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 Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy

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Octavus McKenna
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MessageSujet: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Ven 29 Jan - 19:47




“ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come „



Il y avait un contraste saisissant entre la vie de John, qui prenait une tournure surprenante, mais bienvenue et celle de l’héritier McKenna qui paradoxalement s’engouffrait dans les ténèbres en se faisant torturer par son père, son maître et de temps en temps par sa fausse fiancée. Pendant un temps, tu avais naïvement été convaincu que tu parviendrais à mener tes deux identités de front. Tu n’avais pas imaginé que tes vies entreraient en contact aussi violemment que cela. Encore moins dans la pire circonstance possible. Et pourtant, tu aurais du t’en douter. Tu parvenais même avec le recul à t’étonner d’être encore en vie, d’avoir encore une chance en dépit du temps perdu, de ton inutilité au château. Voldemort ne pouvait pas savoir pour Wendy, pas découvrir ces instants de bonheur si compromettant dans un monde qu’il souhaitait anéantir. Pendant quelques jours après l’attaque, cette certitude et le souvenir des yeux horrifiés d’Aloisia avaient suffit à te convaincre qu’il fallait que tu t’éloignes un peu d’elle.

Tu la protégeais, tu en étais persuadé. C’était la seule façon que tu avais de ne pas t’en vouloir à mort quand elle t’envoya un hibou et que tu te forças à décliner son invitation. Ça, et tu avais une mission à laquelle te consacrer, sérieusement désormais, donc tu ne pouvais plus t’échapper aussi facilement du château qu’auparavant. Tu devais être l’ombre de Potter, obtenir autant d’informations que possible, faire aussi bien que ce maudit Barty qui était le bras droit déclaré du sorcier au grand dam de Bellatrix. Alors, profitant du fait que tes cours étaient majoritairement nocturnes à l’approche des BUSES, tu te désillusionnais et les suivais à la trace quand ils se rendaient dans cette salle sur demande. Tu les voyais s’entrainer, la brigade inquisitoriale d’Ombrage ne parvenant jamais à les prendre sur le fait. Et une fois que tu estimas avoir suffisamment d’informations, tu te rendis auprès de ton maître pour lui raconter comment le survivant inapte avait pris sur lui d’entrainer certains de ses camarades en secret pour pouvoir se défendre contre le lord. Voldemort avait rit à l’entente de cette nouvelle et t’avait ordonné de continuer à les surveiller et tenir compte de leurs progrès, tout en essayant de garder Ombrage à l’écart. Apparemment, il voulait les garder à l’œil et connaitre la vraie puissance du survivant. Tu espérais juste qu’il allait garder son calme quand tu allais lui révéler qu’ils tentaient les patronus bientôt et que le gamin inapte arrivait à en produire un depuis sa troisième année d’étude. Quand tu repartis, tu ne savais pas ce qui était le plus surprenant, t’échapper de son lieu de résidence sans torture, ou entendre ce son étrange.

C’était douloureux de ne plus voir ce petit bout de rayon de soleil et pourtant ça ne faisait qu’une semaine. Auparavant, tu n’aurais pas sourcillé de ne la revoir avant un certain temps, mais maintenant que vous étiez plus proches que jamais, c’était différent. Tu culpabilisais. Mais c’était aussi plus facile. C’était aussi ça le problème des relations sérieuses. Il fallait faire des efforts et ne pas laisser la relation s’écrouler. Liberia t’avait vraiment fait du mal sur ce plan là. Parfois, tu te demandais ce qui se serait passé si tu n’avais jamais connu la rousse incendiaire, peut-être que tu serais toujours fiancé dans cet univers alternatif. Plus longtemps tu fréquentais Wendy, plus facilement vous parveniez à mieux cerner l’autre et laisser échapper des informations plus que révélatrices sur vos secrets passés. Présents concernant les tiens. Tu n’avais jamais été aussi dégouté d’être l’esclave de Voldemort, tout en étant soulagé de ne pas te balader avec le rappel physique que tu n’étais que sa chose ce qui aurait éloigné à coup sur Wendy de ta personne déplorable. Tu avais l’impression de gagner du temps. Ton côté rationnel savait pertinemment qu’un jour, il te faudrait lui dire la vérité. Qu’est ce qui était pire, qu’elle l’apprenne maintenant et risque de te plaquer, ou que tu continues de mentir jusqu’au moment ou la vérité éclaterait au grand jour ?

Tu ne voyais pas une alternative heureuse quelles que soient les conditions de cette révélation. Et en plus, par ton égoïsme, tu la mettais de plus en plus en danger. Mentir te pesait. Elle n’était plus une simple acolyte, elle était devenue beaucoup plus que cela. Vous étiez ensemble. C’était étrange de le penser alors même qu’elle ne connaissait pas ton vrai nom et que tu restais John. Ça avait été si graduel, que tu n’avais même pas eu besoin d’y réfléchir ou de vraiment t’en inquiéter. Et c’était sûrement la meilleure façon de finir en couple en réalité, quelque chose que tu aurais du essayer avant. Elle avait découvert certains de tes défauts et malgré tout, elle n’avait toujours pas fui. Alors bien sûr, elle ne savait pas encore le pire et tu espérais bien qu’elle n’en serait surtout jamais témoin. Tu ne supporterais pas de retourner à ton existence morne, même si tu étais le pire égoïste du monde en l’empêchant d’avoir un choix en la matière. Contrit, voilà comment tu te sentais maintenant que tu étais face à sa porte après cette période de silence imposée et un manque d’explication à ta conduite. Les vagues réponses indiquant que tu n’avais pas le temps à cause d’une urgence au travail étaient peut-être vraies, en quelque sorte, mais n’en restaient pas moins ennuyeuses. Au moins, tu avais perdu toute trace de coups et autres maltraitances ayant servi à défouler le frustré de service. Peut-être que si Voldemort se trouvait quelqu’un, il serait un peu moins obsédé par l’idée d’anéantir une partie de la population sorcière. Tu avais décidé d’emmener un présent et une bonne bouteille accessoirement. Tu soupçonnais que tu en aurais besoin si tu allais jusqu’au bout de ton plan. Elle méritait des explications, au moins un bout, à défaut de toute la vérité. Finalement, peut-être qu’une dose de véritaserum aurait été préférable pour que tu ailles jusqu’au bout. Tu étais un lâche, ce n’était pas nouveau…  

Même si Wendy était une fille et qu’un bouquet de fleurs aurait sûrement été approprié, tu avais envie d’un autre symbole que quelque chose qui allait mourir à une date préprogrammée. Alors tu avais préféré autre chose, espérant que cela lui ferait plaisir autant qu’à toi. Tu frappas à la porte, bien que vous ayez convenus de vous retrouver, tu ne permettais pas de rentrer comme chez toi. Surement parce que tu te sentais coupable. Et pourtant, cela venait de quelqu’un qui avait profité de son appartement pendant son absence avec une sacré gueule de bois. Finalement, le battant s’ouvrit et ton cœur tressauta de nerfs. Une tête blonde apparut dans l’embrasure. « Hé, salut. » Sa seule vue suffit à te faire fondre, mais tu te demandas sérieusement comment tu allais être accueilli. Les bras derrière le dos, cachant ton cadeau, tu hésitas sur la conduite à suivre avant de finir te dire que quitte à te faire crier dessus, tu méritais bien une petite compensation. Tu te penchas pour la serrer contre toi, peut-être un peu trop fort si on considérait que vous n’aviez pas été des étrangers depuis un mois non plus. Ton nez inspira l’odeur de ses cheveux et tu repensas spontanément à la fois ou tu avais débarqué dans ce bar mal famé dans l’optique d’oublier tes déboires. Tu avais l’impression d’être de retour à la maison. Ça faisait du bien. Mais pour combien de temps ?




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Wendy Williams
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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 7 Fév - 17:12


OCTAVUS & WENDY❧ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come


Entre cette amitié naturelle et cette attirance inévitable, il n'y avait eu qu'un pas. Et nous n'avions pas mis longtemps avant de franchir ce pas. Sans le planifier, c'était juste arrivé, comme si ça avait été toujours prévu que nous en arrivions là à un moment donné. Et ça ne m'avait pas dérangé, je l'avais toujours trouvé très bel homme et je ne m'avançais pas beaucoup en disant qu'il me trouvait plutôt à son goût lui aussi. Enfin, c'était ce que les dernières semaines montraient en tout cas. Notre relation n'avait pas vraiment changé, on restait ces deux personnes très secrètes qui partageaient peu de choses concrètes si ce n'était des bons moments. On rigolait toujours ensemble, buvait certainement plus que de raison, après tout il avait une revanche à prendre. La seule différence c'est que maintenant, nous couchions ensemble et qu'il passait beaucoup de temps chez moi. Il ne devait pas le réaliser, mais c'était un réel pas en avant pour moi. Personne n'était réellement venu dans cet appartement londonnien et lui y passait des heures. Il avait pris possession des lieux et j'avais l'impression qu'il avait toujours fait partie de ce paysage. Le temps passait plus vite en sa compagnie, au final, c'était agréable d'avoir quelqu'un. Tout changeait lorsque je me retrouvais de nouveau seule.

John avait un effet aussi appaisant que destructeur sur moi. J'oubliais littéralement tous mes soucis en sa présence, il me suffisait de le voir pour redevenir cette Wendy enjouée et taquine qu'il avait rencontré. Mais lorsqu'il devait partir, je me mettais à penser, beaucoup plus que je ne l'avais fait ces dernières années. Me rapprocher d'un autre homme me rappelais sensiblement Aaron. Je me surprenais à comparer les deux sorciers, les deux relations, alors que c'était incomparable. Et je me détestais d'en arriver-là, toute mon attention devrait être tournée vers cet homme merveilleux qui avait surgi de nul part. Et c'est ce que je faisais, lorsqu'il était là. Au fond, j'avais autant besoin de lui que lui de moi. Il croyait que j'étais celle qui l'avait secouru de je ne savais quoi ce soir-là à la Tête-de-Sanglier, mais il avait tort. J'avais peut-être compris qu'il me fallait une épaule sur laquelle me reposer. La solitude ne m'allait plus aussi bien. Et pendant des semaines, il avait été le remède parfait. Puis il avait pris ses distances, répondait par la négative à mes invitations. Après avoir passé chaque jour avec lui, ça semblait un peu drastique. Mais je ne pouvais pas lui en vouloir, après tout, notre relation n'était pas la réalité, n'est-ce pas ? Je ne connaissais même pas son nom. Et il ne savait pas ce que je ressentais réellement.

Nous n'avions jamais défini ce que nous étions, les choses étaient tellement simples entre nous que l'un comme l'autre n'avions pas envie de tout gâcher en mettant une étiquette dessus. C'était clair que nous étions plus qu'un coup d'un soir, ça n'était pas arrivé qu'une seule fois et personne ne s'éclipsait avant le levé du jour. Ça ne voulait pas dire pour autant que nous étions un couple. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit fidèle, je ne lui avais pas demandé en tout cas. En plus, au fond, ça ne m'aurait pas étonné qu'il ait déjà quelqu'un. Pas forcément une relation qu'il le satisfasse puisqu'il passait la plus grande partie de son temps avec moi, mais il devait bien avoir quelque chose. Il ne pouvait pas être aussi préoccupé et morose pour rien. Et puis, je savais que j'étais incapable de m'investir de cette manière. Si je n'avais pas réussi avec Aaron, je n'allais pas faire mieux avec John. Est-ce que c'était mal alors de lui laisser croire le contraire ? Je ne voulais pas le blesser lui aussi, il était déjà suffisamment torturé par « sa vraie vie ». Mais je n'étais pas prête à tout arrêter non plus. Je préférais me convaincre qu'il était parfaitement au courant que c'était une de ses relations indéfinissables, sans avenir probablement. Que lui aussi avait choisi de vivre au jour le jour, sans savoir de quoi demain serait fait.

J'en étais là, torturée par l'absence d'un brun, ce qui m'en rappelait l'asbence d'un autre. Celle-là, je l'avais causé. Ça faisait des jours que je n'avais pas vu John et aujourd'hui, j'avais eu enfin de ses nouvelles. Il allait passé. C'était un tel soulagement que je me sentis stupide un instant d'être en besoin. Il fallait que je me reprenne, je ne voulais pas devenir un poids pour lui. Pour autant, j'avais quand même passé la journée sur mon lit, à fixer le numéro de portable de mon ex-fiancé. Enfin, si depuis toutes ces années il n'avait pas changé. Dans mes instants de fantaisie, j'imaginais que non, qu'il serait du genre à conserver son ancien téléphone juste dans l'espoir d'un signe de ma part. C'était aussi égoïste que pathétique. Il avait du tourner la page et c'était ce qu'il fallait que je lui souhaite. D'être heureux avec une femme qui en valait la peine. Une autre que moi.

Je sursautais presque en entendant frapper et sautais sur mes pieds, mon cœur battant à tout rompre. Je ne m'étais pas vraiment préparée, je n'étais même pas sortie aujourd'hui. J'avais ouvert la porte et même si je l'avais voulu, j'étais incapable de prendre une mine boudeuse. En le voyant, j'avais juste souri de toutes mes dents. Je n'attendais même pas d'excuse, il était déjà tout pardonné. Il ne me devait rien, on ne s'était rien promis. Ce qu'il avait fait ses derniers jours, nous n'allions pas en parler. Ça ne me regardait pas. « - Tiens, moi qui pensais que tu avais perdu mon adresse... » Je n'eus pas le temps d'apprécier sa réaction, l'instant d'après, il se penchait vers moi pour me prendre dans ses bras, me serrant plus fort que le commandait une simple accolade. Il fallait croire que je lui avais manqué autant qu'il m'avait manqué. Mes mains se posèrent naturellement sur son dos, appréciant de me retrouver tout contre lui. « - Tu vas bien ? » Ce n'était pas une demande pour la formalité, je m'inquiétais réellement. Bien sûr, nous étions devenus plus tactile, mais ce genre de démonstration affective était révélatrice. Je finis par me détacher pour le regarder d'un peu plus près. Il semblait fatigué, cette même lassitude se lisait sur ses traits lorsque je l'avais rencontré pour la première fois. « - Entre je t'en prie. » Je m'effaçais pour me diriger vers le salon, sachant qu'il me suivrait. Il avait ses habitudes ici maintenant.

Une fois dans le salon, je tirais sur sa chemise pour le forcer à descendre vers mon visage. Moi et ma petite taille... Je n'avais même pas remarqué qu'il gardait ses mains derrière son dos. « - J'espère que tu sauras te faire pardonner... » Je souriais avant d'avancer mon visage vers ses lèvres avant d'embrasser légèrement le bout de son nez, mes bras se nouant autour de son cou. Même si c'était sûrement voué à l'échec, le présent me semblait plutôt réel et plus facile avec lui.



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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 21 Fév - 16:02




“ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come „



La lâcher fut difficile. Et pourtant, tu savais que tu n’avais déjà que trop tardé. Plus tu attendais, plus tu montrais que quelque chose n’allait pas. Tu lui montrais Octavus, pas John. Même si les deux prenaient de plus en plus de place l’un sur l’autre, tu ne pouvais pas encore laisser tes deux vies s’entrechoquer de la sorte. Ce saut dans l’inconnu t’effrayait un peu trop pour le moment. Tu avais l’horrible impression que tu n’allais plus jamais la revoir si ça continuait comme ça, que ce soit de ton fait ou celui de quelqu’un d’autre importait peu. Tu n’étais pas prêt à la perdre. Tu avais quelque chose de positif dans ta vie, qu’on ne t’avait pas imposé. C’était bien la seule chose qui te restait encore même si elle était loin de se l’imaginer. Tu te demandais à quel point tu étais proche de t’enfuir comme à chaque fois que tu semblais voué à ne pas obtenir ce que tu souhaitais. D’ailleurs, n’était ce pas ce que tu faisais en te prenant au jeu de John ? Jusqu’où étais-tu prêt à pousser la comédie ? Si tu ne développais pas un désordre de la personnalité à la longue, tu pourrais t’estimer chanceux. Avoir une vie secrète demandait pas mal de temps et d’énergie, mais c’était devenu une nécessité, une bouffée d’oxygène.

Le fait qu’elle ne t’en veuille même pas suffisait à t’adoucir encore plus. Et te culpabiliser également. Bien sur, vous n’aviez fait aucune promesse, mais une part de toi réalisait à quel point tu avais envie qu’elle te fasse confiance et compte sur toi, quoi qu’il advienne. Qu’elle se mette en colère si tu disparaissais sans rien dire. Comme dans toute relation de couple en fait… C’était presque risible vu ta situation personnelle. Tu aurais dû au contraire te réjouir de voir qu’elle s’en tenait à ce que vous aviez plus ou moins défini sans en discuter dès le début au lieu de vouloir pousser toujours plus dans une direction qui semblait encore plus floue qu’au départ… N’était-ce pas ridicule que toi, Octavus, ait envie d’une relation sérieuse avec quelqu’un, quand tu avais passé des années à courir le plus loin possible d’Aloisia et co ? Et le plus drôle était sûrement que tu n’avais aucune certitude que Wendy voudrait de cela avec quelqu’un comme toi. Tu savais qu’elle avait aussi des zones d’ombre dans son passé et que ça l’arrangeait tout autant que toi de voir au jour le jour sans aucune attente d’un côté ou de l’autre. Peut-être que tu n’étais bon que pour ce type de relation, éphémère sans se projeter trop loin dans l’avenir dès qu’il y avait des sentiments en jeu.

Ton cœur sembla se serrer quand elle te demanda si tu avais perdu son adresse. Ce n’était pas un reproche. Tu savais qu’elle ne t’en voulait pas, mais pourtant tu te sentais coupable envers toi-même pour ta façon de réagir. « Si tu savais.... » tu marmonnas contre son cou. La voir en chair et en os alors que tu étais passé si près du désastre… Bon sang, c’était plus que tu ne l’avais prévu. Tu avais bien fait d’attendre un peu vu ta réaction actuelle. Et puis, il valait mieux que tu sois sur de ne pas attirer l’attention, au cas où tu sois surveillé plus que d’habitude. Ironique qu’on t’ait installé à Poudlard pour espionner en cachette Severus et le gamin pour que tu risques maintenant d’être l’espionné suite à tes échecs… Elle te demandait si tu allais bien. Pas vraiment, mais tu ne savais pas s’il fallait franchir cette dernière limite. Te montrer vulnérable avec quelqu’un. Ça ne t’était plus vraiment arrivé depuis longtemps, quand tu avais enterré toute intention de te montrer de nouveau humain face à quelqu’un. Comment lui expliquer que tu avais été torturé par le plus grand dingue de toute l’histoire sorcière et que tu avais failli l’exposer dans un moment de faiblesse ? Qu’elle aurait pu recevoir la visite de quelques mangemorts qui l’auraient torturé pour s’assurer qu’il coopère avec plus d’ardeur que précédemment ? A la place de dire la vérité, parce que ça semblait beaucoup plus difficile que prévu et que tu étais trop égoïste, tu souris. « Juste fatigué. Le travail a été plus prenant que d’habitude… » Pour l’instant, ça devrait suffire.

Tu finis par rentrer, te sentant instantanément mieux maintenant que tu étais dans un environnement non toxique, face à l’énergique petite blonde. Bon sang, c’était dingue à quel point tu avais été en apnée avant de revenir ici. Tu avais l’impression d’être enveloppé de chaleur quand elle te fixait. Tu savais très bien que tu commençais de ressentir quelque chose qu’aucun de vous n’avait prévu lors de votre rencontre. Ça te faisait peur, tu n’étais pas prêt à la perdre parce que tu en voulais trop. Tu n’avais que trop été le témoin principal de ce genre d’attitude et vu le désastre que cela avait causé… Pouvais-tu te faire pardonner ? Le problème, c’était que tu n’étais même pas sûr que la situation ne doive pas se reproduire. C’était le véritable problème des relations qui devenaient sérieuses. Non, à quoi bon mentir ? Le véritable problème, c’était qu’elle n’avait toujours aucune idée de ta véritable vie et ses impératifs non plus pressants mais lié à ta vie et à celle de tes proches. « J’aurai du envoyer un hibou… Si la situation se reproduit, je ne resterais pas un fantôme, promis… » Tu l’entouras de nouveau de tes bras, embrassant le sommet de sa tête, seule zone que tu parvenais à atteindre sans te pencher à l’heure actuelle.

Tu te demandas si elle allait te questionner, essayer de briser le voile pour en apprendre plus sur la vie que tu voulais fuir. Jusqu’à présent, elle s’était montrée d’une compréhension à toute épreuve, mais c’était avant que tu ne disparaisses presque. Si tu avais décidé de ne plus jamais donner signe de vie, est ce que tu lui aurais manqué ? Tu la relâchas finalement et un sourire taquin fit son apparition sur ton visage. Tu posas la bouteille de vin sur la table avant de sortir de derrière ton dos l’autre cadeau. Tu étais peut-être un peu présomptueux, mais au moins tu savais que cela lui ferait plaisir, même si elle ne les portait pas. « Je ne suis pas venu les mains vides. Même si je sais bien que ma présence ne peut être compensée par de si maigres consolations… » C’était si facile de retrouver tes vieilles habitudes quand elle était face à toi. Tu finis par lui tendre la boîte enrubannée, te sentant ridiculement exposé par ce simple cadeau. C’était quelque chose que tu n’avais pas choisi au hasard, tu y avais mis du cœur. C’était aussi un petit pied de nez à ta situation actuelle, même si c’était puéril. Au moins, tu savais qu’elle ne pourrait pas être déçue. Même si vous n’en aviez pas parlé, il était évident par sa décoration qu’elle adorerait ce présent.  Pourtant, tu te sentais presque nerveux de découvrir sa réaction. C’était une sorte d’officialisation grotesque en quelque sorte. Tu avais choisi soigneusement cette paire précise, dans une boutique moldue en plus. de la haute couture ils appelaient ça. « J’espère que ça te plaira. »



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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 6 Mar - 18:28


OCTAVUS & WENDY❧ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come


Son absence m'avait pesé. Je m'étais habituée à avoir un ami auprès de moi, quelqu'un qui appréciait passer du temps avec moi. L'habitude était revenu aussi vite que le temps que j'avais mis à la perdre en prenant la fuite. Même si je n'avais pas franchement envie de me l'avouer, il m'avait manqué et je n'avais pas aimé ce que ce manque avait révélé. J'avais eu beaucoup plus de mal à avoir l'air enjoué et animé. Dans une partie de ma tête, je n'avais pu m'empêcher de compter le nombre de jours qui passaient depuis sa dernière visite. À partir du moment où l'on s'était rapproché, on ne s'était plus vraiment quitté si ce n'était pour ses heures de travail principalement. C'était comme avoir retrouvé son meilleur ami alors que l'on venait de se rencontrer. On savait comment être là l'un pour l'autre sans avoir besoin de savoir pourquoi. Quoi que l'on fasse, ça n'était que des bons moments. Ça avait été difficile de retomber dans ma monotone routine. Même mon appartement, que j'aimais spécialement, avait paru plus sombre. Il ne m'avait pas manqué que sur le plan physique. Au final, si demain il me déclarait qu'il préfère que l'on passe à une relation complètement platonique, j'étais capable de l'accepter. Contrairement à toutes les relations que j'avais eu ces dernières années, cet aspect-là n'était ici relayé qu'au second plan. J'avais bien plus besoin de ce qu'il m'apportait au dehors du lit. Je n'allais pas mentir pour autant, j'appréciais particulièrement que les choses soient arrivées aussi naturellement. Ça n'était pas le plus important mais ça apportait son lot de petits plaisirs aussi.

Je ne savais pas ce qui l'avait poussé à disparaître de la sorte et je n'avais pas prévu de lui demander. Avant de le voir, je ne m'étais même fait aucun scenarii catastrophes, présumant juste que sa véritable vie l'avait rappelé à l'ordre. Maintenant que je l'avais sous les yeux, je ne pouvais pas m'empêcher de m'inquiéter. La manière dont il me serrait contre lui, comme s'il avait cru ne jamais me revoir, était pesante. J'avais déjà vécu ça. Certainement que ce n'était pas pour les mêmes raisons, la forme restait inchangée. Une accolade pour que l'on ne voie pas ce que cachait le visage. Quelque chose lui était arrivé. Je me doutais bien qu'il y avait une raison, un problème, qui l'avait poussé jusqu'à moi. Il ne supportait plus son quotidien, j'avais été une distraction pour le rendre plus supportable. Était-ce ce quotidien qui était revenu à la charge ? Il pouvait bien me dire qu'il était juste fatigué, je n'arrivais pas à croire John sur ce coup-là. Peut-être effectivement qu'il avait des soucis au boulot, mais pour ce que je savais, et avec les horaires que je lui connaissais, j'avais du mal à me l'imaginer.  Il ne m'avait pas dit en quoi ça consistait et je ne lui avais pas posé la question. Mais vu le temps qu'il avait passé avec moi, ça ne devait pas être quelque chose de très prenant, non ? Non, vraiment je n'en savais rien. Et cette tension nouvelle n'arrangeait rien. Je gardais mes doutes pour moi. La seule certitude que j'avais c'était que, quoi qui lui soit arrivé, ça l'avait marqué. Je n'avais pas à remuer le couteau dans la plaie.

Il finit par me relâcher pour me suivre à l'intérieur. J'essayais de repousser cette petite voix qui me répétait que quelque chose s'était passé, de faire taire ma curiosité. Il n'avait pas besoin que je lui arrache les vers du nez. Ce qu'il lui fallait, c'était tout oublier pour quelques heures. Et après, il affronterait ce qui l'attendait. Et John me fit bien comprendre que malheureusement, c'était une situation qui pouvait se reproduire. Mon instinct n'aimait pas ça. Je savais par avance que la prochaine fois, si prochaine fois il y avait, j'allais me faire beaucoup de soucis. Ça n'était pas quelque chose que je pouvais lui montrer. « - Je devrais peut-être te prendre un téléphone, histoire de pouvoir te harceler tranquillement à la mode moldue. » Il fallait avouer que c'était bien plus pratique que la correspondance sorcière. Beaucoup plus propre et avec moins de soins à apporter. Et c'était de l'instantané, ce qui dans ce genre de situation était plus qu'appréciable. Je ne pouvais pas lui répondre qu'un hibou ne suffirait pas pour me rassurer. Ça n'était pas juste, il ne m'avait rien promis et je n'étais pas prête à lui promettre quoi que ce soit moi non plus. Après tout, ça n'était pas parce que j'avais changé mes habitudes, que j'avais réussi à le laisser entrer un tant soit peu dans ma vie que je ne pouvais pas dès demain faire une crise de panique et prendre la poudre d'escampette. Ça ne serait pas la première fois après tout.

John semblait se détendre de minutes en minutes et je souris franchement en le voyant poser la bouteille de vin sur la table. Au moins, il ne paraissait pas vouloir partir dans la minute en franchement tant mieux. Sans rien attendre de lui, j'avais espéré qu'il m'accorde plus qu'une petite heure. Mes yeux s'agrandirent davantage en le voyant sortir de nul part ce qui m'avait tout l'air d'être un cadeau pour moi. Et la forme du présent me ravissait encore plus. J'avais un peu d'expérience en la matière, et si ça, ça n'était pas une boîte à chaussures, alors je pouvais bien me couper les deux pieds. « - Si c'est bien ce que je crois, ça pourrait très largement compenser ton absence ! » J'abusais totalement mais c'était notre manière de communiquer, on ne savait pas ne pas se taquiner. Rapidement, je récupérais le cadeau enrubanné pour le poser sur la table et le de faire de son emballage. « - Mais non tu n'as pas... » Je n'arrivais pas à terminer cette phrase. Avant même de voir les chaussures, la marque griffée sur la boîte me faisait tomber des nues. C'était une marque moldue, une marque qui malgré mon amour inconditionnel pour ses produits m'avait toujours été inaccessible. Et pour cause, le prix affiché était juste indécent. Il par leur aurait fallu que je refuse, il ne pouvait pas débourser autant d'argent juste pour s'excuser d'avoir disparu quelques temps. Et pourtant, comme une enfant le matin de Noël, je déballais précipitamment le carton avant de prendre en main les précieux souliers. Je ne retins même pas une expression de surprise et de choc, obnubilée par leur beauté. « - Je ne peux pas accepter... oh mon dieu elles sont magnifiques... mais tu es fou je peux pas... Mais j'en rêve depuis tellement longtemps... » Je n'avais clairement pas encore pris de décision sur l'attitude à adopter. Le sermonner d'avoir dépensé autant pour moi ou lui sauter dans les bras pour le remercier encore et encore.

« - Je n'avais pas besoin de cadeau pour ça... » Dire ça alors que j'étais littéralement assise sur la table en train d'enfiler les escarpins n'était peut-être pas la bonne manière pour lui faire comprendre que je n'avais pas besoin qu'il « m'achète » pour se faire pardonner. Il avait été tout pardonné à l'instant même où je l'avais vu.


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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 13 Mar - 18:15




“ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come „



Tu ne voulais pas qu’elle s’inquiète et pourtant tu voyais bien qu’elle ne semblait pas trop te croire et encore moins à l’idée que ça se reproduise. Quel métier pouvait-elle donc s’imaginer que tu exerçais dans ces conditions ? Briseur de sorts peut-être ? Un métier aventureux, bien loin de la réalité ou tu marchais sur un fil et chaque pas risquait de te mener à ta perte. En même temps, qui pourrait penser que tu étais un collaborateur des mangemorts vu ton comportement ? Plus tu fréquentais les moldus, plus tu remettais en question cette idée de supériorité des sorciers. Qu’aviez-vous gagné qu’ils n’avaient pas ? Cependant, tu n’étais pas venu pour l’inquiéter. Visiblement, tu avais bien fait d’attendre un peu si tu étais si transparent après quelques jours. Tu aurais vite fait d’oublier ce qui t’inquiétait maintenant que tu étais en sa compagnie, mais tu savais bien que tu n’avais fait que transférer tes inquiétudes sur elle sans le vouloir. Elle parvenait à te lire beaucoup mieux que tu ne l’avais imaginé. Détecter le vrai Octavus et non plus John avait quelque chose de terrifiant. Qu’arriverait-il si elle n’aimait pas celui que tu étais au fond ?

Quand elle mentionna l’idée d’avoir un téléphone, tu la pris plus au sérieux qu’elle ne l’avait sûrement pensé quand elle avait proposé l’idée. Tu ne savais pas trop comment fonctionnait un téléphone, mais d’après ce que tu avais aperçu dans les rues, c’était très répandu parmi les moldus et ils passaient beaucoup de temps avec ces appareils entre les mains. Ce n’était pas certain que ça passe à Poudlard par contre. Tu avais toujours entendu dire par la je sais tout que le château était magiquement protégé contre les moldus et donc par extension aussi par leurs créations. Dans ce cas, Wendy risquait d’attendre un moment avant de pouvoir te parler. Ça valait le coup de tester. Et puis, il fonctionnerait toujours en dehors du château et ce n’était pas à l’école que tu étais le plus en danger de toute façon… « Tu sais quoi ? Peut-être que tu devrais… » L’idée d’avoir un moyen de communication quasi indétectable pour un sorcier et uniquement dédié à Wendy te plaisait plus qu’un peu. Surement que tu ne pouvais pas exclure que tes courriers soient surveillés, d’où une prudence excessive avec tes envois. Si Ombrage devenait réellement directrice comme tu le pressentais, tu allais vraiment devoir trouver autre chose. Nul doute qu’elle organiserait un pouvoir quasi dictatorial dans l’enceinte du château et les professeurs ne seraient surement pas à l’abri. Tu portais un nom suffisamment intéressant pour qu’elle veuille en savoir plus sur tes correspondances…  

Et puis, tu ne pouvais pas t’empêcher de te dire que si tu avais eu un tel appareil quand tu avais été déposé… Non, tu n’aurais jamais osé la contacter. C’était suffisamment catastrophique qu’Aloisia soit tombée sur toi dans cet état et vu ce qui s’était passé ensuite... Wendy serait venue, ça ne faisait aucun doute, mais à quel prix ? « Je crois que je vais devoir me renseigner sur le fonctionnement de ces appareils. Ça peut toujours servir. » Est-ce que c’était capable de fonctionner à distance ? Ce serait génial de pouvoir parler à Aleksei aussi rapidement que ça, sans devoir attendre que ton pauvre hibou doive faire tout le trajet jusqu’en Russie. Tu aurais bien eu besoin de ses conseils en ce moment. Quel dommage qu’il ne soit finalement pas venu vous rendre visite. Il l’avait pourtant promis à Aloisia, mais bien sûr, c’était avant tout ça. Préférant ne pas t’attarder sur cette conversation, tu passas aux choses sérieuses. Après tous les cadeaux qu’elle t’avait fait, même si elle ne s’en doutait pas forcément, il était temps de lui rendre la pareille.

Tu cachas un sourire en la voyant aussi excitée par ce présent. Tu ne l’avais pas fait dans l’unique intention de te faire pardonner ou parce que tu voulais qu’elle se sente entretenue. En vérité, tu voulais juste lui faire plaisir. Voilà qui changeait la donne. L’argent n’avait pas apporté que du bien dans ta vie jusqu’à présent. Même si tu avouais volontiers que c’était agréable d’avoir une vie confortable et de pouvoir faire beaucoup de choses sans te questionner, les inconvénients à côté étaient loin d’être négligeables. Si des personnes que tu appréciais pouvaient en profiter un peu, tu aurais tort de ne pas en profiter. En plus, tu n’avais plus vraiment de dépenses depuis que tu vivais comme un ermite au château. Ses yeux se mirent à pétiller comme ceux d’une enfant et ton sourire s’agrandit instantanément. Finalement, c’était peut-être ça le bonheur ? Faire plaisir sans arrière pensée. Pendant qu’elle s’approchait de la boite de chaussures, tu t’installas contre l’accoudoir du canapé, un peu amusé par son comportement d’enfant un jour de noël. Non pas que tu aies vraiment été témoin de ce genre de scènes durant ton enfance, mais d’après ce que tu avais vu chez les Solokov, les familles normales agissaient de la sorte. Pris dans l’instant présent, tu retrouvas ton côté taquin enfoui ces derniers jours sous des couches d’inquiétudes. « Quoi ? Tu serais prête à me vendre pour une belle paire de chaussures ? », la voix haute et offensée. « Redonne-moi cette boîte, petite malotru ! » Et puis, elle sembla enfin réaliser de quelle paire il pouvait bien s’agir et cette fois tu ne cachas pas ton air goguenard, fier de ton effet.

Et puis soudainement, tu te demandas si tu n’avais pas dépassé la limite invisible fixée entre vous. Peut-être que c’était vraiment trop ? Jusqu’à présent, tu n’avais jamais laissé penser que l’argent n’était pas un problème pour toi. Elle devait sûrement le deviner vu tes costumes de qualité, mais maintenant c’était autre chose. Son expression valait tous les galions du monde et tu te réchauffas légèrement à cette vue. Dans ces moments là, tu aurais bien aimé avoir un appareil photo pour immortaliser l’instant. Tu lâchas un léger rire devant son indécision. Peut-être allait-elle t’attaquer avec les talons pour cette dépense onéreuse, qui sait ? « Tu sais, si elles ne te plaisent pas… » Chaque femme rêvait d’avoir une paire de cette marque d’après ce que tu avais entendu dire et il fallait reconnaître que l’imaginer avec ces escarpins aux pieds était attrayant. « Essaye-les ? » Mais elle n’avait pas besoin de ta suggestion. Elle était déjà en train de les enfiler. Tu savais bien qu’un cadeau ne remplaçait pas l’affection. Tu ne le savais que trop vu à quoi ton enfance avait ressemblé. Et ce n’était pas simplement pour ça que tu les avais achetées. C’était juste un critère parmi d’autres qui t’avait fait t’arrêter devant cette boutique en particulier. « Ça me faisait plaisir. Quand je les aies vues, j’ai immédiatement pensé à toi. C’était juste une question de timing. » Une fois à ses pieds, le changement était radical. « Magnifique… Les chaussures évidemment ! » Tes yeux pétillaient. « Tu crois qu’avec ça au pied tu arriveras enfin à ma hauteur ? » Tu te relevas alors de ton siège improvisé, bien décidé à vérifier si ta théorie s’avérait véridique ou non. Et puis, tu allais bien avoir au moins un bisou en guise de remerciement tout de même ?




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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Ven 1 Avr - 16:45


OCTAVUS & WENDY❧ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come


La réflexion sur un moyen de communication plus fiable ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Le voir aussi intéressé par la technologie moldue me surpris un tantinet. Même si ne semblait pas totalement mal à l'aise « de l'autre côté » du monde, John était de toute évidence un sorcier sans aucune attache au monde non-magique. Contrairement à moi. Je n'avais jamais brillé par mes exploits magiques et beaucoup de sorciers avaient de trop gros problème d'ego pour moi. J'aimais les moldus, leur curiosité, leur ingéniosité et leur spontanéité. Mais même s'il n'était pas familier de ce milieu, il s'y habituait plutôt bien et ne semblait jamais trop choqué de quoi que ce soit. Même lorsqu'on avait passé l'après-midi à deux devant la télé. Certes, j'avais du lui expliquer tous les programmes sur lesquels on s'était un tant soit peu arrêté mais c'était bien moins pire que ce que j'avais craint. Sa capacité d'adaptation et son ouverture d'esprit avait finir de me conquérir, si ce n'était pas déjà fait auparavant. C'était l'avantage dans cette relation innommable, on acceptait l'autre tel qu'il était, sans lui demander de montrer plus ou de donner plus. Il en fallait peu pour être heureux, ça ne m'avait jamais semblé aussi vrai.

Je ne savais pas ce qu'il l'avait retenu de me contacter durant tout ce temps, ni même pourquoi il avait vraiment du disparaître, mais j'étais certaine au fond que téléphone ou pas, il ne m'aurait pas prévenu. Et je ne pensais même pas à ça de manière négative. Je connaissais assez John maintenant pour comprendre que le problème n'était pas moi et pas vraiment lui non plus. Quelque chose paraissait lui faire obstacle dans sa vie, quelque chose sur lequel il n'avait pas d'emprise. Je m'avançais peut-être trop. Pourtant, une part de moi en était certaine. Il ressemblait à un homme qui agissait plus par obligation que par envie. Sauf lorsqu'il était avec moi. C'était prétentieux en un sens mais aussi totalement vrai. Je pouvais le dire aussi aisément parce qu'au fond c'était la même chose pour moi. J'avais tellement passé de temps à fuir, à tout faire pour oublier, que j'agissais comme une automate. Il avait bousculé ma vie, mes habitudes, et c'était comme se réveiller après un long sommeil. Le seul inconvénient, c'est que ça ramenait à l'esprit tout ce que j'avais essayé désespérément d'enterrer. « - Si tu me promets d'être bon élève, je veux bien être ton professeur de technologie moldue. » C'était bien la seule chose que je pourrai jamais enseigner. J'avais beaucoup de patience mais je n'étais définitivement pas faire pour donner des cours. Il fallait être vieux, rébarbatif et manquer de folie pour devenir professeur.

« - Je serai prête à vendre toute l'Angleterre pour ces chaussures... et c'est trop tard, elles sont déjà sur mes pieds ! » Je m'empressais donc de m'asseoir sur la table pour joindre le geste à la parole, chaussant ces merveilles avec lenteur et précaution. Plus de doute aucun, John était prêt à vivre dans le monde des moldus. Du moins, il en connaissait les bonnes adresses, celles qui savaient me donner le grand frisson. L'odeur du cuir neuf ravit mes narines mais c'était bien mes yeux qui étaient écarquillés devant tant de beauté. Des chaussures comme ça, ça ne se refusait pas. La politesse et les bonnes mœurs, je les oubliais totalement. Même si je l'avais voulu, je n'étais pas capable de refuser. Devoir rendre ces escarpins aurait été une terrible douleur et j'étais lâche face à ce genre de mal, avouons-le. Il était fou, totalement fou, de débourser autant. Je savais que trop bien combien de chiffres cette paire valait. Soit il n'allait plus s'alimenter pour les huit mois à venir, soit il était encore plus fortuné que ne le laissaient penser ses costumes de bonne qualité.

Avoir ses chaussures aux pieds c'était comme se changer immédiatement en princesse. Je passais de la jeune barman à Cendrillon. Comme quoi, les moldus aussi savaient faire de la magie. Le talon était évidemment d'une hauteur vertigineuse et c'est ce qui me plaisait tant. Pas assez malgré tout pour me mettre à la taille de mon prince du jour mais la distance entre nous était légèrement moins importante. « - Les chaussures évidemment... mais je trouve qu'elles sont particulièrement bien portées tout de même. » Je ne pouvais plus m'empêcher de sourire, tantôt en le regardant lui, tantôt en admirant mes pieds. J'esquissais quelques pas en sa direction alors qu'il se levait lui-même de l'accoudoir du canapé. J'avais l'impression d'être dans des pantoufles, l'habitude de marcher en talons hauts. Pour beaucoup, c'était une véritable torture. Je préférais me dire qu'il fallait souffrir pour être belle, ça effaçait bien des peines. « - Non, mais comme tout ce qui est petit est mignon tu me pardonneras, pas vrai ? » J'attrapais sa chemise en plongeant mon regard dans le sien avant de l'embrasser avec plus de ferveur que je ne l'avais prévu initialement. C'était l'engouement des chaussures ça.

Je finis par m'écarter légèrement tout en nouant mes bras autour de son cou. « - Je vais t'en devoir beaucoup des verres à l'oeil pour payer cette dette-là! » Je rejetais un coup d'oeil à mes nouveaux souliers préférés avant de le regarder de nouveau. « - Merci. Tu n'avais vraiment pas à me faire de cadeau mais elles sont absolument incroyables. J'ai presque hâte que tu disparaisses de nouveau! » Je le taquinais, bien évidemment. Je le relâchais pour me rapprocher de la table, bien décidée à célébrer ces nouvelles venues sur mon mur très spécial. « - Et si tu te rinçais l'oeil en m'observant te servir un verre de vin avec ces petits bijoux aux pieds ? » J'accentuais ma démarche, faisant quelques pas inutiles juste pour profiter de l'effet qu'elles faisaient. Et aussi parce que j'aimais être regardée, c'était vrai. J'attrapais le tire-bouchon ainsi que deux verres que je remplissais généreusement. « - Le vin, les chaussures... Si je pensais à mal, je dirai que tu mets toutes les chances de ton côté pour me mettre de très, très bonne humeur... » Comme si j'avais besoin de ça. Passer toutes ces longues journées et ces longues nuits sans lui après m'être très vite habituée aux bienfaits de sa présence laissait ces marques. Et, ça c'était le surprenant, je n'étais pas allée voir ailleurs. N'en avais pas eu du tout envie même. Je ne pouvais pas jurer que c'était pareil de son côté mais ça m'était bien égal. Tant qu'il était là, avec moi, ce soir, c'était bien tout ce qui comptait.


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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Jeu 19 Mai - 15:45




“ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come „



Quelle ironie que le professeur devienne de façon subite l’élève. Tu te demandas si elle aurait la patience de supporter tes enfantillages. Ironique vu la façon dont tu te comportais durant tes propres cours. Tu étais sur que si tu lui avais demandé de deviner ta profession, elle n’aurait sûrement jamais cru que tu étais parmi le corps professoral de Poudlard. En même temps, parfois, toi aussi tu avais un peu de mal à le croire. « Ce sera avec plaisir. Et je serai très, très bon élève. Très appliqué en travaux pratiques même ! Promis tu ne le regretteras pas. » Tu pris ton air le plus angélique possible. Quitte a risquer gros, autant que la technologie moldue, souvent prise pour une blague puisse te servir et te sauver la vie. Bien sûr, rien ne disait que les lieux que tu fréquentais n’étaient pas imperméables à une telle technologie, mais cela valait vraiment le coup de tenter. Tu commençais de réaliser que le côté paranoïaque de Snape pouvait avoir ses avantages et tu le comprenais certainement mieux maintenant que ta vie était dans la balance. Beaucoup trop de sorciers restaient naïvement imperméables aux technologies qui pouvaient servir. Tu n’étais pas de ceux là. Tu te demandas une nouvelle fois si elle était née moldue pour être aussi à l’aise avec ce type de technologie. Bien sûr, ça ne voulait rien dire, mais tout de même il fallait admettre qu’il était bien plus fréquent de voir des nés moldus continuer d’utiliser leur technologie que l’inverse. Tu avais envie de poser la question, mais c’était quand même impoli de demander une telle chose, d’autant plus que tu ne pouvais pas répondre la vérité si elle te retournait la question. Alors, une nouvelle fois, tu te retins de demander. Et pourtant, plus tu la fréquentais, plus cette règle qui t’avait arrangé au départ finissait par devenir ennuyeuse.


« Toute l’Angleterre rien que ça ? Tu penses vraiment que tu pourrais m’échapper avec ça aux pieds ? On peut essayer… » Tu souris de toutes tes dents, oubliant tes soucis devant ton expression presque émerveillée. Tu avais une vision de toi en train de courir dans le petit salon pour essayer d’emprisonner la blondinette. Cela dit, tu savais qu’elle était plutôt habile en talons, ce serait peut-être plus difficile que tu l’imaginais. Enfin, une autre fois… Ce serait bête de finir à Ste Mangouste avec une cheville foulée quand vous étiez si biens. « Je suis ravi qu’elles te plaisent. » Tu te sentis légèrement réchauffer de l’intérieur à cette pensée. Tu voyais tellement de gens blasés par tout ce qu’ils possédaient, cela perdait tout son charme. Les cadeaux ne devenaient plus qu’une formalité, peu important l’intention derrière. Après tout, dans ton monde on pouvait se payer ce que l’on souhaitait, inutile d’attendre de se le faire offrir. Tu en avais fait partie il y a encore peu de temps. Même si tu étais parvenu à échapper à l’influence de ton père, tu étais tout de même ce qu’il avait réussi à faire de toi, un snob arrogant et parfois violent quand il n’obtenait pas ce qu’il souhaitait. Un frisson de répulsion circula le long de tes bras à la pensée de ces close-call comme tu aimais les appeler. Qu’est ce qui t’assurait qu’un jour, Wendy n’allait pas y avoir droit ? Est-ce juste de vraiment tout lui cacher. C’était le deal, et tu soupçonnais qu’elle aussi avait pas mal de cadavres dans son placard, mais rien qui n’arrive à la hauteur des tiens. Comment serait-ce possible ? En attendant, tu savais bien que tu ne pouvais pas lui laisser porter le même poids que le tien. Tu ne voulais pas la perdre à cause de choix que tu n’avais même pas vraiment choisis de ton plein gré.  

Une fois debout, tu réalisas que non, malgré ces centimètres supplémentaires, elle était toujours plus petite, mais moins. « Non toujours pas. Wendy ? » Tu posas ton regard droit devant, faisant semblant de ne pas la voir. Tu savais qu’elle allait surement te donner quelques coups bien placés en échange. Au final, pas du tout. Le pardon t’allait tout aussi bien. « Hm, je vais devoir y réfléchir. Tu vois… » Avant que tu n’aies le temps de terminer ta phrase, ses lèvres étaient sur les siennes. Une façon efficace de distraire l’ennemi. Mais qui ne marcherait pas pour tout le monde. À la seule idée de poser tes lèvres sur celle de l’autre horreur… Non, inutile de continuer d’y penser. A la place, tes bras la plaquèrent contre ton torse, profitant avec joie de son rapprochement et de la différence diminuée pour atteindre des zones d’habitude hors d’atteinte. « Qu’est ce que je disais déjà ? Petit démon. » Tu secouas la tête mais ne desserra pas ta prise. « C’est sans contrepartie, promis. » Ce ne serait pas bien compliqué de trouver de nouvelles idées de cadeaux quand il le faudrait vu son amour des chaussures. Tu avais beau savoir qu’elle te taquinait, elle ne pouvait pas s’imaginer ce que tes disparitions entrainaient et le fait que la prochaine fois, tu n’allais peut être pas du tout revenir… En même temps qui pourrait penser une seconde que tes activités étaient aussi drastiques. Wendy s’imaginait sûrement que tu avais encore des problèmes de travail, une fonction exigeante qui te donnait envie de t’échapper. Tu préférais en rire. « Ouch. Ça fait mal à mon petit cœur. De si dures paroles… » Tu basculas sur le canapé, comme raide mort, les yeux fermés alors qu’elle te proposait de te servir un verre de vin. À cela, tu ouvris un œil inquisiteur. Tu fis un signe de la main lui indiquant de s’exécuter, un peu goguenard tout de même. « Je ne dis jamais non quand une belle femme veut s’occuper de moi, tu le sais. » Tes yeux naviguèrent des chaussures jusqu’à ses hanches. Difficile de savoir ce qui était le plus attrayant dans cette vue…

Tu restas un moment interdit en l’entendant dire que tu tentais de la séduire, parce que ça n’avait pas été ton idée première quand tu avais acheté tout ça. Tu avais juste voulu passer une bonne soirée et ignorer tous les tracas qui t’attendaient de l’autre côté. Pourtant, tu pouvais aussi comprendre pourquoi elle pouvait penser ça et tu n’allais pas passer à côté. Tu n’étais pas forcément venu pour ça, mais tu n’allais pas non plus dire non si elle était d’humeur séductrice. Cela ne pouvait que te changer les idées. Déjà, parce qu’il était clair que tu n’allais pas lui dire une partie de la vérité aujourd’hui, tu en étais bien incapable et puis aussi pour qu’elle évite de s’inquiéter. Tu avais été un peu trop transparent plus tôt et si tu avais réussi à détourner l'humeur du jour, tu préférais continuer dans cette voix. « Je ne sais pas… Est-ce que ça marche ? » Tu fis un stupide jeu de sourcils, espérant qu’elle allait rire. « Parce que sinon, je peux encore donner de ma personne. » D’après ce que tu avais vu, ton corps n’avait plus de plaie risquant de lui faire hausser les sourcils, donc tu n’avais aucune restriction d'aucune sorte. Tant mieux.




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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Sam 1 Oct - 18:03


OCTAVUS & WENDY❧ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come




Few days later...


Les instants de bonheur pur et simple se raréfiaient, autant que ses visites s'espaçaient. Après sa disparition momentanée, John avait semblé désolé et ce même s'il n'y avait rien à pardonner. Aucune promesse, aucune attente, je n'étais pas en mesure d'exiger quoi que ce soit. Et je ne voulais rien lui demander de toute façon, même si ce soir-là, j'avais eu terriblement envie. Lui demander si il allait bien, si il avait des problèmes. Lui montrer que malgré cette bulle que nous avions créée, j'étais là pour l'écouter si il en ressentait le besoin. Mais je n'avais pas osé. Je m'étais contentée d'accepter son cadeau et de profiter de cette joie d'être ensemble. C'était beaucoup plus facile ainsi. Je ne m'investissais pas, il en faisait de même. Il fallait que je me rappelle à chaque fois que je voulais lui offrir une oreille attentive que s'il se mettait à me poser des questions, je ne pourrai pas y répondre. J'avais envie d'être son amie alors même que je refusais de me retrouver à sa place si les rôles étaient inversés. Peut-être que ce n'était pas une bonne idée de se fréquenter. Peut-être que nous nous contentions de nous faire encore un peu plus de mal en pensant mettre un peu de baume sur nos blessures. Ou alors, peut-être recherchions nous cette douleur pour nous punir. Je ne devais pas être totalement dans le faux.

Je pensais de plus en plus à Aaron, ça m'obsédait presque. Il n'y avait pas une seule seconde sans qu'un visage ne me rappelle ses traits, qu'un rire me ramène à nos propres éclats. Passer du temps avec John avait ouvert la boîte de Pandore et je ne savais toujours pas comment faire pour la refermer. Je me surprenais à me réveiller pensant être dans une autre ville alors que j'étais toujours au cœur de cette bonne vieille Londres. Ma vie d'avant me manquait. Depuis toutes ces années, ça n'était jamais arrivé. J'avais tout abandonné pour passer à autre chose sans jamais revenir sur ce que j'avais laissé. Pourquoi est-ce qu'après tout ce temps, ça me torturait ? Je ne parvenais plus à être aussi enjouée au travail et même mon bourru de patron l'avait remarqué bien qu'il se garda de dire quoi que ce soit. J'arrivais bien entendu à retrouver un peu de gaieté en compagnie du brun mais c'était évident que lui comme moi traversions quelque chose sans vouloir nous l'avouer. Sans pouvoir m'oublier autant que je le voudrais dans ses bras, je prenais de mauvaises décisions. Du genre de celle qui m'amenait à dépenser une fortune pour prendre un portoloin sur un coup de tête et à atterrir un bon matin sur Times Square. J'avais déambulé dans New-York comme une ancienne petite-amie se remémorant les bons souvenirs d'une vieille histoire d'amour. Et c'était bien ce que c'était. La Grande Pomme était associé à lui et je devais bien m'avouer qu'à chaque coin de rue, j'espérais l'apercevoir. Je passais la journée ainsi, marchant inlassablement d'un point à l'autre comme si j'étais en pèlerinage. Consciente qu'encore une fois, je n'en ressortirai pas indemne.

J'appelais pour me faire porter pâle et restais la nuit dans la ville qui ne dormait jamais. Je comptais en faire de même. Je ressortais dans les clubs que j'avais fréquenté des années durant, essayant de redevenir à coup de tequila la femme que j'étais autrefois. Je ne voulais penser ni à John, ni à Aaron, et je jetais mon dévolu sur un type aussi charmant que riche qui logeait dans un des plus beaux hôtels du quartier. À vrai dire, c'était à peu près la seule chose dont je me souvenais, sa chambre d'hôtel. À mon réveil, je ne me rappelais plus son visage ni ce qu'on avait bien pu dire ou faire même si je n'avais aucun doute sur le fait que nous avions couché ensemble. J'attrapais mes affaires avant de lui demander confirmation et rentrais à Londres, incapable même de ressentir une quelconque honte.

Je ne savais pas si j'aurais du me sentir honteuse ou pas. Après tout, l'écossais et moi ne nous étions rien promis. De son côté, il pouvait bien continuer ses conquêtes que ça ne me dérangerait pas. C'était bien une preuve supplémentaire que nous n'arrivions pas à nous accrocher, du moins pour ma part. Plus soutiens mutuels qu'amants, ou le contraire ? Devais-je lui parler de cette nuit avec un autre ? Après tout je ne le voyais pas mal prendre la chose. Ni la prendre bien d'ailleurs. L'avais-je poussé à croire à ma fidélité ? Je n'étais pas ce genre de femme. J'avais déjà essayé de l'être et ça ne s'était pas très bien terminé. Autant de ne rien lui dire. Ça ne servait pas à grand chose d'ajouter à ses tracas avec quelque chose d'aussi futile. Nous avions tout deux l'esprit assez préoccupé en ce moment pour ne pas s'arrêter pour si peu.

J'étais rentrée et étais restée une éternité sous la douche, incapable de revenir dans ce qu'était ma réalité. Je l'avais entendu toquer, il m'avait prévenu qu'il passerait en fin de journée. Je lui criais d'entrer, après tout John avait pris ses habitudes chez moi. Je finis par couper l'eau l'entendant se faire une place dans mon salon alors que j'enfilais un jogging et un vieux sweat. Après la soirée de la veille, je n'aspirais pas à m'apprêter. J'attachais mes cheveux négligemment avant de quitter la salle de bain. « - Comme tu peux le remarquer, je me suis particulièrement préparée à ta venue ! ». Je souriais de toutes mes dents en avançant vers lui, prête à l'embrasser pour le saluer avant de voir l'expression sur son visage. Il semblait tendu, perdu, encore plus que la première fois où je l'avais vu. Ça remua quelque chose en moi. Cette loi du silence que nous avions tacitement instauré devenait ridicule. Je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir lui apporter mon aide, le soulager de je ne savais quoi. Et pour la première fois, j'avais la sensation qu'il était là pour me parler de quelque chose lui aussi. « - Désolée de demander mais : est-ce que tout va bien ? » Je m'assis à ses côtés, scrutant son visage. Il y avait quelque chose de changeait en lui même si je ne pouvais pas mettre le doigt sur ce que c'était. Je ne savais pas ce qu'il avait fait de son week-end mais il paraissait dix ans de plus, comme s'il n'avait pas dormi depuis des jours. Mais le plus remarquable étaient ses yeux. Lasses, comme battus par un mal que je ne pouvais nommer. Et je pouvais voir tout ça alors qu'il était clair qu'il essayait de faire bonne figure. Il devait être arrivé à un point de non retour où même lui ne pouvait plus se mentir.


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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 9 Oct - 17:03




“ I know I went too far „



Son départ avait été brutal et même si tu t’y étais à moitié attendu, tu avais espéré que tu pourrais la voir une dernière fois. Ça n’avait pas été le cas. En l’espace d’une semaine, tu avais l’impression que toute ta vie avait été chamboulée. Tout ce que tu avais pris pour acquis était tombé en poussière. Cela avait remis en place tes perspectives. Tu ne pouvais pas continuer ainsi. Pendant plusieurs heures, tu étais resté prostré, figé comme mis en pause par un mauvais sort, le corps immobile mais le cerveau tournant à une vitesse impossible. Si Aloisia avait du prendre des décisions difficiles, alors il était temps que toi aussi tu grandisses et arrêtes tes bêtises. Tu devais enfin assumer les situations dans lesquelles tu te trouvais, car après tout tu avais toujours eu le choix, même quand tu t’étais finalement agenouillé devant le lord.

Cela t’avait amené à penser à Wendy, Wendy que tu avais aperçue à la soirée et c’était un point qu’il allait falloir éclaircir… Tu lui devais la vérité de toute façon, elle était due depuis déjà trop longtemps. Peut-être la connaissait-elle déjà en réalité… Étais-tu amoureux de Wendy ? Quelques semaines plus tôt, tu aurais sûrement dit oui. Elle avait joué un rôle tellement important sans le savoir… ça avait été ta bouée de sauvetage, ton Aleksei loin de chez toi, un espoir… La camaraderie que tu avais ressentie pour elle était devenue peu à peu de l’affection et tu l’avais pris pour de l’amour naissant. Tu l’avais idéalisée en quelque sorte. Et peut-être aussi qu’une envie de scandale et de rébellion t’avait poussé à t’aveugler autant dans tes sentiments pour elle. il était clair que pour vous deux, l’arrangement avait été clair dès le début. C’est toi qui avais modifié le postulat de départ sans lui en parler par peur qu’elle ne se dérobe. Elle avait un passé aussi compliqué que le tien même si vous n’en parliez jamais. En réalité, que savais-tu de l’amour ? Tu n’avais jamais été amoureux de ta vie. Et puis, pouvait-on réellement avoir une relation saine avec quelqu’un qui ne savait même quel était ton vrai prénom ? Tout n’était qu’un jeu et surtout en amour pour toi. D’ailleurs, n’était-ce pas à cause de ça qu’aujourd’hui, Aloisia disparaissait tu ne savais ou pour attendre un prochain mariage arrangé. Tu savais que tu devais la laisser partir. Elle s’était offerte à toi et tu l’avais repoussée. Quel genre d’homme étais-tu pour agir comme les faces opposées d’un aimant ? Tu avais aimé être désiré, la prendre pour acquise. C’était toujours comme ça avec toi. Tu prenais et tu jetais à volonté et parfois, rarement, tu réalisais que ce dont tu t’étais débarrassé sur un caprice était plus précieux que tu ne l’avais envisagé au départ. Après tout, sang pur ou non, tu n’étais qu’un vulnérable et pitoyable humain…

Quant à Wendy, et bien tu allais régler la situation. Il le fallait. En continuant ainsi, tu la mettais en danger sans qu’elle ne le sache, de la part de Liberia, de la part de l’autre aussi. Tu espérais que ça ne signerait pas la fin. Ton aveuglement, elle n’en saurait jamais rien, du moins tu l’espérais. Ta véritable situation par contre, tu allais lui en révéler des bribes en te fiant à ce que tu savais d’elle, en sachant – espérant – qu’elle ne l’utiliserait pas contre toi. Mais le cas échéant, ce serait ton choix et tu l’assumerais. Finalement, tu avais décidé de te rendre chez elle le jour même après avoir envoyé un sms depuis Londres. Autant ne pas faire trainer les choses. Une part de toi s’attendait toujours à la voir en compagnie de Liberia en train de rire à gorge déployée. La rousse avait semblée plus ennuyée que d’habitude, te lançant littéralement des regards assassins, pour un peu tu aurais presque pensé qu’elle t’en voulait que son jouet soit parti on ne savait ou.

Tu ne savais pas comment la conversation allait se dérouler et ça te faisait vraiment peur, mais pas aussi peur que de ne pas savoir avec qui Aloisia allait devoir s’unir pour le restant de sa vie… Étrangement face à sa porte, un calme olympien t’avait soudainement habité. Elle était sous la douche quand tu étais entré. Tu ne t’en formalisas pas et pris place sur le canapé, observant avec une nostalgie étrange l’appartement que tu avais vu comme un refuge. Tu te rappelas la dernière fois que tu étais venu ici, plein de promesses et d'espoir. Pourquoi est ce que cette future conversation ressemblait tant à un adieu ? Tu redressas la tête en l’entendant arriver dans la pièce, observant avec une tendresse un peu triste la tenue dans laquelle elle se montrait qui ne faisait que te conforter dans tes récentes révélations sur la véritable nature de votre relation. Elle souriait, aussi solaire que jamais et tu ne pouvais pas le lui rendre, pas cette fois. Bien loin de l’accueillir avec ton exubérance coutumière, tu restas assis, incapable de faire semblant, sachant qu’elle lirait immédiatement à travers ton masque de toute façon. Le moment était venu de rompre une partie de votre anonymat si confortable pour dévoiler des vérités dérangeantes.

Elle avait compris et tu lui jetas un regard entendu quand elle te demanda si tout allait bien. Rien n’allait vraiment depuis que tu étais de retour en Écosse. Cela te confirma une chose, elle ne savait pas du tout qui tu étais vraiment car personne ne pouvait être aussi bon comédien. « Pas vraiment non… » Allais-tu lui avouer malgré tout ton illustre non de famille ? Jusqu’ou allais-tu parler ? « Il faut qu’on parle. Il s’est passé quelque chose ce week-end, les circonstances ont changé... » Tu avais l’impression de lui annoncer une rupture alors qu’il ne s’agissait pas du tout de ça. Tu ne savais pas trop par ou commencer. « Je ne sais même pas exactement par ou commencer. Je vais essayer de rester vague… » En pratique, tu savais bien qu’il en faudrait peu pour qu’elle ne découvre finalement ta véritable identité si elle le souhaitait vraiment. Peut-être même pourrait-elle faire le rapprochement sans que tu ne dises rien. « Je sais que tout ça repose avant tout sur le fait de ne pas penser à nos vieux démons, mais il faut que je l’aborde. Ce week-end, je t’ai aperçu à une réception à laquelle j’étais invité. Toi et une autre personne qui ne me porte pas dans son cœur pour diverses raisons. Sauf que ce n’était pas toi bien sûr. Tu ne pouvais pas être là. Tout ça a provoqué quelque chose que je n’avais pas prévu, un scandale et a éloigné quelqu’un a qui je tenais, parce qu’elle a voulu stupidement me protéger moi. » Un rire amer sortit de tes lèvres à l’idée que quelqu’un soit encore prêt à ce genre d’acte en dépit de tout le mal que tu avais fait. Allait-elle faire pareil et disparaitre sans laisser de traces elle aussi ? « Tout ça… Je ne suis pas quelqu’un de bien. J’aurai du t’en parler bien plus tôt mais j’étais trop lâche pour risquer que tu me fuis… C’était devenu trop important pour que je sois prêt à retourner dans mon existence morne. » Tu  ne savais pas si elle parvenait à suivre ce que tu disais. Tout se mélangeait dans ton esprit. Voldemort, Aloisia, ton père… Tu ne savais même pas exactement l’étendu de ce que tu allais lui révéler ce soir, ni si tu aurais le courage de la quitter en possession de toutes ces révélations…




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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Mer 26 Oct - 15:16


OCTAVUS & WENDY❧ Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come



Il ne me fallu que quelques secondes en l'observant pour comprendre que cette rencontre ne serait pas comme toutes les autres. Il n'y aura aucune légèreté, nous n'accéderons pas aujourd'hui à ce monde factice que nous nous étions créé et dans lequel nous nous perdions à chaque fois dans les bras l'un de l'autre. Peut-être que sa réalité avait fini par le rattraper, tout comme l'avait fait la mienne. On avait beau se voiler la face, ce que nous enterrions sous ce jeu n'était jamais assez profondément enfoui en nous. Fuir de l'autre côté du globe ou s'inventer une nouvelle identité n'était qu'un moyen de ne plus sentir la blessure. Pas de la guérir. Et je pouvais voir combien la blessure de John était à vif en cet instant. Il n'y avait pas de remède possible. J'étais certainement la moins bien placée pour le conseiller, mais je devais être la seule à pouvoir l'écouter. Et je n'allais pas lui tourner le dos, même si ça signifiait aller contre notre loi du silence.

Lui demander s'il allait bien n'était qu'une formalité. Il était clair que la réponse était non et il était incapable de faire croire le contraire. Une petite partie de moi me chuchotait qu'il venait mettre un terme à cette ébauche d'histoire. Et je ne savais pas dans ce cas-là si je devais en être déçue, peinée ou soulagée. Je n'avais pas envie de le rayer de ma vie. Rapidement, il était devenu un ami et le sexe n'était pas la base de notre relation. On avait besoin l'un de l'autre et nous avions couché ensemble seulement parce que c'était ce que nous faisions de mieux. La seule chose qui nous donnait l'impression d'avoir un semblant de contrôle sur notre vie. Je savais maintenant que j'étais prête à l'écouter, à le laisser s'ouvrir, sans plus craindre les conséquences. Et ça simplement parce que je comprenais aujourd'hui qu'on avait été destiné à se rencontrer. Il fallait qu'on avance et qu'on le comprenne ensemble. Je me rangeais à ses côtés sans plus un mot, patiente et présente.

Quelque chose s'était effectivement passé ce week-end mais il était impossible que John soit déjà au courant de ma petite escapade new-yorkaise. Il parlait d'autre chose, quelque chose de plus grave. De toute évidence, il était tiraillé entre le désir de se confier et celui de conserver notre entente. Je ne disais toujours rien, ne l'arrêtais pas. Je savais que le laisser parler c'était un point de non-retour, que tout serait différent après ça. Il fallait l'accepter. Au bout d'un moment, il finit par se lancer et je le regardais, surprise de cette révélation. Je ne voyais pas très bien comment j'aurais pu me retrouver dans une réception en sa compagnie puisque je ne savais même pas quel était son véritable nom. Et puis, pourquoi par Merlin me serais-je risquée à aller là-bas ? Je n'étais pas du genre jalouse ou curieuse, je savais qu'il avait une vie à l'extérieur des murs de mon appartement. Mais je ne le coupais pas, il fallait qu'il aille au bout de son histoire. Le rire amer qui franchit ses lèvres se répercuta durement en moi. Il souffrait. Ce qui était arrivé ce week-end, ce départ qu'il avait vécu, ça le touchait beaucoup plus qu'il ne le montrait. Ou qu'il ne le comprenait.

Ma main saisit la sienne alors qu'il continuait de parler. Je voulais juste qu'il sache que j'étais là, réellement. Pas comme la barmaid avec qui il s'amusait, mais comme l'amie que j'étais devenue au fil du temps. Je ne le connaissais peut-être pas vraiment, j'étais certaine pourtant d'une chose : John était quelqu'un de bien. Quoi qu'il ait pu faire ou dire ne changeait en rien ce qu'il était profondément. « - Je peux te jurer que ça n'était pas moi à cette réception.... » Il ne semblait pas se poser des questions sur ce point mais je préférais que ça soit clair. Si ce n'était pas moi mais qu'il m'avait réellement vu, ça ne pouvait dire qu'une seule chose : quelqu'un était au courant pour nous. Et ce quelqu'un avait décidé d'utiliser notre relation pour le mettre dans un pétrin sans fin. Ma présence déclenchait un scandale dans la vie intime de John... je n'allais pas lui demander en quoi. Il avait perdu quelqu'un, c'était déjà assez. « - Si elle a décidé de te protéger malgré les ennuis que ça lui attirerait... c'est qu'elle doit vraiment t'aimer. » Mes yeux ne quittaient pas son visage marqué par la fatigue et le soucis. Je n'arrêtais pas non plus de serrer sa main, l'incitant ainsi à se confier davantage s'il en ressentait le besoin. Il avait déjà perdu assez, je n'allais pas l'abandonner à mon tour.

« - Je ne suis pas du genre à abandonner un ami dans le besoin. » J'étais bien du genre à fuir mais j'étais loyale en amitié. Je ne pouvais pas le mettre à la porte alors qu'il semblait au plus bas. « - Et toi comme moi, on ne pourra pas fuir nos vies indéfiniment... ». Je ne voulais pas lui parler de mes propres démons, ça n'était pas le bon moment et ça n'était pas important. Lui parler de mon court voyage aux Etats-Unis sur la trace de mes souvenirs ou encore de cette nuit de débauche peu flatteuse n'allait pas lui remonter le moral. « - Tu es quelqu'un de bien. Ce qui est plus dur, c'est de faire la bonne chose. » Nous étions, l'un comme l'autre, du genre à avoir le choix entre deux chemins et à prendre toujours le plus obscur parce que c'était le plus simple des deux. Effectivement, c'était très lâche comme attitude parce que ça faisait inexorablement souffrir beaucoup de monde. Et trop focalisés sur notre peur de souffrir nous-même, nous nous rendions à peine compte de combien les autres encaissaient pour nous. « - Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant ? » Voulait-il qu'on arrête de se voir ? Que je l'aide à lever le mystère sous ma présence à cette soirée ? Ou encore que je l'aide à récupérer cette mystérieuse femme qui avait pris le blâme pour lui ? Je pouvais toujours sortir de la tequila et l'accompagner dans une nuit de beuverie pour qu'il oublie quelques heures ses problèmes mais ça ne servirait à rien. On avait assez retardé l'échéance. Je devais le pousser à prendre les choses en main. Et je savais que j'allais devoir y venir moi aussi.

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MessageSujet: Re: Enjoy life today, yesterday is gone, tomorrow may never come | Wendy   Dim 6 Nov - 19:00




“ I know I went too far „



Qui aurait cru que tu finirais par en arriver là ? Tes deux mondes n’étaient pas entrés en collision comme tu l’avais envisagé, à la place c’était toi qui t’apprêtais à faire le choix de les mélanger, du moins en partie. Cela valait sûrement pour le mieux. Tu contrôlais tes cartes au lieu de laisser aux autres le choix de te dévoiler. Si elle te mettait dehors, et bien soit. Tu avais tellement foi en elle que s’en était presque effrayant. Qui aurait pu penser que tu en viendrais à autant tenir à quelqu’un alors même que tu avais passé ton temps à cacher qui tu étais ? Tu n’avais pas la moindre idée de comment tu parvenais à attirer des personnes biens en dépit de ta véritable nature mais le fait était là. Aloisia, Wendy, elles ne te laissaient pas tomber en dépit de tout. Elles cherchaient à t’aider, même si elles risquaient de le payer.

Ta vie amoureuse était tellement risible. Tu ne savais même pas pourquoi tu avais essayé de te poser alors que tu semblais en être incapable. Tout avait semblé si lointain et rocambolesque quand tu avais été vendu aux Bateson que tu n’avais pas réellement pensé que le jour viendrait ou tu devrais réellement épouser leur fille unique. Il aurait pu se passer tellement de choses. tu aurais pu te marier avec quelqu’un d’autre même, un faux mariage pour ne pas avoir à te soumettre au caprice de ton père. Ou bien peut-être aurais-tu mieux fait de faire comme beaucoup de sangs pur, accepter un mariage arrangé, avoir un héritier et puis partir t’amuser ailleurs une fois que cela aurait été fait ? Combien d’hommes faisaient ça ? Au final, ta grandeur d’âme à ne pas vouloir obliger une femme à avoir un faux mariage avait provoqué toutes ces bêtises en chaîne. Mais tu ne pouvais pas envisager de soumettre Aloisia à ce type de mascarade, cela aurait été pire que tout. Pire que l’envoyer vers un homme de la pire espèce ? Ou se trouvait-elle en ce moment même d’ailleurs ? Qu’avais-tu fait par ta propre cupidité ?

Wendy s’était sûrement imaginé de nombreuses choses à ton sujet, mais elle semblait surprise par tes révélations. Tu pressas sa main quand elle s’assura que ce n’était pas elle. Si tu avais encore eu le moindre doute, son regard franc finissait de t’en convaincre. « Je sais ne t’inquiète pas ! Jamais tu ne pourrais être aussi cruelle… » Contrairement à toi… Quel que soit le stratagème utilisé, ça n’avait pas été ta Wendy qui t’avait trompée du début à la fin et cette pensée avait quelque chose de réconfortant. D’un autre côté, cela voulait aussi dire qu’un autre moyen avait été employé et que Liberia avait découvert ta relation avec la petite blonde. Tu allais devoir la mettre en garde car son plan initial de saboter les fiançailles ayant échoué et à en juger par le regard haineux qui pesait constamment sur toi, quelque chose ne tarderait pas à se tramer.

La perspicacité de Wendy te mettait face à des vérités auxquelles tu n’étais pas prêt à faire face. De toute façon, tu l’avais définitivement perdue et il était déjà trop tard pour avoir un réveil brutal sur ce que tu pouvais éprouver pour elle. Ça n’avait jamais été noir ou blanc. Pouvait-on en venir à aimer quelqu’un par la persistance avec laquelle elle t’avait défendu envers et contre tout ? Tu pensais ne pas l’aimer comme ça, et pourtant depuis qu’elle était partie… Non, inutile de finir cette phrase, ça n’apporterait rien de bon. Tout était fini, tu avais agi de telle façon que tu en étais assuré. Il était impossible d’oublier tout ce qui s’était passé. Le mieux à faire était encore d’essayer de se reconstruire chacun de votre côté. « Je ne peux pas l’aimer comme elle le méritait et de toute façon, elle ne reviendra pas… » C’était difficile à expliquer sans dévoiler pourquoi tes relations étaient si stratégique uniquement à cause de cette maudite question de sang… Plus le temps passait et plus tu te surprenais à envier ces sangs inférieurs qui étaient libres de leurs choix. Il en faudrait certainement peu pour que Wendy ne découvre ta véritable identité si elle était un tant soi peu curieuse. Tu ne savais pas du tout comment elle réagirait le cas échéant. Quelque chose te disait qu’elle agirait comme si de rien n’était.

Quand la blonde t’assura de son soutien, tu lui lanças un regard de gratitude. Un ami, oui c’était exactement ce dont tu avais besoin pour le moment et tu avais peut être fait une erreur en risquant de tout bousiller en mêlant de potentiels sentiments dedans. Tu ne la connaissais pas réellement. Tu avais commencé de tomber amoureux d’un reflet et quelque chose te disait que la réciproque n’aurait jamais été vraie. Tu aurais finalement pu ressentir ce qu’Aloisia avait vécu pendant toutes ces années… « Il semble bien que non même si la parenthèse aura été agréable… » Tu embrassas gentiment sa main. Si elle savait qui tu étais vraiment, elle ne dirait pas que tu étais quelqu’un de bien, ni non plus que tu pouvais avoir l’amour de quelqu’un.

« Il faut que tu saches que quelqu’un a dû découvrir pour nous… Je ne sais pas comment, mais elle sait peut-être même ou tu habites. J’ai une ex qui s’est avérée faire preuve de plus de machiavélisme que je n’aurai pu le penser et elle est clairement derrière tout ça d’une façon ou d’une autre. Je ne veux pas qu’elle te fasse du mal dans sa quête de vengeance juste parce que son plan précédent a échoué… » La meilleure solution serait encore de te débarrasser de façon permanente du problème qu’elle représentait. Tu n’avais de cesse d’entendre qu’une formation de mangemort n’était complète que lorsque l’apprenti tuait quelqu’un de sa connaisse afin de prouver de façon indiscutable sa loyauté. Étais-tu capable de meurtre de sang froid s’il s’agissait de protéger des gens à qui tu tenais ?    

Que faire ? « Je ne sais pas… » Elle avait disparue et elle ne voulait plus te voir. Mais peut être que Wendy ne faisait pas allusion à ta fiancée perdue… « Est-ce que tu peux encore supporter de voir ma tête bizarre pendant quelques temps, malgré toutes mes erreurs ? Même si ce n’est que pour être amis ? » Quelque chose te disait qu’elle avait autant de problèmes que toi, même s’ils étaient définitivement d’un autre ordre. Peut-être qu’un jour prochain, elle aussi finirait par t’en parler et tu pourrais également l’aider comme elle t’avait été d’un tel secours pendant toutes ces semaines ? En attendant, tu ne savais pas si tu faisais le bon choix en proposant de continuer à la voir, et si tu ne faisais qu’empirer la situation dans laquelle tu étais déjà ?




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