trouver une petite gourde qui serait ravie d’être couverte de cadeaux en échange de prétendre être ta nouvelle fiancée. Pas de sentiments en jeu, juste un contrat. Tu devais arrêter de lui trouver des excuses. Peut-être était-ce sa façon puérile de se venger du fait que tu l’aies rejetée ? Qui pouvait savoir ce qui se passait dans sa tête. Vous n’aviez plus aucun lien, mais tu n’allais pas te laisser humilier de la sorte pour autant. Que les choses soient bien claires entre vous. Un avertissement, c’était tout ce que tu t’autorisais. Si elle recommençait une telle scène, ce serait terminé.







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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 31 Mai - 17:35


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


Cette soirée ne s'était pas passée comme je l'avais imaginé. Je n'en avais pas attendu grand chose en soit, j'y étais même allée à reculons plutôt, mais tout de même, ça n'aurait pas pu être pire. D'abord, parce que j'avais compris que même si la menace que représentait Liberia pesait sur moi, et sur lui, je n'étais pas prête à totalement me soumettre. Pas par volonté de rébellion, ô non, je ne savais que trop bien ce que je risquais dans ce cas. Mais plus par incapacité de m'y résoudre. Je n'arrivais pas à passer à autre chose, j'arrivais difficilement à faire semblant de « m'amuser ». Et même si personne ne voyait mon manège, moi je savais que tout ça était faux. Tout n'avait été que faux dans ma vie, je ne m'en apercevais seulement que maintenant. La brune m'avait ouvert les yeux, brutalement, mais bien grands. Je n'avais été qu'un pantin, je l'étais encore aujourd'hui, dans des miens bien trop expertes pour que je ne puisse ni m'en rendre compte, ni m'échapper. Octavus ne m'avait jamais aimé, et encore mieux, il n'avait jamais eu l'intention de m'épouser. Aujourd'hui, je comprenais qu'il n'avait même rien à faire de moi. La seule chose qui l'avait retenu jusqu'à présent était son sens accru du devoir envers son nom, son père et cette promesse vide de sens. Il n'était plus mon fiancé, et par-là même, semblait être devenu un étranger. Je devais suivre cette voie moi aussi. J'étais forcée à devenir quelqu'un d'autre et même si ce soir, j'avais failli en interrompant Gatling, c'était pour mieux réussir une autre fois. Je n'avais pas le droit à l'erreur, Rasputin ne donnait pas de seconde chance. Je n'avais pas non plus prévu qu'au bout milieu de cette soirée cauchemardesque, Octavus pointe le bout de son nez, surtout alors que je me trouvais dans une position plus que délicate. Une fois défoulée, j'avais réalisé que c'était peut-être pour le mieux. Ça n'allait pas le blesser, seulement le mettre en colère. Ça ne blessait que quand ça comptait, et je ne comptais pas. J'en souffrirai pour ma part, c'était certain. C'était quelque chose dont je m'occuperai plus tard. Pour l'instant, savoir qu'il était dans une certaine fureur pouvait servir mes desseins. Plus vite il me haïrait pour de bon, plus vite il cesserait de chercher à avoir le moindre contact avec moi. Je ne craindrais plus qu'il apprenne la vérité au sujet du chantage de Liberia, je n'aurais plus à l'affronter, instant toujours des plus douloureux pour moi. S'il me détestait, s'il était en colère, je pouvais l'être aussi et ne pas lui montrer combien j'étais désespérée.

Il m'attendait donc et j'espérais être prête puisque, même si je passais devant lui l'air de rien, il m'arrêta dans l'intention de ne pas en rester là. J'aurai pu continuer mon chemin, j'aurai du même certainement, mais ça n'aurait rien changé. Il avait décidé que confrontation il devait y avoir, si ça n'était pas ce soir, ça aurait été demain. Et mieux valait s'en débarrasser le plus vite possible, étrangement je n'étais pas du tout à l'aise à l'idée qu'on nous aperçoive ensemble. Il y avait dorénavant une ennemie redoutable au sein du château et je ne savais pas comment elle le prendrait de nous voir discuter, même de manière houleuse. Son ton était dur, assez paternaliste, ce qui m'insupporta facilement. Même maintenant, il se sentait obligé de me faire la morale ? Et il me faisait bien rire à parler de mes parents comme si c'était une menace, avec ce qu'ils allaient me faire quand ils apprendront que le fils McKenna rompt les fiançailles, ça n'était pas qu'ils entendent parler d'une soirée étudiante qui m'effrayait. Mais je n'avais pas envie de partir aussi loin dans la conversation, de toute façon sur ce point-là, on tournait toujours en rond. « - Et en quoi ça te regarde dorénavant ? Reste en dehors de ma vie. » J'aurai presque été fière du ton froid et sec sur lequel je lui avais répondu. J'étais devenue bien meilleure actrice qui ne pouvait même le soupçonner. Je n'étais plus la Aloisia dont il pouvait lire chaque page comme dans un livre ouvert. Je n'étais plus sa Aloisia, ni Aloisia du tout même. Et si mes cheveux courts et mes tenues provocantes aidaient à entrer dans la peau du personnage, apercevoir Liberia dans le château ou me rappelait de cette blonde sur cette photo étaient des stimulations bien plus convaincantes. « - Plus pour longtemps. » Ce qui nous liait encore, mais plus pour longtemps. Même si j'avais dit ça comme si j'étais pressée, ça n'était pas entièrement vrai. Bien sûr, une part de moi crevait d'envie qu'il avoue toute la vérité à nos familles pour que je puisse enfin de me libérer de l'emprise de la bibliothécaire, mais en même temps, une fois que ce serait fait, que resterait-il ? Des regrets et une vie effroyable, bridée par des parents déçus et courroucés, et un futur fiancé certainement horrible. Je pouvais retourner le problème dans tous les sens, il n'y avait jamais aucune échappatoire.

« - Je vais en venir à regretter la compagnie de Rogue. » Et ça pour le coup, c'était entièrement vrai. J'aurai mille fois préféré subir les foudres du sombre Maître des Potions plutôt que devoir l'affronter, lui. De toute façon, s'il m'imposait une retenue en sa compagnie, je la refuserai, point barre. Octavus n'était pas sadique au point de m'obliger à passer du temps avec lui, non ? Quitte à défier son autorité, il était hors de question de l'accepter. « - Et vous allez faire quoi, professeur ? Me donner une retenue, ou la fessée peut-être ? Merci bien mais je préfère encore subir le même traitement que les autres. » Et tant pis si mes parents l'apprenaient, il y avait des limites à ce que je pouvais endurer et ça en était une. Je ne lui avais jamais parlé de la sorte, même lorsqu'il m'avait proposé cette mascarade des plus ignobles dans ce bar en Russie. Les temps changeaient. Et même s'il ne comprendrait jamais pourquoi, c'était pour son bien. Pour lui offrir un peu ce bonheur et cette liberté que je n'aurai jamais. Après tout, je ne pouvais pas lui en vouloir de ne pas m'aimer. Seulement de m'avoir laissé tomber.

C'était donc ça qu'il pensait, que j'étais en pleine période de rébellion. Il me prenait vraiment toujours pour une enfant. Il était trop tard pour changer cette vision erronée, autant en profiter. Si c'était ce qu'il voulait croire, alors oui, j'étais une enfant, immature et égoïste. « - Ce n'était pas ce que tu voulais McKenna ? Que je sois une fille comme les autres ? Eh bien voilà, contemple le résultat ! » Je me désignais toute entière de mes mains dans un geste théâtrale. Son ex compagne m'avait rendu comme ça, mais il ne pouvait pas le savoir. J'avais toujours pensé ne pas être assez bien pour lui, maintenant que c'était devenu une certitude, je n'avais plus d'effort à faire pour lui plaire. Bien au contraire, je devais tout faire pour le pousser à s'éloigner toujours plus loin de moi, et vu comme il semblait dégoûter de ce que j'étais devenue, ça semblait marcher. Dommage que je me dégoûte moi-même au passage.


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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Sam 6 Juin - 20:23




“ In the darkest night hour I'll search through the crowd „



Tu voulais du sang. Rien n’était plus insupportable que la voir te prendre de haut après ses actes complètement ridicules. Une part de toi te soufflait que si tu étais aussi fou de rage, c’était peut-être aussi parce que tu te souciais un minimum d’elle. Tu n’avais pas voulu la faire souffrir, pas directement du moins. Mais tu t’aimais bien plus que tu ne voulais la protéger et cela t’empêchait de t’allier avec quelqu’un que tu n’avais pas choisi. Comment aurais-tu pu faire semblant de rien et retourner à une épouse que tu n’aimais pas quand tu passais tes soirées libres à rechercher la compagnie d’autres femmes ou bien à te prosterner au sol pour un sorcier qui était à deux doigts de te tuer ?

Bien sûr, tu ne t’étais pas attendu à être accueilli à bras ouverts, mais la voir t’agresser verbalement comme si tout était ta faute était au-delà de ta patience à l’heure actuelle. Tu n’avais pas envie de faire preuve de mansuétude ou de faire des efforts. En quoi ça te regardait ? Tu lâchas un son dédaigneux à cette question rhétorique. « Ça me regarde, parce que d’ici peu, tout le monde saura que j’étais ton fiancé. Et je n’ai pas envie de devenir encore plus la risée de la communauté que lorsque l’annoncé de nos fiançailles a été faite ! » Tu n’avais pas été naïf. Tu avais su que beaucoup trouveraient quelque chose à dire quand ils avaient découvert que l’héritier des McKenna allait épouser une petite gamine un peu ingrate. Tu avais été complètement humilié que ton père gère ta vie sans se soucier de ton opinion et qu’il ose en plus t’allier à une totale inconnue quand tu vivais dorénavant en Russie. Elle ne pouvait pas le savoir bien sûr. Elle avait été à l’abri des ragots qui t’étaient parvenus aux oreilles, le peu de temps où tu avais été présent chez toi pour les formalités. Et tu n’aurais sûrement même pas dû le dire. Ça ne changeait plus rien à présent. Tu n’y pouvais rien. Le passé ne se changeait pas malheureusement, sauf si tu avais pu utiliser un retourneur de temps pour t’épargner toutes ces années d’horreur en supprimant ton géniteur. Mais c’était la colère qui s’exprimait et tu te moquais des horreurs qui sortaient de ta bouche. Tu ne savais même pas ce que tu voulais obtenir d’elle, qu’elle soit blessée par les vérités que tout le monde lui avait caché pour la protéger ?

Oui, plus pour longtemps. Et tu n’avais jamais été aussi soulagé à cette idée. Et dire que tu avais presque envisagé l’infime possibilité de l’aider à échapper à un destin dont elle ne semblait pas vouloir. Quand tu repensais au moment où elle t’avait presque rit au nez quand tu avais mentionné que comme tous les mariages arrangés, chacun de vous aurait des aventures à côté. Elle avait rapidement changé d’avis. Elle semblait totalement prête à devenir une épouse et à avoir des aventures discrètes sur le côté. Mais c’était vrai, ça ne te regardait pas. Tant que tu n’étais pas le mari cocu, tu t’en moquais. En réalité, cela avait sûrement été le destin. Quelle erreur aurais-tu faite si tu t’étais contenté de rester la tête dans le sable jusqu’au jour où tu aurais dû l’épouser ? Tu pouvais détester les raisons qui te poussaient à côtoyer des jeunes plein d’hormones, mais cela t’avait au moins ouvert les yeux sur ta situation. A trente ans, il était plus que temps que tu réagisses. Tu ne risquais plus rien. Qu’est ce que ton père allait faire, te déshériter, te renier ? Aucune importance. En Russie, tu n’avais pas besoin de tout cela. Tu étais indépendant, contrairement à Aloisia. Plus personne n’allait te soumettre. Si l’image d’une blonde souriante ne s’était pas imposée à ton esprit, tu serais sûrement déjà reparti aussi sec pour la cité impériale.

Tu ne parvenais même pas à comprendre comment vous aviez pu en arriver là. Par merlin, où avais bien tu pu te tromper autant ? Ça n’avait aucun sens. Tu avais vraiment l’impression d’avoir à faire à une étrangère. Tu étais presque tenté de vérifier que quelqu’un n’avait pas pris son apparence par polynectar. Après l’année dernière, cela ne semblait pas aussi tiré par les cheveux que ça. Pourtant, si c’était une imposture, elle était sacrément bien imitée. Tu ne t’abaissas même pas à répondre à sa mention du professeur Rogue. Tu ne comptais pas rentrer dans son jeu. Qu’elle aille donc pleurer dans les robes du sombre enseignant si elle l’ose. La possibilité qu’elle ne se fasse pas remettre les idées en place était plus qu’improbable.

Tu te forças à croire que c’était tout ce qu’elle avait ingurgité qui parlait à sa place. Qu’elle n’aurait jamais osé te dire des choses pareilles en d’autres circonstances. Tes yeux se plissèrent en signe d’avertissement, mais tu étais suffisamment lucide pour ne pas l’approcher de trop près physiquement. Tu roulas des yeux quand elle évoqua une fessée. « Cela te ferait trop plaisir. Si tu souhaites un châtiment corporel, je te suggère en effet d’aller voir le professeur Rogue. » Le célibat endurci devait bien avoir créé des petites habitudes inavouables. Ce n’était pas sain de prendre autant de plaisir à voir ses élèves humiliés. Mais tu n’allais pas disserter sur ton collègue mangemort pour le moment. « Est-ce dont il s’agit ? Un cri pour obtenir mon attention ? » Tu haussas un sourcil inquisiteur. Il y avait peu de chance qu’elle te réponde de toute façon. Tu avais volontairement souhaité lui donner de l’espace. Était-elle en train de tout faire pour que tu arrêtes de l’ignorer ? Après tout, c’était la même personne qui avait plus ou moins sous entendue qu’elle t’aimait quelques semaines plus tôt. Les gens ne changeaient pas d’avis aussi brusquement. « Mais tu vas subir le traitement des autres, ne t’en fais pas. Ceci n’est qu’un bonus. » Tu étais pris d’une brusque envie de la secouer dans l’espoir de lui remettre les idées en place. Tu n’avais vraiment pas besoin de gérer cette crise en plus de tout le reste.

Tu commençais de voir clair dans son jeu. Elle n’avait fait qu’exécuter tes ordres. Était-ce de la psychologie inversée ? Bien sûr que tu voulais qu’elle vive sa vie, mais si elle avait pu se montrer plus discrète au lieu de se montrer en compagnie d’un garçon différent à chaque fois, au lieu de se jeter dans les bras de quelqu’un connu pour se taper toutes les filles faciles du château, tu aurais préféré. « Tu aurais pu attendre un peu. Jusqu’où tu serais allée au juste si je ne vous avais pas interrompu ? Est-ce qu’on aurait retrouvé des dernières années avec la gueule de bois dans une serre désaffectée ? » Au final, ce serait ton excuse officielle, souvenirs à l’appui. Pourquoi avoir le moindre égard pour elle après tout cela ? Ce n’était qu’une gamine capricieuse qui avait cru que tu allais lui obéir au doigt et à l’œil et céder à tous ses caprices. Et bien non. Tu ne comptais plus faire le moindre compromis, tu allais te montrer égoïste à partir de maintenant. Encore plus égoïste que tu ne l’avais été jusque là. Si ton père cherchait à discuter ta réaction, tu n’hésiterais pas une seconde à la jeter en pâtures. Elle l’avait cherché à s’exposer de la sorte. « Non, ne réponds pas. Je préfère ne pas savoir. » Au moins ce serait la dernière fois qu’ils tenteraient une chose pareille. Maigre consolation. Il ne faisait aucun doute qu’Ombrage allait tout mettre en œuvre pour supprimer toute tentative de rébellion à ses règles stupides si elle apprenait la soirée.









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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 7 Juin - 13:47


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


J'avais beau me montrer froide et dure, Octavus parvenait toujours à monter le niveau de méchanceté pour me laisser complètement pantoise et dévastée. Je n'avais pas la possibilité d'être blessée aujourd'hui. Même si je l'étais, bien sûr, j'allais le cacher. Faire comme si tout cela ne m'atteignait pas, qu'il ne m'atteignait plus. Je ne cherchais déjà plus sa présence. Dans les couloirs du château, depuis que Liberia m'avait révélé cette relation qu'il entretenait déjà avec une autre, j'avais arrêté de l'éviter. Donc je ne faisais plus vraiment attention où il pouvait être et à mes propres déplacements, de toute façon il était évident que le but de la bibliothécaire était que l'on me voie le plus possible. S'il était spectateur, tant pis. Après tout, même s'il n'appréciait pas, je faisais ça pour lui. Parfois, je me demandais bien pourquoi d'ailleurs. Parce que malgré tout, tu l'aimes idiote...

Je repoussais cette petite voix dans ma tête pour me concentrer mieux sur la situation. L'alcool n'était pratiquement plus à prendre en compte, j'avais reçu une réelle douche froide lorsqu'il était entré dans la réserve de la serre. Il me confirmait ce que j'avais toujours craint, il avait eu honte de nos fiançailles, honte de moi. L'allié que j'avais toujours eu durant mon enfance avait totalement disparu. Pendant longtemps, j'avais considéré que nous étions dans cette situation délicate tous les deux de manière égale, que dès lors il était mon pilier, que je pouvais compter sur lui. Grossière erreur. Je n'avais pas été une autre victime de la promesse de nos parents, à ses yeux, je faisais partie des coupables. La sentence avait été implacable : il m'avait abandonné, seule et faible face à tout ce qui m'attendait. Comment avait-il pu, après toutes ces années ? Il était facile de ne pas afficher la douleur et la tristesse, de muer ces sentiments en colère et ressentiment. Je n'avais pas l'impression de l'avoir déjà regardé de cette manière, les yeux si noirs qu'ils auraient pu le foudroyer sur place. « - C'est dommage pour toi, mais je vais bien devenir la fille qu'on a plaqué presque devant l'autel. Alors tu vas faire avec. » Il allait devenir la risée de la communauté magique, et moi alors ? Lui reprendrait son indépendance, repartirait en Russie. Mais moi, j'allais devoir rester, affronter. Je subirai les moqueries des autres familles de sang-pur. Aloisia Bateson, la fille qui n'était pas assez bien pour Octavus McKenna. Aucun héritier digne de ce nom ne voudrait récolter « les restes » qu'un autre aller laisser. Si seulement ça pouvait me conforter dans l'idée qu'on ne me marierait pas de force, ça m'irait. Ça n'allait pas se passer comme ça. J'allais juste être bradée à une famille moins prestigieuse de nom, juste avec une fortune plus ou moins importante. Si ce n'était à un veuf repoussant. Vraiment, c'était déplacé de sa part de se plaindre.

Je voyais bien que plus je parlais, plus il se laissait prendre par la colère. Nous étions deux à pouvoir jouer à ce jeu. Je me fichais bien de sa haine, qu'il se montre même violent s'il le voulait. Ça ne changerait rien. Plus rien de ce qu'il pouvait faire ou dire pouvait changer les choses désormais. Il ne tenait plus les ficelles, et moi non plus. Je ne les avais jamais eu en main d'ailleurs. Ses yeux se plissèrent, et moi je ne cillais pas. Il fallait que je brise le peu qu'il restait encore entre nous, qu'il ne se sente plus responsable de moi. Qu'il n'ait plus du tout envie de savoir ce qu'il m'arrivait ou ce que je pouvais faire. J'allais tout faire pour le blesser assez pour qu'il me raye totalement de sa vie. Pour son bien. J'étais certaine que la tâche serait plus facile que je ne pouvais même le soupçonner. Il avait toujours plus compté pour moi que le contraire. Non, je ne prenais aucun plaisir à me montrer aussi dédaigneuse. Ce n'était pourtant que le début. « - Tu ne semblais pas si rebuté à la tâche au nouvel an. » Lui rappeler notre seule et unique nuit ensemble était petit et je me sentais minable de le faire. Nous avions bu, je savais qu'il avait longuement hésité et que je l'avais trop poussé. Je n'en garderai jamais un mauvais souvenir et ça me coûtait d'utiliser ce prétexte à mes fins. Je ne pouvais malheureusement pas lui laisser un seul doute sur la personne que j'étais devenue.

Un cri pour attirer son attention ? Il me croyait vraiment pathétique à ce point ? Octavus ne me connaissait définitivement pas, c'était peut-être ce qui était le plus blessant dans tout ça. Il pensait que mon changement d'attitude était une ruse perfide pour le faire revenir. Ma fierté était piquée au fer rouge, qu'il aille se faire voir lui et sa pitié mal placée. J'en venais presque à regretter de ne pas être allée jusqu'au bout avec le jeune Serdaigle. « - Par Merlin, tu es autant égoïste qu'égocentrique. » Je soupirais longuement, exaspérée, avant de faire quelques pas dans sa direction. Je ne le quittais pas des yeux, oubliant qu'il avait été mon seul ami, mon fiancé. Ce soir, il fallait qu'il ne soit plus qu'Octavus, l'homme qui m'avait quitté pour une autre, puisqu'il n'était pas envisageable que je parvienne à ne le voir seulement comme un professeur de cette école. Je pouvais sentir mon sang bouillir sous ma peau, comment pouvait-il seulement oser me faire la morale ? Attendre un peu alors qu'il ne m'avait jamais attendu lui ? Douze ans passées à espérer, à tout faire pour le satisfaire, ce n'était donc pas assez à ses yeux ? Quel hypocrite.

« - Écoute moi bien, parce que j'en ai assez de me justifier auprès de toi. Je fais ce que je veux et avec qui je veux. Je peux bien finir dans le lit de tout Poudlard, tu n'as pas ton mot à dire. Je me fous de toi et de tes pauvres petites inquiétudes concernant ta personne. Si tu n'es pas content, tu sais ce qu'il te reste à faire. » Qu'il annonce notre rupture, qu'il me libère enfin de l'emprise de Rasputin, c'est tout ce que je demandais. Même si j'allais tout faire pour lui donner le temps dont il avait besoin, ça n'allait pas pouvoir durer des années, ni même des mois. Qui sait quand Liberia sera lassée de ce petit manège ? Il valait mieux qu'Octavus se charge de dire la vérité avant qu'elle ne le fasse. Si je devais devenir une garce pour le pousser à avouer, et bien qu'il en soit ainsi. De toute façon, il n'apprendrait jamais la vérité. C'était la seule condition que j'avais posé à ma marionnettiste. Qu'elle garde le silence sur mes agissements envers lui. J'étais certaine qu'une fois qu'il serait poussé à mettre une terme réel à nos fiançailles, nous ne nous reverrions plus jamais. Je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Je levais un fin sourcil hautain en lui lançant un regard dédaigneux, pressée de venir au bout de cette conversation. « - Est-ce que j'ai été assez claire ? » J'espérais que oui, jouer une telle comédie était exténuant. Je ne rêvais plus que de m'échouer sur mon lit, j'allais certainement devoir recourir à une potion pour trouver le sommeil.  

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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 14 Juin - 16:17




“ In the darkest night hour I'll search through the crowd „



Tu te comportais de façon aussi enfantine qu’elle, cherchant à lui faire mal parce que tu étais vexé. Tu étais tellement puéril parfois. Tu te consolas en pensant que tes mots n’avaient rien à envier à ceux de ton père en général. Voilà qui devrait le rendre fier, même si toutes ses leçons se dirigeaient vers celle avec qui tu étais supposé t’allier. Elle faisait réellement ressortir le pire de ta personnalité, s’en même sans rendre compte si ça se trouve. Avec un peu de chance, elle aurait tout oublié le lendemain, vu tout l’alcool qu’elle avait dû ingurgiter. Et dire que pendant un bref instant de folie, tu avais même envisagé la possibilité de l’emmener avec toi, de lui permettre d’avoir une nouvelle vie à l’étranger loin de cette vie qui semblait la repousser tant. Mais elle n’en était pas capable. Tu aimes te complaindre dans ton malheur. Tu faillis le dire, mais quelque chose te retint à la dernière minute. Après tout, tu avais agi de la même façon, sinon tu aurais mis un terme à toute cette folie bien plus tôt. Peut-être même serais tu déjà marié si tu avais pu mener ta vie librement. Peu probable, mais tout était possible. Qui aurait pu croire au départ que tu passerais autant de temps dans le monde moldu, toi l’enfant de mangemort et esclave fraichement désigné ?

« Tu n’as qu’un mot à dire pour prendre un nouveau départ. Quitte ce pays, change de nom et recommence à zéro. » Tu lui parlais comme si elle était une adulte, pour tenter de lui faire ouvrir les yeux même si demain elle aurait peut-être tout oublié de cette conversation. Ce serait si simple. Tu l’aiderais même s’il le fallait. Tu lui donnerais un peu d’argent, des contacts. Elle pourrait avoir la vie qu’elle souhaitait. Et toi, tu aurais un souci en moins sur le dos ? Ce n’était pas la raison principale de cette réflexion. Tu avais déjà mentionné une idée similaire durant le séjour du nouvel an, et elle t’avait envoyé balader pour une raison mystérieuse. Voulait-elle que tu te sentes coupable de l’abandonner à son triste sort ? Tu étais doué pour lancer des accusations. Très doué. C’était un mécanisme de protection. Tu préférais avoir le dessus plutôt qu’être sur a brèche. Tout, plutôt que d’être témoin de ses agissements. Tu avais tellement réussi à te convaincre qu’elle n’existait plus que cela avait un peu trop bien fonctionné en réalité. Le choc de la revoir n’avait rien eu à envier au fait qu’elle avait été dans une position compromettante. Tu étais même ébahi d’avoir réussi à garder ton calme suffisamment pour ne pas refaire le portrait de ce petit crétin. Et dire qu’à l’époque, tu avais été comme ça toi aussi. Tu l’étais toujours dans un certain sens, sinon tu n’aurais pas autant de difficulté à envisager la possibilité de t’attacher à une seule personne pour le reste de ta vie.

Elle savait très bien ce qui allait se passer si elle restait. Toi, c’était différent. Tu étais bien décidé à ne plus obéir aveuglément dans l’espoir futile d’obtenir enfin l’approbation de ton père. Maintenant, tu étais plutôt tenté de l’assassiner pour t’épargner ses déceptions à la chaîne. De toute façon, avec le chemin que prenait la situation, tu avais une espérance de vie plutôt limitée. Tu n’avançais pas dans ta mission et le pire dans l’histoire, c’était que tu n’en avais plus grand-chose à faire. Tu préférais être John et oublier tout cela. Peut-être qu’un jour, tu allais disparaitre du jour au lendemain, Wendy n’aurait plus de nouvelle et elle s’imaginerait que tu avais tourné la page alors que tu serais en train de croupir six pieds sous terre ? Et Aloisia, est ce que ça la toucherait de savoir que dans ta logique tordue, tu avais aussi un petit peu agi pour la protéger, pour l’éloigner de ce monde qu’elle ne voulait – devait – pas connaître ? Le saurait-elle seulement ?

C’était un coup bas de mentionner cet instant de faiblesse. Tu le regrettais. Tu savais bien que tu aurais dû effacer ce souvenir de sa mémoire… Tu n’aurais jamais dû la toucher. Sa présence était toxique. Quel genre d’homme agissait de cette façon même avec plusieurs verres dans le nez ? Si ses parents s’apercevaient qu’il s’était passé quelque chose, si elle parlait, tu savais très bien que cela pouvait tout compliquer. Tu préféras ne pas enchaîner sur sa répartie. C’était son problème ce qu’elle faisait, comme elle l’avait si bien fait remarquer. Même si tu ne pouvais pas t’empêcher de penser que c’était relié à toi d’une façon ou d’une autre. Il ne fallait pas être très malin pour s’en douter. Avant cela, elle n’avait jamais eu un tel comportement après tout. Oui, tu étais sans nul doute égocentrique. Cela n’était pas vraiment un défaut selon toi. Pendant une seconde, tu sentis un sourire amusé poindre sur tes lèvres, avant que tu ne réalises que vous étiez en train de vous disputer. Néanmoins, tu perdis un peu de dureté quand tu lui répondis. « Ose dire que ce n’est pas vrai. Que ce n’est qu’une coïncidence. Si tu es suffisamment convaincante, peut-être que je te croirai. » Tu haussas les épaules.  

Il semblait que tu l’aies énervé. Tu croisas les bras en l’écoutant s’engager dans sa diatribe, plissant les lèvres quand elle mentionna le fait qu’elle couche avec tous les garçons du château. Ça y est, elle avait fini ? « Oui, très claire. Que penses-tu qu’on aille rendre une petite visite surprise à tes parents à ce sujet ? » C’était une provocation et tu n’en pensais pas un mot. Tu étais bien trop furieux pour être capable de jouer le jeu de vos aristocrates de parents à l’heure actuelle. Et pourtant, elle n’aurait mérité que ça. Mais tu voulais lui offrir un peu de temps aussi. Même si ça te rendait dingue, tu préférais encore qu’elle s’amuse avec qui lui chante, tant qu’elle faisait ça discrètement bien sûr. Le reste de sa vie ne serait pas aussi rose que ça, si tu pouvais lui accorder deux mois, alors tu lui devais bien ce dernier cadeau. « Laisse tomber. Rentre au château voir pour ta punition. Tu peux faire ce que tu veux, je te demanderais juste d’être un peu plus discrète. Cela vaut autant pour moi que pour toi. Si tes parents ont vent que tu te montres un peu trop sympathique avec d’autres garçons, je ne pense pas que ça soit vraiment bien pour toi non plus. » Tu abandonnais comme ça. Aussi vite que tu avais été fou de rage, l’épuisement, la lassitude reprenait le dessus. Tu allais te montrer adulte, le diplomate que tu avais été un an plus tôt, sachant quand négocier et quand laisser le temps de la réflexion. Ça ne servait à rien de lui hurler dessus. Les fautes étaient partagées que tu le veuilles ou non. C’était un discours stérile tout simplement. Au moins, tu n’avais pas à t’inquiéter que Liberia ne soit au courant de vos pseudos fiançailles. Vu vos rapports, même si elle venait à le découvrir, elle serait bien trop ravie de voir que vous ne vous supportiez pas, pour s’en servir contre toi.








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MessageSujet: Re: Illusion is needed to disguise the emptiness within - Liberia, Octavus & Aloisia   Dim 28 Juin - 16:43


LIBERIA, OCTAVUS & ALOISIA ❧ “Illusion is needed to disguise the emptiness within.”  


Il n'avait que ça à la bouche, cette proposition presque indécente de me faire disparaître, de tout quitter du jour au lendemain. Pour ne plus avoir à s'occuper de moi peut-être ? Je n'en savais rien. Mais c'était bien plus facile à dire qu'à faire. Je n'avais jamais eu l'occasion de vivre, je n'avais même pas encore terminé mes études et Merlin seul savait si j'en aurais la possibilité. Je ne connaissais personne, je n'avais pas d'amis et pas vraiment de talent non plus. Je n'étais qu'une sorcière moyenne au final et je me fourvoyais consciemment en cours pour ne pas regretter de ne rien faire de ma vie, de la gâcher. Mais plus que tout, j'étais sûre et certaine que mes parents ne me laisseraient pas disparaître. Ils avaient besoin de cette union, j'étais leur seule et unique héritière et si je ne me pliais pas à leurs exigences, le nom des Bateson était amené à disparaître. Parce que c'était bien ça qu'il leur importait au fond, savoir que notre nom, notre famille, perdurait bien après leur mort. Outre ça, même si je ne me mêlais pas de leurs affaires, je savais que c'était une question de force aussi. S'allier auprès d'une autre famille puissante de sang-pur, c'était se protéger un peu mieux des autres. Quel monde sombre que celui de la haute société. « - Comme si c'était aussi simple que ça. » Il ne comprendrait pas. Parce que même si son père était dur, ce n'était pas un homme désespéré, du moins je n'en avais jamais eu l'impression.

Plus j'étais méchante et plus il s'adoucissait. C'était insupportable. J'aurai préféré qu'il me hurle dessus, qu'il soit dégoûté rien qu'en me regardant, mais non. À croire que cette nouvelle attitude le faisait réfléchir. Il n'avait pas tort, c'était lié à lui, il était pourtant bien loin de la réalité en même temps. Non, je n'étais pas une enfant capricieuse qui tentait de le ramener coûte que coûte dans mes filets. Je n'avais pas le choix. Je n'agissais pas contre lui mais pour lui, pour protéger ses intérêts et ce même s'il n'en saurait jamais rien. Je devais lui faire croire que ça ne le concernait pas, que c'était celle que j'étais. La version libre d'Aloisia, serpentard de seize ans aux agissements douteux. Octavus semblait réellement croire que ça n'était qu'une crise. En un sens, c'était assez flatteur. Il avait passé tellement de temps à me dire que j'étais trop expressive, qu'on lisait en moi comme dans un livre ouvert, qu'il ne s'était même pas rendu compte que le livre avait disparu, qu'il ne parvenait plus à lire entre les lignes. Les rôles étaient inversés. J'avais toute conscience de ce qu'il ne disait pas, de certains points de sa vie qu'il avait tenté de me cacher, là où je n'étais plus qu'une façade à ses yeux. Si ce n'était pas pour lui, je me serais fait un malin plaisir de tout lui dire, histoire de lui faire comprendre qu'aussi clairvoyant il se pensait, les ficelles tirées en coulisses lui échappaient totalement. « - J'en ai rien à faire que tu me croies ou pas. Tu ne sais rien du tout. » Je n'allais pas rentrer dans son jeu, je n'avais pas à me justifier auprès de lui.

« - Et bien, allons-y, tu seras débarrassé une bonne fois pour toute, et moi aussi. » Mes parents me tomberaient dessus à un moment ou un autre, que ça soit maintenant plutôt que lors de l'annonce de notre rupture ne changeait rien à mes yeux. Mieux encore, qu'il s'émancipe pour de bon maintenant me libérerait de Liberia et ça, c'était quelque chose de non-négligeable. Mais je savais pertinemment qu'il n'en ferait rien. Parce qu'il n'avait pas très envie de dire que sa fiancée le trompait avec tout Poudlard, mais aussi, et surtout, parce qu'il subsistait une part de lui qui ressentait une certaine culpabilité. Plus le temps avançait, plus cette partie semblait s'effacer,bientôt elle n'existerait plus et je n'aurai alors plus aucune sorte d'importance à ses yeux. Pour le moment, nous étions encore liés, même si ce n'était que factice. Mais c'était quand même l'hôpital qui se foutait de la charité. Octavus me demandait d'être plus discrète, alors que c'était justement à cause de son manque de discrétion que je devais jouer les filles faciles. Les reproches que j'avais à lui adresser me brûlaient les lèvres tellement ils devenaient nombreux. Pourquoi est-ce qu'il n'avait pas pu mieux se cacher ? Pourquoi est-ce que son ex totalement tarée se retrouvait dans mon école ? Et pourquoi ne m'avait-il pas été fidèle, comme moi je l'avais été ? Il m'avait menti, toutes ces années. Je n'avais jamais été son amie, pas plus qu'un jour je n'avais vraiment été sa fiancée. Au jeu des mensonges, il était un fin expert, et je n'avais pas l'impression de prendre ma revanche puisque je mentais pour lui. Si seulement j'avais été plus comme ma mère...

Je poussais une exclamation estomaquée, sidérée d'une telle requête avant de lever les yeux au ciel. Mais je ne répondis rien. Je ne voulais pas lui faire comprendre que j'étais au courant pour lui et sa blonde. Il ne devait rien savoir, Rasputin pourrait nous mettre dans un sacré pétrin sinon. « - Vous êtes trop bon de vous inquiéter professeur. » Chaque mot transpirait le sarcasme, mais il ne l'avait pas volé. Je le regardais longuement encore quelques secondes avant de tourner les talons et de marcher vers le château, d'un pas décidé. Je me foutais de la punition, j'avais déjà vécu bien pire. Et puis, même si Rogue n'allait pas nous louper, Ombrage s'en prendrait bien plus aux élèves des autres maisons. C'était plus la réaction de la bibliothécaire qui m'inquiétait. Allait-elle m'en vouloir de ne pas être allée jusqu'au bout ? Ou alors comment allait-elle prendre le fait qu'Octavus ait débarqué ? Difficile à dire, elle était plutôt du genre imprévisible. Ce qui était certain, c'est qu'elle n'allait pas tarder à me convoquer pour un résumé de la soirée, voire même une autre « mission » à me confier. J'espérais qu'au moins, cette rencontre allait servir à quelque chose, qu'Octavus serait plus enclin à se presser d'annoncer la rupture de nos fiançailles. Et en même temps, l'apercevoir alors que j'étais aussi proche de Micah me fit du mal. Aussi paradoxal que ça soit, j'avais eu l'impression de le trahir, même si ce ne l'avait pas vraiment atteint. « C'est parce que c'est vraiment fini maintenant... » Il avait tourné la page alors que moi, je n'en avais pas le droit. Même dans un monde où j'aurai réussi à l'oublier, une certaine menace brune pesait au-dessus de ma tête, me rappelant constamment que puisque je l'aimais, je devais lui obéir. Et ce même si ça me détruisait à petit feu.

Il y avait un certain monde dans le hall, les septièmes années étaient en groupes de maison et attendait leur sentence. Rogue fut l'un des premiers directeurs de maison à arriver et après avoir jetait un regard noir aux verts et argents, il s'attarda sur moi quelques secondes, surpris peut-être de voir une sixième année, ou alors la fiancée McKenna je n'en savais rien. Il nous siffla de rejoindre la Salle Commune, la sentence tomberait là-bas. La mienne arriverait certainement demain, à la bibliothèque.



 FIN


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