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 Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia

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Octavus McKenna
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MessageSujet: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Sam 6 Aoû - 13:32


Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure.


Tu te sentais vide. Le mot était peut-être exagéré, mais c’était pourtant le meilleur qualificatif à l’heure actuelle. Tu te sentais lâche aussi. Lâche parce que tu avait attendu le lendemain avant d’oser te rendre chez les Bateson afin d’expliquer une partie des agissements dont tu étais coupable. La veille sous le regard de ton père, tu étais resté honteusement silencieux. Difficile de savoir si ta mère avait approuvé ta décision ou au contraire te trouvait minable pour ta lâcheté. En tous les cas, tu n’avais pas pu voir Aloisia et cette absence avait été le pire. Ils étaient restés vague sur l’endroit ou elle se trouvait et des images d’une Aloisia dans la cave t'avait traversé l’esprit. Que lui était-il arrivé par sa faute ? Malheureusement tu n’avais pas eu bien longtemps pour te remettre. Rentré au château quelques heures après sous le regard d’Ombrage qui savait, tu avais bien du te rendre à l’évidence. Demain le scandale serait sûrement mentionné dans la gazette et peut-être même auraient-ils été rencardés par ton propre géniteur, bien décidé à ruiner la réputation des Bateson et s’assurer que leur fille ne trouve qu’un prétendant de la pire espèce. Amusant que ses plans aient pris une telle tournure en dépit du bon sens...

Le regard haineux de Liberia t’avait suivi sans te quitter lors du repas et tu lui avais jeté un regard de challenge, espérant presque qu’elle ose ouvrir la bouche. Tu lui avais rendu un regard similaire. Tout était à cause d’elle. Si tu n’avais rien dit sur sa présence, tu ne pouvais t’empêcher de te demander si elle aurait fait son annonce. Elle avait eu l’intelligence de ne rien te dire et cela valait peut être mieux ainsi, sinon tu n’étais pas sûr de pouvoir répondre de toi. Tu devais déjà faire preuve d’une rare maitrise pour ne pas lui sauter dessus pour lui hurler des obscénités. Voilà qui aurait fini de ruiner ta réputation auprès de tes collègues. Tu sentais leurs regards et ne pouvait t’empêcher de te demander qui savait ? De toute façon, ça n’avait pas d’importance, ils allaient tous l’apprendre très vite. Tu profitais sûrement de tes dernières heures de tranquillité. Quant à elle, c’était peut-être mieux qu’elle ne doive pas affronter le regard de ses camarades. Cela dit, ici elle aurait au moins pu bénéficier de ta protection.

Tu craignais fortement que tes explications n’aient pas semblé véridiques et visent seulement à pallier son discours à elle. De toute façon, tu avais toujours su que sa mère ne trouvait jamais le moindre compliment à lui faire et elle n’allait sûrement pas défendre sa fille alors même que tu reconnaissais que tu l’avais traitée comme une moins que rien. Pire, c’était peut-être un motif de satisfaction supplémentaire de savoir que son rejeton n’était pas assez bien à tes yeux. Inutile de continuer d’y penser même si tu semblais incapable de faire autre chose.  A chaque fois, tu te rappelais son discours et dès que tu fermais les yeux, tu trouvais une nouvelle façon créative de l’interrompre. Parfois, c’était Libéria qui la battait sur scène et commençait alors ta mise en accusation, les doigts pointés sur toi alors que Wendy la rejoignait pour rire de ta crédulité.

Wendy d’ailleurs… C’était aussi un autre point d’interrogation. Tu avais tellement peur qu’elle ait été mise au courant d’une façon ou d’une autre que tu avais gardé le silence depuis la veille. Ce n’était pas encore irrégulier, mais vu que vous étiez maintenant dans une relation suivie, le prolongement de ton silence n’allait faire qu’aggraver la situation. Tu devais te prendre en main et cesser une bonne fois pour toutes de te plaindre et de te chercher des excuses. Tu avais beau rejeter la faute sur Liberia, la vérité était que tu avais condamné Aloisia dès lors que tu avais rompu vos fiançailles tout en refusant de l’avouer à vos familles, lui proposant de jouer ce jeu de comédie pervers. Liberia n’avait été qu’un facteur supplémentaire, mais sans toi, son jeu n’aurait pu marcher puisqu’il n’y aurait rien eu à détruire.

Tu entendais un grondement lointain alors que tu te dirigeais dans les couloirs pour rejoindre la grande salle. Manger dans tes appartements avait été tentant, mais si jamais l’annonce était faite de ce qui était arrivé, tu ne comptais pas fuir comme un lâche. Tu allais affronter les regards et les moqueries. Au final, la rupture ne te mettait pas forcément dans un éclairage favorable. Tu serais l’homme qui avait été incapable de contenter une jeune femme et l’avait obligée à aller voir ailleurs pour obtenir ce qu’elle souhaitait. Ce serait ce que beaucoup penseraient, toutes ces mauvaises langues avides de racontars et de moqueries. Quant à savoir qui était l’heureux élu des rumeurs, nul doute que ce maudit serdaigle risquait de s’enorgueillir puisqu’il avait été publiquement vu avec elle peu de temps avant.  Quel beau gâchis ! Pourquoi n’avait-elle rien dit lors de l’essayage, alors qu’il aurait été possible de contrôler les répercussions de l’annonce…

Il te sembla apercevoir le dos de Murdoch. La gamine t'avait foutu la paix depuis quelques semaines, mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne reviendrait pas à sa lubie. D’après les rumeurs, elle semblait passer un peu trop de temps avec la bibliothécaire et ça ne pouvait pas être rassurant.  Bien que tenté de faire demi-tour, tes pas te menèrent néanmoins jusqu’à elle et les gamines qui semblaient dans une discussion plus qu’animée. Tenté une seconde de passer incognito, leur brouhaha te força pourtant à stopper pour intervenir. « Je peux savoir ce que vous être en train de faire ? » D’un seul corps, elles se retournèrent, et tu l’aperçus. Ce fameux papier, un encart vraiment, après tout toutes les personnes suffisamment dignes d’être au courant avaient assisté à la réception. Et pourtant, les mots te brûlaient la rétine alors que le tissu rouge et or semblait se faire omniprésent et étouffant à mesure qu’elles avançaient vers toi.  « C’est ignoble de vous avoir fait une chose pareille professeur. Si ça avait été moi, jamais je n’aurai été une petite traînée… » Tu vis rouge et plus seulement à cause de la cravate. Trainée… Ta langue répondit avant même que tu n’aies le temps de chercher une réponse appropriée. Si cela ne finissait pas par mettre un terme à ce fan club ridicule, tu ne savais pas ce qu’il faudrait.  « Considérant vos propres mœurs en la matière Miss Murdoch, je ne crois pas que vous êtes la plus à même de juger. Par ailleurs, la gazette n’est qu’un tissu de racontars et vous le savez ! »

Oui, finalement il valait mieux qu’elle ne soit pas là pour entendre les horreurs que les gamines disaient sur son sujet. Vu sa maison, ce serait sûrement bien pire et d’après ce que tu avais vu, elle n’avait déjà pas beaucoup de confidents auparavant. « Alors c’est faux ? Vous êtes fiancé ? Ou bien vous ne l’êtes plus ? » « Cela ne vous regarde en rien Miss Murdoch. Sachez juste que je ne suis pas libre. » Inutile de mentir et de l’encourager encore plus. Tu eu cette vision de ton père te convoquant au manoir pour t’annoncer le plus sérieusement du monde qu’il t’avait trouvé la compagne idéale, et te dévoilant ensuite le visage retord de Murdoch. Un frisson de terreur te traversa. Heureusement, elle n’était pas de sang pur et tu avais bon espoir après ce scandale qu’il te laisserait de la marge pour décider de ton destin, vu que ses choix avaient été ridiculisés devant toute la noblesse sorcière.  « Devrai-je aller lui demander ? » Tu sortis brusquement de tes pensées, les sourcils froncés. « Pardon ? » « Vous ne saviez pas ? Elle est arrivée tout à l’heure, votre fiancée. » Tu fis fi de son sourire moqueur et tournas les talons, te demandant ou chercher, ou aller pour lui parler et vérifier qu’elle allait bien. Encore que la cruauté de Bateson ne s’étendrait pas à dévoiler sa fille unique avec des traces de la punition évidente qu’elle avait du subir après ses paroles…


« when I began to question them, the light, as Macbeth would have said, thickened.  »
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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Dim 7 Aoû - 0:39

BEFORE YOU FADE FROM ME.OCTAVUS&ALOISIA;
A great hero teaches an entire city that dancing is the greatest thing there is.

I am not some starry-eyed waif here to succumb to your... your pelvic sorcery.



Je n'avais cessé de penser, durant cette nuit-là, qu'une fois la douleur passée, je retrouverai ce sentiment de liberté. Ce ne fut pas le cas, pour la simple raison que la douleur ne passa pas. J'avais eu mal pendant des heures et le sommeil n'avait pas endormi cette horrible sensation de brûlure qui avait parcouru mon corps sous l'assaut du sortilège de ma mère. Et même si j'avais dormi des heures, à mon réveil, je ne me sentais pas plus forte. D'ailleurs, peut-être ne me serais-je jamais réveillée si je n'avais pas senti des petites mains venir timidement tapoter mon épaule alors que je restais toujours prostrée sur le sol de ma chambre. Lamia était venue me sortir de ma torpeur. J'avais ouvert les yeux pour les poser sur ce petit corps décharné, tremblant de tout son être. Elle semblait effrayée et ne cessait de regarder derrière elle. Certainement de peur de voir ma mère débarquer. « - Tu ne devrais pas être ici Lamia... » La porte avait été magiquement scellée pour une bonne raison. Et nul doute que mes parents entreraient dans une colère noire en apprenant que leur domestique avait usé de sa magie pour entrer dans la pièce. « - Lamia doit s'occuper de vous Miss Aloisia. Lamia est votre elfe de maison. » Techniquement, c'était totalement vrai mais nous savions toutes deux que la vérité était ailleurs. Je n'étais pas assez réveillée pour le lui dire cependant. Sa petite main tira la mienne, me forçant dans un effort surhumain à me lever de mon lit d'infortune pour me poster sur mon véritable lit. La petite créature se mit à parler très vite, de nourriture, de soins et d'autres attentions qu'elle voulait m'apporter mais je la coupais brusquement dans sa tirade. Si ma mère apprenait qu'elle m'avait aidé, on serait deux à le payer, au prix fort. Et l'elfe ne souhaitait pas que je souffre. Ça suffit à la convaincre et malgré son regard penaud et embué de larmes, elle finit par se volatiliser, me laissant de nouveau seule.

La journée touchait presque à sa fin. J'avais été assommé encore plus longtemps que je ne le pensais. Après une longue préparation psychologique, je quittais le matelas pour me diriger vers ma salle de bain. Sans m'attarder sur la vue de ma silhouette tristement défaite dans cette robe magnifique, je me glissais sous la douche, grimaçant en découvrant que même le martèlement de l'eau me faisait souffrir. Malgré l'envie de ne plus bouger, je me hâtais de regagner ma chambre, après avoir ôté les restes de maquillage de mon visage et enfilé d'autres vêtements. J'étais persuadée que mes parents allaient finir par venir me voir pour m'annoncer ma sentence. Mais personne ne vint. Ça me laissait tout le temps du monde pour re-visualiser encore et encore cette soirée, mes paroles, celles de Liberia, pour imaginer la trahison sur son visage, ou la haine sur celui de ma mère. Je tournais en rond, comme un lion en cage mais j'allais devoir prendre mon mal en patience. Après tout, maintenant, je n'avais plus rien à attendre, plus rien à espérer. Je devais commencer à mettre tout cela derrière moi. À le laisser derrière. Je me laissais à nouveau happée par les ténèbres du sommeil sur cette dernière pensée.

De tous les scenarii possibles, retourner à Poudlard avait été le plus improbable selon moi. Pourtant, c'était celui qu'ils avaient choisi. Finalement, au petit matin, ils étaient venus m'annoncer que je retournerai au château. Pour quelques heures seulement. Je n'étais pas particulièrement enthousiaste face à cette décision mais je n'avais pas mon mot à dire. Mon père avait juste déclaré qu'il fallait que je sois sortie de l'enceinte de l'école d'ici la fin de la journée de demain avant de laisser dans le creux de ma main un objet. Sans même le regarder, j'avais compris. C'était un portoloin. Je retournais là-bas pour mieux repartir. C'était déjà plus cohérent. Sans se défaire de son regard mauvais, ma mère jeta une potion sur mon lit, presque à contrecoeur. Cacher les marques qu'elle avait elle-même causé n'était pas pour lui plaire. Mais les apparences avant tout. Elle allait sortir quand elle s'arrêta une seconde sur le pas de la porte. « - Je t'interdis de le revoir. Et si tu fais quoi que ce soit de travers, tu sais ce qu'il t'attend. » Le message était clair. La menace efficace.

L'envie de me torturer de mes géniteurs m'apparut flagrante une fois que je fus rentrée à Poudlard. Contrairement à l'aller, je n'avais pas eu le droit d'emprunter la cheminée du Manoir pour atterrir dans le bureau d'Ombrage. Cette dernière ne souhaitait probablement plus être affiliée à nous désormais. J'étais donc entrée par la grande porte, offrant ainsi le spectacle que tout le monde voulait voir. La traînée qui faisait son grand retour. C'était bien ça qu'on voulait me faire subir. J'avais été tellement persuadé qu'ils ne me renverraient pas là-bas après mon esclandre que je n'avais pas imaginé à quel point ça serait dur. J'avais beau me donner des grands airs, affronter le regard de tous sous cette nouvelle étiquette était très dur. Les dernières semaines passées à allumer toute la gente masculine de l'établissement ressemblaient à une cure de santé à côté. Littéralement tous les yeux se posaient sur moi à chacun de mes pas. En plus, j'avais manqué les cours de la journée, ce qui avait été assez pour faire grandir les ragots sur mon sujet. « Je croyais qu'il l'avait envoyé dans un couvent de moldus ? » « Moi on m'avait dit qu'il l'avait fait interner à Sainte-Mangouste. » C'était comme si l'ensemble des élèves était obligé de s'arrêter de vivre à mon passage pour m'épier d'un air dégoûté. Tellement que pour la première fois de ma vie, je fus contente de me retrouver en tête à tête avec cette vieille chouette de McGonagall. Dumbledore étant absent et la Grande Inquisitrice ayant mieux à faire que de recevoir les sorcières de petite vertu, je m'étais rendue chez la directrice adjointe pour l'informer de ma décision d'abandonner mon cursus scolaire et ce dès le lendemain. Sans surprise, elle me garda des heures pour essayer de me faire parler ou de me faire changer d'avis. En vain, bien sûr. Et face à mon mutisme, elle soupira en me renvoyant vers mon directeur de maison. Après tout, j'étais fraîchement majeure. Je pouvais bien faire ce qu'il me chantait.

« - Te donner à toute la moitié du château ne te suffisait pas ? Il fallait que tu reviennes pour t'occuper de l'autre moitié ? » Je m'arrêtais, bien obligée, si près des cachots de Rogue. Si les autres maisons n'avaient pas été tendres, les Serpentards le seraient encore moins, je le savais. Et particulièrement mes supposés amis. Aconia et un groupe tout entier de groupies du professeur McKenna me tendait littéralement une embuscade. Je pouvais comprendre la colère de mon ancienne camarade. Elle avait passé des mois à me rabâcher qu'elle sentait une connexion spéciale entre elle et l'enseignant. Apprendre que finalement, il était mon fiancé et qu'en plus, je lui avais fait du mal était suffisant pour en faire une ennemie. « - On peut dire ce qu'on veut, tu lui as rendu service. Il n'avait rien à faire avec une traînée dans ton genre. » J'avais entendu ce mot pour toute une vie. Si bien que je ne pus m'empêcher de rire ironiquement. « - Parce que tu crois qu'il serait mieux avec une pauvre fille dans ton genre ? Tu ne pourrais pas être une traînée même si tu le voulais, personne ne voudrait de toi. » Ses joues s'enflammèrent et même si je savais que ça ne servait à rien d'attiser tout ça, je ne parvins pas à m'arrêter à temps. Le groupe autour de la Serpentarde s'éveilla et les insultes fusèrent, toutes plus imaginatives les unes que les autres. Ça n'avait rien de plaisant mais je savais que ça ne dépasseraient pas le stade des mots. Elles étaient bien trop lâches pour m'attaquer réellement.

Le couloir des cachots était déjà bien plus fréquenté que d'habitude pour cette heure presque tardive. À quelques mètres de là, un autre faisait son entrée et c'était ce qu'il manquait pour que le tout n'explose. Mes yeux s’agrandirent en voyant Octavus arriver d'un pas décidé. Je ne pouvais pas dire depuis quand il assistait à mon procès mais je connaissais ce regard qui assombrissait ses yeux. Je secouais rapidement la tête, lui interdisant par-là même d'approcher davantage. S'il fallait que je sois la bête noire de Poudlard, soit. Je n'allais pas leur faire le plaisir d'être une victime pour très longtemps. Lui était obligé de rester. Qu'est-ce qu'on allait bien dire du jeune McKenna s'il prenait ma défense devant tout le monde ? Au même instant, un bruit de bois claqua sèchement juste derrière moi. Tout le monde sans exception sursauta alors que Rogue apparaissait sur le seuil de sa porte. « - Vous voulez peut-être continuer cette plaisante conversation en retenue avec moi ? » Sa voix traînante et tranchante laissa derrière elle un silence de plomb, il maîtrisait définitivement l'art de susciter la crainte. « - Tout le monde dans son dortoir. Tout de suite. Pas vous Bateson. » Le reste du groupe des serpentards passèrent devant le professeur de potions pour continuer vers la Salle Commune des verts et argents. Le couloir vide, je n'osais pas regarder derrière mon épaule pour savoir si Octavus était encore là. Mais si tel était le cas, j'étais sûre que mon directeur de maison l'avait vu. Après quelques secondes, il reporta son attention sur moi et lorsqu'il me dit d'entrer, je m'exécutais.

« - On m'a informé de votre décision de quitter l'école. C'est grotesque. » Du Rogue tout craché. Il n'allait pas passer par quatre chemin. Après avoir pris soin de refermer la porte et d'y jeter un sort de silence, il s'assit derrière son bureau. Quant à moi, je disais tout et n'importe quoi pour justifier ma décision, consciente malgré tout qu'il savait très bien de quoi il en retournait. Ou plutôt de qui. L'entrevue dura, même si elle fut plus brève que celle en compagnie de la professeur de métamorphose. Finalement, lui aussi se résigna. J'allais prendre congé après avoir signé des papiers que je n'avais même pas lu pour boucler ma valise quand il m'arrêta. « - Bateson, je vous conseille de ne pas vous arrêter sur le chemin de la Salle Commune. Pour quiconque. » Si j'en doutais encore... Rogue avait bien aperçu Octavus. Et quelque chose me disait qu'il n'appréciait pas beaucoup la nouvelle coqueluche de ses jeunes élèves. Je hochais la tête, consciente  pourtant qu'il y avait de fortes chances que ce dernier m'attende de pied ferme. Je restais interdite quelques secondes devant l'entrée du bureau sans oser bouger ni même tourner la tête. Mon plan ne contenait aucune partie où je devais le revoir, lui faire face, voire subir une nouvelle dispute. Ces derniers jours ne m'avaient laissé aucune force pour cela. Je finis par soupirer en tournant mon regard là où je l'avais aperçu, sans savoir quel Octavus j'allais affronter. "- On ne devrait pas te voir avec moi, tu sais."


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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Mar 9 Aoû - 15:28


Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure.


Après quelques minutes de réflexion, tu avais pensé qu’elle était sûrement revenue pour récupérer ses affaires, ou bien pour annoncer qu’elle partait. Il était évident qu’ils n’allaient pas la laisser finir sa scolarité. Tu avais pris la direction des cachots, réalisant que toi aussi tu faisais l’objet d’une scrutation particulièrement accrue aujourd’hui. Il ne manquait plus que ça vu ta mission. Tu t’attendais d’ailleurs d’une seconde à l’autre à une convocation auprès de ton cher maitre pour qu’il aborde le sujet. Nul doute qu’il allait se moquer de toi pour ne pas avoir réussi à maitriser une gamine qui était supposée t’appartenir. Tant qu’il ne t’offrait pas la main d’une autre candidate fille de mangemort…

Le son résonnait avec une clarté particulière dans les cachots. Avant même que tu ne les aies atteint, tu savais qu’elles étaient là. Trainée. Le mot retentit de nouveau comme une accusation, écho des mots de Murdoch se répercutant contre la pierre. Tu avais envie d’aller l’aider, mais ton instinct te criait de la laisser faire. Tu n’allais plus pouvoir la surveiller pendant encore longtemps et ce type d’accusation n’allait pas se taire avant un moment. Du moins pas avant le prochain scandale. Tu te doutais bien que si tes pairs découvraient avec qui tu sortais maintenant, l’histoire de la tromperie supposée d’Aloisia ne serait qu’une histoire ancienne. Si tu n’avais pas autant tenu à la petite blonde, tu aurais peut-être même envisagé de reconnaître la relation afin de lui laisser une chance de se reconstruire en paix. Mais tant que tu n’avais pas eu une conversation avec la blonde au sujet de sa prétendue apparition à la réception, tu allais lui accorder tant bien que mal le bénéfice du doute.

Apparemment, elle était tout à fait capable de se défendre. Tu sentis un sourire poindre sur tes lèvres à la similarité aux propos que tu avais tenus quelques minutes plus tôt. Quel beau gâchis… Fut un temps, vous arriviez à vous entendre et à avoir une complicité, tu avais réussi à tout gâcher avec tes jeux tordus. A fuir avec autant d’ardeur ce que tu croyais vouloir éviter, qu’avais-tu gagné au juste ? Alors que le ton montait sérieusement et que tu avais la désagréable impression qu’elle se faisait encercler par ses camarades, tu finis par approcher, gardant le visage fermé. Si ces gamines pensaient que tu allais te joindre à elles pour la conspuer, elles se trompaient lourdement. Ta baguette dans ta main, prêt à intervenir dans un sens ou dans l’autre, tu croisas les yeux étonnés d’Aloisia. Ton cœur fit une embardée à sa vue. Elle avait l’air tellement identique à celle que tu avais vue en septembre, mais à bien y regarder de plus près son regard avait un éclat dur et brisé. Tu eus un flashback à votre première rencontre lors de la rentrée et cette dispute que tu avais pris pour un jeu, mais qui n’avait été en fait que le premier acte d’une tragédie. Obéissant à son signe implicite, tu n’avanças pas plus, même si l’envie ne manquait pas. Finalement Snape finit par sortir de son bureau et tu fus presque soulagé de sa présence. Il allait recadrer ses élèves. Tu ne savais pas si tu devais remercier Snape ou non qu’il essaie de la protéger. Il était sûrement en train de s’imaginer que toi le potentiel mangemort, tu risquais de la corriger si jamais tu mettais la main sur elle. Il n’aurait pas pu être plus loin de la vérité.

Tu reculas pour éviter d’être aperçu par les gamines si jamais elles tournaient la tête. Tes cours allaient sûrement devenir un véritable cauchemar avec tout cela. Tu allais supprimer les heures de bureau pour éviter une situation inconfortable. S’ils souhaitaient te voir, ce serait en salle des professeurs uniquement. Peut-être que tes paroles à Murdoch allaient permettre d’adoucir la situation. Peut-être pas... Aloisia disparut sans un regard dans ta direction et tu restas appuyé contre le mur, te demandant si elle allait ressortir. Il fallait que tu lui parles.

Tu avais l’impression que tout le monde savait qu’en réalité il y avait une victime et que ce n’était pas toi. Comme cela le devrait. C’était du moins ton ressenti. Les personnes qui comptaient savaient très bien à quoi s’en tenir. Tu ne comprenais pas comment toutes ces gamines pouvaient oser dire toutes ces horreurs alors qu’elles avaient vu en première ligne le comportement qu’elle avait adopté jusqu’à il y a peu… Alors pourquoi personne ne disait rien ? Pourquoi Liberia ne débarquait pas pour donner une interview et ses photos de toi avec Wendy à la gazette afin qu’ils te salissent aussi ? Évidemment, tu ne comptais pas poser la question. Inutile de lui donner de mauvaises idées. Et pourtant, cela aurait été logique. Tu savais très bien que ce n’était pas Aloisia qu’elle avait voulu viser. Sa vendetta était contre toi uniquement, depuis cette humiliation au Ministère, et par incidence contre tous ceux qui s’alliaient à ta personne après qu’elle ait dévoilé la vérité sur ton compte. Tout ça à cause de sa folie des grandeurs. Peut-être devrais-tu mettre Voldemort sur sa route. Ils pourraient tenter de s’entretuer tous les deux…

Tu étais en sursis et tu en étais conscient. Tu avais presque envie de lui crier au visage pour qu’elle se rende compte qu’elle ne faisait que retarder l’inévitable et que son instinct de préservation aurait dû la pousser à se protéger au lieu de te donner ce laps de temps supplémentaire. Tu avais l’impression d’être une souris prisonnière d’une cage transparente, avec la fausse impression que tu étais libre quand en réalité tu faisais l’objet de plusieurs expériences simultanées. Tu allais tomber. La seule question était quand. Tu n’étais même pas certain d’avoir envie de détruire Liberia. Ne méritais-tu pas de payer pour tes péchés même si c’était face à elle ?

En attendant qu’elle ne ressorte – si elle ressortait, l’idée qu’il utilise la cheminée pour lui éviter de se balader dans les couloirs t’effleura bien l’esprit –, tu eus l’occasion d’explorer en détails les cachots. Puisqu’il était clair que vous ne deviez pas être vus ensemble, tu comptais bien l’isoler quelques temps pour avoir une conversation brève avec elle. Vous aviez besoin de parler une dernière fois. Enfin, tu entendis la porte s’ouvrir. Attendant quelques secondes des fois que Snape ait décidé d’escorter personnellement la rousse jusqu’à la salle commune, tu passas la tête pour t’apercevoir qu’elle était seule. « Aloisia… » Ta gorge semblait se serrer. Elle faisait bonne figure, mais tu savais tout ce qu’elle avait du endurer par ta faute. Ta première envie fut de la gifler pour sa stupidité. Stupidité d’avoir encore, pour une raison obscure décidé de te protéger. C’était mieux que te laisser aller à reconnaître les autres émotions qui t’envahissaient. Tu n’étais pas sûr de pouvoir te relever si tu t’effondrais. Tout ce que tu touchais tombait en poussière, incapable d’être réparé.

« Je sais, mais si tu savais comme je m’en moque... » Tu ne voulais pas ramener tout ça à toi, mais tu avais besoin qu’elle sache. Il fallait qu’elle comprenne que tu avais essayé, échoué mais essayé tout de même. Tu t’approchas rapidement d’elle, attrapant sa main de façon lâche, te rappelant encore qu’elle était supposée avoir peur de toi et de ce dont tu étais capable. Et tu étais curieux, presque de façon morbide de savoir ce qui c’était passé dimanche loin des regards indiscrets. Mais jamais plus tu ne ferais usage de tes dons de l’esprit. Quelque chose te disait qu’elle enfermerait ce qui s’était passé et n’en parlerait jamais à personne. De telles épreuves ne méritaient pas d’être partagées avec quiconque. Tu l’entrainas dans une salle de classe vide repérée un peu plus tôt et ferma la porte. Tu savais que le temps était compté. Des milliers de questions te traversaient l’esprit. Est-ce que ça va ? Quelle question débile. Tu n’allais pas la poser. Il était évident que ça n’allait pas. Par ta faute. Pourquoi aussi. Pourquoi ne pas avoir dévoilé la vérité ? Mais tu soupçonnais son raisonnement. « J’ai essayé de leur expliquer la vérité. Ils n’ont pas voulu que je te parle ni que je te ramène ici. J’ai cru que tu étais déjà partie je ne sais où…Ils ont refusé que je te voie. » Tu avais l’impression de te justifier. Étais-tu encore en train de tout ramener à ta petite personne même alors que tu voulais t’excuser pour l’inexcusable ? Les mots te fuyaient.

Tu avais l’impression d’y être à nouveau, face au couple honteux et humilié. Quelle surprise quand ils avaient appris que tu étais dans leur salon. Évidemment, ta visite n’avait pas été annoncée à ton géniteur auparavant. Il t’aurait empêché d’y aller par tous les moyens. Voilà comment tu t’étais trouvé assis sur un fauteuil, gêné. Tes premiers mots avaient été pour Aloisia et aussitôt, la réponse avait claqué tel un fouet. Aloisia n’était pas disponible. Auraient-ils été jusqu’à la tuer ? Les mains tordues de stress, tu avais déballé de façon décousue à quel point tu avais agi de façon maladroite avec elle, la traitant tantôt comme une enfant, ensuite comme un acquis, avouant à demi-mot que tu avais eu connaissance de choses qu’elle n’aurait jamais dévoilé en temps normal, que tu avais perdu le contrôle et l’avait poussé à te fuir par peur de ce dont tu étais capable. L’aveu de tes infidélités était sur le bout de tes lèvres et pourtant, ces derniers mots ne semblaient pas vouloir sortir, de même que les manœuvres de Liberia qui avaient provoqué cette situation. Tout au plus avais-tu reconnu que la présence non avenue d’un des invités avait provoqué une nouvelle dispute entre vous et qu’elle avait forcément agi sous le coup de la colère, ne pensait pas sérieusement ce qu’elle disait. Tu attestas qu’elle avait été irréprochable à Poudlard, que tu le savais pour l’avoir surveillée, alors même que le souvenir de la réserve de la serre te revenait en mémoire. Et pourtant, malgré tout cela, ton inflexion se faisait de plus en plus désespérée à mesure qu’ils semblaient ne pas croire ce que tu disais, qu’ils se refermaient un peu plus comme déçus de te voir la défendre au lieu de participer à sa condamnation. Alors, en dernier recours tu avais dit que tu étais prêt à la ramener en cours, rappelant qu’elle avait des examens proches et qu’elle ne pouvait pas les rater. Et la sentence était tombée, Aloisia n’était plus élève à Poudlard, elle n’avait pas besoin d’une éducation plus poussée, ses notes étaient de toute façon catastrophiques. On t’avait prié de bien vouloir les laisser gérer la situation à leur convenance et fortement encouragé à ne plus mettre les pieds ici dorénavant. Ton père avait du s’en mêler avant ta venue, tu ne voyais que ça…    

Replongeant brutalement dans le présent, ta voix se fit plus urgente. Qu’elle soit ici te donnait une dernière occasion de changer la situation à son avantage. Bien sûr, rien ne disait que tu n’étais pas le pire ennemi des deux… « Je suis désolé. Je n’attends pas que tu me pardonnes. Tout ce que j’ai fait est impardonnable. Si seulement j’avais fait les choses autrement… Qu’est ce qui va se passer pour toi ? Ils m’ont dit que tu n’étais plus à Poudlard, mais tu es là. Ils ont changé d’avis ? Il est encore temps. Tu n’as qu’un mot à dire pour que je t’emmène en sécurité ! » Et tu étais prêt à le faire. Personne n’aurait à savoir qu’elle ne s’était pas enfuie. Après tout, ils l’avaient laissée seule ici. Tu étais supposé être la victime, toute personne normalement constituée ne s’imaginerait pas que tu avais eu un lien avec l’affaire. Tu avais suffisamment d’argent pour qu’elle puisse repartir sur de bonnes bases ailleurs. Tu savais qu’Aleksei serait prêt à t’aider s’il fallait la sortir du pays. Toutes ces promesses en l’air, mais pas celle-ci. Tout ne tenait qu’à elle. Il fallait qu’elle dise oui.  



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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Ven 26 Aoû - 12:56

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Rien n'était jamais acquis et finalement, un nom ne suffisait pas à assurer son prestige. J'avais balayé tout ce que j'étais en quelques paroles. Mais je n'avais pas prévu d'assister à la colère des mes camarades. J'avais toujours marché dans Poudlard avec une assurance sans borne. Aloisia Bateson, une des héritières les plus importantes et les plus convoitées, brillante élève, joueuse dans l'équipe de Quidditch de sa maison. Les filles voulaient devenir des amies, les garçons essayaient d'être plus. On avait suivi chacun de mes pas, bu toutes mes paroles, ri quand je riais et pas avant. Je n'avais pas adoré ça, pourtant je ne l'avais pas détesté non plus. Maintenant, je n'étais plus rien. J'étais une moins que rien. C'était drôle de voir à quelle vitesse on m'avait poussé de mon piédestal, certainement en espérant prendre ma place. Et pour quoi ? Pour un professeur que personne ici ne connaissait vraiment. J'avais considéré cette école comme ma maison, l'endroit où je me sentais le plus à l'aise. Revenir ici dans ce contexte était bien plus dur que je ne l'aurais jamais imaginé. C'était voir une dernière fois que rien n'était vrai, j'avais vécu dans le faux toute ma vie. Mes parents ne m'épargneraient rien, ils me prendraient tout. Même les souvenirs agréables que j'aurais pu garder d'ici.

Mon pugilat avait déjà été assez difficile à vivre, savoir qu'il avait assisté à toute la scène ne faisait que rendre les choses encore pires si c'était possible. Il n'était pas intervenu mais si Rogue n'avait pas fini par montrer le bout de son nez, il aurait fini par le faire. Qu'est-ce qui se serait passé après ça ? McKenna prenant la défense de son ancienne fiancée infidèle. Qu'auraient dit ses parents, qu'auraient fait les miens ? Encore une catastrophe évitée de peu. Il devait avoir conscience des risques qu'il prenait à être vu avec moi et pourtant, il était là. Il n'allait pas s'en sortir indemne s'il continuait à agir aussi stupidement et je ne voulais pas m'être sacrifiée pour rien. Il prononçait mon nom et c'était comme remonter dans le temps. Quand nous n'étions pas que colère et ressentiments. Je l'avertissais de l'erreur qu'il faisait mais il s'en fichait, bien sûr. J'avais agi dans son dos, pour lui même s'il devait penser le contraire. Rien d'étonnant à ce qu'il essaie d'avoir une explication. Mais qu'est-ce que je pouvais bien lui dire ? Je n'en savais rien. Je ne voulais pas lui expliquer, je n'avais pas assez de force pour une énième dispute. J'étais également trop fatiguée pour lutter. Il attrapait mon poignet et je le laissais faire, éteinte. Il me guidait jusqu'à une salle de cours vide, refermant la porte derrière lui. N'importe quelle autre femme aurait réagi, craignant une répétition de la terrible scène d'il y avait quelques jours maintenant. Pas moi. Il n'y avait rien de téméraire là-dedans, j'arrivais juste au bout de ce que je pouvais endurer.

Je ne savais pas s'il se sentait coupable ou s'il avait juste besoin de parler, mais ça faisait longtemps qu'Octavus ne s'était pas montré aussi honnête envers moi. Je n'avais pas eu conscience qu'il était revenu pour moi le lendemain et vu l'état dans lequel je me trouvais, je comprenais bien sûr pourquoi mes parents n'avaient pas voulu qu'il me voie. Je n'étais pas étonnée de sa tentative d'éclaircir les choses et de minimiser mon geste, même si au final ça ne changeait strictement rien. Ce qui était fait était fait, on ne pouvait pas revenir dessus. J'avais compté sur le fait que ses explications n'auraient pas d'incidence. J'étais destinée à être jetée aux loups de toute façon. Je n'avais jamais été assez bien, ni pour mes parents, ni pour lui. Cette ultime déception ne donnait pas à chercher plus loin. Je l'écoutais à moitié, consciente qu'il serait facile de retomber dans le panneau et d'espérer encore qu'il restait de l'espoir pour moi. À chaque fois que j'avais espéré, j'en étais ressortie toujours plus amochée. Et il était clair qu'une autre chute me serait fatale. Déjà que je ne me reconnaissais plus.

J'avais cru qu'il serait en colère ou peut-être frustré d'avoir été devancé de la sorte. Je n'avais pas pensé qu'il serait juste désolé. À le voir comme ça, on aurait pensé qu'il ne se fichait pas totalement de moi. Et c'était probablement vrai mais il valait mieux que je me dise le contraire. Il était plein de questions auxquelles je ne pouvais pas répondre pour la simple et bonne raison que je n'avais pas les réponses. Je ne savais pas ce qui m'attendait. Juste que je repartais dès le lendemain même si je ne comptais pas le lui dire. Je finis par le regarder, laissant quelques secondes de silence pour être sûre de ne pas mener tout ça à la dispute. « - C'est fini Octavus. » Au fond, je ne pouvais pas être plus claire. Ces douze années de fiançailles ridicules, notre pseudo relation et la dette qu'il pensait avoir à mon encontre. Tout ça, c'était fini. Tout ce qu'il avait voulu fuir pendant tout ce temps n'existait plus. « - On est plus rien l'un pour l'autre. Les disputes, les mensonges, les secrets... tout est fini. » Bizarrement, le dire à haute voix était aussi soulageant qu'effrayant. Je n'avais connu que lui et j'étais en train de mettre un terme une bonne fois pour toute à tout ce qui avait fait mon monde jusque-là. « - Tu n'as pas à t'excuser, ni à te justifier parce que ça ne compte plus. Vis ta vie et je ferai de même. Sans toi. » Il m'avait un jour proposé d'être son amie, je venais explicitement de refuser ce rôle. Quoi que ma nouvelle vie me réserve, il n'avait pas sa place dedans.

C'était peut-être dur à entendre, c'était en tout cas très dur à dire. Mais il fallait que je sois assez claire et honnête pour qu'il abandonne ses idées de me faire fuir. Me faire fuir où de toute façon ? Et comment ? J'allais rester cachée jusqu'à la fin de ma vie, terrifiée à l'idée que mes parents me retrouvent ? Non, sans façon. Maintenant que je savais de quoi ma mère était capable, je préférais ne pas tenter le diable. Et puis, je ne connaissais personne. Il y avait bien Aleksei, mais je refusais de lui faire courir ce risque. Et je lui avais déjà fait mes adieux. Le russe avait-il prévenu l'écossais de ma missive ? J'espérais que non. Si j'avais su que j'allais devoir retourner à Poudlard avant de partir pour de bon, je ne l'aurais pas envoyé si tôt de peur de le voir débarquer pour avoir le fin mot de cette histoire. Pour l'instant, il fallait que je me concentre sur le brun. Je n'allais pas chercher à esquiver l'affrontement comme je l'avais fait si souvent dans le passé. Je voulais être sûre qu'il comprenne que ce n'était pas un nouveau jeu, un autre caprice. C'était ce qu'il en était maintenant. Je restais droite face à lui et ne cachais ni la fatigue ni la lassitude. Il n'y avait plus aucune étincelle en moi, aucune flamme avec la quelle il pourrait provoquer une autre dispute. Il ne restait plus rien et s'il fallait que je reste des heures pour le lui répéter, j'étais prête. J'avais jusqu'au matin avant de devoir disparaître.


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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Sam 10 Sep - 18:10


Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure.


C’était comme un coup de poing dans le ventre qui te coupait la respiration. C’était fini, vraiment ? Ce n’était pas l’impression que tu avais pourtant. Comment étais-tu supposé la laisser derrière après tout ce que tu avais causé comme dégâts ? Aussi monstrueux que tu aies été, tu n’étais pas capable de continuer comme ça. Pourtant, ça avait terriblement ressemblé à un chapitre clos quelques jours plus tôt. Tu savais bien comment ils réagiraient s’ils découvraient que tu continuais de l’approcher après la honte qu’elle avait à moitié apposé sur ton terrible nom de famille. Tu n’en avais pas le droit et si tu étais incapable de t’y tenir, elle allait s’en assurer pour toi visiblement. Chacun de ses mots semblaient te poignarder un peu plus profondément. C’était un sentiment bizarre. Après tout ce que tu lui avais fait subir, alors que tu étais censé être libre et heureux, la culpabilité te rongeait jusqu’à l’os. Avais-tu vraiment gagné si tant est qu’il y ait eu quelque chose à emporter ? Finalement, peut-être que tu pourrais jamais être comme ton père par certains aspects. Lui se serait sûrement réjoui de voir son plan briller parce que l’éconduite était assez lunatique pour prendre le blâme alors que rien n’était de sa faute.

C’était peut-être toi le plus gamin des deux en fin de compte. Tu avais voulu tout avoir, jouer sur tous les fronts sans te préoccuper des victimes laissées derrière. A dire merci et c’est tout. Mais pour quoi au juste ? Comment réagirait Wendy si elle ne savait rien et qu’elle découvrait tout ce que tu avais fait ? Comment allait-elle t’accueillir si jamais c’était vraiment elle qui était à la soirée samedi ? Aurais-tu seulement le courage d’avoir cette conversation alors que tu en avais été incapable jusque là ? C’était si difficile d’aimer quelqu’un qui ne pouvait pas être aimé et tu commençais de te demander si tu n’étais pas dans cette situation, justement. Tu l’avais enchaînée à toi sans le vouloir, mais sans vraiment chercher à la repousser suffisamment et maintenant les dommages étaient irrémédiables. En fin de compte, qu’allais-tu retenir de cette expérience quand toi tu avais surement changé irrévocablement sa vie pour le pire ? Qu’allais-tu apprendre de cette leçon ? Et elle, allait-elle se rappeler autre chose que ces disputes et tous ces mensonges ? Tu avais envie de lui poser la question, peur de la réponse alors tu ne dis rien des questions qui t’assaillaient.

- Ça ne peut pas se finir comme ça.

Ne comprenait-elle donc pas ? Tu n’allais pas pouvoir continuer comme avant, la culpabilité n’allait pas s’effacer tant qu’elle ne te dirait pas les mots qui allaient absoudre tes péchés. Un petit oubliette aurait été tellement plus facile que vivre avec ta conscience. Il ne pouvait pas s’agir d’elle. Tu avais l’impression d’être face à une étrangère. C’était la première fois que tu voyais cette personne. Par merlin, que lui avaient-ils fait au juste ?  A moins que ce soit toi qui soit à l’origine de cette nouvelle création. Il ne fallait pas être naïf, tu n’étais pas étranger à la situation. Et pourtant, malgré tout ce que tu avais déjà vu avec ses tentatives de chantage et tout le reste, tu lui jetas un regard horrifié, à la fois par ta propre stupidité, et aussi pour sa froideur.

- Finite incantatem.

Réaction naïve et trop simpliste pour expliquer cette situation. Mais non, rien ne se passa. Cela aurait été tellement plus simple si tu avais réussi à te convaincre que ce n’était pas vraiment elle qui parlait. Et après tout, ses parents auraient-ils été arrêtés par un simple impardonnable ? Voire même par du polynectar ? Malgré toutes tes espérances, tu savais pourtant bien qu’il ne pouvait s’agir que d’elle. Alors soit. Tu allais faire un dernier geste pour elle et lui foutre la paix, la laisser se sortir du trou dans lequel tu l’avais poussée par la seule force de ses bras. C’était la moindre des choses. Apparemment, ta seule présence suffisait à empirer son existence. Et en même temps, comment aurait-il pu en être autrement ?

A trop chercher à sortir du chemin et à ne pas lui ressembler, voilà ce que tu avais provoqué. Un rire amer franchit tes lèvres avant qu’il ne s’estompe aussi vite qu’il était arrivé. Dans cette affaire, qui serait le plus torturé des deux ? Il y avait quelque chose qui te ramenait à elle sans que tu saches pourquoi. Un désir égoïste d’essayer de réparer ce que tu avais cassé, ou quelque chose de plus profond qui prenait racine dans ces moments où elle était si jeune et où tu ne parvenais pas encore à la détester totalement. She didn’t know any better. Maintenant si, tu lui avais montré toute l’étendue de ce dont tu étais capable.
 
- Très bien, c’est fini alors. Tu as raison, ma seule présence ne fait que raviver ce qui s’est passé. Et si mes excuses ne comptent pas, alors à quoi bon ?

Tu te dégoutais pour ressentir ces sentiments alors même que tu ne serais revenu en arrière pour rien au monde. Après tout, le résultat était là, tu étais tranquille, même si les moyens employés laissaient vraiment à désirer. Parfois, il ne fallait pas avoir trop de sentiments. Si tu avais bien compris une chose, c’était bien ça. Tu ne t’étais pas attendu à des remerciements bien sûr, mais elle n’avait même pas répondu à tes inquiétudes. C’était comme si rien n’était arrivé et que tu tombais simplement sur elle dans un couloir, deux étrangers. Tu l’observas en silence quelques secondes pour essayer de détecter si elle pensait vraiment ce qu’elle venait de dire. Finalement, tu allais respecter sa volonté pour une fois.

- C’est la dernière fois que nous nous voyions. Tu pars d’ici n’est ce pas ?

Tu en étais quasi sûr maintenant. Après le chemin de la honte, elle allait être envoyé quelque part le temps que les choses se tassent et qu’un nouveau parti lui soit trouvé. Tu préférais ne même pas penser qui pourrait être intéressé par quelqu’un qui avait avoué devant témoins qu’elle avait été infidèle. Sûrement le même type de personnes que tu côtoyais bien à l’aise sous ton masque qui assurait ton anonymat et le leur, pendant que vous baisiez les pieds du mégalomane albinos. Tu préférais ne pas voir ça. Ne pas imaginer ce qu’il allait lui faire, consciemment et sans aucun remord, même si là maintenant tu étais déjà en train d’y penser. Comment effacer ces images de ta tête ? Un de ces jours, dans peu de temps sûrement, tu finirais par découvrir la nouvelle de ses fiançailles dans un encart de la gazette. Tu n’y étais ridiculement pas préparé alors même que l’histoire s’était close depuis quelques mois déjà finalement. Imbécile…

- Alors, au revoir ?

Tu voulais qu’elle te retienne quand toi tu en avais été incapable. Tu ne comprenais même pas pourquoi, handicapé des sentiments trop violents dans leur spectre le plus positif. Il aurait été aisé de l'empêcher de partir par tous les moyens, tu l'avais déjà fait te susurrait cette petite voix tout au fond de ta conscience. Mais jamais plus, tu ne l'écouterais. Tu n’avais pas réfléchi à la dernière fois que tu la verrais. Bêtement, tu t’étais imaginé que vous pourriez rester en contact, que si tu n’avais pas pu être l’homme qui l’aimerait comme elle le méritait, tu pourrais au moins lui apporter ton amitié. Elle n’en voulait pas. Plus. Rien n’allait te racheter une conduite. Tout ça était parti aux oubliettes…




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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Dim 18 Sep - 11:12

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Il avait beau avoir pris lui-même la décision de tout arrêter entre nous il y avait des mois de cela maintenant, il n'y était pas vraiment préparer. Je lui avais volé l'occasion d'annoncer lui-même la bonne nouvelle, lui enlevant par-là même le temps nécessaire pour se faire à l'idée que l'on arrivait pour de bon à une fin. Pour ma part, en prenant la décision qu'il fallait pour arrêter toute cette mascarade et Liberia également, j'avais compris qu'il fallait que j'arrête de rêver par la même occasion. Je ne finirai pas ma vie avec Octavus, il ne m'aimait pas et je ne méritais pas d'être à ses côtés. La seule chose sur laquelle j'avais pu conserver une certaine emprise, c'était la manière dont j'allais tirer ma révérence. Alors oui, il avait décidé de la séparation mais je ne l'avais pas laissé se rendre compte qu'elle arriverait bien plus tôt que prévu. J'avais joué mon rôle à la perfection, si bien que je le laissais pantois et décontenancé. Mais je ne pouvais pas m'en préoccuper. C'était nouveau, j'allais devoir m'y faire et lui aussi. Je ne pouvais plus l'épargner, prendre le blâme à sa place était mon dernier acte d'amour et de protection.

Malgré ça, je pouvais comprendre qu'il avait besoin de temps pour assimiler tout ce qu'il s'était passé ces derniers mois, ce qu'il avait su et ce qu'il avait découvert trop tard. Je n'avais pas été en manque de surprises moi aussi. Les mensonges, les secrets... les invités de mes parents pensaient avoir été rassasiés par mon discours, mais si seulement ils étaient au courant de la moitié de ce que nous avions vécu. C'était la seule fin possible. Comment s'était-il imaginé les choses ? Pensait-il qu'il parviendrait à rompre nos fiançailles tout en laissant l'alliance entre nos familles intactes ? Croyait-il pouvoir faire ça sans vague ? Sans me jeter dans l'embarras ? Finalement, je n'étais pas la plus utopique des deux. Son côté chevaleresque avait du en prendre un coup, sauvé par la prétendue demoiselle en détresse qu'il avait essayé d'épargner. Ce qu'il n'avait pas vu venir, entre autre, et que j'avais tenté en vain de lui faire comprendre tout au long de cette année, c'est que je n'étais plus la pauvre enfant qu'il fallait sauver. Je n'étais plus une enfant tout court. On m'avait volé mon enfance et les dernières traces d'innocence avaient disparu quand j'avais réalisé qu'aucune fin heureuse ne m'attendait. Refuser la situation n'allait pas changer les choses. Ses yeux ne me lâchaient pas, comme s'ils espéraient voir au-delà mon corps et retrouver une Aloisia qui n'existait plus. Je ne cillais pas, ne détournais pas le regard. Je savais que chacun de mes mots donnait l'impression d'un poignard planté dans son cœur, toujours plus profondément. Je les avais choisi pour ça. J'avais été à sa place, j'avais ressenti ce qu'il ressentait à présent. Les rôles étaient inversés, j'avais l'impression d'être le bourreau, obligée d'en finir pour de bon avec ma victime.

Le voir essayer de mettre fin à un quelconque maléfice ne me fit même pas sourire. Aucune magie n'était assez puissante pour réparer la situation. Les étés au Manoir et les rares moments de complicité qui y étaient nés, les instants de joie pure presque accidentels et cette attirance aussi déchirante que dévorante, tout ça appartenait au passé. Si loin que maintenant, c'était comme si ça n'avait jamais existé. Et pourtant, ces souvenirs laissaient douloureusement leur trace lorsqu'ils remontaient à la surface. Encore maintenant, c'était dur de réaliser que ces trésors n'avaient pas suffi à nous sauver. Au final, on s'était fait plus de mal que de bien en essayant d'entrer dans le moule que nos rangs nous imposaient. Tenter de nous aimer en sachant que c'était impossible nous avait laissé écorchés et amers. Haineux l'un de l'autre. Amis, amants, ennemis, et dorénavant étrangers. Cette dernière étiquette sera bien la plus difficile à porter. Je restais de marbre, le laissant prendre conscience que tout était fini. Silencieuse face à ce rire acerbe et à ce début de résignation. Je ne pouvais pas répondre. L'histoire avait montré qu'un rien nous suffisait à transformer tout instant en dispute. Je ne voulais pas lui donner matière à argumenter. Même s'il avait besoin de savoir ce qu'il s'était passé après son départ, du moins que je le rassure sur mon état, je ne pouvais pas répondre à ses questions. C'était lui donner une nouvelle chance d'entrer dans ma vie alors que je venais à peine de le chasser. Il me sembla une éternité pendant laquelle Octavus ne dit plus rien, se contentant de me regarder intensément à la recherche d'une faille que je ne lui offrais pas.

La dernières fois que nous nous voyions. Comment une simple phrase pouvait-elle sonner à la fois comme une malédiction et une délivrance ? Je n'avais plus peur d'abandonner tout ce que je connaissais, parce que tout ce que je connaissais n'avait jamais été bon pour moi. Savoir que rien de mieux ne m'attendait n'aidait pas à avancer sereinement. Après une seconde d'hésitation pendant laquelle je me demandais s'il ne valait pas mieux lui mentir, je hochais la tête doucement. « - Bientôt, oui. » Je repoussais l'échéance et préférais garder pour moi la date si rapide de mon départ. Tout était encore trop frais. Octavus était impulsif. Apprendre qu'on m'enlevait sur le champ pour une destination inconnue était suffisant pour le pousser à agir. Ce qui réduirait mes efforts à néant. Après le scandale de mon anniversaire, il allait ressortir plus ou moins indemne. Personne n'allait le blâmer pour la fin de ses fiançailles avec une femme infidèle. Mais s'il continuait à être vu avec moi, ou pire s'il empêchait mon exil, les rumeurs allaient reprendre de plus belle. On cherchera à en apprendre plus sur lui, les noms de Liberia et de sa nouvelle idylle allaient faire surface. On pourrait même s'intéresser à ses activités les plus sombres... Partir aussi vite était finalement une bonne chose, pour lui comme pour moi.

Il me disait au revoir, mais ça ressemblait à une question. Comme s'il attendait que je m'éveille, que je réagisse enfin et que je le retienne. Une dernière tentative avant d'accepter finalement qu'il n'y avait plus rien. Moi aussi, j'avais voulu qu'il me demande de rester, qu'il m'empêche de partir quand je pensais tout encore possible. « - Adieu, Octavus. » C'était sans retour. Il n'y avait plus rien à faire, plus rien à dire. C'était ça la fin de notre histoire. Deux personnes qui n'auraient jamais du se rencontrer obligés de partir finalement chacun de son côté. Nous avions été incapables de vivre ensemble, ça ne voulait pas dire que nous étions prêts à vivre totalement l'un sans l'autre. Mais comme pour le reste, nous n'avions pas le choix. Je ne bougeais pas, je ne pouvais plus être celle qui quittait la pièce, qui quittait l'autre. Je restais pour lui prouver que justement, cette fois-ci, c'était différent. Je ne cherchais pas à fuir l'inévitable. Ce n'était pas une scène, ni un caprice, pour le faire réagir. Je le laissais partir, dans tout les sens du terme. À lui d'accepter. D'emprunter enfin le chemin de cette liberté pour laquelle il s'était toujours battu.

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MessageSujet: Re: Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure. // Octasia   Dim 25 Sep - 17:11


Youth is so vulnerable. It is so ruthless, so sure.


Tu ne savais pas comment tu allais pouvoir faire pour continuer d’avancer après tout ça. La seule idée de devoir continuer d’espionner des adolescents pour l’autre dingue te révoltait de plus en plus. Toi aussi tu allais devoir faire des choix difficiles dans les jours à venir, car la situation allait évoluer, tu le sentais au plus profond de tes os. Tu ne parvenais pas à effacer l’idée que sans cette préoccupation constante pour ta vie et la protection de ton entourage, tu aurais vu beaucoup plus vite le manège de Liberia et peut-être même aurais-tu pu prévenir cette annonce lors de la soirée. Que si tu avais été moins concentré sur tout ce qu’on t’avait imposé, tu aurais pu faire preuve d’un peu plus d’empathie pour elle… Aloisia imaginait-elle seulement un minimum à quel point tu pouvais avoir des regrets ou ne voyait-elle plus que le monstre qui avait violé son esprit et menacé de la blesser ? De toute façon, avait-ce encore de l’importance ?  A la fin, vous n’alliez plus vous voir et les choses seraient sûrement beaucoup plus simple si l’un de vous deux pouvait éprouver suffisamment de haine pour ne pas aller à reculons dans cette nouvelle vie…

Elle partait bientôt, qu’est ce que ça voulait dire ? Tu voulais une date précise. En restant vague, tu avais l’impression qu’elle te laissait l’illusion que tu allais la revoir, alors qu’en réalité elle partirait aussitôt votre conversation terminée. C’était ridicule bien sûr. N’est ce pas ? Utiliser la légilimentie aurait pu apaiser toutes tes craintes, mais cela aurait aussi provoqué une telle vague de dégoût pour toi-même que tu n’aurais plus été capable de te regarder en face par la suite. Tout ce qu’il y avait de pire à faire à une personne, tu le lui avais fait. Il était temps d’arrêter les dégâts avant que le point de non-retour soit atteint. Et une petite part de toi souhaitait qu’elle parvienne un jour à oublier toutes ces horreurs pour se souvenir des quelques bons moments que vous aviez passés ensemble. Toi aussi tu espérais qu’un jour tu en serais capable sans ressentir de culpabilité. C’était encore la seule façon pour toi de penser que tu étais capable d’être un homme bien.

Il n’aurait fallu qu’une allusion voire moins pour que tu décides sur un coup de tête de tout plaquer pour l’emmener loin de cette affaire. Mais ne serais-tu pas comme ses propres géniteurs si toi aussi tu lui imposais de partir dans un endroit sûr alors qu’elle t’avait déjà explicitement dit non à deux reprises ? Tu n’avais pas le droit de lui faire ça. Il lui restait peu de choix à faire par elle-même et si elle décidait consciemment qu’elle préférait subir sa situation plutôt que recommencer à zéro ailleurs, alors tu ne pouvais ni la blâmer, ni la forcer. Après tout, qui étais-tu pour te permettre de lui donner des conseils alors que tu aussi tu restais coincé dans cette situation ? Tu aurais pu essayer de fuir et de tout quitter pour ne plus faire ce job parallèle qui te répugnait, et pourtant tu étais toujours là. Prêt à payer de ta vie ton manque d’enthousiasme et par égoïsme, mettant en danger Wendy et tous ceux que tu côtoyais. Au moins, Aloisia allait-elle quitter ce cercle de privilégiés et c’était bien ta seule maigre consolation.

Tu ne comprenais même pas pourquoi tu insistais alors qu’il était clair qu’elle ne pouvait plus supporter de te regarder en face sans voir tous les dommages que tu avais causés. Et comment aurait-il pu en être autrement quand tes propres souvenirs avaient façonné qui tu étais devenu.  Adieu, oui. Elle était aussi résolue que tu l’avais été précédemment. Tu n’allais pas la faire changer d’avis. Amusant de voir à quel point la roue avait tourné pour vous faire prendre le rôle de l’autre. Tu avais l’impression de te voir à sa place, lui disant ces mots cruels avec une joie malsaine. Mais il n’y avait pas de joie dans ses prunelles chocolat, seulement une résolution sans faille. « Je comprends… » Et pour une fois, c’était vrai. Tu te revis à St Petersburg et tu réalisas que oui, tu comprenais ses agissements, puisque tu avais fait pareil quelques mois plus tôt. A cause de toi, elle avait du grandir trop vite.

« Je te souhaite le meilleur. » Ta gorge se serra. Elle le méritait, même si tu avais été incapable de le voir précédemment, trop aveuglé par ta propre douleur et rébellion. Malgré tout, elle avait marqué une période de ta vie et tu n’allais pas pouvoir l’oublier de si tôt. Un jour, peut-être alliez-vous tomber nez à nez et être capable de passer outre toutes les déceptions et les blessures vécues ensemble à cause de vos positions trop à l’extrême pour parvenir à un compromis acceptable. « Merci. » En fin de compte c’était bien la meilleure façon de lui dire au revoir. Merci de t’avoir protégé quand tu aurais mérité l’humiliation, merci pour Wendy qui avait été une victime indirecte de tes mensonges et ne méritait pas de subir plus par ta lâcheté. Merci de t’avoir aimé et d’avoir cru en toi quand tu en avais été incapable. Tu lui lanças un petit sourire triste, légèrement plein d’espoir aussi car tu ne pouvais pas croire que cette gamine devenue femme au tempérament de feu se laisserait faire si on lui imposait quelque chose qu’elle ne voulait pas. Tu l’espérais du moins. C’est sur cette pensée optimiste que tu finis par avancer. Aller de l’avant dans tous les sens du terme. Votre chapitre, votre histoire se clôturait ici dans ce cachot poussiéreux.

Tu passas près d’elle, sans plus la regarder, conscient que le moindre regard risquait de briser ta concentration et dévoiler ton trouble. Rien, elle ne disait plus rien et tu ne voulais pas voir quelle expression pouvait abriter son visage. La main sur la poignée, tu ne tournas pas la tête alors que tu t’apprêtais à sortir. Pour tomber nez à nez avec Snape. L’homme en noir vous avait-il espionnés ? Tu lui jetas un regard soupçonneux. « Un problème McKenna ? » Tu n’avais pas cru que ton départ se ferait sur ces entrefaites, sur la présence d’un étranger qui était témoin d’un dernier instant volé. Finalement, peut-être que cela valait mieux. Jusqu’où aurais-tu été sans sa présence ? Il ne te laissait pas de choix. Tes lèvres formèrent un sourire rempli de fausseté. « Il n’y a aucun problème, Severus. Je disais simplement mes adieux à miss Bateson. » Il ne comptait pas partir, mais il était temps pour toi. Tu le frôlas, toujours sans te retourner, avec l’impression que toi aussi tu laissais quelque chose dans cette pièce et que finalement la liberté avait un drôle de goût. Tu l’entendis à peine murmurer « Retournez dans votre salle commune miss Bateson. »


The end


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