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 The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia

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Aloisia Bateson
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MessageSujet: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 18 Oct - 16:36


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Je n'avais pas revu Octavus depuis la nuit où je l'avais découvert si blessé, pour la simple et bonne raison que je m'étais terrée dans diverses cachettes, comme une bête apeurée. Lorsqu'il me fallait quitter mon dortoir, je m'isolais dans le parc, dans un des arbres aux branches assez larges pour que je m'y installe plus ou moins confortablement. Et ni le froid, ni la menace Liberia ne m'y avait délogé. Je n'étais pas retournée voir la bibliothécaire ces derniers jours, je ne m'étais toujours pas remise de ma découverte et dans mon état actuel, je n'étais pas certaine de pouvoir être une assez bonne menteuse pour lui cacher les activités secrètes et très sombres de mon ancien fiancé. Je savais qu'il allait falloir que je me reprenne, elle n'allait pas me laisser tranquille indéfiniment et certainement qu'elle avait été elle-même plutôt occupée pour que je n'ai toujours pas de ces nouvelles d'ailleurs. Je ne savais pas si Octavus avait pu se rendre en classe le lendemain mais en même temps, je ne restais pas assez avec le reste de mes camarades pour me tenir au courant des derniers bruits de Poudlard. Même si les potions de Rogue avaient soigné le plus gros de ces plaies, j'espérais qu'il se soit rendu au plus vite chez un apothicaire spécialiste de ce genre de blessures. Je n'étais pas une experte en magie noire mais ça n'était pas quelque chose dont on se débarrassait aussi facilement.

Mes cauchemars n'avaient pas cessés, bien au contraire, ils avaient juste évolué. J'étais traquée par un Octavus bien plus sombre que celui que je connaissais, il me poursuivait, son masque cachant son visage et pourtant je savais que c'était lui, je savais maintenant ce qu'il faisait et pourquoi il était là. Parfois, il était accompagné de cette blonde que j'avais vu sur la photo, sauf qu'elle aussi prenait des traits beaucoup moins angéliques. Elle devenait cette dangereuse et toujours aussi séduisante rivale qui m'abattait froidement, et ils riaient tous deux au-dessus de mon corps sans vie. C'était à ce moment-là souvent que je me réveillais en hurlant. C'était étrange, parce que je n'avais toujours pas peur de lui. Je n'arrivais pas à l'assimiler aux autres mangemorts que je pouvais connaître. Il n'en faisait pas parti, il devait forcément avoir une raison logique derrière tout ça. Après l'avoir vu vivre en Russie, je ne pouvais pas croire que sa haine pour les moldus était telle qu'il se sentait obligé de s'affilier à cette sombre cause. Et en même temps, ça expliquait tout. Le fait qu'il ait déménagé, abandonné un boulot qu'il adorait pour un autre qu'il avait en horreur. Pourquoi il était venu à Poudlard plutôt qu'à Durmstrang, puisse que, quitte à devenir enseignant, autant choisir cette école qu'il semblait tant aimer. De toute évidence, j'étais bien la seule au Royaume-Uni à ne pas m'intéresser à Potter, même l'homme que j'aimais lui portait plus d'attention que je n'en avais jamais eu. Cette situation était aussi risible que dramatique. Plus j'en apprenais sur lui, plus je devais mentir. Que me cachait-il encore ? Allait-il un jour se donner la peine de m'avouer tout ça de vive voix ? Je n'en étais pas certaine. Bientôt, il annoncerait publiquement qu'il m'avait quitté et tout ça n'aurait plus aucune importance. Du moins, pour lui. Jusque-là, je devais faire tout ce qui était en mon pouvoir pour ne pas éveiller la curiosité de son ex. A quel moment ma vie était-elle devenue aussi burlesque ?

Le hibou de mes parents paraissait aussi fatigué qu'irritable lorsqu'il me trouva enfin dans le parc. C'est sûr que s'il m'avait attendu dans la Grande Salle, il avait du faire choux blanc un bon bout de temps. Il s'en retournait déjà en direction du Manoir alors que j'ouvrais la missive envoyée par ma mère sans aucun doute, je reconnaissais son écriture fine et sèche, tout comme elle. Cette lettre, je l'avais attendu sans plus aucune impatience, et avec même une très grande inquiétude. Demain, j'aurai dix-sept ans. Je serais majeure, enfin. Après toutes ces années à avoir rêvé de cet instant, je ne me sentais pas prête pour un sous. Évidemment, un bal était programmé pour la soirée mais ma présence, et celle de l'héritier McKenna bien sûr, étaient requises dès la matinée, sans que je ne sache trop pour quoi. Elle m'informait juste que les parents d'Octavus seraient aussi de la partie et que nous avions rendez-vous dès dix heure du matin dans le bureau du Professeur Ombrage afin d'emprunter sa cheminée pour rejoindre les lieux. Bien sûr, mon père avait tiré quelques ficelles pour me faire sortir de l'école pour ce week-end là. Tout le gratin allait être invité, tout le monde allait me regarder, nous regarder. « Il suffirait de faire semblant durant les soirées où notre présence est requise. », c'est bien ce qu'il avait dit dans ce café de Russie. Et bien demain, c'était le grand jour. Comme deux acteurs entrant sur scène pour la première fois, nous allions devoir faire bonne figure. Je ne savais pas si ce serait plus dur pour lui ou pour moi au final.

À la vue de plusieurs élèves se dirigeant vers les grilles du portail, je me rappelais qu'une sortie à Pré-au-Lard était prévue aujourd'hui. Et même si initialement je n'avais eu aucune raison de m'y rendre, après ce nouveau coup de massue, je me dis que changer d'air ne pourrait pas me faire de mal. Je m'avançais donc au milieu de la foule et évitais soigneusement le regard de Rogue qui, pour une raison obscure, s'attarda sur moi plus que de mesure. Déjà, ça n'était pas souvent qu'il vérifiait les autorisations de sortie. Mais son oeillade appuyée me fit douter sur son ignorance du vol des fioles. Même si il ne m'avait rien demandé, j'avais l'impression d'avoir été passé au scanner en un seul coup d'oeil. Tant pis, il n'avait certainement pas de preuves contre moi et au pire, s'il en avait, l'idée de me faire virer de l'établissement n'était pas pour me déplaire. Il n'y avait plus rien pour moi au château. Même le Quidditch avait perdu de son intérêt. J'avais donc passé ma journée à déambuler dans Pré-au-Lard, ne m'arrêtant que pour acheter une boisson chaude et quelques potions. La neige avait depuis longtemps disparu, le printemps avait pris place et il faisait anormalement beau. C'était presque dommage d'être aussi mélancolique alors que pour une fois, le soleil était de la partie.

« -Miss Bateson ! » Je sursautais de tout mon être alors qu'un homme d'une taille ridiculement importante s'approchait de moi. Aussi grand que large, Augustus Barrow me rattrapa en quelques enjambées alors que j'étais sur la route de retour. La nuit était tombée depuis près d'une heure déjà et j'arrivais au bout du délai accordé, pour peu j'allais me retrouver en retenue. Mais je ne pouvais pas faire autrement que de m'arrêter parler au vieil ami de mes parents. Il se proposa de faire la route du retour avec moi avant de transplaner jusqu'à chez lui, me racontant d'ailleurs qu'il s'était déplacé jusqu'au petit village sorcier justement pour me trouver un cadeau d'anniversaire. « -Vous n'allez pas être déçue Aloisia, croyez-moi. » Je m'efforçais à sourire, après tout, de tous les amis de mon père, ce n'était pas le pire même s'il avait une épouvantable réputation. Comme promis, il me quitta devant le grilles du château après avoir encore discuté cinq minutes sous l'oeil exaspéré de ce bon vieux Rusard qui m'attendait pour fermer définitivement l'enceinte du château.

Je ne savais pas si Octavus était au courant de l'arrangement de nos parents pour demain. Mais il me fallait en avoir le cœur net. Je décidais donc après un long moment d'hésitation de monter tous les étages qui me séparaient de ses quartiers près de la tour d'Astronomie pour lui glisser la missive de ma mère sous sa porte. Ce n'était pas très courageux, j'en avais conscience, mais je n'avais pas la force de l'affronter, pas aujourd'hui. Et surtout pas avant demain. La plupart des retardataires remontaient jusqu'à leur Salle Commune mais plus je montais et moins je croisais de monde. J'espérais juste qu'il ne soit pas là, ce qui devait être probablement le cas. Un vendredi soir, il devait être bien occupé avec sa nouvelle conquête. C'est cette dernière pensée qui me fit m'arrêter au début du dernier couloir de l'étage. Qu'est-ce que je faisais exactement ? Pourquoi est-ce que je devais après tout ça me rendre jusqu'à ses appartements pour le tenir au courant, avait-il lui jamais eu cette délicatesse ? Et puis, s'il n'était pas au courant, il ne serait pas là, au moins la journée, et ça ne serait peut-être pas plus mal. Je ne me voyais pas mentir à nos parents et en même temps fuir son regard parce que tout ce à quoi je pensais c'était à ses marques de coups, à ce masque qu'il portait pendant son temps libre. Je rebroussais alors chemin, aussi indécise que perdue. De toute façon, ce n'était pas prudent. Il n'était pas si tard que ça et si quelqu'un nous surprenait, de drôles de bruits allaient commencer à courir. Et pour rien en plus, si c'était pas ironique ça.

Je marchais d'un pas rapide, pressée de quitter les lieux, comme si je fuyais quelque chose. Et au fond, c'était un peu ça. Je fuyais, constamment. Mais si la réalité n'était pas aussi douloureuse, ça n'était pas quelque chose qui serait devenu dans mes habitudes. Qui pouvait bien m'en tenir rigueur, qui pouvait m'en vouloir de chercher un peu à me préserver ? J'étais presque arrivée aux escaliers lorsque je sentis que l'on m'attrapait le bras et, perdue dans mes pensées, je ne retenais pas un cri de surprise, mon cœur prêt à sortir de ma cage thoracique.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 8 Nov - 18:08


Nothing lasts forever
The trust of the innocent is the liar's most useful tool

Tu n’avais pas compris pourquoi le nom de Potter était soudainement apparu dans la conversation, ni pourquoi elle était partie aussi vite après avoir été aussi énervante pour t’accompagner précédemment. Peut-être que tu avais finalement réussi à l’éloigner pour de bon. Au meilleur moment possible. Non pas que cela ferait vraiment une différence aux yeux de Voldemort. Il la punirait tout autant s’il s’imaginait une seconde que tu pouvais tenir à elle et ensuite, il te tuerait toi. Elle et d’autres. Ta tête était prête à exploser, ton corps bien que soigné sommairement n’était qu’une plaie béante. L’alcool t’avait brûlé, mais ensuite, tu avais retrouvé une langueur bienvenue. Avant que tes pensées n’aient le temps de partir dans des directions trop déprimantes, tu avais finalement perdu connaissance. Le lendemain avait été une torture. C’était finalement un elfe de confiance qui s’était chargé d’aller chercher ce dont tu avais besoin. Tu n’étais pas en état de sortir avec une tête pareille. Une fois les fioles avalées, et une absence plus qu’évidente au petit-déjeuner, tu avais pu reparaitre au repas de midi. Qu’est ce qui avait été pire, les regards méprisants de Snape, ceux déçus de Dumbledore, ou ceux plein de jugement de la vieille bonne femme du ministère ? Pour ce qui était de passer inaperçu, c’était raté mais tu ne pensais pas que ta couverture était grillée pour le moment.

Il avait fallu du recul, le temps de reprendre des forces et de réfléchir à ce que tu allais faire, pour que tu parviennes enfin à te remémorer exactement ce qui s’était passé. Quel dommage que tu ne sois pas en possession d’une pensine pour pouvoir examiner de plus près les réactions hors personnages de la rousse. C’était comme si elle avait découvert tous tes sombres secrets. Pour un peu, si tu avais été en compagnie de Wendy avant l’attaque, tu aurais pensé qu’elle avait deviné que tu avais quelqu’un d’autre, comme ces femmes qui parvenaient à sentir un autre parfum féminin sur les vêtements de leur époux. Mais non, il n’y avait rien. Une seconde de panique, tu avais pensé qu’elle avait découvert tes sombres activités mais le masque n’avait pas bougé. Tu avais été imprudent et on ne t’y reprendrait plus. L’insouciante que Wendy t’avait apportée était partie. Tu étais peut-être égoïste, mais pas suffisamment pour mettre tes proches sciemment en danger, pas ceux qui n’avaient rien demandé. Tu t’étais enfin mis à prendre au sérieux ta mission, quels que soient les moyens à employer. Il te semblait que tu n’étais pas le seul. Plus souvent que rarement, tu croisais le jeune Malfoy traîner à l’étage ou Potter disparaissait sans cesse. Quoi qu’ils fassent à l’intérieur de cette pièce, ils y passaient beaucoup de temps. d’après des rumeurs qui couraient chez les serpents, il se disait que le gamin formait une armée pour lutter contre le ministère. C’était risible, mais avec une arrogance comme celle du gryffondor, cela n’aurait rien eu de vraiment surprenant.

L’avantage d’être enseignant d’une matière qui demandait avant tout des cours de nuit était que tu disposais de beaucoup de temps libre. Au lieu de passer du temps dans ton bureau à recevoir à la chaîne des gamines qui semblaient vouloir obtenir ton approbation d’une façon peu orthodoxe, tu pouvais au moins surveiller ce fameux couloir du cinquième étage ou le trio disparaissait. Tu avais décidé de suivre le gamin à la trace, de rapporter le moindre fait et geste. Personne ne se méfiait de toi. Tu n’étais qu’un professeur. À la rigueur, le rouquin semblait jaloux de l’attention qu’on te portait, mais rien d’inhabituel. Il avait fallu trois jours avant que tu ne découvre la porte qui apparaissait puis disparaissait aussi sec une fois les gens rentrés à l’intérieur. Il était impossible que tu tentes de t’introduire à l’intérieur en l’état actuel des choses. Il allait falloir que Voldemort se contente de cela, sauf s’il avait un espion potentiel à l’intérieur. Avec un peu de chance, tu parviendrais à sauver ta tête. Tu n’avais pas vraiment hâte de te rendre à la prochaine rencontre. Tout s’était passé si vite. Tu avais l’impression qu’en un clignement d’yeux, plusieurs semaines s’étaient passées, te ballotant au fil des évènements.

Tellement préoccupé par ta mission, tu en avais oublié que l’échéance que tu avais attendue et crainte arrivait, la missive de ta mère pour t’indiquer qu’elle souhaitait que tu te rendes au manoir pour arriver en même temps qu’eux au bal organisé par les Bateson te rappela à tes autres obligations. Tu n’arrivais tout simplement pas à tout gérer. Au moins bientôt, tu aurais ce problème de moins sur les épaules. Tu te moquais bien du scandale que la nouvelle allait provoquer. Ils auraient dû y réfléchir avant de faire une alliance contre nature. Et cette fois ci, personne ne te forcerait à faire des choix. Ton père ne te contrôlait plus, non ça c’était maintenant la tâche de Voldemort. En attendant, tu ne pouvais t’empêcher d’être légèrement déçu qu’elle ne soit même pas venue te voir pour vérifier que tu allais bien et cela te confortait dans l’idée qu’elle avait découvert quelque chose sur toi. Une part de toi ne cessait de te demander si tu ne devais pas avoir une conversation avec elle au moins pour que les choses soient claires sur ce qui arriverait une fois l’annonce faite. Tu avais préféré le repousser dans un coin de ta tête et lui donner de l’espace, Potter devait être ta seule préoccupation pour le moment, mais plus les jours approchaient et moins tu ne pouvais l’ignorer. Aloisia aurait dix-sept ans, la majorité et sa vie allait basculer.

Alors qu’une nouvelle sortie à pré au lard prenait place, durant laquelle tu avais échappé au rôle de chaperon, tu décidas de t’y rendre malgré tout. Potter s’y rendait. Même s’il y avait peu de chance qu’il se passe quelque chose de vraiment utile, tu allais faire ton travail correctement. Tu préféras garder un œil sur lui de loin. Évidemment, tu envisageas un instant d’aller voir Wendy que tu avais délaissé depuis quelques jours. Pourtant, cela semblait bien trop révélateur d’aller la voir en plein jour. Elle était bien trop perspicace à ton goût et mentir perdait de son attrait. Cela en disait long sur toi, ta capacité à te saboter toi-même. Tu envisageais presque de lui dire une semi vérité sur ta véritable personnalité. Tu n’arrivais tout simplement plus à continuer de te perdre dans ces faux semblants et retrouver ensuite ta vie minable au château, à la botte d’un sorcier mégalo et espionnant un gamin qui n’avait de talent que sa survie miraculeuse. Tu n’arrivais pas à te montrer aussi détaché. La situation s’améliorerait sûrement une fois que l’anniversaire serait passé. Un problème en moins sur les bras sans aucun doute. Alors que tu marchais dans la rue principale, ton regard attentif remarqua immédiatement l’homme qui suivait Aloisia.  

Un mangemort. Si la plupart n’étaient pas au courant de ta présence dans les rangs, toi tu connaissais un certain nombre d’entre eux. Ton père n’avait jamais été avare de remarques sur ses collègues. Tu restas en retrait, mais il était évident qu’il s’approchait d’Aloisia. La colère qui t’envahit à voir un autre mangemort si proche…  Elle semblait venir de nulle part. A quoi servait-il que tu l’aies laissée partir si c’était pour qu’elle reste en danger malgré tout ? Voldemort avait-il tenu parole ? Tentait-il de l’utiliser contre toi ? Tu ne pouvais pas penser à une seule autre explication logique. Quand la nouvelle de votre mariage gâché viendrait aux oreilles de ses parents, et si c’était cet homme qu’ils la forçaient à épouser ? Lui ou un autre, ce serait pareil. Elle serait un moyen de pression. Tes pas avançaient déjà vers eux quand tu réalisas que tu ne ferais qu’empirer les choses. Il te fallut toute la force possible pour t’empêcher d’aller les rejoindre et de l’éloigner de force d’Aloisia, mais tu parvins à t’arrêter, les poings fermement serrés pour éviter que tu ne t’empares de ta baguette. La violence de cette réaction te laissa une seconde stupéfait. Ils retournaient vers Poudlard. Les suivre serait bien trop évident alors tu te forças à t’arrêter puis à faire demi-tour une fois que tu les eus perdus de vue. Quoi qu’il fasse ici, tu allais vite le savoir d’une façon ou d’une autre.

Inspirant lourdement par le nez pour te calmer, tu repris la direction des boutiques pour retrouver Potter qui ne tarderait sûrement pas à rentrer. Finalement, tu les aperçus sortir des trois balais. Tu décidas de faire un arrêt là bas le temps de réfléchir à ce qui venait de se passer. Tu devais toujours trouver un cadeau à Aloisia. Si vos parents s’attendaient surement à ce qu’il s’agisse de la bague de fiançailles que tu avais laissée en Russie, tu n’allais pas leur faire ce plaisir. Mais ça ne voulait pas dire que tu n’allais rien lui offrir. Même si elle ne voulait sûrement rien de toi, tu te devais de célébrer ses dix-sept ans. Armé d’un jus de citrouille pour ne pas avoir l’air de boire aussi tôt dans la soirée, tu te mis à réfléchir à l’objet parfait. Ton esprit ne trouva rien. Tu la connaissais si peu au final. Un accessoire pour le quidditch ? Déplacé et ce serait aussi remuer le couteau dans la plaie. Bientôt, elle ne pourrait sûrement plus se permettre de genre d’activités. Tu finis par trouver au bout d’un certain temps quelque chose qui pourrait faire illusion tout en lui étant vraiment utile.

Tu transplanas vers Londres pour faire cet achat de dernière minute peu avant que les boutiques ne ferment. T’engouffrant par la porte, tu saluas le vieil homme avant de lui exposer ce que tu recherchais. Tu ne mis pas très longtemps avant de choisir ce qui lui plairait sûrement le plus. Elle en ferait ce qu’elle voudrait. Il était bien possible qu’elle ne veuille plus jamais quelque chose qui vienne de toi. Tu n’avais pas de regrets à avoir, au moins tu aurais essayé. Une fois en possession du paquet, tu transplanas devant le portail pour faire le chemin inverse. C’était bien l’un des premiers soirs que tu passerais au château. C’était déprimant. Tu allais peut-être insister pour qu’Aleksei vienne faire sa visite le plus vite possible. De toute façon, tu n’étais pas certain d’être encore en vie pendant les vacances d’été, mieux valait ne pas perdre de temps. Tu étais rentré depuis peu quand tu aperçus un parchemin être glissé sous ta porte. Légèrement méfiant, tu lanças un sort pour vérifier qu’il n’était pas ensorcelé avant de t’en emparer. Ces derniers temps les potions d’amour faisaient fureur parmi certaines gamines et tu n’avais pas besoin de cela. Tu lâchas un grognement en apercevant qui avait signé la missive. C’était une malchance que tu sois rentré ou tu n’aurais jamais posé les yeux sur un tel message. Tu envisageas même une seconde de repartir d’où tu étais venu et faire comme si de rien n’était. Au lieu de ça, tu te rappelas qui venait sans nul doute de la déposer, lâchement avec ça et tu sortis rapidement de tes appartements pour la poursuivre.

C’était sûrement ta seule chance d’avoir une conversation avant que vous ne soyez épiés demain. Elle était déjà loin quand tu finis par l’apercevoir et tu n’eus que le temps de la retenir par le bras avant que les escaliers incontrôlables ne l’emportent loin de l’étage. Tu avais été brutal et tu la relâchas aussitôt qu’elle se fut arrêtée. « Hé. Désolé. Je n’avais pas envie de te courir après dans tout le château. » Tu jetas un coup d’œil autour de vous. Quelques portraits. Autant éviter les ragots, parfois les hôtes des tableaux étaient pires que les élèves niveau commère. « Puis-je avoir un mot miss Bateson ? » Tu voyais bien qu’elle semblait t’éviter, ne pas croiser ton regard comme si elle avait un vilain secret à cacher. Ton esprit visualisa de nouveau ce maudit Barrow la raccompagner. Est-ce qu’il lui avait parlé ? Avait-elle peur de toi parce qu’elle savait que tu l’avais mise en danger ? Tu avais besoin de réponses. Demain ce serait trop tard. Sans attendre vraiment de réponse, tu l’enjoignis d’un bras dans son dos à avancer vers ta salle de classe. Inutile de mettre le feu aux poudres en la ramenant dans tes appartements. Une fois protégés des oreilles indiscrètes, tu sortis de ta poche le parchemin. Un problème à la fois. « J’ai pris connaissance du message. Cela a du être décidé au dernier moment, ma mère n’avait pas l’air au courant que je devrais être là aussi tôt. J’aurai préféré qu’on transplane au lieu de mettre au courant Ombrage. » Tu n’étais pas ravi qu’Ombrage soit mêlée à vos affaires, mais peut-être que cela expliquait le regard qu’elle t’avait lancé. « J’imagine qu’il te faudra informer Rogue de ton absence par précaution. » Il y en aurait pour la journée. Tu te demandas ce qu’ils allaient vouloir de vous. Ce n’était certainement pas pour organiser la réception, ils avaient dû s’en occuper depuis plusieurs mois déjà. Tu t’appuyas contre une des tables, conscient que son cadeau était toujours enfermé dans une de tes poches. Il semblait peser plus lourd. Et tu ne savais pas comment poser la question qui te brûlait les lèvres. parviendrait-elle à faire comme si de rien n’était pendant toute une journée avec toi ?
code de sceaudelaine ▬ gif de ??? ▬ icons de ??? et ???

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Lun 9 Nov - 17:04


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Cette rencontre inopinée avec Barrow m'avait occupé l'esprit pour le restant de la journée. C'était pourtant une rencontre parfaitement banale, et ça n'était pas sa qualité de mangemort qui me mettait mal à l'aise, enfin pas vraiment. J'avais percé à jour un des secrets les plus sombres d'Octavus et depuis ça, tout se bousculait dans ma tête. Est-ce que Barrow, qui connaissait très certainement mon prétendu fiancé, savait pour ses sombres activités ? Le brun ne portait pas la marque, ça je pouvais le certifier. Mais le cercle des sbires de Mage Noir n'était pas si grand et tout le monde se connaissait. Pire encore, mon père était-il au courant ? Pas que ça l'aurait gêné, au contraire. Me marier avec un de ses extrémistes était sans nul doute une de ses priorités, ça et l'argent bien sûr. C'était un milieu auquel j'appartenais depuis toujours sans même y être vraiment invitée. J'étais juste l'accessoire de ma famille, l'héritière qui perpétrerait la lignée, celle à qui on ne demandait pas son avis, que ça soit sur le choix de son futur époux ou concernant ses croyances personnelles. J'étais bien sûr pour la conservation du sang, après tout j'avais été élevé comme si j'étais un être rare, spéciale, il n'en restait plus des sorcières avec un sang aussi pur que le mien. Ça ne voulait pas pour autant dire que j'étais pour que les sorciers de sang inférieurs, ou même les moldus, soient décimés. Sur ce dernier point, sans que je n'y prête attention, je me disais que mon exploration dans ce territoire inconnu en Russie n'y avait pas été pour rien. Mais si moi ça m'avait fait réfléchir, comment lui qui avait vécu dans cet univers si longtemps pouvait terminer dans les rangs du Lord ?

Et pourquoi est-ce que j'étais plus terrifiée de la menace que représentait Liberia plutôt que de la nouvelle identité d'Octavus ? J'avais toujours fait confiance à ce dernier, certainement à tort au final, mais je n'avais pas peur de lui. Je craignais par contre la bibliothécaire. Elle semblait vouloir l'atteindre, lui faire du mal sans que vraiment je ne sache pourquoi, et même si j'acceptais d'être sa marionnette encore des années, une information comme celle-là me rendrait bien inutile à ses yeux. Elle le ferait chanter pour son silence, mieux valait encore qu'elle utilise son infidélité, même à mon détriment. Il fallait donc jongler, mentir, constamment mentir. Cacher à Liberia mes découvertes, à mes parents la rupture de nos fiançailles, et enfin à Octavus que je savais tout, enfin j'espérais que c'était tout. J'avais l'impression que depuis notre retour, je n'avais eu aucun répit, chaque jour était plus difficile que le précédent. Il ne semblait pas y avoir de fin à cette situation et cette réception prévue pour le lendemain n'en finissait pas de m'inquiéter. Le fait de devoir s'y rendre aussi tôt n'était pas non plus rassurant.

Même si je m'étais fait un sang d'encre pour Octavus depuis cette soirée-là, je n'avais pas cherché à savoir comment il allait, bien au contraire. Et je devais bien avouer avoir pensé à ne pas le prévenir pour le rendez-vous de demain matin. Mais j'avais changé d'avis, je n'étais certainement pas prête à affronter nos parents seule. Ça ne voulait pas dire que j'étais prête à le voir. Tout le contraire même. C'était lâche, mais j'avais espéré qu'en glissant la lettre sous sa porte, je n'aurais pas à le confronter. Une partie de moi espérais qu'il en était de même, après tout, il avait plusieurs fois refusé mon aide et c'était clair qu'il ne voulait pas me voir, lui non plus. C'était bien pour ça que je sursautais de tout mon être lorsqu'il m'attrapa le bras pour m'arrêter dans ma fuite. Je savais que c'était lui alors même que je me refusais de poser les yeux sur lui. Il me prenait au dépourvu et même si, par la force des choses, j'étais devenue une assez bonne menteuse, ça devenait de plus en plus dur de tout lui cacher. La vérité c'était que j'étais épuisée, mentalement et physiquement, que je n'étais pas loin d'exploser. Je lui en voulais de me faire tout ce mal, mais plus encore, je m'en voulais de ne pas savoir y mettre un terme. Me préserver moi et le laisser se débrouiller avec toutes les erreurs qu'il avait commise. À chaque fois que l'idée me traversait, je me rappelais que ce n'était pas sa faute, qu'il n'avait pas eu le choix, que c'était bien moi le boulet qu'il avait du se traîner pendant douze ans. S'il avait su faire semblant toutes ces années, je pouvais bien tenir quelques mois, non ?

Mon bras retomba le long de mon flan de manière rigide, presque mal à l'aise qu'il m'empoigne de la sorte après tout ce qui s'était passé dernièrement. Non, je n'avais pas envie de le suivre. Je me fichais bien de ce qu'il avait à me dire, me retrouver seule avec lui me terrifiait. Mais là encore, je n'eus pas vraiment le choix. Son bras m'enjoignit d'avancer et après une longue hésitation, j'avançais plus vite, pour éviter ce contact. Il me guida jusqu'à sa salle de classe et pour le coup, j'aurai préféré encore qu'il m'arrête devant d'autres élèves, histoire que je puisse refuser sans qu'il ne puisse m'y obliger sans créer une scène. À la place de ça, je me retrouvais dans sa salle de classe. Je le laissais s'installer contre son bureau alors que pour ma part, je restais près de la porte, prête à partir à la première occasion. De quoi voulait-il me parler ? Se rappelait-il des informations que je lui avais donné sur Potter ? Avait-il compris ? Ça m'étonnerait, il aurait certainement essayé de venir me parler avant ça pour le coup. En le voyant déposer la lettre, je ne me détendis pas. Le sujet de mon anniversaire n'était pas facile. Je restais donc sur mes gardes. Au final, ce n'était même pas de me retrouver seule face à un mangemort qui me terrifiait, c'était seulement de devoir affronter cet homme que j'avais cru être mon ami.

Qu'est-ce qu'il croyait ? Que nos parents avaient pris la peine de me prévenir à l'avance peut-être ? Que j'avais eu mon mot à dire ? Non, je subissais et j'obéissais, voilà tout. Qu'on transplane ou qu'on se rende directement dans le bureau d'Ombrage ne changeait rien, je n'avais pas envie d'y aller, mais je n'étais pas non plus enthousiaste à l'idée de rester ici non plus. Je ne répondis donc rien, je comprenais qu'il se plaigne. Il n'avait pas pour habitude d'être laissé pour compte j'imagine. Je n'avais même pas pensé qu'il me faudrait prévenir Rogue. Franchement, ça n'allait pas être une partie de plaisir, encore que j'aurai préféré être en entrevue avec le Maître des Potions à choisir. « - Je passerai le prévenir avant de partir. » Mon père s'était directement arrangé avec le ministre et Ombrage, l'avis du sombre professeur importait peu au final. Mais dans le fond, il n'avait pas tort, j'allais m'absenter toute une journée et une nuit, mieux valait qu'il le sache si je ne voulais pas avoir encore plus d'ennuis.

« -C'est tout ? Je suis pressée, on m'attend. » Je n'avais absolument rien à faire mais rester ici relevait du supplice. Je savais qu'esquiver son regard allait l'énerver mais tant pis, au moins si on s'engueulait j'aurais une bonne raison de le quitter si précipitamment. S'il fallait que j'invente un rendez-vous galant pour prendre la poudre d'escampette, je n'allais pas me gêner. Il devait déjà penser que je couchais avec tout Poudlard, alors un peu plus ou un peu moins. C'était ironique tout de même, j'étais celle avec une réputation des plus scandaleuses alors qu'il était celui qui m'avait trompé tout ce temps.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 14 Nov - 19:05


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Elle semblait prête à bondir et tu dus retenir un soupir. Qu’elle réalise de cette façon après que tu l’aies agressée d’accord, mais là ce serait sûrement plus à toi de l’ignorer après qu’elle t’aie vu dans un tel état la dernière fois. C’était sûrement ce qui différenciait les adultes et les enfants, cette capacité à passer au-delà de ce que l’on ne souhaitait pas parce que c’était ce qu’il fallait. Et pourtant, c’était difficile de faire comme si rien n’avait changé alors que la rousse s’échapperait sûrement si tu avais le malheur de lui tourner le dos. Une seconde tu eus cette vision d’une gamine s’enfuyant en courant dans le parc, te forçant à lui courir après et tu sentis un petit rictus apparaître sur tes traits. Peu de choses avaient changé depuis cette époque apparemment.

Tu commenças ce que ton père surnommait raconter la pluie et le beau temps, juste pour voir si elle allait se détendre un peu. Peut-être était-elle gênée pour toi à cause de ce qui s’était passé. Mais tu réalisas bien vite en voyant que ses mots pouvaient se compter sur les doigts d’une main que ce n’était pas la raison de son malaise. Fantastique, maintenant elle recommençait de t’ignorer. Tu avais bien fait de ne pas rester dans le couloir. La conversation n’allait sûrement pas être particulièrement cordiale si cela continuait sur ce terrain là. Cela aurait été étonnant qu’elle soit occupée. D’après ce que tu avais vu, elle avait été seule à Pré au lard. De toute façon, ça ne te regardait pas si elle était accompagnée, mais il était peu probable qu’elle ait vraiment quelque chose à faire. Elle mentait pour une raison obscure. Et bien, tu ne comptais pas plier. Tu étais même tenté de lui proposer de s’asseoir, parce que cela ne risquait pas de se finir dans les minutes qui viennent.

« Non ce n’est pas tout. La dernière fois qu’on s’est vus, tu semblais vouloir te reconvertir en sangsue et maintenant tu m’ignores ? Soit tu as une jumelle maléfique, soit quelqu’un prend ton apparence sous polynectar, mais je veux des réponses. »

Et tu allais les avoir, d’une façon ou d’une autre. Tu n’hésiterais pas à utiliser la manière forte. Tu te refusais pour le moment à parler du mangemort ou de Voldemort, mais s’il fallait en arriver là pour voir ce qu’elle savait… Ce qui avait commencé par une simple curiosité, devenait autre chose. Un besoin de savoir. Tu n’accepterais pas un refus cette fois-ci. Plus de secret. Tu en avais marre. La légilimentie semblait si facile à utiliser. Son esprit bien que caractériel n’était sûrement pas préparé à affronter un tel assaut. Tu découvrirais tout. Mais tu ne pouvais pas lui faire ça, cela devait rester un dernier ressort. Ton précepteur t’avait toujours bien fait comprendre que la légilimentie était un viol mental et tu étais d’accord après que Voldemort se soit amusé avec tes souvenirs comme un enfant s’amuserait avec les pièces d’un puzzle.

« Je vais bien d’ailleurs, merci de t’en inquiéter. »

Tu conserverais des cicatrices de cette épreuve, mais au moins tu étais sur pied. De toute façon, tu ne t’étais pas attendu à rester intact au service de cet homme. Chacun portait des marques. Tu n’avais pas pu t’en empêcher. Le sarcasme allait peut-être détendre l’atmosphère. Il était sûrement nécessaire que tu la traites comme une adulte au lieu de te montrer trop gentil. Peut-être que cela la ferait devenir plus loquace. Elle t’énervait et tu préférais crever l’abcès dès maintenant sinon tu allais sûrement faire une bêtise demain et rien ne devait trahir la vérité avant que tu ne sois prêt à la dévoiler.

« Regarde-moi ! »

Tu essayas de ne pas donner un ordre, mais le ton de ta voix laissait légèrement transparaître ta frustration. Depuis quand ignorait-elle ton regard ? Cela avait toujours été sa marque de fabrique, cette capacité à tenir tête de façon effrontée. Pourquoi refusait-elle d’établir un contact ? Pensait-elle que tu allais pénétrer dans ses souvenirs sans prévenir ? Tu étais tenté de le faire au vu de sa réticence, tu devais bien l’admettre mais pour le moment, tu parvenais encore à te contrôler. Il ne tenait qu’à elle d’agir en adulte et de répondre à tes interrogations. C’était à croire qu’elle avait peur de toi. Mais elle ne pouvait pas savoir, si ? Ton masque n’avait pas bougé de sa place. La soirée avait été floue, mais tu aurais sûrement remarqué si elle avait fouillé ta cape. Ce n’était pas ça non plus. Son anniversaire prochain alors ? Tu te doutais qu’elle n’avait sûrement pas hâte d’y être. Tu voulais d’ailleurs l’aborder. Puisqu’elle mourrait d’envie de partir, autant ne pas trainer. Demain, vous étiez supposés donner le change, suffisamment jusqu’à l’annonce. Mais vous deviez discuter de ce qui arriverait ensuite. Elle ne semblait pas prête ou bien plus vraisemblablement, elle l’était depuis très longtemps et avait hâte que tout le monde sache qu’elle était libérée. L’échéance arrivait à son terme. Tu ne pouvais pas lui donner plus de temps de toute manière.

« Ne crois pas que ça me ravisse de devoir me rendre la bas dès le matin. J’étais même tenté d’ignorer ton message puisque personne n’a prit la peine de me prévenir directement, mais rien ne doit trahir ce qui va arriver alors demain, nous aurons l’air plus amoureux que jamais. Tu n’as qu’à t’imaginer que je suis ta conquête du moment. »

Tu ne savais pas trop comment tu avais pu dévier autant de ton but initial, l’interroger sur le mangemort, mais au moins tout serait à plat demain. Le sujet mangemort viendrait ensuite si elle ne s’était pas enfuie en claquant la porte avant que tu n’y arrives plus sûr. Mais un sujet à la fois. En espérant que vous n’alliez pas vous quitter encore fâchés sinon la journée allait être très longue. Tu ne savais d’ailleurs vraiment pas pourquoi ils avaient besoin de vous et tu avais un peu peur de savoir de quoi il s’agissait. Les connaissant, le pire était à venir. Tu n’étais plus si jeune, elle était enfin majeure et tu savais bien qu’ils avaient hâte que tu sois enfin marié, malgré tes tentatives d’y échapper. Peut-être était-ce simplement un essayage des tenues du soir même. Sûrement, ils souhaitaient que vous soyez coordonnés et avec les tissus les plus couteux et jalousés possibles. Tant qu’ils ne vous emmenaient pas essayer des tenues de mariage, cela devrait être supportable…

« Ne t’inquiète pas, tu n’auras plus longtemps à faire semblant. Je serai même tenté d’annoncer à nos parents que c’est terminé au moment même ou nous devrons les rencontrer. Comme ça, tu pourras t’afficher officiellement avec quelqu’un d’autre. Mais je ne le ferai pas, ils ne méritent pas d’avoir le temps de trouver un plan de secours. »

Tu voulais qu’ils soient tous témoins, ces hypocrites en habits du dimanche, que personne ne puisse rien faire pour l’empêcher. Parce que tu n’aurais pas exclu que ton père soit prêt à employer la manière forte voire même à t’enfermer et faire prendre à un acteur ton apparence le temps d’annoncer l’heureuse union. Tu avais hâte qu’ils soient tous le dindon de la farce, d’avoir toutes les cartes en main et d’avoir le dernier rire. Rien n’allait nuire à ce projet, personne ne pourrait t’en empêcher.  

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 15 Nov - 19:49


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Je ne savais pas comment il pouvait parler si légèrement, comme si de rien était, après notre dernière rencontre. Parce que rien n'avait été normal ce soir-là. Ça n'était pas normal de tomber sur lui roué de coups, ni de devoir le soigner en cachette après avoir du voler dans le bureau de mon directeur de maison. Et par-dessus tout, ça n'était pas normal d'apprendre, après douze ans de fiançailles, certes ridicules et obsolètes dorénavant, que la seule personne que je pensais connaître et sur laquelle je pensais pouvoir compter n'existait pas. Que pire encore, il faisait parti d'un mouvement aussi sombre que l'était leur leader. Le masque que j'avais vu expliquait beaucoup de choses, notamment toutes les blessures qu'il avait reçu. Il devait bien savoir que j'avais compris de quelle genre de magie il s'était s'agit. Même si je n'étais pas une experte, je n'étais pas naïve à ce point-là. Plus encore, j'avais même compris pourquoi il était devenu professeur dans cette école. Envolée la douce pensée qu'il était venu pour moi. Il était là pour Potter, bien sûr, et je lui avais révélé ce que Malefoy clamait à quiconque l'écoutait, sans trop savoir là encore pourquoi. Il avait raison, au moment même où je l'avais quitté, j'avais fait le maximum d'effort pour disparaître. Je ne voulais pas le voir, ne le pouvais simplement pas. Et bêtement, j'avais pensé que ça allait l'arranger, parce qu'il m'avait demandé de partir, de le laisser à plusieurs reprises. À croire que j'avais tort.

Lui aussi changeait aussi vite d'avis que de chemise. Lui aussi m'ignorer quand ça l'arrangeait mais m'obligeait à le confronter aussi à sa guise. Quand je voulais le voir, l'aider, il me chassait, mais quand j'avais besoin de le fuir, il n'hésitait pas à m'obliger à le suivre. Jusqu'au bout, il nous était impossible de nous mettre d'accord. Il n'y avait rien à dire. Je n'avais aucune réponse à lui apporter, pas sans le mettre en danger. Et après tout ce qu'il m'avait caché et que je continuais d'apprendre petit à petit, je ne me considérais pas comme celle qui devait s'expliquer. Je n'étais pas certaine de réussir à jouer la comédie devant des dizaines d'invités, encore plus devant nos parents. Mais j'étais sûre que seule face à lui, je n'allais pas y parvenir. Alors non, je ne lui répondais pas, ne le regardais pas. Peut-être qu'il allait se lasser, me traiter de gamine et me laisser partir. C'était bien là tout ce que je voulais. Il n'allait pas me faciliter la tâche. Savoir que quelqu'un m'attendait ne le toucha pas le moins du monde, il s'en fichait même royalement. Je n'allais pas m'éclipser aussi facilement.

Bien sûr que je m'étais inquiétée, il pensait que quoi ? Qu'après avoir refermé ses plaies et essuyé son sang, je m'étais tranquillement couchée ? Que j'avais tout oublié au matin ? Son sarcasme cachait difficilement son énervement croissant. Si j'avais été le voir le lendemain, il m'aurait envoyé balader, j'en aurai mis ma main à couper. Et pourtant, Octavus était bien là à me reprocher de ne pas lui avoir demandé de ses nouvelles. Ça en devenait grotesque. Encore une autre comédie ? Faire semblant de nous aimer, mensonge plus pour lui que pour moi forcément, ça n'était pas suffisant déjà ? Il m'ordonna presque de le regarder et mon cœur se mit à battre plus rapidement. C'était comme si tout mon être me hurlait de ne pas poser les yeux sur lui, pour me protéger, protéger tous les secrets que je devais garder. J'hésitais encore quelques secondes, face à un réel dilemme. Je considérais même un bref instant de prendre tout simplement la porte, avec un peu de chance il y aurait du monde pas loin et il n'oserait pas me rattraper. Mais demain, il faudrait bien le regarder. Alors je finissais par poser mes yeux sur lui. Je le regardais sans plus le voir, sans afficher aucun sentiment, parce que je ne savais plus ce que je devais ressentir. J'avais l'impression de faire face à un inconnu.

« - Oui, c'est ce que je ferai. » Il n'y avait aucune colère dans ma voix, j'étais résignée. Je n'arrivais même plus à être outrée qu'il évoque aussi légèrement mon comportement et mes écarts. J'avais juste bien jouer mon rôle, en même temps Liberia avait été une motivation des plus stimulantes. S'il pensait que ça m’enchantait de passer toute la matinée en sa compagnie et celle de nos parents pour mon anniversaire, il se trompait lourdement. J'aurai mille fois préféré que ce jour n'arrive jamais au final. Il voulait juste vérifier que je remplirai bien mon rôle, comme je lui avais promis en Russie. C'est ce que je pensais faire, même si une idée mûrissait de plus en plus en moi. Mais pour l'heure j'irai dans son sens, ça n'était pas le moment de déclencher une nouvelle dispute. Octavus avait l'air préoccupé, comme s'il s'attendait à devoir mener un combat. Pourtant ce soir, et comme il l'avait été après la soirée des septièmes années, je ne serai pas celle qui déclencherait un autre affrontement. J'étais épuisée, lasse de devoir me battre. Je dirais oui à tout ce qu'il voulait tant qu'il me laissait tranquille.

Il pouvait toujours annoncer la nouvelle demain mais ça ne serait pas une bonne idée. D'abord, parce qu'il y avait toujours un risque qu'on nous oblige à nous marier malgré tout. Ensuite, parce qu'il endosserait la faute et que ça amènerait des questions. Le « je ne veux pas me marier à cette gamine » ne suffirait pas. Et si on apprenait pour cette autre femme ? Ou pire encore, que ses activités soient révélées au grand jour ? Il s'en mordrait les doigts. Non il valait mieux qu'il attende. Mais moi, je n'en pouvais plus. Pour qu'on ne lui pose aucune question, il n'existait qu'une solution. Et je ne comptais pas la lui révéler, le connaissant il m'en dissuaderait. Pas parce que c'était une mauvaise idée, juste parce qu'Octavus aimait avoir le contrôle et que malgré tout, il voulait endosser la faute de notre rupture. « - Effectivement, je préférerai que tu ne le fasses pas. Laisse moi au moins fêter mon anniversaire, après tu feras comme ça te chante. » Qu'est-ce que je pouvais dire d'autre ? Il fallait bien que je lui coupe l'herbe sous le pied. Et dans un sens, c'était une demande légitime. Ces derniers temps, j'avais l'impression qu'il m'avait tout pris, mon avenir en premier lieu, mes espoirs en second. Demain, je serais majeure, ça aurait du être une fête, une délivrance mais ça n'allait être qu'un calvaire. Que je lui demande de ne pas en faire un scandale ne devrait pas l'étonner.

« - Je ne dirai rien si c'est ce qui t'inquiète. » Conclusion qui pouvait porter à confusion. Je ne me sentais pas à l'aise, seule dans cette salle de classe avec lui. Je me sentais exposée, vulnérable, bien que j'essayais d'apparaître forte et détachée. J'en savais beaucoup trop alors que lui me pensait toujours dans l'ignorance. Je marchais sur des œufs constamment et depuis trop longtemps. Je ne savais plus quoi lui dire et il ne semblait pas vouloir me lâcher du regard, si bien que je finis par baisser les yeux tout en remettant nerveusement une mèche de cheveux courts derrière mon oreille. J'avais l'impression qu'il savait que je lui cachais quelque chose. « - Pour notre rupture je veux dire. » Le fait de rajouter cette précision n'était pas une bonne idée en fin de compte, je ne le réalisais que trop tard. J'avais eu raison de ne parler qu'un minimum puisque de toute évidence, j'allais finir par en dire trop. « - Je dois y aller, on se voit demain. » Je ne me donnais pas la peine de le regarder une dernière fois. À la place, je me retournais vers la porte et m'y dirigeais d'un pas qui ne se voulait ni lent, ni rapide, enfin je l'espérais et quand je posais ma main sur la poignée pour commencer à l'ouvrir, je priais pour qu'il ne m'en demande pas plus. Ni qu'il remarquerait qu'encore une fois, c'était bel et bien une fuite.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Mar 24 Nov - 19:13


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Tu attendais toujours de croiser son regard. Elle hésitait, comme si elle savait que tu pouvais d’un geste pénétrer son esprit et observer à loisirs ses souvenirs. Il était possible que tu lui aies parlé de ton don, mais tu n’en avais pas le souvenir. Alors pourquoi détourner les yeux ? Parce qu’elle savait que tu parvenais à deviner quand elle te mentait. Oui, elle mentait. Mais sur quoi ? Encore un acte, une manipulation. Cela devenait lassant à la longue. Tout n’était qu’une illusion, une pièce grandeur nature, un jeu d’échecs. Qui serait le gagnant de la partie ? Il ne faisait aucun doute que vous seriez tous deux perdants, d’une façon ou d’une autre. Tu ne supportais pas qu’on te mente, même si tu passais ton temps à agir de la sorte. Un mensonge par omission. Pour la peine, tu aurais presque apprécié user du veritaserum. Au moins la potion aurait eu le don de mettre à plat tous ces non-dits. Cela t’aurait évité d’agir de façon irrationnelle, mais les conséquences auraient été les mêmes. Mais même savoir qu’elle te détesterait encore plus, que devoir faire semblant demain serait un enfer après cette entrevue vouée à tourner au vinaigre, ne suffisait pas à te dissuader. Tu étais au bout du chemin et pour trouver la sortie, il te faudrait démolir le mur. Simple. Ça ne t’ennuyait même plus d’agir de la sorte. Peut-être avais-tu vraiment un désir de mort, qui sait…

Tu ne la comprenais plus. Alors qu’elle avait semblé si limpide autrefois, même dans ses contradictions, il était maintenant impossible d’appréhender les raisons qui la faisaient profiter de ce mensonge, tout en continuant à vivre sa vie de son côté. Le fait que tu fasses exactement la même chose de ton côté, ne t’effleura pas vraiment l’esprit. Avec sa majorité acquise, la pression de célébrer le mariage serait encore plus forte. Il était hors de question que tu laisses cette mascarade aller jusque là. Que devrais-tu faire, semblant jusqu’au moment ou tu fuirais quand vous seriez devant l’autel ? ‘Laisse-moi au moins fêter mon anniversaire’ Cela faillit presque t’adoucir. Tu te montrais égoïste en détruisant une des seules soirées ou elle serait à l’honneur. Pourtant, tu ne parvenais pas vraiment à te sentir coupable. N’avais-tu pas payé, sacrifié tes propres espoirs pendant toutes ces années ? A quel moment agir sinon demain ? Peut-être attendre la toute fin de la soirée alors ? « Nous verrons pour quelle raison ils veulent nous voir aussi tôt… Si ce n’est pas la raison que je crains, alors j’y réfléchirai. » Tu ne comptais pas lui mentir. Tu te moquais bien de ce qu’on dirait. Mais pour elle, tu étais prêt à assouplir légèrement ta position, si de leur côté tes parents n’avaient pas déjà prévu de célébrer l’union.

Tu n’étais pas inquiet. Elle avait autant à perdre que toi s’il devenait public qu’elle fréquentait ses camarades. Contrairement à toi, elle avait été peu discrète. Pourtant, elle semblait nerveuse et il semblait peu probable que ce soit dû à ta volonté d’annoncer la vérité. Peut-être à cause de la façon dont tu tentais d’entrer dans sa tête sans prononcer le sort. Tu étais dans une impasse. Autant la laisser partir avant de terminer de l’antagoniser d’avantage en mentionnant les mangemorts. Tu commençais de te détourner de défaite quand elle précisa sa pensée, sûrement par nervosité et tu te figeas. Les mots résonnèrent dans le silence, prenant un ton lourd de sens et tu relevas les yeux vers elle pour la jauger.

C’était comme si la scène se passait au ralenti et alors qu’elle reculait vers la porte, tu réalisas qu’elle savait. Ce fut une réalisation claire et stupéfiante, mais qui expliquait tout. Toutes ces incertitudes prenaient un sens nouveau. L’intensité de ton regard changea soudainement, mais tu t’imposas de rester immobile. Pour l’instant. Une chose était sûre, tu ne pouvais pas la laisser partir. Tout prenait un sens. Elle voulait gagner du temps. Qu’allait-elle faire demain ? Te démasquer au grand jour ? Pourquoi vouloir continuer à jouer cette charade, pour te torturer ? Et si l’étendue de sa déception était bien plus grande que tu ne pouvais l’imaginer ? Et si elle savait pour tout ? Pour Wendy aussi ? Une nouvelle fois, tu avais l’impression d’être un étranger dans ton propre corps alors que la révélation transformait ton attitude en quelque chose de beaucoup plus dur. Ton visage se ferma et même si tu n’avanças pas vers elle, ta réponse claqua dans la pièce comme si tu venais de la gifler. « Tu mens »

Tu savais avant même d’agir qu’il n’y avait qu’une seule issue possible à la situation et c’est avec détachement que ta main s’empara de ta baguette. Tu étais le grand méchant loup et toutes les meilleures résolutions du monde n’allaient pas te dissuader de commettre un acte duquel tu ne reviendrais pas intact. Mais ce n’était pas la première fois que tu étais trop faible pour résister à tes pulsions. Maintenant, plusieurs chemins s’offraient à toi et à elle. Avais-tu vraiment envie de savoir ? C’était la question. Et tu connaissais d’avance la réponse. Tu en étais persuadé. Elle ne te laissait pas le choix. Ta première action fut de bloquer la porte pour empêcher toute fuite, alors que sa main était encore sur la poignée qu’elle n’avait pas tournée. Tu n’étais pas certain de pouvoir te contrôler, même si le souvenir de la dernière fois ou tu avais perdu le contrôle te revient en plein visage avec une clarté effrayante. Tu ne moquais des conséquences. Elle pouvait tout aussi bien te dénoncer au directeur. Nul doute qu’il n’apprécierait pas que tu te permettes d’envahir l’esprit d’un élève, même si elle était ta supposée fiancée.

L’animal traqué était face au mur. Une seconde tu te demandas si elle allait t’attaquer, se défendre ou si elle imaginait que tu n’oserais plus jamais tourner ta baguette contre elle, après cette fois dans l’allée. Si elle avait assez confiance pour rester sans défense, allant même jusqu’à te tourner le dos. Comme elle aurait tort de penser que tu étais quelqu’un de bien, que tu apprenais de tes erreurs. Tu étais un vaurien. Un vaurien qui n’avait plus rien à perdre. La mort ou la prison t’attendaient au bout du chemin. Une mauvaise action de plus ou de moins…  Souhaitais-tu vraiment savoir tout ce qu’elle pensait de toi ? C’était un pouvoir effrayant à avoir sur quelqu’un d’autre. Quelque chose que tu avais haï à l’époque ou tu en étais la victime. Quelles seraient tes limites ? Tu pouvais tout savoir. C’était si tentant. Fouiller son esprit comme tu le ferais avec un livre, te gaver de son passé. Elle te tournait toujours le dos.

Tu avanças d’un pas décidé pour la plaquer contre la porte. Les mots coulèrent de tes lèvres en même temps que tu pointais ta baguette vers elle dès que son regard mystifié eut croisé le tien. Non, elle ne savait pas pour ça. Maintenant, elle saurait et tu pouvais deviner qu’elle n’oserait plus jamais croiser ton regard par la suite. « Légilimens. » Aussitôt, tu fus emporté dans un tourbillon d’images. Plus de retour en arrière possible.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Mer 25 Nov - 20:17


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Quelque chose avait changé entre nous, enfin quelque chose en particulier puisque plus rien n'était comme avant. Il n'était plus mon ami, mais n'était plus mon allié non plus. Aujourd'hui, il ne cherchait plus à me préserver, bien au contraire. Sa décision était prise et tant pis si ça devait faire un peu de casse sur le passage. Si seulement il savait toute la vérité, il ne me détesterait certainement pas autant. Quoi que, ça n'était pas certain. Il aurait été normal que je lui demande de me laisser fêter mon anniversaire comme le voudraient toutes les jeunes filles de mon âge. Être le centre de l'attention, couverte de cadeau. Ça n'était pas mon cas. Je savais au contraire que ça allait être un véritable calvaire, encore un autre. Si je lui demandais ce sursis jusqu'à la nuit de ma majorité, c'était bien parce que ma décision, à moi aussi, était prise. Je n'allais pas pouvoir continuer de le protéger longtemps. Les secrets, les découvertes aussi lugubres que surprenantes, s'accumulaient à mesure que mes forces s'amenuisaient. Il m'avait toujours pensé puérile, faible, il ne saurait probablement jamais qu'il se trompait un peu dans le fond. Même si je devais concéder que je n'étais pas aussi forte que moi je l'avais pensé sinon je ne me serais pas résignée à lui faire ce coup derrière son dos. Contrairement à lui et à nos parents, je n'avais jamais rien fait contre sa volonté. Il trouverait sûrement matière à discuter sur ce sujet mais tout de même, je n'avais jamais pris de décision sans le consulter, je n'avais jamais pris de décision tout court en fait. Octavus lui ne s'en privait pas. Encore ce soir, il décidait que si la raison de notre présence ne lui plaisait pas, il ne se gênerait pas pour me quitter devant tous les invités en guise de cadeau de majorité. Classe.

Je n'avais pas envie de me lancer dans une longue argumentation sur le pourquoi du comment, plus j'essaierai de le convaincre de ne rien dire demain et plus il se dirigerait sur cette voie. Parce que c'était bien là notre grand malheur, nous ne pouvions jamais être d'accord. Je me taisais, encore. Ce silence ne lui plaisait pas mais il m'aurait été salutaire si je l'avais laissé perdurer. J'avais souvent cherché à fuir Octavus, beaucoup trop ces derniers temps même. Mais ce soir, sa présence me mettait mal à l'aise. C'était dans l'air, cette tension entre nous, accrue par mon manque de réaction. Je compris, sûrement trop tard, qu'un nouveau point de non-retour aller être franchi. Et plus je le comprenais, plus j'accumulais les erreurs. Il avait été sur le point de capituler et me laisser partir lorsque je rajoutais la phrase de trop. Celle qui allait tout faire basculer. Malgré moi, je le vis sur chacun des centimètres de sa peau. De sa mâchoire qui se carra aux petites rides sur son front qui se plissèrent. J'évitais évidemment aussitôt son regard, je n'allais rien y voir de bon. Je n'imaginais pas encore à quel point.

Ces deux mots claquèrent comme une sentence. Tu mens... Bien sûr que je mentais. Je mentais depuis des mois. Depuis qu'il m'avait quitté, depuis que sa dérangée d'ex avait fait de moi son pantin, depuis qu'il avait réduit à néant toutes mes chances de bonheur. Je sentis la porte vibrer sous l'effet du sort : il n'y avait plus d'échappatoire possible. J'en avais conscience mais je tentais tout de même de tourner la poignée, en vain. « - Ouvre la porte. » Je lui tournais le dos, j'étais bien incapable de lui faire face. Octavus n'était plus là. Contrairement à cette triste journée dans cette ruelle de Pré-au-Lard, aujourd'hui j'avais conscience que son côté sombre avait pris le dessus. Je n'allais pas mentir, j'avais peur. Il savait que je mentais et il voudrait avoir la vérité, coûte que coûte. La vérité, il n'allait tout simplement pas l'aimer et je ne savais même pas comment il allait réagir. Il avança jusqu'à moi, comme un bourreau le ferait jusqu'à sa proie. Je lâchais alors la poignée pour tenter d'attraper ma baguette. Trop tard, encore. Il me plaqua sans ménagement, mon dos heurtant le bois sans que je n'en ressente aucune douleur. Je n'étais pas choquée, ni surprise. Je savais qu'il allait tenter de me faire parler, qu'il ne reculerait devant rien. Mais je ne pouvais pas lui donner ce qu'il voulait. Je me débattais comme une diablesse alors qu'il me retournait de force pour que je lui fasse face, comme si j'étais une poupée de chiffon. « - Octavus lâche moi !!! » J'avais beau hurler, m'agiter pour tenter d'échapper à son étreinte, rien à faire, il ne me lâcherait pas.

Je ne m'inquiétais même pas de voir sa baguette dans sa main. Cette nouvelle proximité subite ne me disait rien qui vaille. Il me compressait de tout son poids pour m'empêcher de bouger. Et plus il m'immobilisait, plus je m'animais. La fureur du désespoir sans doute. Dans une dernière tentative pour le faire me lâcher, mon regard croisa le sien. C'était comme découvrir ses yeux pour la première fois. Il n'y avait plus que ça dans la pièce. Ce vert profond, trop sombre, qui virait au noir, m'emportant toute entière dans cet abysse sans fond. Le reste avait disparu, il n'était plus là et je ne l'étais plus non plus. Il n'y avait que ces émeraudes menaçantes. Je n'entendais pas les mots qu'il prononçait, je ne ressentais même plus le poids de mon propre corps. J'avais cessé d'exister jusqu'à ce que tout me revienne. Et je compris alors qu'Octavus était entré dans ma tête.

Cette révélation mit le feu aux poudres. À l'instant même où je réalisais qu'il me fallait lui cacher les derniers événements, tout se matérialisa sous mes yeux. J'avais l'impression d'assister à un film en accéléré de ma propre et pitoyable vie. Ma rencontre, d'abord anodine, avec Liberia, son intérêt toujours croissant pour moi. Et puis sa perversité infinie, ses menaces, sa révélation. Le gros plan sur la photo de cette blonde en compagnie d'Octavus me déchira le cœur, comme à chaque fois. Mon accord pour son chantage, à la condition qu'elle ne dise rien au principal intéressé, toujours pour le préserver. Les vestiaires du terrain de Quidditch laissèrent place à une multitude d'endroits différents. La bibliothèque pour les rendez-vous malsains de la brune, les fois où elle m'infligeait ses propres souvenirs à elle, ceux du passé heureux qu'elle avait eu avec mon fiancé. Et oui, ça aussi je savais. Sa torture psychologique et l'impact physique qu'elle avait eu. J'étais soudainement dans la salle de bains des Serpentards, mes cheveux sur le sol, vide, éteinte. Son invitation forcée à me voir me rapprocher de mes camarades masculins, mes diverses rencontres plus ou moins concluantes avec des hommes, le dégoût que je ressentais à chaque fois que je me retrouvais seule après dans les couloirs sombres et froids du château. Et puis le voyage sembla échapper à tout contrôle. J'étais en Russie, perdue dans un froid bien plus grand, j'errais hagarde jusqu'à ce qu'Aleksei vienne à ma rescousse. Je pouvais ressentir à nouveau la peine, la déception. J'avais mal, trop mal. Je pouvais voir le dégoût sur son visage lorsqu'il me regardait, son envie de me blesser par les mots. Puis la peur en le retrouvant blessé dans le hall, l'effroi en découvrant le masque de mangemort. Le décor de sa chambre laissa place à celui du Manoir, j'étais une enfant moquée par sa mère devant les yeux de cet homme trop vieux pour moi à qui on voulait m'unir. Alors je me sentis honteuse à nouveau. La peine, la peur, la colère, la honte, le vide... Je pouvais tout ressentir comme autant de gifles glacées. Et si ça continuait, j'allais finir par en crever.

Je l'implorais d'arrêter. Encore et encore. Je ne savais pas s'il m'entendait, je ne savais même pas si ma voix m'obéissait alors que j'avais l'impression d'hurler depuis des heures. Il venait de me porter le coup final. Il m'avait tout pris, jusqu'à mes souvenirs, violant mon esprit pour me torturer une toute dernière fois.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 29 Nov - 21:34


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Un sourire dédaigneux prit place sur tes traits alors qu’elle t’ordonnait d’ouvrir la porte. Non, tu n’allais pas obéir. « Non. » Avec le recul, il était possible que tu sois effaré d’avoir été aussi loin, que ses cris de colère teintés d’une certaine frayeur te fassent réaliser que tu ne valais finalement pas mieux que Voldemort. Mais pour l’instant, tu étais bien loin de toutes ces remises en question. Le veritaserum aurait été tout aussi efficace si tu avais pu lui faire boire et si tu avais su quelles questions lui poser. Furi. C’était tout ce qui courait dans tes veines à ce moment précis. Elle dépassait de loin la sienne. Tu n’avais plus que faire de lui faire mal, de lui faire peur. Plus elle se débattait, plus tu étais convaincu qu’elle avait tellement de secrets à cacher, qu’elle mentait alors qu’elle avait eu l’audace de te le reprocher. Il te fallait absolument tout savoir. Tu aurais du le faire depuis longtemps d’ailleurs. Maintenant, tu allais peut-être enfin avoir une réponse à son comportement inconsistant.

Une erreur de débutant. Se dire de ne surtout pas penser à ce qu’on voulait cacher afin de le faire apparaître au centre de son esprit. Le flot d’images qui t’assaillit te donna le vertige et tu te concentras à la fois pour la maintenir immobile tout en cherchant à maitriser les images qui parvenaient jusqu’à toi. Tu pouvais tout voir, mais tu t’empêchas dans un dernier instant de fouiller son passé le plus lointain. Pour le moment ? Tu ne mis pas longtemps à tomber sur un souvenir intéressant et te laissas porter. Libéria. Évidemment. Qui d’autre ? Pourquoi n’avais-tu pas soupçonné qu’elle était liée à tous ces problèmes ? Son arrivée providentielle, ses attentions un peu trop appuyées et puis soudainement ce vide. Tout simplement parce qu’elle avait trouvé une meilleure victime que toi. Il importait peu de te demander comment elle avait pu découvrir que vous étiez fiancés, puisque c’était bien de ça dont il était question. Ça ne changeait rien. Elle savait et l’utilisait. C’était comme une maladie infectieuse. Il suffisait de faire l’erreur d’être infecté pour qu’elle se répande telle une gangrène. C’était comme une mauvaise addiction. Un very bad trip. Tu avais imaginé beaucoup de choses, mais pas ça. Pas ce chantage odieux. Pas cette manipulation progressive sous couvert de l’aider. Et surtout pas cette capitulation. Elle avait accepté de se sacrifier pour toi, alors même que la danoise lui avait montré une photo de Wendy. Rien de compromettant, mais l’affection qui te liait à elle se lisait clairement. Qu’avait-il pu se passer dans son esprit en voyant ce cliché ? Tu n’aurais pu que tenter de deviner, mais tu savais. Tu le ressentais en cet instant présent. La trahison, la déception. Il aurait été tellement plus simple qu’elle ne soit qu’une aventure de plus, mais c’était si loin de la vérité. Tu ne pouvais pas t’excuser de ce que tu ressentais pour elle. Tout était tellement plus simple avec la blonde. Peut-être que tu avais assez donné avec les rousses.

Tout s’expliquait maintenant. Se comportement totalement anti-Aloisia. Ce que tu avais dénommé jumelle maléfique. La nouvelle coiffure n’était qu’un acte de rébellion, quelque chose sur lequel elle avait encore le contrôle. Oh, comme tu savais ce qu’on pouvait ressentir de voir sa vie contrôlée par tous. Et tu avais fait pareil. Tu lui avais imposé ce silence, voulais encore lui imposer comment révéler la vérité. Sa réticence n’était pas uniquement liée à son anniversaire. Qu’avait bien pu lui dire la garce pour qu’elle ait si peur que le chantage cesse ? Il devait y avoir autre chose. Ça ne pouvait pas être une simple peur qu’on dévoile ta relation avec Wendy. Pourquoi te protéger alors que tu lui avais fait du mal ? Est-ce qu’elle t’aimait toujours ? Toutes ces questions et pas de réponses claires. Ce n’étaient que des souvenirs. Mais le fil de ces observations changea ce que tu recherchais et tu la vis entourée par tous ces clowns, au visage flou, inutiles et indifférents. Tu préféras ne pas nommer ce à quoi son comportement te faisait penser. Liberia détruisait tout. Son cœur était pourri. Tu aurais pu avoir pitié d’elle si tu n’avais pas autant envie de lui faire du mal. Partis étaient les jours ou tu avais été aveuglé par son aura.

Du dégoût. Parce qu’elle lui avait ordonné. Tu avais envie de lui crier dessus, de la secouer pour qu’elle se reprenne et retrouve ce feu sacré. Et comme naturellement, tu te retrouvas dans les paysages russes, là ou elle avait été elle-même pour la dernière fois. Un cercle parfait. Tout était ta faute. Bien sûr, Liberia ne savait sûrement pas que vous n’étiez en réalité plus fiancés, donc ce n’était pas entièrement ta faute, mais si tu n’avais pas mis un terme de cette façon à la mascarade que représentait ta vie, elle aurait pu te parler. Vous l’auriez affrontée ensemble. Et au lieu de ça, tu apercevais ton visage alors que tu la poignardais dans le dos en mettant un terme aux fiançailles. Était-ce vraiment ton visage ce masque de sentiments négatifs presque grotesques ? Tu n’entendais plus rien sinon un son persistant dans ta tête. Ton côté pratique savait que plus longtemps tu restais, plus elle allait souffrir même si elle avait fini par cesser de se débattre. Son renoncement ne te calmait pas. Il était simplement plus facile de contrôler ses souvenirs ainsi. Pourtant, le son de ses suppliques finit par percer tes barrières et tu réalisas que tu étais en train de faire ce que tu avais dit vouloir éviter, regarder son enfance. Regarder à quel point sa génitrice jalouse l’avait moquée et critiquée. Aussitôt, tu stoppas le sort. Le mal était fait mais tu n’allais pas utiliser tes capacités pour aller au-delà de ce qui t’était utile. Tu n’étais pas à ce point monstrueux.

Tu étais aussi essoufflé qu’elle par ce qui venait d’arriver. Tu reculas soudainement de la forme vaincue collée à la porte, te demandant quoi faire. Une seconde, tu fus tenté de lui lancer un oubliette. De choisir la facilité pour elle et pour toi. Les conséquences de cet acte allaient sûrement te revenir en pleine figure d’une façon ou d’une autre. Tu étais perdu. Comment réagir ? Il était certain que tu ne pourrais plus approcher la rousse et elle refuserait certainement de te regarder, si elle ne t’ignorait pas totalement. Ce n’était pas le meilleur des timings avec l’approche du lendemain. Mais tu avais toujours eu le don d’agir au pire moment possible. Tu passas une main dans tes cheveux, restant silencieux. Le poids des images te revint en pleine figure. Tout s’expliquait. Et tu ne savais pas si tu devais pleurer de bêtise devant le sens du sacrifice de ta fiancée. Une vraie gryffondor quoi qu’elle refuse de le reconnaître. « Qu’est ce qui t’a prit de faire une chose pareille ? …. Pour moi ? Est-ce que tu es devenue folle ?! » De toute les questions que tu avais, c’était celle là qui passait la première la barrière de tes lèvres. Crétin. Tu étais en colère contre elle. Pour ses mensonges. Pour son sens du sacrifice ridicule. Tu ne comprenais pas ce qui venait de se passer. Après tout ce que tu avais fait, tout ce que tu avais dit. Elle avait accepté sans une seule seconde d’obéir à cette espèce de garce. Libéria… Ce nom te lança une nouvelle bouffée de colère. Cette garce qui t’avait brisé le cœur ne s’était pas arrêtée là. Et dans le simple but de s’amuser. Oh, si elle n’avait pas autant de dégoût pour le lord, elle ferait une fantastique recrue, c’était certain. Tu n’avais pas été tenté d’utiliser un impardonnable très souvent, mais là… Il était sûrement préférable qu’elle ne se trouve pas devant toi dans les heures à venir, parce que tu n’étais pas sur de pouvoir te contrôler.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 5 Déc - 20:01


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Je n'avais eu aucune idée de ce don qu'avait Octavus. Et si je l'avais su, je n'étais pas certaine que j'aurais été plus méfiante à son égard. Je n'aurais jamais pu penser qu'il irait aussi loin. Je n'y connaissais rien en légilimancie si ce n'était les grandes lignes, ça n'aidait pas non plus. J'en avais vaguement entendu parler bien sûr, certainement une conversation de mes parents ou quelque chose du genre. Mais je ne connaissais ni la mécanique, ni les effets du sortilège. Encore moins la douleur qu'il engendrait. Le sourire dédaigneux qu'il me lança une seconde avant aurait du me mettre la puce à l'oreille. Ça n'allait pas être agréable. Et il se fichait bien de ce détail tant qu'il obtenait ce qu'il voulait. Je ne savais plus très bien quoi penser, s'il se fichait de me faire du mal pour arriver à ses fins ou si c'était son but premier que de me faire souffrir. Quelques semaines avant, ça m'aurait semblé impensable. Ça n'était plus le cas dorénavant.

La légilimancie n'était pas un art. C'était une attaque, une agression vile et baisse. Il n'y avait rien d'artistique là-dedans, encore plus dans cette situation. Il était entré dans mon esprit avec une facilité déconcertante, comme s'il avait toujours connu le chemin. Il se promenait dans ma tête en parfait maître des lieux, causant des dommages irrémédiables au passage. Je revivais sans aucune possibilité de fuite tous les événements qui me poussaient toujours plus vers un tourment sans fond, sans fin. Liberia semblait particulièrement belle dans mes souvenirs, était-ce l'image que je me faisais d'elle qui transperçait ? À l'instant même où j'avais appris leur relation, il m'était apparu encore plus inconcevable qu'Octavus fasse sa vie avec une femme comme moi. Parce qu'elle était tout ce que je n'étais pas. Sûre d'elle, séductrice, forte. Je pouvais comprendre pourquoi il était tombé amoureux d'elle. Et de toute façon, si je ne l'avais pas compris de moi-même, les quelques souvenirs qu'elle avait partagé avait moi m'auraient éclairé sur la question. C'était encore plus dur qu'il observe tout cela, qu'il ressente ce que je ressentais dans ces moments-là. Ça augmentait tout, empirait tout, parce que la seule consolation que je pouvais avoir, c'était qu'il n'était pas au courant. J'avais encore un minimum d'estime et de fierté quand je devais lui faire face. Comment est-ce que j'allais pouvoir le regarder après ça ? Déjà que je ne supportais plus ne serait-ce que de voir mon reflet dans une glace.

Le coup de poignard final fut ces dernières secondes passées dans mon enfance. La solitude, le dégoût de soi dans lesquels ma mère me poussait. C'était comme si la boucle était bouclée. Dans quelques heures, plus beaucoup maintenant, j'allais avoir dix-sept ans. Et j'étais toujours cette enfant apeurée, seule et honteuse. Mais cette fois-ci, le bourreau avait un visage encore plus douloureux que celui d'Annabeth Bateson. Lorsqu'il finit par rompre le charme, parce qu'il en avait assez ou alors, parce que mes cris avaient enfin été entendus, je n'étais plus que sentiments pour quelques instants. C'était comme si mon corps, que je n'avais plus ressenti durant cette intrusion forcée, ne parvenait pas à revenir à la vie. C'était une expérience aussi nouvelle que désagréable. Ne plus se sentir exister si ce n'était par ces émotions qui me tuaient à petit feu. Je n'arrivais pas à réaliser que j'étais de retour dans cette salle de classe. Pourtant, lorsque mes genoux tombèrent sur ce sol froid de pierre, ça aurait du suffire à me ramener à la réalité. Après ce qui me parut une éternité, ma respiration sourde et saccadée me parvint à nouveau. Je ne pouvais pas à croire ce qu'il venait de se passer. Comment avait-il pu me faire ça ? Violer le dernier rempart de ma liberté. Il avait pris de force ce que je voulais garder pour moi, et il le savait. Il n'avait pas hésité une seule seconde. Maintenant il savait tout. Et ça n'était d'aucun soulagement.

Je ne pouvais pas le regarder. Mes yeux restaient fixés au sol, comme tout le reste de mon corps, je n'arrivais tout bonnement pas à me relever ni même à l'envisager. Lorsque finalement sa voix me parvint, je ne compris tout d'abord pas le sens de ses paroles. Il ne pouvait pas avoir dit ça. Il ne pouvait pas me faire des reproches, pas après avoir vu que je connaissais toute la vérité. Sur ses activités obscures, sa psychopathe d'ex-compagne et pour sa nouvelle conquête. Il m'avait vu vivre l'enfer sans jamais rien lui demander, en lui laissant cet espace pour lequel il m'avait quitté. Mais ça n'allait toujours pas. « - C'est tout... ce que tu trouves à dire ? » Je n'attendais pas des excuses, peut-être plus des explications. Qu'il m'explique comment il avait pu laisser la bibliothécaire envahir sa vie puis la mienne. Ou encore, qu'il me dise comment il avait pu retomber si vite amoureux d'une autre alors qu'il m'avait laissé espérer à un avenir heureux, ensemble, au début de ces vacances en Russie. Mais non, à la place, j'allais avoir le droit à un sermon. Comme si j'avais eu un autre choix. Depuis notre retour, la rupture avait été consommé même s'il elle n'avait pas été annoncée. Il s'était éloigné toujours plus de moi, aussi physiquement que mentalement, et Liberia avait été la seule à me dire pourquoi, pour qui. Je n'avais rien dit parce qu'il ne voulait plus m'entendre. Il n'acceptait de me voir que lorsqu'il le décidait et alors me l'imposait. Au point où on en était, j'aurais pu venir tout lui dire sans qu'il n'en croie un strict mot.

Je me sentais sale et stupide. Il allait me regarder avec pitié et dégoût dorénavant après avoir vu ce qu'elle m'avait obligé à faire. Être dans cette situation était juste intolérable. Encore plus lorsqu'il se décidait à ne pas comprendre mes décisions. « - C'est tout ce que tu trouves à dire ?! » J'étais debout, je criais tout en répétant cette phrase, parce que je n'arrivais pas à y croire. Ma colère était telle que tous les bureaux rappèrent le sol avec fracas pour se mettre entre Octavus et moi. Comme une dernière tentative pour me protéger, trop tard bien sûr. Ma magie ne s'était jamais déclarée de manière incontrôlée depuis mon entrée à Poudlard. C'était aussi effrayant que grisant. Cette violence me donnait envie de plus. J'avais envie de lui faire mal, de lui rendre un peu toute la douleur qu'il m'infligeait depuis tout ce temps. Ça ne serait qu'un juste retour des choses. Ma baguette se retrouvait dans ma main et j'agissais sans réfléchir davantage. « - Expelliarmus ! » Il était loin le temps où je le rassurais en lui disant que je n'avais pas peur de lui, même si on s'engueulait et qu'il était armé. Il fallait que je l'accepte : je ne le connaissais pas et je ne pouvais pas avoir confiance en lui. Je tremblais comme une feuille, de fureur et d'épuisement, et ma main n'était pas précise. Je ne pouvais pas être sûre que ce sort, comme ceux d'attaque qui s'en suivirent, atteignirent leur cible. Et puis, je me refusais toujours à le regarder. Ma vue était brouillée de toute façon, je n'étais plus moi-même. Depuis longtemps déjà, mais en cet instant, plus que jamais.

Je finissais par me calmer, tout simplement parce que je n'arrivais plus à lancer de sortilège. J'avais complètement pété les plombs. Jamais je n'aurais cru que j'en viendrai à l'attaquer directement. Et pourtant... J'espérais au fond qu'il s'était défendu même si j'aurai aussi adoré l'idée de le voir blessé par mes soins. C'était grotesque. Je me forçais à prendre de longues inspirations, mes dents claquant les uns contre les autres parce que je tremblais toujours aussi fort. « - Alohomora. » Celui-là de sort parvint et à atteindre sa cible, la porte, et à avoir l'effet escompté. Je rangeais ma baguette de peur d'être tentée de l'utiliser de nouveau. Et enfin, je lui accordais une brève oeillade que je voulais plus noire que perdue. Je ne pensais pas être capable d'être aussi violente. Comme quoi, lui aussi pouvait révéler le pire en moi. « - Demain on va fêter mon anniversaire comme si tout était normal. Tu pourras dire la vérité quand ça te chanteras après et surtout, tu sortiras à jamais de ma vie. C'est clair ? » Est-ce que c'était moi ça ? Cette voix cruelle et froide, cette fille insensible et calculatrice ? En tout cas, en cet instant, c'était plus facile d'être elle que la jeune femme blessée et à deux doigts de devenir folle. Je ne lui laissais pas réellement le choix, pour une fois, il allait se contenter d'agir et de se taire. C'était bien la moindre des choses qu'il pouvait faire.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Ven 11 Déc - 13:07


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Comment avais-tu pu alors même que tu savais pertinemment les effets qu’avaient le sort quand on l’appliquait sur toi ? Tu avais été comme ton maître haït, prenant et fouillant sans aucun égard pour l’objet de ton obsession. Tu avais beau te convaincre que tu n’avais pas eu d’autre solution, qu’elle ne t’aurait jamais dit la vérité autrement, à part peut-être avec une potion de vérité, les faits étaient là. Et tu ne parvenais même pas à ressentir du remord face à ton geste. Une part de toi soufflait même qu’elle était fautive, qu’elle aurait du être moins têtue et obéir plus tôt. Était-ce vraiment cet homme froid et manipulateur que tu étais devenu ? Un parfait mangemort, mais trop intelligent pour accepter de servir quelqu’un d’autre que toi-même.

Et alors même que tu aurais dû t’inquiéter d’elle, tu continuais à ne penser qu’à toi, à envisager les solutions pour continuer de la contrôler alors même que tu t’étais assuré qu’elle ne te regarde plus jamais en face sans avoir de haine. Alors que tu l’interrogeais sans lui laisser le moindre répit, parce que cette question là n’avait pas de réponse claire dans son esprit, tu réalisas qu’elle était au sol. Qu’elle semblait aussi vide et sans force que toi. Tu l’avais brisé bien plus que ton attaque physique ne l’avait fait. Tu hésitas, partagé entre l’envie de la relever et le savoir qu’elle ne voulait surtout pas que tu la touches. Au final, tu restas immobile, lui laissant cet instant pour se reprendre. Tu en avais déjà assez fait, et pourtant tu réfléchissais toujours à la possibilité d’utiliser l’oubliette. Ta baguette tournait entre tes doigts. Devais-tu choisir la facilité ? Finalement, elle réagit. Si tu n’en avais pas été déjà assuré, le ton las et abattu confirmait tes craintes. Elle n’avait pas tort. De toutes les choses les plus pressantes, tu avais de nouveau choisi l’égoïsme. Tu n’allais même pas t’excuser d’agir de la sorte. « Je vois que tu as rencontrée mon ex. » Une forte envie de rire totalement inappropriée te saisit face à la platitude en dépit de la gravité de la situation. Tu n’allais pas te justifier. Elle avait toujours su intérieurement que ce mariage n’était pas de ton fait et tu n’allais sûrement pas t’excuser d’avoir essayé de vivre.  

Quant à Wendy, pauvre Wendy qui se trouvait embarquée dans une histoire tellement plus compliquée que prévue, tu ne savais comment réagir. Liberia la connaissait. Il n’aurait même pas été étonnant qu’elle ait été une cliente quand tu rendais parfois visite à la serveuse. Tu la mettais en danger. Avait-elle été approchée elle aussi ? Et si Liberia était à l’origine de ta rencontre avec la blonde ? Tu ne pouvais pas envisager qu’elle t’ait menti, pas après tous ces moments partagés. Elle ne pouvait pas être aussi bonne comédienne. Mais alors, si quiconque apprenait la vérité sur ta relation avec elle, elle risquerait très cher. Allais-tu être égoïste et continuer d’être John alors que le mensonge pouvait voler en éclat d’un jour à l’autre ou la protéger parce que tu réalisais que tu tenais à elle bien plus qu’un ami de beuverie ne le devrait ? Était-ce donc le prix de ton bonheur ? Devais-tu semer la désolation partout ou tu allais simplement pour essayer de faire tes propres choix ? Le plus drôle dans tout cela, c’était que votre relation était toujours platonique quoi que semblait en penser les deux rousses. Mais tu n’allais sûrement pas leur dévoiler les détails de ton amitié ambigüe pour la jeune femme. Pourtant, ça t’ennuyait qu’Aloisia se sente trahie et s’imagine que Wendy avait toujours été là dans un coin de ton esprit et que tu lui avais menti. Tu n’avais pas menti tout de suite. Les évènements avaient simplement évolués dans une tournure inattendue. C’était peut-être pire que tu l’aimes en silence sans rien faire plutôt qu’elle ne soit qu’une conquête de plus…

Finalement ta réaction sembla rallumer un certain feu en elle et tu souris, ravi de voir que tu parvenais encore à provoquer sa haine alors qu’elle semblait proche de provoquer une réaction de magie vive. Ce n’était évidemment pas à prendre à la légère, mais elle n’allait pas t’attaquer quoi qu’elle en pense et tu avais ta baguette. Tout ce que tu avais à dire ? Tu avais beaucoup de choses à dire au contraire. Le professionnel averti prit le dessus et au lieu de calmer le jeu, tu attisas les braises. « Maintenant, tu sais avec quel genre de personne tu as failli lier ta vie… » Tu étais presque ébahi du ton toujours glacial de ta voix. Comme si elle avait besoin que tu en rajoutes. Tu l’avais amplement convaincue. Ton regard se fixa sur sa forme vaincue, se détournant presque avec dégoût en réalisant qu’elle n’allait même plus te regarder. Tu étais une présence toxique qui l’avait brisée de toutes les façons possibles. Tu étais certainement pire que Libéria. Elle avait réussi, elle t’avait façonné à son image et malgré tous tes refus et tentatives de prendre le chemin opposé, tu avais fini par devenir exactement ce qu’ils souhaitaient tous. Le cercle parfait. Tu comprenais mieux pourquoi elle se tenait sur ses gardes plus tôt. « Je ne peux que te conseiller de garder le silence sur mes activités annexes, pour ta propre protection. Tu as pu voir une démonstration de ses talents, je doute que tu souhaites qu’il s’intéresse trop à toi… » Tu n’étais même pas certain qu’elle soit en mesure de t’écouter. Pour avoir déjà agi sous le coup de la rage, tu savais que cela semblait presque irréel.

Tu venais de créer un monstre, à cause de tes propres erreurs et de ton arrogance. Mais à quoi t’étais-tu donc attendu ? Tu l’avais su avant même d’agir. Il y avait peu d’acte pire que celui-ci que tu aurais pu commettre sur elle. Et dire que cela était parti d’un malentendu. En réalité, le mangemort n’avait pas du tout souhaité l’approcher pour la recruter ou rien. Mais tu devinais facilement qu’il serait l’un des premiers intéressés si tu annonçais la rupture de vos fiançailles. Après tout cela, la seule idée qu’elle finirait avec un vieux pervers de son genre, adepte de toutes les déviances te donnait envie d’être malade. Tout ce que tu pouvais souhaiter, c’était que tes manigances allaient suffire à la durcir pour qu’elle puisse tout affronter. Apparemment oui… Tu ris légèrement alors que ta baguette sautait de tes mains. « C’est tout ce dont tu es capable ?! » Peut-être étais-tu suicidaire. Tu avais envie qu’elle agisse, qu’elle prenne le dessus et te donne la leçon que tu méritais pour toutes les fois ou tu avais abusé de ta position. Et elle attaqua et tu restas immobile, chaque sort qui t’atteignait étant comme une bouffée d’oxygène. Tu avais l’impression d’avoir l’esprit si clair. Rattraper ta baguette n’était pas une priorité. Elle se calma d’elle-même avec beaucoup plus de self control que tu n’en aurais fait preuve si les rôles avaient été inversés.

Tu observas les deux déchirures de ton costume avec circonspection. Ce n’était rien comparé à ce que la magie noire avait déjà fait. Tu attendis de voir la suite, spectateur de ta propre défaite. Quand elle déverrouilla la porte, tu te dis que tu aurais peut-être dû lancer cet oubliette finalement. La culpabilité qu’elle ressentirait à t’avoir attaquée suffirait peut-être à l’empêcher de parler de tes secrets. C’était tout ce que tu pouvais encore espérer. Elle te donnait des ordres et si tu l’écoutas sans protester, tu n’étais pas si sûr de t’exécuter quand viendrait demain. Tu lui devais bien ça. Tu pouvais lui rendre ce service, garder le silence encore une journée de plus. après tout, quelle différence cela ferait pour toi ? Sauf si vos parents sortaient une surprise de leur chapeau t’obligeant à protester immédiatement bien sûr, mais tu aviserais en temps voulu. En attendant, tu refusas de lui répondre directement. « Nous nous verrons demain matin… Plus amoureux que jamais. » Tu grimaças en prononçant ces mots maudits. Il fallait espérer qu’elle soit très bonne actrice pour revenir à l’amour inconditionnel qu’elle semblait te porter l’été dernier… Tu la laissas partir. Que pouvais-tu faire d’autre ? Elle ne te ferait plus jamais confiance. En cela, tu avais finalement réussi. S’il subsistait une once de tendresse pour toi en elle, elle avait disparu en fumée. Tu avais même réussi à la transformer en une parodie de toi. Encore l’influence insoupçonnée de Liberia…

Une fois sortie, tu te sentis lourd de tout ce qui venait de transpirer. Ta baguette gisait toujours au sol et tu fus tenté de la briser d’un coup de pied sec et de fuir dans le monde moldu avec Wendy, devenir ce John tant désiré. Ensuite, tu fus envahi de rage envers Libéria et te demandas si tu devais tenter de te raisonner ou de laisser tes pas t’emmener jusqu’à la bibliothèque pour lui faire mal. Tu ne savais pas de quoi tu serais capable si jamais tu la croisais. Elle n’attendait peut-être que ça. Ses motifs t’étaient obscurs. Était ce simplement pour affirmer son pouvoir son toi alors que tu avais tenté de briser tes chaînes ou par jalousie que tu sembles avoir trouvé quelqu’un d’autre, même si ce n’était qu’une farce ? Voulait-elle que tu retournes vers elle ? Les quelques jeux de séduction semblaient l’indiquer mais rien n’était jamais aussi simple avec elle. Et lui faire savoir que tu savais serait dangereux tout autant que t’écouter et filer vers Wendy. Alors tu restas dans ce bureau désolé.

Ta nuit ne fut pas vraiment de tout repos. Quand tu parvins enfin à t’endormir, après avoir évité le souper dans la grande salle, tu enchaînas les cauchemars, d’abord t’imaginant Liberia reprenant le contrôle, te faisant chanter sur ta relation avec Wendy, puis Aloisia t’accusant de tous les crimes que tu avais commis. Finalement, tu abandonnas toute idée de dormir et décidas plutôt de boire du whisky. Peut-être pas la meilleure des idées, mais tu n’allas pas plus loin qu’un verre. Après tout, dans quelques heures, tu étais supposé avoir l’air d’un amoureux transi. Tu n’étais pas certain d’être aussi bon comédien. Finalement, même si tu avais réussi à lui effacer la mémoire, ça n’aurait pas effacé tes propres sentiments à l’égard de ta découverte. Il valait mieux qu’elle sache. Mais tu n’avais pas hâte d’être de nouveau en face d’elle, ça non. Ombrage ou Aloisia, qui serait la pire ? Tu n’étais pas sûr d’avoir les nerfs pour supporter cette journée. Pour un peu, tu étais même tenté de prendre une potion euphorisante pour t’assurer d’avoir l’air suffisamment affable. Malheureusement pour toi, l’heure de te rendre vers le bureau de la bonne femme arriva bien trop rapidement. L’appétit de nouveau coupé par ce qui t’attendait et le décor à vomir du bureau rose décoré d’animaux, tu sautas le petit déjeuner avant d’enfiler un costume noir très sobre. Les couloirs étaient encore déserts à cette heure ci et cela te soulagea. Tu n’étais pas d’humeur à gérer les adolescentes en mal d’amour. Refusant de devoir attendre Aloisia et faire la conversation à Ombrage, tu stoppas deux couloirs avant ta destination avant de regarder les secondes défiler. Un bruit de talons te fit dresser l'oreille et tu te demandas si tu ne devais pas rentrer dans le bureau pour écourter une réunion maladroite avec la serpentard. Mais il ne s'agissait pas d'elle.

Tu grognas le prénom détesté alors que la jeune bibliothécaire tournait dans le couloir pour passer devant toi. Parfait... Ta journée commençait vraiment de la meilleure des façons. Il ne manquerait plus que les deux autres arrivent au même moment pour arranger le tout.  « Octavus, quelle bonne surprise ! Tu as rendez-vous quelque part ? » Maintenant cette arrogance teintée d’une sensation que tu ne pouvais pas expliquer prenait tout son sens. Elle se moquait de toi, gardait ses cartes alors qu’elle savait exactement ou tu allais. Aloisia lui  avait-elle tout dit sur le rendez vous matinal ? Tu ne pouvais que te méfier maintenant. Te méfier et avoir envie de l’étrangler. Elle semblait étrangement distante aujourd’hui. Cela ne te calma pas. « Non pas que cela te regarde, mais je dois voir le professeur Ombrage. » Si tes mots trahissaient ton dégoût pour elle, cela ne parut pas étrange dans la mesure où tu n’avais jamais été très sympathique avec elle auparavant. « Je comprends, Dolores t’attend sûrement avec impatience… » Elle souleva un sourcil comme pour te lancer le défi de frapper à la porte. C’était comme si elle parvenait à deviner que tu n’avais aucune envie de te rendre là ou tu étais attendu. « A moins que tu ne préfères passer ton temps libre avec moi ? Je suis certaine que je pourrai te divertir… » Tu te décollas du mur pour éviter qu’elle ne tente une approche avant de croiser les bras. L’envie de te saisir de ta baguette te démangeait et tu te mordis la langue pour ne pas lui révéler que tu savais son stratagème. Tu allais retourner la situation, mais il te fallait le temps de trouver un plan et de prévenir Wendy des grandes lignes. « Je suis sûr que tu es très occupée avec ton travail. Ce serait tragique de priver les élèves d’un savoir qui leur fait tant défaut. Maintenant si tu veux bien m’excuser… » Et le visage fermé tu t’engageas dans le couloir menant au bureau de la secrétaire du Ministre, soupçonneux de voir qu’elle ne te suivait pas.    




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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 12 Déc - 15:29


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Je n'en pouvais plus d'être blessée par chacune de nos rencontres, chacun de ses mots. Je n'arrivais plus à me raisonner, à me dire que j'étais en partie responsable de cette situation, que c'était naturel que j'encaisse tout ça pour lui permettre un minimum de préserver cette liberté qu'il avait tardé à prendre. Aujourd'hui, j'en avais assez. Il venait de me faire tellement de mal que je n'étais pas certaine que j'arriverai à ressentir autre chose un jour. J'étais vide. Je lui avais tout donné, j'avais essayé du mieux que je le pouvais d'être meilleure pour lui puis de le protéger à défaut de l'avoir. Mais ça n'avait jamais été suffisant. Ça n'était pas ce qu'il voulait. Octavus voulait me faire payer pour une décision que je n'avais pas prise. Ou alors, il m'en voulait de ne pas partager son dégoût pour ces fiançailles arrangées bien des années auparavant. L'explication encore la plus simple était qu'il me détestait, tout simplement. Et c'était celle qui expliquait le plus de choses au fond. On ne pouvait pas être aussi froid, aussi cassant, blessant, envers une personne en qui l'on tenait un minimum. C'était quelque chose que je pouvais dire parce qu'après tout ce qu'il m'avait fait subir, j'avais vendu mon âme au diable pour protéger ses secrets. Et dire qu'il avait voulu qu'on reste amis... sûrement encore une autre ruse pour s'assurer de mon silence. L'entendre parler de son ex comme si la situation n'était pas aussi dramatique était insupportable. Il n'allait pas s'excuser pour la simple et bonne raison que je ne comptais pas assez pour qu'il s'abaisse à ça. Comme pour nos parents, je n'étais rien d'autre qu'un nom. Il m'avait fait devenir pour lui tout ce que lui-même cherchait à fuir.

Non, au contraire, je ne connaissais pas la personne avec qui j'avais failli lier ma vie. Cet homme-là était un parfait étranger, un ennemi puisqu'il avait décidé que ça se passerait ainsi. La rage m'empêchait de parler, de comprendre même ce qu'il cherchait à me dire. Comme si de toute façon, ce qu'il voulait c'était me protéger de son nouveau maître. Ridicule, il ne pensait pas me faire croire ça après être entré dans ma tête de cette manière quand même, si ? Définitivement, il me prenait pour une idiote. Une moins que rien. Ce trou béant dans ma poitrine me donnait envie de disparaître. Il n'y avait plus rien à extraire de moi. Alors je choisissais la haine au vide et laissais cette colère m'envahir toute entière pendant quelques instants. C'était plus facile de se convaincre que je n'étais plus que rage alors qu'en réalité, je n'étais plus rien. J'explosais contre lui dans un dernier élan de protection. Je préférais encore qu'il me voie endiablée plutôt qu'éteinte. Il en serait trop content, c'était une victoire qui, bien que gagnée, ne devait pas lui être offerte. J'avais tout le temps du monde, toute une vie, pour traîner ensuite ce gouffre qu'il avait creusé petit à petit. Je ne contrôlais pas ma magie, je voulais le faire payer, me convaincre que je voulais qu'il souffre. S'il disparaissait lui aussi, on serait peut-être quitte même si ça n'arrangerait en rien les choses pour moi. Les sorts fusaient à la suite, n'atteignant pas toujours leur cible, mais je m'en fichais. J'avais envie de le faire taire, de le faire tomber, à son tour. Je n'y parviendrais jamais et pourtant je continuais d'essayer. Il fallait que ça sorte, une bonne fois pour toute, et que je tourne définitivement la page. Que je le laisse partir, à jamais.

Lorsque cette pensée traversa mon esprit, je me calmais, comme apaisée en un sens. Je savais très bien ce qu'il me restait à faire, je l'avais prévu depuis un moment. Qu'il apprenne ce soir la vérité sur bon nombre de points ne changeait en rien mes intentions. Au contraire, plus que jamais, c'était à moi de mettre un point final à notre histoire. Pour peu qu'on puisse qualifier ces douze ans de la sorte. Je ne ressentais aucune culpabilité mais aucun soulagement non plus. J'avais attaqué Octavus, et après ? Ça n'était pas comme si la douleur qui en résulterait serait comparable à la mienne. Son bien-être ne pouvait plus entrer en jeu. J'allais en crever si je continuais sur cette voie-là. Demain, j'agirais une dernière fois pour lui et après, il disparaîtrait de ma vie, qu'il le veuille ou non. Sur ça, il ne pourrait pas avoir le choix. Plus amoureux que jamais... si la haine était comme on le disait aussi proche de l'amour, peut-être que ça ne serait pas si dur finalement. « - Va te faire voir. » Je ne m'attardais pas et ressortais dans ce couloir vide, reflet parfait de l'Aloisia que j'étais devenue malgré moi. Parvenir à marcher, à ne rien montrer de mon désarroi, fut la bonne surprise de la soirée. J'avais été certaine de m'effondrer à la seconde où j'aurai quitté cette salle de classe. Mais non, mon corps avait pris le relais de mon esprit.

Et c'était bien mon esprit qui allait me faire souffrir encore et encore. J'en avais conscience et en un sens, ça me terrifiait. J'avais besoin d'oublier tout ce qu'il venait de se passer, tout ce que je subissais depuis la Russie. Ma première pensée fut pour Aleksei, j'aurais aimé pouvoir l'appeler à la rescousse, me confier à lui et le laisser me dire quoi faire. Le laisser me sauver, une nouvelle fois. C'était le seul qui s'apparentait à un ami, dommage qu'il soit également la personne la plus importante pour Octavus. J'oubliais dès lors toute idée de le contacter, ça n'était pas la solution. En réalité, il n'y avait pas de solution. Pour le moment, tout ce que je pouvais faire, c'était repousser l'instant où je devrais faire face à cette souffrance. Et pour ça, je savais qui était « l'ami » dont j'avais besoin. Mes pas me menèrent dans la Grande Salle et pourtant, je n'avais aucunement l'intention de m'y attabler pour profiter d'un repas. Je filais droit vers la table des Serdaigles et plus précisément vers un jeune homme que je n'avais pas revu depuis des semaines. Micah sembla surpris mais pas mécontent de cette nouvelle attention que je lui portais. Je lui proposais de s'éclipser pour être seule, je me fichais des exclamations stupides de ses camarades. Au pire, si la rumeur se répandait, ça ne pouvait que m'être bénéfique. Il accepta et je le laissais me guider jusqu'à une salle de la tour de l'aile ouest du château. Je savais que la Salle Commune des Serdaigles n'était pas loin. Il fallut passer par quelques endroit incongrus et je devinais alors qu'ils avaient, lui et ses amis, trouvé un endroit en retrait où amener leurs conquêtes. Ils l'avaient même aménagé, si ce n'était pas beau ça. Le jeune homme ne perdit pas une seconde et se rapprocha vivement de moi avant que je ne le coupe. « - Tu n'aurais pas un petit remontant d'abord ? » Il s'arrêta, dubitatif un instant, avant de sourire et de sortir un sachet plein de sa poche. Voilà ce que je recherchais. Contrairement à la première fois, je n'hésitais pas. J'en prenais un, entier, malgré ses recommandations d'y aller mollo. Et puis je le laissais faire ce qu'il voulait.

L'effet fut quasi-immédiat. Très vite, je me sentais comme enveloppée de coton, aussi bien physiquement que mentalement. Je n'étais pas en état de penser. Je ne me concentrais plus que sur les sensations étranges qui m'entouraient. Tout semblait nouveau, irréel. J'avais conscience de ce que je fabriquais avec Gatling, mais c'était différent. Je n'étais pas dégoûtée, mon corps se laissait guider, comme en transe. Je respirais mieux, je n'avais plus froid, je n'avais plus mal. J'avais l'impression d'être une toute autre personne et c'était libérateur. J'en oubliais tout, me demandais même comment il en avait pu être autrement un jour. La vie devrait être comme ça : intense et floue. Si ça n'était pas la réalité, je préférais mille fois rester dans cette illusion. Le vide était repoussé, pour l'instant du moins. Je faisais le plein de cette trêve, me délectais de cette évasion tant attendue. Pour l'heure, je ne m'inquiétais pas du fait que cet état second ne durerait pas. Il y aurait toujours moyen d'y retourner.

Je ne me rappelais plus très bien de l'exactitude de notre soirée, mais ça n'était pas un mal, bien au contraire. Lorsque j'eus froid à nouveau, j'ouvris un œil douloureux. L'engourdissement avait laissé place aux courbatures, j'avais l'impression qu'on m'avait réellement roué de coups. J'avais des marques d'ailleurs mais je ne savais pas si je les devais à l'emportement d'Octavus ou à celui de Micah. D'ailleurs, il était toujours à côté de moi, et endormi, Dieu merci. Le soleil inondait la pièce : j'avais passé la nuit dans cet espèce de débarras. Il fallait encore que je repasse par ma Salle Commune et par le bureau de Rogue avant de me rendre à celui d'Ombrage. Le pire restait encore à venir. Je repoussais l'envie de me replonger de nouveau dans l’anesthésie douce des champignons et me rhabillais en vitesse pour descendre prendre une douche et me changer. Je choisissais des manches longues et un pantalon pour camoufler les marques présentes sur mes bras et mes jambes. Malgré mon retard, je prenais le temps de me maquiller, de masquer le plus possible la fatigue. Puis je filais vers l'antre du Maître des Potions.

Sa voix traînante m'intima l'ordre d'entrée à peine avais-je tapé sur le bois de sa porte. Même les Serpentards n'aimaient pas se retrouver ici, pourtant je trouvais Rogue bien plus supportable que la moitié des professeurs de cette école. Je lui exposais le motif de ma venue, lui expliquais mon absence pour le week-end. Il ne sembla ni surpris ni contrarié. Mais c'était rare de voir une quelconque expression étirer ses traits. Il conservait cette impassibilité envieuse constamment. J'aurais du lui demander quelques cours, peut-être que ça m'aurait évité pas mal d'ennuis. Il acquiesça sans un mot et je décidais alors de le quitter avant qu'il ne m'arrête. « - Bateson attendez. » Je me retournais de nouveau vers lui, surprise de cette réaction. Le sombre sorcier se leva et ouvrit une petite armoire pour en ressortir une potion qu'il posa sur son bureau en se rasseyant. « - Buvez, vous allez en avoir besoin. » Je restais pourtant immobile quelques secondes, choquée d'une telle intention de mon directeur de maison. Soit il voulait dire que j'avais vraiment une mine effroyable, soit il se doutait que la journée qui m'attendait n'allait pas être une partie de plaisir. Mais c'était peu probable. « - Merci. » C'était sincère pour le coup, il apparaissait vraiment comme une aide sortie de nulle part. J'avalais la potion sous ses yeux en lui laissant le flacon vide avant de le quitter pour de bon.

C'était comme se rendre à la potence. À chaque pas que je faisais, une petite voix en moi me hurlait de rebrousser chemin. Mais je n'en avais pas la possibilité. J'arrivais dans la dernière ligne droite lorsque j'aperçus Octavus. Il n'était pas seul, bien sûr, à croire qu'il était constamment en bonne compagnie. Liberia était avec lui. C'était étrange et complètement fou, mais voir la bibliothécaire avec lui me fit l'effet d'une nouvelle trahison. De sa part à elle ou à lui, je ne pouvais pas le dire. Rasputin avait été la seule à me dire la vérité. Et bien qu'elle ait fait de moi sa marionnette, que ses tortures et ses demandes m'avaient poussé dans un terrible tourment, je ne pouvais pas nier qu'elle était la seule à avoir eu la considération de m'avouer leur histoire. Et l'existence de sa nouvelle conquête. Ça ne faisait pas d'elle quelqu'un de bien, certainement pas. Mais j'avais juste moins envie de la fuir elle que de le fuir lui désormais. Mon ancien fiancé s'engouffra dans le couloir du bureau d'Ombrage et je me pressais vers son ex. Il ne lui avait pas dit pour hier, si ? Il ne pouvait pas avoir fait ça, ça aurait été complètement stupide. Pas avant mon anniversaire, je le lui avais demandé. Si elle savait, elle n'hésiterait pas à agir pour le piéger. Ou pour me piéger moi peut-être. « - Qu'est-ce qu'il vous a dit ? » Je devais avoir l'air d'une folle et c'était sûre que j'allais finir par le devenir si ça continuait. Je n'eus le temps d'aucune réponse, se fut une voix encore plus dérangeante que celle de Liberia qui m'interpella. « - Miss Bateson, vous êtes déjà là. » Je me retournais pour voir la forme de crapaud de l'inquisitrice venir à notre rencontre. Elle devait remonter du petit-déjeuner. Avec elle dans les parages, je n'allais rien obtenir de ma geôlière.

Elle ne resta d'ailleurs pas et je me retrouvais à faire les derniers mètres avec l'envoyé du Ministère. « - J'ai tout de suite accepté lorsque Cornelius m'a demandé de vous laisser passer par ma cheminée. Bien sûr, le Ministre sait qu'il peut compter sur moi pour ses demandes un peu particulières. » Elle continuait sans s'arrêter jusqu'à l'entrée de son bureau mais je ne l'écoutais pas. J'étais ailleurs, dérangée par l'idée qu'Octavus ait confessé la soirée de hier à Liberia. S'étaient-ils moqués de moi ensemble, la pitoyable enfant à qui ils faisaient vivre un calvaire l'un comme l'autre ? « - Ah professeur McKenna ! » Il était déjà à attendre devant le bureau et je ne pouvais pas m'empêcher de le regarder, méfiante de ce qu'il avait pu dire. Ce ne fut que lorsque l'abominable inquisitrice nous fit entrer dans son bureau rose bonbon que je me forçais à sourire et à l'approcher. Qu'Ombrage ne nous trouve pas très convaincants n'était pas important, le vrai enjeu était de jouer parfaitement la comédie pour nos parents, jusqu'à ce soir. Après ça, nous n'aurons plus aucune raison l'un comme l'autre de nous côtoyer. Mais ça, pour le moment, il n'en avait aucune idée.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 19 Déc - 13:48


“I wanted to be adored
The trust of the innocent is the liar's most useful tool

La voix insupportable du vieux crapaud se manifesta dans le couloir que tu venais de quitter et tu inspiras fortement pour trouver la force de supporter toute cette mascarade et de l’affronter elle puisque tu allais voir les deux arriver en même temps. Le seul point positif dans l’affaire était que tu n’aurais pas à meubler un silence plein de tension si la bonne femme faisait assez la conversation pour vous tous. Placardant un air plus avenant sur ton visage, tu tournas ton buste en direction des bruits de pas. Une journée entière et ensuite, tu n’aurais plus jamais à entendre parler de tous ces dingues. Il fallait l’espérer du moins.

Voir Aloisia fut comme un vrai coup au plexus qui te coupa la respiration et tu entendis à peine l’apostrophe d’Ombrage. Le regard qu’elle posa sur toi te fit froncer les sourcils. Il allait falloir qu’elle augmente son niveau de jeu sinon personne ne croirait à votre supposé amour fou. Pour un peu, tu aurais presque pu penser que tu avais rêvé toute la journée d’hier et que rien ne s’était passé. Pourtant, quand tes yeux se posèrent sur la coupe courte, tu sus que malheureusement tout s’était vraiment déroulé. Ce serait intéressant de voir ce qu’allait en penser ses parents. Même si la rousse se moquerait bien de ton avis sur la question, tu la soutiendrais dans ses choix capillaires. C’était la moindre des choses. Tu réalisas que tu étais toujours silencieux et posant un sourire contrit sur la femme aux gouts vestimentaires douteux, tu la saluas à ton tour. « Professeur Ombrage, bonjour. Merci infiniment de nous laisser utiliser votre cheminée pour notre déplacement. » Tu roulas intérieurement des yeux en t’entendant dire ces bêtises. De toute façon, puisque toutes les cheminées étaient surveillées par le Ministère, il était évident qu’elle l’aurait appris d’une façon ou d’une autre. L’inclure permettait de s’assurer de conserver de bonnes relations et vu la marque que ta famille portait, c’était sûrement préférable. Malfoy était un bon exemple à suivre en la matière.

Tu n’avais toujours pas adressé Aloisia. Allait-ce sembler étrange ou non ? Tu n’arrivais même plus à te rappeler ton comportement passé. Tout ce qui te revenait en mémoire était les souvenirs d’hier soir et les mots plein de haine échangés. Mais finalement, une fois à l’intérieur du bureau décoré avec le plus grand mauvais goût du monde, tu réalisas que tu devais te reprendre. Dans quelques minutes tout au plus vous alliez arriver dans le manoir de l’une de vos familles et les apparences devraient reprendre leur place. Jusqu’à ce soir ? Tu verrais cela selon le déroulement de la journée. Jetant un petit coup d’œil sur la serpentard, tu réalisas qu’elle avait aussi enfilé son masque du jour et semblait presque revenue à la normale. C’était terrifiant à voir. « Bien, nous n’allons pas vous retenir plus longtemps. Je suis certain que vous êtes très occupée. » Surtout si les rumeurs disaient vrais et qu’elle préparait dans l’ombre la destitution de Dumbledore. Cela aurait au moins l’intérêt de te laisser plus de champ libre pour espionner Potter, puisque sur ce point vous aviez des intérêts communs. Autant couper court le plus vite possible à cette conversation stérile. Entre deux enfers, tu ne savais pas lequel était vraiment le pire. En plus, les miaulements provenant des assiettes commençaient de te donner un sacré mal de tête. Tu ne comprenais pas comment elle pouvait supporter ça toute la journée. C’était peut-être une autre façon insidieuse de torturer les élèves en plus de sa plume. « Vous donnerez le bonjour à vos parents. » Nul doute qu’ils seraient ravis de l’apprendre. Tu plaças un sourire sur tes lèvres, hochant la tête d’un air ravi à l’idée de les revoir d’une seconde à l’autre. « Je n’y manquerai pas. Passez une excellente journée professeur. » Finalement, tu te tournas vers Aloisia, te préparant à affronter son regard même s’il n’était plus plein d’accusations. Ce serait sûrement parmi les seuls mots que tu allais lui adresser avant quelque temps. « Tu es prête ? » Même si ce n’était pas le cas, vous n’aviez pas le choix de toute manière. T’avançant vers la cheminée, tu ouvris la boîte peinte de chatons qui semblaient te juger du regard et t’emparas d’une poignée de poudre. Au moins, la cheminée n’était pas assez grande pour vous accueillir tous les deux, il n’aurait plus manqué que ça, être en si proche proximité avec elle. N’était ce pas noble que tu la précèdes pour affronter le quatuor infernal qui t’attendait de l’autre côté ? « Manoir Bateson. » Quand il faut y aller…

Ne pas avoir eu l’occasion de parler avant de les affronter était à la fois un bien et un mal. non pas que tu avais souhaité t’excuser. Tu restais sur tes positions en la matière, mais avec tant de malentendus et de non-dits, ce serait sûrement miraculeux que vous parveniez à sortir indemne de cet entretien en règle. Tu atterris sur le tapis du petit salon, lissant tes vêtements avant de t’écarter de la cheminée pour attendre Aloisia. Avec un peu de chance, elle arriverait vite. À moins qu’elle ne profite de l’opportunité pour se tromper consciemment de destination et s’échappe quelque part loin de tout ce délire. L’idée t’avait bien effleuré l’esprit d’ailleurs… Évidemment, vous aviez un comité d’accueil. Tu cachas mal une grimace en les voyant tous, une tasse de thé à la main, l’image parfaite du tableau esthétique mais vide de tout sentiment. « Mère, père. Madame Bateson, Monsieur Bateson. » Toujours plein de bonnes manières en dépit de tes fréquentations, tu fis un baisemain à la blonde glaciale postée sur le canapé. Tu avais toujours eu du mal à croire qu’elle ait pu donner naissance à quelqu’un comme Aloisia. Elles étaient totalement opposées en tout. Du moins jusqu’à maintenant, tu avais apparemment réussi à changer son caractère en une réplique plus ou moins réussi de celui de sa génitrice. Parfois tu te demandais si elle n’avait pas demandé à quelqu’un d’autre de la porter pour elle.

Ce fut seulement quand tu posas les yeux sur ta mère, que tu t’autorisas à adoucir légèrement ton visage avant de poser un baiser léger sur sa joue ridée. Tu avais beau être revenu en Écosse, tu passais toujours aussi peu de temps en sa compagnie malgré ta résolution du nouvel an de changer cela. La vérité, c’était que tu avais beaucoup d’autres choses à faire et dans l’ordre de tes priorités, voir la famille qui te rappelait toutes tes failles était en dernière position dans la liste. De toute façon, elle avait toujours réussi à lire en toi comme dans un livre et tu ne voulais pas qu’elle voit à quel point tu étais torturé et différent de l’homme politique russe que tu avais été un an plus tôt. Elle ne pourrait rien y changer, cela ne ferait que lui faire du mal pour rien et elle n’avait pas besoin de cela. Ce n’était pas juste pour elle que tu ne sois pas assez fort pour jouer mieux la comédie, mais il semblait bien que tu étais condamné à décevoir et blesser les femmes qui tenaient à toi. Cela faisait partie de la description du job.

Les secondes s’égrenaient, et toujours pas d’Aloisia. Tu retrouvais tes vieux réflexes, adolescent récalcitrant et gauche en attendant la sentence qui t’attendait. Demander un whisky serait sûrement mal vu, et pourtant tu étais tenté. Tu avais l’impression d’être là depuis déjà trop longtemps. La rousse avait peut-être mise ta prédiction à exécution et était en cavale. L’idée t’arracha un léger frémissement des lèvres. Ce fut à ce moment là que la cheminée s’éclaira de nouveau et tu tournas la tête vers l’antre, pas prêt à gérer ce qui vous attendait. Au moins vous étiez tous les deux dans la même galère, même si elle ne le verrait sûrement pas comme ça…

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 26 Déc - 17:07


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Je n'allais avoir aucune possibilité de l'interroger sur sa rencontre avec Liberia. Pourtant, je mourrais d'envie de savoir ce qu'ils s'étaient racontés, surtout s'il lui avait confessé ses gestes de la veille. Si elle avait été au courant, j'en aurais probablement déjà entendu parler à l'heure qu'il était. Ce n'était pas le genre de personne qui laissait un écart impuni. Même si j'étais celle qui avait tenu à ce qu'il n'apprenne pas son chantage, ne pas la tenir informer sur l'avancée de la situation saurait l'énerver au plus haut point. Je la côtoyais, malgré moi, depuis assez de temps pour ne pas me faire de doute sur ce point. J'espérais seulement que personne ne lui avait parlé de notre autorisation spéciale de sortie. Il ne manquerait plus qu'elle vienne gâcher mon anniversaire et, par-là même, ma seule chance de me sortir une bonne fois pour toute de cette galère sans fin. Après ce soir, les deux ex pouvaient bien passer tout leur temps ensemble, se rabibocher même s'ils le souhaitaient, ça ne me regarderait plus. Hier avait marqué un tournant, j'avais enfin une raison de tourner la page pour de bon. C'était sûrement un mal pour un bien mais j'en avais payé un prix trop cher malgré tout.

Octavus se chargeait des banalités avec brio et je m'efforçais seulement de sourire et d'apparaître plus proche à ses côtés. Ombrage ne trouverait certainement pas ça étrange que l'homme s'occupe de la conversation et puis de toute façon, il était meilleur hypocrite que je ne pourrais jamais l'être de toute évidence. Tant qu'il n'éternisait pas les choses... J'avais beau ne pas être pressée d'arriver au Manoir, rester dans ce bureau aussi niais qu'étouffant était un réel calvaire. Cette satanée bonne femme avait réussi l'impensable : rendre aussi désolant un simple bureau que l'étaient ses choix vestimentaires. Pas étonnant que tout le château craignait ses retenues si elles se déroulaient dans un tel endroit. L'avantage d'être chez Serpentard, elle ne semblait pas disposer à punir les verts et argents. Une chance réelle pour le coup. J'étais pratiquement certaine que nos parents n'avaient strictement rien à faire des salutations d'une femme si peu importante, elle n'avait été pratique que parce que le ministre de la magie lui donnait un certain crédit, du moins à Poudlard. Même le vieux fou de Dumbledore était plus supportable que le crapaud rose. Et Merlin savait combien il pouvait être agaçant.

Finalement, mon « fiancé » reporta son attention sur moi et je donnais le change, hochant vivement la tête pour lui montrer que oui, j'étais prête. Et ce même si ce n'était pas du tout vrai. Les prochaines heures allaient être pénibles mais elles mèneraient à un point final, il fallait que je me concentre sur ça. Il s'engouffra en premier dans l'âtre de la cheminée et je le laissais faire. Je n'étais pas contre l'idée qu'il se lance d'abord dans l'affrontement parental. Je l'observais sans ciller disparaître en tournoyant dans les flammes, à peine consciente de la présence toujours oppressante de la professeure de défense contre les forces du mal, si on pouvait encore appeler cette matière comme cela. Maintenant qu'Octavus avait disparu, je soupirais mécaniquement. Il fallait que je le suive, j'en avais conscience. Pourtant mes jambes ne semblaient pas vouloir effectuer les trois pas qui me séparaient de la cheminée. Contrairement à ce qu'il m'avait proposé plusieurs fois, je ne pouvais pas disparaître. Parce qu'il en paierait le prix, la bibliothécaire n'aurait plus rien qui l'empêcherait de dire la vérité. Mais aussi, et ce de manière totalement incompréhensible, parce que je ne me sentais pas de faire ça à mes parents. Alors non, ils ne méritaient probablement pas un tel sacrifice, mais je restais leur fille, une Bateson, et si je n'obéissais pas, c'était toute une famille, un nom, qui tombait en désuétude. Un toussotement aussi peu discret qu'irritant se fit entendre et sans même me retourner vers Ombrage, je finis par m'exécuter. J'attrapais une poignée de poudre avant de me jeter dans la gueule du grand méchant loup. « - Manoir Bateson . »

Le rose immonde du bureau laissa place à un tournoiement d'étincelles vertes. C'était le laps de temps nécessaire pour rentrer dans mon personnage. En acceptant tacitement de me rendre au Manoir, j'acceptais d'exécuter mon plan jusqu'au bout et avec brio. Savoir qu'après cette journée, tout serait fini, me donnait l'impression de laisser mourir une partie de moi dans ces flammes. Je laissais s'éteindre cette Aloisia pleine de rêves et d'espoir, la vie que j'avais imaginé et tant voulu pour moi, et pour lui. J'acceptais de n'être plus que ce qu'il attendait, c'est-à-dire une menteuse, et une bonne. Une jolie poupée mais une poupée vide. Lorsque mes pieds foulèrent le tapis du grand bureau, j'étais finalement prête. Et c'était comme regarder la scène d'en haut, voir une étrangère jouer avec mon propre corps. Je souris à pleines dents, comme ça ne m'était plus arrivé depuis si longtemps, tout en m'approchant de nos parents que je saluais respectueusement avant de me ruer vers Octavus pour m'accrocher à son bras. Comme l'aurait fait n'importe quelle femme surexcitée et amoureuse. « - J'espère qu'on ne vous a pas trop fait attendre, Octavus n'en finissait plus de converser avec Miss Ombrage, pas vrai ? » Là le fond était totalement banal mais la forme importait. Il fallait prouver que l'on était complice directement, ne laissait planer aucun doute. Les quatre spectateurs que l'on devait satisfaire n'étaient pas du tout des plus faciles.

« - Mais par Merlin qu'as-tu fait à tes cheveux ? »
Je détournais mon regard prétendument amouraché d'Octavus pour affronter l'oeil sombre de ma mère. J'imaginais que c'était sa manière de me souhaiter un joyeux anniversaire. D'ailleurs, cette pensée me fit réaliser que personne ne l'avait encore fait. Et je ne savais pas si ça devait me faire rire ou pleurer. Mais après tout, il n'y avait pas matière à s'enthousiasmer donc bon. Longs, elle n'avait cessé de me charrier sur leur couleur, détestable à ses yeux. Et de toute évidence, courts, ça ne lui plaisait pas beaucoup plus. Ce qui ne me surprenait définitivement pas. « - Je me suis dis qu'il me fallait un peu de changement avec cette majorité. » Je faisais évidemment l'impasse sur les réelles raisons de cette nouvelle coupe de cheveux, ni la manière dont elle avait été exécuté. Ça n'allait pas du tout arranger l'opinion visiblement mauvaise que se faisait ma mère dessus. Je la vis rajouter dans un soupir « - J'enverrai Lamia chez Duclair, sa lotion repousse-cheveux vaut une fortune mais tant pis... » avant de boire une gorgée de son thé, comme si de rien était. L'image même de la désapprobation à la britannique.

« - Si l'on vous a fait venir... » reprit mon père sans s'intéresser plus que ça à ces futilités physiques, « - C'est pour que l'on règle certains points sur votre prochaine union. Maintenant que tu es majeure Aloisia, il n'y a plus de raison pour retarder davantage votre mariage. » Autant que j'avais pu le prévoir, je restais sonnée par cette déclaration. C'était une des raisons qui pouvait pousser Octavus à ne pas attendre un autre jour avant de révéler la vérité. Et je ne pouvais pas le laisser me couper l'herbe sous le pied. « - Oui d'ailleurs, le créateur ne devrait pas tarder, nous irons choisir une robe dans le petit salon ensemble, n'est-ce pas Carolina ? » Ce ton qui sonnait faux et cette volonté hypocrite d'apparaître un tantinet proche de ce qui aurait du être ma future belle-mère étaient insupportables. Mais la mère d'Octavus était certainement trop bonne pour s'en rendre compte ou alors, pour montrer une once de désagrément face à cette attitude. J'allais donc subir l'épreuve des essayages de robes de mariée, vraiment ? Comme en prévision d'une rébellion du brun, je me resserrais un peu plus sur son flan, exerçant une pression plus forte sur son bras. « - Vraiment ? J'attendais ça avec tellement d'impatience ! Tu promets que tu auras quand même l'air surpris et extasié le jour J? » Encore une promesse que l'on ne tiendra pas, on était plus à ça près. Je plongeais mon regard dans ses yeux sombres sans plus rien ressentir si ce n'était toujours ce vide. C'est ce qui me permettait d'avoir l'air pétillante et heureuse, je n'aurais pas réagi différemment s'il ne m'avait pas quitté en Russie. Une véritable actrice confirmée, il était temps.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 10 Jan - 15:24


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Enfin. Malgré tous tes espoirs qu’elle tente de prendre la poudre d’escampette, elle était bien trop conditionnée pour cela. Une machine tout comme vous tous. Et on pensait que les moldus étaient les moins que rien. De toute façon, elle n’aurait pas été bien loin. Tu te forças à tourner les yeux vers la cheminée, comme tout bon fiancé se devait de le faire à l’approche de la femme qu’il était censé épouser. Si au moins tu avais pu te dire que vous étiez amis, la complicité t’aurait aidé à surmonter cette mascarade. Maintenant, vous étiez véritablement seuls avec vos problèmes. elle arriva avec un sourire si large que tu te demandas si entre temps, elle n’avait pas pris une substance illicite. Tu lui jetas un regard légèrement éberlué avant de te reprendre, conscient que tu n’étais pas censé être surpris par sa bonne humeur. Tu n’arrivais pas à savoir si elle était vraiment convaincante ou si c’était simplement toi qui n’étais pas à la hauteur. Sûrement les deux.

Et pourtant, tu tressaillis sensiblement quand Aloisia s’accrocha à ton bras. Non, tu n’avais pas été préparé à ce qu’elle aille aussi loin. Avait-elle été aussi tactile avant cela ? Tu n’en étais même pas certain. Mais tu n’avais jamais été aussi le plus attentif qui soit. Étais-tu supposé te montrer plus proche maintenant que vous étiez plus ou moins tout le temps ensemble au château et en dehors ? Tu doutais de chaque action, tellement ennuyé à l’idée que cela ne soulève une attention trop soutenue. Tu étais parfaitement conscient de ce qu’ils penseraient tous de toi s’ils avaient vent de ton comportement dans ton pays d’adoption. Si vous aviez été un peu plus arriérés, tu aurais sûrement été provoqué en duel à mort pour tes actions scandaleuses. Après tout, tu avais bafoué son honneur avant de la laisser tomber. Mieux valait que ta mère n’entende jamais parler de cette histoire sinon tu risquais de la décevoir et ce serait surement pire que devoir faire semblant d’être excité à l’idée de vos fiançailles prochaines. C’était peut-être aussi que tu n’avais même plus envie de faire semblant. Tu en avais marre tout simplement. En d’autres circonstances, tu aurais applaudi de voir à quel point elle parvenait à bien jouer la comédie devant eux quand tu avais l’impression d’être d’une transparence effrayante.

Prenant sur toi, tu forças un sourire faux sur tes lèvres avant de répondre, réalisant qu’elle avait parlé d’Ombrage. Autant meubler la conversation avant d’en arriver aux choses plus déplaisantes. Tu n’avais jamais été aussi coincé, même quand tu avais du faire des défis insensés sous la houlette d’Aleksei, c’était dire. « Oui, elle risque de bientôt devenir ma supérieure si les choses continuent sur cette voie. Il ne serait pas dans mes intérêts de la froisser. » Voilà, ton père hocha la tête d’un air approbateur face à ce qu’il considérait comme son enseignement. Tes dents grincèrent légèrement alors que tu luttais pour maintenir ce sourire affable sur tes lèvres, posant finalement une main incertaine sur le bras qui s’accrochait à toi. Tu espérais qu’elle n’allait pas se dégager suite à ce contact, mais puisque vous deviez faire semblant. au final, toute action passa inaperçu puisqu’au même instant, Madame Bateson sembla soudainement réaliser que sa fille chérie n’avait plus la même coiffure. Ah vous y voilà. La problématique des cheveux. Tu te crispas légèrement. si face à quelque chose d’aussi anodin, la réaction était aussi extrême, alors que serait-ce ce soir au juste ? tu espérais juste qu’ils n’avaient pas eu l’arrogance de faire venir des journalistes et surtout pas cette horrible Skeeter, renommée pour les ragots poubelles de sa chronique.

Fidèle à ce que tu t’étais promis, tu décidas de la soutenir dans son choix capillaire. Après tout, d’ici peu, ils comptaient bien que tu l’épouses, donc si sa longueur actuelle te convenait, sa mère n’avait certainement pas son mot à dire sur la question. Incroyable… Voir qu’ils étaient prêt à dépenser de l’argent pour des choses aussi triviales. « Si je puis me permettre, Aloisia à l’air beaucoup plus mature de la sorte. Et puis, les cheveux repoussent, elle n’est pas obligée de rester comme ça indéfiniment si cela ne lui plait plus. » Façon subtile d’indiquer que maintenant majeure, elle était à même de faire ses propres choix. Du moins, jusqu’à ce que tu ne sois plus rien qu’un cavalier éconduit. Pas certain que son prochain mari ne soit aussi tolérant. Certains tordus comme ce mangemort répugnant de l’autre fois avaient même plutôt une tendance à apprécier les aspects juvéniles. Pour pousser la comédie plus loin, tu passas ta main dans ses cheveux, appréciant étrangement que tes doigts naviguent avec plus d’aisance qu’autrefois dans ses mèches rousses.  

Le moment fut interrompu assez rapidement quand ce fut cette fois le patriarche qui prit la parole et tu sus que la conversation allait vite devenir plus déplaisante encore. Évidemment. Encore cette maudite union. Tu étais tenté de t’échapper dans ta tête, mais il serait trop imprudent de ne pas écouter et risquer de rater une information cruciale sur leurs préparatifs. Et effectivement, ils voulaient hâter les préparatifs. Ou était passé le temps des mariages qui se préparaient pendant des années pour avoir une fête grandiose ? Mais vraiment, depuis le temps ou vous étiez promis l’un à l’autre, nul doute que beaucoup des préparatifs avaient été pris sans demander votre avis. Ce n’était pas comme si tu étais un adulte. Bon sang, viendrait-il un moment ou on cesserait de penser que tu étais un enfant ? Considérant l’espérance de vie des sorciers, c’était peu probable. Pouvais-tu vraiment te permettre d’encore attendre ? Tu n’avais rien promis à Aloisia après tout. Au rythme où allaient les choses, ils comptaient organiser le mariage surprise ce soir. Quel cauchemar… Tu ne l’aurais pas exclu. Après tout, chacun connaissait tes réticences à t’engager et te prendre au piège n’aurait rien eu d’étonnant. C’était bien ce qui t’était arrivé quand tu avais été transporté là ou Voldemort se cachait après tout.

Le créateur ? Pardon ?! Tu te raidis d’avantage en entendant qu’ils voulaient choisir la robe aujourd’hui. Par merlin ! Tu n’étais pas prêt à endurer ce genre d’expérience pour le moment. Tu toussotas le plus discrètement possible, prit d’une furieuse envie de t’étouffer. Si cela pouvait te permettre d’échapper à la corvée… Rien n’aurait changé si tu n’avais pas agi de la sorte plusieurs mois plus tôt. Tu savais très bien que tu aurais été dans ce mariage à reculons jusqu’à l’autel. La seule différence était que tu avais gagné en audace. Tes yeux glissèrent sur ta mère pour observer son expression. Pour t’apercevoir que c’était elle qui t’observait un peu trop attentivement à ton goût. Comme si elle parvenait à lire tes pensées. Tu avais toujours été mauvais acteur avec elle. Elle ne savait que trop ce que tu pensais du sujet et son regard semblait se faire désapprobateur comme si elle devinait les excès auxquels tu t’étais livré et les mauvais choix faits. Tu n’avais pas particulièrement bonne mine. Le costume impeccable n’était qu’un habit faste mis sur un épouvantail.

L’habit, son corps collé au tien semblait se resserrer comme des tentacules qui te prenaient au piège jusqu’à t’étouffer. Tu étais tenté de desserrer ton nœud de cravate pour mieux respirer. Tu entendis à peine ce que disait Aloisia. Tu perdais le fil. Rester dans le personnage, sinon tu allais devoir bousculer ton plan ! « …extasié le jour J ? » Tu ne pouvais que deviner ce à quoi elle faisait allusion, mais ce n’était pas bien difficile. Son regard semblait te brûler et tu tournas la tête dans sa direction avant de répondre, d’un air légèrement trop sombre pour un futur marié. « Bien sûr. Même si je ne suis pas certain que ce soit sage que je t’aperçoive avant la cérémonie. Ne dit-on pas que cela porte malheur ? » Tu avais envie de rire jaune. De toute façon, qu’est ce qui pouvait vous porter malheur ? La cérémonie n’aurait même pas lieu de toute manière. Tu étais tenté de demander une tasse de thé pour retarder les préparatifs, mais tu ne savais pas trop ce qui était pire entre devoir converser avec eux et risquer d’être découvert, ou se prêter à leur mascarade d’essayage.

L’image t’en appelait une autre et tu te demandas une seconde si Wendy avait déjà envisagé de se marier avec quelqu’un. Cette direction de pensée était loin d’être sage vu ta compagnie actuelle. Tu devais te concentrer sur le moment présent, prendre cela comme un des rôles que tu avais embrassé lors de tes paris fous avec Aleksei. « Rien ne sera laissé au hasard dans ce mariage, Octavus. Tu as aussi ton mot à dire sur la robe de ta future épouse après tout. » Ton père, ce crétin manipulateur. Détectais-tu un soupçon d’avertissement dans sa voix ? S’ils voulaient jouer, tu allais jouer aussi et tu allais être si bon, qu’ils allaient regretter de ne pas t’avoir envoyé dans une carrière de comédien. « Et il faut que vous soyez coordonnés, » ajouta comme dans un soupir ta mère. Étonnant qu’ils soient aussi peu assortis tous les deux, mais semblent communiquer à la perfection. « Bien sûr. je ne doute pas que vous avez déjà tout prévu pour que nous soyons le mariage le plus discuté de l’année. » Ils ne pouvaient pas s’imaginer à quel point d’ailleurs…


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 17 Jan - 15:41


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Il n'aurait pas pu se montrer plus éberlué. À peine avais-je posé un pied dans ce satané manoir que déjà, l'attitude d'Octavus ne me semblait pas être la bonne. Certes, je n'avais pas donné le change dans le bureau d'Ombrage, mais l'enjeu était ici, pas là-bas. Qu'il soit surpris par ce revirement d'humeur, tant qu'il le faisait intérieurement. Heureusement, je semblais être la seule à avoir remarqué son trouble et c'est bien pour cela que je fondis sur lui, tel un oiseau sur sa proie. J'allais devoir redoubler d'efforts de toute évidence. Il était difficile de croire que c'était pourtant lui qui  m'avait entraîné là-dedans. Il avait été celui à avoir cette idée, après m'avoir quitté. Jouer la comédie pour se laisser du temps. Pour lui laisser du temps. À croire qu'il n'avait qu'attendu que je me fasse à la chose, que je m'investisse dans ce mensonge, pour changer d'avis. C'était l'histoire de notre vie ça. Octavus et moi, jamais sur la même page. Je savais que les difficultés provenaient surtout de la présence de son père. Plus le temps passait, plus la haine qu'il lui portait s'accroissait. Auparavant, j'aurais tout fait pour lui rendre cet instant moins pénible, puisque j'avais été celle de nous deux à mieux accepter la situation. Les choses avaient changé. C'était tout aussi dur pour lui que pour moi, encore plus pour moi certainement, et dorénavant, nous étions seuls, dressés l'un contre l'autre. La main qu'il posa sur mon bras n'était qu'un leurre et ne m'apporta aucun réconfort, bien au contraire. Après tout ce qu'il s'était passé, c'était un véritable miracle que je le laisse me toucher. Mon corps tout entier semblait être éteint, ne réagissant plus du tout face à ces contacts.

Je ne fus pas surprise que ma mère saisisse la première occasion pour tenter de me mettre mal à l'aise. Elle dénonçait ma coupe de cheveux, bien sûr, là où le reste de l'assemblée n'y avait même pas prêté attention. Mon prétendu fiancé pris ma défense, me ramenant l'espace de quelques secondes à la soirée de la veille. En forçant mon esprit, il avait vu les événements qui avaient conduit à ce dénouement. Il m'avait observé dans cette salle de bain, plus meurtrie que jamais, coupant mes longues mèches dans un état second. Et c'était peut-être ça, plus que la remarque de ma mère, qui me fit presque regretter mon geste. Je l'avais laissé voir, malgré moi certes, à quel point il m'avait atteinte. C'était comme s'il m'avait pris ça aussi, ce dernier geste de liberté lui appartenait dorénavant. Et comme un échos à mes pensées, il passa sa main dans mes cheveux, beaucoup plus crédible que l'instant d'avant. Je finis par me convaincre de sourire, comme si j'appréciais ses mots. Mais sa bonne volonté fut réduite à néant lorsque ma mère, l'air de rien, sourit avec insistance. Elle se fichait bien de savoir s'il aimait ou pas ce nouveau look, l'elfe de maison irait quand même chercher le produit et ce soir, j'aurai de nouveau de longues boucles rousses. Majorité ou pas, je restais une marionnette, qu'ils se battent pour décider lequel d'entre eux était mon marionnettiste ne changeait pas grand chose au final.

Je sentis Octavus se raidir lorsque le sujet devint plus sérieux. Nous n'étions pas là juste pour la célébration de mon anniversaire, le sujet n'avait même pas été encore mentionné pour le moment. Lui comme moi au fond, nous l'avions toujours su. Le mariage revenait sur le tapis, douze ans qu'ils attendaient ça, pas étonnant qu'ils profitent de cette rencontre pour faire avancer les choses. Mais ça  rien au fond. Même s'ils comptaient profiter de mon anniversaire pour officialiser nos fiançailles et même annoncer une date, je n'allais pas leur en laisser la possibilité. Il me faudrait juste leur couper l'herbe sous le pied. Le brun aurait probablement mieux encaisser la nouvelle s'il avait eu connaissance de mes plans, mais je n'avais aucunement l'intention de les lui révéler. Parce que j'imaginais que dans un dernier élan de chevalerie et de culpabilité, il ne me laisserait pas prendre le blâme. Alors que c'était la seule manière de se sortir de ce cauchemar. Je me rapprochais donc de lui, comme pour éviter un quelconque débordement. Et il finit par me répondre, avec l'entrain d'un condamné à mort mais c'était mieux que rien. Si je n'avais pas été autant dans mon personnage, j'aurais probablement ri de manière totalement sarcastique. Malgré le choc, il paraissait saisir toutes les occasions pour m'amener à réagir. Qu'il ose parler de malheur alors qu'il m'avait plongé dans un véritable enfer était gonflé. Mais le patriarche McKenna se chargea de répondre pour moi, ça valait peut-être mieux. Il était le genre d'homme à vouloir tout contrôler de A à Z, y compris son épouse. Pour lui, c'était impensable qu'Octavus ne puisse intervenir dans ce choix, aussi anodin pouvait-il être. J'avais toujours cru que c'était là la différence fondamentale entre le père et le fils. Le regard naïf que je portais avant sur lui ne le montrait pas comme le macho archaïque qui l'avait mis au monde. Encore une fois, j'avais tout faux. Il devait détester ça, et pourtant il s'était joué de moi, avait tout pris sans rien me donner, sans même me demander. Est-ce que Carolina aussi devait concéder l'accès à ses pensées ?

La voix de cette dernière m'adoucit presque. Elle était bien la seule à se préoccuper un tant soit peu de notre avis sur la question, même si elle ne pouvait rien faire pour nous. C'était bien une chose que j'enviais vraiment à Octavus. Son père était un être abjecte, mais il avait la chance d'avoir une mère aimante. Et je savais combien elle comptait pour lui. Il ne voulait pas la décevoir ou la blesser, elle. Même s'il jouait le jeu, je sentais qu'il n'était pas loin de commettre une erreur. Pour peu que nos parents continuent à aborder le sujet, à le rendre bien trop concret, il se pourrait qu'il envoie tout valser et disparaisse dans la cheminée. Ça n'était pas envisageable. J'allais devoir lui donner des raisons suffisantes pour le faire tenir jusqu'à ce soir. « - Maître... » La petite créature se tenait sur la pas de la porte, ridiculement perdue dans ses haillons bien trop grands pour elle. Ses yeux étaient rivés sur le sol, son dos courbé par l'habitude d'un telle soumission. « - Lamia a installé votre invité dans le petit salon, comme vous le lui aviez demandé. » Cette nouvelle sembla ne ravir que ma mère qui s'empressa de se lever, ignorant totalement sa servante. Les autres protagonistes suivirent son mouvement, et mon ex future belle-mère du supporter une nouvelle fois la sollicitude de son hôte qui mena le chemin, suivie de près par les époux. J'arrêtais net Octavus qui était prêt à leur emboîter le pas, ma main l'empêchant d'avancer. Rapidement, je me mis sur la pointe des pieds, ma bouche près de son oreille pour être certaine que lui seul m'entendrait. « - Tu devrais faire un peu plus d'effort, ça serait dommage que ta mère apprenne certains de tes agissements, tu ne penses pas ? » Le sourire mielleux qui étirait mes lèvres m'aurait donné la nausée si j'avais pu me voir. En cet instant, je ne me reconnaissais plus du tout. Est-ce que c'était moi, cette garce manipulatrice qui appuyait là où ça faisait mal, juste pour arriver à ses fins ? Je n'aurais même pas sourcillé si mon reflet dans le miroir avait laissé place aux traits de Liberia plutôt que les miens. Je devenais aussi abominable qu'elle. Et me dire que je faisais tout ça pour lui commençait à ne plus suffire.

Je m'écartais doucement pour plonger un regard appuyé dans ses yeux sombres. J'étais déterminée, même si je n'étais pas sûre de pouvoir aller jusque-là. Les erreurs qu'il avait commise et que je lui avais pardonné, que j'avais provoqué pour certaines, je me détestais de les lui jeter à la figure de cette manière. Il allait repenser à cette après-midi sinistre dans cette ruelle de Pré-au-Lard, l'effroi dans lequel il avait été plongé en réalisant son geste. Imaginer l'état dans lequelle se mettrait sa mère en apprenant tous nos tourments devrait être une stimulation suffisante. Je pouvais sentir le regard de nos parents sur nous, que pensaient-ils de notre échange ? Vu de l'extérieur, ça ne devait pas ressembler à des menaces. J'apparaissais assez lumineuse pour que ma couverture soit sauve. Je retournais mon attention vers eux, toujours aussi souriante, alors que je reprenais par le bras mon « fiancé » pour l'entraîner dans leur direction. Le petit salon était envahi par des dizaines de penderies sur lesquelles trônaient des robes plus imposantes les unes que les autres. Leur blancheur était particulièrement aveuglante de par les nombreuses baies vitrées que comportait la pièce, ouvertures qui donnaient directement sur le parc du domaine. Le créateur serra respectueusement la main de nos pères avant de nous approcher pour serrer celle d'Octavus, relevant qu'il était un homme chanceux d'avoir une fiancée aussi belle. Dans une autre vie, j'en aurai tellement ri.

« - Si voulez bien me suivre pour le premier essayage Miss Bateson... » Ce créateur était tellement avenant que ça en était ridicule. Nul doute qu'il savait qu'il pouvait se faire gros aujourd'hui, ses créations devaient valoir une fortune. Je lâchais alors le brun, le laissant prendre place avec nos familles, pour entrer dans une cabine d'essayage installée dans un coin de la pièce. Maintenant plus ou moins seule, je ressentis une certaine appréhension à apparaître dans ce genre de tenue. C'était pousser notre mensonge bien loin. Ma mère avait bien sûr au préalable fait une sélection et le sorcier me porta la première des robes avant de me laisser avec sa petite main qui m'aida à enfiler la tenue. Tenue qui m'allait bien trop grande, bien sûr. Au moins, j'allais peut-être faire une heureuse en apparaissant aussi peu charnue. Je finis donc pas ressortir, vraiment pas très emballée par ce style. Je n'en montrais cependant rien, me postant sur la mini-estrade installée face aux spectateurs. Si il y en avait bien une qui n'avait pas son mot à dire, c'était moi, je les laissais donc juge. Mais cette après-midi allait vraiment être très, très longue.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 24 Jan - 12:53


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L’invité en question devait sûrement être le couturier de la fameuse robe. Tu luttas pour ne pas laisser apparaître ton exaspération, mais vraiment il ne semblait pas que le marié était supposé souffrir dans ces préparatifs.  C’était sûrement un coup de ton père ça. Ca ne lui suffisait pas de t’imposer une épouse aussi jeune, pour bien montrer que personne de ta classe d’âge ne voulait de toi… Enfin, personne qu’il ne veuille accepter en tous les cas. Tu te forças à bouger à contre cœur, conscient que tu devais donner le change. Aloisia était toujours accrochée à ton bras comme une sangsue et tu étais soulagé à l’idée que tu allais pouvoir respirer dans quelques minutes, même si ce n’était que le commencement des ennuis. Ladite sangsue te stoppa net avant que tu n’aies le temps de sortir de la pièce et tu tournas un regard curieux dans sa direction. Tu aurais pu essayer de deviner, tu n’aurais sûrement pas deviné ça.

Tu ne pouvais t’en prendre qu’à toi-même après tout. C’était ton œuvre. Elle n’avait fait que s’inspirer de toi, de tous ceux que tu avais amenés vers elle et qui l’avaient utilisée, manipulée. Et bien, c’était réussi. Et pendant une seconde, tu eus envie de lui crier qu’elle ne le fasse parce que tu doutais qu’elle aurait le courage de blesser quelqu’un d’autre que toi. Mais la connaissais-tu réellement ? Bien sûr que non. Tu restas incrédule quelques secondes, te demandant de quoi elle pourrait bien parler. La vérité, c’était que tu avais tellement de secrets et de mensonges, que la liste était plus longue que ton bras. Bon, ta mère savait déjà que tu étais un mangemort malheureusement. Alors quoi ? Que tu avais des relations à droite et à gauche et sûrement avec une née moldue en ce moment même ? Que tu étais un homme aussi violent que ton paternel ? Tout pouvait fonctionner parce que tu refusais de lui montrer ton côté sombre, quitte à ne plus la voir du tout. Utiliser ta mère était un vrai coup bas et une seconde, tu te demandas si Liberia n’avait pas pris son apparence par polynectar. Tu n’arrivais pas à croire qu’elle osait te faire chanter. Qu’est ce que tu avais bien pu lui trouver au juste ? Si c’était la guerre qu’elle souhaitait, elle allait l’avoir !

« Écoute-moi bien petite… » Ta mâchoire se carra alors que tu réalisais que quelqu’un avait fait demi tour pour voir ce qui vous retenait. C’était peut-être préférable parce que ce que tu t’étais apprêté à dire n’était pas particulièrement joli et tu avais été à deux doigts de la gifler, parents dans la pièce d’à côté ou non. Tu inspiras calmement avant de coller un sourire à tes lèvres. avant de les rejoindre, tu te penchas dans sa direction, brisant votre duel visuel. Vu votre position, personne ne pouvait se douter que tu avais envie de l’étrangler. Ce serait ton avantage. Tu te penchas à son oreille comme si tu lui susurrais des mots doux avant de glisser d’une voix plus tranchante que l’acier. « Félicitations, tu es presque au nouveau de ma précédente fiancée. Pendant une seconde, j’aurai pensé qu’elle était en face de moi. » Tu expiras ensuite avant de te redresser, le visage impassible de l’énervement qui t’habitait. Deux pouvaient jouer à ce jeu. « Tout va bien, » lanças-tu au quatuor qui vous attendait. Tu collas ton sourire le plus mielleux sur tes traits avant de fixer Madame Bateson et de les conduire jusqu’au petit salon, ta poigne beaucoup plus ferme cette fois ci. En voyant les penderies envahir toute la pièce, tu pâlis légèrement. Cela allait prendre une éternité, par merlin, mais après tout tu pouvais penser à autre chose pendant qu’elle défilerait comme de la viande fraîche sur un podium.


Le créateur était là en personne. Mais quelle chance ! Tu lui serras la main, froidement, souriant légèrement d’un air entendu quand l’homme visiblement prêt à toutes les bassesses pour s’assurer une bonne commission te sortit la phrase standard. Quelle chance tu avais en effet d’être supposé l’épouser. Et si elle continuait sur sa lancée, tu n’étais pas certain de pouvoir tenir ta langue ce soir et faire encore semblant pendant plusieurs jours. Tu étais prêt à parier qu’au moins un journaliste serait présent et se ferait une joie de relayer la nouvelle. Pourvu qu’il n’y ait pas de photo. Que le château apprenne vos fausses fiançailles passerait encore, mais tu ne supporterais pas que Wendy tombe par mégarde sur un article t’annonçant épouser quelqu’un d’autre. Enfin, il était préférable de ne pas tout mélanger sinon tu n’allais pas réussir à tromper tout ce monde. Même si tu n’avais aucune certitude qu’Aloisia allait mettre à exécution ses menaces, tu ne voulais surtout pas le risquer. L’annonce de la rupture des fiançailles allait déjà bien assez lui faire du mal par extension. Nul doute que ton père ne serait pas particulièrement ravi par la nouvelle.  

« Je suis impatient de voir ça ! » Impatient vraiment. Ils n’avaient même pas idée. La rousse avait disparu derrière une tenture et tu s’installas finalement sur un des fauteuils, le plus éloigné possible sans paraitre pour autant vouloir s’enfuir par une des grandes fenêtres qui laissaient passer cette lumière beaucoup trop vive vu l’occasion. Combien de temps au juste allait-elle mettre à enfiler sa robe ? Silence, sourires de façade échangés entre vous tous, comme si tout allait bien et que vous étiez tous ravis d’être ici et d’allier vos familles. Tu espérais que ce serait court, que tu pourrais t’échapper de cette maison maudite pendant quelques temps avant de devoir te préparer pour le bal ce soir même une fois que ce serait terminé. Tu te penchas finalement en direction de ta supposée future belle-mère pour lui demander un café, incapable de supporter cette gêne ambiante, un sourire charmeur aux lèvres. Au moins, cela t’occuperait les mains et l’esprit avec un peu de chance… « Bien sûr. Lamia, apporte des tasses de café ! » Cela ne prit pas plus de quelques secondes, mais c’était déjà trop alors qu’ils étaient là, tous les cinq à atteindre dans un silence tendu qu’elle sorte finalement. Tu n’étais pas prêt à la voir en robe de mariée. Un flashback de votre dernière séance shopping s’imposa à l’avant de ton esprit et tu te crispas sur les accoudoirs.  La journée allait vraiment être longue. Tu espérais sincèrement qu’il n’y avait pas une vingtaine de robes derrière ce rideau, et que la majorité ne servait qu’à décorer sinon tu allais vraiment être tenté de te pendre avec l’accroche du lustre. Finalement l’elfe arriva avec le plateau et les tasses, et tu t’en emparas, soulagé. Au moins cela éviterait que tu ne doives faire poliment la conversation.

Tu réalisais à quel point c’était sûrement difficile pour elle de se prêter à cette mascarade tout en sachant que cela était voué à l’échec d’ors et déjà. Cela expliquait peut-être son mauvais caractère. C’était par ta faute que vous étiez dans cette situation. Tu avais eu cette idée stupide de les mener en bateau, jusqu’à quand d’ailleurs ? Tu n’avais même pas réfléchi à la question avant que Wendy et cette idée de célébrer la cérémonie rapidement n’arrivent dans la conversation. Tu pouvais seulement espérer qu’elle n’aurait pas à subir ce cauchemar une seconde fois avec son nouvel époux. Au moment où tu prenais une gorgée, elle sortit finalement et tu avalas rapidement avant de la recracher alors qu’elle montait sur l’estrade pour vous surplomber. Elle pouvait te dire de mieux jouer la comédie, elle avait l’air d’aller à l’échafaud et vu la robe, tu comprenais pourquoi. Une envie de rire déplacée et malvenue monta soudain en toi et tu levas ta tasse près de tes lèvres pour cacher ce sentiment. Déjà elle semblait sur le point de perdre sa robe d’une seconde à l’autre et il fallait espérer que le couturier avait mis des épingles à l’arrière pour éviter qu’elle n’en dévoile un peu trop à ses futurs beaux parents. Tu fronças les sourcils en observant de plus près la tenue. Le bas de la robe formait une espèce de grosse bouée, surmontée de grosses fleurs en volume dans les tons jaunes pâle et blanc qui remontaient en diagonale sur la hanche. Elle semblait ridicule dedans. En d’autres circonstances, vous auriez sûrement ris ensemble des tenues ridicules qu’on la forçait à porter. Pas aujourd’hui. « Je me demande si ce n’est pas un style un peu trop avant-gardiste… » Un euphémisme…  



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 31 Jan - 13:01


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


C'était sûrement ce qu'attendait avec le plus d'impatience toutes les futures mariées. Le moment fatidique où il faudrait se décider sur une seule et unique robe. Je ne pouvais pas mentir et dire que j'avais fait exception. Durant toutes ces années de fiançailles, j'avais eu le temps, loin de lui, d'imaginer et surtout d'idéaliser ce moment, dans ses moindres détails. Mon choix se serait porté sur une robe plutôt traditionnelle, quelque chose d'élégant et d'époustouflant par sa simplicité. Bien loin des froufrous modernes ou déstructurés avec lesquels certaines sorcières s'affichaient de nos jours. J'aurais aimé une robe qui le laisse bouche bée et qui m'aurait donner une assurance sans faille pour marcher le long de l'allée. Ça n'aurait pas pu se passer plus mal. Pris au pied du mur, seul sans même être épaulé par l'autre. J'en venais même à le menacer, mais il ne me laissait pas vraiment le choix. Après avoir si bien joué son rôle, il ne pouvait pas abandonner si près du but. Au final, il comprendrait peut-être pourquoi j'en venais à ces extrémités. Et si non, et bien tant pis, après ça il y avait peu de chances que l'on se recroise. Ce soir allait changer nos vies, j'en avais conscience.

Je ne bougeais pas d'un pouce, nullement effrayée par le ton menaçant de sa voix. Il était réellement énervé, voire choqué, sa mâchoire se carra d'une manière que je ne connaissais malheureusement que trop bien. Toucher à sa mère était la seule chose qui pouvait m'assurer son silence, c'était aussi son seul point faible. La blesser elle, c'était hors de question. Quelle veinarde, je n'avais pas eu cette chance. Je ne connaissais pas beaucoup Carolina mais chacune de nos entrevues m'avait donné envie de remédier à cela. Souvent dans l'ombre du patriarche McKenna, elle avait été la seule dans le quatuor infernal à s'intéresser à moi, à chercher à nouer des liens. Il était indéniable qu'elle était bien plus maternelle que ma propre mère. Je n'aurais pas voulu qu'elle apprenne tout ce qu'il s'était passé et se passait encore entre son fils et moi. Une partie de moi ne voulait pas la décevoir, comme si elle m'avait accordé une certaine confiance que je ne pouvais pas trahir en acceptant bon gré mal gré de voir son enfant m'épouser. Et pourtant, j'en étais là, à jouer avec le feu. J'avais été trop brûlée par le passé pour réaliser que ça n'était pas normal. Octavus avait raison, au fond j'avais moi-même fait la comparaison. Ça n'empêchait que c'était un autre coup, difficile à encaisser, même si je ne pouvais rien montrer. Liberia m'avait atteint beaucoup plus que je ne l'avais soupçonnée. Je devenais froide, calculatrice, manipulatrice. Et c'est pour ça qu'il fallait que je mette un terme à tout ça sans plus attendre davantage.

Il finit par se remettre dans la peau de son personnage à en juger par son sourire faussement radieux. Je restais pour ma part tourmentée encore un peu par ses dernières paroles. Du jour au lendemain, il avait piétiné mon univers. Pour couronner le tout, son ancienne fiancée, sortie de nul part, avait fini de me détruire, jouant avec mes sentiments qu'elle avait deviné en un rien de temps. S'en voulait-il de l'avoir laissé m'atteindre ? J'en doutais fortement. Et je m'en voulais de ne pas avoir hésité une seule seconde avant de m'engouffrer dans sa proposition à lui, son chantage à elle. Ça me donna la conviction que je faisais la bonne chose. Je le faisais autant pour lui que pour moi. Je ne pouvais pas continuer de prendre tous les coups. Il allait falloir qu'il accepte de prendre pour de bon cette liberté dont il avait toujours rêvé. Il ne pouvait plus m'utiliser pour se cacher.

Malgré la fatigue et la lassitude, il fallait continuer. Toute cette histoire avait été absurde dès l'origine, la mascarade prenait fin ce soir. Devoir subir l'épreuve des essayages étaient certes un obstacle de plus, mais après ces derniers mois, ça ne me semblait pas insurmontable. Je suivais le créateur et laissais la petite main me vêtir d'une robe qui, même si je ne voyais pas l'ensemble, me paraissait d'un ridicule à toute épreuve. Marcher jusqu'à l'estrade fut d'une difficulté sans nom, l'espèce de meringue qui formait le bas de la tenue rendait chaque pas incertain. Elle était bien sûr trop grande, heureusement que l'étole jaune et moche couvrait mes épaules. Un incident était si vite arrivé... Ce ne fut que face à eux que je compris combien le résultat était abominable. Je ne jetais qu'un bref coup d'oeil dans le miroir pour confirmer cette sentence. Si c'était le genre de robe qu'il proposait, je n'étais pas certaine que l'on trouve notre bonheur. Octavus fut le premier à s'exprimer. Me voir aussi ridiculement habillée semblait lui avoir redonné une bouffée de bonne humeur. Alors que moi, je m'assombrissais. Avant-gardiste n'était même pas le mot. Je ne voulais tout bonnement pas vivre dans un monde où ce genre de créations deviendrait la norme. Et à en voir la tête des deux patriarches, ça n'était pas leur cas non plus. Plutôt conservateurs pour le coup je n'allais pas m'en plaindre. « - En effet, essaie-en donc une autre veux-tu. » Je n'avais jamais été aussi contente que mon père me donne un ordre. Je n'attendais pas mon reste et repartais en cabine sans un mot.

La deuxième robe avait l'air d'avoir une forme beaucoup plus acceptable, ce qui me soulagea. Juste un temps. Si je ne mis pas longtemps à l'enfiler, finir de m'ajuster parut prendre des heures. Au final, le couturier entra dans la cabine d'essayage pour mettre « la touche finale ». En le voyant lever sa baguette, je m'attendais au pire. Mais ça dépassa évidemment mes espérances. J'avais l'impression d'être aveuglante. Ça m'aveuglait moi-même. La robe n'était en fait qu'une énorme source de lumière, trois brillante pour mes yeux qui se plissaient pour supporter l'éclat. C'était ridicule et pour finir sur cette voie, il rajouta une espèce de nid d'oiseau dans mes cheveux. Et voilà, j'étais une torche humaine. Si c'était le genre de créations qu'il offrait, j'étais soulagée de ne pas me marier au final. Je finis par sortir une nouvelle fois, espérant de tout mon cœur qu'on ne débattrait pas longtemps sur cette robe non plus. « - Est-ce que ce n'est pas un peu trop... trop ? » Je ne trouvais pas d'adjectif assez pertinent, c'était juste trop. Au moins, ça ressemblait déjà plus à une robe de mariée mais vraiment, ça n'était pas ce à quoi les noms Bateson et McKenna aspirait. À la limite, ça ne ressemblait qu'à ma mère et vu la mine réjouie sur cette dernière, soit elle se délectait de me voir aussi ridicule, soit elle appréciait vraiment. Je préférais encore la première option. « - C'est une création qui marquera les esprits, qu'en pensez-vous Carolina ? »  Oh par Merlin, elle aimait. J'aurais plus dit que cette création violait la rétine mais ça ne devait qu'être une divergence d'opinion. Mon unique chance de salut allait sûrement venir de la mère d'Octavus. Je ne pouvais pas imaginer qu'une femme comme elle laisserait sa future-belle-fille défiler avec cette immondicité. Et je n'osais même pas jeter un œil vers son fils, si je le voyais ne serait-ce que sourire, je n'allais plus pouvoir répondre de mes gestes. J'aurais aimé qu'il subisse le même traitement, qu'on lui sorte un costume aussi « lumineux » que ce que je portais. Rien que de l'imaginer, j'eus envie de sourire, oubliant presque nos derniers échanges tumultueux. C'était là le seul avantage de cette comédie.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 14 Fév - 15:18


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Tu n’avais jamais vraiment réfléchi à la question de la fameuse robe. Tu ne t’étais jamais imaginé attendant devant l’hôtel les yeux tournés vers la porte ou apparaitrait ta fameuse fiancée, toute de blanc vêtue, magnifique et admirée de tous. Ça n’avait jamais fait partie de tes buts dans la vie, en dépit de l’éducation qu’on t’avait inculquée. Peut-être était-ce un simple esprit de contradiction, une envie de prendre le contre pied total de tout ce que représentait ton père à tes yeux ? Et pourtant, même si tu n’avais jamais effleuré plus d’une seconde d’affilée le sujet, tu savais très bien dans quoi tu ne l’imaginais pas. Le fait que le mariage n’aurait jamais lieu aurait pu te faire agir de façon différente et te convaincre de l’obliger à choisir un modèle absolument atroce. Au moins, cela aurait eu l’apparence de la farce que vous jouiez tous les deux, elle s’en serait moquée et ça n’aurait pas eu l’air aussi vrai. Et en d’autres circonstances, une fois cette blague terminée, vous auriez ris à gorge déployée, tellement que vous auriez eu mal aux côtes. Mais même dans l’hypocrisie la plus totale, tu refusais qu’on s’imagine que tu avais des goûts aussi douteux que la mère d’Aloisia, puisqu’il semblait qu’elle ait fait la première sélection. Il fallait espérer que le premier modèle n’était qu’une erreur de parcours, mais pourtant, quelque chose en toi en doutait fortement. Après tout, elle ne lui avait jamais fait le moindre cadeau depuis que tu la connaissais.

Et évidemment, ton instinct ne t’avait pas détrompé cette fois-ci. Le modèle suivant propulsa tes sourcils à la personnalité quasi indépendante au sommet de ton front et ta mâchoire se décrocha quand tu la vis sortir de derrière le rideau. Ton cerveau semblait incapable d’appréhender ce que tu avais devant les yeux. Un petit éclat de rire t’échappa finalement avant que tu ne puisses te maitriser une fois que tu réalisas que tu ne rêvais pas. Apparemment, personne ne s’en était aperçu. Tant mieux. Madame Bateson se serait sûrement vexée que tu remettes en doute ses goûts vestimentaires. A moins que ce ne soit le but… Parfois, tu en venais à te demander si elle n’essayait pas d’entrer en compétition avec sa propre fille dans l’espoir que tu agisses. Dans quel but au juste ? Déclare haut et fort que tu préférerais le modèle original à la copie ? Quelle bonne blague… Fixant un instant le vide, tu repris tes esprits avant de reposer les yeux sur l’immondice… enfin la robe imitation sapin de noël. Forcément, il s’agissait d’une plaisanterie. « Nous sommes bien censés nous marier, n’est ce pas ? » Avec un peu de chance, personne ne ferait attention à la formulation au conditionnel pour conserver seulement le propos principal. Tu te parlais plus à toi-même que tu n’attendais une réponse en réalité. Même si tu n’étais pas investi, qui sain d’esprit pouvait une seconde penser que tu serais d’accord pour qu’elle porte ça ? Au final, tu avais crains que l’essayage serait un calvaire, mais tu t’amusais bien. Sans doute beaucoup plus que la rousse. A croire que c’était le karma qui la punissait après sa vaine tentative de te faire chanter. Cela dit, dans sa situation, tu aurais sûrement réagi exactement pareil. Tu étais bien content de ne pas jouer au porte manteau pendant que quatre paires d’yeux scrutateurs fixaient le moindre détail de ton corps et ta tenue. C’était aussi légèrement horrifiant dans un second temps. Au moins, si tout se passait bien, tu n’aurais jamais à revivre un moment pareil ou alors cela se ferait selon tes propres termes...

Tu sentais l’appel au secours émanant du mannequin, mais tu n’avais pas particulièrement envie de lui venir en aide même si tu étais tout à fait d’accord avec son analyse. La robe était évidemment l’exemple type du mauvais goût, mais au final… Tu tournas une tête curieuse en direction des autres pour voir ce qu’ils en pensaient. Tes sourcils se froncèrent légèrement en voyant Madame Bateson presque exultant. Alors elle prenait donc vraiment plaisir à torturer sa fille. Ça ne lui suffisait pas de la marier de force à quelqu’un qu’elle n’avait pas choisi. Quel genre de mère était-elle pour agir comme ça ? Fort heureusement pour toi, les parents s’en mêlèrent et tu retombas dans ta monotonie, scrutant tes ongles comme s’ils étaient d’un intérêt particulier. « Certes, une robe comme ça ne s’oubliera pas de sitôt. Néanmoins, noël est terminé depuis quelques mois déjà. Je pense qu’Aloisia ne sera pas en concurrence avec une autre source de lumière… » Tes lèvres s’étirèrent en entendant la réponse diplomate et néanmoins savamment piquante de ta génitrice. Clairement, elle avait de la pratique en la matière. Si la blonde avait espéré que l’autre femme la soutienne au nom d’une « Sa beauté suffira à attirer tous les regards, la robe ne doit pas l’éclipser. » Tu te revis en train d’espionner ta mère un jour que le tailleur venait pour vous préparer un nouveau set de tenue. C’est l’homme qui fait la robe Octavus, et pas l’inverse. N’oublie jamais ça… Et tu avais toujours mis à profit ce conseil. Jusqu’à récemment, tes costumes t’avaient complémenté, mais sans te porter à bout de bras. Il faudrait que tu penses à dévoiler ce conseil à Dumbledore un jour. A croire que vivre dans ce château, s’accompagnait d’un sens de la mode douteux pour ne pas dire catastrophique. Tes pauvres yeux ne se remettraient peut-être jamais d’une telle exposition prolongée au fashion faux-pas.

Tes oreilles rougirent légèrement dans ce que tu pris pour un reproche déguisé à ton intention. Tu devais jouer le jeu. C’est vrai. L’Octavus d’avant aurait-il laissé sa fiancée se ridiculiser sans rien dire et même en riant ? Surement pas. Ce qu’elle portait se refléterait sur toi après tout. Tu devais avoir l’air intéressé et même directif sur ce point. Il s’agissait de ta future femme et en tant que tel, tu prendrais toutes les décisions. « Mère a raison. Il faut quelque chose de  traditionnel et de beau. Et jamais je ne porterai un costume assorti à cette tenue… » Tu restas quelques secondes silencieux en voyant le regard d’avertissement que ton père t’envoyait de l’autre côté des parents Bateson. Ah oui, c’est vrai la politique et toute cette histoire de langue de bois. Mais ce n’était pas totalement la faute du créateur. S’il avait réalisé ce modèle, c’était sûrement parce qu’il y aurait un client pour. « … lumineuse. Et puis, le flash des photos risquerait de se répercuter sur les lumières et créer une sorte de halo qui rendrait invisibles nos propres personnes par la suite. On ne voudrait pas ça… Parfois le plus sobre est le plus impressionnant !» Il fallait espérer qu’au moins un des modèles puisse correspondre à cette définition sinon tu risquais d’être tenté de te crever les yeux avant la fin des essayages. « Allez, va essayer la suivante ! Tu sais ce que tu aimes, tu devrais pouvoir trouver quelque chose… » C’était un peu facile de lui renvoyer la balle, mais honnêtement même si tu te marrais bien, tu n’étais pas d’humeur à prolonger la torture plus longtemps que nécessaire. Au moins, tu jouais le jeu, tu te préoccupais vaguement d’elle. pour un peu, tu aurais presque été tenté de passer derrière le rideau pour choisir toi-même quelque chose, mais ce serait pousser un peu…


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 28 Fév - 12:40


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Évidemment, sortir dans cette tenue allait forcément amener une réaction, bonne peut-être, mais mauvaise plus probablement. J'avais du mal à croire que certaines personnes puissent être ravies par le résultat et décident réellement de porter ce genre de création le jour J. Une mauvaise décision qu'elles avaient tout le loisir de regretter jusqu'à la fin de leur vie, ou de leur mariage du moins. Par « chance », je n'allais pas me retrouver dans cette situation. Parce que premièrement, je n'accepterai jamais de porter ça, et deuxièmement, parce que je n'allais pas me marier. J'espérais qu'il restait encore une once de bon sens en ma mère pour qu'elle me renvoie illico presto en cabine pour passer à la suivante, mais de toute évidence elle appréciait trop me ridiculiser pour ça. Non, à la place, je trônais au milieu de cette estrade, presque aveuglée par les lumières qui composaient la tenue. Malgré moi, et contrairement aux autres, je remarquais la réaction de mon « fiancé » et j'eus presque envie de le suivre dans cet éclat fugace. Bien sûr qu'il y avait de quoi rire, en plus de ressembler à un arbre de Noël, j'avais l'impression d'être perdue au milieu d'un nid d'oiseau. Franchement, il y avait des créations qui ne se portaient que sur les runways, ailleurs c'était trop décalé. Et j'avais assez d'auto-dérison pour me moquer de ma personne. Mais rien que de le voir amusé, ne serait-ce qu'un instant, me coupa toute envie de rire.

Ça n'aurait pas du se passer comme ça. Bien sûr, dans tous les scénarii possibles, ça n'aurait pas été une partie de plaisir. Mais avant hier soir, peut-être que l'on se serait serré les coudes au lieu d'être de vrais ennemis. Je revoyais son expression sombre et fermée, si loin de celle qu'il affichait actuellement. Et je me retrouvais de nouveau dans cette salle de classe, ressentant presque encore sa présence dans mon esprit. À revoir inlassablement les souvenirs qu'il m'avait pris de force. Comment est-ce que je pourrais un jour rire de nouveau en sa compagnie ? C'était juste impossible. Annoncer personnellement la rupture de nos fiançailles ce soir n'avait jamais semblé aussi nécessaire, ça tombait même à point nommé. Non, nous n'étions pas censés nous marier et la femme bafouée en moi avait envie de lui jeter cette vérité au visage. Ça n'aurait pas été fair play, après tout j'étais celle qui venais de le menacer pour qu'il soit un peu plus crédible dans son rôle de futur époux comblé. Je finis par me reprendre, espérant que ce trouble soit passé inaperçu. « - Je peux toujours la garder pour nos premières fêtes en tant que mari et femme si tu veux. » Si Octavus voulait jouer, je pouvais toujours donner le change. La complicité entre nous était certes morte et enterrée, mais l'animiosité grandissante permettait un jeu de piques qui, bien que connu que de nous deux, allaient crescendo. Le problème, c'est que l'on cherchait à se faire du mal mais que j'étais la seule à être blessée.

Enfin, l'aide providentielle tant attendue arriva en la personne de Carolina. Évidemment, une femme comme elle n'allait pas laisser son fils défiler au bras d'une telle horreur. En l'entendant, je ne pus m'empêcher de sourire légèrement. Le premier sourire franc depuis longtemps. Ça c'était de la réponse. Annabeth n'était pas très convaincue sur le fait que ma « beauté » suffirait mais elle ne rajouta rien. L'expression de son visage parlait d'elle-même. En ce moment, ma mère n'avait pas forcément tort. J'avais peut-être atteint le poids idéal à ses yeux, ça n'avait rien de beau pour autant objectivement. J'avais plus l'air malade qu'autre chose. Bien loin du ridicule qui m'aurait presque fait rire en premier lieu, je me sentais dorénavant mal à l'aise. L'envie soudaine de me précipiter en cabine fut difficile à réfréner. Je ne pouvais pas montrer mon malaise ni devant ma mère, ni devant Octavus. Ce dernier finit d'ailleurs par donner son avis, négatif évidemment mais exprimé tout en rondeur pour ne pas heurter le créateur ou ma mère. Encore que je n'étais pas certaine qu'on pouvait vexer cette dernière, il lui manquait certainement un cœur pour ressentir de tels sentiments. Mais Octavus éveillait toujours un certain intérêt en elle, quelque chose qui parfois était assez malsain. Mieux valait mettre ça sur la joie d'avoir un beau-fils de cette envergure plutôt qu'autre chose...

Il m'interpella directement pour passer à la suivante et je me forçais à le regarder avec le plus de tendresse possible avant de me retourner sans un mot vers les cabines. Je laissais la petite main m'enlever cette horreur et refusais d'enfiler la création qu'elle me tendit ensuite. On allait agir différemment, je ne pouvais pas laisser cette farce durer plus longtemps. Je restais donc plus que précédemment à la recherche de la prochaine robe, en refusant plusieurs d'affilée. J'en venais à être désespérée de trouver quelque chose d'acceptable, à croire que ma mère n'avait sélectionné que des tenues à même de me rendre ridicule. J'étais à deux doigts d'accepter d'enfiler une montagne de froufrous quand je vis une robe qui semblait tout à fait acceptable. Non mieux que ça, elle était parfaite. Élégante, simple et à la fois époustouflante. Elle était composée d'un bustier soulignée par une ceinture fine, une dentelle couvrait le haut de mon buste ainsi que mes épaules, puis s'ouvrait sur mon dos. C'était la bonne. Et ça je le savais parce que je mis encore un long moment à sortir. J'hésitais à sortir simplement parce que ça rendait tout ça trop vrai. Respire Aloisia, respire. Ça n'était rien d'autre qu'une robe, ça ne changeait rien. Peut-être même allaient-ils tous la détester, en essayer une autre, une qui ne me plaise pas autant, pourrait être même une bonne idée. J'allais en venir à regretter l'arbre de Noël.

Je remontais avec précaution sur l'estrade, ne pouvant pas m'empêcher de regarder du coin de l'oeil la réaction d'Octavus. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre de sa part. Ça m'aurait étonné d'apprendre qu'il avait réfléchi à ce genre de détails alors que nos fiançailles étaient encore d'actualité. Ou qu'il me trouve simplement belle dans cette robe. Alors que moi, j'avais imaginé cet instant sur toute la ligne. Me voir comme cela me ramena à ces heures de pure fantaisie. Pour la première fois, je me sentis comme une future-mariée, je ne pouvais même pas croire que cette robe était encore mieux que celle que j'avais imaginé. Je savais qu'il n'y aurait pas mieux. Je pouvais en passer encore des centaines, aucune ne m'irait aussi bien. Le créateur poussa une exclamation de ravissement, étonemment il devait être d'accord avec moi sur ce coup. « - Magnifique ! Tournez, tournez, montrez nous ce dos ! » Je m'exécutais comme une automate, la robe suivant le mouvement avec fluidité. C'était triste de se dire que malgré tout, et même si tout le monde arrivait à se mettre d'accord dessus, cette robe ne descendrait jamais l'allée. Pas sur moi en tout cas. Je ne savais pas quoi dire, je n'avais pas vraiment envie de donner mon opinion. Ça serait comme un coup de grâce, avouer que j'adorais cette robe, que c'était la seule qui me faisait me sentir belle.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 6 Mar - 17:50


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Tu lui jetas un léger regard de reproche, d’avertissement aussi. après tout, c’était elle qui t’avait dit plus tôt que tu n’avais pas l’air convaincant. C’était à croire que vous étiez absolument voués à ne pas être sur la même longueur d’ondes. Maintenant que tu te reprenais, elle s’enfonçait. Décidemment… Finalement, elle te répondit et tu lui lanças un sourire faux. « Je ne suis pas sur que mes yeux s’en remettront une seconde fois… » Le marmonnement fut coupé par la réponse de ta mère et ça valait sans doute mieux. Quand vous vous lanciez dans vos joutes verbales, plus rien même pas des spectateurs ne pouvaient vous interrompre. C’était dingue que tu sois totalement incapable de lâcher l’affaire, comme si lui laisser le dernier mot risquait de te diminuer. En attendant, ce que ta mère dit déclencha une réaction inattendue chez la rousse et tu haussas les sourcils de surprise en la voyant sourire de façon naturelle pour une fois. Incroyable… A croire qu’elle en était capable avec certaines personnes, simplement pas toi, plus depuis quelques mois du moins. Alors, tu pouvais comprendre pourquoi c’était plus facile de t’accuser de ne pas faire assez d’efforts plutôt que de s’interroger sur ses propres compétences en la matière quand tu augmentais le niveau de ton jeu. Une fois que le cauchemar lumineux eut disparu de ta vision, tu retins un soupir, sentant la tension retomber. Au final, tu aurais peut-être mieux fait de te faire remplacer. Dommage qu’Aleksei se trouve si loin… Cela aurait arrangé tout le monde dans cette histoire. Il aurait pu t’imiter à la perfection et avec plus de ressemblance que tu le faisais actuellement en plus. Tu n’avais absolument aucune envie d’être ici et le pire était à venir… Une partie de toi était curieuse de savoir quel type de robe elle allait choisir. Sans le vouloir, tu repensas instantanément à cette désastreuse session shopping à St Petersburg.

« Il faudra penser à réfléchir à votre costume Octavus, dès que nous aurons sélectionné la robe. Je suppose que votre tailleur personnel s’en chargera ? » Tu tournas la tête en direction de Madame Bateson, surpris de voir qu’elle te faisait la conversation. Tu aurais peut-être du te montrer directif un peu plus tôt. Encore que tu étais certain que tu te rappellerais des robes ridicules en étant de bonne humeur un jour, mais pas maintenant. Aussitôt, tu te forças à te détendre, oubliant l’historique compliqué de la relation que tu avais eue avec sa fille. « Oui, je ne pense pas que vous trouvez à redire sur mes costumes actuels ? » Il valait mieux pour elle qu’elle ne critique pas tes tenues, sinon tu allais sûrement te montrer beaucoup moins poli. Tu pouvais accepter beaucoup de choses, mais tes costumes, c’était intouchable. Un point c’est tout. « Non, ils sont parfaits. » Tu lui lanças un sourire assez fier, pas immunisé à la flatterie. « Pensez-vous qu’il acceptera de se déplacer jusqu’ici ? » Ah oui, tu allais avoir droit à la même séance cauchemar. Enfin, dans leurs esprits… « Oui, je pense que… » Quand elle sortit finalement de derrière le rideau, tu en aurais presque oublié de respirer. Le silence se fit aussitôt, tuant la conversation banale dans laquelle vous vous étiez engagés. Tu lui avais dit de choisir, quelque chose de mieux, mais ça rendait la situation bien pire au final. Un an plus tôt, tu savais très bien que cette robe aurait marché jusqu’à l’autel. Tous les yeux étaient fixés sur elle, certains plus scrutateurs que d’autre quand tu tournas la tête pour les observer. Tu blanchis légèrement quand tu aperçus ta mère cligner des yeux. Elle n’allait pas pleurer tout de même ?! Tu ne pouvais pas gérer ça alors même que tu te demandais tous les jours si ce n’était pas plus cruel de la mener en bateau au lieu de lui dévoiler ton plan.

Pourquoi ne pas avoir dit la vérité dès le départ au lieu de continuer à jouer le jeu ? Tu ne savais même plus pourquoi. Dans un sens, tu avais voulu lui offrir du temps, t’en offrir aussi avant que les conséquences ne vous tombent dessus. Tu aurais géré, mais elle ? Une part de toi voulait encore qu’elle te demande de l’aide, que tu puisses l’emmener loin de ces gens qui cherchaient à contrôler leurs enfants comme ils avaient été contrôlés eux-même. Mais tu savais que le dernier lien qui vous unissait avait disparu dès lors que tu étais entré dans sa tête. maintenant, elle ne partirait jamais et aurait la même vie que ta mère. C’était intolérable de l’imaginer, même si tu en venais à la haïr par moments. Personne ne méritait un tel sort. Sauf peut-être Liberia…  D’ailleurs, la maître chanteur n’aurait pas eu à savoir la vérité si vous aviez dévoilé vos véritables intentions. Il était certain que vos parents auraient de toute façon étouffé l’affaire. Enfin, il ne servait à rien d’envisager des hypothèses qui ne se réaliseraient jamais. Jusqu’à au moins ce soir du moins. Peut-être que tu prenais tout à l’envers et que tu aurais du déclarer à Wendy la vérité depuis longtemps. Il suffisait de voir dans quel panade tu te retrouvais à te montrer si secret… Ce n’était même pas parce que tu avais été convaincu que ce serait temporaire et ne durerait pas. Tu avais eu peur qu’elle te laisse tomber et plus vous vous fréquentiez, plus tu étais convaincu que tu avais trop attendu et qu’elle ne pouvait pas réagir autrement que négativement. Wendy n’avait pas été prévue dans ton plan si bien huilé. Absolument rien ne t’assurait qu’elle te pardonnerait si elle découvrait tout ce que tu avais tu. Ça n’avait pas été dans le contrat implicite que vous aviez passé. En même temps, tu ne pourrais pas lui en vouloir… honnêtement tu avais un certain passif avec les femmes et si Wendy finissait par tomber sur une des deux rousses, tu n’étais pas sur qu’elle passerait au dessus même si elle te connaissait finalement plus en si peu de temps que les deux autres. Aloisia n’était sans doute pas assez cruelle pour dévoiler Wendy tout de même ? Tu voulais lui parler toi-même. Un jour.

Le créateur semblait ravi de son petit effet. Tu te demandas si c’était vraiment sa mère qui avait fourni une telle tenue. Ça ne lui ressemblait pas trop… Tu avais l’impression de t’être pris un aguamenti en pleine tête. Tu ne pouvais même pas poser les yeux sur son visage, certain qu’elle aussi devait ressentir exactement la même chose, avec le sentiment supplémentaire que la farce se reproduirait quand ils trouveraient un prochain parti. Elle se retourna et tu en fus soulagé, avant de découvrir le dos de la création. Par merlin… Tu te mordis la lèvre en l’imaginant porter ça devant un vieux pervers qui n’aurait qu’une hâte, lui enlever… Tu n’avais plus le droit de réfléchir à ça. Bientôt, tout le monde saurait la vérité et ce ne serait plus ton problème. Tu avais choisi ton camp, c’était trop tard pour essayer de tout arranger. « Époustouflante.  N’est ce pas Octavus ? » Avoir une mère aussi protectrice était certes un beau cadeau, mais parfois, dans ce genre de moments, tu aurais voulu qu’elle se taise. Tu avalas nerveusement ta salive avant de te forcer à faire fonctionner tes lèvres pour répondre, te raclant légèrement la gorge. « C’est… Oui. » Bon sang, tu ne savais plus quoi dire. Au moins, la réaction semblait très convaincante si tu avais vraiment voulu l’épouser. Est-ce que c’était comme ça que tu réagirais si tu finissais réellement par te marier un jour ? « Aloisia ? Qu’en pensez-vous ? C’est la bonne ou vous souhaitez en essayer une autre pour être sure ? » Laisser à ta mère le soin d’essayer de rendre ce mariage arrangé plus tolérable pour l’épouse qui n’avait pas eu son mot à dire dans l’affaire. Il n’aurait plus manqué qu’on la force à parader dans une tenue atroce pour s’associer au choix imposé de son époux. Finalement, c’était à elle que reviendrait le dernier mot sur ce point, n’en déplaise à d’autres.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 13 Mar - 19:10


OCTAVUS & ALOISIA ❧ “The trust of the innocent is the liar's most useful tool.”  


Au jeu du chat et de la souris, Octavus savait donner le change. J'avais beau être la plus jeune, ce qu'il ne manquait pas de me rappeler à chaque occasion possible, il savait faire preuve d'une immaturité incompréhensible lorsqu'il s'agissait de me blesser. Et il faisait mouche à chaque fois. Je ne m'étais pas aperçue de ce pouvoir qu'il avait sur moi avant que nous n'allions en Russie. Avant ça, j'étais peut-être trop stupide, ou trop naïve, certainement qu'il n'avait jamais été autrement. Aujourd'hui, ça me sautait aux yeux. Il ne voulait plus me voir, si ce n'était pour me faire du mal. Je n'avais pas le droit de lui parler mais il ne tolérait pas non plus que je ne lui dise pas tout. Quoi que je fasse, je faisais tout de travers. Je ne pouvais pas le comprendre et je ne le voulais plus. Et lorsqu'il me piquait comme ça, j'avais juste envie de lui rendre la monnaie de sa pièce. Mais heureusement pour notre secret, sa mère nous coupa. Pour désapprouver la robe et me complimenter au passage. Je n'avais pas l'habitude de ces remarques agréables, surtout venant d'une mère. Évidemment, ça m'allait droit au cœur et déclenchait un vrai sourire. Si j'avais été la fille de Carolina, les choses auraient été bien différentes. J'aurais certainement été plus épanouie, plus à l'aise avec mon corps en grandissant, moins solitaire aussi. Et une mère comme elle aurait probablement compris ce que je préparais. Mais la matriarche McKenna ne m'avait pas mis au monde. Et son fils remarqua bien ma réaction aux mots de sa mère.

À voir sa surprise soudaine, je me repris instantanément, comme si j'étais fautive d'apprécier la gentillesse de sa mère. Ça renforça l'impression d’animosité grandissante entre nous que j'avais. Nous n'étions pas amis, c'était un fait établi. Les derniers événements montraient même qu'il me considérait comme une ennemie, il allait falloir que je m'y fasse. Il ne devait pas vouloir que Carolina me montre le moindre intérêt. Je ne me rappelais que trop bien de comment il avait réagi face à ma complicité avec son meilleur ami. Il avait été jaloux, n'avait pas apprécié que je passe du temps avec lui. Et en même temps, ça l'avait bien arrangé de me confier à lui lorsqu'il avait estimé que j'envahissais trop son espace. Sur ça aussi, j'avais compris qu'il allait falloir que je fasse une croix. Je n'avais plus répondu à Aleksei depuis des mois. Pour lui cacher combien les choses étaient devenues pires, pour taire le chantage de Liberia et la nouvelle prétendante du brun. Mais aussi parce que j'avais peur de finir par avoir besoin de lui. Sa présence avait été plus que bénéfique pour ma dernière soirée en Russie, mais je ne pouvais pas m'y habituer, je n'en avais pas le droit ça non plus. Mais il fallait bien avouer que c'était une des choses les plus difficiles à abandonner.

Je passais beaucoup plus de temps dans cette cabine pour ce troisième essayage et ça ne fut que lorsque j'entendis ma mère commencer à faire la conversation que je compris qu'il fallait que je m'active. Même si je trouvais cette robe magnifique, me dévoiler face à tout ce monde me stressait plus que de raison. Et le silence dans lequel je fus accueillie ne calma pas beaucoup mon appréhension. Même si je m'en voulais de réagir comme ça, je ne pouvais pas m'empêcher de scruter sa réaction à lui, avant celle de n'importe qui d'autre. Et il ne réagissait pas. Je ne savais pas ce qui lui passait par la tête, mais ça aurait pu être tout et n'importe quoi. Il semblait partagé entre la surprise et le désintéressement. Aussi, je préférais ne plus me concentrer sur lui et avant même que je ne comprenne, je tournais sur moi-même sous les ordres du créateur. Oui le dos était tout aussi époustouflant. Je repoussais la petite voix qui me disait que c'était un point qui lui plaisait particulièrement. Personne ne disait rien, c'était un bon signe, enfin sûrement. Carolina clignait des yeux beaucoup plus qu'à la normale et rien que de la voir dans cet état, je sentis mes propres yeux s'embuer. Bon sang, je ne pouvais pas pleurer, pas maintenant... Je n'avais pas prévu que ça allait être aussi lourd émotionnellement parlant. J'avais rêvé de cette robe toute ma vie sans même savoir qu'elle existait réellement. Aujourd'hui, je la portais pour la première et pour la dernière fois. Si ma propre mère ne disait rien, mon ex future-belle-mère semblait vouloir prendre les choses en main. Je ne savais pas si c'était sous le coup de l'émotion ou si elle voulait juste mettre un terme au plus vite à ces essayages, mais elle d'ordinaire si discrète s'affirmait dans cet essayage. Et silencieusement au fond de moi je l'en remerciais.

Elle pris son fils à parti et il n'eut d'autre choix que de lui répondre. Mais je ne pouvais pas prendre sa réponse pour une réelle appréciation de ce qu'il avait sous les yeux. Il était bon menteur et il n'en avait rien à faire de ce à quoi je ressemblais. Ce mariage avait toujours été une malédiction pour lui, être ici aujourd'hui n'était qu'une autre corvée. Je ravalais mes larmes et prenais le temps de faire passer cette boule énorme qui obstruait ma gorge avant de répondre quoi que ce soit, de peur que ma voix ne me trahisse. « - Oui... oui je crois que c'est la bonne. » Tout le monde sembla ravi qu'on soit parvenu à un consensus. Et même si Annabeth Bateson ne dit rien, elle avait sélectionné cette robe. Au fond d'elle, elle savait que c'était potentiellement une création qui me plairait et qui allait satisfaire les deux parties. Mon père sourit, ce qui était en soit assez rare, avant de se lever, sûrement pressé de vaquer à d'autres occupations. « - Bien je pense que nous n'avons pas besoin de rester pour la prise des mesures. Carolina, Nigelus, nous nous revoyons ce soir pour l'anniversaire de ma fille. » Ma fille. Ça n'était pas le genre de chose qu'il disait. Pour le reste du monde, ça n'était rien et certainement pas une marque d'affection. Pour moi, c'était bien plus que je n'avais jamais eu. Ces deux mots trahissaient une fierté incompréhensible. Certainement parce que, selon lui, j'allais dans la direction qu'il souhaitait que je prenne. C'était d'autant plus déchirant que de penser que j'allais le décevoir ce soir. « - Oui et puis, il faut que nous nous occupions de la robe d'Aloisia pour ce soir. Ça vous fera une robe à découvrir au moins Octavus. » Comme elle aimait le prendre à parti. Elle aussi n'allait pas apprécier ma rupture avec son gendre idéal.

Si les McKenna allaient pouvoir rentrer chez eux, il ne faisait maintenant plus aucun doute que j'allais passer une longue après-midi pour ma part. Entre les retouches de cette robe d'anniversaire que je n'avais jamais vu puis la séance coiffure et maquillage qui m'attendait, je n'allais pas avoir la chance de me retrouver seule. Je finis par attraper à deux mains ma robe pour descendre de l'estrade et me rapprocher du petit groupe. Je me fis violence pour me poster l'air de rien à côté de mon « fiancé » alors que je les laissais encore admirer la création. « - J'ai hâte de célébrer ça avec vous, tu as intérêt de ne pas me voler la vedette ce soir Octavus ! » Autant finir sur une touche plus légère. Et puis, avec ce que je projetais de faire, il n'y avait aucun risque. C'était aussi un moyen voilé de lui rappeler de ne pas agir sur un coup de tête, que je voulais qu'il me laisse mon anniversaire. Sans savoir que c'était pour mettre un terme à cette mascarade une bonne fois pour toute.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Ven 1 Avr - 9:14


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Cette voix étranglée… Tu détectas immédiatement la vérité dans ses mots et tu te refermas instantanément en conséquence. Pourquoi ressentais-tu donc de la culpabilité à l’idée d’avoir causé tout cela ? C’était elle qui t’avait fait chanter pour que tu sois plus convaincant alors que tu aurais pu mettre un terme à cette histoire tout à l’heure au lieu de vous épargner ce calvaire. Et maintenant, elle avait mis la robe dont elle avait sûrement rêvé petite fille en pensant au prince qu’elle épouserait. A quel point devait-elle être déçue par le résultat final… Tu aurais pu lui épargner cette épreuve supplémentaire. Ce que tu ne comprenais pas vraiment, c’était pourquoi elle s’était opposée à ce que tu parles avant les essayages, à défaut de te faire chanter pour que tu n’ouvres pas la bouche durant sa fête d’anniversaire. Était-ce encore un jeu ? Tu n’avais pas le temps de te poser toutes ces questions. Avant que tu ne t’y attendes, Monsieur Bateson qui devait trouver l’épreuve tout aussi éprouvante que toi proposait de mettre un terme aux essayages. Pouvais-ce être vrai ? Tu étais libre ? Tachant de ne pas laisser cet espoir trop apparaître sur ton visage, tu observas discrètement ta montre. Au final, il ne s’était pas passé tant de temps que cela depuis votre arrivée, même si cela avait semblé beaucoup plus long vu le contexte. Une éternité même…

Une nouvelle séance d’essayages était prévue ? Fort heureusement, tu n’avais pas à y assister. Tu avais peine à croire que sa robe n’avait pas été prévue depuis des mois déjà. Mais il fallait dire qu’elle avait beaucoup changé physiquement depuis la rentrée… Essayant d’avoir l’air intéressé par la soirée à venir, tu apposas un sourire sur tes lèvres avant de te tourner vers la blonde glaciale. Tu ne pouvais pas promettre qu’elle ne serait pas surprise si jamais tu allais jusqu’au bout de ton plan initial. L’avenir le dirait. Tu n’étais plus sur de rien du tout à l’heure actuelle. « J’ai hâte d’être surpris ! Je ne doute pas qu’elle sera magnifique ! » Tant d’enthousiasme alors que tu aurais préféré te faire tatouer ton amour pour les moldus plutôt que te rendre à cette soirée comico-tragique. Tu te relevas de ton siège avec bonheur, dépliant ta grande carcasse, pressé de sortir de cette pièce anxiogène. Ça ne te gênait pas particulièrement de la laisser en compagnie de sa mère, malgré les paroles qu’elles allaient sûrement échanger. Tu étais prêt à parier qu’elle échangerait volontiers tout risque d’être en ta compagnie contre la sienne en un battement de cil. Après tout, là ou elle n’utilisait que des mots, tu n’avais pas autant de scrupules.

Avant de pouvoir fuir, tu devais encore passer par les politesses d’usage. Ton sourire semblant tellement vissé à tes lèvres que tu te demandais si tu allais parvenir à l’ôter une fois que tu serais seul et libre d’être honnête sur tes sentiments. La rousse s’approchait de vous et ton regard dévia une nouvelle fois vers cette robe qui attirait tous les regards. La robe était magnifique et encore plus maintenant que tu la voyais de près. Et pourtant, tu n’étais pas particulièrement attiré par les robes de mariée en général. Ton regard ne s’attarda pas. Autant ne pas donner la moindre impression positive ou négative sur la chose. C’était pour cette même raison que tu essayais de ne pas te crisper en ressentant sa présence aussi proche de toi. Tu savais déjà que d’ici quelques temps, tes parents repasseraient sûrement en boucle leurs souvenirs pour essayer de détecter le moindre signe que tu t’apprêtais à tout foutre en l’air d’un instant à l’autre.

Et comme si Aloisia parvenait à lire dans tes pensées, elle en rajoutait. Était-ce de nouveau un avertissement ? Tu avais l’impression que s’en était un, mais bien sûr c’était peut-être ton imagination. Ton sourire se tendit légèrement, mais tu restas cependant assez calme vu les circonstances. C’était aussi parce que contrairement à elle, tu étais finalement libre et elle avait peut-être besoin de passer ses nerfs sur quelqu’un maintenant qu’elle était obligée de rester en tête à tête avec sa très chère génitrice. « Bien sûr que non. Je sais que c’est ta journée. » « Vous êtes vraiment magnifique Aloisia. Encore plus de près. » Merci maman… Tu étais certain qu’elle rêvait d’entendre ça vu la situation… Tu profitas de sa proximité obligatoire, sachant que tu avais hâte de prendre congé, tes parents commençant déjà de s’éloigner en direction de la porte. Agissant rapidement, tu passas un bras autour de sa taille pour l’attirer vers toi et glisser tes lèvres contre son oreille. C’était peut-être risqué, ses cheveux ne cachant plus tes lèvres maintenant qu’ils étaient courts, mais tu ne pouvais pas la laisser gagner. « L’avertissement est très clair, mais la suite de la soirée pourrait en décider autrement... » Tu n’avais rien promis de définitif et elle devait s’en souvenir. Tu ne serais pas responsable une nouvelle fois d’une trahison supplémentaire. Tu t’apprêtais à la relâcher quand tu te retins au dernier moment.  « Tâche de ne pas prêter attention à ce qu’elle te dira... » Finalement, tu tapotas son épaule en guise d’encouragement, espérant qu’elle ne reculerait pas d’un air dégouté devant ce contact imposé dont elle n’avait sûrement pas envie. Par la suite, tu ne croisas plus une seule fois son regard, préférant ne pas deviner ce qu’elle pensait de tes actions.

« Bien, je vous verrai très vite ce soir. » Tu fis un galant baise main à la belle mère avant de serrer la main de ton beau père prétendu. Tu n’étais pas enchanté de devoir prendre la poudre de cheminette avec tes parents, mais bon… Une fois arrivé dans la salon familial, et après avoir promis que tu serais à l’heure pour partir à la soirée, tu pris congé. Pour une fois, tes obligations annexes servaient à quelque chose. Tu ne pouvais pas discuter avec ta mère maintenant. Ce serait beaucoup trop compliqué de ne pas lui dire la vérité. Elle allait être tellement triste de savoir que tu avais été aussi malheureux par cette union… Tu savais ce que tu allais faire, maintenant que tu étais libre. Un bon verre n’était pas de refus. Tu aurais le temps de reprendre tes esprits avant la fête de ce soir mais tu allais au moins pouvoir te détendre. Tu t’interdisais d’aller rendez visite à Wendy vu les circonstances. Ce serait franchement déplacé. Mais ça n’allait pas t’empêcher de te planquer dans un bar quelconque pour oublier cette épreuve et celle à venir. L’avertissement implicite d’Aloisia résonnait encore à tes oreilles. Tu avais besoin de réfléchir et boire pour te vider la tête n’était sûrement pas ta meilleure idée, mais l’appel de l’alcool se faisait le plus fort après les émotions que tu venais de vivre. Et puis, tu pourrais toujours prendre quelque chose si tu n’avais pas dessoulé d’ici la soirée. Il te faudrait aussi te changer sinon tu allais créer une mini-polémique et merlin savait que tu n’avais pas besoin de ça. Le reste suffirait amplement.

De toute façon, tu n’avais pas la moindre intention de regarder ne serait ce que temporairement au château. Il ne manquerait plus que tu croises encore Liberia, ou n’importe qui vraiment… La seule personne que tu aurais souhaité voir t’était inaccessible pour le moment. Du coup, ta direction du moment serait un bar, mais un endroit suffisamment classe pour pouvoir manger quelque chose en même temps… Tu ne voulais pas rouler sous la table. C’est ainsi que tu avais échoué dans un bourg écossais suffisamment éloigné pour t’assurer que personne ne te reconnaitrait, troquant ton costume pour une tenue passe partout. Ensuite, tu avais commandé du whisky. Beaucoup de whisky pour empêcher ton cerveau de réfléchir. Avant de tout oublier, tu avais quand même pris la peine de charmer ta baguette pour te prévenir de l’heure. Arriver en retard ou être carrément absent de la fête d’anniversaire de ta fiancée…

La soirée était arrivée beaucoup trop vite à ton goût. Quand tu avais mis les pieds hors du bar, il pleuvait et tu te dis que c'était un temps idéal vu ce qui allait se jouer ce soir. A croire que le ciel savait ce qui se tramait. Après avoir enfilé ton tout nouveau costume pour l’occasion, l’esprit trop clair, tu transplanas jusqu’au manoir de tes parents. Ton père avait trouvé que ce serait une bonne idée de pousser la plaisanterie jusqu’au bout en ayant l’air d’une famille soudée et aimante. Après avoir découvert que ce type de famille existait vraiment, c’était beaucoup plus difficile de jouer le jeu. Et tu n’avais pas non plus particulièrement envie de te retrouver prisonnier d’une conversation pleine de mensonge avec ta mère. Elle s’était contentée de te regarder de façon insistante diminuant ton sourire marketing et tu te demandais si malgré tes soins, tu ne sentais pas l’alcool ou la cigarette bas de gamme de tes camarades de boisson. Elle l’aurait sûrement dit le cas échéant. Tu avais l’impression d’aller au pilori. Tu n’avais toujours pas pris la moindre décision, mais ton cœur penchait plus vers la vérité que continuer cette mascarade. Quand pourrais-tu dire la vérité sinon ? Au moment de visiter le lieu de la cérémonie ? Devant l’autel ?



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 2 Avr - 21:59

IT'S TIME TO STOP WAITING.OCTAVUS&ALOISIA;
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Essayer cette robe était déjà difficile, le fait qu'Octavus soit dans cette pièce et que nous n'avions que du ressentiment l'un pour l'autre ne facilitait en rien les choses. Je ne pouvais pas dire s'il s'apercevait ou non de mon trouble mais dans tous les cas, j'étais certaine qu'il n'en avait rien à faire. J'avais compris à mes dépens qu'il n'était pas le genre de personne à ménager les sentiments des autres, plus spécialement les miens. Mes rêves de petite fille était totalement morts et enterrés, il ne restait littéralement plus que cette robe. Le seul avantage c'était que pour le coup, je n'avais pas à jouer la comédie. C'était assez honnête pour mettre tout le monde d'accord et arrêter là les frais. Ce qui était un réel soulagement, j'avais beau ne plus avoir aucun doute sur comment allait se finir cette journée, ça ne signifiait pas que c'était plus facile de jouer les fiancées épanouies. J'avais hâte d'enlever cette création et de tout faire, enfin de boire tout ce que je pouvais, pour la faire sortir de ma tête. Mais avant d'espérer un blackout total, fallait-il encore survivre jusque-là. Le deuxième essayage serait certainement moins dur émotionnellement parlant. Pourtant, me retrouver en comité restreint avec ma mère n'avait rien d'enthousiasmant. Au moins, en compagnie des McKenna, elle faisait tout pour passer pour une femme agréable et une mère moins cruelle. Encore un autre masque qui n'allait pas tarder à tomber.

Maintenant qu'il savait qu'il allait pouvoir bientôt quitter les lieux, Octavus semblait beaucoup plus crédible, son excitation était bien plus naturelle et probablement vraie. Je ne savais pas comment il allait occuper sa journée jusqu'au bal, il avait toutes les chances de passer un meilleur moment que moi en attendant. Allait-il rejoindre sa petite-amie, la superbe blonde pour qui il n'avait pas hésité à m'entraîner dans cette vaste mascarade ? Je n'aimais pas penser comme ça, encore moins penser à elle. Je n'aurais pas du être jalouse, après tout ça ne me regardait pas. J'espérais qu'avouer enfin la vérité m'aiderait à vraiment passer à autre chose. Son nouvel entrain se fana légèrement lorsque je vins me poster à ses côtés, pas assez pour que nos parents ne le remarquent cependant. Que je sois littéralement en mariée juste à côté de lui ne devait pas être étranger à son refroidissement soudain. S'il avait fallu qu'il se tienne pour de bon avec moi devant l'autel, pas de doute, il aurait été malade. Parce que c'était l'effet que je lui faisais maintenant. Et rien qu'à penser à ce qu'il m'avait fait, à ressentir de nouveau sa présence dans ma tête, moi aussi je ne me sentais pas bien. Repenser à ça était le meilleur moyen de trouver la force de le menacer indirectement une toute dernière fois, ça m'aidait à me sentir moins coupable.

Ce qui n'aidait pas du tout par contre, c'était la gentillesse naturelle de sa mère. Carolina me complimenta encore une fois et je fondis comme neige au soleil, sentant mes joues s'embraser bien malgré moi. J'étais bien sûr touchée par ses mots, je n'avais pas l'habitude que l'on me fasse autant d'éloges et je devais me faire violence pour ne pas couler un regard vers ma propre génitrice pour voir sa réaction. Mais je me sentais bien plus honteuse que flattée. Elle n'avait jamais voulu forcer son enfant dans un mariage dont il ne voulait pas mais maintenant, c'était comme si elle était soulagée. J'allais lui faire du mal et c'était bien la seule personne que je ne voulais pas blesser, qui ne le méritait pas du tout. Ravaler les larmes que me déclencha ce cheminement de pensées fut bien plus ardu qu'il n'en parut. « - Merci... la robe y est pour grand chose. » Je ne pouvais définitivement pas être plus mal à l'aise.

Enfin, c'est ce que je croyais. À peine nos parents commencèrent à s'éloigner que je sentis le bras de mon « fiancé » se nouer autour de ma taille. Et bien sûr, je me crispais sous ce contact, me mordant l'intérieur des joues pour ne pas le repousser. Il se foutait bien de mes menaces et laissait planer le doute sur son silence pour mon anniversaire. Décidément, il ne rendait pas les choses faciles. Et dire que je faisais ça plus pour lui que pour moi, j'étais définitivement d'une bêtise sans limite. Devoir supporter tout ça sans rien dire était insoutenable et je ne parvins même pas à le regarder. Les larmes que je n'avais pas fini de ravaler faisaient briller de nouveau mes yeux, mais de colère cette fois-ci. Cette tentative d'encouragement concernant les très prochaines heures à passer seule avec ma mère fut comme un coup de grâce. Il savait comment ça allait se passer. Il avait même vu certains de mes pires souvenirs avec elle. Je restais de marbre quand sa main se posa sur mon épaule, respirant un bon coup pour faire passer ce trouble. « - Et joyeux anniversaire bien sûr... » Je soufflais ces quelques mots emplis d'ironie alors que nous nous rapprochions de nouveau de nos familles. Ma majorité allait définitivement être la pire journée de ma vie.

Les McKenna finirent pas disparaître dans l'âtre de la cheminée et ils emportèrent avec eux les faux-semblants. Ma mère arrêta immédiatement de sourire et mon père disparut tout aussi vite, certainement qu'il ne voulait pas assister à ce qu'il allait se passer par la suite. « - C'est absolument terrible cette coupe de cheveux. » Et nous y voilà. J'encaissais sans rien dire, ce n'était que le début de toute façon. Elle repartit vers le salon d'essayage improvisé et docile, je la suivis. Les essayages durèrent encore un long moment mais je devais bien lui concéder que la robe était absolument magnifique. Le haut était plus osé que je ne l'avais imaginé, ma poitrine couverte par un nombre impressionnant de perles, mes épaules visibles juste couvertes par une fine dentelle. Le bas n'était qu'une superposition de voiles qui s'ouvraient sur toute la longueur, laissant voir mes longues jambes. J'eus même droit à un « - C'est dommage d'avoir enfin perdu un peu de poids pour avoir cette tête sortie d'outre-tombe », à savoir presque un compliment pour Annabeth Bateson. « - Le maquillage va nous prendre plus de temps que prévu, tu ne fais pas d'efforts. » J'ôtais les chaussures qui allaient avec la tenue, des ballerines magnifiques montées sur des talons vertigineux pour la suivre dans une autre pièce. L'elfe de maison nous attendait, les bras tendus en l'air pour donner le flacon capillaire que ma mère lui avait demandé. L'avis qu'avait exprimé Octavus plutôt n'allait pas sauver ma nouvelle coupe.

Lamia continua en nous informant que le déjeuner était prêt, ce à quoi ma mère répondit en riant. « - Non Lamia, Aloisia ne mangera pas aujourd'hui, on ne veut pas rappeler à tous nos invités de ce soir à quoi elle ressemblait enfant. » Ah, mais c'était qu'elle était même très en forme en fait. La petite créature glissa un regard vers moi et je finis par acquiescer doucement pour la faire partir. De toute façon, rien que de penser à ce soir j'avais la nausée. Quelques minutes après, mes cheveux étaient de bien cinquante centimètres plus long et me tombaient de nouveau en bas du dos. Cher mais miraculeux comme produit. Faire la poupée ne fut pas le plus pénible au final et lorsque elle du partir pour s'occuper de la salle de bal, je pus même rappeler mon elfe pour qu'elle me dégote une coupe de champagne. Certes, je n'avais pas le droit de manger mais la boisson n'était pas encore totalement interdite. Et plus les heures passées, plus l'angoisse augmentait. Il fallait que je garde la tête froide, je n'allais pas avoir d'autre occasion. J'avais été maquillé et coiffé par de vrais professionnels qui, il fallait le dire, avaient un talent certain. Il n'y avait plus aucune marque de fatigue ni d'excès sur mon visage, j'avais retrouvé un teint de porcelaine. Et mes longues boucles rousses avaient finis de me rendre présentable. Les seules minutes de solitude furent celles que l'on m'accorda pour enfiler ma tenue du soir. Seule dans ma chambre, je soufflais longuement, le stress ravageant mon ventre. Une fois habillée, je m'approchais de la fenêtre et m'assis sur la banquette pour observer le parc ravagé par la pluie. D'ici, je pouvais déjà entendre les invités envahir la salle de réception et pour ne pas que le trac m'envahisse davantage, je tentais de me concentrer sur le bruit de l'eau vrillant la vitre. Ça n'était que quelques heures, trois tout au plus, et j'étais libre.

« - Maîtresse Aloisia... » La petite voix torturée de Lamia m'interrompit dans ma contemplation et je me tournais vers elle alors qu'elle triturait ses mains l'une dans l'autre, gênée. « - Votre mère dit qu'il vous faut descendre l'escalier sud. Tous vos invités vous attendent. » L'elfe semblait désolée pour moi, comme si elle se doutait du calvaire que ça allait être. « - Merci Lamia, je descends tout de suite. » Mes parents avaient fait les choses en grand. L'escalier sud était le plus éloigné de ma chambre mais avait l'avantage de donner directement sur la salle de bal. J'étais sûre que tout le monde m'y attendait devant. Et j'allais devoir saluer chacun des invités sans exception. Maintenant que j'étais devant le fait accompli, je n'étais même plus stressée. De toute façon, je ne pouvais pas reculer alors autant faire face. Je traversais tout l'étage jusqu'au fameux escalier et comme prévu, il y avait foule en bas. « - Miss Aloisia Moïrah Charlotte Bateson. » Ce formalisme en devenait presque ridicule. Avec précaution, je descendis les marches, un sourire éclatant sur les lèvres. Mon père m'attendait en bas et me tendis la main pour m'aider à descendre les dernières marches avant de me traîner d'un invité à l'autre pour me présenter. Je n'avais même pas eu le temps de repérer Octavus dans la foule mais nul doute qu'il n'était pas loin.

Je serrais des mains à foison, prêtant le plus d'attention possible aux gens qui me souhaitaient un bon anniversaire. Je ne réagis vraiment que lorsque l'un des convives se trompa sur mon nom, le rectifiant alors poliment. Il sembla amusé mais s'excusa tout de même : si en plus les « amis » de mes parents ne connaissaient pas mon nom ça en était d'autant plus ridicule. Au fur et à mesure des salutations de vigueur, la salle se remplit. Les invités se montraient les uns aux autres tout en appréciant les boissons proposées par les petits gens embauchés pour l'occasion. Oui parce que nos elfes au service, tout simplement, ça n'aurait pas fait assez classe. Bien vite, on ne s'occupa pratiquement plus de moi, mon père parlant politique avec le ministre de la magie en compagnie de ma mère. Je ne restais pas seule longtemps, Augustus Barrow vint me saluer lui aussi et je fis de mon mieux pour ne pas paraître mal à l'aise. Ce type n'était pas méchant mais il y avait quelque chose de très dérangeant en lui. Peut-être le fait qu'il semblait toujours aussi ravi de me voir alors que ce n'était pas forcément réciproque.


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 10 Avr - 18:13


I wanted to be adored


Tu ne restas que quelques minutes dans le manoir familial et c’était tant mieux. Ton enfance avait eu beau être heureuse en partie, cela ne faisait que te rappeler à quel point ta vie avait pris un tournant drastique et à quel point tu détestais cet endroit dorénavant. Même si ton père n’avait jamais été particulièrement aimant, il n’avait jamais cherché à te façonner comme lui avant que tu n’atteignes ta majorité. Ta mère était assise dans le salon de réception et tu t’obligeas à t’installer à ses côtés une fois l’inspection passée. Tu ne t’installas pas trop près si jamais tu portais encore sur toi les effluves du bar moldu. « Mère, vous êtes resplendissante. » Et c’était vrai. Même si elle avait toujours mis un point d’honneur à vieillir le plus naturellement possible, au grand déplaisir de ton géniteur, elle imposait une présence aristocratique sans le côté méprisant qui y était souvent associé. Les cheveux stylisés comme dans les années 30, une robe noire brodée de fils d’or. Et puis, son époux ne devait pas lui faire des compliments très souvent et vu ton absence… Devinait-elle que tu cherchais à détourner la conversation de choses plus déplaisantes ? C’était bien possible… « Vous semblez comme rajeunie. » Un léger sourire prit place sur ses lèvres avant qu’elle ne retrouve son air maternel et tu te demandas si tu allais pouvoir échapper à la conversation cette fois-ci. Pour une fois, tu avais hâte que ton père arrive pour vous interrompre. « Es-tu heureux Octavus ? Je sais que ce n’était pas ce que tu souhaitais au départ. Personne ne le souhaite, c’est le sacrifice à supporter pour conserver notre sang. Elle n’y est pour rien. Il me semble que vous avez appris à vous apprécier avec le temps, non ? Parfois, j’ai pourtant l’impression que tu es en train de visser le dernier barreau de ta cage et que tu n’as qu’une envie, c’est de prendre la fuite sans jamais te retourner... » Sa main s’empara de ta tienne et ta gorge se noua, incapable de tourner les yeux vers elle, observant l’orage qui grondait au dehors. « Octavus ? » Tu n’avais pas aussi bien joué le jeu que cela finalement. Elle avait lu en toi comme dans un livre. C’était le moment que tu avais attendu, celui de lui dire la vérité. Et pourtant, les mots semblaient incapables de sortir de ta bouche. « Mère, je… » Ta main tremblait et tu savais qu’elle ne pouvait que s’en rendre compte, sa poigne s’étant refermée sur toi jusqu’à ce que tu captes son regard. Les mots n’étaient peut-être pas nécessaires finalement… « Octavus tu es déjà là ! Pourquoi personne ne m’a prévenu ? Nous n’allons pas arriver en retard ce soir. » Tu sursautas, rompant le contact en entendant ton père arriver au salon. il ne fallait pas qu’il se rende compte de quelque chose. Le plus terrible était sûrement que si tu décidais de tout laisser tomber ce soir, tu savais qu’elle te soutiendrait quoi qu’il advienne. Plantant un sourire sur tes lèvres, tu te relevas du canapé. « Nouveau costume ? Quel tailleur ? » Lissant le liseré de ton smoking noir doublé en soie, tu observas une seconde ton reflet impeccable dans le miroir au dessus de la cheminée. « Je l’ai fait faire en Russie... » Chez un tailleur moldu particulièrement talentueux par ailleurs. Ils en feraient sûrement tous une crise cardiaque s’ils savaient… « Bien, allons-y. Mère… » Tu lui tendis une main pour la relever avant de la relâcher, laissant le couple te précéder en transplanant à la résidence Bateson. Seul pendant quelques secondes, tu pris de profondes inspirations, conscient maintenant de ce que tu devais faire. Bien sûr, les choses se passaient rarement comme prévue et tu aurais dû t’en rappeler.

Quand tu arrivas sur le perron couvert du manoir, tu remarquas qu’il y avait déjà foule. Sans surprise, toute l’aristocratie sorcière devait être réunie. Tu ne serais même pas étonné d’y voir le ministre, bien trop occupé à bien se faire voir qu’à réaliser qu’un dangereux mage noir reprenait le pouvoir dans l’ombre. Saluant les maitres de maison attendant dans le hall, tu constatas rapidement qu’Aloisia n’était nulle part en vue. Si tu avais été à sa place, tu aurais préféré fuguer plutôt que subir cette soirée… Mais bien sûr, c’était ce qui vous différenciait. Là où tu voulais ta liberté à tout prix, elle était incapable de franchir ce dernier pas. Madame Bateson semblait impériale dans sa tenue et malgré la couleur, tu avais l’impression qu’elle était glacée à l’intérieur. Après les politesses d’usage, tu t’engouffras dans la foule grandissante. Tes parents avaient déjà disparus et tu restas un instant planté là, observant ce ballet incessant d’hypocrites se saluant avec entrain. Avisant une grande table sur le côté, tu t’y dirigeas. Tu posas ton cadeau sur la pile, réalisant seulement maintenant en dépit de toutes ces insinuations que tu n’avais même pas souhaité son anniversaire à la rousse. Qui l’avait fait d’ailleurs ?

La soirée ne ressemblait pas vraiment à ce que tu t’étais imaginé en un sens. Il ne s’agissait que d’un bal supplémentaire ou les grands de ce monde pouvaient étaler leurs richesse et exploits. La vie royale que vous meniez tous, opulence et faux-semblants. Elle n’avait d’anniversaire que le nom. Finalement, il sembla que tout le monde était arrivé et tu attendis, réalisant que telle une débutante chez les moldues, ta prétendue fiancée devait maintenant apparaitre dans l’escalier. Soulagé de ne pas avoir à l’attendre en bas, et un peu surpris malgré tout par ton rôle discret pour le moment, tu observas le sommet de l’escalier. Une petite part de toi espérait encore qu’elle n’apparaîtrait pas.  Tu ne savais pas ce qu’elle avait pris avant d’arriver, mais tu aurais peut-être du essayer pareil. Elle semblait resplendissante et tu savais que tu allais devoir donner le change si vous vous trouviez côte à côte. Une potion euphorisante aurait peut-être été utile en fin de compte. À défaut, tu t’emparas d’une coupe sur un des plateaux à proximité avant d’en avaler une bonne gorgée. Tu allais devoir faire la conversation, continuer à faire bande à part ne servirait à rien sinon à attirer l’attention. Pourtant, tu t’autorisas quelques secondes de répit, l’observant arriver jusqu’à son père. Sans aucune surprise, ses cheveux avaient retrouvé une longueur bien trop conséquente et elle semblait tellement différente de plus tôt que tu savais que le maquillage y était grandement pour quelque chose. Presque normale, jeune fille devenant femme excitée par son anniversaire et ses fiançailles prochaines. L’illusion était convaincante. A tel point que tu te demandais si c’était bien l’Aloisia que tu avais quitté tout à l’heure, frémissant à chaque fois que tu t’approchais trop près d’elle. il semblait qu’elle serait exaucée, tu n’avais pas à la suivre, ce soir elle était encore célibataire et sans attaches.  

T’insérant discrètement dans l’un des cercles qui s’était formé vers toi, tu fis la conversation, te présentant quand c’était nécessaire. L’une des épouses sans doute un peu trop émechée malgré l’heure, te prit à part et tu te demandas bien ce qui t’attendait quand tu vis d’autres femmes venir vous rejoindre. Les commères, très peu pour toi, surtout quand tu avais l’air d’être le sujet de conversation. « Nous sommes particulièrement excitées d’assister à votre mariage. À votre âge et toujours célibataire… Tout le monde se demandait pourquoi. » Vraiment ? « C’est vrai. Les rumeurs les plus folles courraient à votre sujet. Mais je constate que vous n’êtes pas du tout anormalement constitué. Un si beau garçon. Les Bateson ont de la chance… » Tu luttas pour ne pas reculer devant la main qui se posait sur ton bras. Bon sang… « Vous savez, il avait des rumeurs... Certains racontaient que vous passiez tout votre temps avec un autre russe et que vous préfériez le sexe fort… » Tu avais envie de rire, mais ton père trouverait encore un moyen de te torturer alors tu pris sur toi. aleksei et toi avaient déjà eu à faire face à ce type de racontars, la plupart du temps par des rivales mécontents que les deux vilains petits canards leurs volent leurs proies. C’était un traquenard, un interrogatoire en bonne et due forme. Forcément, ces femmes ne t’avaient pas vu depuis très, très longtemps. Non pas que ça t’ait manqué. Chacun son tour surement. À l’opéra, Aloisia avait du faire face à la même attention. En attendant, tu n’allais certainement pas les laisser raconter sans te défendre. Quitte à passer pour quelque chose, autant que ce soit pour le séducteur que tu étais vraiment. « Loin de là mesdames je peux vous rassurer. Les dames n’ont jamais eu à se plaindre de mes attentions. Ce serait plutôt cela qui explique mon mariage tardif… Il fallait simplement trouver la bonne candidate. » A ces mots, celle que tu identifias comme Madame Zabini sembla passer en mode séduction. Elle en était à son cinquième mari... Ils défilaient comme des coupes de champagne. A croire qu’il y avait un double standard selon le nom de famille.

Hochant la tête, un petit sourire aux lèvres, tu essayais de ne pas faire attention au fait que Madame Zabani, en quête de son sixième mari sûrement se rapprochait sensiblement de toi, un doigt manucuré de rouge traçant des cercles le long de son verre. Les yeux cherchant une échappatoire, c’est là que tu tombas sur quelqu’un que tu n’avais pas cherché jusque là. Tes yeux se plissèrent quand tu aperçus avec qui Aloisia se trouvait maintenant. Tu ne savais pas pourquoi la vue de cet homme déclenchait une telle colère en toi, mais les savoir seuls tous les deux te donnait des sueurs froides. Encore plus vu son air virginal et innocent dans cette tenue... Et si c’était lui qu’elle finissait par épouser ? C’était la deuxième fois que cette pensée t’effleurait l’esprit et tu priais pour te tromper. « Je vous prie de m’excuser. Je vais aller complimenter ma fiancée sur sa beauté. C’était un plaisir de vous parler. » En attendant, tu te dirigeas d’un pas déterminé en direction du duo, essayant de ne te pas te faire alpaguer par quelqu’un d’autre. Il était bien possible qu’elle préfère encore sa compagnie à la tienne, mais tu te devais bien de lui offrir une alternative. Elle en ferait ce qu’elle voulait. Tu avais l’impression de prendre une éternité, zigzaguant entre les cercles jusqu’à finir par les atteindre. Depuis combien de temps étaient-ils en tête à tête tous les deux ?  

Tu savais reconnaitre un prédateur quand tu en voyais un, et personne ne t’enlèverait de la tête que celui là était l’un des pires. Tu restas bien en vue alors que tu avançais vers eux, finissant ton verre avant de le reposer sur un plateau. « Monsieur Barrow. Comment allez-vous ? » Tu serras rapidement la main de ton adversaire, essayant de ne pas trop lui écraser les doigts, un sourire plaisant vissé au visage. « Aloisia, tu es superbe très chère. »Tu étais très tenté de l’embrasser sur la joue pour appuyer tes paroles, mais n’osas pas. Même si vous étiez censés être proches, son jeu n’allait peut-être pas jusque là. De près, elle semblait littéralement briller. Quiconque l’avait apprêtée avait fait un travail particulièrement impressionnant. C’est à cet instant là que tu réalisas que tu ne pouvais rien dire ce soir. Même si tu adorais provoquer et déranger un peu le vieil ordre établi, il n’y avait pas que toi en jeu. Pas quand ce genre de sale type allait s’empresser de prendre l’avantage. Tu allais te taire. Jusqu’à quand ? Difficile à dire. Peut-être serait-il temps d’annoncer cela demain lors du brunch ? Tu tournas le regard vers elle, comme pour lui assurer que cette fois ci elle avait gagné. Tu ne dirais rien ce soir. « Si vous voulez bien m’excuser, je souhaitais une danse de ma fiancée. Aloisia m’accorderais-tu ta première danse ? » Tu tendis une main dans sa direction, attendant de voir sa réaction.   

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Sam 23 Avr - 16:54

IT'S TIME TO STOP WAITING.OCTAVUS&ALOISIA;
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.



Il était plus facile de faire semblant ce soir que ça l'avait été durant la matinée. Toucher au but y était probablement pour quelque chose. Le fait de ne pas être en petit comité qu'avec nos parents également. Tout s'enchaînait assez vite, si bien que ça n'allait peut-être pas être le calvaire auquel je m'attendais. Mon père me menait d'invité en invité, s'arrêtant à chaque fois pour discuter, me présenter. Et avec le nombre de personnes qui avaient envahies les lieux, ça occupait déjà une bonne première partie de la soirée. Un soulagement en un sens, au moins je n'avais pas encore du affronter mon fiancé. Ça n'était pas tant le fait de me retrouver à ses côtés qui m'angoissait, plus de découvrir dans quel état d'esprit il allait être encore. Rien ne semblait très fixe concernant son humeur ces derniers temps. Ma mère aussi paraissait changée, ce qui n'était en rien une surprise. Comme une actrice confirmée, elle avait enfilé son masque de femme du monde. Elle s'était moulée dans une robe aux nombreux fils d'or, relevés par la couleur sang des rubis autour de son cou. Elle était magnifique et elle le savait, c'était sûrement la seule chose qui venait ternir son éclat. À mes yeux du moins. Annabeth savait parfaitement qu'elle était considérait comme une des plus belles épouses et attirer la jalousie de ses paires la réjouissait au plus au point. La voir aussi apprêtée pour célébrer l'anniversaire de sa fille n'était donc nullement surprenant. Heureusement que je n'attendais pas grand chose de cette célébration, une autre aurait été écœuré de se faire voler la vedette par sa génitrice. Moi, j'y étais habituée.

Mon rôle pour le moment n'était pas d'une grande importance, remercier les gens pour leur présence, rire de temps en temps mais surtout faire la potiche. Ça je savais faire, sois belle et tais-toi. Je me concentrais un minimum sur mes interlocuteurs, ce qui m'évitait de chercher des yeux Octavus et ses parents. Bizarrement, son nom n'avait pas encore été mentionné. Sûrement que ça ne se faisait pas d'évoquer ces choses-là avec une jeune femme le jour de sa maturité. C'était aussi arrangeant que révoltant, mais je n'allais pas chipoter. Ce soir, j'allais tout accepter, sans rechigner. Et après, j'allais déguster. Une fois arrivé jusqu'au Ministre de la Magie, notre trio se brisa et je tentais de m'éclipser pour me récupérer une coupe de champagne. Après tout, si il y en avait une qui la méritait, c'était bien moi. Dans mon ascension pour le doux breuvage, je rencontrais un obstacle, et pas des moindres. À croire que Barrow apparaissait dès que je me retrouvais seule. J'étais obligée de donner encore plus le change pour ne pas lui montrer mon malaise. Après tout, il était plutôt avenant et ne le méritait pas directement. Je n'avais jamais souffert de sa réputation, aussi mauvaise soit-elle. Sans surprise, il insista particulièrement, presque lourdement, sur ma beauté, et je m'en voulus presque d'avoir une robe aussi fendue au niveau de mes jambes. Comme pour les autres, encore un peu plus même, je faisais bonne figure, me montrant polie et courtoise. Et alors que je pensais que mon père, ou ma mère, allait nous interrompre, ce fut bien pire au final.

Octavus choisit ce moment précis pour faire savoir sa présence. Vu combien il n'avait pas apprécié ma première rencontre avec le mangemort, j'aurais du m'en douter. Mais tout de même, j'avais espéré que son envie d'être seul et tranquille le laisse à l'écart. Contrairement à moi, Barrow ne sembla pas voir le jeune homme venir et fut mi-surpris mi-déçu de son arrivée, bien qu'il lui serra la main avec un entrain, et certainement avec une vigueur, empli de testostérones. Je savais bien que ça ne plaisait pas à mon prétendu fiancé que je me retrouve en compagnie de l'ami de mes parents et qu'il affirme autant sa présence à cet instant en était une autre preuve. Mais je fis comme si je ne remarquais rien, me contentant de sourire avec toujours autant d'éclat, prenant son compliment au vol sans trop y croire pour autant. Le bal des apparences, c'était bien ça, tout ce qui était dit en ces lieux n'était que phrases toutes faites. « - Absolument magnifique même. Vous êtes un chanceux Monsieur McKenna, il y a de quoi vous jalouser. » Bon, ça ne pouvait pas devenir plus embarrassant au moins. Après, la présence de Barrow était comme un mal pour un bien. Certes, ça n'était pas idéal mais j'aurais du affronter Octavus à un moment ou à un autre. Que ça se passe comme ça, ou juste entre nous, je ne pouvais pas dire ce qui était pire. Avec une tiers personne au milieu, nous ne pouvions pas nous montrer distant, ou même nous envoyer paître l'un l'autre. J'étais déjà étonnée que nos parents n'aient rien remarqué plus tôt, autant ne pas tenter notre chance plus que nécessaire.

Quelque chose paraissait différent chez Octavus. C'était dans sa façon de me regarder, ou bien sa manière de me demander une danse. J'avais l'impression qu'il baissait la garde. Avait-il choisi finalement de se taire, au moins pour ce soir ? Si oui, il n'allait pas être dessus du voyage. Je préférais ne pas trop compter là-dessus, j'avais été trop crédule dans le passé, je ne pouvais pas me le permettre à l'heure actuelle. Ces quelques secondes furtives de pensées passées, je posais ma main dans la sienne, acceptant son invitation. On n'allait pas pouvoir y couper de toute façon, à quoi bon retarder l'échéance. « - Bien évidemment. Monsieur Barrow, ce fut un réel plaisir de parler avec vous. » Ledit Barrow leva son verre vers nous en souriant, pas mal à l'aise pour un sous. « - Tout le plaisir fut pour moi Miss Bateson, et j'espère que vous me réserverez votre prochaine danse. » J'acquiesçais d'un signe de tête en me laissant entraîner vers le milieu de la piste, aussi soulagée qu'emplie d'appréhension. Un face à face avec mon promis, je me dirigeais vers une pente dangereuse. Surtout que nous n'avions échangé que des menaces aujourd'hui.

Mais je me sentais différente. Finalement, arrivée au pied du mur, il était plus facile d'être détachée et de ne plus réagir. Il me touchait et je ne repensais pas à ses mains sur mes bras la veille, ni même à sa présence dans mon esprit. Ça n'avait plus aucune importance désormais. Il fallait éviter les esclandres et vu mes talents pour le pousser à bout, c'était définitivement plus facile à dire qu'à faire. Nous nous mêlions donc aux autres couples déjà en train de danser et en parfaite fille de bonne famille, je le laissais guider. Aucun faux pas, de n'importe quelle nature, n'était toléré. Pas avec tous les yeux qui nous fixaient. Le bal était déjà bien avancé, ça passait vraiment plus vite que prévu. L'échéance donnait une impression d'avance rapide. Je me doutais bien que mes parents avaient prévu d'annoncer quelque chose après mon discours de remerciements et je ne comptais pas les laisser faire. Mais un coup d'oeil vers le couple Bateson me rassura sur le timing. Ils semblaient en profonde discussion avec je ne savais trop qui, ça n'était pas pour tout de suite.

En attendant, j'étais bel et bien en train de danser avec Octavus et je ne savais pas trop s'il fallait que je brise le silence ou pas. Finalement, je me dis que scrutés comme nous l'étions, ça allait paraître suspect d'être muets. « - J'espère que la soirée n'est pas aussi désagréable que tu le craignais. Il y a encore plus de monde que je ne le pensais. » D'une banalité affligeante mais je m'efforçais toujours d'avoir l'air ravie, si bien que le reste du monde pouvait bien croire que l'on s'échangeait des mots d'amour. La réalité était toute autre.


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