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 « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]

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MessageSujet: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyJeu 25 Nov - 1:25



    « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 34yo5rs && « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 2q1w1gh
    Elena Kowalski && William Carter



    Avec une ardeur plus que redoublée, William se remit au travail. L'oeuvre prenait, peu à peu, forme. Enfin, ce n'était pas une œuvre vraiment... c'était le travail de ses propres mains... Quelque chose que l'on créait et qui provenait de nous-mêmes, que l'on fabriquait avec amour presque. Amour ? A vrai dire, on pouvait dire que c’était presque ironique en l’employant dans ce contexte. William semblait presque donner plus d’amour à son bateau - qui était un peu son enfant - qu’à sa propre femme... Ironique non de parler d’amour ? Ah, si sa femme savait... Il faut dire aussi, que si elle savait beaucoup de choses... Il devrait alors se faire du soucis. Par merlin, heureusement qu’elle ne le savait pas... La “pauvre” verrait toutes ses illusions envolées. Quoique cela n’aurait sans nul doute rien fait de plus à William. Si, au début, il avait éprouvé de l’affection pour elle, il avait vite découvert sa vraie personnalité... Sans profondeur. On en avait vite fait le tour. Ah ça on pouvait le dire, question mariage, il n’avait pas de chance... Toutes les femmes sur lesquelles il était tombé avait été ainsi. D’où la raison pour laquelle ses mariages n’avaient jamais excédé cinq années. Il s’était longtemps fait avoir, et se faisait encore d’ailleurs... Tout bonnement, il se faisait toujours avoir dans ce genre d’histoires en fait...

    Bien sûr, il avait déjà rencontré des exceptions à cette règle mais...
    Rien de très sérieux... Peu important donc.
    Vraiment ? N’y avait-il pas une exception qui contredisait...

    Non ! Bien sûr que non. Et voilà ses pensées dérivaient encore vers ce qu’il tentait de ne pas penser. A... cette erreur. Pour une erreur, vous me direz, il y pense beaucoup... Un peu trop. C’est justement pour cela d’ailleurs qu’il avait demandé à être muté. Au fond, bien qu’il ne veuille l’admettre, cela le troublait. D’ailleurs si cela ne le gênait pas le moins du monde, pourquoi donc aurait-il demander un changement d’équipe ? Malheureusement, tel changement avait été refusé. Il faudrait bien trouver un moyen et, il était bien décidé à faire en sorte que tout ceci soit vite oublié, enterré... Il ne fallait pas que leur petite erreur à tous deux vienne compromettre leur collaboration. Surtout pas, ce serait catastrophique. Ce serait réellement dommage que cette erreur les empêche à nouveau de travailler correctement ensembles de nouveau.. Il comptait bien faire de son mieux pour ne pas plomber l’ambiance. Resterait plus qu’à savoir si elle, ferait de son possible...

    Car il ne pouvait de toutes les façons imaginer que ça n’était pas une erreur ! Absolument pas. La fatigue avait embrumé les esprits ce jour-là. Cela avait été une journée très lourde ; il ne pouvait imaginé autre chose. Parfaitement, ils ne savaient plus ce qu’ils faisaient réellement... En fin de compte, après réflexion, personne n’était réellement coupable hormis la fatigue ce soir-là. Malgré ce qu’il avait tout d’abord penser par frustration, tous les tords ne pouvaient aller à Elena. Non, c’était la faute à tous deux. Leur faute sans l’être vraiment. Après tout, il était très important qu’ils puissent terminer ce dossier avant le lendemain. Ils n’auraient juste jamais dû rester si tard travailler. Il ne pouvait admettre aucune sortes sortes de faiblesse quel qu’elle soit... L’erreur, fatale en soit, n’était pas minime loin de là et pouvait les emporter très loin. Aussi, il fallait très vite étouffer cette petite erreur. Décidément, son esprit avait tendance - un peu trop - à exprimer ce mot, à évoquer le fait qu’il ne s’agissait que d’une simple erreur, comme si.... Comme s’il voulait s’en convaincre... Au fond.

    Travailler dans sa cave, sur le bateau qu’il construisait de ses mains, était donc la seule manière qu'il avait trouvé et qui remplissait tout à fait la fonction de réussir à lui vider l'esprit Vider l'esprit de tout ce à quoi il ne pouvait se permettre de penser... Ici,il savait qui plus est que personne ne viendrait le déranger. Chaque fois qu’il y descendait, après dîner, on savait. On savait qu’il ne voulait être dérangé par personne car il effectuait une tâche de la plus haute importance. Sauf si c’était vraiment important et qu’on ne pouvait faire sans sa présence. A vrai dire, même le matin avant d’aller au travail, il ne manquait pas sa visite quotidienne dans les sous-sol. Quel plaisir de caresser ce bois finement poncé, de passer ses mains sur ce que l’on avait formé la veille ; de voir presque à la lumière du jour son oeuvre - non finie bien entendu encore - mais avançant peu peu. De jour en jour. Oh bien entendu, il avait tout son temps. Une oeuvre parfaite sans défaut, il fallait du temps pour la préparer. Et William avait toujours apprécié le travail bien fait ; que ce soit lorsque c’était lui qui le faisait ou les autres. Trop exigeant ? Pas plus qu’il ne l’était envers lui-même. C’était le meilleur moyen d’éviter les erreurs après tout. Même si de toute évidence, pour éviter de faire des erreurs, il n’y avait pas que cela à entrer en ligne de compte.

    Presque à contre coeur, William jeta un coup d’oeil à la pendule accrochée en haut de l’escalier. Il était temps d’aller au ministère. Il serait en retard dans le cas contraire. Remontant les escaliers, il revint dans la maison même, juste pour constater que sa femme l’attendait pour partir. Travaillant dans le même lieu, ils s’y rendaient en même temps. Elle, travaillant au magenmagot. Lui, étant Auror. Vous me direz, ces deux métiers sont complémentaires. La comparaison s’arrête toutefois à cet endroit car tous deux ne sont pas du tout ce que l’on appellerait de complémentaire. Il n’y avait pas vraiment de sorte d’alchimie entre eux... Cette alchimie qu’il y avait parfois entre deux personnes, ce courant qui passaient de suite, et qui était même parfois très électrique. Ce qui était on ne peut plus déroutant lorsqu’on savait qu’au ministère, on qualifiait le duo que formait William Carter et Elena Kowalski, comme étant très alchimique. « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 794697 Il fallait l’avouer, c’était bien souvent électrique entre eux deux. Leurs collègues pouvaient d’ailleurs le confirmer ; il n’y avait pas un jour où ils ne se prenaient pas la tête pour un rien, l’un voulant toujours avoir raison sur l’autre ; comme si au final il s’agissait d’un jeu ?

    Sauf que le jeu devait ralentir lorsque celui-ci prenait un tour différent et transgressait quelques interdits...

    William et Annabella Carter arrivèrent par les cheminées habituelles qui permettait d’entrer au ministère. Ce fut dans l’ascenseur qu’ils se séparèrent... Annabella avait pour habitude de ne pas lui lâcher le bras tant que les grilles n’étaient pas ouvertes et qu’enfin, elle sortait de l'ascenseur pour traverser le long couloir afin de se rendre à ses bureaux... Quelle sangsue. William pouvait ensuite souffler et poursuivre jusqu’à son propre niveau. Il serait tranquille jusqu’au déjeuner où il recevait parfois de sa visite, dans les bureaux des Aurors. Il était souvent sur un dossier à ce moment qui requierait toute son attention. Par conséquent, il échappait souvent à sa compagnie pour manger le midi. Il s’en sortait plutôt bien.

    Dès en entrant dans le quartier des Aurors, son premier réflexe fut de jeter un oeil alentours pour voir qui était arrivé. C’était tous les jours les mêmes qui étaient à l’heure, et les mêmes qui étaient en retard, ou juste à l’heure. Souvent en tous cas. Il constata qu’aujourd’hui n’était pas une exception. Saluant tout le monde à la cantonnade, il se dirigea vers son bureau et se laissa tomber sur son siège. Ce fut à ce moment-là alors qu’il demandait à l’un de ses collègues s’il y avait du nouveau aujourd’hui - et des affaires urgentes à régler -, que la porte du bureau des Aurors s’ouvrit de nouveau, laissant apparaître la silhouette familière de Miss Kowalski...

    Faisant semblant d’être absorbé dans le premier dossier qu’il avait ouvert - le premier qui lui passa sous la main -, il se reconstitua un visage impassible dénué de toutes émotions avant de relever le visage juste pour constater qu’elle venait pile de s’encadrer dans sa vision, s’étant arrêter non loin de son bureau et ayant échangé quelques paroles avec un autre collègue.

    “ Deux minutes de retard... ? Vous n’êtes pas très timing ce matin ma chère Elena “

    Il la fixa un instant le plus sérieusement du monde avant de finir par esquisser un léger sourire en coin, incapable d’empêcher ses habituelles taquineries de reprendre le contrôle de la situation envers et contre tout ce qui pouvait bien se passer. Le vouvoiement était simplement pour la forme évidemment, car cela faisait pas mal de temps déjà qu’ils l’avaient abandonné.

    Et... Il fallait qu’il fasse tout son possible pour oublier le malentendu qui avait eu lieu, non? Il fallait donc tenter de la jouer aussi normal que possible sans paraître pour le moins troublé. Si une mutation était impossible, il fallait bien trouver une autre solution. Et celle-ci était la plus simple.

    Sans compter qu’étant donné que si elle n’était arrivée que deux minutes après lui, elle avait forcément dû les voir arriver, lui et son épouse, dans le hall du ministère... A moins de n’y avoir vraiment pas fait attention ; mais cela serait bien étonnant que cela lui ait échappé... Combien y avait-il de chance sur cent qu’elle les ais vus ? Surtout que le hall n’avait pas été très bondé lorsqu’ils étaient arrivés « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461

    J'ai failli oublié... Bonjour”, ajouta t-il d’une voix posée qui ne trahissait aucunes pensées parasites quel qu'elles soient.



[HJ : J'avoue pour un premier rp, j'en suis assez fière bril ]
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyVen 26 Nov - 20:27

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    Assise confortablement dans un grand fauteuil de son appartement, Elena lisait un livre tout en caressant Gibbs son chat (aa). Elle relisait pour la dixième fois la même ligne sans la comprendre vraiment. Son esprit vagabondait vers d'autres lieux et d'autres souvenirs qui, elle le savait, n'auraientt jamais dû avoir lieu d'être. Soupirant longuement, elle posa son livre et attrapa la tasse de chocolat chaud qu'elle avait posé sur sa petite table pour en boire une petite gorgée puis la reposa.

    « Bon sang qu'est-ce que je vais faire! Je ne suis qu'une … qu'une idiote qui a fait une monumentale erreur avec son collègue de travail!! » Dit-elle furieuse contre elle-même. « … et en plus il est marié!!!! »

    Elena se maudissait. D'une part, elle s'en voulait terriblement de ce qu'elle avait fait parce qu'elle condamnait les relations extra-conjugales. En y repensant, ce n'était pas vraiment ce qu'on peut communément appeler une 'relation'. Ils avaient juste partagé un moment magique, une seule et unique fois.
    Mais d'une autre part, elle n'arrivait pas à se détacher de ce désir qui l'avait envahie quand elle avait senti les lèvres de William sur les siennes, comme s'ils ne faisaient plus qu'un et que leurs bouches étaient attirées comme des aimants.
    Il fallait l'avouer, elle avait été terriblement troublée par le regard de son collègue. Mais en vérité, qui ne serait pas troublé par ce regard bleu lagon qui vous transperce lorsqu'il est en colère et ou vous vous noieriez volontiers lorsqu'il vous fixe amusé.

    Mais depuis quelques jours, elle était furieuse contre celui qu'elle considérait comme (en premier lieu!) son ami et coéquipier. En effet, celui-ci avait demandé, sans lui en parler avant, de changer d'équipier. Bien qu'elle en connaisse la raison, elle estimait qu'il aurait pu lui en parler ou au moins la mettre au courant pour ne pas qu'elle soit prise au dépourvu. Aussi, quand elle apprit que la mutation lui avait été refuser, elle avait été à moitié satisfaite. Elle était satisfaite, parce que « c'était bien fait pour lui! » et totalement insatisfaite parce qu'elle serait surement mal à l'aise en présence de William pendant un certain temps. Et puis, elle n'était pas sûre d'arriver à 'faire semblant' ou du moins, 'faire comme s'il ne s'était rien passé'. C'était simplement au-dessus de ses forces ç l'heure actuelle.

    L'auror jeta un coup à la grosse pendule suspendu dans sa cuisine: elle affichait 0h24. Soupirant, elle passa sa main dans sa longue chevelure châtain et se leva, lasse, de son fauteuil en prenant garde de laisser la lourde couverture en laine à Gibbs. Elle s'assura que le feu de sa cheminée ne s'éteindrait pas en y mettant une grosse bûche et partit à sa chambre se coucher.

    ***

    Le matin-même, Elena se prépara telle une automate. Elle enfila sa chemise blanche, son pantalon noir et ses escarpins noir. Tout en donnant à manger à Gibbs, elle grignota une biscotte, mis sa veste polaire et partit au ministère par le réseau de cheminées.
    Comme un fait exprès, William et sa femme passèrent devant Elena sans la remarquer. L'auror ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel exaspérée, se demandant quand Mme Carter se décollerait de son mari. Elle eut la réponse lorsqu'Annabella arriva à son étage et que les grilles s'ouvrirent. Aussi loin qu'elle était de William, elle l'entendit souffler et elle s'empêcha alors d'éclater de rire. Rire qu'elle oublia bien vite en pensant à la journée qui l'attendait. Soupirant intérieurement, elle laissa passer quelques secondes afin que William arrive juste avant elle puis se dirigea au bureau des aurors.

    Comment allait réagir William avec elle? Comment allait-elle réagir avec lui ? L'ambiance allait-elle être tendue ou William se comporterait-il comme d'habitude??
    Elena avait tellement d'interrogations en tête qu'elle commençait déjà à avoir mal à la tête. Elle se massa alors les tempes avant de franchir la porte et reprit une mine normale malgré la fatigue. Elle jeta un coup d'oeil vers le bureau de William qui semblait complètement absorbé par un dossier. Elle n'en mettrait pas sa baguette au feu, mais elle était certaine qu'il ne s'agissait que d'une ruse pour l'éviter.
    Alors qu'elle allait s'assoir à son bureau, un collègue auror la salua tandis qu'elle retirait sa veste et la posait sur sa chaise de bureau.
    « Harrold! Tu diras à ta femme qu'elle vienne me voir quand elle veut pour qu'on boive un thé toutes les deux. » fit Elena avec un petit sourire. Ledit Harrold lui répondit affirmativement mais souligna le fait que sa femme était médicomage et qu'elle n'avait d'horaires de bureau contrairement aux employés du ministère.

    Elle ne continua pas sa discussion mais posa son sac à main sur son bureau et posa sa baguette sur son bureau.

    “ Deux minutes de retard... ? Vous n’êtes pas très timing ce matin ma chère Elena “

    « Si j'ai deux minutes de retard mon cher William, vous en avez aussi !J'étais derrière vous dans l'ascenseur. » dit-elle sur le même ton que son coéquipier. Il finit alors par esquisser un mini sourire auquel elle répondit timidement avant de se mordre la lèvre inférieure. Elle baissa alors le regard puis s'assit à son bureau en tentant de se reprendre. Par Merlin, elle était sensée le détester lui et sa maudite demande de mutation! Et au lieu de ça, que faisait-elle? Elle lui rendait son sourire et elle était, en prime, aimable!!

    Parfois, Elena se détestait de réagir de la sorte. Mais c'était plus fort, elle n'arrivait pas à le détester vraiment ou alors, ce n'était pas bien longtemps! Elle se saisit alors d'un dossier qui trainait sur son bureau et fit semblant de l'étudier attentivement. Aussi étonnent que cela puisse paraître l'ambiance n'était pas lourde. Elena avait juste le sentiment d'une mise en scène, comme si elle n'arrivait pas à être naturelle

    “ J'ai failli oublié... Bonjour”

    « euh … oui … bonjour » fit-elle doucement en levant les yeux de son dossier. Elle se racla la gorge puis déclara tout en se levant de son bureau: « Je vais chercher du café. Tu en veux? »

    Puis, sans attendre sa réponse, elle se rendit à l'autre bout de la pièce. Son but premier était en fait de fuir son collègue pendant quelques minutes. Tout en préparant deux tasses elle essaya de reprendre ses esprits. Elle voulait faire comprendre à mister Carter combien elle avait été vexée qu'il demande une mutation sans lui en parler … et tout ça, sans déclencher une troisième guerre mondiale! Mmm Plus facile à dire qu'à faire. Les deux coéquipiers n'étaient pas connu pour leur finesse mais plus pour leur franc parlé l'un envers l'autre. L'auror souffla un grand coup, prit les deux tasses et revint vers son bureau. Elle posa directement ses fesses sur le bureau de son collègue. Bon ok, elle s'était promis de faire ça calmement, mais on n'avait pas précisé dans la finesse Rolling Eyes

    « Voilà ton café. » dit-elle d'une voix neutre tout en prenant une gorgée du précieux liquide dans sa tasse. « Tu vois William, je t'apporte un café, je suis aimable. Et pourtant, tu as été tout sauf aimable avec moi. » La polonaise prit une grande inspiration et lui dit plus bas de façon à ce qu'eux deux puissent entendre. « Tu aurais au moins pu me dire que tu voulais être muté! J'ai moyennement apprécié de l'entendre de la bouche de cette bécasse d'Orlane dans l'ascenseur hier matin. D'accord nous avons fait une erreur, mais ça ne t'a pas coupé la langue non ??? » fit Elena excédée.

    Reste plus qu'à savoir comment William allait réagir à ses accusations matinales!


HJ: j'avoue, t'as assuré bril Pour un premier post, je suis pas mécontente non plus Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyVen 26 Nov - 23:53

    “ Navré, je n’avais pas fais attention que tu n’étais pas loin derrière”

    Il ne doutait pas que sa petite phrase en apparence si anodine, n’aurait pas l’effet escompté sur la jeune femme. Il la cherchait ? Vous vous dites qu’il la cherchait là, qu’il allait un peu fort ? Mais non, il aimait juste aller effleurer les limites, quitte à jouer un peu avec les sentiments des gens... Après tout, il n’avait jamais été du genre à faire dans la finesse, ou à s’attendrir des états d’âmes des personnes. En tous cas il n’avait jamais jugé nécessaire de s’y laisser prendre. C’était le pire des pièges, lorsqu’on commençait à s’y emmêler.

    Oui, sans nul doute que sa phrase allait avoir un effet sur la jeune femme ; quel genre d’effet ? Sans nul doute de l’indignation... Pourquoi cela faisait-il sourire alors ? Il semblait s’amuser de la voir chaque fois se mettre dans tous ses états. Il semblait se réjouir de la voir se mettre en colère alors que lui restait calme et répondait même de cet air qui la mettait souvent encore plus en colère après... ? Dans ces moments, ses pommettes se coloraient délicatement d’une jolie couleur rosée qu’il ne pouvait s’empêcher d’observer, d’admirer. Il avait toujours aimer les caractères de feu et il semblait prendre un malin plaisir à les provoquer qui plus est. En d’autres termes, il aimait bien quand c’était lui qui tenait les ficelles d’une situation... Et dans le cas présent, il ne s’en sortait pas trop mal. Il s’était demandé comment il allait réagir lorsqu’ils se retrouveraient face à face, mais à vrai dire il se trouvait serein. La situation était presque normale. Il ignorait ce qu’il avait craint exactement...

    Il n’aurait su dire pour ce qui était d’Elena mais elle semblait plus ou moins normale. Peut-être un peu agitée cependant. Elle avait même esquissé un sourire en réponse au sien, tout à l’heure. De toute évidence, elle n’était pas en colère. Savait-elle même qu’il avait voulu poser sa mutation dans une autre équipe ? Probablement que ça n’était pas même sortit du bureau de leur supérieur ! Il n’y accordait guère d’importance et à présent qu’il semblait persuadé que leur relation professionnel ne serait pas affectée par ce qui s’était passé, il n’avait plus aucune crainte. Tout redeviendrait sans doute vite normal. Autant que cela puisse l’être en tous cas.

    Sur ce, il n’attendit pas de réactions et reporta son attention sur ce qu’il était en train de lire - officiellement - . Il avait l’impression pourtant que son attention n’était pas pleinement concentrée sur ce qu’il lisait. Aussi l’entendit-il distinctement lorsqu’elle lui demanda s’il voulait un café. Il releva brièvement la tête, se contenta d’un léger hochement de tête avant de voir qu’elle était déjà partie à l’autre bout de la pièce en chercher. Fronçant légèrement les sourcils, il la suivit des yeux tout entreposant son menton sur ses mains, plongé dans ses réflexions. Quelques secondes.

    Alors qu’il avait replongé dans le dossier qui lui faisait face, il sursauta à moitié lorsqu’il l’entendit à nouveau lui adresser la parole et il releva un regard surprit vers elle en voyant qu’elle était revenue et s’était mise à son aise - sur son bureau ?! o_O... Se reculant lentement contre le dossier de son fauteuil, il l’écouta parler en silence... Elle lui disait quoi ? Elle soulignait le fait qu’elle était bien aimable, elle, de lui apporter son café... (alors qu’il ne lui avait rien demandé! Mais si elle avait voulu le faire alors il n’allait surtout pas l’en empêché hein... ).... Où voulait-elle en venir ? C’était le café qui allait servir à signer l’acte de paix ? Il n’avait pas l’impression d’être vraiment en guerre avec elle. Bon d’accord, il n’était pas toujours très aimable, mais contrairement aux tout débuts, il pensait qu’il lui témoignait quand même du respect - à sa façon - et que leurs relations étaient moins tendues. Alors à quoi pouvait-elle faire allusion ? En quoi il n’avait pas été aimable avec elle ? … La suite de ses propos lui firent comprendre qu’elle lui en voulait donc de ne pas lui avoir parlé de sa décision de mutation soudaine.

    Et bien, si, en fin de compte, elle en avait eu nouvelle ! Et c'était ce qui la tracassait. William soupira. Ah, les femmes, ça se tracassait souvent pour rien...

    C’était donc à cela qu’elle faisait allusion ! Il n’avait pas imaginé qu’elle lui en tiendrait rigueur. Habitué à prendre toutes ses décisions les plus importantes seul, il n’avait jamais jugé en faire part aux autres. A elle en l'occurrence. Personne n’avait jamais contesté cela et on n’allait pas le changer aujourd’hui... Il ne voyait pas pourquoi elle s’était trouvée offensée ; il essaya de comprendre un instant - court instant - mais il ne parvint à se l’expliquer.
    Mais sa première réaction fut la surprise... Loin d’être feinte cette fois ! Il répondit cependant du même ton bas afin que personne d'autre ne puisse comprendre ses paroles.

    “ Orlane ?! Comment est-elle au courant de ça ?! Je n’en ai pourtant parlé à personne... Désolé que tu l’ais appris par elle. Normalement personne ne devait être même au courant. Sauf si, évidemment, cela avait été accepté”.

    Il était bien rare qu’il s’excuse ou qu’on l’entende dire qu’il était désolé de quelque chose. Aussi ne devrait-elle pas s’y habituer de trop mais, cela se lisait sur son visage, sa surprise n’était pas feinte quant à ce que Orlane soit au courant de cette nouvelle. Qui plus est, elle était bien l’une des dernières personnes à qui il aurait été le dire. S’il n’avait pas jugé bon d’en parler à Elena car il était parfaitement capable de prendre cette décision seul, il voyait encore moins pourquoi il aurait été le dire à Orlane... Cette femme, c’était une vraie piplette. Avec elle, on pouvait être certain qu’aucun secrets ni rien d’autres ne restait longtemps secret. Alors, non. Restait à savoir comment elle avait su... C’était bien le genre de femme qu’il était loin de pouvoir apprécier. Le genre dont la vie était tellement vide, insipide qu’elle se sentait une obligation de s'intéresser à tous les secrets de la vie du ministère...

    “ C’était une décision subite et qui me regardait, que je devais prendre seul. Je n’avais pas jugé nécessaire de t’en parler. Mais la prochaine fois, je me souviendrais qu’il faudra que je te demande l’autorisation.... Et le ton ironique du mot ne pouvait échapper à Elena.” Je ne croyais également pas que cela t’offusquerait tant. Mais puisque de toute façon ça ne s’est pas fait, alors reprenons le déroulement des choses normalement n’est-ce pas ?”. Puis, avant même de l’entendre répondre, il enchaina... “Si ça ne te dérange pas maintenant, j’aimerai pouvoir récupérer mon bureau...”

    Sur ce, il esquissa un sincère - enfin, on ne savait jamais avec lui - sourire en ne lâchant pas sa collègue de l’emprise de son regard. Ce qu’il aimait jouer avec le feu en plus ! Il était prêt à parier qu’elle serait la première à détourner les yeux. Il avait une intime confiance en cette affirmation. Il avait l’intime conviction qu’il contrôlait parfaitement toute la situation ; peut-être était-ce cela qui le faisait sourire le plus sereinement du monde. Il était certain que le moins à l’aise, ce n’était pas lui. Il lui semblait que d’un seul sourire, il avait le contrôle entier de la situation.

    En fin de compte, ce ne fut pas lui qui rompit - ni elle -, il ne saurait jamais la réponse étant donné que ce fut Harrold qui, se plantant devant le bureau, vint interrompre le petit échange...

    “Ce serait moi, j’aurai déjà été viré à coups de pieds de son bureau” lança t-il avec légèreté en riant avant d’ajouter : “Personne n’est autorisé à s’asseoir dessus. Est-ce la conséquence du café ? Si j’avais su plus tôt qu’un simple café pouvait t’acheter, je t’en aurais offert tous les jours depuis qu’on travaille ensembles !”
    Obligé de rompre alors le contact pour répondre à Harrold, il tourna la tête vers lui pour lui répondre d’un ton tout à fait serein.
    “En effet, personne n’a ce droit. Et, je puis t’assurer qu’un café est loin de pouvoir m’acheter. Cependant... Tu n’aurais d’ailleurs jamais été t’asseoir sur un bureau, donc la comparaison est totalement inappropriée.”, ajouta t-il.
    “ Non, ça semble à priori quelque chose de typiquement féminin “
    “Sans aucun doute que ça l’est...”
    ajouta t-il avec l’ombre d’un sourire sans le moins du monde se rendre compte sur le coup que la phrase pouvait être doublement interprétée. “Bref, trêves de plaisanteries. Nous sommes là pour travailler”. Manière directe mais le plus souvent efficace de congédier tout le monde à retourner travailler.

    ... Du moins, la plupart des personnes.

    Il saisit la tasse de café et après en avoir bu un peu, il observa Harrold s’éloigner et retourner s’asseoir derrière son propre bureau - en précisant bien derrière et non sur - puis, reportant son attention sur Elena il constata qu’elle n’avait toujours pas bouger de place.

    “ A moins que tu ne veuilles camper ici, je propose que tu rejoignes ta place qui se trouve... Là-bas,” lui dit-il sur le ton de la conversation en désignant d’un signe de tête le bureau un peu plus loin qui était censé être le sien. “Si du moins tu n’as rien d’autres à dire d'important...” ajouta t-il en la fixant sans ciller.

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 27 Nov - 21:55

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William



    Evidemment qu'il n'avait pas pu faire attention à ce qu'il y avait autour de lui puisque sa femme le collait comme une sangsue. Mais, elle ne pouvait pas le dire et surtout pas de cette façon! Il pourrait s'imaginer tout un tas de choses et il était hors de question que des rumeurs ruinent sa réputation … ou même celle de William. Et puis, elle ne voulait pas avoir sur le dos la femme de William: surtout que celle-ci travaillait au mangenmagot. Le sentiment qui dominait chez Elena était sans aucun doute l'indignation et le petit sourire de William ne l'aidait pas à se calmer. Au fil du temps, elle avait pourtant apprit à contrôler ses émotions et se retint (avec beaucoup de difficultés) de l'étriper sur place et de vociférer des insultes dans sa langue natale comme elle en avait l'habitude. Tout ce qu'elle fit, c'est hausser un sourcil.

    Ce qui la surprit le plus fut au moment ou il sursauta quand elle posa ses fesses sur son bureau. C'est vrai qu'elle n'avait jamais vu personne assis à cet endroit qui était assez anodin. Aussi, quand il recula dans son fauteuil, elle esquissa un sourire taquin et croisa ses jambes pour se mettre à l'aise. William parrut étonné qu'elle sache pour la mutation. En même temps, il y avait tellement de bruit de couloir au ministère qu'au bout d'un certain moment il y avait beaucoup de vérité. Et puis, tout fini par se savoir malheureusement!!

    Elle ne fit pas attention au soupir de William quand elle lui énonça les raisons de son tracas, trop occupée à sermonner l'auror. La surprise se lisait sur le visage de ce dernier. Il croyait vraiment que cette demande de mutation passerait inaperçu ?? Il rêvait non ?

    “ Orlane ?! Comment est-elle au courant de ça ?! Je n’en ai pourtant parlé à personne... Désolé que tu l’ais appris par elle. Normalement personne ne devait être même au courant. Sauf si, évidemment, cela avait été accepté”.

    « Tout ce sait un jour ou l'autre … surtout au ministère, tu devrais le savoir!! »

    Wouahh! William venait de s'excuser là ?? Pour le coup, elle en resta bouche bée pendant deux secondes … Jusqu'à ce qu'il continue son discours:

    “ C’était une décision subite et qui me regardait, que je devais prendre seul. Je n’avais pas jugé nécessaire de t’en parler. Mais la prochaine fois, je me souviendrais qu’il faudra que je te demande l’autorisation....”

    Son ton ironique l'enerva encore plus. Non seulement, il se fichait d'elle mais en plus, il jugeait qu'il n'avait pas à lui en parler ?? Elle était quand même concernée non ? Il s'agissait de son coéquipier, et s'il voulait en changer, elle pourrait au moins être mise au courant avant que son chef le décide! Elena trouvait que sa réaction était tout à fait approprié à la situation.

    « Pas l'autorisation!! » fit-elle agacée « mais nous sommes coéquipier, je pensais que ça tombait sous le sens qu'on en parle tous les deux! Mais visiblement ce n'est pas le cas!! » finit l'auror en prenant une gorgée de café.

    ” Je ne croyais également pas que cela t’offusquerait tant. Mais puisque de toute façon ça ne s’est pas fait, alors reprenons le déroulement des choses normalement n’est-ce pas ? Si ça ne te dérange pas maintenant, j’aimerai pouvoir récupérer mon bureau...”
    William en profita pour lui faire un petit sourire en prime auquel elle ne put répondre qu'avec un hauchement de sourcil. Elle ne savait jamais avec lui : était-il sincère ou pas ? Cependant, il avait réussit à la troubler en ne la lachant pas du regard. Elle avait remarqué qu'elle avait du mal à rester concentrée et stoîque lorsqu'il lui faisait le coup du regard. Comme si en une micro-seconde, elle ne contrôlait plus rien. La jeune polonaise avait aussi l'intime conviction que William était parfaitement conscient du pouvoir qu'il exerçait sur elle; du coup, elle se sentait encore plus mal à l'aise et ses joues prirent une légère teinte rosée. Heureusement, William ne s'en rendit pas compte puisque leur échange fut interrompu par Harrold.

    “Ce serait moi, j’aurai déjà été viré à coups de pieds de son bureau” lança t-il avec légèreté en riant avant d’ajouter : “Personne n’est autorisé à s’asseoir dessus. Est-ce la conséquence du café ? Si j’avais su plus tôt qu’un simple café pouvait t’acheter, je t’en aurais offert tous les jours depuis qu’on travaille ensembles !”
    “En effet, personne n’a ce droit. Et, je puis t’assurer qu’un café est loin de pouvoir m’acheter. Cependant... Tu n’aurais d’ailleurs jamais été t’asseoir sur un bureau, donc la comparaison est totalement inappropriée.”, ajouta t-il.
    “ Non, ça semble à priori quelque chose de typiquement féminin “
    “Sans aucun doute que ça l’est...” ajouta t-il avec l’ombre d’un sourire sans le moins du monde se rendre compte sur le coup que la phrase pouvait être doublement interprétée. “Bref, trêves de plaisanteries. Nous sommes là pour travailler”.

    Elena, qui avait suivit la conversation d'une oreille distraite, pour reprendre contenance après cet échange avec William, sembla se réveiller. Ses joues avaient reprit une teinte normale. Elle passa sa main droite dans sa lourde chevelure alors que William lui suggérait de revenir à sa place.

    “ A moins que tu ne veuilles camper ici, je propose que tu rejoignes ta place qui se trouve... Là-bas, Si du moins tu n’as rien d’autres à dire d'important...”
    Elena dégluttit mais son regard ne cilla pas. Elle se contenta de le fixer aussi et quand le regard azur de son coéquipier devint trop lourd pour elle, elle tourna la tête pour vérifier qu'Harrol était revenu à sa place. Elle savait très bien ou se trouvait ce dernier, mais, pour reprendre pied, elle préférait éviter le regard de William.

    Elle reporta ensuite son attention sur Mister Carter, puis lui dit d'une voix ironique:

    « Quel dommage! Il est tellement confortable! » Elle n'essaya pas de sonder le regard de son collègue mais elle était sure qu'il avait comprit le message. Honnêtement, elle ne se croyait pas capable d'une telle audace: parler si naturellement de leur nuit lui paraissait tellement insurmontable jusqu'à ce matin qu'elle s'était interdit d'y penser!!

    Elle profita du trouble qu'elle avait naitre chez son collègue pour se pencher près de lui et murmurer:

    « J'ai envie de dire tellement de choses que je pourrais en devenir grossière! Tu m'as fait un coup en douce et j'apprécis pas! Je croyais qu'on était collègue, qui plus est coéquipier et que notre collaboration se basait sur la confiance. Visiblement je me suis trompée! » fit-elle en baissant le regard … ou plutôt en déviant son regard sur les lèvres de William. Elle ne put alors s'empêcher de se pincer la lèvre inférieure tout en essayant de se reprendre. Elle ne voulait pas que William se rende compte de son petit manège … espérons qu'il n'ait pas vu son regard dévier. « Si tu ne veux plus de moi comme coéquipière, on ira voir le patron, ensemble. On arrivera peut-être à le convraincre à nous deux. Mais je n'aimerais pas qu'on cesse de travailler ensemble à cause de notre … » elle avait du mal à mettre un terme sur ce qui c'était passé cette nuit-là, au bureau. « notre erreur ».

    Puis elle se redressa vivement en entendant une porte s'ouvrir derrière elle.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 27 Nov - 23:53

    Totalement conscient. Il l’était. Il ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire le temps qu’elle détourne la tête pour regarder en direction de Harrold. Vérifiait-elle qu’il était bien retourné à sa place afin qu’elle puisse lui répondre sans crainte d’être entendue ? Elle faisait preuve d’une certaine audace, à n’en pas douter ! Il n’aurait pas imaginé qu’elle puisse laisser entendre si facilement une allusion à... Ce qui s’était passé ici même. Car évidemment, il avait bien compris le message bien qu’il resta le regard aussi insondable que possible... Peut-être avait-elle détourné le visage cependant pour l’empêcher de voir qu’elle était gênée de la propre audace dont elle venait de faire preuve.

    Le plus curieux était qu’en fin de compte, il n’était pas même fâché ; juste amusé. Il était par ailleurs surpris de n’être pas fâché qu’elle fasse une allusion plus ou moins explicite... à cela.

    Mais ce qui se produisit ensuite le déconcerta. Cependant, à sa grande surprise toujours, il ne pouvait s’empêcher d’en être amusé, alors que pourtant Elena était tout sauf calme ! Au contraire elle était plutôt emportée. C’était étrange comme plus elle était énervée, plus cela le rendait calme... Néanmoins, il se rendit compte que sans le vouloir, peut-être avait-il dû frôler la border line comme on dit. Se rapprochant de lui en profitant de ce qu’Harrold ne regardait plus vers là, elle remit en cause leur collaboration et le fait qu’une collaboration devait se baser sur la confiance mutuelle. Confiance qu’il ne semblait avoir envers elle. William ne se doutait pas que son agissement eut put avoir telle conséquence ! Bien sur que non il n’avait jamais cherché à remettre en cause leur collaboration.... De même que la confiance qu’il pouvait avoir. Ils l’avaient déjà prouvé auparavant : leur collaboration fonctionnait bien, bien qu’il se montrait plutôt discret sur ce qu’il pensait des compétences de ses collègues... Il ne jugeait pas nécessaire de les congratuler chaque fois qu’ils faisaient bien leur boulot. On n’était plus au collège quand même ! Ils faisaient leur boulot. Certes il n’était pas très démonstratif. Fallait-il le dire vraiment lorsqu’il était content de leur travail ? Fallait-il leur donner une note entre 0 et 20 ?!

    Abasourdi par les paroles qu’elle sortait, il n’eut pas la vigilance de remarquer vers quel endroit de son visage son regard déviait doucement - par chance pour elle ! -. Il se décolla du fond de son siège et se rapprochant de son bureau il entreposa sa tête entre ses mains, réfléchissant un instant. Il ferma les yeux, soudain lasse. Cette histoire prenait vraiment trop d’envergure pour l’importance qu’on devait y donner. C’était vrai à la fin ! Elle prenait vraiment trop d’ampleur et de toute évidence, elle importait bien plus à Elena qu’à lui. Il commençait sincèrement à regretter d’avoir eu l’idée d’une mutation... S’il avait su que cela poserait autant de problèmes, il n’aurait rien fait, mais il avait pensé bien : il ne savait en effet que trop bien ce qu’une relation professionnelle pouvait être perturbée par un évènement de ce genre et ne plus jamais fonctionner comme avant. En avait-il eu expérience ? Vous ne le saurez pas bandes de curieux... Du moins pas de suite et pas tant que je ne l’aurai pas décidé Rolling Eyes

    Il allait lui répondre lorsque la porte du bureau des Aurors s’ouvrit à la volée, livrant passage à leur chef. Aussitôt, comme pris en flagrant délit, William sauta sur ses pieds et s’éloigna rapidement de son propre bureau, prenant donc de la distance avec Elena bien que celle-ci se fut aussitôt reculée en entendant la porte s’ouvrir. Malheureusement, leur chef, le cherchant des yeux un instant, eut le temps d’apercevoir le vif recul d’Elena qui était encore près du bureau et la distance que ses deux Aurors semblaient par la même entretenir ne semblait pas très naturelle. Cela ne fit qu’augmenter son fort soupçon déjà et il se demanda s’il ne se passait pas quelque chose d’étrange entre eux... S’étaient-ils embrouillés ? Déjà, le fait que William vienne lui demander sa mutation alors qu’il était lui-même conscient de la qualité de travail qu’il effectuait avec Elena, était par la même très étrange !

    Il ne fit cependant aucune remarques et se dirigea tout droit en direction de William - et donc Elena - même s’il s’adressa en premier à William.

    “ J’aurai besoin d’Aurors disponibles. Si tu es libre, prends quelqu’un avec toi et rends-toi à l’adresse notée ci-joint dans le dossier que je vous apporte... Nous avons un cas de disparition. Un homme d’une trentaine d’années ne serait pas rentré chez lui et sa femme et ses enfants s’inquiètent fortement... Apparemment, il menait quelques missions secrètes contre les agissements du Seigneur des ténèbres et sa femme craint qu’il ne lui soit arrivé quelque chose... Si tu vois ce que je veux dire...”
    “Tout à fait “ répondit simplement William l’air songeur.
    “Tu peux t’en occuper ? “
    “Affirmatif. Elena et moi serons ravis de nous y rendre “
    William ne la regardait pas ; il n’était pas placé de telle sorte qu’il voit l’expression de son visage. Cependant, il espérait bien que cela ne lui échappe pas. Etait-ce une manière quelque peu malhabile de se rattraper, d’essayer se faire pardonner ou de signifier qu’il avait confiance en son travail ? Peut-être... Peut-être pas, on ne savait jamais vraiment ce qui lui passait par la tête...
    “D’accord, je compte sur vous deux alors. Je ne me fais pas de soucis, je suis persuadé que vous vous débrouillerez”.
    William se contenta d’un léger hochement de tête avant que son chef ne tourne les talons... Avant de s’immobiliser et de se tourner de nouveau vers eux.
    “Je me disais... Il n’y a rien que tu ne veuilles me parler, n’est-ce pas ? Pas de problème, n’est-ce pas ? S’il y avait un ennui... ”
    Surprit tout d’abord, William répondit ensuite d'un ton totalement neutre : “Aucun. Que pourrait-il y avoir ? ”

    Mais il se souvint aussi de ce qu’Elena venait de lui dire juste avant que leur chef n’entre. C’est-à-dire que s’il le voulait vraiment, ils pouvaient aller voir leur chef tous les deux afin de lui expliquer la situation et qu’ils ne pouvaient plus travailler ensembles. “Mais peut-être Elena a t-elle quelque chose ?” ajouta t-il en se tournant brièvement vers elle. “Je l’ignore”.

    Quant à lui, à présent, s’il avait envisagé un instant sa mutation, il n’y songeait réellement pas... Il prit conscience même qu’il n’y avait jamais vraiment été persuadé et qu’au fond il avait su que son chef le lui aurait refusé. Peut-être même était-ce cela qui l’avait poussé à aller le voir et exposer son idée. Plongé dans ses réflexions, il entendit de loin Elena répondre à leur chef sans savoir réellement ce qu’elle avait répondu. Tout ce qu’il sut c’est que quelques minutes plus tard, leur chef avait déserté le bureau et il se tourna vers la jeune femme, sans savoir quelle était sa décision. Il y avait avant tout des choses à mettre au clair, afin d’effacer quelques légers malentendus. Il se rapprocha de quelques pas de son propre bureau contre lequel il prit appui et fixant la jeune femme droit dans les yeux et d’un regard soutenu, il dit en ces termes sur un ton grave et toujours sans se départir de son calme.

    “Elena. Je tiens à éclaircir certaines choses. Je n’ai jamais cherché à remettre en cause autant tes compétences, que notre collaboration ou encore quoique ce soit d’autres. Quand une collaboration marche bien, il y a forcément de la confiance. Je ne le nie pas. C’est sans aucun doute ce qui fait que l’on apprécie nos services et nos bons résultats. J’ai juste penser que ce serait mieux pour nous deux de prendre une distanciation vis-à-vis de... ce qu’il y a eu, que tu aurais été du même avis. Je pensais que ce serait plus simple et surtout je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur tout cela à cause de ça. A vrai dire, il avait également du mal à donner un terme précis à ce qui s’était exactement passé entre eux. Vraisemblablement, ça n’était pas le plus simple. Alors si ça te convient, à toi de choisir si tu veux venir pour la visite que nous devons faire chez cette femme ou si tu préfères que ce soit Harrold qui vienne. Je comprendrais.”

    Sur ce, il la lâcha du regard et attrapa le dossier que leur chef leur avait laissé et posé sur son bureau. Il l’ouvrit et parcourut les intitulés des yeux : Les faits expliquant brièvement la situation, ainsi que l’adresse où il devait se rendre. Où ils devaient se rendre... ?
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyDim 28 Nov - 15:08

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William



    « Nienawidzę Paul! » pensa-t-elle
    (je deteste Paul! )

    Elena était frustrée. William n'avait pas eu le temps de lui répondre avant que Paul, leur chef ne rentre dans la pièce. La jeune polonaise s'était hâtée de reculer, mais William, lui avait carrément sursauté et s'était éloigné d'elle à la vitesse de la lumière, comme s'ils avaient pris en flagrant délit. C'était hallucinant, la façon dont ils pouvaient se comporter tous les deux, comme si une simple conversation entre collègue pouvait les vendre. Elena ne se rendait pas compte comme ils pouvaient être ridicule tous les deux. La peur d'être découvert dominait, et elle ne voulait pas que Mme Carter l'apprenne …. apprenne que son mari l'avait trompé avec sa collègue de travail. Parce qu'avant tout ils étaient collègues de travail et non des amants!
    Mais peut-on vraiment les considérer comment amants? Amants d'une nuit peut-être, maisWilliam était est bien décidé à ce que ça n'aille pas plus loin. Tant mieux parce qu'Elena condamnait l'infidélité sans préambule. En y repensant, elle trouvait à présent cette idée complètement saugrenue puisqu'elle était devenue une de ses femmes qui couchaient avec des hommes mariés et elle ne le supportait pas!!

    Mais l'heure n'était pas aux interrogations. Paul venait d'entrer dans le bureau de Aurors et jeta un coup d'oeil à William et Elena suspicieux, comme s'il se doutait, qu'il se passait quelque chose entre ces deux là. Elena les yeux quand Paul se dirigea droit vers le bureau de William tout à coup honteuse de se trouver

    “ J’aurai besoin d’Aurors disponibles. Si tu es libre, prends quelqu’un avec toi et rends-toi à l’adresse notée ci-joint dans le dossier que je vous apporte... Nous avons un cas de disparition. Un homme d’une trentaine d’années ne serait pas rentré chez lui et sa femme et ses enfants s’inquiètent fortement... Apparemment, il menait quelques missions secrètes contre les agissements du Seigneur des ténèbres et sa femme craint qu’il ne lui soit arrivé quelque chose... Si tu vois ce que je veux dire...”
    “Tout à fait “
    “Tu peux t’en occuper ? “

    C'est à ce moment là qu'Elena avait relevé la tête. William ne la regardait pas. Elle avait l'impression qu'il la fuyait et elle n'aimait pas cette impression. En même temps avec William, on ne savait pas vraiment à quoi s'attendre, cet homme était tellement imprévisible !!

    “Affirmatif. Elena et moi serons ravis de nous y rendre “

    Qu'est ce que je disais !! Il n'y avait pas plus contradictoire que cet homme! Elena se sentait perdu et ne savait pas quoi penser de cette situation qui devenait de plus en plus compliquée.

    “D’accord, je compte sur vous deux alors. Je ne me fais pas de soucis, je suis persuadé que vous vous débrouillerez. Je me disais... Il n’y a rien que tu ne veuilles me parler, n’est-ce pas ? Pas de problème, n’est-ce pas ? S’il y avait un ennui... ”

    Elena pensait être au bout de ses surprises mais visiblement, elle avait parlé beaucoup trop vite. Soit elle rêvait, soit Paul venait de faire implicitement allusion à la demande de mutation de William, il voulait encore y revenir dessus. En même temps, cette demande avait du étonner le chef du bureau des aurors. Il était normal que le ton monte entre William et elle mais jamais ils n'avaient envisagé de faire cesser leur collaboration d'une quelconque manière.

    “Aucun. Que pourrait-il y avoir ? Mais peut-être Elena a t-elle quelque chose ? Je l’ignore”

    Ce fut la voix de William l'appelant qui la poussa à répondre et à se tourner complètement vers son chef. Elle tentait de garder un visage neutre mais quiconque la connaissait, savait qu'elle était contrariée. Le fait que William ai dit qu'il n'y avait aucun problème a rassura quelque peu. Elle était intimement persuadé qu'il aurait sauté sur l'occasion pour prendre Harrold pour interroger cette famille. Il n'avait pas hésité à dire qu'elle irait avec lui.

    « Il n'y a rien Paul! » répondit-elle en se forçant à sourire. « On va aller interroger cette femme sur la disparition de son mari. »

    Une fois que Paul était partie, elle poussa un long soupir qui fut interrompu par William qui s'était avancé vers elle. Surprise, elle sursauta légèrement et fut complètement destabilisée. William la fixait sans ciller et d'un air grave:

    “Elena. Je tiens à éclaircir certaines choses. Je n’ai jamais cherché à remettre en cause autant tes compétences, que notre collaboration ou encore quoique ce soit d’autres. Quand une collaboration marche bien, il y a forcément de la confiance. Je ne le nie pas. C’est sans aucun doute ce qui fait que l’on apprécie nos services et nos bons résultats. J’ai juste penser que ce serait mieux pour nous deux de prendre une distanciation vis-à-vis de... ce qu’il y a eu, que tu aurais été du même avis.“

    « Justement tu n'es pas moi, Par Merlin!! Cesse de penser à ma place. » fit-elle l'air furieux alors que William gardait tout à fait son calme.

    “Je pensais que ce serait plus simple et surtout je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur tout cela à cause de ça. Vraisemblablement, ça n’était pas le plus simple. Alors si ça te convient, à toi de choisir si tu veux venir pour la visite que nous devons faire chez cette femme ou si tu préfères que ce soit Harrold qui vienne. Je comprendrais.”

    La jeune femme s'était radoucie. Elle aurait voulu lui attraper le bras quand il l'avait lâché du regard mais elle s'était abstenue. Il pourrait l'interpréter de travers. Mais il avait réussit – l'exploit! - de la raisonner … ou du moins à la calmer. Il n'y avait que lui qui y arrivait au travail de toute façon, mais il avait aussi la faculté de la faire sortir de ses gonds en un rien de temps.

    « Rien n'est simple avec … avec ce genre de chose William, tu devrais le savoir, c'est toi le plus expérimenté de nous deux! » Elena faisait ici référence à son expérience de l'amour Rolling Eyes William avait quand même été marié plusieurs fois, il avait donc plus d'expérience de ce côté-là qu'elle.

    Décidant qu'elle avait assez fait la tête … pour le moment Rolling Eyes Elle posa sa tasse de café sur son bureau puis revint vers celui de William. Ce dernier était concentré sur le dossier que venait de leur confier Paul et elle se mit derrière lui pour pouvoir parcourir le dossier derrière son épaule : choque que William n'aimait pas qu'elle fasse mais elle sentait qu'à cet instant, elle pouvait s'octroyer ce droit!

    « Si Je laisse Harrold t'accompagner, il aura le droit de s'assoir sur ton bureau et je veux être la seule à avoir cet honneur. »

    Son air tout à fait serieux contrastait avec ses paroles et elle ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire puis un clin d'oeil comme elle en avait si bien l'habitude. Les paroles de son collègue l'avaient apaisé pour le moment. Et le fait qu'il n'ai pas hésité à dire qu'elle viendrait avec lui pour cette mission l'avait conforté dans cette sensation de ' retour à la normale ou presque'. Le problème n'était pas résolu mais Elena se sentait déjà mieux.

    « Donc, oui je t'accompagnerais! Tu ne te débarrasseras pas de moi si facilement! »

    Elle reprit le chemin de son bureau pour attraper sa baguette et sa veste; qu'elle enfila tout en lui disant: « On y va ? »

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyDim 28 Nov - 18:44

    Elle n’avait pas tord mais d’un côté seulement. Parfois, cela pouvait être simple. Mais toutes les choses ne l’étaient jamais, avec lui. Lorsque l’on commençait à le fréquenter, il fallait rapidement se faire à cette idée.

    Evidemment, elle avait à moitié raison en affirmant que c’était lui le plus expérimenté dans ce domaine et c’était bien connu qu’il savait que rien n’était facile. Mais au contraire, il fallait choisir la voie la plus simple, et celle-ci lui avait parue la meilleure. Et il avait eu beau s’être marié plusieurs fois, ça ne faisait pas de lui quelqu’un qui prenait toujours les meilleures solutions, pour ce qui était du domaine ‘sentimental’. La preuve, tous ses mariages avaient fini par lui créer la plus grosse déception de toute sa vie ; chacun d’entre eux n’étaient que lamentables échec.

    Et pourtant, il s’était marié... Cinq fois à présent, si je compte bien. Alors pour parler du plus expérimenté en cette matière, pas vraiment... Il avait toujours fais les plus mauvais choix de sa vie. Pour cela du moins. Il n’avait donc que des mauvaises expériences, sur lesquelles il ne désirait pas vraiment se baser pour la sa vie future ! sans doute était-il condamné à n’aller que de mauvaises expériences en ce domaine, mais il ne se plaignait pas. Jamais. Il n’y avait que les faibles d’esprit qui se plaignaient. Entre l’une de ses ex qui n’oubliait jamais leur anniversaire de mariage et qui ne manquait pas d’appeler ce jour-là, une qui se souvenait de lui chaque fois qu’il lui manquait de l’argent pour arrondir ses fins de mois, une autre qu’il ne pouvait supporter à cause de son débit de conversation qui ne semblait jamais finir, une qui... Bref, vous avez compris le principe et dans quelles histoires il s’était toujours laissé embarquer. Ce n’était que passé le mariage que leur vrai nature se révélait, comme par hasard... Il n’avait jamais fait donc le bon choix. Et de toute évidence, sur ce coup-là avec sa coéquipière, il n’avait pas encore fait le bon, alors qu’il avait cru que ça l’était.

    Il ne répondit rien à la réponse qu’elle lui avait faite hormis de hausser un sourcil avant de retourner continuer lire le dossier.

    Plongé dans le dossier qu’il avait sous les yeux, il n’avait pas entendu Elena se glisser derrière lui pour regarder par-dessus son épaule. Il détestait qu’on lui fasse ça. Il aimait bien que rien ne lui échappe, qu’il puisse voir tout, ne pas être pris au dépourvu.... (même si ces derniers temps, un peu trop de choses dérapaient et il n’aimait pas !). Chaque fois lorsqu’on faisait ça, il avait l’impression que quelque chose lui échappait. Il préférait quand il avait un parfait contrôle sur les choses et les situations. Cela procurait un certain réconfort. Il ne fit cependant aucune remarques hormis une sorte de grognement qui manifesta son mécontentement mais rien d’autres : mieux valait maintenir la paix pour gagner la guerre. Toutefois, il ne put s’empêcher de relever lorsqu’elle lui fit remarquer que si elle laissait Harrold aller à sa place, il aurait le droit de s’asseoir sur son bureau... Et qu’en conséquence, elle ne lui laisserait pas la place.

    William ne vit pas réellement le rapport entre le fait de laisser Harrold venir avec lui interroger la famille et celui de le laisser asseoir sur son bureau... Néanmoins, il répondit :

    “ Faux,” répondit-il d’une voix lente tout en se retournant vivement et en la toisant. “Personne n’a ce droit... Ni toi ni personne d’autres. Après le bureau, vous voudriez prendre mon siège ! et ensuite, ma place probablement ! Alors, pas question”, ajouta t-il d’un ton sans réciproque et pourtant avec un sourire amusé.

    Et... Comment cela ?! La seule à avoir cet honneur ? Evidemment, il discerna le ton de la plaisanterie dans ses propos. Mais quand même, il mettrait un point d’honneur à repréciser une chose à laquelle il tenait Rolling Eyes . Se considérait-elle comme particulière à ses yeux pour mériter l’honneur de s’asseoir sur son bureau ? Rolling Eyes Il n’en était assurément rien.

    Ils étaient collègue certes, mais cela s’arrêtait là... Et il ne voulait pas entendre qu’ils pussent être autre chose qu’amis, hors de question. Alors, ni elle ni personne d’autres n’avait le droit de s’asseoir sur son bureau... Bon, effectivement, c’était arrivé une fois, mais ça ne comptait pas ! C’était une erreur ! L’ERREUR ! Il se cria ce mot dans sa tête comme pour se convaincre lui-même du bien fondé de ce mot. “Si je ne t’ai juste pas virée de mon bureau à coups de pieds, c’était seulement par... Comment dit-on ? Seulement par sympathie. Tu me semblais simplement un peu trop sur les nerfs déjà, je n’ai pas voulu en rajouter “ . Voilà, ça c’est fait ; espérons qu’elle imprime ces mots. Et avant qu’elle ait le temps de dire quoique ce soit d’autres comme une réplique cinglante qu’il la sentait sur le point de sortir, il se dépêcha d’ajouter alors qu’elle allait pour récupérer sa veste posée sur son propre bureau :

    “ Et je crois pouvoir affirmer que je ne parviendrais pas à me débarrasser de toi, même si je le voulais”. Il n’avait pu s’empêcher d’observer. Son ton amusé contrastait fortement avec les paroles qu’il énonça cependant. L’ironie de ses propos étaient par ailleurs bien présent. de l’ironie assez gentil, si vous voulez mon avis. “Bien sûr, allons-y”, ajouta t-il du sourire dévastateur qui faisait pas mal de victimes... Sourire de l'innocence même Rolling Eyes

    Il attrapa sa veste elle-même sur le dossier de son fauteuil, glissa sa baguette dans l’intérieur de sa cape qu’il resserra autour de lui puis, il attendit sa coéquipière. Que les femmes étaient longues à se préparer quand même Rolling Eyes Bon, tout dépendait lesquelles effectivement et Elena n’était pas concernée réellement dans cet “échantillon”. Par ailleurs, sa femme prenait un temps fou à se préparer pour sortir... Il fallait toujours que tout soit parfait ; elle vérifiait au moins trente fois qu’elle n’avait rien oublié : et au final, elle oubliait toujours quelque chose. Cela lui donnait envie tout simplement de redescendre dans sa cave et de reprendre la construction de son bateau. Là, au moins, il n’y avait aucune contrariétés à y avoir.

    Peut-être pour cela que généralement il ne sortait jamais avec elle. Sauf quand c’était le matin pour se rendre au boulot. Bref, sur cette brève argumentation inutile, William décida qu’il était temps de d’y aller ; ils avaient perdu assez de temps comme cela !

    La malchance les poursuivait. Quel ne fut pas sa surprise lorsqu’entrant dans l’ascenseur et se calant vers le fond, il reconnut...

    “William chéri !”

    Oh non...
    Ça, ça ne pouvait être qu’une seule personne. Sa femme. William se maudit de ne pas avoir attendue deux minutes avant de sortir du bureau. Son caractère bougon de retour, il se laissa embrasser par cette dernière tandis qu’elle se mettait à saluer Miss Kowalski avec une joie non feinte.
    Si elle savait...
    La porte de l’ascenseur se referma. William eut la sensation que, plus qu’un ascenseur, un piège venait de se refermer sur lui. Elena d’un côté, sa femme de l’autre, la seconde le collant comme une moule sur un rocher et lui tenant des propos qui lui échappaient totalement : il lui semblait qu’elle lui parlait de son affaire en cours. La même qu’elle n’avait eu de cesse de parler au dîner la veille et qu’il connaissait déjà par coeur. Il hochait la tête de temps en temps, en silence. Si son humeur avait été à la plaisanterie dans le bureau des Aurors, à présent celle-ci s’était assombrie et ce qu’il craignait le plus c’était qu’Elena ne s’en aperçoive. En effet, le plus souvent il tâchait d’éviter que ses collègues Aurors ne le voit lorsqu’il était avec sa femme de crainte qu’ils se rendent compte de quelque chose. Là, il aurait du mal à éviter l’inévitable sinon qu’en conservant un air fermé, distant, impassible, cela éviterait de trop connaître son sentiment sur la question. Tout simplement, Elena se dirait simplement sans doute qu’il était très réservé dans ce domaine. C’était bien connu qu’il n’était guère expressif côté sentimental.

    Il sortit de ses pensées alors qu’il se rendait compte qu’Anabella venait de lui demander quelque chose. Par habitude il hocha la tête sans avoir comprit ce qu’elle avait dit. Sa femme sembla tout à fait satisfaite de sa réponse qui sonna comme un acquiescement de sa part et elle reprit aussitôt en s’adressant à Elena.

    “ Il faudra donc que vous veniez manger un soir à la maison, ma chère Elena, nous en serions ravis mon mari et moi, n’est-ce pas chéri ?”

    William faillit déglutir en comprenant enfin de quoi elle parlait. il s’enfonça dans son mutisme, ne daignant pas répondre. C’était à Elena de répondre après tout.
    Ben voyons, sa femme et son amante d’un soir (il ne savait même pas quel nom vraiment lui attribuer ! Ils étaient quand même plus que de simples collègues !), à diner chez eux... Quelle ironie... Il n’était peut-être pas doué pour ce qui était le sentimental - qu’il trouvait vraiment niais - mais il avait conscience que le plus difficile à supporter serait pour Elena.
    Comme Annabella l’observait avec cet air inquiet qui lui donnait l’impression de toujours s’inquiéter lorsqu’il était silencieux trop longtemps, il comprit qu’elle attendait forcément une réponse.

    “Un soir ? Bien sûr, si ça peut te faire plaisir... “
    “Je le savais. Quand il s’agit de me faire plaisir, il est toujours là !” s’écria t-elle complètement ravie par sa réponse.

    William s’empêcha d’étouffer de rire avec sa propre salive... Lui, faire plaisir ? Mais bien entendu, c’était sa principale occupation.... D’ailleurs il y passait tellement de temps qu’il n’avait plus le temps de ne rien faire. L’aimait-elle à ce point pour être autant aveugle ? Misère... Le calvaire était loin d’être terminé.

    “... Mais je crois qu’Elena est souvent prise, les soirées, n’est-ce pas ? “
    Il tourna brièvement la tête en la direction de sa coéquipière. Tout ce qu’il espérait, c’était qu’elle allait répondre dans le sens qu’il voulait, et non le contraire...
    “Alors, un midi ! En parlant de midi, on mange ensembles mon ange ?”

    Misère. William s’empêcha de lever les yeux au ciel. Elle allait lui faire tous les qualificatifs ? Honnêtement, il ressemblait à un ange ?! C’était bien le dernier adjectif qu’il s’attribuerait ! Il fallait bien mal le connaître pour lui attribuer ce nom ! D’un ton lasse et théâtralement désolé, il lui répondit...

    “... J’ai bien peur de ne pas pouvoir. Nous avons été mise sur une mission qui, je crains, risque de nous prendre la journée”.
    “ Oh... D’accord”

    Elle avait toujours cet air niais lorsqu’elle le regardait. - l’amour rendait-il toujours niais ? - Dans ce cas, William se félicitait n’être jamais vraiment tombé amoureux, ou que cela n’ait jamais duré trop longtemps. Heureusement pour lui, lui qui condamnait tout état d’esprit d’une totale niaiserie D’ailleurs, il considérait ce genre de sentiments comme étant les plus niais, et il se félicitait de n’être jamais arrivé à cet extrémité...Pourvu que cela continue ! Car, évidemment, il se refusait de penser qu’il put ressentir quoique ce soit de semblable envers sa charmante coéquipière.

    Les portes s’ouvrirent enfin. Annabella se détacha enfin de son mari et l’embrassant sans égard pour la pauvre Elena, sortit de l’ascenseur en esquissant un signe ridicule de la main en direction de William qui se sentit obligé d’esquisser un léger signe de tête un peu raide pour ne point la contrarier. Le calvaire prit alors fin. Pour qui avait-il été le pire ? Pour Elena sans doute. Non, évidemment pas. Pour lui. Elle, elle ressentait rien du tout pour lui... Alors le pire ne pouvait être pour elle ! L’autre soir avait été une simple erreur et ce n’était pas parce que l’un ou l’autre ressentait une quelconque attirance ! Pas la moindre ! Il s’interdisait même de le penser. C’était une erreur qui ne se reproduirait pas ; il y serait vigilant. Il ne fallait encore que cela vienne entâcher leur relation professionnelle voire amicale.
    Tout à fait. Elle ne pouvait ressentir rien du tout à son encontre..

    Certes, cela n’empêchait sans doute pas une certaine gène de s’installer. Le souvenir, sans nul doute, de l’autre soir était encore bien frais et... C’était, là, la SEULE raison de cette gêne. Mais tout redeviendrait très vite normal. Comme pour vérifier qu’il ne se trompait pas, il se prit à l’observer un instant afin de démêler quelle était l’expression qui dominait chez elle en cet instant.

    “Pas de commentaires “ laissa t-il échapper sur un ton sans réciproque à son adresse pour la prévenir de retenir toutes les remarques qui pourraient lui passer à l’esprit.

    Heureusement, les portes s’ouvrirent à cet instant. William en fut content. L’entrée d’une tierce personne empêchait qu’ils ne se trouvent seuls dans l’ascenseur et par la même occasion, cela découragerait sans doute Elena d’émettre la moindre remarque ironique vis-à-vis de ce qui venait d’avoir lieu. Et curieusement, il ressentait également un certain soulagement vis-à-vis du fait qu’ils ne se trouvaient pas seuls...

    D’où pouvait bien venir cette impression ? « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 794697
    Se calant contre la paroi de l’ascenseur alors qu'il se remettait en marche, William ouvrit le dossier et le parcourut des yeux, davantage pour occuper son esprit qu’autre chose.
    Dossier qu’il avait déjà lu deux fois.... Après tout, peut-être y avait-il des mots cachés entre les lignes x)
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyMer 1 Déc - 18:37

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    Après lui avoir répondu qu'ils pouvaient y aller, William lui fit un sourire à damner un saint. A cet instant, Elena pensa qu'un sourire de ce genre devrait être interdit par la loi tellement il était tentant !

    Ils sortirent du bureau en hâte. Elena le suivit sans rien dire mais un sourire mutin ornait son visage. Elle détestait ces femmes qui devenaient quasi hystériques quand l'homme de leur rêve leur souriait. Et là c'était exactement ce qu'elle était entrain de faire et rien que cela elle se détestait à cet instant.

    Son sourire s'effaça très vite quand ils entrèrent dans l'ascenseur. A peine se fut-elle mise à côté de son collègue que sa femme bondit sur lui. Elena dû faire appel à tout son self-control pour ne pas lever les yeux au ciel tellement elle était exaspérée par ce comportement.

    “William chéri !”

    « Nie, To koszmar »
    (Non, c'est un cauchemar !)

    pensa Elena, exaspérée. Malheureusement, elle n'eut pas le temps de détourner le regard quand Anabella embrassa son mari et la polonaise se retint de grimacer de dégout. Ce n'était pas le baiser qu'elle trouvait dégoutant, c'était plutôt l'absurdité de ce geste et le visage de William. Ce dernier semblait complètement insensible à ce geste – pourtant intime ! - il restait complètement impassible. Ce fut Anabella qui sortit Elena de ses pensées en la saluant avec une joie immense! Elena lui lança alors un petit sourire niai, mais qui était totalement faux. Avant l'erreur avec William, elle n'aimait pas particulièrement Anabella. En vérité, elle n'accordait pas beaucoup d'importance à la femme de son collègue, mais aujourd'hui, elle n'avait envie que d'une chose, une seule et unique chose: qu'elle se taise parce qu'elle ne la supportait plus à coller William, à l'embrasser devant elle et tous les signes d'affection qu'elle pouvait lui montrer.

    « Oui, bonjour Anabella » dit-elle en regardant tout sauf en direction d'Anabella et donc de William puisqu'elle était encore collée à lui.

    La suite du discours d'Ana lui sembla un peu flou. Un peu plus tard, elle remarquait que William semblait tout aussi absent qu'elle. Elena se demanda si la raison de son égarement était dû à elle et leur erreur ou simplement à l'enquête. Elle aimait, cependant, penser qu'il s'agissait d'elle.

    “ Il faudra donc que vous veniez manger un soir à la maison, ma chère Elena, nous en serions ravis mon mari et moi, n’est-ce pas chéri ?”

    Hein ? Quoi ? Shocked Et en plus William ne disait rien !!

    « Eh bien c'est à dire que ... »

    Elena lança alors un regard assez desespéré à William. Mais ce dernier ne semblait pas bouger d'un pouce. Raaah, ce qu'elle pouvait détester quand il faisait ça! Au bout de quelques secondes qui parrurent une éternité à Elena, William parut se réveiller et marmonna:

    “Un soir ? Bien sûr, si ça peut te faire plaisir... “
    “Je le savais. Quand il s’agit de me faire plaisir, il est toujours là !” s’écria Anabella complètement ravie par sa réponse.

    Oh misère!! William, faire plaisir ?? Si la situation n'avait pas été aussi desespèrante pour la jeune Auror, elle en aurait éclaté de rire. Comme si William avait l'habitude de faire plaisir à son entourage. On croirait rêver!

    “... Mais je crois qu’Elena est souvent prise, les soirées, n’est-ce pas ? “

    Ah enfin!! Il semblait enfin se réveiller le bougre! Sautant sur l'occasion, la polonaise prit son air le plus désolé possible et dit:

    « Oui, c'est ça! Je … Je suis entrain de faire des travaux dans mon appartement. De la peinture pour être plus précise. » Bon, il y avait mieux comme excuse, surtout qu'avec l'aide de la magie, tout se faisait plus vite mais elle espérait vraiment qu'Anabella n'insiste pas. Ce serait un véritable calvaire pour elle de faire face à Anabella et William, dans leur maison, leur environnement ou elle n'avait pas sa place. Surtout après ce qui s'était passé!

    “Alors, un midi ! En parlant de midi, on mange ensembles mon ange ?”
    "... J’ai bien peur de ne pas pouvoir. Nous avons été mise sur une mission qui, je crains, risque de nous prendre la journée”.
    “ Oh... D’accord”

    Ana semblait terriblement déçue, ce qui eut le don de ravir Elena. Elle en avait assez de voir cet air niais sur son visage, sa façon de s'accrocher à William comme une moule à son rocher, et puis comment faisait-elle pour garder ce sourire, constamment sur son visage ? Elle utilisait un sort ?
    Décidément, la jalousie rendait Elena méchante! Parce que oui, il s'agissait bien de la jalousie, même si Elena mettait son comportement sur la fatigue qu'elle accumulait depuis quelques jours à dormir très mal et très peu.

    Par merlin, son calvaire prit fin quand les portes de l'ascenseur s'ouvrirent. Madame Carter s'appliqua tout de même a embrasser tout de même une dernière fois son époux. Et …. mon dieu !! Elle prenait malin plaisir à provoquer Elena ou était-ce naturel ?! Ou alors était-ce une fâcheuse manie des époux ?? Surement! « Restes calme Elena! C'est normal que des époux, quand ils s'embrassent, se mettent la main aux fesses … mais pas dans une ascenseur bon sang !!!! » pensa Elena alors qu'elle détournait le regard. Elle n'arrivait pas à croire que William ai osé faire çà après ce qui s'était passé entre eux. Mais après tout, son collègue avait mis un point d'honneur à l'éviter après cet incident et avait même demandé sa mutation. A quel jeu jouait-il avec elle ?? Il cherchait à tester ses réactions?? Et pour quoi faire au juste ? Il avait bien précisé qu'il s'agissait d'une erreur, il y mettait un point d'honneur à leur le dire d'ailleurs.

    Tout en soupirant le plus discrètement qu'elle le pouvait, Elena se colla à la paroi de l'ascenseur en prenant soin d'éviter le regard de son coéquipier. L'image de sa main très au sud de la taille de sa femme ne lui plaisait guère mais elle fulminait intérieurement. Heureusement qu'elle ne l'avait pas vu l'observer parce que sinon, elle aurait explosé et peu importait s'il se moquait d'elle, elle en avait vraiment gros sur le cœur. Aussi, quand il lui dit d'un ton sans réplique de n'ajouter aucun commentaire, elle sentit la colère monter en elle: exactement de la même façon quand ils avaient travaillé pour la première fois ensemble.

    « Oh, ça c'est sur! Il n'y aucun commentaire à faire William » ricana-t-elle en lui lançant un regard noir.

    Elle se fichait qu'une personne soit entrée au même moment dans l'ascenseur. Le fait qu'ils ne soient pas seul allait l'aider à se calmer, même si, au final, ils allait descendre à l'étage suivant. William, pour éviter de la regarder, s'était remis à lire le dossier ce qui eut tendance à exaspérer la jeune femme.

    L'ascenseur se rouvrit. Elena en sortit en premier d'un pas vif.
    « Ou va-t-on Monsieur Carter! » demanda-t-elle de sa voix la plus sarcastique.

HJ: Une semaine pour répondre, désolée « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 713299 , mais là j'étais vraiment inspirée Argh
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyJeu 2 Déc - 0:40

    Mais pourquoi donc se concentrait-il sur ce foutu dossier qu’il avait lu et relu plusieurs fois ? Craignait-il d’avoir raté quelques détails d’une importance primordiale ? A moins que ce ne soit exprès pour ne pas rencontrer le regard d’Elena qui, quelque chose lui disait, n’était pas des plus sympathiques en ce moment présent. Il le savait, c’était mal de vouloir chercher à fuir son regard mais ils n’allaient pas quand même remettre toujours le même sujet sur le tapis ; elle devait simplement apprendre à s’y faire. La rencontre avec sa femme devrait dorénavant se dérouler en tous points aussi normal qu’auparavant. Elle devait s’habituer ; elle devait oublier. Un point c’est tout. Il releva à peine les yeux lorsqu’elle lui répliqua de manière cinglante qu’en effet, il n’y avait aucun commentaires à faire. Son ton était on ne peut plus parlant. Il retint une expression perplexe...

    N’y avait-il pas un relent de jalousie dans ses paroles ? Ou était-ce simplement de la colère après avoir assisté à pareille scène entre lui et sa femme ? Le temps qu’elle se remette de ce qui s’était passé entre eux, il serait normal qu’elle ressente de la colère. Mais, il fallait avouer que, sur le moment, il ne sut exactement quel était le sentiment qui primait. En revanche, il retint le regard noir qu’elle lui lança. William afficha une expression perplexe et un regard inquisiteur pendant quelques secondes alors qu’il considérait la jeune femme un instant avec étonnement. Il était réellement conscient que l’observant ainsi n’aidait pas à la mettre plus à l’aise ; il en était parfaitement conscient mais comme s’il ne pouvait s’empêcher, comme s’il voulait voir à travers elle quel sentiment l’animait exactement en espérant qu’il se trompait - comme s’il voulait inconsciemment tester ses propres limites -, il semblait par ailleurs prendre un certain plaisir à la mettre si mal à l’aise par le simple souffle d’un seul regard... Pour un peu il se serait détesté Rolling Eyes

    Mais William commençait à se demander si Elena considérait réellement ce qui s’était passé comme une erreur - tel qu’il le croyait ou voulait le croire lui-même - ou s’il n’y avait que lui qui voulait s’y raccrocher car cela facilitait grandement les choses de ne pas y accorder trop d’attention.

    Personne ne dit rien d’autres avant que l’ascenseur ne termine sa course et William vit Elena en sortir aussitôt d’un pas vif, comme si cela pouvait la calmer, comme si l’ascenseur lui donnait une impression d’étouffement dont elle voulait au plus vite se débarrasser. William la suivit d’un pas tranquille, comme semblant soucieux pour une fois de ne pas attiser la flamme vacillante de la colère qui pouvait l’animer. Pour une fois, il considéra que mieux valait attendre que cette flamme ne s’épuise un peu avant de lui parler...

    Cependant, elle avait eu raison sur un point. Il n’y avait en effet rien à commenter sur la scène à laquelle elle avait assisté. Rien du tout à commenter ; c’était tout bonnement dénué de tous intérêt. Néanmoins, peut-être y accorderait-il moins d’importance si cela importait moins à Elena ? Non, c’était n’importe quoi... Pourquoi cela lui venait-il à l’esprit d’ailleurs ?!

    Il sortit de l’ascenseur, la suivit jusqu’à ce qu’elle se retourne vers lui et lui demande d’une voix on ne peut plus sarcastique où devaient-ils aller. D’un ton serein, il répondit machinalement sans même jeter un oeil au dossier :

    “ Godric’s Hollow. Mais je propose avant tout que tu reprennes ton calme, sinon tu risques d’effrayer les gens que nous devons aller voir. Cela ferait mauvaise image et de plus, nous ne ferions pas du bon travail “.

    Bien qu’il avait parlé d’une voix tout à fait neutre et que son ton n’était pas le moins du monde provoquant, il était cependant absolument assuré qu’elle n’allait pas vraiment apprécier sa réflexion. Du moins, surtout sur la fin. L’on pouvait se demander également si malgré les apparences il ne s’inquiétait pas un peu pour sa santé ou son état psychologique - sans le montrer évidemment - ? Après tout, c’était un peu de sa faute si elle était dans cet état.

    “Cela ferait mauvaise image... Nous ne ferions pas du bon travail”... ça, c’est certain qu’elle ne risquait pas très bien d'apprécier… Comme si le travail était le plus important, finalement, comme si c’était ce qui le chagrinait le plus. Si, au départ on aurait pu croire que c’était pour elle qu’il s’inquiétait, sa seconde partie de phrase venait contredire le début : comme s’il ne pouvait s’en empêcher... Comme s’il ne voulait finalement pas que l’on croit qu’il s’inquiétait pour quelqu’un... Comme si cela nuirait à la réputation pour laquelle tout le monde le respectait. Comme si c’était le plus important de ne pas trop montrer ce qu’il ressentait. Comme si c’était le meilleur moyen de ne pas trop s’égarer.

    Sans attendre sa réaction, il l’agrippa par le bras et l’entraîna en direction de l’une des cheminées devant laquelle il y avait le moins de file d’attente. Ils se trouvèrent derrière une vieille sorcière au chignon assez serré et aux traits assez strictes. Une sorcière qui, selon ses souvenirs, travaillait au second niveau.. Ils patientèrent jusqu’à ce que cette dernière s’engouffre dans la cheminée et disparaisse dans un tourbillon de flammes vertes. Aussitôt, William se tourna vers Elena alors qu’il piochait à son tour une poignée de poudre de cheminette.

    “N’oublie pas, Godric’s Hollow. On se retrouve dans quelques minutes”.

    Lui tournant le dos, il entra à son tour dans la cheminée, et faisant face au hall du ministère qui allait bientôt disparaître devant ses yeux ; la dernière image qu’il emporta fut le visage d’Elena et il put voir en une seconde quelle était l’expression dessinée sur ses traits - sans doute ses paroles en étaient-elles la cause - lorsqu’il l’avait empêchée de répondre quoique ce soit à sa remarque : cela ajouté au fait de l’inattendue rencontre dans l’ascenseur n’était pas pour lui réussir à lui faire garder son sang-froid sans doute ; si du moins elle avait eu l’occasion de lui répondre quelque chose mais il commençait à la connaître et son caractère n’était pas celui qui gardait tout en lui ; surtout que la confrontation qui avait eu lieu avait semblé la rendre furieuse. A moins que ce soit autre chose ? Quoiqu'il en soit, il avait entr’aperçu la même lueur dans ce regard que lorsque, au tout début à leur première altercation, elle lui avait hurlé dessus dans sa langue natale... Beau souvenir en y repensant Rolling Eyes .

    Mais une chose qu’il ne voulait pas, c’était évidemment qu’elle éclate en plein milieu du hall du ministère. Et là dans l’ascenseur, il l’avait légèrement sentie au bord de la crise de nerfs. Cela ne serait à l’avantage de ni l’un ni l’autre. Pour qui s’inquiétait-il le plus ? Lui, évidemment, du moins c’est ce que vous penserez sûrement tous.

    Il était arrivé depuis quelques secondes. Il avait jeté quelques coups d’oeils aux alentours, constaté qu’il n’y avait que peu de monde de présents dans la rue. Seulement après avoir pris ces quelques précautions, il s’autorisa à se décontracter légèrement. Il avait toujours trouvé le coin de Godric’s Hollow très agréable. Il appréciait par ailleurs davantage les petits coins de campagne et les villages, que les grandes villes : Tout le contraire de sa femme actuelle qui ne supporterait jamais de vivre à la campagne, “retiré du monde” comme elle le disait souvent... Il n'avait pas le même mode de vie. En fait, ils n'avaient rien en commun tout bien considéré.

    Il profita durant plusieurs minutes du calme complet présent sur la petite place centrale du village. Il n’eut pas le temps d’en profiter davantage car le bruit distinctif d’un transplanage le fit se retourner d’un seul mouvement alors que sa coéquipière apparaissait.

    “ Notre destination est à environ trois rues d’ici ”, annonça t-il tout en s'avançant vers elle.


    HJ : J'avoue, je cherche pas du tout à la pousser à bout '-' Rolling Eyes ohmygod
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyVen 3 Déc - 21:37

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William



    William ne semblait pas le moins du monde mal à l'aise ou en colère vis-à-vis d'elle ou de ce qui s'était passé plus tôt. Elena avait un peu de mal à suivre son comportement parfois. Il aurait très bien pu sauter sur l'occasion pour mettre les choses au clair mais il n'en avait rien fait. Bien au contraire, il était resté calme et lui avait dit d'une voix tout à fait sereine qu'ils devaient se rendre à Godric's Hollow. Pourquoi ne lui avait-il pas remonté les bretelles ? Surtout qu'elle n'y avait pas été de main morte en ce qui concernait les remarques sarcastiques mais il n'avait rien dit. Elena se plaisait à penser que la raison était elle en tant que femme. C'était une remarque relativement égoïste mais penser qu'il n'aimerait pas la vexer plus qu'elle ne l'était, semblait une idée des plus agréable et plaisante pour l'auror.

    Mais, bien entendu, on ne perd pas les bonnes habitudes et là, elle reconnaissait bien son collègue:

    “ Godric’s Hollow. Mais je propose avant tout que tu reprennes ton calme, sinon tu risques d’effrayer les gens que nous devons aller voir. Cela ferait mauvaise image et de plus, nous ne ferions pas du bon travail “.

    « Je reprendrais mon calme si je le veux!! »

    Tiens donc, Elena n'avait pas non plus perdu les bonnes habitudes. Elle ne pouvait pas s'empêcher de répliquer du tac o tac quand il lui faisait une remarque. Et puis cette façon de lui dire qu'ils ne feraient pas du bon travail l'exaspéra au plus haut point. Il n'y avait pas que le travail dans la vie: ce n'était pas – visiblement – le point de vue de William.

    « Et je fais toujours de l'excellent, au bord de la crise de nerf ou pas!! » dit-elle alors qu'il l'entrainait, par le bras, vers la cheminée la plus proche. Ce simple contact lui procura des frissons et elle se retint de fermer les yeux. Premièrement parce qu'elle était sensée être énerver contre William et deuxièmement parce que si elle voulait entrer dans la cheminée, c'était plus pratique! ⭐
    Trêve de plaisanterie « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 345962 ⭐

    William s'avança dans la cheminée et lui rappella une fois de plus que leur destination était Godrics Hollow.
    « Oui, Papa. J'ai pas une mémoire de poisson rouge MOI »

    Sa colère était encore bien présente mais elle ne voulait pas faire de vagues dans l'atrium du ministère. Elle ne continua pas son discours cinglant et s'arrêta là consciente que certains la regardaient comme une démente. Une fois que William eut disparu, elle poussa un long soupir puis assigna un regard noir à un membre du ministère qui l'observait.

    Elle prit ensuite une poignée de poudre de cheminette et dit haut et fort:

    « Godric's Hollow »

    Elle arriva deux secondes plus tard en toussant. Elle détestais le réseau de cheminées ! Tout en jetant des coups d'oeil aux alentours, elle épousseta sa cape de sorcière et s'avança vers William. Lui aussi semblait observer les alentours puis l'avertit que la maison de la famille Shonder se trouvait à trois rues d'ici. L'auror s'avança vers elle mais la jeune femme ne bougea pas d'un pouce alors qu'elle epousseta une poussière imaginaire sur sa cape. Maintenant qu'ils n'étaient plus que tous les deux, elle craignait – en quelque sorte – la réaction de son collègue. Alors, pour commencer la première, elle lui dit:

    « Pas la peine de te fatiguer William Arthur Carter, oui je suis énervée et tu sais très bien pourquoi!! »

    tout en le pointant du doigt avec un air accusateur. Elle n'avait aucun doute, il devinerait immédiatement à quoi elle faisait référence : la main de William très au sud de la taille de sa femme et inversement. Mais en même temps, mis à part le fait qu'ils n'aient pas été discrets, elle n'avait pas raison de lui en vouloir non ?? Après tout, il était marié avec Anabella, il pouvait faire ce qu'il voulait après tout ! Mais alors, Pourquoi Elena éprouvait-elle de la colère vis-à-vis de William parce qu'il avait embrassé sa femme devant elle alors, qu'il y avait 72h, c'est elle qu'il embrassait ! Et pourquoi éprouvait-elle une colère indescriptible envers Anabella alors que la blonde ne lui avait strictement rien fait. Bien au contraire, elle avait toujours été aimable avec elle, allant jusqu'à l'inviter chez elle et William. Non vraiment, elle n'avait pas à être en colère contre elle. Pourtant c'était un fait, elle ne supportait pas de l'avoir à côté d'elle quand William était là. Elena détestait sa façon de le coller en lui prenant le bras, ou encore de l'appeler Chéri ou mon ange à tout bout de champs; comme si William était SON ange …. Pfff des foutaises tout ça! Et le pire était quand le couple s'embrassait devant elle. Pour elle, c'était le summum
    parce qu'elle se revoyait dans les bras de son collègue.
    Parce qu'elle avait encore en tête son parfum enivrant mélange de sciure de bois et d'odeur virile.
    Parce qu'elle sentait encore les lèvres contre les siennes et leur goût si sucré.
    Parce qu'elle revoyait encore le regard de William dans le sien, elle n'avait pas rêvé, elle n'y avait vu que du désir !

    La vérité, si dure soit-elle, la frappa de plein fouet même si elle essayait de faire taire sa conscience. Elle était tout simplement jalouse d'Anabella parce qu'elle avait ce qu'elle n'aurait jamais: pas la beauté parce qu'elle se fichait des apparences, pas l'intelligence parce que … Rolling Eyes , pas sa place au mangenmagot parce qu'Elena aimait son travail d'auror, mais elle avait William. William n'était à personne mais Ana était mariée avec lui. En gros, William était une chasse gardée.

    Elena baissa les yeux et poussa un long soupir.

    « Bon aller, allons-y, fin de la discussion. J'en ai assez de toutes ces histoires. » dit-elle presque dans un souffle tout en évitant de croiser son regard, puis elle le contourna. Restes à savoir s'il allait la laisser passer.

HJ: J'espère que ça t'ira Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 4 Déc - 11:27

    Au fur et à mesure qu’il se rapprochait d’elle, William nota quelque chose d’étrange sur son visage, comme si... Comme si elle se contenait en elle. Lorsque, d’un doigt accusateur, elle le pointa, il comprit qu’elle avait eu raison - encore une fois (a) - et avec un soupir de résignation, il prit la décision de l’écouter, conscient que ça n’irait pas mieux tant qu’elle ne se serait exprimée. Autant prévenir que guérir. Autant laisser passer la tornade Elena ; lorsqu’elle se serait calmée, ils pourront ensuite repenser à la famille Shönder qu’ils devaient visiter. William espérait juste qu’Elena ne serait pas trop longue. Ils n’avaient quand même pas toute la journée et s’il y avait bien une chose qu’il détestait, c’était de perdre son temps à écouter les complaintes de ses collègues. Même si cela était un tout peu différent venant d’Elena...

    Deuxième indice qui lui montrât qu’elle était vraiment énervée fut qu’elle l’appela par son nom en entier. Oui, même l’utilisation de son second prénom. Il n’y avait que lorsqu’elle était furieuse contre lui qu’elle le nommait par son nom complet. Habituellement, et à chaque fois, il ne pouvait s’empêcher de sourire mais dans ce cas présent, il s’abstint de sourire, conscient que cela ne ferait qu’attiser sa colère ; non pas qu’il ne prenait pas un malin plaisir à la voir s’énerver ainsi, alors que lui semblait restait maître de lui-même. Mieux valait la laisser dans ce cas crier un bon coup, pour ramasser les miettes et ensuite les recoller. Sous ces airs impassibles et se concoctant une expression de curiosité attentive, il l’écouta commencer à parler avant de lâcher d’une voix neutre.

    “Vraiment ? J’en suis navré. Qu’ais-je fait encore qui ait pu mériter ton irritation ?” ne put-il s’empêcher de répliquer en haussant un sourcil d’interrogation avant de la laisser poursuivre.

    Enfin, il pensait qu’elle allait poursuivre... C’était évident ; pour lui, elle brûlait encore de dire pleins de choses... S’il y avait une chose dont il était certain, c’était qu’il ne fallait pas rester sur des malentendus inexpliqués.

    Pourtant, il sembla qu’elle avait terminé en fin de compte. Elle resta silencieuse un long moment durant lequel William se demanda si elle allait bien - comme quoi il s’inquiétait pour elle un peu au fond très au fond Rolling Eyes et bien qu’il n’irait jamais le dire explicitement « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461 -. Il se demanda s’il ne devait pas dire quelque chose, mais... Il se rendit vite compte qu’il ne savait vraiment pas QUOI dire exactement en fait. Parce que, au fond... Il se demandait effectivement pour quelles raisons précises était-elle aussi furieuse? Il lui sembla qu’il ne l’avait vu jamais autant l’être... Alors, pourquoi ? Etait-ce juste le fait de lui avoir imposé la présence de sa femme dans l’ascenseur ? Mais il n’y était pour rien, lui, si elle y était montée en même temps qu’eux. Elle semblait ne pas l’aimer. Pourquoi donc ? Il n’y avait qu’une seule raison de plausible, mais celle-ci, il se refusait résolument à l’admettre. Parce que ce n’était pas bien. Parce qu’ils ne devaient pas y penser. Parce qu’ils ne pouvaient y songer.

    L’Auror eut un léger soupir. Décidément, réfléchir à des enquêtes aux fils incroyablement emmêlés lui créaient vraiment moins mal au crâne que de réfléchir aux déboires sentimentaux des gens, même des plus proches. C’est alors qu’il accentua de nouveau son attention lorsqu’elle reprit la parole pour dire... Dire quoi ? Déconcerté, il l’observa passer ensuite devant lui - enfin, le contourner - tout en s’obstinant à ne pas le regarder... Il n’eut pas vraiment la sensation que la discussion était finie bien qu’elle maintienne le contraire. Il n’avait pas même l’impression que la discussion avait commencé.

    Hein...? Elle avait dit autre chose ? N’avait-il pas été mis en ‘pause’ ? Le son avait-il été mis sur ‘mute’ ?! Il avait la légère impression qu’elle n’avait rien dit du tout, pour être honnête. Et puis... Elle en avait assez de toutes ces histoires ? N’était-ce pas elle qui, au contraire, ne cessait de les remettre sur le tapis en y faisant allusion ? … Allusion à quoi au juste ?! Il ne savait même pas lui-même. Quand une histoire était terminée, il ne fallait plus la déterrer ; s’il y avait une chose qu’il avait retenu au cours de ses expériences ratées en matière de sentimentalisme c’était bien cela. Et elle, elle ne faisait qu’en parler... Mais, parler de quoi au juste ?

    “ Fin de la discussion ? Je n’ai pas l’impression qu’elle ait commencée pourtant”, reprit-il lentement tout en se retournant lentement pour suivre le mouvement circulaire qu’Elena effectuait alors qu’elle le contournait.

    Il réfléchit un instant. Il ne vit finalement qu’une raison pour laquelle elle aurait pu être en colère contre lui ; il ne voyait réellement aucune autre.... Qu’avait-il bien pu faire ??! Il avait beau réfléchir, il ne voyait ABSOLUMENT RIEN ! Ce qu’elle était énervante à la fin avec ces discours à demi achevés ! Ne pouvait-elle parler jusqu’au bout pour une fois, aller jusqu’au bout de sa pensée afin qu’ils n’aient plus à revenir dessus par la suite, afin d’éclaircir une bonne fois pour toutes tous malentendus ?!

    “Est-ce la remarque que je t’ai faite dans le hall du ministère, qui a pu provoquer tel état d’irritation envers moi ? Pourtant, l’ironie est de mise entre nous depuis le début, et ça n’a jamais semblé t’irriter autant...”, ajouta t-il sans laisser son regard fléchir le moins du monde ou trahir quoique ce soit d'autres que cette sincérité honnête imprégnant son regard en cet instant.

    Je ne comprends pas, ajouta t-il en pensées mais en taisant ces mots à l’oral. Il resta debout, immobile, face à elle. Face au dos de la jeune femme en fait étant donné qu’elle ne s’était pas encore retournée et qu’il avait tout loisir de... laisser sa raison s’égarer et ses sens s’engourdir. Ces longs cheveux dans lesquels il se souvenait avoir glissé les mains... Ces boucles parfaites... Ce bouquet de saveurs enivrantes qui l’avait saisi... Les images cessèrent, les couleurs de la réalité se teintèrent à nouveau alors qu’il reprenait contrôle sur lui-même. Sa raison dissipa les dernières sensations et images qu'il n'avait pu empêché son esprit de dessiner malgré toute sa volonté. Hors de question. PAS de pensées qui égarent l’esprit, William ! AUCUNES, c’est compris ?!
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 4 Déc - 13:41

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« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William


    “Vraiment ? J’en suis navré. Qu’ais-je fait encore qui ait pu mériter ton irritation ?”

    Pendant une seconde, elle se demanda s'il ne se fichait pas d'elle mais la mine interrogatrice de son coéquipier l'en dissuada. Elena se demanda si, en fin de compte, ce n'était pas elle qui exagérait un peu tout. Seulement, elle estimait qu'elle avait quand même ses raisons.
    William était surement persuadé qu'elle allait continuer mais elle n'en fit rien, elle était beaucoup trop pensive pour ça. Une part d'elle-même, la plus raisonnable, lui disait d'oublier cette soirée et l'autre part d'elle-même refusait même l'idée d'essayer d'oublier. En résumé, elle ne savait plus quoi penser.

    Soupirant, elle avança dans la rue juste après avoir dit à William qu'elle était fatiguée de toutes ces histoires. Sans se retourner, elle s'arrêta pour écouter son coéquipier:

    “ Fin de la discussion ? Je n’ai pas l’impression qu’elle ait commencée pourtant”

    William était assez contradictoire. Il disait qu'il ne voulait plus parler de leur erreur, et pourtant, là, il y faisait référence. Soupirant, une fois de plus, elle ne prit pas la peine de se retourner et lui dit:

    « Laisses tomber. On y va ?? »

    Mais Will ne semblait pas de cet avis. Il avait vraiment l'intention de trouver ce qui l'énervait. Cela semblait très simple pour Elena, mais comme son collègue ne semblait pas deviner, il fallait qu'elle le lui dise de vive voix. Mais l'admettre ainsi, au milieu de ce petit village viendrait aussi à admettre qu'elle était jalouse. Pourtant, elle s'était interdit ce genre de sentiments et elle n'oserait plus regarder William si elle lui avouait tout. Elle était avant tout sa coéquipière et son amie, non une amante ou ce genre de choses. En plus de cela, Elena se détestait d'avoir agit ainsi, sur une pulsion. Même si ce moment avait été plus qu'agréable, William avait raison, leur relation (professionnelle) ne serait plus jamais la même quoi qu'ils disent et quoi qu'ils fassent.
    Sentant le regard de son collègue lui brûler la nuque, Elle daigna enfin se retourner une minute après qu'il eut finit son discours. D'un geste de la main, comme si elle cherchait le faire taire, elle lui dit:

    « Ce n'est pas ça, ok ?? Je t'ai dit de laisser tomber, je n'ai pas envie d'en parler! » s'obstina-t-elle.

    Elle passa une fois de plus sa main droite dans sa lourde chevelure châtain, signe qu'elle était mal à l'aise. Elle n'aurait pas dû se mettre face à lui, parce que maintenant, elle se sentait obligée de le regarder et de ne pas baisser le regard. Seulement, en était-elle capable ?? Capable de cacher tout ce, à quoi elle pensait depuis quelques minutes, tous les sentiments et toutes les sensations que la rencontre avec Mme Carter avait fait naitre chez elle ? Elena ne s'en sentait pas capable.

    « Tout çà c'est compliqué » dit-elle toujours dans ses pensées. « Il faut arrêter d'y penser et on avancera beaucoup mieux sans prises de têtes ni malaises! »

    Inconsciente que sa phrase ne voulait absolument rien dire aux yeux de William, elle se remit à marcher dans la rue, direction la famille Shonder. Tout ce qu'elle voulait c'est travailler pour oublier cette horrible entrevue avec Anabella et tout le malaise qu'elle avait ressenti à ce moment-là et surtout cette irrésistible jalousie envers la femme de William. Et quoi de mieux que de plonger corps et âme dans le travail pour oublier ses problèmes.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 4 Déc - 15:36

    C’était vrai. Sous ses airs impassibles et si en apparence il demandait aux autres beaucoup trop parfois, il n’était pas insensible ; loin de là. Il était loin d’être insensible d’ailleurs à sa charmante collègue - n’en déplaise à toute la raison réunie qu’il pouvait rassembler en lui. Il ne bougerait pas, tant qu’il n’obtiendrait pas une réponse acceptable. Elle était têtue ? Lui aussi. Il avait l’impression que plus les secondes s’écoulaient, plus les choses se dégradaient. N’aurait-il pas été mieux finalement qu’ils aient changé d’équipe ? Bien que ce soit ce qu’ils auraient voulu éviter.

    Elena avait un peu trop tendance, aujourd’hui, à éviter son regard... Pour quelles raisons donc ? Comme si elle craignait qu’il y voit quelque chose... Ou était-ce un meilleur moyen de conserver ses moyens face à lui. Il fallait en finir, aujourd’hui ou jamais. Ou dans le cas contraire tout irait en empirant. William ne se voyait pas travailler avec elle dans ce climat de tension et de ‘non-dit’ qui semblait s’être instauré depuis... Depuis l’autre soir, en fin de compte. Il ne se voyait pas travailler ainsi. Pas alors que leur relation depuis le début s’était améliorée à ce point qu’ils pouvaient se dire être plus amis que simples collègues. Du moins, cela était jusqu’à ce... Jusqu’à ce jour. C’était comme s’ils faisaient marche arrière... William s’était toujours refusé à faire marche arrière.

    Qu’attendait-il vraiment, au fond ? Qu’elle dise vraiment ce qu’elle avait sur le coeur ? Alors qu’au fond de lui, il savait pertinemment ce qui l’occupait - ou du moins s’en doutait - mais refusait de l’admettre. Et puis, alors là ils faisaient la paire sans nul doute. Si lui, était contradictoire, elle n’était pas mieux. Elle brûlait d’envie de lui dire tout ce pour quoi elle était si fâchée, et devant le fait accompli, là voilà qui disait ne plus vouloir en parler ?! Il fallait savoir. Qu’est-ce qu’elle voulait à la fin ?! Parler ou pas ?! De quoi avait-elle peur ?! De lui ?! Bon d’accord, il pouvait paraître impressionnant parfois ! Mais quand même, il semblait la connaître assez pour savoir qu’elle n’était pas le genre à se laisser impressionner. S’était-il trompé ?

    Hein ? Que venait-elle d’ajouter ? Que c’était compliqué ? Parfait Les choses compliquées, il connaissait Et ils avaient tout le temps. Enfin, non, ils n’avaient pas TOUT le temps mais étant donné l’état dans lequel elle semblait être, ils pouvaient bien retarder de dix minutes leur visite chez les Shönder. « Il faut arrêter d'y penser et on avancera beaucoup mieux sans prises de têtes ni malaises! » . William haussa un sourcil. Arrêter d’y penser ? Qui est-ce qui semblait ne pas cesser de vouloir en parler, là ? Lui? Pas du tout. C’était bien elle. Lui, était d’accord sur le fait de ne pas en parler, mais elle semblait aller si mal... Elena n’était faite que de contradictions aujourd’hui, ou ce n’était qu’une impression ? Mais après tout, qu’elle fasse ce qu’elle veuille, si elle ne voulait vraiment pas en parler. William n’allait pas s’en occuper plus que nécessaire. Il voulait bien être compréhensif un moment pour la laisser s’expliquer mais il n’avait pas la journée.

    “Honnêtement, je ne sais qui y pense le plus. Ce n’est pas moi en tous cas qui ne cesse de faire la tête en agissant plus que bizarrement“, lui répliqua t-il d’un ton sans réciproque.

    Sur ce coup-là, son corps réfléchit avant son cerveau. Parce qu’il voulait comprendre, parce qu’il voulait la soulager dans la mesure du possible, parce qu’au fond il n’aimait pas la voir dans cet état de confusion tel qu’elle semblait l’être. Ses jambes lui commandèrent d’avancer ; il obéit. Son cerveau commanda à son bras d’aller se poser sur son épaule tandis que l’autre lui relevait le menton pour la forcer à le regarder sans ciller cette fois, sans chercher aucune échappatoire. D’un ton qui demandait une réponse précise cette fois, il ancra son regard dans le sien et lui exposa clairement la solution à tous les problèmes... (J’suis sadique hein n’empêche? La pauvre Elena qui doit être au martyr Rolling Eyes Vengeance « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461 ). La seule solution qui, actuellement, lui semblait la meilleure.

    “Tu ne veux pas en parler, d’accord. Fais comme tu veux après tout, ça te regarde. Réponds simplement à une question. Ne penses-tu pas réellement qu’il serait préférable que l’on demande à être changé d’équipe ? Ne serait-ce pas mieux pour toi ? Tu m’as reproché en début de matinée ne pas t’en avoir parlé la dernière fois ; maintenant je te le demande vraiment, avant de continuer. Peut-être serait-ce préférable... De ne plus travailler ensembles quelques temps... ”.

    ... Peut-être serait-ce préférable au lieu de se faire du mal. Pour rien. Mais cela, il ne l’ajouta pas. Son regard l’exprimait suffisamment. Il ne bougerait pas d'ici avant qu'elle lui ait répondu. Il voulait une réponse, maintenant. Une réponse honnête sur ce qu'elle était capable ou non. Elle devait sonder elle-même ses propres capacités. Elle ne pouvait continuer ainsi. Ils ne pouvaient poursuivre ainsi. Il fallait qu'ils prennent une décision, maintenant. Ici. Ici ou ailleurs, mais tant qu'ils étaient là alors ce serait ici même. Il ne bougerait pas avant d'avoir eu une réponse à sa question.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 4 Déc - 20:38

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« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    “Honnêtement, je ne sais qui y pense le plus. Ce n’est pas moi en tous cas qui ne cesse de faire la tête en agissant plus que bizarrement“

    William avait toujours eu de la répartie. La preuve, même dans une situation embarrassante, il gardait toujours le contrôle. Il semblait à Elena que William restait maitre de lui-même tous le temps, sans jamais fléchir. Elle n'avait aucun souvenir qu'il se soit énervé ou se soit emporté depuis qu'elle le connaissait. En même temps, dans leur duo, c'était plutôt elle qui s'énervait facilement.

    « Pas de commentaires ! » dit-elle en fronçant les sourcils.

    A peine eut-elle finit sa phrase que William s'approchait d'elle en ne la quittant pas des regards. Cette nouvelle proximité entre eux la mit encore plus mal à l'aise, elle sentit son coeur battre plus fort dans sa poitrine et ses joues s'empourprer alors qu'elle se décidait tout juste à jeter un coup d'oeil à son collègue. Elle voulut baisser la tête une deuxième fois, mais William posa sa main son sur épaule puis sous son menton pour le relever. Elle qui pensait pouvoir échapper aux scrutateurs de son collègue, elle s'était laissé avoir!!
    Son corps était tout simplement en ébullition et elle se sentait idiote de ressentir tout ça, elle avait l'ai d'une gamine de 14 ans pour son premier rancard, mais il y a des choses que l'on ne peut pas contrôler et ces moments-là en faisaient partis!

    “Tu ne veux pas en parler, d’accord. Fais comme tu veux après tout, ça te regarde. Réponds simplement à une question. Ne penses-tu pas réellement qu’il serait préférable que l’on demande à être changé d’équipe ? Ne serait-ce pas mieux pour toi ? Tu m’as reproché en début de matinée ne pas t’en avoir parlé la dernière fois ; maintenant je te le demande vraiment, avant de continuer. Peut-être serait-ce préférable... De ne plus travailler ensembles quelques temps... ”.

    Et voilà on y était. C'était exactement le genre de discours qu'elle voulait ne pas entendre de la bouche de William. Pourquoi ? Parce que ça lui faisait tout simplement mal d'admettre qu'il avait peut-être raison. La situation ne pouvait pas durer de cette façon: elle, jalouse comme un poux et lui … lui ne semblait pas plus affecté que cela. Cette constatation lui faisait aussi mal. Il n'avait pas l'air gênée ou pensif. Il était comme d'habitude avec elle, exactement comme avant! Ce qui voulait dire que leur aventure d'un soir ne signifiait rien du tout pour lui ou alors un dérapage comme un autre. Ce qui signifiait qu'il y avait eu d'autres aventures d'un soir ? Elena révulsait l'idée même d'y penser et elle dû fermer les yeux pendant une seconde pour chasser cette idée de son esprit.

    « On ne … On ne ... »

    Elena se racla la gorge et recula d'un pas. Le regard de son ami lui brûlait. Elle passa une fois de plus sa main droite dans ses cheveux et commença à faire des allés-retour sur un petit morceau de la rue. Plus pour éviter le regard de William qu'autre chose.

    « Laisses-moi le temps de digérer tout ça ok ?? On ne travaille pas ce week end et Lundi je serais en forme. Je suis plus émotive quand je suis fatiguée et je m'énerve pour rien. »

    Peut être, William sera-t-il convaincu ?? En tout cas, la jeune Auror essayait déjà de se convaincre elle-même parce que ça n'allait pas être aisé de faire comme s'il ne s'était rien passé. Non, elle n'était pas masochiste mais elle ne se voyait avoir un autre coéquipier que William parce qu'elle considérait leur relation comme unique. Elle s'en rendait compte maintenant, elle n'avait que l'amitié de William, s'il le fallait, elle s'en contenterait!

HJ: OMG je suis dégoutée, j'ai du recommencer ma réponse « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 713299 on a eu une coupure de courant « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 595512
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 4 Déc - 23:24

    Il était déterminé à ne rester tant qu’il n’aurait pas une réponse précise. Ce ne serait pas lui qui ferait un pas en arrière en tous cas. Il était de nature à conserver son sang-froid en n’importe quelles circonstances ; jamais on le voyait s’énerver - il n’avait même pas besoin forcément de hausser le ton lorsqu’il ordonnait quelque chose... Le message passait tout seul. Ayant toujours été d’un tempérament calme, et très observateur, on lui avait souvent reproché son manque de conscience vis-à-vis d’autrui... Faux. Il prenait très à coeur les intérêts de ses proches comme d’autrui ; et surtout des injustices causées en ce monde. D’où la raison pour laquelle son métier. Alors certes, ses airs impassibles dissimulait même très bien ce qu’il pouvait ressentir lui-même. Elena, au contraire, avait tendance à être beaucoup plus impulsive que lui ; plus jeune également... Quinze années, ce n’était pas peu ! Dix-sept ans même pour être exact. Rolling Eyes

    « On ne … On ne ... » . Il ne sut jamais ce qu’elle allait dire. A moins qu’elle n’allait rien voulu dire justement ? Peut-être qu’elle cherchait simplement ses mots ? Il devait convenir que, dans la situation actuelle, ce n’était pas elle qui contrôlait tout, mais bien lui. D’un, une main posée sur l’épaule en signe d’apaisement ; deux, leur proximité n’était pas pour la mettre très à l’aise... mais c’était également une manière de la tester...

    Finalement, elle ne put qu’aligner deux mots - minimum - que lorsqu’elle prit un peu de distance. Ce qui le persuada qu’il s’agissait bien de sa présence qui le troublait tant. Il lui faudrait sans nul doute du temps pour accepter, du temps pour se remettre... Pour quelles raisons n’était-il pas convaincu en exprimant ces pensées ? Après tout, c’était ce qu’il voulait, non ? C’était ce qu’il n’avait eu de cesse de répéter ; c’était ce qui était le mieux. Ils ne devaient pas gâcher leur amitié pour cette histoire... Qui n’en valait pas la peine « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461

    Il l’observa faire ses allers-retours sur le morceau de rue qu’elle avait semblé se définir ; William aurait presque pu se convaincre que c’était davantage pour éviter de croiser son regard, et de reprendre courage avant d’avoir à nouveau à l’affronter. C’était si dur que cela ? Lorsqu’elle lui répondit enfin - d’une voix qu’elle tentait indéniablement de contrôler du mieux qu’elle pouvait -, il resta avec perplexité ou inquiétude à l’observer. Le weekend pour se remettre ? Peut-être, c’était possible bien qu’il n’y croyait pas trop. En effet, que signifiait deux jours ? Trop peu... Enfin, on verra...

    “ J’espère. Je ne voudrais pas que cette situation devienne oppressante et intenable”, répondit-il simplement en essayant toujours de voir à travers ses paroles si elle était réellement convaincue de ses mots, ou si au contraire elle sur-jouait totalement. Enfin, de toute façon, elle ne pouvait être vraiment fixée dès à présent... Il voulut détendre l’atmosphère un peu - il le sentit comme une indicible nécessité - histoire d’essayer de dénouer les noeuds qui s’étaient précédemment mêlés... “Au fait, il n’y a pas besoin que tu sois fatiguée pour t’énerver pour un rien. Tu le fais très bien sans l’être “. Il sentit l’approche d’une réplique. Cela se rapprochait davantage de la normalité qui qualifiait leur relation jusqu’ici. Il amorça un sourire avant de penser encore à un détail qu’elle avait dit. Détail qui le chagrina...

    “ Tu es fatiguée as-tu dit ? Tu ne dors pas assez ?” demanda t-il de nouveau en haussant un sourcil, soudain soucieux et en lui refaisant face. Même si ce n’était pas la raison exacte à laquelle il pensait, il songea que mieux ne valait pas repartir sur la discussion s’il ne voulait accroître son malaise. Après tout, ils étaient deux fautifs dans l’histoire ; il devait y mettre du sien également. Il termina donc sa phrase de cette manière : “ Tu dois sûrement trop travailler...” répondit-il en reprenant son chemin. “C’est la maison là-bas, au bout de la rue normalement. Nous y sommes presque”, ajouta t-il en pointant une belle petite maison à la façade beige et aux volets de peinture bleu clair. Un jardin entretenu entourait la maison et un chemin menait à la maison. Une maison quoi de plus normale en apparence donc.

    Ils marchèrent côte-à-côte durant quelques minutes dans un silence plus détendu le temps d’arriver à leur destination. C’est alors qu’un cri transperça les alentours... Un cri de désespoir et que l’instant d’après, des sanglots déchirèrent les airs. Son sang ne fit qu’un tour et tournant brièvement le regard vers sa coéquipière, ils échangèrent un regard entendu avant qu’il ne se précipite en avant en direction des hurlements déchirants, Elena sur ses talons... Il lui fallut peu de temps pour constater la provenance des voix. Elles venaient de ladite maison à laquelle ils devaient se rendre. En trombe, ils débarquèrent devant la maison ; depuis quelques secondes, les pleurs s’étaient taris mais le silence n’annonçait rien de bon. Sortant sa baguette, William ouvrit le portillon du jardin et entra en premier...

    Chose étrange, la porte d’entrée était ouverte comme si quelqu’un s’était précipitamment rendue dehors en oubliant de la refermer. L’Auror passa son regard sur les alentours. D’un signe, il indiqua à Elena qu’ils allaient faire le tour de la maison, par le jardin... Il n’eut même pas à faire deux pas qu’il se stoppa immédiatement alors qu’il apercevait au loin au milieu de la pelouse du jardin, deux silhouettes... Enfin, une silhouette penchée sur une autre. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait d’une femme car les cheveux blonds détachés reposant sur son dos ne laissaient pas en douter.

    D’un seul mouvement, il se précipita et arriva bientôt à la hauteur de la femme accroupie et dont les épaules étaient secouées de soubresauts incontrôlables. Elle tenait le visage d’une personne entre ses mains ; un homme. Sans nul doute son mari dont on leur avait signalé la disparition et sur laquelle ils devaient enquêter.

    De toute évidence, le mari était revenu. Enfin, il avait été rendu à sa femme du moins...

    Laissant la femme aux soins de sa coéquipière, il s’était déjà élancé - dans un vain espoir - à travers le sous-bois qui jouxtait l’arrière du jardin... Avec un peu de chance. Mais il n’y croyait guère... En effet, il revint les mains vides dix longues minutes plus tard sans avoir rien trouvé comme traces suspectes ni même aucun témoins hormis un couple d’écureuils qui auraient bien du mal à témoigner...

    Son expression était aussi parlante que s’il l’avait exprimée. L’énervement soudain dont il fut envahi lui fit envoyer un caillou valser dans les airs à une dizaine de mètres de l’endroit où son pied le rencontrât. Qui sait, s’ils n’avaient pas eu à parler avant de venir, peut-être seraient-ils arrivés juste à temps pour surprendre ceux qui avaient ramené Mr Shönder à sa famille ? Ce n’était pas tant à elle d’en vouloir ; c’était lui qui avait insisté, après tout, en l’interrogeant avec insistance sur ce qu’elle avait.

    “ Il faut l’emmener à l’intérieur de la maison ” laissa t-il échapper à sa collègue d’un ton encore virulent. Il détestait quand les choses lui échappaient ; surtout quand il était à deux doigts de les voir se produire devant son nez.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyDim 5 Déc - 20:49

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Elena ♥ William


    “ J’espère. Je ne voudrais pas que cette situation devienne oppressante et intenable”

    « Bien sur que non ! » dit-elle le plus calmement possible.

    Il voulait la tester, c'était normal. Après tout, depuis ce matin, elle ne s'était pas montrée professionnelle et il fallait qu'elle se reprenne le plus vite possible pour ne pas faire de fautes … dans le travail bien sur!

    “Au fait, il n’y a pas besoin que tu sois fatiguée pour t’énerver pour un rien. Tu le fais très bien sans l’être “

    Ahahaha très drôle!! Cet homme aurait dû faire comique tellement sa remarque était drôle! Néanmoins, la jeune femme ne pû s'empêcher d'éclater de rire, retrouvant pendant quelques secondes la complicité qu'ils avaient, selon elle, perdu depuis ce matin.

    « A qui la faute ! » dit-elle sur le même ton de la plaisanterie. La normalité avait l'air de revenir peu à peu entre eux et elle se sentit moins nerveuse au vu de leur proximité. Tout en soupirant de soulagement, elle mit ses mains dans son jean alors qu'il reprenait la parole. Il était tout à coup soucieux pour elle, et si elle ne le connaisait pas mieux, elle en aurait déduit qu'il s'inquiétait de sa santé. “ Tu es fatiguée as-tu dit ? Tu ne dors pas assez ?” En même temps, cette histoire la hantait depuis 72h et elle n'avait pas arrêté d'y penser! “ Tu dois sûrement trop travailler...” répondit-il en reprenant son chemin. “C’est la maison là-bas, au bout de la rue normalement. Nous y sommes presque”

    « Allons-y alors! » Elena en profita pour lui faire un petit sourire détendu et ils marchèrent quelques minutes pour arriver devant la maison. Tout à coup un cri déchira l'air suivi d'un sanglot de desespoir. Après avoir échangé un regard, Elena sortit sa baguette en suivant William qui poussa le portillon grinçant. Un silence morne s'était installé et il semblait à Elena que l'air s'était rafraîchit, si bien qu'elle eut un frisson qui lui parcourut l'échine. William entra en premier, et ce fut lui qui découvrit en premier, la porte d'entrée ouverte. Elena jeta un autre coup d'oeil à William qui lui fit un signe de main signifiant qu'ils allaient faire le tour par le jardin. L'auror n'eut pas à faire, non plus, beaucoup de pas, pour découvrir Mme Shönder et … un corps sans vie, son mari présuma Elena, inerte.

    Elena se précipita alors vers Mme Shönder qui, semble-t-il, ne semblait même pas s'être rendu compte qu'ils étaient arrivés. Avec une infini précaution, elle toucha l'épaule de la dame qui eut un sursaut et se retourna:

    « Nous sommes les deux aurors envoyés par le ministère, Mme Shönder. Nous sommes désolés … sincèrement! » dit-elle d'une voix doucereuse tandis que William essayait de trouver une trace de ceux qui avaient amené le corps de Mme Shönder. Elena l'aida à se lever alors qu'elle ne voulait pas quitter le corps de son défunt mari. William revint alors à ce moment-là bredouille et surtout très énervé. Son regard en disait long sur ce qu'il pensait.

    “ Il faut l’emmener à l’intérieur de la maison ”
    Elena lui lança alors un regard noir alors que la femme du défunt s'accrochait à son bras en sanglotant.
    « Nous allions rentrer justement! » fit-elle à l'adresse de William. « Venez, on rentre. Il ne vous arrivera rien madame. »

    Une fois qu'ils furent rentrés, Mme Shönder s'éffondra sur le canapa tout en prenant un mouchoir en tissu. Elle se moucha bruyamment. Elena l'avait rejointe sur le canapé en cuir noir, silencieuse.

    « Mme Shönder, avez-vous vu … avez-vous la personne qui vous a apporté le corps ? »
    « Non, je suis désolé … il y a un éclair aveuglant et là ... plus rien! Je ne sais, je pense que j'ai été assommé et ... quand je me suis "reveillée" mon mari était là et puis vous êtes arrivés! » finit-elle en pleurant de plus belle. Elle cachait son visage contre l'épaule d'Elena qui ne savait plus quoi faire à présent. Ils étaient quasiment sûr que M. Shönder était mort sous la baguette d'un des sbires de vous-savez-qui!
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyLun 6 Déc - 12:12



    William observa encore autour de lui. Il n'avait tujours pas rangé sa baguette, par précaution. La méfiance ancrait son regard d'une marque permanente. Il ne répondit pas au regard noir que lui lança Elena ; il ne s’en inquiéta pas non plus. Il avait bien d’autres préoccupations à l’esprit en ce moment présent bien qu’il était certain qu’à présent il n’y aurait plus personne. Il espérait que sa femme pourrait les éclairer sur beaucoup de questions... Car, pour le moment, il avait l’impression de patauger pour ainsi dire.
    Comment avait-il disparu ? S’il y avait eu des signes quelconques qui aurait pu prévoir cet enlèvement, un signe précurseur ? Avaient-ils peur ? Quelqu’un avait-il menacé, son mari ou eux deux ? Et surtout, pourquoi ?
    Tant de questions...

    L’épouse Shönder sanglotait sur l’épaule d’Elena qui l’aida à se relever. William était conscient qu’elle était sous le choc et qu’elle aurait du mal à répondre à leurs questions, mais il le fallait bien. Ils devaient explorer toutes les pistes, entrer en connaissance de tous les faits. C’était important. Il fallait trouver ceux qui avaient fait ça.

    Une fois qu’ils furent rentrés à l’intérieur de la maison et qu’elle se fut laissée tomber au fond du canapé et qu’Elena l’eut rejointe, il l’entendit lui demander ce qui s’était passé alors que William, de son côté, promenait les yeux sur ce qui les entourait. C’est ainsi qu’il vit plusieurs dizaines de photographies posées sur les meubles. Un couple, - dont la femme était Mrs Shönder elle-même - et trois jeunes enfants dont la plus grande ne devait pas avoir plus de treize ans et le plus jeune pas plus de cinq ans. D’un regard sombre, il laissa son regard s’égarer d’une photo à l’autre. Trois enfants qui venaient de perdre leur père. Trois de plus. combien y en avait-il dans toutes la Grande Bretagne qui subissait injustement ainsi les actions des mages noirs ou des partisans de Vous-Savez-Qui ? Sans doute y en avait-il bien plus de trois. William détestait ces gens ; ceux qui tuaient sans égards à ce qu’ils laissaient derrière eux ! Ils méritait un sort bien pire que la Mort. Il ne savait même pas si Azkaban était assez douloureux pour les faire souffrir ! Quoique, peut-être. Si la Mort était trop rapide pour eux ; peut-être Azkaban était le sort mérité pour des Hommes comme eux... Pour des Hommes qui ne méritaient pas le nom d’Homme ! C’était son avis. Il portait une haine sans fin envers eux. C’était des monstres.

    D’une oreille, il avait cependant écouté ce qu’elles disaient ; en particulier ce qu’Elena lui avait demandé. En gros, elle n’avait rien vu ; hormis cet éclair de lumière ; on en avait profité pour déposé son mari puis... Plus rien. Ils étaient partis. William fronça les sourcils... Interpellé par un détail.

    Il jeta un coup d’oeil aux autres photos présentes ; il n’y en avait que de familles, principalement. Rien de bien intéressant pour eux donc hormis s’ils voulaient connaître tous les membres de la famille. Quoique, il avait déjà connu des situations où les coupables n’étaient pas des inconnus mais des personnes de la famille ; des personnes très estimées même. Les apparences sont bien trompeuses...

    Relevant le regard et le reportant vers les deux jeunes femmes assises sur le canapé, il capta le regard de sa coéquipière ; de là où elle était il ne douta pas qu’elle avait remarqué ce qu’il observait... Son regard s’était en effet posé sur le cadre qu’il venait de reposer... Ces photos. Il échangea un regard avec elle ; sut qu’elle partageait ses pensées, qu’elle était aussi révoltée par tant d’injustice pure et simple. Lentement, il revint vers elles et prit place dans le fauteuil leur faisant face.

    “ Où sont vos enfants madame ?”demanda t-il posément.
    Elle ne sembla pas entendre en premier lieu sa question. Il dut la répéter plus doucement, mais plus distinctement également avant que, le visage humidifié par les larmes, elle relève enfin la tête de l’épaule d’Elena.
    “Chez des amis... Pour la journée... Ils.... Doivent revenir ce soir... Dans deux heures... Que vais-je leur dire sur... ?”
    Et elle fondit en sanglots de plus belle en songeant à la nouvelle qu’elle allait devoir leur annoncer alors qu’elle-même peinait à y croire. Jusqu’avant le moment où elle avait vu son corps inanimé devant elle, elle gardait encore espoir. L’espoir de le revoir ; l’espoir qu’il était en vie encore quelque part ; qu’il allait revenir... Espoir anéanti à présent.

    “Nous pourrons nous en charger, si vous le préférez, madame”, ajouta William en cherchant un compromis alors qu’il voyait que son désespoir était vraiment extrême. Il ne fallait pas qu’elle reste seule chez elle ce soir en tous les cas. Elle n’en était pas capable. Ni elle ni ses enfants. Savait-on jamais en plus si les mangemorts, ou ceux qui avaient tué son mari, changeaient d’avis et décidaient de décimer toute la famille ?! Le mieux était qu’ils restent sous surveillance. D’un signe de tête, il esquissa un léger signe à Elena pour lui dire qu’il voulait lui parler ; sur ce il se leva, retourna près du meuble sur lequel il avait vu les photos et ce ne fut que lorsqu’il sentit sa présence dans son dos qu’il dit tout en se retournant...

    “Je propose qu’on attende le retour des enfants puis qu’on les emmène tous. Ils ne peuvent pas rester seuls ici. D’un, elle est bien incapable de rester seul en ce moment présent, de deux cela serait peut-être trop... dangereux de les laisser sans surveillance... Cela ne fait aucun doute pour moi qu’il s’agit bien là de mangemorts bien que nous n’en ayons pas les preuves encore... Qui d’autres pourrait bien agir de la sorte en laissant une famille déchirée ainsi ?... Il faudrait lui poser d’autres questions mais pour le moment elle est complètement désorientée, je crains qu’elle ne soit pas encore en état de l’interroger vraiment sur ça... Qu’en penses-tu ?

    Il jeta un coup d’oeil par-dessus son épaule en direction de la femme dont les sanglots avaient faibli un peu mais qui s’était recroquevillée sur elle-même sur le canapé, les jambes repliées contre la poitrine et tenant un coussin dans ses bras dans lequel son visage était enfoui.

    “ C’est étrange qu’il n’y ait pas la marque des Ténèbres suspendu dans le vide, au-dessus de la maison...” murmura t-il à mi-voix, songeur, alors qu’il s’adressait davantage à lui-même même si Elena ne pouvait pas ne pas entendre ses mots. “C’est leur marque... Ils agissent toujours ainsi. Partout où ils passent, y laissant un cadavre au moins... A moins que... Que ce n’est pas fini... A moins qu’ils doivent repasser... ”.

    A moins que leur oeuvre ne soit pas complètement fini. Dans ce cas, il ne fallait pas en effet laisser seule Mrs Shönder et ses enfants ici. Il fallait les emmener. A l’étage, pourraient-ils trouver des indices sur la cause de ceci, de ce meurtre ? Un dossier quelconque... C’est alors qu’il sursauta en entendant soudain Mrs Shönder parler d’une voix sanglotante, mais non délirante...

    “Ils... Ils ont eu ce qu’ils voulaient en fin de compte... Puis, n’ont plus eu besoin de lui... Alors ils l’ont tué ”.

    Sur ce dernier mot, ses pleurs redoublèrent et il lui fut impossible de saisir quoique ce soit d’autres de cohérent. William échangea un regard entendu avec Elena avant que les deux Aurors ne viennent reprendre place aux côtés de l’épouse Shönder, à la place qu’ils avaient précédemment quitté.

    “Besoin de lui pour quoi, madame ?” demanda t-il.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyMer 8 Déc - 21:31

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥️ William


    Mme Shönder sanglotait toujours contre l'épaule d'Elena. Cette dernière se contentait d'être là, elle savait qu'aucune parole, même la plus réconfortante du monde n'arriverait à la calmer. Aussi, elle se contenta de regarder en direction de son co-équipier qui observait l'environnement. Peu de temps après, Elena comprit ce que William regardait avec attention: les photos. Ce n'était pas n'importe quelles photos, c'était des photos de famille. On y voyait Mme Shönder, son mari et leurs enfants. Une vague de dégout d'empara de la polonaise alors qu'elle croisait le regard de son collègue; sentant qu'il était autant révolté qu'elle. Les forces du mal avaient une fois de plus brisé une famille, rendant des enfants orphelins d'un père et une femme veuve.

    Elle laissa dévier son regard sur d'autres photos et une haine indescriptible s'empara d'elle. Elle avait fait Aurors pour enfermer les mangemorts à Azkaban. Maintenant qu'elle faisait le métier dont elle rêvait, La mort immédiate était un châtiment bien trop gentil pour les sbires de vous-savez-qui mais Azkaban pas assez horrible.

    Elena fut tirée de ses pensées par William qui demandait à l'épouse Shönder ou étaient ses enfants. Heureusement, la jeune femme leur répondit qu'ils étaient chez des amis et qu'elle ne savait pas comment elle allait faire pour leur annoncer la nouvelle, puis se remit à sangloter. Comme si William avait lu dans ses pensée, il lui proposa de le dire lui-même aux enfants. Elena pensait la même chose, sentant Mme Shönder incapable d'expliquer quoi que ce soit à ses enfants puisqu'elle ne comprenait pas tout elle-même. Certes, ce ne serait pas facile pour Will' et Elle, il faudrait trouver les mots appropriés pour des enfants, mais ils se devaient de le faire pour aider cette femme et sa famille.
    Ce qu'Elena trouvait étrange c'était le fait que toute la famille n'ai pas disparu mais seulement le mari. Elle avait eu un certain nombre de disparitions de familles, mais toujours entières! Or, ici, il s'agissait d'un seul et unique membre d'une famille. M Shônder travaillait au contrôle de régulation des créatures magiques et, à moins d'être mêler – sans le vouloir ou non – à de sombres histoires de lycans ou autres créatures, elle ne voyait pas trop la raison de cet assassinat. Cependant, elle fut interrompue dans ses pensées par William qui lui faisait un bref signe de tête. Elle lacha alors la main de la dame et se leva pour rejoindre William. Sans même se retourner, il commença à lui parler pendant qu'il regardait les photos. Tous les deux avaient les même points de vue. Il paraissait évident – et logique - qu'on ne pouvait pas laisser cette famille sans surveillance. Elle-même était d'avis qu'il faudrait poser d'autres questions à cette dame, mais pour l'instant, et dans l'état ou elle se trouvait, ils n'obtiendraient rien de plus!

    « C'est certain. On ne va pas les laisser seuls ici, c'est trop risqué! Les mangemorts ne laissent pas de témoins! S'ils voulaient uniquement tuer M Shönder - mais j'en doute – il faudrait qu'ils tuent aussi sa femme puisqu'elle était là au moment où ils ont ramené le corps. »

    Murmura Elena alors qu'elle jetait un bref coup d'oeil à la propriétaire de la maison, toujours en pleur.

    « Ils n'ont pas fini leur travail William. On a jamais vu de mangemorts ramener tranquillement un cadavre à son domicile! Ils veulent, dit-elle en déglutissant, finir leur travail avant de faire apparaître la marque. »

    Finir le travail signifiait bien entendu, massacrer toute la famille mais William et Elena allaient tout faire pour que cela n'arrive pas!

    “Ils... Ils ont eu ce qu’ils voulaient en fin de compte... Puis, n’ont plus eu besoin de lui... Alors ils l’ont tué ”.

    La réplique, surprenante, de Mme Shönder la tira de ses réflexions et dans un élan, elle revint s'assoir à côté de la dame. M Shönder avait été, donc, mêler à une affaire louche et maintenant, il en payait le prix.

    “Besoin de lui pour quoi, madame ?”

    « Mon …. Mon mari était au bureau des enregistrements des Loups-Garou de Londres et un homme est venu lui demander de ne pas l'enregistrer dans cette liste officiel. Il a accepté mais la semaine suivante, ce même homme est revenu pour d'autres amis et là … il a refusé! » ses sanglots redoublaient d'intensité mais elle voulait tout de même finir son récit, pour la mémoire de son mari et pour arrêter ceux qui ont fait ça. « Le soir, à la maison, il m'en a parlé et cette même semaine il a reçu des lettres de menaces à son encontre et puis à la famille entière! Oh mon dieu, si j'avais su !! Je lui aurais dit de venir vous voir!!! »
    « Vous avez gardé ses lettres? » Demanda Elena. S'ils pouvaient avoir ses lettres de menaces ils pourraient peut-être faire reconnaître l'écriture ??
    « Non, il les brûlait au fur et à mesure … Mais peut-être … » fit la jeune veuve en hoquetant.
    « Oui ? »
    « Peut-être qu'il n'a pas eu le temps de brûler la dernière. Elles sont peut-être dans son bureau, à notre chambre au premier ».

    D'un regard entendu, Elena se leva du canapé et dit: [color=mediumorchid]« Je vais aller voir », laissant William avec cette pauvre dame. Elena longea alors un long couloir tapissé d'une moquette couleur sable et monta des escaliers. Elle entra dans la première pièce qu'elle vit, une porte en face de l'escalier, mais tomba sur la salle de bain. Elle y jeta un coup d'oeil et constata que rien n'avait été touché. En sortant, elle prit précaution de ne pas claquer la porte et continua son exploration. La seule porte ouverte du couloir était celle du couple. Elena s'y rendit directement sans explorer les autres pièces et entra. Elle ouvrit les différents tiroirs mais ne trouva rien de concluant. Il n'y avait que de vieux papiers ou de vieux parchemins vierges. Elle s'arrêta quelques secondes: tic tac …. tic tac … tic tac ….
    La jeune femme n'avait pas fait particulièrement attention à ce bruit au départ puis elle regard autour d'elle. Il n'y avait aucun horloge dans cette pièce. Elle s'avança alors vers le lit conjugal et les 'tic tac' redoublèrent d'intensité'. En soulevant un coussin, elle poussa un cri de stupeur.

    « Gówno ! » ne put-elle s'empêcher de dire.
    (merde ! )

    Elle ne s'y connaissait pas en bombe mais là, elle pouvait clairement voir que celle-ci allait exploser dans … 10 secondes !!!!!
    Ni une, ni deux, elle couru vers les escaliers et hurla:

    « Il faut sortir d'ici!!! Il y a une bombe!!! » Elle se précipita alors vers le salon: « bougez-vous, elle va exploser dans 10 secondes!!! ». Devant l'air catastrophé de Mme Shönder, Elena prit l'initiative de la bousculer un peu: elle la saisit par le bras et la fit sortir par la porte vitrée du salon. Elle laissa passer William en second, et ils sortirent en courant dans le jardin avant. Ils se jetèrent sur le premier buisson venu. Elena se jeta – avec fracas !!! « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 604703 – sur son coéquipier alors que la maison explosait en 1000 morceaux et qu'une épaisse fumée se dégageait de la maison en ruine. Un vrai carnage!!!
    « Rien de cassé ?? » demandait Elena en toussant.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyJeu 9 Déc - 10:29


    « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] Eia6h110
    @ Blinizz Sucré.


    William acquiesça lentement. De toute évidence, Elena était du même avis que lui ; les mangemorts n’avaient pas fini ce leur oeuvre... Ils allaient revenir ; ou même n’étaient-ils partis et peut-être surveillait-il quelque part au-dehors ? Ce n’était parce qu’il n’avait rien vu dehors qu’il n’y avait personne pour autant... Ils avaient même pu l’observer d’un abri quelconque.... A la pensée qu’ils avaient pu se trouver à quelques mètres de lui, William sentit la colère vibrer au fond de lui ; ce ne fut que lorsqu’il entendit de nouveau sa coéquipière lui parler qu’il daigna se détendre quelque peu ; juste assez pour débloquer ses muscles et les obliger à se mettre en mouvements pour revenir s’asseoir sur le canapé face l’épouse du défunt mari.

    “Evidemment, c’est une certitude... Et il faut s’attendre à tout “, eut-il le temps de lui répondre avant de reprendre place sur le canapé. Il avait ensuite demandé d’une voix qu’il tentait ne pas paraître trop brusque et impatiente pourquoi avaient-ils eu besoin de son mari.... Et qui était ces ils d’ailleurs... Des mangemorts ?

    Il se révéla qu’en réalité il s’agissait de lycanthropes. Mais sans doute des mangemorts également. D’un côté, leur condition était difficile à accepter et ils avaient le droit de ne pas vouloir être ‘recensés’ sur des registres au ministère... Ils étaient des humains au même titre que les autres ! Mais, William aurait ‘peut-être’ pu leur trouver des ‘circonstances atténuantes’ seulement s’ils n’avaient tué personne... Seulement s’ils n’avaient pas laissé une famille déchirée derrière eux : une femme veuve et des enfants orphelins de père...

    “Ne vous inquiétez pas, nous aurons ceux qui ont fait ça, je vous le promets “

    Et quand William Carter promettait quelque chose, l’on pouvait être certain qu’il allait se lancer corps et âme dans la résolution de cette enquête. Son regard était sombre, l’expression de son visage grave et cette expression ne l’abandonna pas lorsqu’Elena s’éclipsa à l’étage.

    “Madame... Je dois vous poser quelques questions encore. Votre mari ne vous aurait-il pas décrit quel est homme qui est venu le trouver au ministère ?”
    La femme secoua la tête, navrée de ne pouvoir les aider sur ce point.
    “... Il... Il n’a pas voulu. Il m’a dit que cela pourrait être dangereux, et qu’il ne voulait pas risquer de me mettre en danger en me donnant trop.... de détails...” Sa voix s’éteignit au milieu d’un sanglot et pendant un moment, William ne lui demanda rien d’autres.
    Il réfléchit.

    Les lettres... Lorsqu’elle parla des lettres, cela fit renaître chez lui l’espoir de pouvoir les retrouver. Aussi l’écouta t-il avec attention puis lorsqu’il vit Elena sa lever et se proposer de monter à l’étage pour aller rechercher la dernière lettre qui leur avait été envoyée, il ne put qu'acquiescer cette initiative. Elle ne fut absente qu’environ cinq petites minutes durant lesquelles William se mit à réfléchir sur tout cela, essayant de démêler les fils de cette histoire ou à constituer tout un tas d’hypothèses ; son inquiétude revint ensuite et ses pensées s’égarèrent à essayer d’imaginer ce qu’ils pourraient faire pour mettre hors jeu définitivement la famille Shönder... Il ferait peut-être mieux de... D’éloigner la femme de chez elle ? C’était sans doute la meilleure solution.... Alors qu’il prenait la décision de rester le moins de temps possible dans la maison, d’emmener Mrs Shönder et ses enfants dans un abri plus sécurisé, ce fut le cri d’Elena qui le sortit de ses pensées et il sauta sur ses pieds immédiatement alors qu’Elena avait réagi et bousculait un peu Mrs Shönder afin de la faire sortir.... Car si cela n’avait tenu qu’à elle, il était certain qu’elle serait restée en arrière, complètement catastrophée par la nouvelle de la présence d’une bombe chez elle ; et au final elle n’aurait jamais eu le temps de sortir, laissant cette fois bel et bien des orphelins derrière elle.

    Tout se passa tellement vite. Ils sortirent tous les uns après les autres par la baie vitrée et courrèrent le plus vite possible dans le jardin, avec une seule volonté, un seul désir... Mettre le plus distance entre eux et la maison lorsqu’elle exploserait. Lorsque l’explosion eut lieu, ils se jetèrent à terre, sur le premier buisson venu, William s’écorchant bras et mains au passage et Elena se jetant sur lui avec fracas - L’Auror en eut le souffle coupé un instant -. Il se passa plusieurs secondes ensuite sans que personne ne fit rien, ne dit rien... Il se passa plusieurs secondes pendant lesquelles tous semblèrent se rendre compte de la chance qu’ils avaient eu de ne pas finir brûler dans la maison... Tous mesurèrent l’importance des secondes qui suivirent l’explosion : ils étaient encore là pour les compter.

    Les preuves ! La lettre...
    Ce fut la première chose auxquelles il songea, sans même se demander pourquoi diable son bras gauche lui faisait mal. Peut-être s’était-il démi quelque chose en tombant ? Sans doute n'était-ce même qu'un simple hématome. Non, la première chose à laquelle il songea fut la lettre.
    Lentement, il s’extirpa de dessous sa coéquipière... Il se releva, portant son regard vers ce qui restait de la maison, disant silencieusement adieu aux indices qu’ils auraient pu trouver et qui auraient pu leur être utile pour remonter à la source des meurtriers... Il tourna la tête vers Elena au moment où celle-ci demandait s’il n’y avait rien de cassé.... Si la situation n’avait pas été telle, il lui aurait sûrement répondu quelque chose du genre “Juste mon dos, je crois, qui a souffert étant donné que c’est sur moi que tu es tombée...” mais, à cet instant, il était plus furieux qu’autre chose de voir que sans doute des indices venaient de leur échapper.
    Mais il avait eu raison. Ils n’avaient pas terminé. A présent sans doute, ils avaient terminé... Presque étant donné que, grâce à eux, ils avaient sauvé Mrs Shönder... Elle n’avait pas péri.
    Mais de toute évidence, son mari ne lui avait rien de cette affaire ; son mari lui avait dit le moins possible. Pourquoi alors la tuer ? Sinon pour le plaisir de faire les choses en entier... Il en conclut que les coupables devaient être assez maniaques des choses bien faites, bien conscients de tout nettoyer sur leur passage sans oublier quoique ce soit...
    Quelque chose à tenir compte... Et s’ils avaient habitude de passer au ministère pour se faire référencer, peut-être était-ce un moyen de pouvoir les retrouver... Peut-être même le seul. A moins qu’ils n’y reviennent plus. Dans ce cas, il faudrait surveiller cela et demander à être tenu au courant de la liste des lycanthropes qui étaient venus se faire référencer ce mois-ci. Et ceux qui ne l’avaient pas été.

    “ça va, tout va bien, ce ne sont que quelques égratignures en tombant. La bombe qui m’achèvera n’est pas encore née “, laissa t-il échapper tout en l’aidant elle-même à se relever. Il oublia volontairement de préciser que si Elena n’était pas montée à l’étage et ne l’avait pas découverte, alors il y aurait eu de fortes chances pour que cette bombe aurait fait bien plus dé dégâts et qu’ils auraient pu avoir pire que des égratignures... Mais à cela, il aurait trouvé encore une autre excuse, en prétextant que même la mort n’aurait pas voulu de lui et qu’il y aurait survécu. “Et toi? ça a l’air d’aller en tous cas... Je crois que.... ta chute a été plus ou moins... amortie de toute façon...”. Normalement, à cet instant, un sourire moqueur se serait habituellement étaler sur son visage. Il se contenta cette fois de rester gravement à l’observer. Il ne prononça aucun autres autres paroles lorsque se détournant d’Elena, il se figea devant ce qui s’offrait à ses yeux.
    La marque des Ténèbres.
    Là, au-dessus des décombres. Au-delà du périmètre où s'étendait la fumée qui les entourait, conséquence de l'explosion. William sentit sa mâchoire se crisper, son regard se durcir et ses muscles se raidissant. Derrière lui, il entendit l’exclamation de terreur de Mrs Shönder lorsqu’elle aussi vit l’immense marque flotter dans le ciel, au-dessus de sa maison. Elle se remit à pleurer, sanglotant sans doute après tous ses souvenirs qui étaient partit ni plus ni moins en fumée...

    “.... Je suppose que tu n’as pas eu le temps de trouver la lettre ?” ajouta t-il à l’adresse d’Elena sans la regarder mais en gardant le regard fixé sur les décombres de la maison et la fumée qui s’en échappait, un goût amer au fond de la gorge...

    D’un mouvement, il avait sorti sa baguette et, sans attendre la réponse d’Elena il s’était déjà précipité vers la maison qui continuait de se consumer en lançant des “Aguamenti maxima” de vive-voix afin d’étouffer les flammes qui dévoraient ce qui restait les pans de la maison qui tenaient encore debout. Il sauverait ce qu’il pourrait ; il ne s’avouerait pas vaincu si facilement... Ou il ne s’appelait plus William Arthur Carter.

    Les bruits de l’explosion n’étaient évidemment pas passés inaperçus et, soit à leur fenêtre, soit dans leur jardin ou devant leur maison dans la rue, tous les voisins étaient accourus et tous les regards curieux s’étaient rivés sur la maison de la famille Shönder ; tous les yeux étaient agrandis de stupeur. De terreur. Certaines personnes s’étaient approchés de Mrs Shönder et la consolait tant bien que mal. D’autres restaient tout simplement les bras ballants sans rien faire ou dire, totalement désarmés.

    Un homme, âgé de la trentaine, les cheveux bruns, approcha de quelques pas et entreprit de faire la même chose que William. Il n’en fallut pas davantage pour que deux autres en fasse de même, guidé par l’exemple de leur voisin...

    C’était un tel agissement qui pouvait faire toute la différence. Toute la différence entre une défaite et une victoire. Toute la différence dans cette lutte acharnée entre les deux camps qui s’opposaient dans cette guerre.
    Toute la différence.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyVen 17 Déc - 20:14

« Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 28i5nk4
« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William


    Tout s'était passé très vite. Elena n'avait pas vraiment réfléchi sur quoi elle sautait, et malheureusement pour William, c'était sur lui que c'était tombé.

    “ça va, tout va bien, ce ne sont que quelques égratignures en tombant. La bombe qui m’achèvera n’est pas encore née “

    Elle ne put alors s'empêcher de sourire à cette remarque tout en se relevant grâce à son aide. Elle remarqua aussi qu'il ne semblait pas vouloir lui dire que si elle n'était pas montée à l'étage, ils seraient déjà mort à l'heure qu'il est. Mais elle ne releva pas. Elle en avait l'habitude à présent, 'merci' n'était pas un mot que William aimait employer. Cela pouvait paraître déroutant mais on s'y faisait vite.

    “Et toi? ça a l’air d’aller en tous cas... Je crois que.... ta chute a été plus ou moins... amortie de toute façon...”

    Elle lâcha alors la main de William et fit un sourire mi-moqueur-mi-vexée qui sonnait plus comme une moquerie. Seulement, l'expression de William la stoppa dans son 'élan' et elle se retourna à son tour. Ce qu'elle vit la cloua sur place, elle n'avait même pas eu le réflexe de sortir sa baguette: pourtant la marque des ténèbres flottait au-dessus de la maison Shönder. C'est comme si Elena entendait de loin les sanglots de la veuve, comme s'il lui était impossible de bouger ou qu'elle était victime d'un sort. Elle avait l'impression d'assister à la scène de loin, encore sous le choc de l'explosion.

    William la sortit de sa léthargie en lui demandant si elle avait eu le temps de trouver la lettre. Sans la regarder il se mit à lancer « aguamenti maxima » en direction de la maison. La gorge serrée, Elena lui avoua en s'avançant vers lui:

    « Il n'y avait absolument rien dans le bureau, j'ai voulu fouiller autre part mais le bruit du 'tic-tac' m'a intrigué et quand j'ai découvert la bombe, je vous ai immédiatement averti! Je suis désolée William. J'aurais vraiment aimé trouver cette lettre! »

    Tout en terminant son petit discours, Elena regarda autour d'elle. L'explosion n'était pas passée inaperçue dans ce quartier sorcier et bientôt plusieurs sorciers vinrent aider William. Elena s'y mit aussi immédiatement et après de longues heures de dure labeur, le feu semblait complètement éteint. Les amis qui gardaient les enfants de Mme Shönder vinrent les rejoindre, s'inquiétant de ne pas voir la mère de famille récupérer ses progénitures. William et Elena durent expliquer les faits et ce fut surement le moment le plus dur de la journée pour les deux aurors. Ce n'était jamais facile d'annoncer ce genre de nouvelle à des enfants … encore moins quand il s'agissait de leur père.

    ***

    La nuit quasi tombée, Mme Shönder, sa petite famille, William et Elena durent partir. La toute nouvelle veuve aurait vraiment voulu rester chez des amis mais dans ce genre de situation on ne pouvait plus faire confiance à personne. William et sa coéquipière décidèrent, sans vraiment se consulter, que cette famille endeuillée devrait être protégée. Ils transplanèrent tous au ministère pour y retrouver leur chef Paul. Les deux aurors savaient que le cinquantenaire ne rentrait pas chez lui à des heures dites de bureau. Par conséquent, il serait là. Toujours suivi de la famille Shönder, ils se dirigèrent dans l'ascenseur pour accéder à l'étage des aurors. Pas le moins du monde étonnée, Elena se dirigea directement au bureau, encore allumé, de son chef pour lui informer de la situation.
    Elle frappa à la porte mais n'attendit pas que Paul l'autorise à entrer. Elle n'y alla pas par quatre chemins et lui énonça toute l'histoire de l'arrivée à la maison en passant par la découverte du corps, et l'explosion de la bombe dans la maison. L'expression de Paul changea quand elle évoqua la bombe et Elena lui assura qu'ils n'étaient pas blessés hormis quelques égratignures sans importance.

    Lorsque Paul et Elena rejoignirent William et la famille Shönder, il annonça qu'ils seraient placés sous surveillance et que ce serait William et Elena, justement, qui assurerait leur protection dès cette nuit. A cette annonce, Elena pâlit. Cela signifiait qu'elle allait devoir faire des tours de garde avec William ?? Misère! Elle pensait pouvoir se préparer ce week-end à 'ignorer' la situation dès Lundi mais Paul ne semblait pas leur donner le choix. Elle tenta alors un léger coup d'œil vers son collègue qui ne le remarqua pas. Soupirant intérieurement, elle n'eut pas d'autre choix que d'acquiescer en silence et d'aller chercher ses affaires à son bureau. On lui avait toujours dit de garder des vêtements « au cas où ». La blondinette ne pensait pas que ce « au cas où » arrivait dans de telles circonstances!!!

    Quand vint l'heure de partir pour la maison, Elena sentit un noeud d'appréhension se nouer dans son estomac. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle passait une nuit avec William pour protéger des familles de victimes mais depuis leur erreur, elle aurait aimé avoir un peu de temps, au moins le week end, pour se remettre de ses émotions!
    Cependant, le karma que sais-je d'autre ne semblait pas vouloir lui accorder cette faveur! Cette nuit, elle dormirait 4h au maximum et sur un canapé!! En effet, la maisonnette ne comportait que deux unique chambres et elles étaient pour Mme Shönder et ses enfants. Les deux aurors feraient donc des tours de garde, seuls, tandis que l'autre pourrait se reposer. Vu sous cet angle, tout paraissait marcher comme sur des roulettes et dans le meilleur des mondes. Elena essaya aussi de s'en convaincre alors qu'elle sentait son malaise revenir à grand pas mais il fallait qu'elle se contrôle. Il fallait qu'elle s'y oblige, elle n'avait, tout simplement, pas d'autres solutions. Elle connaissait déjà les conséquences si, par malheur, William ressentait son malaise. Et elle ne voulait pas d'un autre coéquipier que lui parce que, outre leurs bons résultats au travail, il s'était tissé une grand complicité entre eux qui va au-delà de l'amitié, ni d'amour, ou de désir, juste une entente fusionnelle entre eux qui fait qu'ils n'ont, parfois, pas besoin de mots pour se comprendre.

    Elena attacha ses cheveux en un chignon indiscipliné et s'avança vers son collègue qui regardait la famille en deuil partir se coucher.

    « Euhm » demanda-t-elle un peu hésitante « ça te dérange pas de commencer à surveiller la maison, je voudrais aller me doucher. »
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptySam 18 Déc - 1:21

    Pas de lettres. Tant pis, il fallait se reposer sur autre chose ; il devait bien y avoir d’autres pistes. Il devait y en avoir. Avec l’aide des quelques personnes qui s’étaient mis à arroser l’incendie pour qu’il s’éteigne, ils parvinrent à le maîtriser. Cette histoire devenait de plus en plus compliquée, de plus en plus inextricable... Et comme dans toutes affaires, cela lui mettait les nerfs à vif et il devenait d’une humeur assez... massacrante, malheureusement pour Elena qui avait l’air de plutôt bien supporter le choc étant donné qu’ils étaient encore ensembles. Ensembles, on s’entend évidemment ; je voulais dire ‘ensembles’ dans la même équipe. Évidemment Rolling Eyes

    Ce n’était pourtant pas de sa faute si elle avait fouillé sans trouver la lettre... Probablement même que cette lettre n’avait pas été dans ce bureau, peut-être même qu’elle avait été ailleurs... Qu’elle était ailleurs... Peut-être son mari l’avait-il rangé quelque part de plus sécurisé... Son esprit commençait à divaguer, à croire... Il fallait prévoir tout, imaginer tous les scénarios possibles et imaginables...

    Mais, pour le moment, il fallait laisse cela de côté. Les amis, chez lesquels se trouvaient les enfants Schönder, vinrent sur les lieux de l’incendie, trouvant inquiétant de ne pas encore voir la mère être venue chercher ses enfants. Il se passa alors un très dur moment où ils durent expliquer aux enfants ce qui était arrivé... Comment expliquer à un enfant de cinq ans, une autre de neuf ans et même à la plus grande de treize ans qu’ils ne reverraient plus jamais leur père car il s’était fait tué ? La réaction fut le choc, les larmes.... Le plus jeune ne sembla pas comprendre de suite ; le fait de ne plus revoir son père lui semblait impossible ; le fait qu’il était partir dans un lieu qu’il ne pourrait rejoindre... Il lui rappela ce jeune enfant, il y a bien des années, qu’il avait aidé à finir la cabane qu’il avait commencé avec son père. Le regard de cet enfant qui avait environ le même âge lorsqu’il lui avait apprit qu’il ne reverrait jamais son père, son regard avait été le même... Il n’avait pas de suite comprit. William s’était chargé comme d’une affaire personnelle de lui expliquer au mieux, de le réconforter au mieux. S’il y avait une chose qu’il détestait en ce monde, c’était que des enfants innocents souffrent tout cela à cause de la bêtise humaine ; des enfants qui n’avaient rien demandé.
    Il se promit de tout faire pour retrouver le coupable de cette injustice. Mort ou vif il lui arracherait des aveux ; mort ou vif il l’aurait, et quand il l'aurait alors à sa portée, il ne retiendrait pas sa baguette.

    ***

    D’un commun accord, ils revinrent au ministère, ramenant avec eux les enfants et la mère désoeuvrés. Pendant que, Elena partit expliquer à leur supérieur la situation, William attendit dans les couloirs avec les Schönder. William veillait ; il pensait surtout et accessoirement, les sanglots de l'un des enfants n'échappèrent pas à son attention.

    Sortant de ses pensées, il tourna la tête et se rendit compte de qui il s'agissait... C'était fils qui, recroquevillé sur sa chaise, pleurait amèrement sans se retenir. Il se rapprocha alors et, s’accroupissant devant lui, il lui fit un sourire et lui tendit un mouchoir propre avec lequel le garçon essuya ses yeux. Devant tel scène on ne pouvait que se sentir impuissant, et c’était précisément une des seuls situations dans lesquelles William se sentait réellement impuissant. “ça va aller”, lui murmura t-il. “Pleure si cela peut te faire du bien, n’aie aucune honte à cela. Je te promets que l’on retrouvera celui qui a fait ça à ton père”, termina t-il en lui ébouriffant les cheveux et en se levant juste au moment où Elena suivie de leur supérieur ressortaient dans le couloir. L’air grave qui était affiché sur le visage de ce dernier était préoccupant et il semblait savoir d’ores et déjà ce qu’il allait leur demander... Que voulez-vous, depuis le temps qu’ils travaillaient ensembles, il avait apprit à reconnaître quelles situations l’on pouvait assimiler à chacun des expressions de son visage...

    Il hocha gravement la tête, alors qu’il écouta les instructions. Évidemment, il était plus sûr pour eux qu’ils les surveillent pour cette nuit et tant qu’ils n’auront d’ailleurs pas trouvé le coupable de cela, et de ceux qui voulaient leur mort...
    Ses yeux restèrent fixes, n’exprimèrent rien de ce qu’il put penser à ce moment précis où leur chef leur demandait à tous deux, lui et Elena, de monter la garde dans cette maison et surveiller qu’il n’y ait aucun ennuis avec la famille... Il ne chercha pas rencontrer le regard d’Elena ; au contraire peut-être fit-il en sorte de ne pas tourner la tête pour croiser son regard à cet instant - car il s’agissait d’une certitude, il était persuadé de sentir son regard lui brûler la nuque, signe qu’elle avait jeté un coup d’oeil vers lui en apprenant qu’ils devraient passer la nuit ‘ensembles’. Il n’était nullement mal à l’aise ; si vous mon avis il s’inquiétait juste peut-être pour elle et qu’elle ne puisse... Mais non, c’était ridicule, elle était forte... Enfin, leur discussion du début de la journée avait pourtant indiqué le contraire... Elle av ait souhaité pouvoir avoir son weekend pour se reprendre et au lieu de cela, ils seraient coincés tous les deux.
    Mais non, il ne voyait pas pourquoi il y avait quelques ennuis de quelques sortes que ce soit. Quitte à faire son possible pour faire tout le plus normal possible afin de ne pas entraver la situation et la mettre mal à l’aise en quoique ce soit.

    Alors qu’ils repartaient en direction des ascenseurs, William esquissa un léger sourire - à sa manière - à son adresse et il s’engouffra à son tour dans l’ascenseur avant que les portes ne se referment. Le trajet ne dura pas longtemps. Lorsqu’ils furent installés dans la maison, ils entreprirent de vérifier les mesures de sécurité - William mettait un point d’honneur à ce que tout soit toujours parfait afin d’éviter la moindre erreur possible -. Enfin, se trouvant toujours au sa;lon, ils laissèrent la famille partir se coucher. William les regarda sortir du salon un peu soucieux avant de se retourner vers Elena qui lui avait adressé la parole, d’un ton plus ou moins hésitant, comme si elle craignait le déranger...

    “ Aucun problème”, répondit-il. “De toute façon, je ne suis pas certain de pouvoir fermer l’oeil de la nuit... Tu pourras également essayer de te reposer, j’irai te chercher dans... environ deux heures voire trois ? Si aucun problèmes... ça te vas ? Je prendrais le premier tour de garde ”. S’il savait qu’il ne parviendrait de toute façon pas à fermer l’oeil pour se reposer, autant qu’elle le laisse prendre le premier tour de garde.

    Tiens… Depuis quand demandait-il ‘si ça allait’ alors qu’habituellement cela ressemblait davantage à n ordre... déguisé qui ne demandait aucune contradictions hormis d’être obéis ?!

    Un instant il l’observa avant de, très vite, détourner le regard pour les poser sur le fauteuil un peu plus loin dans lequel il se laissa tomber. Pour se comprendre en effet, ils n’avaient pas forcément besoin de mots et, dans ce cas de figure, William savait qu’Elena ne se sentait pas vraiment à son aise bien qu’il n’avait aucunement l’intention de remettre la discussion sur le tapis. Espérant la mettre plus à l’aise qu’elle ne l’était, il esquissa un sourire et tenta de lancer une petite blague, espérant que cela allait la détendrait quelque peu car elle semblait un peu montée sur ressorts... Du moins, il chercha une blague pendant quelques secondes mais abandonna bien vite car la seule qui lui venait n’était pas forcément très drôle et très peu de circonstance... Tiens, depuis quand avait-il des états d’âmes ?
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyDim 19 Déc - 18:53

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« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William



    Si Elena ne semblait pas dans son élément, pour William cela semblait tous le contraire.

    “ Aucun problème, De toute façon, je ne suis pas certain de pouvoir fermer l’oeil de la nuit... Tu pourras également essayer de te reposer, j’irai te chercher dans... environ deux heures voire trois ? Si aucun problèmes... ça te vas ? Je prendrais le premier tour de garde ”

    La jeune femme n'en espérait pas tant mais elle fut tout de même satisfaite.

    « Je pense qu'au bout de deux heures, ça ira. Merci William! »

    Elle s'en tourna après un petit sourire à son adresse; William s'était laissé tomber sur un fauteuil. Pendant ce temps, Elena était partie chercher des affaires pour se doucher. Serviette, vêtements et baguette en main (au cas où!) elle se rendit à la salle d'eau. Tout en se déshabillant, elle repensa aux paroles de William qui avait décidé qu'il prendrait le premier tour de garde. A sa grande surprise, les paroles de son équipier n'avaient pas sonné comme un ordre auquel il fallait obéir. C'était assez surprenant de sa part et Elena se demanda, pendant une seconde, si elle n'avait pas rêvé.
    L'auror entra dans la douche et se mit alors à sourire. Non, elle n'avait pas rêvé. William n'avait pas imposé, pour une fois, ses choix. De plus, William lui avait sourit plus d'une fois : dans l'ascenseur et aussi quand elle était partie à la salle de bain. Elle appréciait vraiment les efforts qu'il avait fait même si, mais elle ne l'avouerait pas de sitôt, il avait un sourire absolument irrésistible!

    Arrêtes de te faire des idées Elena! Il fait ça pour te mettre à l'aise, c'est tout!

    L'eau chaude délièrent les muscles engourdis de la blondinette qui poussa un soupir d'aise. Elle serait au moins éloignée de son collègue pour un court laps de temps et elle comptait en profiter pour faire un point sur tous les évènements.
    Elena sortie de la douche et enroula un serviette autour d'elle et s'essora les cheveux qu'elle enroula, également, dans une serviette. Rapidement, elle s'habilla d'un jean, d'une chemise couleur parme et démêla sa longue chevelure. Elle ne prit pas la peine de les sécher, cela prendrait trop de temps. Elle enfila un gilet en laine et mit des ballerines. C'était assez étrange le paradoxe: elle n'avait jamais froid aux pieds mais elle mettait toujours un gilet!

    Elle rangea ses affaires dans un grand sac et descendit directement au salon. William n'y était pas. Il devait surement faire une ronde dans la maison. Poussant un léger soupir, elle mit son sac dans un coin et partie faire un café pour William et un thé pour elle. La blondinette en profita pour sortir un livre qu'elle voulait lire depuis un moment déjà. Le bouquin s'intitulait la fille de papier et c'était un auteur moldu qui l'avait écrit. Elle s'installa dans un fauteuil du salon. A présent, elle n'avait plus sommeil et, plutôt que s'ennuyer à ne rien faire, elle préférait lire. Plongée dans un livre, elle ne pensait plus à rien, elle était tout simplement dans son monde … et dans le monde de l'auteur du bouquin. Elena posa sa baguette à côté d'elle ainsi que les deux tasses fumantes. Elle prit une gorgée de son thé et c'est à ce moment-là que William refit son apparition.

    « Je n'ai pas été trop longue au moins, je viens d'arriver ? Rien à signaler ? »

    S'il y avait bien une chose qu'elle détestait, c'était bien perdre du temps à la salle de bain. Certes, l'auror était coquette et être bien habillée, mais il y avait un minimum. Elle ne voulait pas être comme ces pimbêches qui passaient des heures à la salle de bain, et pour quoi ?? Pour avoir trente six couches de fond de teint, un paquet de mascara et de rouge à lèvre. Elena avait toujours trouvé cela ridicule et elle trouvait ce genre de femme superficielle au plus haut point.

    « Et euhm … Je t'ai fait un café. » fit-elle en lui montrant la tasse d'un geste de la main.

    Elena s'était quelque peu détendu. Son cœur battait à un rythme plus normal qu'en début d'après-midi (après la scène de l'ascenseur). Elle avait eu le temps de cogiter un peu pendant qu'elle se douchait et la conclusion qu'elle avait pu en tirer c'était que: ok, ils avaient couché ensemble mais ça ne se reproduirait plus. Elle avait été ridicule de faire cette 'crise de jalousie' à William parce que sa femme l'avait embrassé. Non, mais pour qui se prenait-elle ?? Sa femme ?? Sa maitresse ?? Par merlin, elle n'en était pas et ne le serait surement jamais!! C'est vrai que, parfois, le comportement de William pouvait porter à confusion, mais il avait été clair, c'était une erreur ce qui s'était passé entre eux et, elle aussi, allait devoir l'admettre.
    Elena, fervente partisane de la fidélité dans un couple, elle faisait bonne impression tiens !! Soupirant intérieurement, elle ferma ses yeux pendant une seconde puis reprit:

    « Je n'ai pas sommeil, c'est pas cette nuit que j'aurais un sommeil réparateur. » fit-elle comme pour se justifier de ne pas déjà être couchée et d'avoir un livre à la main. Elle s'enfonça plus profondément dans son siège pour se donner contenance. Si dans son esprit, elle voulait oublier toute cette histoire, ses sensations, elles, ne voulaient pas l'oublier. Et elle se surprit à penser que même un week end n'aurait pas été suffisant pour qu'elle fasse le point sur ses sentiments et que « tout aille mieux et revienne comme avant », car sa ne servait à rien de se voiler la face; plus rien ne reviendrait comme avant. Une chose, elle ne savait pas laquelle, avait changé cette nuit-là, elle ne savait pas exactement quoi, mais leur relation était différente. Parce que ce soir-là, toutes les barrières étaient tombées entre eux. Il était temps de revenir à la réalité.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyDim 19 Déc - 22:42

    « Je pense qu'au bout de deux heures, ça ira. Merci William! »

    Lorsqu’elle sortit du salon, William se posa la question de que faire, en attendant ? Avisant des mots croisés à côté de lui sur une table basse, il les prit et entreprit d’en faire quelques-uns. “Quelque chose que l’on a pas prévu, quelque chose d'inopiné qui n’aurait jamais dû avoir lieu”. Une erreur... Non c’était pas vrai, mais ne pouvait-il se détacher de ce mot ?! Il trouva directement la solution évidemment et après avoir écrit chaque lettre du mot dans une case chacune, il posa son stylo et décida que mieux valait aller faire un tour dans la maison plutôt que de rester finalement faire des mots croisés...

    William partit faire un tour dehors, après avoir fait le tour de chaque pièce du rez-de-chaussée. Sur le pas de la porte, il demeura là pendant de nombreuses minutes sous le ciel parsemé d’étoiles brillantes... Très brillantes. Cela prédisait des soirées assez froides par le futur. Le silence l’environnait ; aucun bruits hormis quelques bruissements de branches fait par le vent... En espérant du moins que ce soit le vent. Il fallait toujours rester sur ses gardes mais s’il avait des souvent des pressentiment, concernant ce soir il avait un bon pressentiment. Ils n’attaqueraient pas cette nuit. Concernant le lendemain, son champ de pressentiment était assez réduits ; il faudrait attendre d’y être. En effet, il fonctionnait bien souvent au ‘feeling’ comme on disait, par instinct. D’ailleurs, en tout premier, il avait avant tout toujours des instincts... Les preuves venaient après. Et le plus souvent, il en trouvait. Mais parfois, il fallait bien devancer, non, sinon on ne découvrait jamais rien et on faisait du surplace... En tous les cas, c'était ainsi qu'il fonctionnait toujours et cela avait toujours marché !
    Pareil, avec Elena donc, il fallait prendre de l’avant ; ne pas faire du surplace ; il était bien déterminée à prendre de l’avant pour éviter qu’ils ne s’enfonce davantage dans une relation du genre qu’ils avaient failli frôlé ; ce qui aurait été une catastrophe. William était convaincu que cela pouvait redevenir comme avant...
    Du moins, il avait décidé de s’en convaincre.
    Tiens, mais pourquoi se mettait-il penser à elle, d’un coup ?... Il trouva la solution facilement, trop facilement peut-être... Sans nul doute, il s’agissait de sa collègue ; ils travaillaient ensembles au jour le jour ; elle était actuellement dans cette maison... A l’intérieur, en train de prendre sa douche...
    Son esprit, malgré lui, se mit à dériver et il l’exhorta à reprendre une direction meilleure. Ce n’était pas le moment de laisser son esprit divaguer ! D’ailleurs, ce n’était jamais le moment. Ils étaient en mission, il devait penser ‘mission’ ; cette famille comptait sur eux... Le fils qui lui rappelait tellement cet autre enfant dont il avait pris soin, dont il avait en quelques sortes remplacé le père... Ils devaient retrouver ces mangemorts ; il ne relâcherait sa baguette lorsqu’il frapperait, ça il en était certain.

    D’un pas lent, il refit le chemin en sens inverse et, en silence, rentra dans la maison, rejoignant le salon. Reconnaissant la silhouette qui lui faisait dos, et assise dans l’un des fauteuil, il s’arrêta un moment et resta dans l’encadrement de la porte, sans un mouvement, plongé dans ses réflexions. De ce qu’il pouvait voir elle était habillée assez détendu. Il sourit. Il aurait parié qu’elle aurait été habillée ainsi tiens... Hm, en tous les cas pas avec ces vêtements évidemment ! Mais il savait qu’elle aurait mis un gilet, mais au contraire de simples chaussures genre ballerines, un jean et qu’elle n’aurait pas prit la peine de se sécher les cheveux... En vérité il n’avait encore vu aucune femme qui ne séchait les cheveux en sortant de la salle de bain. Elena était réellement particulière... Particu... Hein ? Ben évidemment, il s’agissait de sa... coéquipière ! C’était donc forcément particulier ! Quoi, comment ça il s’embrouille dans ses propres pensées ? Même pas ! Par contre vous m’excuserez si je ne vous explique pas ce qu’a de particulier le fait qu’elle soit sa coéquipière mais passons, il ne faut pas chercher à comprendre son fonctionnement parfois au risque de s’y perdre soi-même ! Se comprends t-il même lui-même, parfois ? Non, et surtout pas ces derniers temps. C’est comme essayer de s’expliquer ce qui le poussait à rester près du chambranle de la porte, en silence, sans vouloir faire un mouvement qui indiquerait à Elena qu’il était revenu ; et juste à rester observer comme un intrus. ça, il ne s’expliquerait même pas ; d’ailleurs il n’y avait rien à expliquer.

    Hein? Mais... Mais de quoi parlait-il là ?! C’était n’importe quoi, il s’en fichait bien de comment s’habillait ceux avec qui il travaillait ! Qu’ils s’habillent décontracté, ou pas. Ou avec des piercings partout... Quoique si l’un de ses collègues se ramenait avec des piercings partout, il lui adresserait un regard qui serait bien emblématique de ce qu’il pouvait penser de sa conduite...Le lendemain assurément, son collègue n’en aurait plus. Bon d’accord, c’est un peu hors sujet là...

    La seconde chose qu’il remarqué fut les deux tasses fumantes à ses côtés. On ne va pas soulever le fait que le café n’est pas la PREMIÈRE chose qu’il a vu, mais la seconde. Comment cela, je l’ai fait quand même ? Bref :fleche: Il remua et avança dans la pièce, conscient qu’à présent elle l’avait sans doute entendu, à moins que sa lecture l’absorbe tant? Et en effet elle semblait vraiment absorbée. Il se prit à observer quelques secondes sa mine concentrée. Sans savoir pourquoi cela le fit sourire. Faisant disparaître aussitôt ce dernier de son visage...

    “Non, rien à signaler. La maison est calme, et les alentours le sont également”.

    Avisant les deux tasses sur la table ainsi que la baguette qui se trouvait tout à côté, sur la table, il approcha une main et s’en saisit d’un mouvement vif. La faisant ensuite tourner entre ses doigts, il lâcha à sa coéquipière d’un ton triomphant...

    “Règle numéro 44 : ne jamais laisser sa baguette sans attention et à portée de mains de quelqu’un qui pourrait s’en emparer pour la retourner contre toi... Heureusement que ce n’est que moi, dans le cas présent”.

    Il la rendit ensuite, non sans un sourire espiègle, avant de se saisir de la tasse fumante de café qu’Elena avait faite et qu’elle lui avait indiquée. Rien de tel qu’un café pour s’éclaircir les esprits. En tous les cas, c’était le meilleur et le seul qui lui avait toujours été nécessaire. Tout en se rasseyant dans le fauteuil qu’il avait abandonné précédemment, il ajouta cependant... “ … Tu as encore beaucoup de choses à apprendre je vois” avant de reposer sa tasse devant lui en l’écoutant de nouveau parler d’une oreille alors qu’elle disait qu’elle n’était plus fatiguée et que ce n’était pas cette nuit qu’elle aurait un réveil réparateur. Il haussa les épaules.

    “On ne fait jamais ce que l’on veut”, répondit-il simplement avant de reprendre la grille de mots croisés qu’il avait laissé sur la table basse avant d’aller faire un tour dehors. Évidemment, ses yeux tombèrent immédiatement sur le même mot en question et alors qu’il repoussait loin de lui la grille, il choisit de reprendre plutôt sa tasse avant d’interroger Elena...

    “Sinon, tu lis quoi d'intéressant là?”

    Bon d’accord, il n’était vraiment pas doué pour ouvrir des discussions ou pour savoir vraiment ce que l’on pouvait raconter dans une discussion ‘entres amis’. Autant il se serait sentit à l’aise en parlant travail, ce qu’on le voyait généralement tout le temps faire parce que c’était avant tout le plus important et puis, il ne voyait jamais personne de ses collègues finalement en-dehors du travail. Il n’y avait aucune raisons donc qu’il ait une quelconque idée de quels sujets aborder avec eux... Autant il avait apprit à les connaître au ministère et autant il les connaissait très bien alors qu’ils travaillaient avec eux ; autant il était tout aussi ignorant de leurs habitudes dans leur vie privée. Il ne voyait pas réellement l‘intérêt de connaître tous de leurs habitudes après tout...

    William songea à quelque chose. Il n’espérait toutefois pas que son livre parle d’un sujet qui, loin ‘alléger l’ambiance, risquerait de l’appesantir... Surtout si tel était le cas, qu’elle ne lui en fasse pas le résumer ! Et si c’était l’histoire d’un homme et d’une femme, deux collègues, qui... Argh ! Autant se suicider tout de suite ! Quel était son genre de lecture ? William n’en savait rien, maintenant il espérait que ce ne soit pas ces histoires à ‘l’eau de rose’ style une série télévisée moldue dont il avait vu quelques extraits un jour et dont il ne pouvait supporter la vue sans en rire largement...

    C’était vrai, quel était son goût de lecture ? Imaginez que pour les anniversaires de ses collègues il décide de leur offrir quelque chose, il ne saurait même pas que acheter... Il faut dire aussi qu’il ne s'intéressait jamais aux différents goûts de ceux avec qui il travaillait. Et puis d’ailleurs, il n’offrait jamais de cadeaux, alors comme ça c’était réglé ! Et au moins, on ne risquait pas d’offrir quelque chose qui ne plairait pas. D’ailleurs, cela avait été la raison principale d’un de ses divorces... Une femme qui avait toujours été habituée à tout avoir par ses parents, par ses ex fiancées, et qui s’était attendue à recevoir beaucoup d’attention de la part de William lorsqu’ils s’étaient mariés. Pour elle, ‘recevoir des attentions’ signifiait évidemment ‘couvrir de cadeaux sa femme ou son époux” ; William n’en avait jamais vu l’utilité et il refusait même de s’abaisser à cela. Il n’allait pas quand même gaspiller de l’argent dans cela alors qu’il pourrait servir à d’autres choses beaucoup plus utile, n’est-ce pas ? Un soir, elle lui avait dit qu’elle le quittait, et alors qu’elle était sortie de la maison peut-être en croyant qu’il allait courir après elle et se jeter à ses pieds pour qu’elle reste (oui, elle était immensément naïve), il n’avait cependant fait aucun geste pour la retenir. Ensuite, il était descendu dans sa cave afin de continuer son bateau... Lui, au moins, ne demandait jamais rien. Aucun cadeau du moins ; juste de l’attention... et il lui en donnait. A croire que l’amour qu’il ne donnait pas à un être humain, c’était le bateau qui le recevait. Qui a dit que le bateau était chanceux ? Rolling Eyes Vous comprenez pourquoi maintenant qu’ il ne lui reste plus grand-chose à montrer aux autres étant donné que toute l’affection qu’il peut avoir il semble la donner à son bateau...

    Enfin... Peut-être également n’était-il jamais tombé sur des personnes qui méritait son attachement plus que son bateau ne le méritait ? « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461

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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyLun 20 Déc - 21:04

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« Juste une erreur,
rien d’autres. Oublions tout »
Elena ♥ William



    “Non, rien à signaler. La maison est calme, et les alentours le sont également”.
    « D'accord j'espère que la nuit sera aussi calme. »

    William se saisit alors de sa baguette d'un geste vif, sans laisser à Elena le temps de faire un mouvement. Avant de lui faire un sourire espiègle, il lui énonça la règle n°44 et le fait qu'elle ait encore beaucoup de choses à apprendre. Il avait raison, mais elle n'admettrait pas qu'elle avait eu tord de laisser sa baguette à cet endroit et à la vue de tous. Elle leva les yeux vers lui en se mordant la lèvre inférieure, puis esquissa un petit sourire:

    « Tu n'es pas très discret non plus, je t'ai entendu venir vers moi. Un mangemort aurait fait moins de bruit et m'aurait attaqué par derrière. »

    Piètre excuse pour dire qu'elle s'était faite avoir, mais en même temps elle n'avait pas tord. William avait volontairement, du moins elle le supposait, fait du bruit pour qu'elle ne soit pas surprise de le voir devant elle.
    Elle lui avoua que ce n'était pas cette nuit qu'elle aurait un sommeil réparateur et d'une voix neutre, il lui dit qu'on ne faisait jamais ce que l'on voulait tout en baissant le regard pour se concentrer sur des mots mêlés. Intriguée, Elena fronça les sourcils. Elle trouvait son collègue bien pensif, comme s'il était troublé par ses pensés. La jeune femme aurait tout donné, en ce instant, pour connaître les sentiments et pensées de son collègue. Ce n'était pas visible physiquement, mais elle sentait qu'il était dans son monde, et préoccupé. Soupirant intérieurement, elle se dit, que même si elle lui demandait, il ne lui répondrait jamais franchement.

    « Je te trouve …. Préoccupé William, tu es sûr que sa va ?? »

    A moins que ce soit l'enquête qui le préoccupe tant. Mais c'était un peu exagéré non? Elle ne l'avait vu autant absorbé par une enquête. En vérité, elle ne l'avait jamais vu à ce point pensif.
    Elena se mit alors à penser qu'elle en était peut-être la cause. Ricanant intérieurement, elle se dit: « Non mais n'importe quoi ! Comme si tu étais si importante aux yeux de ton collègue, comme si cette erreur était si importante et préoccupante à ses yeux!! ». Ce n'était pas comme s'il ne faisait qu'en parler ou y faire allusion … Parce que ce n'était absolument pas le cas, tout le contraire d'Elena en fait. Cette dernière réalisa qu'elle y pensait un peu trop souvent pour quelqu'un qui voulait oublier. Le problème c'est que la simple vu de son collègue ne cessait de lui rappeller la nuit qu'elle avait passé avec lui. Ce qui était plutôt pour Elena puisqu'elle avait promis à son collègue de faire des efforts. Mais peut-être qu'il y pensait aussi ?? Parce que niveau conversation, William n'était pas très bavard et elle avait apprit à s'y faire. Mais aujourd'hui, son absence de paroles ne faisaient que renforcer son malaise. Imaginez-vous à quel point cela peut être déroutant de ne pas savoir du tout ce que pense une personne de vous et de la situation que vous venez de vivre avec cette dite personne ??
    Non, bien sûr que non! Vous n'êtes pas aussi idiot qu'Elena qui s'est embarquée dans cette histoire sans penser aux conséquences. Non bien sur, vous (les lecteurs) réfléchissez plus aux conséquences de vos actes qu'elle. Mais en même temps, pourrait se défendre Elena, quand on est attiré par son collègue et qu'un soir il vous embrasse vous ne fuyez pas, vous sautez sur l'occasion non ??

    Tout en prenant sa tasse pour boire une gorgée de son thé, elle l'interroga du regard. C'était un peu peine perdu pusiqu'il avait la tête baissé mais elle était vraiment intriguée par son comportement

    “Sinon, tu lis quoi d'intéressant là?”

    Hein ? Quoi ? Il essayait d'entamer une conversation là ? C'était vraiment étrange de la part de William. Pas qu'elle n'aime pas parler avec lui – sa serait plutôt l'inverse mais il n'était pas le genre d'homme à entamer une conversation par çà . Elle leva les yeux de son livre et esquissa de nouveau un sourire. Sans pouvoir s'empêcher de sourire, elle ferma son livre et le mit sur la tablette à côté d'elle. Elle espérait qu'il ne pense pas qu'elle se moque de lui parce que ce n'était absolument pas le cas. En réalité, elle était à la fois surprise et presque flattée … Le mot était un peu fort mais elle n'arrivait pas à 'exprimer autrement. C'était bien la première fois, aussi loin qu'elle se souvienne, qu'il lui posait une question personnelle. C'était un peu comme s'il s'intéressait à elle en tant que femme et pas coéquipière. Oh oui, elle se rendait compte qu'elle se faisait des films. D'ailleurs, elle se trouvait ridicule de penser à tout ça alors que William attendait une réponse.

    Elle se sentit gênée de devoir lui répondre. C'était une histoire d'amour d'un auteur moldu qu'elle aimait beaucoup.

    « C'est un roman moldu. Il raconte l'histoire d'un écrivain qui, après avoir été quitté par sa petite amie, retrouve nue comme un vers une femme dans sa maison. Elle prétend être le personnage principal de son roman? Peu à peu, ils vont tomber amoureux l'un de l'autre. » Lui dit-elle en rougissant. Elle se rendait compte de la niaiserie de cet ouvrage mais depuis qu'elle l'avait commencé, elle ne pouvait plus s'en débarrasser.
    Et si, en fin de compte, il se fichait de ce livre et qu'il cherchait juste à faire la conversation. Elle avait l'air fine tiens !!

    « Bref, tu dois t'en moquer de toute façon. Ce n'est pas ton genre de lecture j'imagine.  » dit-elle avant de se racler la gorge. L'auror finit alors son thé d'une traite et partie à la cuisine pour mettre la tasse dans l'évier. Elle revint immédiatement en serrant étroitement son gilet. Elena évitait soigneusement le regard de son collègue et se débrouilla pour prendre sa baguette d'un geste vif pour la mettre dans la poche de son jean.

    « Je vais … Je vais faire le tour de la maison. Reposes-toi si tu veux ! » Finit Elena en lui faisant un petit sourire. Sans demander son reste, elle sortit de la pièce. Elle n'avait pas réellement envie de prendre ce tour de garde mais c'était surtout pour s'éloigner de son collègue. Elle se demandait à quel jeu il jouait tout d'abord en ayant l'air préoccupé puis en lui demandant ce qu'elle lisait. S'il voulait l'embrouiller, il avait réussit sans aucun problèmes! « A quel jeu joue-t-il à la fin?? ». C'est sur ses interrogations qu'elle partit faire le tour de la maison à l'affût du moindre bruit suspect, baguette à la main.
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MessageSujet: Re: « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe]   « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] EmptyLun 20 Déc - 23:56



    « Tu n'es pas très discret non plus, je t'ai entendu venir vers moi. Un mangemort aurait fait moins de bruit et m'aurait attaqué par derrière. »

    William n’avait pu s’empêcher de s’esclaffer à la réponse qu’elle lui avait fait. Bon, il lui disait ou il ne lui disait pas ? La laissait-il croire qu’il n’était pas revenu depuis déjà plusieurs minutes avant de se montrer enfin ? Parce qu’il était persuadé qu’elle ne l’avait pas entendu jusqu’à ce qu’enfin il s’avance, sans prendre la moindre précaution pour ne pas faire trop de bruits. Il décida de ne pas le mentionner... Quelle aurait été sa réaction s’il lui avait dit, là, qu’il était resté quelques minutes dans l’encadrement de la porter à l’observer ? Mieux ne valait en effet pas qu’il le lui dise...

    Il avait repoussé la grille de mots croisés loin de lui ; en réalité, il n’avait jamais aimé faire ce jeu qu’il trouvait stupide. Il ne savait même pas pourquoi il avait essayé de remplir cette grille... Davantage parce qu’il n’avait rien d ‘autres à faire en fait, et il détestait ne rien avoir à faire. Alors, il se mit de nouveau à réfléchir à leur affaire... Ses pensées vagabondèrent... Parfois, il se demanda comment des gens pouvait bien séparer des familles ainsi... sans en ressentir le moindre remords ! C’était tout simplement intolérable. Il l’avait alors entendue demander si ça allait... Pourquoi ça n’irait pas ? Tout allait parfaitement bien au contraire ! Il retint une expression surprise et répondit d’un ton léger... :

    “ Pas la moins du monde... Il n’y a simplement rien d’autres qui me contrarie le plus que de voir des enfants soumis à telles tragédies”.

    Elle parut un peu surprise en l’ayant entendu formuler et lui demander ce qu’elle lisait. C’était tout à fait compréhensif ! et on pouvait se demander ce qui le prenait soudain à poser de telles questions auxquelles il n’était pas habituée à demander ! D’ailleurs, le regard étonnée qu’elle lui lança en fut bien représentatif ! Elle sembla se sentir gênée lorsqu’elle lui répondit... William commença alors à douter s’il avait bien fait de lui poser cette question. Il aurait peut-être mieux fait de faire durer le silence ?! Lorsqu’il sut de quoi il était question dans son livre, il regretta de ne pas s’être tu en effet et son unique réponse fut...

    “ Ah... Je vois”

    Il voyait quoi exactement ? Il voyait sans doute pourquoi elle avait pu se sentir gênée de lui dire ce dont son livre parlait... D’un certain côté, cela avait une légère ressemblance avec leur... Hm, avec ce qui s’était passé entre eux, non? Il n’était pas le seul à le voir quand même, n’esgt-ce pas, rassurez-le... A moins qu’elle soit juste gênée de lui répondre car elle avait honte de lui avouer quelles étaient ses lectures ? Bah, chacun avait ses goûts et personne n’avait à en juger. Il ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire à sa réplique suivante et il répondit simplement...

    “ En effet, tu imagines bien. Ce n’est pas vraiment mon style de lecture... Mais tout le monde n’aime pas non plus les ouvrages qui parlent de navigation, après tout... “

    … Ce qui signifiait que chacun avait ses ouvrages préférés. cela révélait une certaine facette de notre personnalité. Chez elle, par ailleurs, cela révélait un certain goût pour le romantisme. Elle semblait être une personne assez romantique, donc sensible. Ce qui, quand on commençait à la connaître, finissait par devenir flagrant.

    Ils n’eurent ensuite pas à échanger beaucoup de mots car, finissant son thé d’une traite, elle se leva ensuite un peu trop précipitamment pour que ce soit normal, et elle fila à la cuisine, en prenant soin d’éviter de croiser son regard. Avait-elle honte de ses propres goût de lectures ? Shocked Il fallait affirmer ses goûts quand même ! On s’en fichait de ce que pensait les autres !... Ou alors était-ce évoquer le sujet de son livre qui la gênait d’en parler devant William... ? Il releva les yeux lorsqu’elle revint, même si ce ne fut pas pour très longtemps. Par contre, il eut un sourire en la voyant ne pas oublier sa baguette qu’elle entreprit de glisser rapidement dans la poche de son jean. C’est qu’elle apprenait vite Rolling Eyes

    Il la suivit du regard jusqu’à ce qu’elle disparaisse de nouveau, fronça les sourcils et reporta son regard sur le feu de cheminée qui brûlait dans l’âtre, dans lequel il plongea son regard bleu acier. Elle lui avait dit qu’elle allait faire un tour dans la maison, en ajoutant d’en profiter pour se reposer... Alors qu’il lui avait au tout début qu’il ne pensait pas se reposer de si tôt. D’ailleurs, là, il était assit, à ne rien faire ; en quelques sortes il se reposait.... Et on ne pouvait pas dire qu’il aimait cela. D’un mouvement vif, il se leva, fit le tour de la pièce, s’immobilisa un instant devant la fenêtre qui ouvrait sur la rue.

    Soudain, il se retourna d’un bond alors qu’il avait cru entendre un bruit, certes furtif... Ses sens en alerte il avança, la baguette brandie au devant de lui et les sourcils froncés alors qu’il retenait même sa respiration. Il était certain d’avoir entendu un bruit... Et qu’importe l’intrus que c’était, il ou elle sûrement passer un mauvais quart d’heure... Mais, peut-être était-ce également l’un des enfants qui s’était réveillé en pleine nuit et qui était descendu ? Quoiqu’il en soit, il avança aussi précautionneusement que possible et bientôt, il parvint tout à côté de la porte - cette même porte devant laquelle il avait fait précédemment une pause - … D’un seul coup, et sans prévenir il passa la porte et se retrouva en une seconde de l’autre côté ; c’est au même moment qu’il entendit crier ; il sursauta lui-même alors qu’il se trouvait nez-à-nez avec sa coéquipière... Rolling Eyes Elle poussa un cri de surprise et, reconnaissant la silhouette de sa coéquipière dans la pénombre du corridor, il rabaissa sa baguette le long de son corps tout en tendant une main pour aller toucher l’interrupteur et appuyer dessus. Et la lumière fut... Aussitôt, il fit d’un bon pas en arrière pour mettre un minimum de deux mètres entres eux avant de se détendre de nouveau en se rendant compte qu’il s’agissait d’une fausse alerte « Juste une erreur, rien d’autres. Oublions tout ça ? » [Fe] 319461

    Rassuré, il put enfin mieux respirer. C’était à en devenir parano ! Non mais il ne fallait pas non plus craindre le pire au moins bruit... D’ailleurs, quel avait été la provenance de ct étrange bruit ? c’est alors que, sans prévenir, un chat leur fila entre les jambes pour s’engouffrer par la petite ouverture faite dans la porte d’entrée et qui permettait aux chats d’entrer et sortir à leur guise. On aurait au moins pu les prévenir qu’il y avait un chat dans la maison !


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