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 The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia

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Octavus McKenna
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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 24 Avr - 18:29


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Tu savais que tu ne devais pas te montrer trop sur la défensive avec cet homme. Tout simplement parce que tu devais l’épouser et il ne pourrait rien y faire. Alors tu forças cette confiance en toi en avant, ne prenant pas trop ombrage qu’il essaie de te montrer sa supériorité en essayant de t’écraser les phalanges, un sourire légèrement arrogant sur les lèvres, les yeux légèrement plissés en signe d’avertissement. Il ne fallait pas trop te pousser quand même. Et maintenant voilà qu’il se lançait dans une compétition à celui qui ferait le plus beau compliment à la célébrité de la soirée. Tu n’allais pas surenchérir de façon enfantine. « J’en suis plus que conscient. La plus belle femme de la soirée indéniablement… » Quel dommage que ces compliments ne soient pas dit avec la vérité due mais dans l’intention de lui couper la parole une bonne fois pour toute. Sans lui laisser le temps d’en rajouter, tu avais proposé à Aloisia de danser. Celle-ci ne s’était pas départie de son sourire mais tu voyais bien qu’il n’atteignait pas ses yeux.  

Elle ne refusa pas ton invitation, mais était-ce vraiment surprenant ? Tu ne maintins pas longtemps le contact visuel avant de la mener jusqu’à la piste. De toute façon, vous alliez avoir quelques minutes pour discuter de façon incognito. Tu t’estimas néanmoins satisfait de vous éloigner. Encore plus si tu parvenais à l’empêcher de tenir sa promesse de lui accorder une danse. Elle n’avait pas répondu vocalement. Peut-être qu’elle préférait encore se tordre la cheville que danser avec cet homme dérangeant. La seule idée qu’il puisse se permettre le moindre geste déplacé à la vue de tous… Oserait-il aller jusque là ? Tu ne comprenais pas vraiment ses motivations. Pour un peu, tu aurais presque pu penser qu’il cherchait à te tester. Mais ça n’avait aucun sens. Ce qui était plus probable, c’était qu’il espérait pouvoir récupérer une femme délaissée une fois mariée.  

Tu n’avais pas réalisé que cette invitation allait inviter la foule entourant la piste à vous scruter. Habilement, sans avoir l’air de calculer tes pas, tu vous enfonças un peu plus parmi les couples, espérant que cette sensation d’oppression aller disparaître. Maintenant, tu n’avais plus d’autre choix que la regarder, empli d’appréhension à l’idée qu’elle soit encore menaçante ou effrayée. Du coup, ce fut le silence qui domina les premières mesures de la danse, alors que tu observais à moitié ta partenaire, à moitié les danseurs qui se mouvaient autour de vous pour voir si vous aviez l’air de sortir du lot. La musique était loin d’être ce que tu appréciais d’habitude, mais tu devais reconnaître que vous faisiez tous votre petit effet à valser en rythme. Ça te rappelait les grands bals de Durmstrang. Quoi qu’ils en pensent, il y a avait des chances que ça se finisse exactement pareil à la fin. Alors que tu te demandais si ton invitation n’allait servir à rien, elle engagea une discussion. Tu cachas ta surprise momentanée. Tu avais sur le bout de la langue que la banalité de la conversation était affligeante, mais tu ne pouvais pas lui en vouloir vu où vous en étiez restés plus tôt dans l’après midi. Tu prendrais ce que tu pouvais à ce stade. Tu décidas de rester dans le ton de la conversation. Ce serait une bonne approche. La patience n’était pas trop ton fort, mais pour cette fois, tu ferais l’effort. « Oui, tes parents ont fait les choses en grand. Je suppose qu’ils n’auront pas vu la moitié des invités à la fin… Pour moi, la routine tu sais… J’ai été accusé d’être homosexuel, et ensuite j’ai été approchée par Madame Zabini quand j’ai laissé entendre que j’appréciais les femmes. Rien d’inhabituel dans ce type de soirée… » Pour un peu, tu aurais presque pu oublier tout ce qui s’était passé et imaginer que vous étiez de nouveau complices, qu’elle allait rire d’imaginer la femme vénale et fatale en train d’essayer de te mettre le grappin dessus.

Ça paraissait plus difficile que prévu. C’était cette indifférence et  le fait que les rôles semblaient inversés. Que tu n’avais absolument plus aucune intention de lui gâcher la vie, décidant plutôt de l’aider autant que possible malgré toutes tes erreurs passées. Elle ne pourrait pas oublier c’était certain et tu ne faisais sûrement qu’empirer la situation à brasser le chaud et le froid. Elle allait vraiment finir par croire que tu avais un jumeau maléfique à force. « J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir interrompu. J’ai pensé que nous avions tous les deux besoin d’une échappatoire. » Tu préféras ne pas lui dire qu’il te mettait mal à l’aise. Après tout, la rousse devait sûrement vous associer au même niveau de dérangeant tous les deux. Et puis, elle savait que vous aviez tous les deux la même affiliation. Raison de plus pour éviter qu’elle ne finisse dans ses filets…  Il te suffisait de voir comment les épouses servaient de monnaie d’échange pour faire obéir un mangemort  un peu trop récalcitrant à obéir. Personne ne méritait ça.  

Tu regrettais presque de n’avoir jamais trop prêté attention à ce qui se passait lors de soirées similaires. Étais-tu supposé avoir l’air complice avec ta promise ? Rester indifférent puisqu’il s’agissait avant tout d’un mariage arrangé ? Te montrer tactile ? Si seulement tu avais eu quelqu’un dans la confidence qui puisse t’aiguiller au lieu de naviguer en eau trouble. Et s’ils découvraient tous la vérité avant même que tu n’ouvres la bouche simplement par ton comportement anormal ? Tu pourrais toujours blâmer les mœurs russes… La danse allait se terminer à un moment donné. Autant ne pas tourner autour du pot. « Et pour toi ? La soirée tient ses promesses ? Je ne dirai rien, tu sais… Tu peux te détendre. » Vous tourniez au rythme de la musique, dans des pas que vous aviez maitrisés dès votre enfance et c’était heureux, sinon tu n’étais pas certain que tu aurais pu continuer tout en engageant cette discussion là. Tu savais pourtant qu’il fallait que tu le dises. Pour sa tranquillité d’esprit avant tout. Avant d’agir, tu allais devoir te masculiniser un peu et avoir une conversation honnête avec les personnes qui seraient directement impactées par cette décision. De toute façon, ta mère se doutait de quelque chose. Ce qui serait le plus effrayant, ce serait Wendy. Elle découvrirait une part de ta vie qu’elle ignorait totalement jusque là. Mais peut-être ne pouvais-tu pas y échapper ? De toute façon, ce serait stupide de construire quoi que ce soit sur des mensonges. Le silence était sûrement pire que des explications vu les faits. C’était une chance que vous n’ayez absolument aucun risque de vous croiser vu vos cercles aux antipodes. Mais il était préférable de ne pas te laisser distraire par la petite blonde.

Voilà, voilà. Le plus dur à avouer était dit. Bien sûr, il se pouvait que ta parole ne vaille pas grand-chose à ses yeux, mais au moins les choses étaient claires. Il paraissait évident que le mariage ne prendrait pas place avant cet été, une fois l’école terminée. En plus, il pouvait se passer beaucoup, beaucoup de choses d’ici là. Tu en étais bien conscient malheureusement. Voldemort préparait quelque chose après tout et il y avait cette rumeur comme quoi chaque fin d’année, Potter provoquait une nouvelle catastrophe. Laquelle cette fois-ci ? Ça aussi, c’était une mauvaise idée. Inutile de t’inquiéter sur ce sujet là maintenant. Tu ne devais pas avoir l’air préoccupé mais amoureux, ou du moins intéressé. « Au fait, bon anniversaire, même si j’ai du retard… » Pas sur que cela lui fasse plaisir. Tu n’arrivais pas à croire que tu avais oublié cette date tant tu l’avais redoutée pour de multiples raisons. Tu en venais à te demander si tu n’aurais pas du modifier ton cadeau en fin de compte. le moment de l’achat avait eu lieu dans une optique différente. Tant pis. Maintenant, il était trop tard pour modifier. Elle pourrait toujours s’en débarrasser de toute façon.  



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Mar 26 Avr - 14:23

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Octavus ne mit pas bien longtemps à nous éloigner de l'ami de mes parents. J'avais eu l'impression de me retrouver au milieu d'un combat de coq, ou de n'être qu'un bout de viande que l'on se disputait. Ce qui était ironique lorsqu'on savait que l'un des deux hommes m'avait quitté. Il était clair que le brun n'appréciait pas du tout Barrow. Et vu les dernières révélations, ça ne devait pas être à cause de ses activités annexes puisqu'il faisait parti du même sombre cercle. Y avait-il encore là quelque chose que je ne savais pas ? Les deux mangemorts, et cette pensée me fit frémir, s'étaient-ils rencontrés sans que je ne le sache ? Je n'en étais vraiment pas sûre. Certainement que j'étais devenue trop imaginative, et très paranoïaque surtout, après tout ce qu'il m'était arrivé ces derniers mois. En attendant, ils ne s'étaient pas publiquement déchirés ce qui était un vrai soulagement. Mon anniversaire ne pouvait pas être la scène de deux coups d'éclat.

La plupart des invités, depuis qu'ils étaient arrivés, avaient attendu ce moment. Celui où, enfin, les deux héritiers McKenna et Bateson allaient apparaître publiquement proches. Le bal du ministère russe ne comptait pas, ils n'avaient du alors que se satisfaire d'une photo. À peine avait-il pris ma main que l'ambiance autour de nous semblait avoir changé. C'était assez stressant de se sentir épiés de la sorte, et si je n'avais pas eu cette épée de Damoclès déjà si lourde au-dessus de ma tête, certainement que ça m'aurait dérangé. Pourtant ça n'était qu'une danse. Et l'on ne pouvait pas dire que l'on donnait particulièrement le change. Après s'être autant détesté, s'être fait tant de mal, se retrouver aussi proche de lui, à le laisser me faire virevolter parmi les autres couples d'invités, semblait tout à fait absurde. Heureusement, ça ne devait pas transparaître et au pire, on attribuera notre gêne à de la timidité. La nouveauté était que pour une fois, il ne paraissait pas s'en tirer mieux que moi. Bien au contraire. Si je n'osais pas vraiment le regarder, ses yeux aussi papillonner sans savoir où se poser définitivement. Encore une fois, Octavus avait changé. Entre ce matin et maintenant, ça n'était plus le même. Il avait laissé tomber son air renfrogné et je pouvais bien voir que son calme maîtrisé n'était qu'une façade. Il était plus songeur que je ne l'étais pour une fois. Peut-être parce que je savais à quoi m'attendre là où il avançait vers l'inconnu sans même le savoir. Ou bien repensait-il à ses actes de la veille, si c'était le cas, je préférais ne même pas l'imaginer. Et pour oublier mon moment de furie où je l'avais attaqué directement après son acte ignoble, je lançais une conversation vide de sens. Ça collait plutôt bien avec le thème de la soirée de toute façon. Je ne relevais pas sa surprise, après tout, ces dernières semaines, j'étais passée par tous les stades. Un changement de plus ou de moins.

Je ne pensais pas qu'il me donnerait autant, à me raconter vraiment ce qui se passait pour le moment de son côté. On aurait pu croire à deux complices échangeant leur désarroi face aux faux-semblants auxquels ils devaient faire face. On ne pouvait pas être plus éloigné de la réalité. Peut-être était-ce parce que, contrairement à lui, je savais que la fin était imminente et qu'il n'y avait plus vraiment d'effort à faire, mais plus rien ne m'atteignait ni ne me dérangeait. Et même lorsqu'il avait l'indélicatesse de souligner auprès des autres convives combien il aimait les femmes, contrairement aux bruits qui circulaient, je ne tiltais pas. Pourtant, si il y en avait une bien placée pour parler de ça, c'était moi. Liberia, la divine blonde et toutes les autres... Pour ce que je pouvais en dire, Madame Zabini avait bien plus ses chances que moi. Peut-être qu'en fin de soirée, elle n'allait pas hésiter d'ailleurs à se lancer. « - Encore une soirée mondaine réussie pour le gratin sorcier. On s'en sort pas si mal jusque-là. » Un autre sourire de façade, ça suffirait à contenter le public et ne pas avoir l'air trop froide, trop guindée. J'apprenais vite finalement. Contrairement à ce qu'il avait pu me reprocher au début d'année, on ne lisait plus en moi comme dans un livre ouvert. J'avais appris à la dure et c'était la meilleure des méthodes. La peur et la solitude dans lesquelles j'avais été plongé avaient certainement joué leurs rôles également. J'avais changé, Octavus ne me comprenait plus et très vite il allait en faire les frais.

Et comme à chaque fois, lorsque l'un était de glace, l'autre fondait comme neige au soleil. Les menaces avaient laissé place aux attentions. Mais ça ne marchait plus. J'avais trop souvent baissé les armes pour me retrouver encore et encore plus blessée et meurtrie. Je ne vacillais pas et laissais la vieille Aloisia là où elle se trouvait : au plus profond de mon être. Certes, je n'aimais pas forcément me retrouver seule à seule avec ce genre d'individu, mais en fin de compte, j'allais devoir m'y habituer tôt ou tard puisque j'allais devoir en épouser un. Et oui, son intervention ne changeait pas grand chose, j'aurais bien du à un moment me montrer à ses côtés. Pour dire vrai, on avait même un peu tardé. Mais pour le coup, le nombre impressionnant d'invités à qui mon père avait voulu me présenter était pour grand chose. « - Non tu as bien fait. Et puis ce n'est pas un bal si on ne danse pas la valse. » Une échappatoire. C'est comme ça qu'il qualifiait une danse en ma compagnie. J'étais persuadée pourtant que pour lui, les mots supplice ou corvée s'appliquaient davantage. Je ne m'aventurais pas trop sur le sujet Barrow, c'était aussi glissant qu'inutile. Je n'avais pas envie qu'il me demande de quoi nous avions parlé, comme il ne voulait pas que j'en vienne à lui demander s'il le connaissait « d'ailleurs ». Avant, j'aurais vu son intervention de cette manière, comme une échappatoire. Comme ça l'avait été tous les étés durant toutes ces années. Il arrivait et je n'étais plus juste la petite fille seule et critiquée de toute part. C'était pour ça que j'avais cru qu'il était mon ami. Mais non, c'était juste un autre héritier bien élevé qui n'avait pas voulu dire non à ses parents et me faire croire le contraire n'avait été qu'un moyen d'arriver à ses fins. Et c'était exactement ce que j'allais lui faire ce soir. Allait-il se sentir aussi trahi que moi ?

Il avait finalement décidé de ne rien dire, il me laissait ma soirée. C'était un soulagement, je n'allais pas avoir à le convaincre de se taire ou à surveiller chacun de ses faits et gestes pour être sûre de prendre la parole en première. Le fait qu'il change d'avis allait le faire se sentir encore plus mal lorsque je mettrai fin à cette mascarade. Passées la culpabilité et la colère, il allait enfin être libre. Comparé à ce que j'allais vivre par la suite, j'estimais qu'il était le chanceux de nous deux. « - Ce n'est pas tant ma soirée que celle de mes parents. J'avais juste envie que pour une fois, ils soient fiers de moi avant qu'il ne soit trop tard. » Pour le coup, c'était d'une honnêteté sans limite. Bien sûr, je voulais son silence pour mieux le briser moi-même, mais ça aussi ça rentrait en ligne de compte. Je n'allais pas leur donner cette alliance avec les McKenna dont ils rêvaient depuis tout ce temps. Leur laisser me montrer au monde était une maigre consolation. Ces quelques heures étaient illusoires et seraient bientôt remplacées par la honte et la déception. De mes parents, des siens. Un mauvais moment à passer, après quoi tout serait totalement et enfin fini. « - Après ça, on leur dira quand tu voudras. Avant que tu ne subisses la terrible épreuve des essayages à ton tour. » Il n'y avait plus aucune raison de se battre ou de lui en vouloir. C'était plus facile ainsi d'avoir une conversation sur le ton de la légèreté.

« - Merci. Et ne t'en fais pas, la moitié des gens présents ne connaissent même pas mon prénom. » Pour leur défense, je ne les connaissais pas non plus. Ils n'avaient pas été invités véritablement pour mon anniversaire en plus, juste pour montrer que ma famille faisait partie de l'élite sociale. « - On a déjà survécu à la première moitié de la soirée, ça s'avère moins horrible que je ne l'avais imaginé. » Je portais une robe magnifique, j'étais mieux maquillée que je ne l'avais jamais été et mes cheveux étaient, de nouveaux, sublimes et d'une longueur incroyable. Et je dansais avec le plus bel homme de la réception. Toutes les autres jeunes filles de mon âge seraient littéralement sur un nuage. Je leur donnerais volontiers ma place si seulement je le pouvais.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 8 Mai - 18:40


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Tu sentis un regard peser sur toi et vous fit pivoter pour essayer de détecter ce qui semblait te percer de part en part. Rien ne sortait de l’ordinaire. Étrange… Enfin, ce devait sûrement être ton père qui s’assurait que tu restais bien fidèle au déroulement prévu pour la soirée et évitais l’improvisation. Heureusement, il ne semblait pas avoir entendu la conversation tenue avec ta mère avant son arrivée. Tu n’avais aucun doute qu’il aurait été jusqu’à utiliser un impero pour s’assurer de ta coopération pleine et entière. Plus rien ne t’aurait étonné. Il n’y avait bien que si son cher maître refusait l’union que tu avais une chance de t’enfuir sans encombre. En attendant, tu ne savais vraiment pas ce qu’il allait advenir de toi d’ici la fin de l’année scolaire. Allais-tu pouvoir repartir chez toi ou continuer de faire le pantin ?

Tu ne pouvais pas exclure que ce premier contact officiel allait sûrement précipiter les choses et donc l’annonce de la date officielle de votre mariage. Rien d’étonnant après tout à ce que le gratin sorcier l’apprenne avant les deux protagonistes… La soirée n’allait pas se conclure avant cela, c’était certain. Ils ne sauraient jamais à quel point ils étaient passés proches de la catastrophe. Maintenant, il était évident qu’il faudrait littéralement que Wendy débarque pour crier votre relation pour que tu te décides à parler… Même si tu ne trouvais pas la réception aussi déplorable que dans tes pires craintes, cela ne voulait pour autant pas dire que tu avais hâte que la nouvelle soit publiée dans la gazette du sorcier. L’idée que suite à cela, tout le monde à Poudlard saurait qui était le mystérieux fiancé de la serpentard ne t’effleurait même pas l’esprit à l’heure actuelle.  

Tu te forças à sourire quand elle parla de soirée réussie. Oui, selon les critères d’un sang pur normal, c’était sûrement une soirée réussie. Et puis, malgré les harpies qui avaient tenté de te mettre le grappin dessus, tu n’étais pas non plus à plaindre. Si tu te débrouillais, tu pourrais naviguer sans trop de problèmes jusqu’à la fin de la soirée. « Exact. Tout semble se dérouler comme dans un rêve. » Bizarre pourtant que tu aies cette étrange sensation que cela finirait en fiasco total. Peut-être parce qu’où que tu ailles, tu semblais trainer la misère et la désolation derrière toi. Tu avais espéré qu’elle soit plus soulagée par ton annonce. En même temps, tu ne t’attendais tout de même pas à des remerciements ? C’était toi qui l’avais mise dans cette situation en premier lieu. Au moins pouvait-elle avoir le cœur un peu plus léger pendant quelques heures supplémentaires. « J’ai pensé que ce serait étrange si je n’étais pas ton premier cavalier. Il faut conserver les apparences… » De toute façon, tu avais préféré initier un contact avant que tel un enfant on ne t’encourage vivement à l’approcher. Vous aviez passé le stade des regards timidement échangés depuis longtemps. Tu lui avais tout pris.

Ton cœur se serra quand elle parla de fierté. Tu ne savais pas quoi lui répondre. Tu n’étais pas doué pour cela. Tu ne savais que trop que malheureusement, une fois que tu l’aurais répudiée officiellement, cela ne risquait qu’empirer les relations qu’elle entretenait avec ses parents. Ils allaient forcément penser qu’elle avait fait quelque chose de mal, même si déclarais en aimer une autre en fin de compte. Mais y avait-il vraiment une autre façon de faire ? Tu ne savais même pas comment tu allais bine pouvoir t’y prendre. Lâcher la nouvelle l’air de rien entre deux paroles d’une banalité infligeant en espérant que personne n’allait relever ? Tu craignais pour ton intégrité physique très honnêtement… Rien de ce qu’ils te feraient ne serait pire que ta punition reçue de la main du grand siphonné donc ils avaient encore de la marge ! Mais pour elle par contre… Tu ne pouvais pas t’empêcher de t’inquiéter. Même si elle t’avait rendu fou de rage, tu ne pouvais pas t’empêcher de voir ce parallèle entre ta propre mère et elle. Tu ne voulais pas qu’elle ait la même vie. Mais il était évident que tu en avais déjà trop fait. Alors même que la situation n’était pas aussi catastrophique, elle avait déjà refusé que tu l’aides à partir. Pourquoi changerait-elle d’avis maintenant ?  Et qui étais-tu pour la contraindre à t’obéir ? Ne deviendrais-tu pas toi aussi un bourreau si tu la contraignais ? Tu ne pouvais rien faire, mais la culpabilité allait sûrement te ronger surtout quand tu découvrirais son nouveau parti. Mais pour l’instant, tu avais encore le temps pour t’y préparer et de régler tes autres problèmes de ton côté.

Tu devais mettre les choses au clair avec les deux autres femmes qui étaient directement concernées par cette annonce. Tu refusais de les laisser dans le noir. Si tu devais perdre Wendy à cause de cela, tu serais fixé, mais tu refusais de continuer plus longtemps à mentir. Elle ne méritait pas ça même si le résultat final était de la perdre à jamais. Tu étais toujours trop égoïste de vouloir un peu de bonheur alors même que tu mettais tout le monde en danger autour de toi. tu ne voulais pas que quiconque serve de pantin pour te faire obéir aveuglément à tout ordre que tu recevais.    

C’était là tout le paradoxe des sangs pur. Ils paradaient, mais pour le reste tout n’était que façade. Dès que la croute était un peu grattée, le brillant disparaissait. « Mais s’attendant à ce qu’on connaisse le leur bien évidemment. » Parfois, tu te disais qu’il faudrait vraiment inventer un sort pour reconnaître instantanément quelqu’un qu’on avait déjà au moins croisé une fois. Ce serait bien utile. Encore que c’était complètement naïf d’imaginer pouvoir saluer chaque personne présente ce soir. La salle était bien trop grande. Une part de toi savait que ce n’était sans doute pas plus mal que tu ne tombes pas sur n’importe qui d’ailleurs. Un mangemort par mètre carré suffisait amplement, inutile de tenter le diable. En réalisant que tout se passait mieux que prévu, tu te mis à sourire un peu plus librement. Il y avait pire chose dans la vie que faire valser une bonne danseuse en attendant la fin de la soirée. Si tu te débrouillais bien, tu arriverais à accaparer ta mère ensuite pour éviter une cavalière malvenue et à rester relativement à l’abri. « C’est vrai. Il semble bien qu’on va éviter une catastrophe finalement. Qui l’aurait cru ? J’ai même l’impression que l’horrible Skeeter n’est pas présente, c’est vraiment une soirée parfaite finalement ! » Tu n’espérais qu’une chose, que ta photo ne serait pas trop visible si jamais cela venait à être le cas. Tu doutais fortement que la nouvelle ne fasse plus de quelques lignes.

« Tu sais que demain, tout Poudlard saura qui est ton mystérieux fiancé ? Ce ne sera plus un secret pour personne. Elle ne pourra plus rien faire… » Tu n’avais pas voulu la mentionner, mais il fallait dorénavant la prendre en compte jusqu’à ce que tu trouves quoi faire d’elle. Elle représentait une menace certaine, pour toi personnellement. Tu étais d’ailleurs stupéfait de découvrir qu’elle ne semblait se douter de rien sur tes activités nocturnes avec les marqués. Le cas échéant, tu savais très bien ce que tu aurais à faire pour te débarrasser du problème… Tu clignas des yeux en apercevant, Liberia ? « Est ce que... Non rien. » Ton rythme chancela légèrement avant que tu ne te reprennes. Impossible… Elle ne pouvait pas être là, tu avais dû rêver. C’était ton esprit qui te jouait des tours. Tu venais justement de penser à elle, voilà tout.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Mer 11 Mai - 16:26

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Maintenant qu'Octavus m'avait assuré son silence, la pression était moins grande. Je n'allais pas agir dans la précipitation, soucieuse de chacun de ses faits et gestes, à scruter à quel moment il comptait nous dénoncer. Les seules personnes que je devais avoir à l'oeil donc allaient être mes parents. Je savais pertinemment, et certainement que mon « fiancé » aussi s'en doutait, qu'ils comptaient sur le discours de fin de soirée pour annoncer une nouvelle que nous redoutions tous deux. Rien d'étonnant qu'ils profitent de mon dix-septième anniversaire pour révéler la date du mariage puisque ces fiançailles duraient depuis une éternité. Treize années pour être exactes. Treize années promise à un homme que j'avais détesté, puis apprécié, puis aimé. Et après tout cela, j'étais perdue entre l'amour et la haine. Un retour à la case départ sans avoir été épargné le moins du monde. Mais toutes les péripéties qui avaient secouées notre histoire, nos parents s'en fichaient, n'en étaient même pas au courant. Tout ce qui comptait à leurs yeux, c'était l'union prochaine entre nos deux familles, un mariage qui scellerait une vieille promesse et assurerait une longévité et un prestige sans équivoque à notre lignée. Du moins, c'était ce qui avait été prévu. C'est ce qu'il en aurait été si j'avais été la femme qu'il méritait.

Il avait raison, les invités auraient commencé à parler s'il n'était pas venu finalement m'offrir ma première danse. Après tout, c'était ce que tout le monde était venu voir. Il ne fallait pas les décevoir, sans quoi l'un comme l'autre allions être remis à l'ordre. J'avais eu peur de ne pas le supporter, de ne pas réussir à le laisser m'approcher. J'avais tendance à ne pas être maître de moi-même lorsqu'il se trouvait trop près de moi. Que ça soit en bien ou en mal d'ailleurs, même si depuis quelques temps, c'était forcément plus en mal. Comme ce matin, j'avais craint de repenser à la soirée de la veille, à ses mains serrant trop fort mes bras pour m'empêcher de bouger alors qu'il violait mon esprit. Ça n'était pas le cas. Ou alors, ça ne me répugnait plus. Bien sûr, je condamnais toujours cette intrusion, il n'y avait pas pire trahison et c'était impardonnable. Je ne comprenais encore pas comment il avait pu me faire ça. Mais mon corps ne réagissait plus aussi violemment. Ma peau ne frissonnait plus et mon cœur ne s'emballait pas. Comme une ultime preuve que nous arrivions à la fin de notre chemin ensemble. Conserver les apparences, en venir à ce que nous avions toujours répugné. Sans s'en rendre compte, tout doucement mais sûrement, nous étions en train de devenir nos parents. À la différence près que j'étais condamnée à me muer en ma mère, ou au mieux en la sienne, là où j'allais peut-être réussir à lui ouvrir une porte de sortie. Je ne pouvais pas m'échapper de ce monde de faux-semblants, mais lui le pouvais, il y arriverait j'en étais certaine. Après tout, il avait déjà une vie en Russie, un poste très prestigieux qui plaisait à son paternel assurément. Tout ce qu'il lui manquait, et qui avait agacé McKenna senior, c'était l'absence d'une fiancée. Et j'avais occupé le poste assez longtemps. Si Octavus lui en présentait une autre, assez bien à ses yeux, il pourrait l'accepter. Son fils pouvait être heureux.

Mon cavalier avait l'air d'être apaisé, contrairement à moi. Comme si décider de ne rien dire ce soir lui enlevait un poids. Main malheureusement, une catastrophe était bien à venir. Seulement, il ne la voyait pas arriver. Pour une fois, j'avais bien joué mon rôle. « - C'est vrai et tant mieux, donner une interview ce soir aurait été une vraie corvée. » L'absence de Skeeter, bien qu'étant un réel soulagement, ne signifiait pas pour autant qu'aucune photo n'allait paraître dans les journaux. Pire encore, ce qui ne devait être qu'un paragraphe sur la soirée allait probablement se transformer en un article complet dans les torchons que lisait la société mondaine. On avait pas fini d'entendre parler du bal donné par les Bateson.

Je me tendais sensiblement en l'entendant la mentionner. J'avais conscience que les répercussions allaient s'étendre au-delà des grandes familles de sang-pur. Il y avait déjà de nombreuses rumeurs qui circulaient à mon égard, mon célibat durant ces dernières années avait suscité l'intention. Certain étaient au courant de mes fiançailles sans savoir l'identité de « l'heureux élu ». Évidemment, tout le monde y était allé de ses pronostics sans y parvenir. Au fil du temps, on en avait moins parlé, c'était presque parti aux oubliettes. Et puis, mon changement d'attitude avait aidé. Le fait de passer d'un garçon à un autre avait fini de faire penser que tout ça n'était que de fausses rumeurs. La nouvelle allait faire l'effet d'une bombe et c'était sûr, j'allais devenir le bouc-émissaire de mes camarades. Mais je n'étais plus à ça près. De là à croire que l'emprise qu'avait Liberia sur moi allait disparaître aussi facilement, j'en doutais. Même si tout le monde apprenait qu'Octavus était mon fiancé, ça n'empêchait pas qu'il était en pleine relation avec une autre, et qu'elle le savait. C'était toujours une information brûlante qu'elle pouvait laisser échapper à tout moment et qui me rendrait la vie encore plus difficile. J'étais prise au piège, la seule issue possible était de me jeter dans la gueule du loup pour que l'annonce d'une nouvelle femme dans sa vie soit minimisée. Il pouvait bien la connaître mieux que moi, je savais pour ma part que ce n'était pas ce qui l'arrêterait. Alors soit il se voilait la face, soit il essayait de me rassurer. Ce qui ne marchait pas.

Qu'il mentionne Liberia nous mettait sur une brèche. Ça nous ramenait directement à nos conflits et son manque de compassion de la veille. Il était au courant maintenant de son chantage et le sentiment de honte n'était pas encore totalement passé. « - Je n'ai pas envie de parler d'elle maintenant.... » Jusque-là, je n'avais fait aucun faux pas, j'avais su jouer la comédie à la perfection. Mais là, j'avais du mal à cacher mon malaise, si bien que je ne le regardais plus. Qu'est-ce qu'il y avait à dire de toute façon ? J'avais été la victime parfaite pour son ex, une femme qu'il avait aimé et qui elle, aimait me torturer. J'étais devenue une traînée pour son divertissement. Mais elle avait été la seule à me dire la vérité. C'était bien le pire dans tout ça. Sans elle, je n'aurais probablement jamais eu vent de l'existence de cette blonde qu'il fréquentait. Et puis, qu'est-ce qu'il y avait à ajouter ? À la minute même où elle avait franchi les portes du château, il aurait du me prévenir du danger qu'elle représentait. Il ne l'avait pas fait parce que nous n'étions plus rien l'un pour l'autre et je n'avais pas pu lui dire ce qu'il se tramait parce qu'il ne voulait plus rien avoir à faire avec moi, ce dont je ne pouvais pas le blâmer. On ne pouvait pas changer le passé et j'allais faire en sorte qu'à l'avenir, rien de tout cela n'arrive plus.

« - Quoi ? » A son tour, je l'avais senti se tendre furtivement, notre danse en étant perturbée un bref moment. Je ne savais pas ce qu'il avait bien pu voir, j'avais beau regarder dans la direction où ses yeux étaient posés, je ne voyais rien d'inhabituel. « - Tu as repéré Skeeter c'est ça ? » Pour le coup, si c'était ça et que ça nous permettait de ne plus mentionner Liberia, c'était tant mieux. Une nouvelle fois, je regardais autour de moi et mon sang se glaça quand je compris ce qu'il avait vu. Ou plutôt qui il avait vu. Au même instant, la musique s'arrêta et tous les danseurs s'applaudirent avant de reprendre une nouvelle danse, couvrant mon exclamation par chance. « - Comment est-ce que tu peux me faire ça ? » Je le toisais du regard, autant dégoûtée que blessée. À chaque fois que je pensais qu'il ne pouvait pas faire pire, il me démontrait le contraire. Lorsque je retournais la tête, elle n'était plus là. Mais je n'avais pas rêvé. J'avais passé tellement d'heures à scruter la photo laissée par la bibliothécaire que j'étais sûre de moi. Sa jolie blonde était ici. Chez moi, pour mon anniversaire. À quel moment avait-il jugé opportun de l'inviter ? Je m'écartais vivement en direction de l'apparition soudaine de cette rivale qui m'avait tout pris. Entre tous les invités, je ne parvenais plus à la voir, alors d'instinct je me dirigeais vers la terrasse. Elle n'avait pas pu disparaître après tout. Je me glissais à travers la porte-fenêtre entrouverte, certaine de l'attraper sur le fait. Mais il n'y avait personne. De choc, je m'arrêtais. Je n'étais pas folle, je l'avais vu. Elle m'avait filé entre les doigts mais ça ne changeait en rien le fait qu'il l'avait invité, ici.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 12 Juin - 16:06


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Quelle brillante idée avais-tu de mentionner une ex manipulatrice qui tentait de ruiner ta vie sans que tu saches exactement pourquoi. Bien sur que non la rousse n’avait pas particulièrement envie de s’appesantir sur ce qui s’était passé ou sur sa présence. C’était à cause d’elle que tout avait pris ce tournant. Enfin, pas totalement il fallait être honnête, mais tous les évènements de Poudlard certainement. « Oui, bien sûr. » Et la conversation légère bien que forcée s’en était allée aussi vite qu’elle s’était installée. Tu ne savais pas plus quoi dire alors tu t’étais contenté de garder le silence, l’esprit préoccupé. C’était comme un mauvais présage. A peine avais-tu pensé à elle qu’elle semblait apparaître ? Pour un peu, tu aurais été convaincu qu’elle était une véritable malédiction, un mauvais sort lancé pour te hanter peu importe où tu allais. Et pourtant, en un clin d’œil elle semblait avoir de nouveau disparu. A tel point que tu étais convaincu que tu l’avais tout simplement imaginée. Il le fallait, n’est ce pas ? Dans ton esprit, tu savais qu’elle ne pouvait pas se trouver là. C’était tout simplement impossible.

Le fait que tu préfères te convaincre avoir des hallucinations plutôt qu’envisager une seconde qu’elle soit présente était plus que révélateur. Hypothétiquement, après tout ce que tu avais découvert récemment, tu ne pouvais que craindre un nouveau mauvais coup. Bien sûr, elle ne savait pas encore que tu avais découvert la vérité, du moins tu le supposais, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’elle ne chercherait pas à saboter l’officialisation de vos fiançailles si elle découvert que c’était ce soir. Elle restait une sang pur, quoi qu’il en soit. Serait-ce si surprenant qu’elle ait pu obtenir une invitation d’une façon ou d’une autre ? Immédiatement, Aloisia te demanda ce qui se passait. Hésitant entre lui dire ce que tu pensais avoir vu ou ne rien dire du tout, tu restas quelques secondes silencieux, toujours un peu crispé alors que tes yeux essayaient l’air de rien de repérer de nouveau la silhouette ennemie dans la foule. Mais rien. Elle avait réellement disparue si elle avait été là tout court. « Rien… J’ai cru… non, rien. » Ton sourire avait chancelé, mais il repartit de plus belle. La soirée allait bien se passer, coûte que coûte et ce n’était pas ta paranoïa qui allait tout gâcher. En plus, elle venait de te dire qu’elle ne voulait pas parler de Liberia, tu ne faisais que respecter son souhait. Mieux valait qu’elle ignore que tu pensais l’avoir aperçue à l’instant. Tu n’étais même pas sûr de toi, ça ne servait à rien de l’inquiéter inutilement alors que tu venais de la tranquilliser sur tes propres intentions ce soir.

Elle aussi semblait chercher et ne rien voir, ce qui te conforta un peu plus. Une illusion, voilà tout. La soirée devait bien se passer coûte que coûte. Elle mentionna Skeeter et le nom honni te fit sourire plus franchement. « Non. Il semble bien qu’elle n’ait pas réussi à passer les contrôles même si elle a essayé… J’ai cru voir quelqu’un que je n’apprécie vraiment pas, mais je me suis trompé. » Enfin, c’était ce que tu croyais jusqu’à ce moment où elle sembla elle aussi voir quelque chose de dérangeant. Tu t’arrêtas brutalement, la musique fort heureusement arrivant à son terme en même temps. « Tu l’as vu aussi, je n’ai pas rêvé ? » Le son de ta voix était urgent, inquiet tout de même. Tu aurais vraiment préféré avoir une hallucination. Aussitôt, tu fus prit d’une envie de te retourner pour vérifier par toi-même, mais avant d’agir ses mots te coupèrent net dans ton élan. Lui faire ça ? Quoi ? Ton visage devient incrédule alors qu’elle devenait de nouveau glaciale et toi complètement confus. Pas du tout étonné qu’elle reconnaisse la femme qui la faisait chanter mais qu’elle t’accuse semblait vraiment abusé. A moins qu’elle n’ait pris la conversation de ce matin pour une invitation de ta part. Elle devait avoir perdu la tête pour penser que tu ferais une chose pareille.

« Attends, comment ça te faire ça ? Tu crois que je l’ai invitée ? Je ne distribue pas les cartons d’invitation ! » Si tu étais en train de l’accuser d’être à l’origine de sa présence, tant pis… De toute façon, la connaissant, elle était bien assez maligne pour trouver un moyen de rentrer sans votre aide. Elle partait, mais tu la suivis d’un peu plus loin, ne comptant pas laisser la conversation se terminer comme ça. En dehors de tout énervement qu’elle doute immédiatement de toi quand les choses ne prenaient pas la direction souhaitée, tu devais aussi savoir ce que vous alliez faire. Tu naviguais entre les couples, la mâchoire serrée, te moquant bien de qui pouvait vous apercevoir. Qu’ils pensent ce qu’ils veulent de toute façon ça ne changerait rien… Et voilà comment lancer une dispute. C’était trop beau pour durer et vous étiez sûrement en train de la ravir d’avoir réussi son coup, mais tant pis. Avant de la retrouver pour l’expédier manu militari hors du manoir, tu devais discuter avec ta fausse fiancée. Vraiment, vous étiez absolument incapables de rester plus de quelques minutes sans vous disputer. Incroyable… Tu ne comprenais même pas ce qui se passait. Était-elle vraiment en train de t’accuser d’avoir invité Liberia ici ? Non mais quelle blague ! Tu pouvais en dire autant d’elle. Certes, elle l’avait manipulée, mais tu avais aussi fait les frais de ce dont elle était capable.

Tu finis par arriver sur un balcon, Aloisia en plein milieu l’air perdue. Tu te demandas ce qu’elle était venue faire ici. Un peu d’air frais ne ferait pas de mal et après avoir pris garde de refermer la porte pour éviter que d’éventuels éclats de voix ne filtrent auprès des invités, tu t’avanças vers elle. « Si tu la cherches, crois moi elle ne va pas se laisser trouver aussi facilement. » T’adossant contre le mur, les bras croisés, tu observas la rousse quelques secondes. Te préparais-tu à une explosion ? Peut-être bien. Pour une raison inconnue, elle t’accusait d’être à l’origine de la situation. Pour un peu, tu te demandais si elle avait vu la même chose que toi, s’il ne s’agissait pas d’un nouveau quiproquo quelconque où tu parlais d’une chose et elle d’une autre. Mais ce serait trop naïf de le croire. Vu sa réaction de femme trahie et les évènements de ce matin, il n’était pas difficile pour elle d’additionner les deux faits pour penser qu’ils étaient liés. « Je ne peux pas croire que tu crois que c’est moi qui l’ait invitée. Je ne suis pas si cruel ! Et ça ne change rien au fait que sa présence risque de tout précipiter. Il faut qu’on décide quoi faire, qu’on la trouve… » Il était évident qu’elle allait tenter de tout gâcher. Était-ce un avertissement à ton encontre ? Une façon de s’assurer –bien qu’elle ne pouvait pas savoir tes intentions, puisqu’elle ne pouvait pas lire dans tes pensées - que tu allais tenir parole et rompre vos fiançailles en public ? Allait-elle tenter de dévoiler ta liaison avec Wendy au public ? A cette pensée, tu blanchis. « On doit la trouver avant qu’elle ne fiche tout par terre ! Pour quelle autre raison serait-elle venue ici ce soir ? » Chose plus facile à dire qu’à faire évidemment vu le nombre d’invités présents. Vous n’étiez que deux et Aloisia semblait plus prompte à te crier dessus que t’aider dans tes recherches. Cela dit, les rousses ça ne courait pas non plus les rues.  



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Lun 13 Juin - 17:01

IT'S TIME TO STOP WAITING.OCTAVUS&ALOISIA;
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Je n'arrivais pas à le croire. À tort ou à juste raison, je ne savais pas encore. Il n'avait apparemment aucune raison de me mentir et malgré ça, je n'arrivais pas à le croire, ou alors je n'en avais pas envie. Après tout ce qui s'était passé, le croire s'avérait très difficile, voire impossible. J'étais persuadée qu'il avait vu quelque chose, quelqu'un, d'assez perturbant pour faire tomber ce masque qu'il ne quittait que très rarement. Même s'il m'assurait le contraire, tout sonnait faux à mon oreille. Si bien qu'à mon tour, je me détachais de l'instant présent pour scruter la foule, à la recherche de je ne savais trop quoi. Un élément qui dénoterait. Ce qui n'était pas tâche aisée puisqu'il y avait beaucoup de monde autour de nous, des inconnus pour la plupart. Je m'en voulais presque d'être comme ça, à réagir avec autant de force à chaque fois que je pensais qu'il me cachait quelque chose. C'était absurde, il m'avait assuré qu'il ne dirait rien de notre rupture ce soir et j'étais celle qui allait tout dévoiler dans son dos. Alors pourquoi cette impression que j'allais encore heurter brutalement sa réalité à lui ? Si près du but, je préférais autant rester dans l'ignorance d'autres révélations, elles me coûtaient trop à chaque fois.

C'était la première fois que je la voyais en chair et en os et pourtant je n'hésitais pas une seule seconde sur son identité. C'était elle, il n'y avait aucun doute possible. Presque encore plus belle que sur la photo. Je ne savais rien d'elle si ce n'était que je lui vouais une haine sans limite. Liberia l'avait traité de sang-de-bourbe dans les vestiaires, elle n'avait donc aucune raison d'être là. Aucune, si ce n'était que son cher et tendre s'y trouvait, bien obligé. Était-elle au courant de mon existence ? Ça ne la dérangeait donc pas de savoir que l'homme qu'elle fréquentait était déjà fiancé avec une autre ? Mais quelle genre de personne pouvait autant se moquer de la souffrance qu'elle causait. La vision de sa personne semblait s'être incrustée à jamais sur ma rétine. Je ne pensais pas pouvoir souffrir davantage par sa faute, par leur faute. C'était plus révélateur que je ne voulais bien le penser. J'en avais assez d'avoir mal, assez d'encaisser pour les autres. En cet instant qui n'aurait du n'appartenir qu'à moi, j'avais envie d'obtenir vengeance. Oubliée la raison, j'avais besoin de la confronter, de lui balancer toute ma peine et mon dégoût au visage et tant pis si ça créait une esclandre. C'était ce qu'ils devaient chercher après tout pour venir ensemble tous les deux. La légèreté avec laquelle Octavus me demanda si je l'avais bien vu moi aussi me donna envie de vomir. Il ne paraissait pas désolé de m'imposer sa présence, ni même content de lui de me porter un énième coup. C'était comme s'il s'en fichait totalement et c'était bien le plus rageant.

Et en plus il se déchargeait de toute responsabilité. Il ne manquait pas d'air pour sûr. On ne faisait pas dans l'invitation de sang impur ni de maîtresse illégitime. Ça ne servait à rien de répliquer, pour le moment, la seule que j'avais envie de confronter, c'était elle. J'abandonnais Octavus sur la piste de danse, de toute façon je n'étais pas certaine de pouvoir encore garder mon calme plus longtemps s'il continuait de me mentir aussi effrontément. J'avançais d'un pas décidé vers la vision qui avait dorénavant disparue, ne m'arrêtant pour personne, insouciante de savoir si l'on avait remarqué notre changement d'attitude. Elle ne pouvait se trouvait que sur la terrasse. C'était ce que je croyais. Quand j'y arrivais, l'endroit était désert. Ça aurait pu me mener à croire que j'avais rêvé, que définitivement j'étais devenue folle et que j'avais de graves hallucinations. Si seulement il n'avait pas admis lui aussi l'avoir vu. L'éclat de sa voix finit par me parvenir, je n'avais même pas remarqué qu'il m'avait suivi. Sûrement par peur que je ne m'en prenne à sa nouvelle conquête. J'avais l'impression qu'il se fichait de moi. Ça ne pouvait être que ça. Il était là, adossé contre le mur, les bras croisés nonchalamment sur la poitrine, comme si rien de tout cela n'était grave. « - Mais qu'est-ce que j'ai bien pu te faire Octavus ? » Je n'en revenais pas. Il était là, à jouer les innocents alors qu'il n'y avait pas d'autre possibilité à sa présence. Bien sûr que si, il était à ce point cruel. Et où que soit cette satanée sang impur, elle devait bien rire. J'allais déjà devenir la risée de toute la haute communauté sorcière, ça n'était pas suffisant ? Il fallait encore que je me prête à leur petit jeu du chat et de la souris ? J'avais déjà donné avec Liberia, s'il pouvait faire en sorte que chaque femme avec qui il couchait ne devienne pas un bourreau à mon égard, ça m'arrangerait beaucoup.

« - Qu'on la trouve ? C'est une plaisanterie tout ça, n'est-ce pas ? J'ai autre chose à faire qu'à chercher ta petite copine, merci bien ! » Je pouvais sentir le sang pulser dans mes oreilles, j'avais envie d'exploser. Je prenais de longues inspirations en faisant les cent pas, mordant fort ma lèvre pour éviter d'hurler. La nature semblait être dans le même état d'esprit que moi puisque le ciel grondait et menaçait d'éclater à nouveau. Le paysage parfait pour me laisser aller à la rage. « - Pourquoi serait-elle venue ici ce soir ? Voyons voir, pour m'humilier peut-être, ou bien pour venir marquer son territoire. À toi de me dire, elle n'a certainement pas eu l'adresse toute seule ! » Je m'arrêtais, le fusillant du regard alors que ma main gauche serrait fermement mon poignet droit, comme pour s'assurer que je n'allais pas saisir ma baguette et éclater comme la veille. « - Ou alors peut-être parce que tu ne choisis que des psychopathes à tendance sadique ! Je m'en fous de la raison, tu vas la trouver et tu vas la foutre dehors. Parce que si c'est moi qui la trouve, je te jure que ta petite blonde va finir chauve. » Une promesse des plus plaisantes à tenir. S'ils s'étaient décidés à faire de ma vie un enfer, moi aussi je pouvais rendre les coups. Et puis, si elle l'avait suivi sans qu'il ne s'en aperçoive, c'était d'autant plus pathétique. S'il voulait sortir avec des timbrées, qu'il s'assure au moins de les tenir. Si mes parents, ou pire, ses parents à lui, apprenaient son existence ici et maintenant, je ne donnais pas cher de sa peau, à elle, à lui et même de la mienne.

Je sentais que je tremblais et le froid n'avait rien à voir avec ça. Au contraire, la colère me donnait chaud et je devais faire toutes les efforts du monde pour ne pas tout lui balancer au visage. J'avais envie de lui sauter à la gorge, de lui dire qu'il était le pire des salops de m'avoir laissé entre les mains de son ex, d'être entré sans aucune cérémonie dans mon esprit. D'avoir ri de toutes mes souffrances, de ne pas s'en inquiéter, de ne pas agir. De se foutre de moi à tous les niveaux. Je préférais exploser pour cacher combien ça m'avait tué. Ne pas montrer ses faiblesses, plutôt passer pour une folle que le laisser voir que je m'éteignais, doucement mais sûrement. Alors je restais là, les lèvres serrées, priant tous les dieux pour qu'il s'en aille avant de ne plus avoir la force de me contenir.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 26 Juin - 19:55


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Tu étais en train de recevoir une avalanche de reproches qui n’étaient même pas mérités. Pour un peu, tu étais content qu’elle n’ait pas sa baguette avec elle. Qui sait ce qu’elle aurait pu faire ? Il ne manquerait plus qu’un duel à la baguette sur le balcon pour clôturer la soirée en beauté. La voir aussi déchainée par une présence qui n’était pas de ton du te laissait franchement sans voix. De toute façon, comment allais-tu pouvoir la convaincre que tu n’avais rien fait ? Elle vous avait vu discuter ensemble avant de partir ce matin et vu son comportement après coup, inutile de s’imaginer ce qu’elle avait pu croire. Et après on disait que tu étais prompt à la colère.

Ta petite copine. À cette expression, tu fronças les sourcils. Inutile de te rappeler que tu avais pu tomber amoureux de quelqu’un d’aussi pervers par le passé, merci bien… Cela prouvait bien qu’on ne connaissait pas du tout les gens. Une leçon durement apprise pour toi, et pour elle à ton égard aujourd’hui. En attendant, tu n’allais certainement pas t’excuser de sa présence ici. « Elle aura sûrement vu une mention de la fête dans la gazette ou alors une connaissance l’a conviée comme partenaire. Je te jure que je  ne l’ai pas invitée. Pas après avoir décidé de me taire. Ce serait ridicule ! La seule idée que tu croies que je suis de mèche avec elle… Tu ne sais pas un centième de la cruauté qu’elle peut dévoiler ! » Elle savait se débrouiller, c’était quelque chose qu’il fallait lui reconnaître. n’importe qui d’autre aurait sûrement changé de nom après ce qu’elle avait osé faire en se faisant passer pour une employée afin de fouiller les dossiers du ministère. Et bien, elle s’en était sortie relativement indemne considérant. Et toi, bêta que tu étais, tu avais accepté d’alléger sa sentence. Ce que tu pouvais le regretter. Elle aurait pu croupir en prison et tu serais libre de toutes ces folles furieuses qui tentaient de contrôler ton existence.

En attendant, Aloisia était tellement aveuglée qu’elle ne réfléchissait plus convenablement. Cela dit, elle avait raison sur une chose. En cet instant, elle passait parfaitement dans la catégorie des psychopathes à tendance sadique, mais tu n’osas pas le lui faire remarquer sinon elle aurait sûrement explosé pour de bon. « Bien sûr qu’il faut la trouver. Tu ne crois pas qu’elle va rester gentiment silencieuse pendant la soirée ? » Mais enfin, à quoi pensait-elle ? Ce n’était pas en te hurlant dessus qu’elle allait partir ou se taire. À moins qu’elle ait seulement souhaité causer une scène. À cette pensée, tu te demandas si des gens avaient aperçus la célébrité de la soirée en train d’hurler sur un être qu’ils ne pouvaient pas voir de là ou ils se trouvaient… Tu te posais trop de questions au lieu d’agir. Mais tu ne pouvais pas t’en empêcher. Tu détestais les énigmes et là, s’en était une. Pourquoi était-elle ici ? Si seulement tu avais pu parler des souvenirs que tu avais aperçus dans la tête de la jeune écervelée qui s’était laissée prendre dans les filets redoutables de la danoise. Était-il possible qu’elle ait réussi à comprendre que vous aviez découvert le chantage réciproque qu’elle avait lancé à votre encontre. Mais si oui, comment ? Même douée, elle ne pouvait pas avoir des espions partout tout de même…

Et puis, au bout d’une minute tu finis pas appréhender ce qu’elle avait fini par dire. Ta petite blonde va finir chauve. Quelle blonde ? « Attends, quoi ? Mais… Liberia n’est pas blonde. » Du moins pas à ta connaissance… Et il était fort peu probable qu’elle ait soudainement décidé de se teindre juste pour l’occasion. Il y avait visiblement un gros quiproquo là. Tu lui jetas un regard incrédule. Une blonde… Tu ne compris pas immédiatement à qui elle pouvait faire référence. Pas à Liberia en tout cas. Alors de qui pouvait-elle bien parler ? Quel était le pourcentage de chance que tu sois en présence de deux ennemis le même soir ? Une seconde, tu pensas véritablement que Skeeter était là, mais au fil des secondes ton cerveau rassembla les éléments du puzzle. Ce fut finalement que tu eus un déclic. Petite blonde. Petite copine. Tu n’en connaissais qu’une et il était impossible qu’elle se trouve ici. N’est ce pas ?

A moins que Liberia n’ait réussi à emmener Wendy avec elle ? Et si finalement tes pires craintes s’avéraient vraies ? Et si celle dont tu commençais de plus en plus de tomber amoureux s’avérait être une déception de plus, une manipulatrice ? Quelqu’un qui avait été placée sur ta route volontairement dans l’idée de te compromettre ? Pouvait-elle être aussi bonne comédienne ? « Attends une seconde. Mais, qui as-tu vu ? » Ta voix se fit plus urgente et tu quittas ton mur pour avancer vers elle, presque sur le point de lui saisir les bras pour s’assurer qu’elle allait parler. Vite qu’elle réponde. Si Wendy était ici. Ton cœur s’accéléra de panique à cette pensée. Tu refusais de croire qu’elle avait joué avec toi. Comment aurait-elle pu prévoir que tu échouerais à la tête de sanglier un soir ou Wendy était là ? Non, ton cœur ne pouvait pas se tromper autant. Plus après la dernière fois. Une telle dingue qui savait pour la femme probablement née moldue que tu fréquentais, ça ne pouvait pas amener de bonnes choses. Elle ne pouvait pas être ici de son plein gré. Et ce fut à cet instant que la porte s’ouvrit.

« Octavus ? Que faites-vous dehors ? » Interrompus et tu en aurais crié de frustration. Tu étais si près. A croire que le destin s’acharnait à s’amuser. Allait-elle oser répondre maintenant que ta mère était sur le balcon ? Cela valait peut-être mieux en fin de compte… qui sait ce qui serait arrivé sans une intervention tierce ? Tu plaquas un sourire sur tes lèvres avant de te tourner vers elle, à moitié, réalisant que si elle était là, vous aviez déjà dû suffisamment attirer l’attention des convives. Oh well… tout ça pour ne pas décider de rompre vos fiançailles aujourd’hui… « Nous prenons l’air mère, et nous avons une petite discussion privée.  Tout va bien. » Tu rajoutas au dernier moment en analysant la façon dont Aloisia restait rouge de fureur. Impossible de le manquer, malgré la luminosité tombante de ce soir. Elle ne prendrait sûrement pas cela pour du désir. « Nous revenons bientôt, c’est promis. » Ton sourire semblait si faux, tu savais que tu devais être peu convaincant. D’ailleurs, elle ne semblait pas prête à partir. Son regard passant de l’un à l’autre pour tenter de détecter la vérité. « Tu es sûre que tout va bien, Aloisia ? » Et une fois encore, tu étais transparent. Les yeux de ta mère s’étaient posés sur celle qui était ta fiancée, comme si elle doutait de tes mots. Ça et les doutes d’un peu plus tôt. À ce rythme, elle finirait bien par découvrir que tu étais infidèle et violent. Tu savais que si tu voulais qu’elle s’éloigne, tu allais devoir faire une allusion à votre conversation avortée de tout à l’heure, mais Aloisia allait encore s’imaginer le pire et penser que ta mère était aussi dans le stratagème imaginaire dont elle t’accusait. « Nous avons juste une conversation avant l’annonce des fiançailles. Rien de grave mère, rassurez vous. » Rien si ce n’était les deux intruses qui semblaient avoir crashé la fête sans invitation.



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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Mer 6 Juil - 22:03

IT'S TIME TO STOP WAITING.OCTAVUS&ALOISIA;
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Je n'en revenais tout bonnement pas. Je ne comprenais pas du tout son attitude. Pour quel genre de relation j'allais me jeter dans la gueule du loup ce soir au juste ? Plus il parlait de sa nouvelle conquête, plus j'avais l'impression qu'il m'en peignait un tableau des plus horribles et dérangement familier. J'en aurais presque douté de la véracité des propos de Liberia s'il n'y avait pas eu la soirée de la veille. Il était entré dans ma tête, il avait vu ce que je savais de sa vie personnelle. Pourquoi j'avais accepté cet horrible chantage. Et il n'avait rien nié, bien au contraire, il s'était presque amusé de tout ça. Et voilà qu'aujourd'hui, Octavus était à la limite de se placer en position de victime face aux agissements inconsidérés de sa dulcinée. Vraiment, c'était à se taper la tête contre les murs. Il sortait avec cette femme, comment est-ce que je ne pourrais pas croire qu'il soit de mèche avec elle ? Je ne la connaissais absolument pas et la seule chose qui me reliait à elle, c'était lui. Alors oui, évidemment, qu'il devait être impliqué dans tout ça. Je ne pouvais pas non plus être à ce point malchanceuse pour que juste ce soir, elle ait reçu une invitation de je ne savais trop qui à ma réception d'anniversaire.

Le son de sa voix était assez alarmant et ça aurait du me faire réagir. Octavus était pressant, inquiet, tellement que ça aurait normalement suffi à me convaincre de me mettre à la chercher avec lui. Mais à part rester incrédule face à cette situation qui n'avait ni queue ni tête, je ne pouvais rien faire. J'étais juste paralysée. Il avait l'air tellement sûr qu'elle n'allait pas rester gentiment à profiter des festivités en plus. C'était donc qu'elle me connaissait et de toute évidence, qu'elle ne me portait pas dans son cœur. C'était réciproque, bien sûr, mais j'estimais être celle dans son bon droit. C'était quand même moi la fiancée abandonnée, elle avait assez fait de ma vie un cauchemar sans avoir à en rajouter. Malgré l'urgence apparente, mon esprit des plus torturés ne parvint pas à s'empêcher de l'imaginer, lui et cette blonde, rire de ma personne. La pauvre petite Aloisia, cette idiote qui avait vraiment cru avoir une chance dans le cœur d'Octavus. Depuis combien de temps est-ce qu'ils se payaient ma tête ? Avant, après la Russie ? Avait-il su qu'elle comptait m'achever ce soir, devant nos deux familles ? Toutes ces questions qui n'arriveraient jamais à franchir le seuil de mes lèvres.

Je restais donc là, à trembler comme une feuille, de colère et de dégoût contre moi-même. Parce que dans le fond, c'était bien ça, j'avais été stupide. Je bouillonnais de l'intérieur, certaine qu'à un moment, ça me consumerait toute entière. Jusqu'à ce que j'entende son nom. Liberia. Pourquoi est-ce qu'il parlait de Liberia soudainement ? D'un coup, je me sentis vide. Envolée la rage et la déception. Je ne tremblais plus. Je passais de rouge à blanche, livide même. Ce nom, il sonnait comme une malédiction. J'en oubliais contre qui tous mes mots étaient tournés jusqu'à présent. La petite blonde d'Octavus n'avait plus aucune importance, elle pouvait bien se balader chez moi en toute tranquillité parce qu'il y avait pire, définitivement pire. « - Non... Non, non, Liberia... est ici ? » Cette question sonnait plus comme une supplique. J'aurais donné tout l'or du monde pour qu'il me rie au nez et me traite de folle, j'en aurais même ri de bon cœur avec lui. Mais non, je n'avais pas rêvé cette fois-ci. Lui n'avait pas vu sa nouvelle petite-amie, et tout devenait bien plus clair. Celle qu'il avait vu, c'était sa folle d'ex-fiancée.

Je prenais une immense bouffée d'air, comme si j'en avais été privé jusqu'à cet instant où je comprenais l'horreur de la situation. La bibliothécaire, dans le Manoir de mes parents, en présence de tous leurs « amis » et connaissances, ainsi que des parents d'Octavus. Cette même Liberia qui m'avait poussé au vice, qui m'avait torturé psychologiquement pendant des semaines et qui serait la mieux placée pour traîner le nom des Bateson dans la boue. Et alors que mon ancien soutien se précipitait vers moi pour me demander qui j'avais vu, je ne le regardais plus. J'étais perdue dans mon esprit, piégée par cette sombre révélation. Je revivais cette dernière scène sur la terrasse et elle était beaucoup plus crédible lorsqu'on y replaçait en personnage principal Rasputin. Je ne m'attardais pas trop sur le fait que le brun doute encore que je comprenne à quel point la jeune femme pouvait être cruelle. Si avoir vécu ce qu'elle m'avait fait vivre par la légilimancie ne suffisait pas, alors jamais il ne comprendrait combien j'avais souffert pendant tout ce temps. À me taire, pour lui, et devenir encore une fois, rien d'autre qu'un pantin. Mais je n'en pouvais plus de souffrir et je ne pouvais pas la laisser se jouer de moi encore une fois.

Je mis de très longues secondes à comprendre que nous n'étions plus seuls à l'extérieur. Et encore d'autres à remettre l'identité de la personne qui s'adressait à nous. Je fixais le vide, tétanisée, à imaginer les pires scénarios possibles. Et lorsqu'enfin je comprenais que Madame McKenna se tenait face à moi, je ne parvins pas à cacher ma peur et mon trouble. Je laissais son fils faire la conversation, essayer vainement de repousser les inquiétudes de sa mère. Carolina était trop perspicace. Là où les autres parents ne voyaient rien des tourments de leurs enfants, elle, aimante et attentionnée, n'était pas dupe. Ça ne facilitait pas vraiment les choses. Et malgré les mots qui se voulaient rassurants de son fils, elle ne tomba pas dans le panneau. Je finis par la regarder lorsqu'elle s'adressa directement à moi. C'était la première fois qu'on me regardait de la sorte, une oeillade maternelle et inquiète. J'en tombais le masque. « - Non... » Non, ça n'allait pas. Et Octavus pouvait bien essayer de sauver les apparences, moi je n'y arrivais plus. Laisser tomber le masque me fit l'effet d'un électrochoc et je regardais la mère McKenna, puis mon « fiancé », incapable de redevenir cette fausse femme amoureuse et comblée. Il fallait que j'agisse. « - Je suis désolée, je dois y aller. »

J'abandonnais, d'un pas trop précipité sûrement, les lieux et entrais de nouveau dans la salle de bal. Rien n'avait changé à l'intérieur et c'était déstabilisant puisqu'à mes yeux, tout semblait plus sombre, plus dangereux. Le temps avait filé, la soirée allait toucher à sa fin et j'avais l'impression que quelque chose allait se passer si je n'agissais pas en première. « - Aloisia, chérie ! » J'avais à peine avancé dans la foule lorsque la voix mielleuse et fausse à souhait d'Annabeth Bateson me coupa. Elle était seule, mais de peur qu'on ne l'entende, il valait mieux jouer son rôle de mère exemplaire. « - Il est temps que l'on remercie nos invités de leur présence, je m'en vais chercher ton père, ne disparais plus, veux-tu ? » Et sans plus de cérémonie, elle s'en alla. Je n'avais vraiment plus de temps. Mon cœur battait à tout rompre dans ma poitrine alors que je me frayais un chemin jusqu'à la scène improvisée où les musiciens continuaient de jouer pour accompagner les quelques danseurs restants. Même si beaucoup des convives restaient, certains étaient déjà repartis. Ils n'étaient venus que pour une brève apparition et rien de plus. Ce fut pour autant difficile d'avancer sans me faire arrêter. Mais le nom de Liberia résonnant dans ma tête était une stimulation des plus efficaces. D'un geste de la main, je leur fis signe d'arrêter la musique alors que je récupérais ma baguette accrochée à ma cuisse. « -Sonorus ».

On y était. Cet instant que j'avais programmé depuis tellement longtemps et dans le plus grand secret. La dernière pensée que personne ne m'avait volé et la seule chose que j'avais décidé. Comment j'allais sceller mon destin. « - Bonsoir à tous. Je tiens à vous remercier chaleureusement pour votre présence ce soir, ce bal n'aurait pas pu être plus réussi. Je vous demande de lever vos verres pour mes parents, Annabeth et Leroy Bateson, qui ont fait de mon anniversaire un des plus beaux jours de ma vie. » La foule s'exécuta, un sourire faux face à ces mots tout aussi vides de sens. Je remarquais alors mes parents, mis mal à l'aise par ce changement de programme, mais qui tentaient de ne rien laisser transparaître. Je continuais sans plus les regarder, de peur que ma voix, si parfaitement maîtrisée jusqu'à maintenant, ne commence à me trahir. « - Je sais que beaucoup d'entre vous attendent une heureuse nouvelle en conclusion de cette soirée. Malheureusement, ça ne sera pas le cas. » Le silence était de plomb et je retrouvais le regard de Carolina. Elle était si loin mais je pouvais voir la surprise, et quoi, une pointe d'appréhension ? Je ne savais pas, et luttant déjà pour ne pas me laisser aller à mes émotions, je ne prenais pas le temps d'analyser plus. « - J'ai commis des erreurs et je n'ai pas pu tenir la promesse faite à la famille McKenna. Et j'en suis sincèrement désolée. » Comment avouer à demi-mots mais avec l'élégance due à mon sang et à mon rang que j'avais été infidèle. Vu les murmures qui parcouraient l'assemblée, tout le monde avait bien compris que c'était de ça dont il était question. « - Et puisque je ne suis plus digne de porter votre nom, je me dois d'assumer les conséquences. Et rompre les liens de fiançailles qui m'unissaient avec Octavus McKenna. » Voilà. C'était dit. Le point final à plus de douze années de mascarade, à des semaines, des mois de torture. Pour lui comme pour moi. J'en porterais le blâme. Lui-même l'avait dit, son père ne lui reprocherait pas de ne pas épouser une fiancée infidèle. Il était libre et moi, j'avais choisi ma fin.

« - Malgré ça, la soirée continue, profitez des dernières festivités et je vous remercie encore de votre présence ce soir. » Je clôturais mon speech, mais plus personne ne m'écoutait. Tout le monde cherchait du regard mes parents, ou la famille McKenna. Pour ma part, j'avais bien fait en sorte de ne pas essayer de repérer Octavus dans la salle. Le voir se décomposer aurait été trop dur. J'avais prévu de profiter de l'agitation ambiante pour disparaître. C'était petit et lâche, mais j'avais été assez courageuse pour toute une vie. De manière surprenante, on ne faisait plus attention à moi. Je n'étais que la fille de, il fallait avoir un mot de mes géniteurs. Et après l'annonce de mon infidélité, ils ne parviendrait pas à revenir sur ma décision. Alors que je me glissais vers le couloir menant aux escaliers de cuisine afin de rejoindre ma chambre, je me sentais étrangement légère. Soulagée d'un poids. Je savais que ça n'allait pas durer, qu'on allait mettre gentiment tout le monde dehors pour me donner une bonne correction. Mais alors que je parcourais le Manoir pour regagner mes quartiers, je me sentais libre.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 17 Juil - 19:03


I wanted to be adored


Aussitôt le nom honni eut-il quitté tes lèvres qu’un changement brutal s’opéra. Tu en aurais presque rit. Ce fut si soudain que tu n’aurais pu le manquer. Disparue la colère, laissant place à une panique sans nom. Tu n’avais pas réalisé à quel point l’emprise de Liberia s’étendait, à quel point elle avait pu faire des dégâts. Aloisia semblait si forte, que tu en oubliais parfois qu’elle n’était qu’une adolescente en train de grandir trop vite pour son âge. Ainsi donc elle avait vu Wendy, tu en étais maintenant certain. « C’est elle que j’ai vu. Je ne pourrais pas me tromper. » Ça non, tu reconnaitrais sa silhouette entre mille. Elle avait le don d’attirer les regards.  Tu aurais pourtant préféré te tromper. Quel venin avait-elle pu distiller aux convives avant que tu ne l’aperçoives ? Que pouvait-elle dire à tes propres parents ? Tu avais besoin de savoir quel était son but en venant jusqu’ici. Et pourquoi elle aurait amenée Wendy avec elle. Tu ne pouvais pas croire qu’elle t’ait trahie. En même temps, ce serait tellement le style de la danoise de monter ce plan machiavélique à plusieurs échelons pour bien emprisonner sa proie dans sa toile.

Tu la questionnais, mais elle ne t’écoutait déjà plus. C’était comme se retrouver face à quelqu’un de pétrifié. Qu’avais-tu fait par merlin ? Tu te sentais presque mal à l’idée de penser à Wendy alors que la rousse face à toi semblait déjà aller si mal. Néanmoins, tu avais besoin de savoir si tes craintes étaient fondées et de les retrouver toutes les deux le cas échéant. Liberia avait toujours flirté avec les frontières du bien quand tu l’avais connue. La voir basculer vers les arts sombres n’aurait rien d’étonnant. Pouvait-elle avoir utilisé un imperium pour s’assurer de la coopération de ta petite amie ? L’idée que tu préfères imaginer cette alternative plutôt qu’une trahison, toi qui passais ton temps à trahir les autres en disait long. Si tu ne parvenais pas à avoir la réponse ce soir, tu serais rapidement fixé de toute manière. « Pas de panique, elle ne peut pas se cacher bien longtemps. Je vais la neutraliser. » C’était la moindre des choses que tu pouvais faire, vu la situation. Ce ne serait pas facile étant donné que tu étais tout de même un des personnages principaux de cette farce de soirée, mais tu devais essayer. Aloisia n’était clairement pas en état de t’aider et elle ne pourrait pas lutter contre la rousse le cas échéant. Comment avait-elle pu rentrer d’ailleurs ? Non, une question à la fois. inutile de te demander cela maintenant, il fallait d’abord l’attraper pour savoir ce qu’elle comptait faire et réussir cela avant qu’elle n’agisse. La connaissant, la rousse n’était sûrement pas venue toaster l’annonce officielle de vos fiançailles…

Et comme si ce n’était pas suffisant, tu entendis la porte vitrée s’ouvrir. Aloisia ne s’était toujours pas reprise et tu te postas légèrement devant elle, espérant qu’elle allait réaliser que quelqu’un était ici et qu’elle devait jouer de nouveau la comédie. Ça ne fonctionnait pas. Tu te tournas vers le nouvel arrivant, espérant que tu parviendrais à détourner la situation l’air de rien. Tu tombas nez à nez face à ta mère et ne cachas pas ta surprise. Bien sûr, de tous ceux qui auraient pu vous trouver, tu étais conscient d’être chanceux, mais la perspicacité de la blonde ainsi que les prémisses de ce qu’elle semblait avoir compris de votre absence de relation n’aidait pas à améliorer la situation. Tu aurais aimé pouvoir tout lui dire, mais ce n’était pas le moment. Bien sûr, tes explications à la va-vite ne suffirent pas et quand ta mère s’adressa directement à Aloisia, tu espéras vivement qu’elle s’était reprise. Peine perdue apparemment… Tu finis par te tourner pour t’apercevoir qu’elle était toujours aussi pâle que la mort et visiblement trop perturbée pour penser à mentir. À moins qu’elle ne soit fatiguée définitivement de tous ces mensonges dans lesquels vous viviez depuis plusieurs mois ? Tu restas interdit de la voir s’en aller sans même se préoccuper de toi. Ou allait-elle au juste ? Tu ne pouvais pas la laisser partir dans cet état. Cela n’amènerait rien de bon. Alors que tu lui emboitais le pas, une silhouette se mit en travers de ton passage et tu soupiras.

« Octavus…. Est-ce que tu lui as parlé de ce que je crois ? » Tu jetas un regard alarmé vers la matriarche McKenna. Comment pouvait-elle penser que tu irais lui dire une chose pareille juste au moment de son anniversaire ? Certes, tu y avais sérieusement, mais ça elle n’avait pas besoin de le savoir. Ainsi donc elle semblait persuadée que tu allais mettre un terme à tout cela. Elle t’avait toujours connu sur le bout des doigts. Un jour, tu espérais que tu pourrais lui présenter une femme, mais pour que cela soit possible, tu savais très bien qu’il faudrait te débarrasser de ton père ou le tenir suffisamment pour qu’il ne s’oppose plus à tes décisions. Plus facile à dire qu’à faire… « Bien sûr que non ! Ce n’est pas le moment mère. Je dois y aller. Il y a quelqu’un qui n’a pas été invité ce soir, et je ne veux pas un esclandre. » C’était le plus honnête que tu pouvais te permettre d’être. Tu t’engouffras dans la salle, espérant pouvoir repérer Aloisia, ta mère sur les talons. Apparemment, la conversation n’était pas terminée. À moins qu’elle ne souhaite garder un œil sur toi. Tu ne la voyais plus. Bousculant un des convives sans même t’en apercevoir, tu continuais d’avancer, essayant de repérer une des deux rousses. Elles ne pouvaient pas s’être volatilisées. À moins qu’Aloisia ne soit retournée dans sa chambre ? Tu commençais de te calmer quand tu la vis grimper à l’opposé de l’endroit ou tu te trouvais, sur la scène des musiciens. Qu’était-elle en train de faire ? La main de ta mère s’était posée sur ton bras, fragile mais manifestant une force certaine pour t’empêcher de la rejoindre. Comment avait-elle deviné ?

Ses remerciements ne te rassuraient pas. Le fait qu’elle ait choisi de prendre le contrôle justement maintenant, tout permettait de croire à une catastrophe imminente. Un rire stressé tenta de passer tes lèvres, mais tu l’en empêchant, réalisant que tu allais passer pour un fou. Tu avais l’impression d’une trahison, alors que c’était ridicule. Quelques heures plus tôt, c’était toi qui avais eu l’intention de mettre à terme à tout ce cirque. Tu ne comprenais pas pourquoi elle avait cherché à t’en empêcher d’ailleurs. Était-ce pour te culpabiliser ? Afin que tu aies une dette envers elle pour le reste de ta vie ? Pourquoi ne pas t’avoir laissé faire ? Incroyable… Tu ne pouvais pas la laisser faire ça. Tu cherchas à avancer, mais la voix pleine d’avertissement de ta mère et sa main te maintenant toujours t’en empêchaient. Tu restas figé en plein élan alors qu’elle déclarait à peu de choses près les mots que tu avais envisagés le matin même. Ses mots n’avaient pas le pouvoir libérateur que tu avais espéré. Alors seulement, maintenant que c’était dit, elle te lâcha. Tu restas immobile, complètement perdu. Un silence assourdissant accompagnait ses propos et tu sentais des regards se poser sur toi, maintenant qu’ils avaient réalisé où tu te trouvais. Tu n’avais pas besoin de jouer la comédie. Tu tombais complètement des nues. Le désarroi ne pouvait pas se cacher totalement, pris au dépourvu par cette annonce soudaine que tu semblais avoir déclenchée par ton aveu de la présence de Liberia. À moins évidemment qu’elle n’ait été ordonnée d’agir comme ça depuis le début et que tu aies raté par mégarde ce souvenir dans son esprit.

Elle disparut et ce fut le chaos. Les voix se firent pressantes, tu te retrouvas prisonnier au centre d’un cercle de sangs pur avides de potins et d’informations et toi tu étais une coquille vide. Tu ne savais pas quoi dire. Pour une fois, tu n’avais plus les mots. Dans tout cela, un seul regard comptait. Tu avais l’impression qu’elle t’avait mal jugé. Ou plutôt jugé correctement, mais ces instants de peur et violence appartenaient au passé. Que devait-il se passer dans la tête de ta mère ? Tu craignais qu’elle ait associé l’état terrible d’Aloisia alors que tu étais tout près d’elle à sa décision brutale de tout plaquer. Le cas échéant, tu l’aurais sûrement mérité, mais la seule pensée que ta mère puisse se dire que tu étais devenu une copie conforme de ton géniteur en dépit de son amour t’était insupportable. Sa présence se fit plus pressante et elle prit le relai, gérant avec une efficacité dont tu ne pouvais faire preuve à l’heure actuelle les conséquences de cette annonce. Et entre toutes les pensées qui se bousculaient dans ton esprit, ce fut la réalisation que pour une raison qui t’était inconnue, alors même que tu étais celui qui avait causé tout ce chaos en premier lieu, une dernière fois elle t’avait protégé, prenant le blâme à ta place. Tu allais avoir le beau rôle. Pourquoi par merlin avait-elle fait une chose pareille ? Une main se posa sur ton épaule et tu réalisas que la famille Bateson venait de vous rejoindre, sans doute alertés par l’attroupement. Étrange, ton père n’était pas encore arrivé. Peut-être était-il ravi que son mécréant de fils soit encore une fois planté, à moins qu’il ne soit vert que ses plans tombent à l’eau. « Octavus, je suis désolée. Je ne comprends pas ce qui s’est passé. »

Tu tournas la tête vers la blonde, l’ancienne femme qui aurait dû devenir ta belle-mère. Devais-tu faire preuve d’honnêteté, et admettre à demi-mots que tu étais coupable toi aussi ? Tu ne pouvais pas lui laisser porter le blâme malgré ces oreilles avides qui écoutaient, espérant faire leur bonheur de cette trahison. « Nous devrions en parler plus tard. » Toi aussi, tu avais envie de fuir. Aloisia avait peut-être fait le plus dur, mais c’était presque trop facile de s’enfuir aussitôt l’annonce faite, te plantant et laissant te débrouiller pour expliquer ce qui venait de se passer et répondre aux questions des invités et des deux familles qui venaient de se regrouper. Tu avais l’impression d’étouffer, coincé par tous ces corps. Quelqu’un te demanda si tu étais au courant de son intention et tu jetas un regard légèrement hagard dans sa direction. « Non, je n’étais pas au courant de ce qu’elle préparait. » Finalement, Monsieur Bateson monta sur l’estrade calmant le chaos pour annoncer avec une grande diplomatie que la soirée se terminait sur ces bonnes paroles, remerciant encore les convives pour leur présence et leurs présents. Bien sûr, vous alliez rester le temps d’avoir une petite discussion. Ton père allait sûrement hurler, ses parents à elle s’excuser platement. Tu espérais presque qu’Aloisia avait eu l’intelligence de s’enfuir du manoir, de prendre à cœur ta suggestion sans t’en parler avant. Tu n’étais que trop conscient de ce qui l’attendait après ce coup d’éclat. Quelle imbécile de gryffondor…

Alors que les invités commençaient de se diriger vers la porte, une autre avait déjà pris une direction bien différente, une fois qu’elle avait réalisé que son plan venait de tomber à l’eau à cause de cette gamine amoureuse. Qui aurait cru qu’ils soient suffisamment honnêtes l’un envers l’autre pour qu’ils se parlent et réalisent le pot aux roses. Il n’avait pas été difficile de la suivre. Dans leur choc, personne n’avait fait attention à la jeune femme qui avait suivi la célébrité du jour, bien trop occupés à chercher l’héritier plaqué. Un sourire de demi-victoire s’afficha sur les lèvres rouges quand elle repensa au visage défait d’Octavus. Pour un peu, elle aurait presque pu se convaincre qu’il tenait vraiment à elle… Mais elle savait mieux que les apparences. Si l’une venait de briser ses plans, il lui en restait toujours une autre. Aloisia venait de disparaitre dans sa chambre depuis seulement quelques minutes quand la rousse incendiaire s’engouffra à son tour dans l’ouverture de la porte. « Tu penses peut-être avoir réussi à te débarrasser de moi ? Petite idiote… »


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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Ven 22 Juil - 21:36

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J'étais allée aussi loin que je le pouvais. Il n'y avait plus de marche arrière possible mais je ne pouvais pas continuer non plus. C'était donc bel et bien la fin de l'histoire. De mon histoire. Et j'avais réussi l'impensable : en décider de la fin. Enfin, à partir des cartes que l'on m'avait donné bien sûr, et elles n'étaient pas très bonnes. Je m'étais tenue là, devant tout le gratin sorcier, pour cette occasion si spéciale. Et j'avais mis un terme à cette mascarade, lui avais offert une chance de liberté. Peut-être qu'il ne comprendrait pas pourquoi j'avais agi de la sorte, ça n'était plus important désormais. J'avais juste voulu protéger le seul être qui m'avait tendu la main quand j'étais seule et malheureuse. Je ne savais pas si celui que je considérais comme un ami existait toujours dans ce nouvel Octavus qui m'avait trop souvent blessé et trahi. Mais si tel était le cas, je ne regrettais pas un seul instant le sacrifice. Avant de se haïr, on s'était compris, soutenu. Et même si je n'arrivais pas toujours à m'en rappeler ou si je tentais de me persuader du contraire, j'aimais ce grand idiot qui ne réagissait jamais comme je le voulais. Ça avait été là mon erreur puisque c'était ce qui nous avait déchiré. Le laisser partir pour de bon réparerait un peu la casse de ces derniers mois.

Debout devant cette foule, je m'étais enfin sentie bien. C'était terrible en y pensant, de se jeter dans la gueule du loup et pourtant, d'y aller presque avec plaisir, avec impatience. Je n'avais pas eu peur. Alors que ces derniers temps, j'avais vécu constamment dans la peur. La peur de le voir partir avec une autre, d'être abandonnée. Celle que provoquait Liberia à chacune de nos rencontres et encore ce soir. C'était fini. Je n'avais plus rien à craindre puisque le pire était déjà arrivé. C'était ironique de ne réaliser tout cela que maintenant. Je n'avais plus rien à perdre puisque tout avait été perdu bien avant ce soir. Si seulement j'avais ouvert les yeux plus tôt. J'aurais retrouvé cette témérité qui me caractérisait bien mieux que cette femme craintive et apeurée que j'étais devenue au fil du temps. Enfant, rien ne m'arrêtait, ni le danger ni les interdits. Je n'étais effrayée de rien. C'était bon de redevenir un peu celle d'antan.

Je ne comptais pas assister à la fin de cette soirée. On allait parler de moi, et pas en bien pour le coup, pendant des semaines, certainement plus. Autant ne pas attiser le feu davantage. Et puis, maintenant que c'était fait, que nous n'étions officiellement plus rien l'un pour l'autre, je n'arriverai pas à faire face à Octavus. Il allait passer par la surprise, la colère et toutes sortes d'émotions et il n'avait pas besoin que je sois témoin de ça. On pouvait très bien se passer d'une énième dispute. Ça n'était tout de même pas très fair-play que de le laisser seul entre nos parents. J'imaginais les miens se confondre en excuses sous les cris de son père à lui. Si je ne me trompais pas sur le patriarche McKenna, il n'allait pas vouloir s'éterniser en discussions. Le mal était fait après tout, son nom avait été traîné dans la boue, savoir comment et pourquoi ne l'intéresserait certainement pas. La belle-famille tant espérée n'allait pas s'éterniser ici. Et même si j'imaginais Carolina essayait de tempérer les choses, je ne pouvais pas en être certaine. Après tout, je devais l'avoir tellement déçue. C'était peut-être ce qui me chagrinait le plus dans toute cette histoire. Avoir trahi le seul semblant de mère que je n'aurais jamais.

Je m'étais rendue presque sans m'en rendre compte jusqu'à ma chambre. Une fois la porte refermée, je réalisais soudain que tout semblait différent et étrangement le même. Comme je l'avais laissé des années auparavant, mais pas des heures plus tôt. Ces objets que je ne voyais plus, je les contemplais différemment. Ils avaient leur place dans cet univers enfantin, mais pas cette robe incroyable, ni moi. J'avais changé, et pas qu'en bien il fallait l'avouer. Bien sûr, j'avais grandi, trop vite à mon goût, pas assez malheureusement à celui des autres. Sur le bureau, j'attrapais la lettre que j'avais écrite dans la journée. Elle était adressée à Aleksei. Il fallait que je m'excuse pour ce silence radio et que je lui dise au revoir en bonnes et dues formes. La missive n'était pas très explicite, je n'y racontais rien de mes intentions, ni des actions passées d'Octavus. Pourtant, elle me semblait importante. Il fallait que je termine ça aussi proprement, après tout il le méritait vraiment. Mon hibou m'attendait sur le bord de la fenêtre et s'envola sans tarder une fois le paquet accroché à sa patte. De nouveau seule entre ces quatre murs. Je m'approchais doucement des étagères, contemplant du bout des doigts les figurines et les souvenirs qui y trônaient. Revoir les figurines d'une monstruosité sans nom à notre effigie, à Octavus et moi, m'arracha même un sourire nostalgique. J'y avais tellement cru, c'était insensé. Si j'avais été moins rêveuse, j'aurais probablement remarqué plus tôt que tout cela était voué à l'échec.

Sa voix déplaisante m'arracha à ce voyage dans le temps, mais je n'étais pas vraiment surprise de l'entendre. À la minute où Octavus m'avait avoué qui il avait vu, j'avais su qu'elle viendrait. Elle était incapable de juste me laisser tranquille, moi, sa nouvelle proie préférée. Liberia se tenait dans ma chambre, prête à lancer une nouvelle attaque. Ignorante que le combat avait déjà pris fin. Cette apparition que j'avais tant redoutée quelques minutes plus tôt n'éveilla aucune peur en moi. Quoi qu'elle fasse, quoi qu'elle dise, ça ne changerait rien. « - Me débarrasser de toi ? Quelle idée. » Je me détournais des étagères pour lui faire face, surprise d'être aussi apaisée face à cette personne que je détestais tant. « - Tu peux bien continuer à m'utiliser comme une marionnette si tu veux. Quoi que tu fasses, ça n'arrivera pas à égaliser ce qui m'attend de toute façon. » Autant je voyais à peu près comment allait se passer les choses en bas, autant le reste demeurait assez flou. Il ne me restait pas beaucoup de temps avant de le découvrir, les McKenna n'allaient pas rester pour assister à ma punition. Je n'avais aucune idée de ce qui m'attendait, je savais juste que ça n'allait pas être très joli. Je pouvais bien prévoir une réaction assez virulente de ma mère, c'était bien son genre. Mais quant à savoir ce que mon père déciderait... « - Au risque de te décevoir, tu n'es pas la seule psychopathe de ce Manoir. » Entre Annabeth Bateson et la terrible Rasputin, la couronne de la plus dérangée se disputait. Et puis, que pouvait bien faire la bibliothécaire maintenant ? Menacer de révéler tout de même la liaison d'Octavus ? Après ma confession, tout le monde l'excuserait. Il ne serait que le fiancé éconduit dont l'ancienne promise à la petite vertu le poussa vers des femmes au sang impur. S'en prendre à sa nouvelle compagne ? Il ne la laisserait pas faire, elle, il la protégera.

« - Je te proposerais bien de rester pour assister à mon châtiment mais je suis sûre que tu as d'autres chats à fouetter. Et puis, ce serait dommage que mes parents ne commencent à te porter trop d'attention. » Pas que j'avais peur qu'ils apprennent l'existence de la danoise. Mais si tel était le cas, mon père n'hésiterait pas à enquêter sur elle. Et le sous-entendu était bien là. Une inconnue qui entrait sans invitation dans le Manoir juste le soir où se déroulait cette « catastrophe ». Aucun doute qu'il voudrait savoir si elle avait joué son rôle dans l'histoire et qu'il mettrait les moyens pour le découvrir.

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Dim 24 Juil - 18:43

Your bad choices knocked over the first domino.
Aloisia Bateson & Liberia Rasputin

Quel étrange hasard que Christopher ait été invité à la petite sauterie des Bateson. Apparemment, ils avaient décidé de faire les choses en grand pour l’anniversaire de l’héritière… Tu n’avais pas pour habitude d’accepter de dévoiler ta véritable personnalité avec tes clients ni ta véritable apparence d’ailleurs. Ce serait beaucoup trop compliqué et tu n’étais pas stupide au point de mettre ta réputation en danger pour leurs beaux yeux. Et pourtant, pour lui tu avais renié déjà tous ces principes. Qu’en serait-il d’un de plus ? Dire que tu avais été prise par surprise quand il t’avait annoncé qu’il te voulait comme cavalière… Tes mécanismes de réflexe s’étaient immédiatement mis en marche et tu l’avais envoyé sur les roses méchamment, incrédule qu’il ose te proposer à toi une telle chose. Sa punition n’avait pas suffit puisqu’il avait continué de demander. Et au fil de ses propositions, tu avais commencé d’envisager de l’accompagner. Certainement pas pour lui, mais pour ce que ta présence pourrait t’offrir. Rentrer dans la soirée sans invitation s’avérerait beaucoup de difficulté pour un résultat incertain. Alors, après une semaine d’attente, tu avais fini par accepter en posant bien des barrières claires et définitives. Il ne devait pas oublier qui commandait dans cette relation. Bien sur, il y avait des chances que tu croises certains desdits clients durant la soirée. Cela dit, ils ne risquaient pas de te reconnaître… Non, tu risquais uniquement d’être reconnue par deux personnes plus précises, mais quelque chose te disait qu’ils allaient sûrement être très occupés à se détester. Quel dommage que leur soirée s’apprête à être gâchée par une révélation qui allait bousculer leur petit monde bien établi.

Et voilà comment tu t’étais retrouvée dans la salle de réception au bras de l’héritier Selwyn en train de faire la conversation à des gens que tu avais pour habitude de remettre à leur place quand ils étaient trop stressés. Ensuite, la célébrité de ce soir était entrée. Tu t’étais alors séparée des groupes de discussion pour entrainer ton cavalier sur la piste de danse, prenant garde à bien rester au centre de la piste. Il ne fallait surtout pas tomber nez à nez avec l’une des deux personnes que tu souhaitais éviter. Avec de la chance, ton nom n’allait pas circuler. Tu semblais être la décoration de Selwyn et rien d’autre, tu avais joué l’écervelée parfaite dans ce seul but, attendant ton heure bien patiemment jusqu’à frapper. Tu avais vu une opportunité quand ils avaient fini par se parler après s’être évités soigneusement pendant presque une heure et ensuite ils avaient même dansé. Cela n’était pas passé inaperçu parmi les convives et tu entendais les ragots enfler autour de toi sur l’héritier McKenna qui finissait enfin par se faire prendre la corde au cou. Il était temps que tu agisses. Tu t’étais excusée avant de t’éloigner pour te placer de façon évidente sur sa trajectoire, un sourire moqueur aux lèvres. Tu avais été tentée de lui faire coucou, mais inutile d’attirer d’autres attentions que la sienne. Son regard avait fini par se poser sur toi et une fois ta mission accomplie, tu avais disparu parmi les convives jusqu’à te retrouver sur un des balcons pour changer d’apparence, devenant quelqu’un qu’il connaissait bien. Ensuite, tu avais réussi à te placer sur sa trajectoire à elle, impassible, observant son regard choqué puis furieux se poser sur toi. La danse avait bien évidemment cessé.  

Pourtant, Wendy n’avait pas eu l’effet que tu avais souhaité. Pendant une seconde, tu étais persuadée que cela avait fonctionné. La colère que tu avais vue dans ses yeux quand vos regards s’étaient croisés n’était pas feinte et une bouffée de satisfaction victorieuse t’avait envahie avant que tu ne te diriges vers l’un des nombreux balcons, décidée à reprendre ta forme originelle maintenant que ton travail était fait. A ta surprise, elle avait suivi et tu avais eu des difficultés à l’éviter une fois que tu étais redevenue Liberia, t’insérant discrètement dans un des groupes de discussion, un verre à la main. Dans sa fureur contre la nouvelle conquête de son fiancé, elle était passée à quelques mètres de toi sans même sourciller. Octavus aurait du être plus vigilent puisqu’il t’avait aperçue, mais non, il était toujours aussi stupide, courant comme un aveugle derrière sa petite dulcinée. Christopher était arrivé peu après et une seconde tu fus ennuyée par son côté collant. Visiblement, il n’avait pas bien compris que tes règles s’appliquaient toujours même en public. Tu te chargerais de le lui rappeler à votre prochaine séance. En attendant, tu ne pouvais pas causer une scène. Les Selwyn formaient une famille assez reconnue dans l’aristocratie anglaise. Réprimant un mouvement d’évitement quand sa main se posa sur ton omoplate, tu te laissas conduire vers le buffet et acceptas un toast au caviar. Occupée à servir de cavalière, tu n’avais pas pu porter toute l’attention que tu avais souhaitée sur le couple qui semblait avoir une conversation fascinante sur la terrasse. Parfois, tu regrettais terriblement de ne pas être un animagus avec une forme suffisamment discrète pour pouvoir espionner les gens sans être détectée. Tu devais simplement espérer que tu en avais fait assez, un avertissement pour qu’ils se tiennent tranquilles avant que tu ne redeviennes Wendy pour déclarer au grand jour l’infidélité de ce grand crétin.

Alors que tu voyais l’heure tourner, ce fut néanmoins l’héritière qui monta sur scène au lieu des parents et tu fus prise d’un doute. N’était-elle pas en train de te saboter ? Ton visage se ferma alors qu’elle commençait son discours. Elle n’allait tout de même pas oser ?! Si apparemment. Ton verre se brisa net entre tes doigts alors qu’elle avouait devant témoins qu’elle rompait les fiançailles car elle avait été infidèle. Un comble ! Tu ne t’aperçus même pas des morceaux de verre qui chutaient ni des coupures infligées à ta paume. Ton regard furieux chercha le grand benêt trop lâche pour reconnaître ses torts. Il n’était évidemment nulle part en vue. Encore une fois, il allait s’en sortir indemne. Ça n’allait pas se passer comme ça. Sa moldue allait le faire tomber aux yeux de ses pairs, même si c’était la dernière chose que tu devais faire. Si seulement tu avais pu t’éclipser pour prendre son apparence afin de rejoindre Aloisia sur scène. Agir maintenant reviendrait à dévoiler ta métamorphomagie, c’était exclu. Dans le chaos qui avait suivi l’annonce, tu avais pu fausser discrètement compagnie à Christopher, prétextant le besoin d’aller dans les sanitaires te soigner. S’il avait trouvé bizarre qu’une sorcière préfère s’isoler plutôt que se guérir avec sa baguette, il n’en avait rien dit, tout aussi stupéfait que tout le monde par le clou de la soirée. De toute façon, personne ne te vit suivre la petite imbécile. A ton grand étonnement, personne n’avait tenté de l’arrêter pour qu’elle s’explique plus en détail. À la place, ils se tournaient tous à la recherche de la supposée victime, ce goujat infidèle d’Octavus.

Tu restas quelques mètres derrière elle, mais elle ne semblait pas s’apercevoir qu’elle était suivie. Ou allait-elle d’ailleurs ? Une seconde, tu fus persuadée qu’elle allait s’enfuir. Ce n’était pas quelqu’un de paniqué que tu suivais, c’était une femme pleine de contrôle et de résolution. Une seconde tu ressentis presque une bouffée de fierté à l’idée que tu avais contribué à transformer la gamine naïve observant son supposé prince charmant avec des lunettes roses en cette personne maitre de sa propre destinée. Malheureusement, sa prise de pouvoir n’avait pas eu la direction escomptée. Tu ne comprenais pas pourquoi elle avait encore décidé de le protéger après tout le mal qu’il lui avait fait. À sa place, tu l’aurais torturé, crucifié et humilié en place publique sans autre forme de procès. Souhaitait-elle devenir une martyr ? Pour le bien que cela lui ferait… Quand tu la vis envoyer un courrier, tu fus persuadée que tu avais raison. Elle avait trouvé une échappatoire. Et si c’était une lettre destinée à Octavus ? Bah… Tu étais en colère contre elle. Tes premiers mots furent bien entendu dans ce sens. Elle ne sursauta même pas en t’entendant, à ta grande déception. Comme si elle s’y attendait. Tu lui fis un sourire improbable. Ne réalisait-elle pas qu’elle n’avait aucun intérêt pour toi maintenant qu’elle n’était plus liée à lui ? La colère te donnait envie de continuer à la torturer juste pour le plaisir, parce qu’elle avait osé te défier. Pourtant, une autre part de toi ne pouvait s’empêcher de ressentir cette fierté déplacée à l’idée qu’elle ose te tenir tête alors qu’elle n’avait été qu’une larve sans défense quand tu l’avais rencontrée. « Je suis en colère. En colère car ce soir, ce n’était pas ta réputation qui devait être salie, mais la sienne ! Toutes mes félicitations, tu as enfin pu te débarrasser du boulet accroché à ton pied. Ce que je ne comprends pas, en revanche, c’est pourquoi au lieu d’exposer tous ses vices, tu as préféré t’accuser à sa place ? » Bien sûr, tu ne ressentais pas d’amour pour les autres alors tu ne risquais pas de comprendre ces grands élans d’affection qui prenaient parfois des amoureux transis, non tu ne connaissais que la vengeance et la trahison. Et puis, tu ne voyais qu’un sacrifice de plus fait par une femme pour un homme qui ne l’aimait pas. Pathétique…

L’entendre de traiter de psychopathe te fit ciller. « C’est Octavus que je voulais briser. Pas toi… Ma pauvre Aloisia, tu n’as aucune idée de ce qui t’attend maintenant. Tu aurais pu être une victime et au lieu de ça, tu seras la coupable. Et tout ça pour quoi ? » Elle savait très bien ce qui l’attendait après ce soir, c’était sûrement le pire. Où était sa fougue, sa rogne ? Tu secouas la tête en signe d’incompréhension. « Comptes-tu vraiment attendre sagement que ton bourreau vienne t’annoncer ta condamnation ? Fuis tant qu’il est encore temps ! Recommence une nouvelle vie ailleurs, libre de tes choix pour avoir au moins la satisfaction de savoir qu’il ne t’a pas complètement brisée » Tu croisas les bras, appuyée contre la porte. Tu étais légitimement curieuse. Tu avais l’impression d’avoir un objet d’étude particulièrement imprévisible. Imprévisible et résolue. L’aimait-elle toujours après tout ça ? Tu devais en avoir le cœur net. Si elle s’imaginait qu’il allait la secourir, elle se trompait. « Il ne dira rien. Si tu t’attendais à un dernier élan de générosité ou d’honnêteté de sa part, tu fais fausse route. Il est beaucoup trop égoïste pour reconnaitre ses fautes. Il te laissera plonger seule pendant qu’il aura le rôle du héros trahi. Il est très doué pour se faire plaindre. »

Cela dit, elle avait raison. Il ne te restait plus beaucoup de temps. Nul doute que les invités étaient en train d’être poliment reconduits vers la porte et si Christopher ne te trouvait pas aux toilettes, il allait se poser des questions. « Pour ce que ça vaut, je suis désolée… Désolée que ce soit tombé sur toi. Tu sais, je commence de me retrouver en toi. Quelque chose me dit, que bientôt tu comprendras exactement pourquoi j’ai agi de cette façon. Peut-être même que tu finiras par faire la même chose… » Tu avais dans l’idée que tu ne la verrais surement plus. Elle n’allait certainement pas revenir au château lundi après un tel scandale. Tu t’y connaissais en la matière, tu pouvais en témoigner. « Bonne chance, Aloisia. Tu vas en avoir besoin. » Sur ces mots, après un dernier regard dans sa direction, tu ouvris la porte avant de reprendre le chemin emprunté. Tu retrouvas Christopher dans le hall d’entrée. « Navrée de t’avoir fait attendre. Nous pouvons y aller. » Tu saisis son bras avant de donner tes respects au couple Bateson, mis à mal visiblement par l’annonce. Ton regard fixa celui de la matriarche et tu sus qu’Aloisia se trompait. Toi, tu serais incapable d’être cruelle avec ton propre enfant… 

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MessageSujet: Re: The trust of the innocent is the liar's most useful tool - Octasia    Ven 29 Juil - 18:51

IT'S TIME TO STOP WAITING.OCTAVUS&ALOISIA;
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J'avais passé plus de temps que je ne l'aurais voulu en compagnie de Liberia. Pourtant, c'était la première fois où je ne craignais pas sa présence. Au final, j'avais toujours su que je n'étais pas directement ciblée par toutes ses attaques. Même si j'étais celle qui en avait souffert, elles ne m'étaient pas destinées. Elle voulait s'en prendre à Octavus. Passer par moi avait juste été un pauvre choix. Elle avait certainement cru qu'il me portait de l'affection, si ce n'était de l'amour. Qu'après toutes ces années, quelque chose s'était créé et qu'il lui en voudrait et en souffrirait de me voir torturée par ses soins. Moi aussi, je l'avais cru. Ça n'avait pas été le cas puisque apprendre le chantage ne l'avait même pas fait sourciller. Maintenant que j'avais brisé les derniers liens qui nous unissaient, elle n'avait plus besoin de se montrer aussi dure et manipulatrice envers moi. J'avais en face de moi une femme totalement différente. Surprise, déçue et honnête. Même si honnête, elle avait été la seule à l'avoir été, il fallait bien lui reconnaître ça. Envolé le bourreau, il ne restait plus qu'une femme face à une autre, trop blessée par la vie.

Et bien sûr, Liberia, cette sorcière forte et indépendante, ne comprenait pas ma décision. Je ne pouvais pas le lui reprocher, moi-même je n'arrivais pas à l'expliquer. C'était pourtant le seul choix possible. La seule bonne solution pour éviter un minimum la casse, pour lui du moins. Mais elle avait tort, j'étais pleinement consciente des retombées de mon annonce. J'allais souffrir, d'une nouvelle manière, mais probablement pas moins que ces derniers temps. Ma mère allait me faire lourdement payer le fait d'avoir traîné le nom des Bateson dans la boue. J'avais perdu de mon prestige. Mon sang, aussi pur soit-il, n'allait pas me sauver. J'étais un second choix dorénavant, une héritière qui avait perdu sa valeur et dont la réputation n'était plus du tout bonne. Dans le meilleur des cas, personne ne voudrait jamais de moi et je finirai vieille fille. Ça ne me dérangeait pas plus que ça, la solitude me paraissait plus que souhaitable après tout ça. Mais il semblait plus probable que je finisse au bras d'un homme de mauvaise famille, violent et rustre au possible. Je n'y aurais pas coupé de toute façon. À l'instant même où Octavus avait pris la décision de me quitter, c'était ce qu'était devenu mon avenir. L'entraîner avec moi dans ma chute n'aurait rien changé. Être une victime n'aurait été d'aucune aide. La pauvre petite Aloisia, abandonnée devant l'hôtel pour une sang-de-bourde. Non merci. « - Je sais pertinemment ce qui m'attend. Et le traîner dans la boue ou non n'aurait rien changé. » Peut-être même trouverai-je une certaine consolation dans le fait de savoir que lui était heureux quelque part. Avec une autre. Mais j'en doutais.

La voir si préoccupée de mon sort était presque touchant. De toute évidence, je devais rajouter le nom de la danoise sur la liste de toutes les personnes que j'avais déçue. Ça commençait à faire beaucoup. Elle avait beau le détester, sa pensée rejoignait bien celle d'Octavus puisque lui aussi m'avait conseillé de fuir. Mais fuir pour quoi ? Pour qui ? Rien ne m'attendait. Je ne savais rien faire et je n'étais pas assez forte pour tout recommencer. Ni assez maligne pour bien disparaître. Mieux valait accepter la punition maintenant que celle qui m'attendrait si on m'attrapait en train de prendre la poudre d'escampette. Que lui répondre ? Si je lui disais que si, justement, j'étais trop brisée pour partir, ça n'allait qu'accroître cette haine qu'elle lui portait. Je ne dis rien. Je me contentais de rester là, alors qu'elle s'appuyer contre la porte, les bras croisés, en pleine observation. Elle ne me comprenait pas, ça se voyait. Et pourtant, vu ses propos, elle savait très bien pourquoi je faisais tout ça. Liberia avait compris depuis un moment que j'aimais Octavus. Et que ça allait bien au-delà du simple béguin d'adolescente. C'était même pour ça qu'elle essayait encore une fois de le dévaloriser devant moi. Tenter de me faire comprendre qu'il n'était qu'un homme, comme les autres, peut-être même pire. Elle n'avait pas tout à fait raison cette fois-ci. Oui, dans une certaine mesure, il était d'un égoïsme impressionnant. Mais il était aussi très chevaleresque. Il allait probablement essayer de minimiser ma responsabilité, soulager sa conscience en essayant de me protéger. C'était trop tard, ça ne changerait rien. Plus personne, ni mes parents, ni les siens, ne seraient disposés à l'écouter.

Je souris doucement, surprise d'être amusée de voir qu'elle le connaissait comme je le connaissais un peu. « - Non, il ne dira sûrement rien. Mais il va essayer, tu l'as dis toi-même, son foutu côté héros. Mais je ne cherche pas à être sauvée. » Au contraire, en me jetant autant dans la fosse aux lions, je m'étais assurée de ne plus avoir à le voir. On ne me laisserait plus le fréquenter. Et c'était mieux ainsi. J'étais trop faible lorsqu'il était là et j'en finissais toujours plus abîmée. Il fallait que je l'oublie, que je laisse mourir tout espoir futile qui pouvait subsister encore sous la cendre de ses fiançailles ridicules. Pourtant, je n'arrivais pas à me convaincre qu'un jour, j'irai mieux. Que j'allais me remettre de sa perte.

Il n'y avait pratiquement plus de bruit. La majorité des invités avait du quitter le Manoir maintenant. Elle n'allait pas tarder à monter. Liberia était pourtant encore là. J'étais étonnée qu'elle m'avoue se retrouver en moi car j'étais bien loin d'être indépendante et aussi solide qu'elle. Je ne savais pas si je devais être soulagée ou effrayée par cette prédiction. Allais-je un jour devenir à mon tour le bourreau pour ne plus être la victime ? J'avais du mal à l'imaginer. Aujourd'hui en tout cas. Elle s'excusait et j'y croyais. Je l'avais tellement crainte, tellement redoutée. Aujourd'hui, elle me demandait pardon et je me rendais compte qu'il n'y avait rien à pardonner. Elle n'avait fait qu'avancer l'inévitable. J'étais presque triste de réaliser qu'on en était aux adieux. « - Pour ce que ça vaut.... un jour, tu rencontreras quelqu'un que tu vas détester mais que tu n'arriveras pas à achever. Alors, tu comprendras. » Comprendre que Liberia n'était pas aussi diabolique qu'elle voulait bien le faire croire m'amenait à penser que tout espoir n'était pas perdu, du moins pour elle. Et si un homme réussissait à aller au-delà de cette carapace qu'elle s'était forgée, mes actes ne lui apparaîtront plus aussi stupides et incompréhensibles. Peut-être, un jour.

Je me retrouvais seule, prête pour la suite. Je profitais du silence, consciente que les cris n'allaient pas tarder à revenir. Je prenais ma baguette et la rangeais dans le tiroir pour éviter tout prochain accident. J'allais encaisser. Il ne se passa pas longtemps avant que sa voix se fît entendre à travers tout le Manoir. Annabeth Bateson était dans une rage folle, même son mari ne pourrait la contenir. La porte s'ouvrit avec fracas et même si je m'y attendais, je ne pus m'empêcher de sursauter. Son visage était déformé par la colère, si bien que je me demandais si elle allait réussir à retrouver de sa beauté après ça. Sa main fendit l'air bien plus vite que prévu, tellement qu'il me fut difficile de comprendre ses mots, enfin ses insultes. « - Espèce de petite traînée ! Fille indigne, m'humilier ainsi devant tout le monde ! » Ses doigts rencontrèrent une nouvelle fois mon visage et malgré la douleur, je ne pus m'empêcher de noter une touche de surprise. C'était peu distingué d'y aller directement à main nue, sans baguette. Mais je parlais trop vite. Rapidement, elle retrouva ses réflexes de sorcière et je fus plaquer sans ménagement contre le mur de ma chambre. « - Tu ne pouvais pas te taire hein ?! Te contenter de la fermer, comme toutes les autres !! Si près du mariage, nous faire ça?! » Elle s'éloigna de quelques pas, les mèches de son chignon tombant devant ses yeux devenus noir de cruauté. « -Endoloris ! » Mes yeux s'écarquillèrent avant que le sort ne m'atteigne, choquée de la voir aller aussi loin. Mais la douleur diffuse dans mon corps m'arrêta dans cette pensée. Tout mon être était en feu, j'avais l'impression que chacun de mes nerfs était chauffé à blanc. J'avais tellement mal que je ne m'entendais plus crier.

« - Ça suffit. » La voix de mon père non plus, je ne l'entendis pas. Il avait rejoint sa femme et sans crier, juste par sa présence, l'avait obligé à mettre un terme à cette folie Il ne paraissait pas surpris que ma mère en arrive là. Il ne pouvait juste pas la laisser faire, il le savait. Je retombais au sol comme un pantin, incapable de bouger, sous les yeux dédaigneux de mes géniteurs. « - Tu resteras ici jusqu'à nouvel ordre. Interdiction de quitter ta chambre, ni de contacter qui que ce soit. » Il n'avait rien dit d'autre et avait juste quitter la pièce, attendant sur le pas de la porte qu'elle le suive. « - Tu vas me le payer, ça n'est pas fini crois moi. » Elle lui emboîta le pas, bien obligée, et je l'entendis condamner la porte par plusieurs sortilèges. J'étais prisonnière des lieux, à nouveau. Comme quand je n'étais qu'une enfant, excepté que là, il n'y avait plus aucune trace d'insouciance et d'innocence. Je ne me relevais pas, je restais prostrée sur le sol jusqu'à ce qu'enfin, le sommeil me tombe dessus, pas assez fort cependant pour endormir mes blessures.



FIN


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