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 Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]

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MessageSujet: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptySam 7 Jan - 12:33


    Gabriel déchira une nouvelle fois son parchemin. Cela faisait quinze minutes qu'il essayait d'écrire une lettre convenable à Elisabeth, la moldue qu'il avait rencontré quelques mois plus tôt, pour expliquer son silence radio. Il s'en voulait énormément, mais au Ministère cela avait été la folie et il n'avait pas eu une minute à lui depuis leur rencontre. Entre son boulot et Arabella qui demandait plus d'attention qu'il ne pouvait lui offrir, le pauvre avait pensé devenir fou. Il écrivit donc la vérité et lui proposa un diner tous les deux dans un endroit qu'il garderait secret. Lorsque cela fut fait, il alla chercher Hypothèse, sa chouette effraie, pour lui donner la lettre afin qu'il la remette à Elisabeth. Hypothèse était le nom qui lui avait donné parce qu'il trouvait que sa tête ressemblait à un point d'interrogation et qu'il n'allait pas l'appelait question. A ce moment là, le prénom Hypothèse lui avait paru la meilleure idée possible. Arabella s'était moqué de lui quand il lui avait dit le nom de sa chouette.

    En attendant la réponse de sa belle, Gabriel décida de faire d'aller au Ministère finir la paperasse qu'il lui restait à faire. Il s'y rendit par le réseau de cheminée et s'épousseta dans le hall lorsqu'il vit que de la suie s'était collée à sa cape. Saluant les personnes qu'il connaissait, Gabriel monta dans l'ascenseur le sourire aux lèvres. Si sa moldue comme il l'aimait à l'appeler répondait présente au rendez-vous, il serait le plus heureux des hommes. Gabriel sortit alors de l'ascenseur lorsqu'il arriva à destination et passa devant Lola. Elle se rendit compte de suite que quelque chose clochait et le suivit jusqu'à son bureau. Elle y entra à sa suite et déposa ses mains sur son bureau pour obtenir des réponses.

    « Qu'est-ce qui te rend si heureux Gab' ? Toi qui depuis des mois est d'une humeur maussade à cause du patron. » Elle marqua une pause avant que son visage ne s'éclaire. Elle avait enfin comprit ce qui se tramait. Un pli se forma sur son front signe qu'elle s'inquiétait pour lui. « Ne me dis pas que tu as repris contact avec cette Moldue ? OH... Non tu l'as fait... Si Klaus l'apprend, tu vas te faire tuer... »
    « Ecoute Lola, je comprends tout à fait ton inquiétude pour moi, mais arrête. Je sais ce que je fais. Je vais l'amener dans un endroit où Klaus ne pourra pas me trouver. Laisse tomber et fais comme si tu ne savais pas s'il te plait. »

    Son ton n'était pas suppliant, mais il savait que son amie renoncerait à lui poser des questions et à essayer de le dissuader de faire une chose comme ça. Elle acquiesça simplement avant de quitter le bureau de son collègue, avec toujours ce pli sur le front. Gabriel lui n'était pas inquiet, au contraire. Il avait prévu de quitter le pays le temps du diner avec Elisabeth. Il était confiant et sûr de lui. Rien ne pourrait arriver. Rassemblant quelques dossiers, il les prit pour rentrer chez lui. Il n'avait pas envie de tomber sur Klaus à la dernière minute pour qu'il lui donne une nouvelle mission qui le bloquerait toute la journée. Gabriel redescendit dans l'Atrium chargé de ses dossiers et reprit une nouvelle fois le réseau de cheminée pour rentrer chez lui. Arabella n'était pas là et c'était très bien. Déposant tout sur la table, il entendit le toc toc régulier du bec de sa chouette. Elisabeth venait de lui répondre. Il ouvrit la fenêtre à Hypothèse et lui donna du miamhibou avant de lire la réponse de la belle blonde. Elle acceptait. Son coeur fit un bond dans sa poitrine et il monta se préparer.

    ☼☼☼☼☼

    Une heure plus tard, il était prêt à aller chercher Elisabeth chez elle. Il avait repérer l'endroit des mois plus tôt sans jamais avoir le courage d'aller lui parler. Et il avait été à Gryffondor en plus. Où était donc passé le légendaire courage des Gryffons ? Gabriel ne le savait pas mais il était très bien caché, surtout dans son cas. Arabella arriva sur ses entrefaites et le découvrit très bien habillé.

    « Que se passe-t-il pour que tu sois habillé comme cela ? »
    « J'ai un diner important et je me devais d'être bien habillé. »

    Il espérait fortement qu'elle avale son mensonge qui n'en était pas tout à fait un. Sa femme hocha simplement la tête et partit se doucher sûrement déçue de ne pas passer de soirée avec son mari comme elle l'avait souhaité. Le jeune homme soupira de soulagement et décida de partir maintenant avant que Arabella n'ait dans l'idée de l'accompagner. Il transplana dans un petit jardin près de chez Elisabeth et s'avança sans bruit. Il aurait pu louer une voiture du Ministère pour venir jusqu'ici, mais cela aurait parut trop louche aux yeux de Klaus qui depuis l'incident où il avait rencontré Eli, le suivait et surveillait le moindre de ses faits et gestes. Il monta sur le perron de la maison et frappa à la porte. Ce fut sûrement la gouvernante de Elisabeth qui lui ouvrit.

    « Bonsoir madame, je suis Gabriel De Beauharnais et je viens chercher Elisabeth pour un diner. »

    La gouvernante sourit avant de le faire entrer et d'aller chercher sa maitresse. Gabriel patienta quelques minutes lorsqu'il vit apparaître celle qu'il avait invité. Il resta bouche bée devant sa beauté. Elle était vraiment magnifique ce soir et il ne tarda pas à lui dire.

    « Vous êtes vraiment magnifique Elisabeth. »

    Lui faire ce compliment, c'était aussi sa façon de lui faire des excuses.
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyDim 8 Jan - 3:32



    Il s'était passé quelques jours depuis ce fameux jour. Elle ne savait pas si tout cela n'était que le fruit de son imagination... Cela paraissait tellement irréel qu'elle ne savait pas qu'en penser. Une chose était certaine, ce jour l'avait marqué à vie. Elle croyait voir de la magie partout à présent. Chaque personne qu'elle croisait, elle se demandait s'il ne s'agissait pas d'un sorcier ou une sorcière. Apparemment, ils cachaient leur présence des « moldus »... Un moldu. C'était ce qu'elle était aussi. C'était vraiment... invraisemblable. Elle ne savait pas si elle devait croire tout ce qui s'était passé ce jour-là et se demandait même si on ne lui avait pas fait avaler de la drogue qui vous faisait halluciner, mais il était une chose qu'elle espérait en tous les cas réelle, c'était Gabriel.

    Dès en entrant à la maison ce fameux jour, son sourire resplendissait tellement que sa gouvernante ne se douta qu'il s'était passé quelque chose aujourd'hui. Sans compter que la course qu'Elisabeth avait été faire ne demandait pas tant de temps. Alors soit elle avait eu un retardement quelconque, soit elle avait rencontré quelqu'un avec qui elle avait passé du temps. De plus, la femme connaissait très bien la jeune femme. Elle ne pouvait pas lui cacher grand-chose. Il ne lui fallut guère insister pour qu'Elisabeth lui raconte ce qui s'était passé. Evidemment, elle omit volontairement de lui dire qui il était vraiment ainsi que toutes mentions d'un éventuel monde parallèle où vivrait des sorciers. D'ailleurs, de tout cela, elle ne savait toujours pas qu'en penser. Elle était encore perdue.

    Elle ne savait plus que croire. Pendant la nuit, elle ne dormit presque pas. Elle pensait à tout ce qu'il lui avait raconté. C'était vraiment incroyable. Et si demain elle se réveillait et qu'elle n'avait plus aucun souvenir de ce jour ? Et si elle ne se souvenait plus de lui ? Cette dernière chose était celle qu'elle regretterait le plus sans nul doute. Avec lui, elle avait senti quelque chose qu'elle n'avait jamais ressenti avec d'autres. Elle avait ressenti le désir de le revoir. Toute la nuit durant, elle tourna dans son lit, craignant presque s'endormir. Elle avait peur que si jamais elle s'endormait, au matin lorsqu'elle se réveillerait, et bien elle n'aurait plus nul souvenir de Gabriel... Et puis, qui sait si avant de partir il ne lui avait pas lancé un sort – malgré ce qu'il avait dit - pour que tout s'estompe au lendemain ? Même si elle n'y croyait pas... En tous les cas, elle ne voulait y croire.

    Vous savez quoi ? Et bien tellement elle craignait que tout cela s'efface brusquement au lendemain, elle avait noté sur une feuille le nom complet du jeune homme ainsi qu'une petite note personnelle pour qu'ainsi, si elle ne souvenait plus de rien, et bien elle n'aurait qu'à jeter un œil à son parchemin pour se rappeler de lui aussitôt et éventuellement essayer de le retrouver. Mais au matin, quand elle s'éveilla,  elle se souvenait encore de tout. Tout ce qu'il lui avait dit, et tout ce qu'elle avait vu. C'était vraiment bizarre. Elle en fut contente... Et encore à moitié abasourdie cependant qu'il existe vraiment un autre monde.

    Elle attendit plusieurs jours. Elle avait espéré des nouvelles de sa part pour les prochains jours... Puis, pour les prochaines semaines... Mais rien. Alors elle avait commencé à se dire que finalement il ne valait pas mieux que les autres et qu'il s'était joué d'elle. Elle n'avait jamais été dépendante des hommes. C'était toujours eux qui le devenait... Elle les faisait même tourner en bourrique parfois... Il faut croire qu'il fallait des exceptions à tout. Surtout que de ce qu'elle se souvenait, il était vite partit la fois dernière. Il avait prétendu ne pas pouvoir rester, qu'il devait retourner travailler. Elle l'avait cru. Mais était-ce cependant une raison réelle ?

    Sa gouvernante, de jour en jour, vit bien que son humeur avait changé depuis le jour où elle l'avait vu revenir à la maison avec des étoiles dans les yeux. Elle voyait bien sa déception, bien qu'elle faisait tout pour ne pas le montrer et qu'elle la renvoyait même balader chaque fois qu'elle tentait d'en parler. Elle était habituée à son mauvais caractère... Après le père, voici la fille. Sa mère, elle ne pouvait pas dire puisqu'elle ne l'avait pas connue mais en tous les cas, la fille était le portrait craché du père. Selon cependant quelques photos qu'elle était parvenue à voir un jour, la jeune femme ressemblait physiquement beaucoup à sa mère. Elle doutait cependant qu'Elisabeth le sache. Etait-ce cependant important de le lui dire ? Après tout, elle ne l'avait jamais connue ; il n'y avait nulle obligations qu'elle sache qui elle lui ressemblait. Voudrait-elle vraiment ressembler à quelqu'un qu'elle savait qui les avait abandonnés ?

    Alors quand elle entendit toquer à sa fenêtre et qu'elle avait vu un hibou, elle avait sursauté et avait posé une main sur son cœur puis elle s'était souvenue de ce qu'il lui avait dit plusieurs semaines auparavant. Quel moyen de communication étrange par ailleurs. Elle avait failli ne pas ouvrir la fenêtre mais la curiosité aidant, elle l'avait quand même fait. Elle avait longuement hésité à que faire : lire la lettre ou directement la jeter ? Non sérieusement, si c'était vraiment, il mériterait tout simplement qu'il la jettes ! On ne lui avait jamais cela encore ! … D'habitude, c'était elle qui faisait ainsi patienter les gens en ne les contactant pas pendant plusieurs semaines. Normal qu'elle se sente frustrée.

    Finalement, après être restée pendant au moins deux bonnes heures plantée devant la lettre à lui envoyer des regards noirs, sa curiosité – et aussi le désir enfoui de le revoir et de savoir si oui ou non il était vraiment comme les autres – refit surface. Elle déchira pour ainsi dire l'enveloppe et lut la lettre. Ses yeux filèrent directement en bas de page, se fixèrent sur le nom de Gabriel. Son cœur battit si fort qu'elle en eut presque mal à la poitrine. Sans même la lire, elle sauta sur ses pieds et dégringola en bas pour chercher Lys – sa gouvernante – qui était en train de cuisiner pour le soir. Actuellement, elles n'étaient que toutes les deux car son père était partit à l'étranger. Etant ambassadeur, il était souvent invité dans des galas. Cette fois-ci, Elisabeth n'avait pas voulu l'accompagner alors qu'elle le faisait toujours. Elle n'était pas d'humeur aux mondanités et à faire semblant de sourire alors qu'à cause d'une seule personne elle avait envie d'envoyer sur les roses tous les hommes qui s'adresserait à elle cordialement.

    En entrant dans la cuisine, la jeune femme se précipita donc dans les bras de Lys pour la serrer. Elle tenait toujours la lettre dans les mains. La gouvernante fur surprise, ne s'attendant pas à telle réaction de sa part, surtout ces derniers temps. Elisabeth lui montra alors la lettre et devant elle, la lut à haute voix. Du reste de la journée on ne put la faire tenir en place. Même si elle restait un peu frustrée qu'il ait attendu si longtemps avant de la joindre. Enfin, peut-être avait-il eu des empêchements... Empêchements qui l'avait retenu d'envoyer ne serait-ce une petite lettre ? Bref. Quoiqu'il en soit, sa gouvernante l'aida à s'habiller et se coiffer pendant les trois prochaines heures. Trois heures oui oui. Deux heures pour choisir la bonne robe ; une demie-heure pour la coiffer ; vingt minutes pour la maquiller un peu. Pas forcément énormément ... Juste de quoi faire ressortir ses yeux ainsi que donner un peu de couleur sur son joli visage très pâle. Depuis qu'elle était toute petite, Lys adorait lui brosser ses longs cheveux blonds ; elle y passait des heures. Lorsqu'elle lui demanda quelle coiffure elle voulait qu'elle lui fasse, Elisabeth après avoir réfléchi lui répondit de lui faire une natte en laissant deux mèches s'échapper et retomber de chaque côté de son fin visage.

    Laissant ensuite Elisabeth finir de se préparer, Lys redescendit continuer sa cuisine. Ce fut environ une demie-heure plus tard qu'elle alla ouvrir la porte et découvrit ce jeune homme qui avait tant fait attendre sa charmante Elisabeth. Après l'avoir détaillé rapidement – histoire de voir s'il en valait la peine ! Mais il paraissait tout à fait charmant. Que voulez-vous, Lys considère un peu Lys comme sa fille donc elle joue le rôle d'une mère et est très attentive à l'égard des garçons qui plaise éventuellement à Elisabeth - Elle le fit ensuite entrer dans le petit salon et avec un sourire lui dit qu'elle allait chercher la jeune femme.

    Cette dernière ne tarda pas à débarquer avec prestance dans la pièce. Un large sourire s'afficha sur son visage tandis que son visage semblait rayonner et que son cœur se mettait à battre la chamade. Alors que pourtant, quelques heures auparavant elle s'était juré de ne pas tomber dans le panneau avant de lui poser « certaines questions. » Les pommettes un peu rougissantes, elle répondit :

    « Merci... Vous de même... »

    Lys, après leur avoir jeter un coup d'oeil à l'un et l'autre, reprit...

    « Bref, je vais vous laisser, il faut que je surveille la cuisine. Si tu as besoin de quelque chose, Ely', tu sais où me trouver... »

    La jeune femme hocha lentement la tête et esquissa un sourire avant de la laisser sortir de la pièce. Elisabeth et Gabriel se retrouvèrent ainsi seuls. La jeune femme se sentait anormalement stressée et bien que des heures auparavant, elle avait pleins de reproches à lui faire, là, elle les avaient totalement oubliés.

    HJ : Pour indication, elle porte la robe de son avatar ohmygod
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyDim 8 Jan - 20:45






    Lorsque Gabriel l'avait vu descendre les escaliers dans cette robe, il n'avait pu s'empêcher de sourire comme un idiot. Des étincelles s'étaient allumés dans ses yeux alors qu'elle s'approchait de lui. Il ne pouvait détacher ses yeux de la blonde et il devinait aisément le sourire ainsi que le regard que la gouvernante de Elisabeth lui adressait. Il était totalement subjugué par sa beauté. Et dire qu'il était passé à côté de ça pendant des mois. Gabriel s'insulta de con pour l'avoir fait attendre pendants toutes ses semaines. Il était sûr qu'elle avait du penser que c'était une blague, qu'il se moquait d'elle et cela aurait été normal. Mais à voir son sourire ainsi que ses joues rougissantes lorsqu'il la complimenta, ses doutes semblaient s'envoler. Et ils partiraient encore plus lorsqu'elle découvrirait leur destination et le moyen de transport qu'ils utiliseraient.

    Le jeune français écouta à peine les paroles de la gouvernante ne quittant pas des yeux l'ange qui venait d'apparaître. Sa robe ne laissait pas place à l'imagination et Gabriel pouvait remarquer que Elisabeth était très bien formée. Le regard du jeune homme dériva sur la poitrine de la jeune femme. Ce n'est que lorsqu'il se rendit compte de cela qu'il détourna les yeux en rougissant. Il n'avait même pas eu conscience que son examen approfondit avait peut être mis mal à l'aise Elisabeht. Gabriel se racla alors la gorge et prit la parole après quelques minutes de silence.

    « Je vous dois des explications sur mon silence de ses dernières semaines. Klaus Adamovitch, la personne qui vous a manqué de respect lors de notre première rencontre, me surveillait et je ne pouvais rien faire. J'ai donc attendu que cela se calme et je vous ai envoyé cette lettre. Je suis sincèrement désolé pour cela. J'espère que vous ne m'en voulez pas trop. »

    Les excuses de Gabriel étaient vraiment sincères. Son patron sur le dos, il n'avait rien pu faire. En plus Lola, sa collègue et amie, avait elle aussi pour mission de le surveiller. Gabriel avait donc pieds et poings liés et n'avais pu faire parvenir des nouvelles à Elisabeth. De plus, sa femme Arabella, une sangsue par excellence avait tenu à ce qu'il soit toujours présent le soir car maintenant qu'ils étaient mariés, ils devaient faire comme un vrai couple qui s'aimait. Mais le français n'aimait pas du tout sa femme. Elle lui avait été imposé et pour lui se n'était pas parce qu'elle portait son nom de famille qu'elle pouvait se permettre d'avoir tous les droits sur lui. Il restait indépendant et ce n'était pas une bague et un morceau de parchemin qui allait l'empêcher de coucher avec d'autres femmes.

    Cependant, bizarrement, depuis sa rencontre avec Elisabeth, aucune femme n'avait franchi ses draps. Ses anciennes copines l'avaient relancé, mais il les avait toutes refusées. Gabriel s'était alors demandé s'il était malade et avait même été voir un médicomage mais il s'était révélé être en pleine forme.

    « Vous devriez aller dire au revoir à votre gouvernante. Nous allons y aller. J'espère que vous n'avez pas de couvre feu, parce que je m'en voudrais de vous ramener en retard. »

    La dernière réplique n'était là que pour faire un peu d'humour et essayer de détendre l'atmosphère car il était un peu nerveux. C'était Elisabeth qui le mettait dans cet état. Gabriel avait l'impression d'être un petit adolescent à son premier rendez-vous. C'était à la fois excitant et parfaitement désagréable. Il détestait être nerveux lorsqu'il était en présence d'une femme. D'une part parce que ses mains étaient moites et d'autre part parce qu'il se mettait parfois à bégayer et ce n'était pas forcément très classe. Le jeune homme regarda sa compagne d'une soirée quitter la pièce et se rendre là où était sa gouvernante. Alors qu'elle passait devant lui, il sentit son parfum et se dit qu'elle avait très bon goût. Puis lentement, sa tête se baissa et son regard dériva sur les fesses de Elisabeth. Cette femme était vraiment très bien formée.

    Quand elle fut hors de sa vue, Gabriel se gifla. C'était la première fois qu'il avait des scrupules à parler ou plutôt ici à penser ainsi à une femme. Pendant l'absence de la blonde, Gabriel inspecta l'entrée de sa maison. En effet, il n'en avait pas eu le temps puisqu'il avait son attention avait totalement été attirée par Elisabeth qui descendait avec élégance les escaliers. L'entrée était vraiment très belle et cela montrait que la famille de Elisabeth Barton était assez riche. Au moins, s'il devait un jour se marier avec elle, il n'aurait pas de problème avec ses parents à lui. Gabriel secoua la tête, pourquoi pensait-il à ça. Un raclement de gorge le fit se tourner et il sourit à la jeune femme qu'il amenait manger au restaurant.

    « Vous êtes prête ? A mon avis, je pense que vous devriez prendre un petit gilet. Nous allons dans un endroit où il fait plus chaud qu'ici, mais ce n'est pas encore ça. »

    Gabriel attendit patiemment que Elisabeth se vêtisse de son gilet avant de lui ouvrir la porte pour la laisser passer. La gouvernante de la jeune femme était en appui sur l'encadrement de la porte de la cuisine et regardait le couple partir, un sourire attendrit sur les lèvres. Le français lui fit un signe de salut et disparut à la suite de Elisabeth qui l'attendait sur le perron. Galamment il lui présenta son bras et se dirigea vers l'endroit où il avait transplaner pour venir ici. Lorsqu'ils furent cacher, Gabriel se mit face à Elisabeth et lui expliqua tout ce qu'elle devait savoir.

    « Elisabeth, nous allons utiliser un mode de transport sorcier. C'est le transplanage. Comme vous n'êtes pas sorcière, je vais faire du transplanage d'escorte. Vous allez vous accrocher fortement à moi et sous aucun prétexte vous n'allez me lâcher. Vous m'entendez, cela peut être dangereux si vous me lâchiez. D'accord ? »

    Gabriel la laissa s'attacher fermement à lui après avoir assimilé ce qu'il lui avait dit et il transplana. Pendant le transplanage, il sentit Elisabeth raffermir sa prise de peur de tomber ou de le lâcher. Le plop caractéristique du transplanage se fit entendre et les deux jeunes gens se retrouvèrent dans une ruelle assez sombre. Il alluma alors sa baguette et vérifia l'état de Elisabeth. Elle ne semblait pas vraiment dans son assiette.

    « Vous allez bien ? »

    Peut être que pour un premier rendez-vous, il aurait pu éviter le tranplanage.

    HJ : Désolée, j'étais inspirée …
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyJeu 26 Jan - 22:26


    Normalement, elle aurait envoyé bouler n'importe personnes qui l'aurait fait attendre et elle n'en aurait pas eu de remords parce qu'elle s'en fichait bien de l'opinion des autres à son égard. Elle n'aimait pas que l'on se moque d'elle ainsi... Cependant, l'expression que Gabriel afficha lorsqu'il l'avait vue entrer dans le salon valait tout l'or du monde et lui fit momentanément oublié le fait qu'il ne l'avait pas contactée pendant plusieurs mois. Elle ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Il avait sans doute une bonne raison, un empêchement qui avait fait qu'il n'avait pu lui envoyer de messages. Elle semblait même prête à accepter toutes les excuses possibles... Ce qui était parfaitement étrange et pas habituel de sa personne.

    Après tout, ils ne s'étaient vus qu'une seule fois n'est-ce pas ? Qu'est-ce qui l'obligeait à la rappeler ? Pourtant, aussi étrange cela soit-il, elle l'avait espéré qu'il la recontacte. En quelques sortes, la dernière fois qu'ils s'étaient vus, il lui avait promis qu'ils allaient se revoir. Lorsqu'il la complimenta, elle se maudit de rougir comme une gamine. Elle n'était pas habituée à montrer autant son émotion. Elle préférait se dissimuler derrière des faux-semblant afin qu'on ne l'atteigne pas mais c'est comme si d'un mot et d'un sourire, Gabriel pouvait faire réapparaître ses faiblesses de petite fille. Elle était consciente que Gabriel ne la quittait pas des yeux et elle soutenait son regard de même et lorsqu'elle le vit détourner les yeux tandis qu'une légère rougeur se diluait sur ses joues, elle devina que son regard venait sans doute de légèrement dévier et que les pensées qui avaient subitement envahies son esprit n'étaient pas tout à fait très saines. Après tout, tous les Hommes étaient faits de la même manière d'un côté...

    Surtout lorsqu'ils voyaient un beau décolleté ou une robe qui moulait bien les formes de la jeune femme sur lequel ils portaient leur dévolu. Si elle avait fait exprès de mettre cette robe ? Pas du tout... C'était mal connaître Lizzie. Elle voulait une belle robe qui la mettrait bien en valeur... Hm... Mais peut-être que, pour le faire prendre conscience de ce qu'il avait manqué pendant plusieurs mois, avait-elle fait exprès d'enfiler tout de même cette robe-là. Un peu manipulatrice ? Mais non, pas du tout, ou si peu... Elle connaissait juste ses points forts et savait les mettre en valeur. Enfin, d'un côté, son armoire ne contenait que des robes chics, de la dernière mode et extrêmement élégante donc... Quoiqu'il en était, elle était ravie que la robe lui plaisait. Plaisait serait d'ailleurs un euphémisme... Mais « mal à l'aise » pour parler d'Elisabeth n'était pas vraiment le mot. Il en fallait plus pour la mettre mal à l'aise...

    Alors qu'elle s'était promis de ne pas gober facilement ses excuses parce que c'était trop facile de les accepter, et bien lorsqu'il se mit à lui expliquer les raisons de son absence, elle oublia cette promesse qu'elle s'était faîte et se contenta de hocher la tête à l'adresse du jeune homme tout en esquissant un sourire. Avant aujourd'hui, elle était en colère contre lui – et au passage envers tout le reste des Hommes que la Terre portait, les qualifiant de « tous les mêmes » - et là, alors qu'il était là devant elle, voilà que tout ce qu'elle trouvait à faire c'était de lui sourire !

    Elisabeth, tu es... Pathétique !


    Il semblait pourtant sincères et elle le crut. Elle ressentit toujours la même sourde colère envers ce Adamovitch et elle fut choqué de l'attitude de cette homme. Puis, Gabriel lui dit qu'ils n'allaient pas tarder à y aller et que si elle voulait elle pouvait aller dire au revoir à sa gouvernante. La jeune sourit puis s'esclaffa de nouveau lorsqu'il lui parla d'un couvre-feu. Tu parles !

    « Pas depuis que je suis majeur, non. Heureusement ! » Même si Lys s'inquièterait sûrement si elle s'absentait trop longtemps et qu'à trois heures elle n'était pas encore revenus. Quand elle la savait seule en tous cas. Là, elle savait qu'elle sortait avec quelqu'un, donc c'était un peu différent. « Et puis, mon père n'est pas là mais il me fait confiance. » Pour être sage. Qu'est-ce donc ces raclements de gorge que j'entends lorsque je parle de joindre le mot « sage » à « Elisabeth » ?

    Avec un petit sourire, elle se retourna donc et sortant de la pièce, alla faire ses au revoir à sa gouvernante à laquelle elle demanda de ne pas l'attendre pour le dîner parce qu'elle ne savait pas à quelle heure elle reviendrait. Elle revint ensuite dans le salon où elle trouva un Gabriel bien perdu dans ses pensées.

    Elle ne put s'empêcher d'en être amusé et de détailler au passage son visage – pendant qu'elle savait qu'il ne la voyait pas faire – et elle n'en fut que plus charmée. Se donnant une baffe mentalement, elle se reprit néanmoins et se plaçant derrière lui, elle se racla la gorge doucement. Surprit, elle vit le jeune homme revenir à la réalité et se retourner et la jeune femme retint un rire amusé. Alors qu'il lui disait qu'elle devrait prendre un gilet parce qu'elle aurait sans doute un peu froid dehors malgré le fait que l'endroit où ils allaient étaient un peu plus chaud qu'ici, la jeune femme obtempéra et alla se chercher un vêtement.

    Elle revint ensuite et au moment de sortir de la maison, aperçut sa gouvernante dans l'encadrement de la porte de cuisine. Elle lui adressa un sourire et un clin d'oeil en prime avant de sortir la première dehors. Il avait raison ; il faisait un peu frais ici et elle ne refusait pas le gilet. Gabriel la rejoignit et acceptant son bras, elle le suivit jusqu'à l'endroit où ils se rendit. Là, il lui expliqua qu'ils allaient... Transplaner ? Un moyen de voyager sorcier... Elle avait presque oublié qu'il était sorcier ah oui, c'est vrai. Elle n'était pas certaine être vraiment prête à voyager à la « manière sorcière » mais néanmoins, elle hocha la tête. Même si elle s'inquiétait un peu. Pourquoi ne devait-elle à tous prix pas lui lâcher le bras ? Que risquait-elle ? Dangereux... C'était dangereux qu'il avait dit. Elle n'arrêtait pas de penser à ce mot maintenant même si la perspective de ne pas lui lâcher le bras lui convenait à merveille.

    Allez, du courage Elisabeth...

    Ce fut la plus horrible sensation qu'elle eut jamais ressenti de toute sa vie et elle crut qu'elle allait vomir ses tripes. Il aurait quand même pu la prévenir que les conséquences du transplantage, ou quel que soit son nom, étaient ainsi. Il aurait quand même pu lui épargner cela hein … Pourquoi ne pas prendre l'autobus moldu hein ?! Au moins c'était un peu moins dangereux. Enfin, au moins, cela lui aurait éviter d'avoir eu l'impression de vomir ses entrailles... Elle devait certainement avoir le visage un peu pâlot mais elle fit de son mieux pour se reprendre au plus vite, n'aimant pas montrer ses faiblesses.

    Et voilà qu'en plus il lui demandait si elle allait bien. Ça, c'était trop !

    « Bien ? C'est une blague c'est ça ?... Mais c'est quoi cette façon de... Voyager ! On aurait pas pu prendre le bus non pour la première fois ?!... Et ne m'éblouissez pas avec cette... Cette... Cette chose-là ! »

    C'est vrai, elle avait la lumière qui lui venait droit dans les yeux ! Sur ces mots-là, elle lui décocha un regard noir avant de fermer à moitié les yeux jusqu'à ce qu'il abaisse la lumière de sa baguette. La jeune femme rouvrit les yeux et reprit son calme, en voyant l'expression sincèrement désolée de son visage. Peut-être s'était-elle trop emportée ? En tous les cas, elle voulut se reprendre et dit d'une voix plus calme...

    « Je suis désolée... » Après quelques secondes, elle ajouta, avec un sourire amusé comme si elle essayait de faire oublier sa petite crise précédente. «  Pour un premier rendez-vous, cela ne donne pas une très bonne impression. J'espère que la suite de la soirée sera plus à la hauteur ... »

    Bon, au moins, elle était honnête et sincère, hein ? Et elle ne passait pas par trente six chemins.

    Clairement en plus, sans le faire exprès, elle avait parlé de 'première fois". Cela impliquait donc une seconde fois...
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyVen 27 Juil - 15:58

Après des mois de silence, Gabriel avait enfin pu envoyer un hibou à sa moldue et il se retrouvait devant Elisabeth encore plus belle que dans son souvenir. Elle avait descendu les escaliers avec une telle élégance si bien que le jeune homme s'il n'avait pas été si bien élevé aurait ouvert la bouche ou aurait sifflé Eli. Cependant, il s'était contenté de la complimenter sur son apparence, des étoiles pleins les yeux. Puis il l'avait prévenu qu'ils allaient bientôt partir en essayant de faire de l'humour sur la possibilité qu'elle ait un couvre feu. Mais visiblement, Elisabeth n'avait pas compris l'humour dissimulé dans ses paroles. La jeune femme qu'il comptait amener diner disparut quelques temps dans la cuisine pour saluer sa gouvernante avant de partir chercher un gilet car elle risquait d'avoir froid et Gabriel s'en voudrait qu'elle attrape froid. Puis ils sortirent de chez Elisabeth et Gabriel annonça qu'ils allaient transplaner. Le jeune homme n'avait pas pensé au fait que Eli n'était pas une sorcière et que du coup, elle ne savait pas ce que c'était. Il n'avait pas pensé non plus au fait qu'elle ne serait pas bien à leur atterrissage.

Gabriel n'osa pas aider la jeune femme de peur de l'irriter encore plus. Apparemment, elle n'avait pas apprécié le voyage. C'était compréhensible. Gabriel lui même avait failli vomir la première fois qu'il avait transplaner. Mais aux fils des années, il s'y était habitué. Il avait oublié que c'était la première fois de Elisabeth et qu'elle réagirait comme lui lors de sa première fois. Alors qu'elle l'engueulait, l'oubliator eut une moue penaude et un regard désolé. Il n'avait pas mesuré la portée de son acte. « Je suis vraiment désolé Elisabeth... Mais prendre le bus ne nous aurait pas aidé à changer de pays. Je suis encore vraiment désolé. Cela ne se reproduira plus. » Il lui faudrait donc trouver un autre moyen de quitter le pays où ils venaient d'arriver. Gabriel avait déjà trouvé une idée, mais il lui faudrait faire de la magie devant des moldus et cette idée ne l'enchantait guère. Il aurait bien assez de toute la soirée pour réfléchir à leur retour en Angleterre. Elisabeth du se rendre compte que le jeune homme était vraiment désolé et confus car elle s'excusa et partie dans un petit rire amusé.

La suite plut énormément à Gabriel. Elle parla d'un premier rendez-vous. Qui dit premier-rendez-vous impliquait qu'un second serait à programmer très prochainement. Un sourire éclatant se posa sur les lèvres du brun dont les yeux brillaient déjà d'excitation. « Ne vous inquiétez pas, la suite de la soirée sera une réussite. » Il l'espérait énormément pour ne pas tuer ses chances d'être avec Elisabeth. Depuis qu'il l'avait rencontré quelques mois plus tôt, elle ne sortait pas de ses pensées. Il était vraiment obsédé par elle, par sa voix, son visage, sa bouche, ses seins... Tout en elle le captivait. Il lui tendit alors la main pour qu'elle la prenne puis la mena dans une rue éclairée. La température par rapport à Londres était un tout petit plus élevé sans pour autant atteindre des chaleurs insupportables. La foule se pressait sur le trottoir. Gabriel offrit son bras galamment pour les mener vers le restaurant qu'il avait choisit. Sur la devanture on pouvait lire « Le Versance ». Les parents de Gabriel l'avaient souvent amené dans ce restaurant pour lui apprendre quelques nouvelles pas très avantageuses pour lui.

« Si vous voulez bien vous donnez la peine d'entrer ! » Gabriel lui ouvrit la porte, attendit patiemment qu'on vienne leur donner leur table puis tira la chaise d'Elisabeth. Lorsque tout le monde fut assis, Gabriel commanda une coupe de Tariquet et laissa sa compagne choisir. « J'espère que vous appréciez le cadre que ce restaurant nous offre. Je ne vous l'ai peut être pas déjà dit, mais je suis français et donc le choix de ce restaurant s'imposait. Parlez-vous français Elisabeth ? »

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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyVen 3 Aoû - 15:23

Elisabeth espérait toutefois que la prochaine fois, ils utiliseraient un autre moyen. La jeune femme, non habituée, ressentait encore un effet de tournis au creux de son ventre. C'était vraiment la pire façon de voyager qu'elle ait jamais tester. Mieux valait encore monter dans la voiture du pire chauffard au monde. Fort heureusement, elle ne montait jamais dans n'importe quelle voiture : elle se faisait tout le temps conduire par le chauffeur de son père et ce dernier ne faisait absolument jamais aucune infractions au code de la route. Sauf une seule petite fois où Elisabeth lui avait demandé d'accélérer un peu car elle risquait d'arriver en retard à un rendez-vous. Pour le moment, elle n'avait utilisation de passer son permis puisqu'elle pouvait se faire conduire n'importe où grâce au chauffeur qui travaillait pour son père depuis dix ans. Ce dernier avait lui-même vu l'enfant grandir...

Plus jeune, elle l'avait vu un jour essayer de draguer sa nounou. Attention, on ne touchait pas à sa nounou qui était comme sa maman ! Elisabeth avait débarqué en hurlant dessus au pauvre monsieur s'était rapidement écarté de Lys dont les joues légèrement rouges trahissait ses sentiments envers le chauffeur du papa de la petite. Celle-ci s'était immobilisée. Elle se sentit trahie et elle partie en courant dans sa chambre en claquant la porte derrière elle. Et voilà, elle venait de découvrir pour la première fois de sa vie les étranges relations qui pouvaient parfois avoir lieu entre les hommes et les femmes. Quelques années plus tard et c'était elle qui avaient appris à jouer avec. A chaque âge on apprenait. Encore aujourd'hui, Elisabeth apprenait. Il y a quelques semaines de cela, elle avait appris que la magie – la vraie – existait. Elle s'était un peu remise du choc mais cela lui apparaissait encore tellement... Etrange. En tous les cas, elle n'était pas prête d'oublier ce qu'était le transplanage.

La jeune femme cligna des yeux plusieurs fois tandis qu'elle dévisageait Gabriel après qu'il lui ait annoncé qu'ils n'auraient pu prendre le bus car ce n'était pas très pratique pour changer de pays. Déconcertée, elle oublia le reste de sa phrase et ses excuses pour se concentrer sur cette simple partie de phrase. Changer de pays?! Attendez, ils avaient changé de pays ?! Mais... Mais... Ils n'avaient voyagé que durant quelques secondes, non ? Combien de kilomètres avaient-ils traversé ?! Où se trouvaient-ils donc maintenant ? Dans quel pays ?! Elisabeth était perturbée pour le coup. Ce n'était pas tous les jours que l'on apprenait que l'on venait de voyager de plusieurs centaines de kilomètres en l'espace de quelques secondes. Même le plus rapide moyen de transport moldu ne pouvait le faire...

Elisabeth lui avait dit ensuite qu'il y avait intérêt à ce que la suite du voyage en vaille la peine histoire de se rattraper de l'avoir fait transplaner dès le premier jour. La réponse la satisfît un peu près même si elle attendait de voir avant de se faire une opinion claire. Néanmoins, elle en oublia leur arrivée désastreuse. Comment ne pas l'oublier en voyant briller dans les yeux de Gabriel un tel enthousiasme subitement, une joie presque enfantine. Il en était encore plus craquant. Alors qu'il lui tendait une main, elle l'accepta gracieusement et le suivit en-dehors de la rue où ils étaient. Celle qu'ils suivirent fut un peu plus éclairée et la foule se pressait sur les trottoirs. La température était un tout petit peu plus élevée qu'en Angleterre et tandis que Gabriel lui tendait galamment un bras, la jeune femme l'accepta tout en ne pouvant s'empêcher de jeter quelques coups d'oeil autour d'elle en essayant de deviner dans quel pays ils étaient. Autour d'elle, elle entendait des conversations dont la langue lui était étrangère. A moins que c'était parce qu'ils parlaient tous trop vite pour elle... Elle comprenait des mots par là. Etant la fille d'un Ambassadeur, on lui avait fait apprendre plusieurs langues dont le Français, l'Espagnol et l'Italien. Malheureusement elle ne parlait que partiellement le Français...

Ils parvinrent enfin à la destination que Gabriel avait choisi. C'était un restaurant qui avait pour nom « Le Versance ». Le jeune homme la fit entrer dans le restaurant où on les débarrassa de leur veste puis, on les conduisit dans la salle. Elisabeth prit grand soin d'admirer les somptueux décors autour d'elle. On leur présenta enfin une table libre et la jeune Elisabeth remercia avec un sourire Gabriel lorsqu'il tira une chaise pour lui permettre de s'assoir. Quel homme galant que voici. Cela se perdait de nos jours ! S'étant assis face à elle, il lui dit qu'il espérait que le cadre du restaurant lui plaisait et qu'un restaurant Français s'imposait étant donné ses origines Françaises. La jeune femme sourit légèrement tout en répondant d'un ton élégant.

« Le cadre est très charmant oui. Je n'ai jamais été dans un restaurant Français… Je n'en ai eu pas l'occasion. J'ai fait Italie, Espagne, Allemagne, et la Norvège... Mais la seule fois où mon père est venu en France, il ne m'a pas emmenée. Il venait pour affaires et j'étais évidemment beaucoup trop jeune. La plupart du temps il me laissait à la maison avec Lys, la nourrice qui s'occupe de moi depuis mon enfance et que vous avez vu. Etant Ambassadeur, mon père m'a fait prendre quelques leçons de Français il y a des années mais malheureusement je dois avouer ne pas avoir un excellent niveau bien que j'en aimerai le contraire. »

Cela l'affligeait parfois. Petite, elle était très capricieuse et s'énervait facilement dès l'instant où elle ne réussissait pas quelque chose assez rapidement. Sa nounou la prenait alors sur ses genoux et l'aidait avec son exercice. Aujourd'hui, elle faisait encore pas mal d'erreurs de syntaxe ou de conjugaison... Le Français était, à son sens, beaucoup plus complexe que l'Anglais sur ces points.

« Venez-vous souvent en France ? »
ajouta t-elle ensuite par simple curiosité, et surtout pour en apprendre un peu plus sur son interlocuteur. « Hm... Le Versance... Cela me fait penser à Venise. Pas vous ? » ajouta t-elle avec rêverie.

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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyDim 19 Aoû - 20:00

Lorsque Gabriel avait pris la décision d'emmener Elisabeth diner, un restaurant français c'était de suite imposé. Il avait envie que la jeune femme en apprenne plus sur lui comme il avait envie d'en apprendre plus sur elle. Le ''Versance'' était une évidence également puisque ses parents l'amenaient souvent diner là-bas lorsqu'il était plus jeune. Pourquoi un restaurant moldu alors que sa famille était une famille d'aristocrate sorcier ? Tout simplement pour pouvoir manger tranquillement sans avoir à être interrompu toutes les cinq minutes par un sorcier ou une sorcière qui voulait absolument parler avec ses parents.

Gabriel avait l'habitude que les gens viennent s'entretenir avec ses parents qu'à cause de leur rang social. Ils défilaient chez lui à une vitesse folle et il devait au moins tous les jours rencontrer une personne nouvelle. Au début, il avait fait des efforts pour apprendre le nom des personnes qui venaient vois ses parents puis au bout d'un moment, il n'y arrivait plus et avait laissé tomber. Plus d'une fois, il s'était fait rouspéter par son père pour avoir oublié tel ou tel nom. Mais au final, il s'en fichait. Ce n'était pas une vie pour lui. Il ne voulait pas être de ce monde. Gabriel ne voulait pas devenir comme ses parents. Un couple aigri par le temps passé ensemble et par l'amour inexistant entre eux.

Ce qu'il ne savait pas à cette époque, c'était que ses parents lui avait prévu un mariage arrangé avec une jeune femme qui résidait en Angleterre et qui faisait parti de l'aristocratie italienne. Quand il l'avait appris, Gabriel avait de suite refusé son mariage. Des disputes avaient éclaté dans la famille De Beauharnais et le jeune homme n'avait pas eu son mot à dire. Il s'était donc trouvé marié à une femme qu'il n'aimait pas et qui s'insupportait. Pour essayer de sortir de cet enfer, il couchait à droite et à gauche avec n'importe quelle femme qui lui plaisait et qui lui ferait oublier pendant quelques instants son pot de colle.

Quand Gabriel avait rencontré Elisabeth, sa première pensée fut de se dire qu'elle serait parfaite en maîtresse. Mais plus les minutes passaient et plus il voulait autre chose qu'une simple relation de sexe. Elisabeth avait été la seule femme pour qui il avait littéralement craqué. Il en était fou amoureux. Depuis leur rencontre, il n'avait pas couché avec une seule femme. Il voulait se ''préserver'' pour elle. Le jeune homme l'avait donc invité à dîner, dans un premier but qui était d'apprendre à la connaître et le second était de faire l'amour avec elle. Il savait très bien que ce jour là n'était pas encore venu. Mais il espérait qu'il arriverait très bientôt.

« Si vous voulez Elisabeth, je pourrai vous apprendre ma langue. Je trouve ça dommage que votre père n'ait pas voulu vous laissé venir avec lui en France. C'est un très beau pays si on évite certains coins. » Gabriel n'avait pas spécialement des coins de France à éviter en tête. Il avait dit ça comme ça sans vraiment réfléchir. « Comme vous avez pris des cours de français, vous savez sûrement quelques rudiments. J'aimerai vous entre parler. J'ai toujours adorer les anglais qui parlent français. Leur accent est tellement adorable. Est-ce que je pourrai entendre le votre ? »

Gabriel savait que son sourire charmeur ne lui ferait aucun effet. Elisabeth n'était pas le genre de femme à succomber si facilement au charme d'un homme. Il lui sourit alors sincèrement. « Depuis mes parents ont déménagé en Angleterre, je viens très rarement en France. Mes parents sont fâchés avec ma famille et moi, je ne les connais pas. » La référence à Venise dans le nom du restaurant le fit sourire. Il n'avait jamais été en Italie, ses parents préférant les pays où le climat est plus froid. « Si vous voulez, un jour je vous y amènerai à Venise. »

Cela impliquait un autre rendez-vous, et pour cela, Gabriel était capable de faire bien des folies. Elisabeth lui plaisait vraiment et il voulait construire quelque chose avec elle.
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyMer 22 Aoû - 10:08

Venise... Elle devait arrêter de rêver un peu sinon elle allait finir par vouloir y aller. Son père l’y avait déjà emmenée lorsqu’elle n’était qu’une enfant mais y aller avec son père ou quelqu’un d’autre, ce n’était pas la même chose. Il y avait une chose qu’Elisabeth aimait par-dessus tout : c’était voyager. Amérique, Europe... Sans doute la profession de son père avait aidé à cela. Elle avait souvent assisté à des réceptions où étaient présents des ambassadeurs de tous les pays du monde - même du Tiers monde. Elle avait vu tant de personnages de différentes cultures qu’elle en avait développé une certaine curiosité. Enfant, elle avait toujours pensé que son père faisait le plus beau métier du monde! Et puis, ce dernier ne manquait pas une occasion de lui faire visiter chaque nouveau pays dans lequel il allait.

Pendant qu’il allait de réunion en réunion et rencontrait un tas de diplomates, il laissait sa fille avec Lys qui s’occupait d’elle toute la journée durant. Elles allaient se promener dans les parcs où elles pique-niquaient puis quand elle fut un peu plus grandes, ce fut le tour des parcs d’attractions. Lorsqu’elle grandit et qu’elle atteignit l’âge de quinze ans, elle alla moins souvent durant les voyages diplomatiques de son père. Elle préférait sortir seule ou avec des copines - ou des copains. Faire des trucs de jeunes en d’autre termes... Sauf lorsque son père allait soit en Espagne ou Italie, alors là elle voulait à chaque fois y aller. Elle adorait ses pays. Qui sait, sous très peu de temps, peut-être que même la France figurera parmi ses pays préférés!

Pendant quelques secondes, la jeune femme considéra Gabriel en se demandant si lui aussi s’était rendu compte que sa phrase pouvait être doublement interprétée. Si elle avait bu quelques verres déjà, elle l’aurait d’ailleurs déjà sortit mais là, elle savait faire preuve de retenue. Même si elle n’était pas de nature à se retenir dès qu’elle avait envie de dire quelque chose. Gabriel cependant, c’était différent. Elle venait de le rencontrer. Elle ne voulait pas faire mauvaise impression devant lui ou qu’il la croit malpolie. Elle tenait absolument à ce qu’ils se quittent avec une bonne image d’elle.

De toutes façons, la jeune femme ne lui fit pas remarquer sa remarque à double-sens. En effet, il n’avait pas fini de parler et il enchaînait déjà sur le fait qu’il trouvait dommage que son père n’avait pas voulu qu’elle vienne avec lui en France. La jeune femme esquissa un fin sourire avant d’ajouter juste. “Oui, dans tous les pays de toutes façons, il y a certains coins qu’il vaut mieux éviter... Même chez nous à Londres.” Bien que cela ne l’avait pas dérangé pour parfois s’y rendre avec quelques copains - jamais seule néanmoins. On ne savait jamais! Même si elle n’était pas un caractère qui se faisait avoir, elle restait une femme et avait bien moins de forces qu’un homme.

“Oui bien sûr, ce serait un honneur. Si vous n’avez pas peur de perdre votre temps...” fit-elle doucement avec un sourire en insistant légèrement sur les derniers mots tout en observant sa réaction. Et il pouvait bien lui faire de ses sourires charmeurs, elle ne tombait pas facilement dans le panneau: Même si, il faut le dire, il avait vraiment un sourire des plus charmants. “Par contre, pour m’entendre parler Français il va falloir vous lever de bonne heure. De toutes façons même si Lys dit toujours le contraire, j’ai un accent ho-rri-ble et cela n’a même pas le mérite d’être écouté. ” Bon, il est vrai que sur ce point, elle exagérait un peu mais c’était pour voir aussi ce qu’il allait lui répondre en l’entendant ainsi se rabaisser sur sa qualité de langue Française. Tout était calculé! “Sans compter que je ne sais faire de très longues phrases.” Et elle mélangeait un peu aussi les féminins et les masculins. Et oui, il n’y a pas ce problème en Anglais au moins !

La jeune femme l’écouta ensuite ajouter que depuis que ses parents avaient déménagé en Angleterre et qu’ils ne s’entendaient pas très bien avec le reste de sa famille, ils retournaient rarement en France. Elisabeth trouvait cela dommage car cela restait quand même son pays d’enfance! Sa dernière phrase cependant la marqua particulièrement et elle ne l’oubliera absolument pas. Cette remarque sous-entendait quelque chose de très prometteur à savoir qu’il y aurait un troisième rendez-vous. Normalement, par le passé, la jeune femme n’avait jamais revu quelqu’un au-delà de deux fois et encore, deux fois restait très, très rare. Elle n’avait jamais voulu s’attacher car trop s’attacher c’était souffrir. Elle ne voulait avoir besoin de personne pour construire sa vie, pour la diriger. Elle voulait être seule maîtresse de son destin.

Mais là, elle était prête à se laisser tenter.

“Venise ? Oh, je ne saurai résister... Je n’ai jamais su résister à l’Italie... ” répondit-elle avec un sourire et voyant du coin de l’oeil le serveur revenir avec l’apéro.


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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyLun 3 Sep - 19:15

Parler de son pays mettait Gabriel toujours de bonne humeur. Il adorait la France et voulait revenir s'y installer plus tard lorsqu'il aurait trouvé un moyen de se débarrasser d'Arabella. C'était un mariage sorcier qui les avait lié et ils ne pouvaient le briser qu'en divorçant, ce que la jeune femme ne voulait pas. Elle était folle amoureuse de son mari et lui pardonnait toutes ses infidélités. Il avait toutes les peines du monde à lui faire lâcher prise malgré toutes les crasses qui lui faisait. À croire que rien ne pouvait ébranler son amour inconditionnel pour lui. Cette situation était en train de bouffer la vie de Gabriel.

Il aurait voulu ne jamais être né dans une famille noble et choisir lui-même sa femme. C'était en partie à cause de ses parents qu'il était devenu aussi volage et encore plus après son mariage. C'était sa façon à lui de se rebeller, de prouver à ses parents qu'ils n'auraient pas de descendance, en tout cas pas avec Arabella. Si ces parents apprenaient qu'il se trouvait dans leur restaurant préféré français en compagnie d'une Moldue, ils auraient probablement une crise cardiaque. Sans être de fervents défenseurs de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, ils adhéraient à la plupart de ses idées comme celle du sang pur.

Le père de Gabriel notamment ferait une attaque s'il savait ce que Gabriel avait prévu de faire avec Elisabeth s'ils arrivaient à s'entendre. Pour lui, la suprématie du sang était une des choses qui maintenait la société sorcière en place. Gabriel trouvait son discours tellement vieux jeu qu'il ne l'écoutait plus lorsque Jean-François se mettait à lui faire la morale sur ses conquêtes à répétitions. Pour les femmes, Gabriel se moquait éperdument de leur ascendance tant qu'il trouvait du plaisir auprès d'elle. Être près de Elisabeth lui faisait énormément plaisir, mais d'une autre manière que la plupart des femmes de son entourage.

La différence était très nette et facile à trouver. D'abord, il ne faisait aucun effort pour toutes les filles qu'il voulait mettre dans son lit, alors que là, il s'était donné la peine de l'amener au restaurant. Ce serait hypocrite de la part du jeune homme s'il disait qu'il n'avait jamais eu dans l'idée de ramener la blonde chez lui pour coucher avec elle, mais il ne désirait pas que ce soit sans lendemain. Il était tombé amoureux de la jeune femme au premier regard, et même s'il se le cachait encore, il savait que tôt ou tard, il devrait lui dire et lui révéler qu'il était marié. Mais pour le moment, il s'appliquait à ne pas y penser.

Ce soir, il était en compagnie d'une charmante jeune femme et pour rien au monde il ne laisserait ses pensées nuire au bon fonctionnement de cette soirée. « Je n'aurais jamais l'impression de perdre mon temps si je suis en votre compagnie Elisabeth. Vous êtes de charmante compagnie, ne laissez personne vous faire croire le contraire. » Eli ne serait pas dupe. Ce n'était ni plus ni moins que des flatteries teintées de vérité. Si cela avait été faux, Gabriel aurait coupé court à la soirée soit pour laisser en plan la jeune femme, soit pour la mettre directement dans son lit.

Or Elisabeth était une femme cultivée et avec une conversation plus intéressante que la moitié des femmes qu'il avait rencontré dans sa vie. Gabriel eut la décence de ne pas rire de la jeune femme lorsqu'elle se rabaissa sur sa façon de parler français. Il eut juste un petit sourire amusé. « Je suis sûr que ce n'est pas aussi horrible que vous le dites. Et puis, lorsque nous nous exercerons, vous serez bien obligée de me parler et du coup j'entendrais votre merveilleux accent. » Quand le jeune homme avait une idée derrière la tête, il faisait tout pour qu'elle se réalise. Et il voulait entendre Eli parler français, il l'entendrait.

La discussion s'orienta alors sur la famille de Gabriel et sur le fait que ses parents aient déménagé pour changer de pays. Cependant, il ne s'épancha pas sur l'histoire de sa famille et trouva dans les paroles de Elisabeth un moyen de rebondir. « Je vous y amènerai donc. Peut être pas dans l'immédiat, mais si nous nous entendons bien, je pourrai vous proposer une escapade loin de Londres. » Cela impliquait d'autres rendez-vous en perspective et un sourire éclatant apparu sur les lèvres du jeune homme. Le simple fait de penser à leurs futures rencontres le rendit de suite d'humeur plus joyeuse qu'il n'était.

Alors qu'il allait reprendre la conversation, un serveur se présenta à eux et leur demanda ce qu'ils avaient commandé. Dans un français parfait, Gabriel lui demanda une mousse de courgette avec son coulis de tomates en entrée. Le plat principal fut un magret de canard aux cèpes accompagné de fagots d'haricot verts. Le serveur se tourna alors vers Elisabeth. « Qu'est-ce que vous voulez manger mademoiselle ? » Gabriel décida alors de ne pas l'aider et la regarda droit dans les yeux. « Montrez moi vos talents Elisabeth. » C'était une excellente méthode pour entendre l'accent de l'anglaise.
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyMer 5 Sep - 12:39


Elisabeth n’avait jamais cherché à en apprendre plus sur la vie des gens qu’elle fréquentait. En connaître plus sur leur vie lui était absolument inutile. Surtout en sachant d’avance qu’elle ne les reverrait jamais.  A quoi bon cela servait-il de prendre la peine de les connaître dans ce cas ? Non, elle avait juste envie de s’amuser, de profiter de ce que la vie avait comme plaisirs, sans s’occuper de toutes ces règles que la société leur mettait. Et il y en avait des tas ! Ne serait-ce que lorsqu’elle accompagnait son père dans ces réceptions, lorsqu’elle devait sourire à des gens qu’elle ne connaissait même pas et dont elle n’avait en vérité que faire. Le monde était rempli d’hypocrisie de toutes sortes...

Elisabeth n’était pas hypocrite du tout, elle était même tout le contraire ; elle était franche - trop probablement - et ne se retenait pas de dire ce qu’elle pensait de telle personne sous prétexte de ne pas la blesser, mais elle était forcé de se plier aux règles. Alors aux sortir de ces réceptions, elle avait besoin de libertés, de se libérer un peu des contraintes de ce monde. Cela lui faisait le plus grand bien. L’atmosphère étouffante de ces réceptions, elle les supportait tant bien que mal depuis tant d’années... Sans compter que la moitié des personnes qu’elle rencontrait là, elle les trouvait vaniteux et suffisants. En fait, bien qu’elle vivait dans la société, il y avait bien peu de monde qu’elle aimait. Son jugement était peut-être à un trop niveau, mais elle n’y pouvait rien si pour la moitié des gens, elle ne pouvait se résoudre à leur faire confiance. D’ailleurs, elle n’avait pas besoin de leur faire confiance : elle ne les voyait que deux à trois fois par an.

Alors chaque fois qu’elle pouvait s’amuser sans penser à toutes ces règles qu’il fallait tenir pour bien rentrer dans le moule’, elle le faisait. Il y avait cependant une seule chose qu’elle n’oserait jamais faire car elle avait ce qu’on appelait un honneur. C’était de draguer un homme déjà marié.  Il n’y avait rien qui ne la tentait dans l’aventure. Au contraire, elle prenait la fuite chaque fois qu’un homme avec au doigt une alliance se rapprochait d’elle. Règle primordiale : Pas d’hommes mariés. Ce n’était pas seulement parce qu’elle n’avait pas envie d’avoir des histoires plus tard avec leur femme, non, c’était une question d’honneur. Elle était la première personne au monde qui aurait détesté qu’on la trompe ainsi, alors elle ne le ferait à aucune autre femmes. Mais à ce qu’elle en voyait, Gabriel n’avait aucune alliance à son doigt. Sans doute que cela l’avait influencée dans le fait d’accepter ce second rendez-vous... Si elle avait vu une alliance, quand bien même il pouvait être charmant et poli, elle n'aurait pas cherché à le revoir.

Assise à cette table de ce restaurant Français, face à Gabriel, elle ressentait l’envie d’apprendre à le connaître un peu plus - à en apprendre plus sur sa vie, ses goûts... Pour la première fois de sa vie. Ce qui n’était encore jamais arrivé auparavant. Habituellement, elle ne revoyait la même personne pas plus de deux fois. Deux fois était le maximum et de quoi parlaient-ils? De voyage. De Venise. Qu’il serait ravi de l’emmener à Venise la prochaine fois qu’ils se verraient, et même dans tous les lieux qu’elle voulait. Ce serait le troisième rendez-vous. C’était une chose jamais vue pour Elisabeth. Normalement, la jeune femme prenait la fuite quand on lui proposait un troisième rendez-vous. Parce qu’elle n’avait pas envie de s’attacher plus que nécessaire, parce qu’elle ne voulait pas qu’il se fasse des idées et qu'il croit qu’elle l’encourage à la courtiser.

Mais là, elle restait. Elle restait pour en savoir plus sur lui. Sa galanterie la touchait ainsi que ses sourires ou ses regard, bien inquisiteurs parfois. En  sentant son regard sur elle, elle ne pouvait empêcher son coeur de s’affoler et une étrange sensation s’immiscer en elle. Elle n’avait jamais été amoureuse. Elle n’en avait jamais ressenti le besoin ; ce n’était pas sa nature ou alors elle n’avait jamais trouvé LA bonne personne. Elle ne s’était jamais laissé attachée à quelqu’un au point de tomber amoureuse. Les choses étaient progressivement sur le point de changer... Même si elle l'ignorait encore. Pour le moment, elle se laissait flatter par ses attentions, elle y prenait même un certain plaisir. Au fond cependant, elle était en grand danger.

En danger de tomber folle amoureuse.

“Oh, mais personne ne m’a jamais dit que j’étais de mauvaise compagnie...” lui répondit-elle suavement lorsqu’il lui répondit qu’il n’aurait jamais l’impression de perdre son temps avec elle si elle voulait perfectionner son Français avec lui. Cependant, elle ne put s’empêcher d’ajouter, sur le même ton. “C’est toujours ce qu’ils disent au début...” Comme quoi, il en faudrait plus pour qu’elle lui tombe dans les bras. Les hommes étaient ce qu’ils étaient. Il y en avait pour qui des mots étaient des mots, et rien d’autre que des mots. Il fallait savoir les prendre. Elisabeth n’était pas à son premier coup d’essai... Elle ne faisait plus avoir par des simples mots. Il aimait les défis ? Il allait en avoir...

« Puis, ça leur passe... » finit-elle presque dans un murmure en croisant les mains sous son menton. « Enfin, souvent. »

Néanmoins, elle le croirait quand il lui disait cela. Hur cela : Gabriel était un charmant et sincère jeune homme. Intelligent aussi et ce n’était pas un critère à prendre à la légère. La plupart des hommes qu’elle avait croisé dans sa vie n’arrivait pas à la moitié de cheville de Gabriel. Ils étaient tous guidés par une seule chose... Hm, une chose que je ne nommerai pas ici de peur de choquer les oreilles. Chez Gabriel, il y avait autre chose. Quelque chose qui l'attirait...

Ce dernier insista cependant sur le fait de l’entendre parler Français, ce dont Elisabeth n’était pas encore prête à lui donner, ça non.  Il la complimenta sur son accent qu’il était certain être charmant. Elisabeth ne put s’empêcher de sourire. Il tenait apparemment beaucoup à l’entendre parler c’était certain. Elisabeth ne tenait pas cependant à s'humilier ainsi si jamais c'était pire que ce à quoi il s'attendait...

“On verra, on verra... Un jour, peut-être. ” fit-elle avant de l’entendre lui répondre qu’il l’ emmènerait une autre fois en escapade plus loin, par exemple en Italie. C’était très prometteur comme début ; Elisabeth en rêvait déjà! Et puis le simple fait de voir s’étirer sur ses lèvres un sourire tel que celui qu’il eut, ne lui donnait aucune envie de refuser. Elle serait bien folle de refuser quand son charmant jeune homme lui proposait de l’emmener visiter l’Italie. « Alors, entendons-nous bien. » décréta t-elle directement et en esquissant un léger sourire. Avant qu’ils puissent poursuivre la conversation, un serveur se rapprocha d’eux pour leur demander ce qu’ils voulaient. Elisabeth laissa Gabriel passer commande dans un Français évidemment parfait et si elle pensait qu’il allait lui demander ce qu’elle voulait puis le répéter au serveur, elle se trompait. Elle devait se débrouiller seule et parler en Français pour passer commande au serveur. Il n’y avait aucun moyen d’y échapper. Bien joué. Non sincèrement, il avait bien joué ! Pour un peu elle aurait pensé qu'il aurait demandé au serveur d'arriver pile à ce moment-là. Il en rajoutait en plus en lui disant de montrer ses talents... La jeune femme étouffa un rire. Ses talents?Quels talents?. Tout dépendant desquels. Elisabeth refréna l'envie de lui répliquer quelque chose dans le genre...

“Er...” Elle ouvrit la bouche pour lui répliquer quelque chose mais s’y abstint. Elle réfléchit, essayant de se rappeler ses cours de Français. Si elle avait des connaissances, elle n’avait que peu d’occasions de pratiquer cette langue. Elle rencontrait davantage d’Italiens, d’Espagnols, d’Allemands...  Gabriel était son premier Français en vérité. “I... Je... Je aimeré...” bafouilla t-elle en cherchant ses mots. Oh ce qu’elle le détestait!!  Non en fait elle n’arrivait pas à le détester, au fond mais elle lui renvoya quand même un regard noir. “Je ne connais pas trop la gastronomie Française...” ajouta t-elle en Anglais avant de plonger dans la carte menu et de laisser filer ses yeux dessus. “Er... Je prendré un dos de Saumon à la plancha, riz vénéré aux oignons cébèttes, saucé boudran... Sauce boudran, pardonné moi. ” récita t-elle en lisant sur la carte. Oui elle avait du mal avec la prononciation des futurs/conditionnel à priori… Qu’il s’avise de se moquer et il allait perdre une occasion de se taire !! Oh, à son avis son accent était affreux. “Pou le déssèrt je prendré un crème brûlée à la vanille Bourbon. Merci. ” Le serveur prit note de sa commande, les remercia tous les deux avant de s’en retourner porter la commande en cuisine. Elle le suivit des yeux et lorsqu’il fut en-dehors de portée, elle ajouta à l’adresse de Gabriel avant même de tourner le regard vers lui.

“Oui, je crois savoir ce que vous pensez... C’était affreux. “ fit-elle en Anglais sauf pour le dernier mot qu’elle prononça en Français. « Affreux ? C'est comme ça que vous dîtes, n'est-ce pas ? » reprit-elle en posant enfin les yeux sur lui. « Epouvantable. » Pour le plaisir de lui montrer qu'elle connaissait un synonyme... Elle attrapa sa serviette, la déplia soigneusement pour la poser sur ses genoux en attendant que leur repas arrive. Sous la table, elle croisa les jambes machinalement avant d'ajouter : « Je mérite quelle note ?... Non en fait, je ne veux pas savoir... » se reprit-elle finalement en secouant la tête tout en le regardant.
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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyMar 25 Sep - 20:06

Un éclat d'amusement passa dans le regard de Gabriel qui se retint de rire. À la fin de la soirée, il était sûr de ne plus avoir de peau à l'intérieur des joues tant il se les mordait pour ne pas se moquer de Elisabeth. Cependant, c'était très dur. Son accent était vraiment adorable et il se surprit à penser qu'il voudrait l'entendre le plus souvent possible. Mais elle galérait tellement à prononcer les mots qu'il regretta un instant de l'avoir forcé à parler français. Lui qui passait si facilement du français à l'anglais, cela ne lui posait aucun problème. Sur ce coup-là, il avait été méchant et il s'en voulait. Apparemment, la jeune femme n'avait pas l'air de lui en tenir rigueur, puisqu'elle s'évertuait à essayer de se faire comprendre par le serveur. Plus d'une fois, Gabriel eut envie de se porter à son secours tel un chevalier servant, mais il n'était pas sûr que son aide soit appréciée.

Il la laissa donc commander ce qu'elle voulait manger et se mit à rêver de leurs prochains rendez-vous. La présence de la jeune femme le faisait sourire plus que de raison, il savait donc qu'il y aurait d'autres rendez-vous. Gabriel y veillerait personnellement. Il passa en revu tous les endroits qu'il avait visité et se promit de l'amener au moins une fois dans chacun de ces endroits. Cependant, comme Eli lui avait dit quelques minutes plus tôt, elle aussi avait beaucoup voyagé. Il s'assurerait donc qu'elle n'ait jamais vu les pays qu'il lui ferrait découvrir. Et puis, ils pouvaient aussi aller dans un pays que ni l'un ni l'autre n'avait vu. Alors qu'elle continuait à commander, le regard noir de Elisabeth glissa alors sur lui comme de l'huile sur une poêle. Il n'y prêta qu'une attention partielle. Il eut la décence de ne pas rire et il était certain qu'elle lui en serait reconnaissante.

Quand ce fut fini, le jeune homme lui adressa un sourire éclatant. « Mais non, votre français est peut être un peu succins, mais avec un peu d'entrainement, vous parlerez français aussi bien que je parle l'anglais. » La remarque sur la note le fit sourire. Elle le prenait déjà pour son professeur et Gabriel était un bon professeur de langue dans tous les sens du terme. Il ne dit toutefois rien du fond de sa pensée. La dernière chose qu'il aimerait, c'était que Elisabeth le prenne pour un pervers. Déjà qu'il ne lui avait pas avoué qu'il était marié. « Si j'avais été professeur, je vous aurais mis A, ce qui équivaut chez nous à Acceptable. Vous auriez eu l'une des meilleures notes. » Gabriel avait toujours du mal à se dire que la personne en face de lui n'était pas allée à Poudlard comme lui et ne connaissait pas la magie.

« Vous ne vous débrouillez pas mal pour une soi disant débutante. J'aurai aimé parler anglais ainsi lors de ma venue en Angleterre. » Le serveur revint alors sur ces entrefaites avec leurs entrées. Il déposa chacune des assiettes devant son propriétaire et partit ainsi laissant les deux amoureux savourer leur plat. De sa main gauche, Gabriel attrapa sa fourchette. L'éclat de son alliance se refléta l'espace d'un instant dans le regard de la jeune femme, mais le sorcier ne vit rien. Ce n'est que lorsqu'il posa à nouveau son regard sur la jeune femme qu'il vit que quelque chose n'allait pas. « Elisabeth, allez-vous bien ? On pourrait croire que vous veniez de croiser un fantôme ! » Gabriel aurait bien dit scrout à pétard, mais il savait qu'elle ne comprendrait pas et que la phrase moldue était celle là.

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MessageSujet: Re: Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE]   Quand l'amour frappe à la porte, il faut le laisser entrer [FE] EmptyVen 19 Oct - 21:14

Elisabeth passait une excellente soirée, malgré le fait qu’elle ait été obligé de se ‘montrer en spectacle’ parce que Gabriel voulait à tous prix l’entendre parler Français - bien qu’elle s’était trouvée horrible, Gabriel la complimenta en lui disant qu’en s’exerçant un peu plus, elle parviendrait à parler aussi bien Français que lui parlait Anglais. Certes, il était certain que si l’on voulait s’améliorer dans un domaine il fallait s’entraîner, et c’était bon pour tout. Il ajouta que s’il était professeur, il lui aurait mis un “A” ce qui signifiait “Acceptable” dans leur monde... Ah oui, son monde. C’est vrai qu’elle avait un peu tendance à oublier que derrière lui, il y avait tout un autre monde qu’elle ne connaissait pas. Combien étaient-ils, à se cacher de son monde à elle? Il y avait un autre monde, quelque part et elle ne pouvait même pas le voir. C’était difficile à croire. Parfois, il lui arrivait même de douter de ce que Gabriel lui avait raconté... Ce qu’elle allait voir par la suite ne ferait que lui confirmer ses doutes à savoir qu’elle ne pouvait se fier à lui : il n’était pas un homme d’honneur...

La jeune femme cligna des yeux, incertaine de ce qu’elle avait vu soudain apparaître du coin de l’oeil. Comme un éclat. Elle plissa les yeux et les baissa vers la main au bout de laquelle ele avait aperçu cet éclat. Elle ne savait pas comment elle ne l’avait pas vu auparavant... C’était impossible. Si elle avait été avant, elle l’aurait forcément vue! Mais alors elle se souvint qu’il était ‘sorcier’ - oh que ce mot lui semblait encore bien nouveau - il avait dû user de magie pour lui cacher ce... Ce détail. Mais pourquoi?

Une alliance ? Ce mot sonna de façon irréel dans son esprit. Pourtant, Elisabeth ne pouvait à présent détacher ses yeux de l’éclat brillant de la bague. C’était à la main où l’on mettait l’alliance de mariage... Pendant quelques secondes, elle ne sut comment interpréter cela. Mais finalement, elle se sentit envahie par une vague de colère. C’était bien sa veine à elle tiens, de tomber sur un homme marié... Parce qu’elle ne voyait à vrai dire aucune autre explication. Il portait la bague à la main et au doigt où l’on mettait l’alliance de mariage. Elisabeth se sentit confuse, et stupide de s’être laissée si rapidement à voir. En colère aussi. Et déçue. La réalité la heurta : Evidemment, il était si charmant qu’il était forcément marié… Tous les hommes charmants étaient mariés. II ne restait plus que ceux qu’elle classait dans la catégorie ‘stupides’ ou ‘potentiellement pervers’. Et généralement, mieux valait les évitait. Or, Gabriel ne semblait pas appartenir au type ‘pervers’, encore moins stupides... Il était donc de la catégorie ‘marié’. Elisabeth s’en voulut après elle-même.

Son regard se referma, devint moins chaleureux... Et également déçu. “Les hommes sont bien tous les mêmes.” fit-elle soudain dans un murmure avant de poser ses couverts dans son assiette et de se lever d’un mouvement. Elle n’avait pas besoin non plus de ses explications... Non elle n’en voulait pas. “Je vois que tu t’es bien joué de moi mais la rigolade est finie. Je déteste qu’on se foute de moi autant que tu le saches tout de suite. Surtout ne cherche même pas à me revoir, ce n’est même pas la peine.” Sur ces mots elle tourna les talons et sortit de la salle à grands-pas, atrapant sa veste au passage sur le porte-manteau. Et sans un regard en arrière. Surtout elle n’avait aucune envie d’entendre ses excuses.. Excuses, tu parles... Que pouvait-il lui dire comme excuse? La bague qu’il portait au doigt était suffisant à tout expliquer. Il était marié.

Tiens, oui, vous venez vous aussi de remarquer que la colère l'avait fait employer le tutoiement au lieu du vouvoiement ?

Elisabeth n’avait jamais fréquenté d’hommes mariés et cela n’allait pas commencer aujourd’hui? Non mais pour qui la prenait-il donc ?! S’il n’était pas heureux en ménagé, il avait qu’à aller voir des ‘femmes qui étaient payées pour ça ‘justement : coucher avec des hommes mariés. Elles étaient là pour cela... Des filles de joie qu’on les appelle! Non mais... Comment osait-il la courtiser ?! Du moins c’était l’impression qu’elle en avait eu... Et elle était certaine ne pas avoir imaginé! Il lui semblait bien qu’elle lui plaisait, mais comment pouvait-il agir ainsi en sachant qu’il était marié? Qu’en était de son honneur? Sa fidélité? N’en avait-il aucune? Mais malgré cela, c’était plus d’une certaine façon sa fierté à elle qu’elle sentait blessée.

Et encore, il avait évité la gifle... Alors qu’il s’estime chanceux. Sortant du restaurant, elle se mit à courir en ayant à peine prit le temps de remettre sa veste. Elle voulait le plus rapidement possible s’enfuir d’ici, rentrer chez elle, s’enfermer dans sa chambre. Pleurer? Non mais ça va pas! Elle n’était pas aussi faible que cela! Elle n’allait CERTAINEMENT pas pleuré pour... Pour... Pour LUI! Il ne le méritait pas. Elle ne pleurait pour personne ou en tous cas, elle n’avait jamais laissé personne la voir dans tel état de faiblesse. Elle ne pleurerait pas et d’ailleurs, elle le détestait. Pourtant, ses yeux se brouillèrent. Et un petit détail qui va avoir très bientôt son importance... Elle n’avait pas regardé de chaque côté de la rue avant de traverser. Elle traversait la rue, en courant, et sans même regarder s’il n’y avait aucun danger.

Le problème, était qu’il y en avait un et que le conducteur de la voiture, occupé au téléphone, ne l’avait pas vue traverser...
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