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 New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]

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Aloisia Bateson
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Aloisia Bateson
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MessageSujet: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyJeu 10 Avr - 21:06

Octavus & Aloisia
New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny



Le réveil avait été difficile, comme tous les autres de cette semaine. Pourtant, je n'avais rien fait de très constructif. Une fois que je l'avais quitté, je m'étais empressée de rentrer à l'hôtel et n'avais même pas pris la peine de saluer qui que ce soit. J'étais montée directement dans cette chambre dévastée et m'étais allongée sur ce lit défait comme un animal blessé. Je n'en avais pas bouger jusqu'à ce que la pénombre ne m'enveloppe totalement. Je n'avais pas crié, ni pleuré, je ne le pouvais plus. J'étais vide, terriblement vide et il n'y avait que le bruit de ma respiration pour me rappeler que j'étais encore en vie. Je repensais à tout ce qu'il m'avait dit, aujourd'hui comme avant. J'essayais de repérer les signes dans mes souvenirs qui auraient du m'alarmer, ceux que j'avais décidé d'ignorer. Tout me revenait en tête, tout ce que j'avais cherché à occulter ces derniers jours. Je me sentais stupide et insuffisante. Ce que j'avais pris pour un jeu entre nous, toutes nos allusions et cette fausse séduction, n'était peut-être qu'une manière qu'il avait eu de se moquer de moi gentiment. Je ne l'intéressais pas. Il n'avait jamais eu de regard passionné pour moi, j'avais du rêver. J'avais vu ce que j'avais bien voulu voir. Aujourd'hui, je n'étais plus aveugle, et ça faisait mal.

J'avais pensé sortir et m'étais préparée pour. Il fallait que je m'échappe de cette nouvelle prison. Mais une fois arrivée dans le hall de l'hôtel, mon attention fut captée par un son familier. J'avais alors découvert l'immense salon que j'avais aperçu de nombreuses fois en passant devant la baie vitrée côté rue. Quelqu'un jouait du piano et ça me ramenait aux heures interminables de pratique que ma mère m'avait obligé à prendre. À la longue, j'avais appris à aimer cet instrument et avais continué son apprentissage avec plaisir. Je m'étais alors postée à une table près du bar, commandant cocktail sur cocktail. Je trouvais que la vodka était plus facile à faire passer mélangée avec les fruits, elle était aussi efficace sans que l'on ne la sente, la traîtresse. Je refusais systématiquement les avances des quelques malheureux qui s'aventuraient jusqu'à moi. Je ne me sentais plus femme, j'aurais aimé devenir invisible pour ne plus jamais que l'on me regarde. Je n'avais confiance en personne, plus en Octavus et encore moins en moi. Les heures avaient passé et je m'étais contentée d'écouter le pianiste. Et lorsqu'il quitta les lieux, je me rendais compte que j'étais une des dernières présentes dans la salle. J'avais alors pris la place du musicien et avais joué à m'en abîmer les doigts. De temps en temps, je faisais comprendre au barman que j'avais besoin d'un verre, il venait me le déposer avec un air que je n'aimais pas sur le visage. Si c'était de la pitié, il avait de la chance que je n'étais pas en état de m'en rendre compte. Et quand finalement, ils vinrent fermer les lieux à une heure des plus avancées, je regagnais ma chambre avec difficulté, titubant de manière pitoyable avant de sombrer dans un sommeil chaotique.

Lorsque j'ouvris les yeux, je les refermais instantanément en grimaçant. J'avais un mal de tête inimaginable et des crampes d'estomac terribles. Mon reflet dans le miroir m'apprit que j'avais l'air aussi mal en point que je le ressentais. J'imaginais difficilement comment j'allais pouvoir être présentable d'ici quelques heures. Je soupirais en passant une main lasse sur mon visage. Je m'étais prélassée dans un bain chaud pendant une bonne heure pour essayer de reprendre forme humaine. Ce soir, il allait falloir que j'affiche un visage parfait, une tenue irréprochable. Que je me constitue un personnage bien loin de l'Aloisia actuelle. J'allais devenir une jeune femme souriante, intéressée et intéressante, drôle quand il le faudrait. Tout ce que je n'étais pas ces derniers jours. J'avais préféré me concentrer toute entière sur ma tâche plutôt que d'imaginer la soirée qui arrivait à grand pas. Nous irions d'abord au bal du ministère et pour le reste de la soirée, la tenue serait une toute autre. Je la rangeais soigneusement et magiquement dans la petite pochette que j'emportais avec moi. Pour l'heure, je m'occupais de mes cheveux, il fallait les boucler et vu la longueur, j'avais bien fait de m'y mettre relativement tôt. Une fois fait, j'assemblais les mèches dans un chignon qui dégageait totalement ma nuque. Je me contentais pour le maquillage d'un trait noir, sur une paupière que j'avais dorée sans exagération, au dessus de mes cils pour agrandir leurs courbes et renforcer mon regard. Je laissais mes lèvres plutôt naturelles d'un rose plutôt pâle. Il fallait que ce soit léger pour cette première partie du nouvel an, mais j'allais totalement changer pour la seconde. Je m'approchais alors du grand miroir disposé près du lit pour observer la robe bleu nuit qui y était pendue. Je l'avais adoré dès l'instant où je l'avais vu. J'avais espéré qu'elle plairait à Octavus, que je pourrais enfin voir la fierté et l'envie dans ses yeux verts sombres. Aujourd'hui, je ne la regardais plus avec le même enthousiasme. Tant qu'elle était assez classe pour l'événement, il ne devait pas y apporter grande importance. Je la passais rapidement, sentant les nombreux voiles onduler sur mes jambes, les découvrant légèrement à certains de mes pas. Elle laissait les épaules totalement dégagées et le décolleté était léger, ma poitrine drapée dans un tissu moins transparent que ceux du bas. Il était presque l'heure et j'enfilais mes talons hauts beiges qui n'était pas très visible vu la longueur de la robe.

Je regardais l'horloge posée près de la porte, elle affichait vingt heure tapante. Le poids que je portais depuis le début de cette journée se fit encore plus lourd alors que j'attrapais ma pochette et sortais finalement de mon refuge d'infortune. Je sentais les regards des autres clients de l'hôtel se poser sur moi mais n'y faisais pas attention. J'étais trop bien habillée pour l'endroit peut-être et n'ayant aucune connaissance du bal du ministère de la magie, ces moldus russes ne pouvaient pas se douter un seul instant de l’événement auquel j'allais me rendre. Ma main glissa sur la rampe de l'escalier alors que je descendais les marches avec précaution. Je relevais les yeux un instant, assez pour l'apercevoir en bas dans le hall. Il était pile à l'heure, le contraire m'aurait étonné. Le voir aussi élégant me serra le cœur avant que je ne me rappelle que je m'étais fait la promesse de ne pas l'écouter ce soir. Pour les prochaines heures, je n'allais être que ce qu'il attendait de moi, pour une fois. Le reste, je m'en préoccuperai plus tard. Je comblais la distance entre nous rapidement, mes talons claquant contre le carrelage en pierre. Je me voulais impassible, froide et détachée. Je ne le serais pas longtemps. Quand nous serons entourés de tout le gratin sorcier de St-Petersburg, je saurais me montrer à la hauteur, les dîners mondains, je connaissais.

«- J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre. »

Je ne fuyais pas son regard, j'étais résolue désormais. Je ne me faisais plus d'illusions et ne voulais pas le faire regretter davantage. C'était inutile et futile. Je ne pouvais pas lui en vouloir de prendre sa vie en main. Je ne lui souhaitais que le meilleur et ce même s'il ne pouvait l'avoir avec moi. J'entendis la voix du réceptionniste et tournais vaguement la tête vers lui. Il me gratifia d'un «Bonne soirée Mademoiselle Nicholas » qui me glaça d'effroi un seule seconde. J'aurais du plus réfléchir lors de mon enregistrement dans ce fichu établissement. J'espérais qu'Octavus n'avait rien entendu. Mes doigts se serrèrent plus sur ma pochette de soirée alors que je faisais quelques pas pour rejoindre la sortie et la ruelle dont je lui avais parlé, espérant qu'il me suivrait sans relever. Elle ne se trouvait qu'à une seconde mais j'aurais du prévoir que par cette température, c'était une seconde de trop. Le froid m'enveloppa et je serrais mes bras sur ma poitrine pour me préserver un minimum. J'avais pensé à beaucoup de chose mais pas à un manteau, je n'avais pas imaginé à un seul instant que nous serions vraiment à l'extérieur. Pourtant c'était moi qui avait proposé cet endroit. Je ne dis rien cependant et encaissais, me retournant vers lui quand nous atteignîmes l'endroit complètement vide. Il était temps d'être une fiancée parfaite. L'ironie du sort était que ma première occasion de l'être se présentait quand je ne l'étais plus.


© Chieuze


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Octavus McKenna
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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyJeu 10 Avr - 23:08


New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny





Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu clignes des yeux, aveuglé par la lumière du soleil qui pénètres à travers la fenêtre et inonde ta silhouette. Étrange, ta fenêtre ne se trouve pas de ce côté-là normalement. Tu as l’esprit brumeux. A travers le rideau formé par tes cils, tu entrevois une chambre qui t’es totalement inconnue. Tu te réveilles dans un lit qui n’est pas le tien. Tu n’oses pas regarder derrière ton épaule. Tu as peur de ne pas être seul. Non, tu es sûr que tu n’es pas censé être seul. C’est la seule excuse qui justifie que tu ne sois pas rentré chez toi. Ta main tâtonne derrière toi, ne sachant pas si tu souhaites trouver un autre corps ou non. Sans doute pas. Les draps sont froids sous ta main, tu es seul. Tu n’as aucune idée d’où tu te trouves, ni  avec qui. Tu aimerais penser qu’il s’agit de la chambre d’Aloisia, mais ce n’est pas le cas. Tu sens que tu n’es pas dans sa chambre d’hôtel. Tu détournes la tête, une migraine pointant le bout de son nez devant la luminosité ambiante. Au moins, tu n’es pas dans ton appartement. C’est une bonne nouvelle. Tu n’aurais pas supporté d’avoir ramené une inconnue chez toi, surtout pas vu les circonstances. La soirée d’hier soir est un véritable trou noir. Tu te laisses tomber sur le dos, les yeux fixant le plafond. Tu prendras une potion dès que tu seras de retour chez toi. L’avantage d’être un sorcier est de pouvoir transplaner peu importe ou tu te trouves. Tu ne sais pas où tu es, mais tu sais où tu iras. Tu ne sais pas non plus du tout l’heure qu’il est, sans doute la fin de matinée vu l’emplacement du soleil. Tu n’as aucune raison de rester dans cette chambre inconnue, mais tu n’as pas non plus envie de retourner chez toi. Il le faudra bien pourtant puisque tu vas devoir te préparer pour ce soir. Tu commences de t’acclimater à la lumière et détournes les yeux pour regarder de nouveau la vue offerte par la fenêtre. Tu ne reconnais pas le paysage, ce n’es pas un quartier que tu es habitué à fréquenter. Tu te redresses finalement, la tête lourde. Tu as l’impression atroce qu’un animal mort a élu domicile dans ta gorge. C’est clair, c’est l’unique et dernière fois que tu bois autant.

Après le départ d’Aloisia, tu te rappelles que tu as pris la direction d’une ruelle pour transplaner et filer dans le quartier sorcier. Tu as été prendre un verre dans un bar que tu n’as pas l’habitude de fréquenter pour éviter de tomber sur des gens que tu connais. Mieux valait leur épargner la vue de ta déchéance. Un short de vodka n’avait pas suffit. Tu as bu toute la soirée, beaucoup bu. Les verres avaient fini par s’empiler sur le bar. Tu as une tolérance assez élevé et tu te souvenais être parti au bout d’un certain temps pour partir dans le quartier moldu cette fois-ci. Tu étais retourné dans le bar où tu avais rencontré Karen et avait commandé le cocktail le plus fort qu’avait le barman. Ensuite, plus rien. Tu chercheras plus tard ce qui s’est passé durant la nuit. Il te suffira d’employer une pensine pour apprendre ce qui t’es arrivé hier soir. Tu n’as jamais été suffisamment intoxiqué pour ne plus être maître de tes actes, il semble que cette nouvelle vie là soit faite de premières fois et pas forcément les meilleures.

Tu quittes finalement le lit, titubant jusqu’à la porte qui semble mener jusqu’à la salle de bain. Une fois propre, tu te sens un peu mieux même si ton visage porte les stigmates d’une nuit blanche. Rien que la magie ne puisse dissimuler. Tu rechignes à remettre tes vêtements froissés, mais tu devrais partir d’ici avant que quelqu’un ne vienne te mettre à la porte. Tu tombes finalement sur un message écrit au rouge à lèvre sur le miroir de la chambre. Merci pour cette nuit. Tu ne sauras jamais qui était cette fille et ça t’est finalement complètement égal. Tu as été utilisé comme un vulgaire objet. Tu devrais probablement te sentir offensé, mais cela t’indiffère totalement. C’est bien la première fois que les rôles sont inversés. Tu joues à un jeu dangereux, reprenant tes mauvaises habitudes pour finir la nuit avec des sangs de bourbe.

Tu n’es au final même pas obligé de renfiler tes vêtements déjà portés la veille, tu transplanes à la place directement devant ton immeuble, en caleçon, tes vêtements froissés dans les bras, avant de pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Tu te moques complètement qu’un de tes voisins puisse de croiser, une hypothèse hautement improbable vu qu’ils travaillent tous au Ministère à l’heure qu’il est. Heureusement car tu n’es pas sûr de leur réaction s’ils tombaient sur toi dans cette tenue. Une fois de retour dans ton appartement, tu te précipites sur ton stock de potions, en avalant une pour supprimer ce mal de tête qui t’insupporte. Tu te fais ensuite un long bain de bouche dans l’espoir de supprimer ce goût de mort qui empoisonne ta bouche. Faire la fête la veille du nouvel an est vraiment la pire idée que tu aies pu avoir. Tu préfères retourner te coucher histoire de récupérer un peu plus avant de devoir te préparer pour le bal. Tu es content qu’Aloisia ne soit pas témoin de tes mauvaises habitudes nocturnes. Bien sûr, tu ne sais pas du tout ce qu’elle fait durant son temps libre. Il y a des chances qu’elle se vide la tête de la même façon que toi. Cette pensée t’ennuie plus qu’elle ne le devrait. Tu tournes et retournes dans ton lit, incapable de trouver le sommeil. Tu es préoccupé. Tu repenses à cette rousse que tu as fait pleurer. Tu n’as pas voulu trop t’intéresser à ce qui s’était passé hier, préférant à la place oublier avec de l’alcool. Tu as si facilement occulté la réalisation qu’elle était amoureuse de toi. cette fois-ci c’est certain, tu n’as aucune chance de t’endormir. Tu soupires avant de te lever, prenant la direction de ton bureau pour utiliser ta pensine.

Quand tu ressors de tes souvenirs, l’après midi est déjà avancé. Tu ne sais pas trop comment te sentir devant ce que tu as fait. Dois-tu être étonné de ton comportement ? Pas vraiment. La fille n’avait pas l’air d’être très gênée par ta bestialité de toute façon. Encore une preuve s’il en fallait une supplémentaire que tu n’es pas fait pour être avec une femme comme Aloisia. Elle est beaucoup trop pure pour toi. Tu n’as pas pu t’empêcher de replonger dans les souvenirs qui vous impliquaient tous les deux. Tu ne veux pas trop t’interroger sur tes motivations à revivre des événements passés. Est-ce le regret, la culpabilité, l’envie ? Ce serait bien ton genre de te sentir attiré par Aloisia maintenant qu’elle n’est officiellement plus rien pour toi. Tu vas devoir prendre sur toi, puisque tu vas partager ta soirée avec elle. Tu as encore un peu de temps avant de commencer à te préparer. Tu quittes le bureau et surtout la pensine qui semble t’appeler de tous ses vœux pour essayer de te changer les idées en lisant. Ça ne fonctionne pas et quand tu relis pour la sixième fois la première fois, tu refermes le volume en soupirant. C’est toi qui t’es toi-même mené à cette destruction. C’est bien fait.

Il avait été tellement plus facile pour toi de faire comme si de rien n’était avant que tu réalises ses véritables sentiments pour toi. Maintenant, tout a changé. Les cartes ont été redistribuées. Ça ne change en rien le fait que toi, tu ne l’aimes pas. Mais la culpabilité te ronge. Si tu l’avais su, aurais-tu pu aller jusqu’au bout et rompre quand même vos fiançailles? Tu n’es pas certain de la réponse. C’est le doute qui t’ennuie le plus. Au final, tu décides de filer dans ta salle de bain, reprenant une douche, séchant tes cheveux avec attention pour qu’ils n’aient pas trop l’air décoiffés plus tard. Tu utilises des sortilèges pour cacher tes cernes et ton air crevé. Quand tu en as terminé, tu es comme neuf. Tu files ensuite dans ton dressing enfiler ton smoking noir. Quand tu contemples ton reflet, tu as l’air impeccable, glacial mais superbe. Tes cheveux sont toujours autant en bataille, mais il semble que ce soit irréparable et puis, cela ajoute une petite touche de folie à ton apparence. Il te suffira d’ôter ta veste et d’ouvrir ta chemise pour la seconde partie de soirée. Tu regardes ta montre, réalisant qu’il est déjà presque vingt heures. Tu préfères partir immédiatement de chez toi et marcher jusqu’à son hôtel. Ce sera plus discret que transplaner dans un endroit que tu ne maîtrises pas bien. Ce serait dommage de te désartibuler.  Tu arrives dix minutes avant vingt heures et l’attendis dans le lobby, inconscient des regards curieux des moldus. De toute façon, tu es loin d’être le seul à fêter le nouvel an.

Tu lances des petits sourires à certaines filles qui semblent intéressées par ta personne. Tu es trop distrait pour flirter. De toute façon, tu vas te calmer un peu sur tes relations sans lendemain, surtout avec des sangs de bourbe. Tu la sens arriver avant même de la voir, les poils de ta nuque te dressent et tu te retournes. Elle descend l’escalier tellement une princesse. Dommage que tu ne sois pas son prince charmant. Elle est magnifique et sa vue te coupe le souffle. Elle porte ses cheveux en chignon, ce qui dégage sa nuque délicate. Tes yeux voyagent sur sa silhouette alors qu’elle s’avance vers toi. Sa robe la met parfaitement en valeur. Elle fait beaucoup plus femme, adulte. Elle sera belle à ton bras. Tu ne sais pas s’il est sage de le lui dire. Elle risque de ne pas te croire de toute façon. Tu vas faire des efforts, mais tu en attends autant de sa part. Vous serez professionnels. Tu ne peux pas empêcher un sourire d’apparaitre sur tes lèvres pourtant. « Bonsoir Aloisia. Non, tu ne m’as pas fait attendre. » De toute façon, toute attente en valait largement la peine vu le résultat. Tu es repassé au tutoiement, le contraire risquant de sembler étrange entre deux fiancés. Tu n’exclus cependant pas de la vouvoyer par erreur à certains moments. Elle ne fuit pas ton regard, mais cette étincelle qui l’habite d’ordinaire a disparue. Tu grimaces imperceptiblement avant de lui tendre ton bras pour sortir dans la rue. Tu entends le réceptionniste et ne comprends pas immédiatement qu’il vient d’appeler Aloisia Bateson, miss Nicholas. Tu te demandas s’il lui parle à elle, mais vous êtes les seuls à sortir, alors c’est sans doute le cas. Elle a choisi comme nom de famille ton second prénom. Dois-tu y voir un signe supplémentaire ? Comme si tu en avais besoin…

Tu ne poses aucune question. Tu peux comprendre que donner son véritable nom puisse être problématique pour une sang pur qui ne supporte pas les sangs de bourbe. Elle pense à sa famille et elle a bien raison. Tu la suis jusqu’à cette ruelle qu’elle a mentionné hier. Tu réalises seulement qu’elle n’a pas le moindre manteau. Toi non plus bien sûr, mais contrairement à elle, la température ne t’a jamais posé de problème. Tu réfléchis rapidement à une parade avant d’apercevoir un papier journal échoué au sol, tu t’en empares sans un mot, te concentrant pour lancer un sortilège. Quand tu en as terminé, tu lui tends une étole assortie à sa robe avant de lui tendre ton bras pour transplaner. Tu fermes les yeux, visualisant l’entrée des employés du Ministère. Le tourbillon familier du transplanage s’empare de toi et quand tu rouvres les yeux, vous vous trouvez dans le hall qu’elle avait déjà eu l’occasion de fréquenter lors de son arrivée. « Rebienvenue au Ministère de la magie. » Tu jettes un œil à ta montre et constates qu’il est maintenant vingt heures dix. C’est parfait. Personne n’arrive jamais pile à l’heure à une réception sauf les employés en bas de l’échelle. Tu te demandes si Aleksei est déjà là ou non. Vous n’avez pas parlé d’un lieu de rendez-vous pour partir chez lui. Vous arriverez à vous trouver durant la soirée de toute façon.

Tu l’entraînes vers l’ascenseur, appuyant sur le second étage qui contient la salle de bal du Ministère. Tu n’as pas lâché son bras. Tu sais le protocole de ces soirées. Un rapporteur sera en haut des marches et annoncera votre nom quand vous arriverez. Typique pour pouvoir se montrer. Vous parcourez un couloir rempli de portraits des Ministres russes successifs. Grandiloquent. Tu la guides jusqu’à la porte ouvragée de la salle de bal. L’ouverture est immense, jusqu’au plafond et tu es curieux de voir sa réaction quand elle découvrira l’intérieur. Toutes les richesses du temps des tsars se retrouvent dans cette pièce. Les portes s’ouvrent et tu portes les yeux vers la pièce en contrebas. Le rapporteur en livrée officielle, armé de son immense liste annonce « Octavus McKenna et sa fiancée, miss Aloisia Bateson. » alors que tu vous stoppes devant l’escalier. Un photographe vous mitraille et tu tentes d’adoucir légèrement l’expression de tes traits qui doit sembler d’un snobisme exacerbé. L’appellation te fait frissonner sans que tu puisses t’en empêcher. Les dés sont maintenant jetés. Le monde sait qu’Aloisia est ta fiancée, quand en réalité elle ne l’est plus. Tu prends une brusque respiration avant de descendre les escaliers. Le jeu a commencé.



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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyVen 11 Avr - 13:55

Octavus & Aloisia
New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny



J'allais essayer de laisser tout ce qui me tourmentait dans ma chambre d'hôtel, il ne faisait nul doute que je retrouverais tout cela à mon retour. Ce soir, il ne fallait pas y penser. Il fallait oublier la douleur, la peine et la colère. Je devais être à son bras, c'était mon rôle et je lui avais donné ma parole. J'avais commencé à douter du bien fondé de cette décision. Comment allais-je pouvoir m'en sortir un jour si je devais jouer les fausses fiancées à la moindre occasion ? Me détacher de lui tout en devant paraître plus proche aux yeux des autres n'allait pas être facile. Il avait tort, je n'y trouvais absolument pas mon compte. J'allais encore plus m'écorcher. Bien sûr, j'avais toujours envie de le voir, même si son visage me rappelait à chaque instant qu'il n'était plus à moi. Il était trop tard pour reculer de toute façon. Ce n'était pas maintenant que je refermais la porte derrière moi que je pourrais faire marche arrière. Ce ne serait peut-être pas si difficile que cela au final. Il me suffisait juste d'apparaître de la même façon que je le faisais lors des dîners mondains de mes parents. Il me suffirait de rajouter un peu d'intérêt et de rapprochement avec lui et l'illusion serait parfaite. J'étais bien moins bonne comédienne que lui mais je ne doutais pas qu'il me donnerait le change.

Je n'hésitais pas en m'avançant vers lui, j'étais décidée à ne pas tout gâcher une nouvelle fois. Il sourit en me voyant et j'étais incapable de lui rendre la pareil. Je saurais le faire devant le gratin russe mais rien qu'avec lui, c'était perdu d'avance. Il me connaissait trop pour y croire. Je notais qu'il me tutoyait et me faisais alors la remarque qu'il me faudrait suivre son pas. Ça se faisait encore beaucoup de vouvoyer son fiancé dans les grandes familles de sang pur mais pour faire croire à une certaine complicité, mieux valait s'en tenir à plus de familiarité. Il me tendit son bras et je le pris en silence en me dirigeant vers la sortie. Il ne fit aucun commentaire lorsque le réceptionniste utilisa son second prénom pour me saluer, mais je me doutais que ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd. Octavus était trop attentif pour ne pas avoir déjà fait la corrélation. Ça ne valait juste pas le coup d'en discuter. Il n'y avait rien à dire de toute façon. Quand j'étais arrivée ici, j'étais tellement perturbée que je n'avais réfléchi qu'à ne pas donner ma véritable identité. Et après ses nouvelles présentations entre nous, c'était la seule chose qui m'était venue en tête. Oui, je pensais à lui à des moments inopportuns. Il ne devait pas connaître ce mal. Il ne m'avait même pas dit que j'étais belle. À croire qu'il ne me le dirait jamais. Je m'en voulus de penser comme ça, moi qui m'étais promise de faire la part des choses. J'étais pourtant immédiatement ramenée dans cette rue enneigée alors que je lui disais au revoir. Ce jour-là aussi, il s'était abstenu de tout compliment. Il n'avait plus à se forcer et dans un sens, c'était peut-être mieux qu'il ne le fasse pas. Merlin seul savait comment j'aurais réagi face à ça. Parce que ses mots, je ne les aurais pas cru. Je me sentais beaucoup de choses depuis quelques jours, mais certainement pas belle malheureusement. Ça ne m'avait pas empêché de prendre un soin tout particulier à me préparer. La coiffure, le maquillage et évidemment, cette splendide robe, suffiraient à créer l'illusion pour le reste du monde.

Je quittais son bras pour croiser les miens sur ma poitrine, essayant par tout les moyens de me préserver un tant soit peu du froid. Il se pencha alors et changea une simple feuille de journal en une étole parfaitement assortie à ma tenue. Je le regardais, surprise de cette attention. Octavus était vraiment doué pour la métamorphose. Et malgré tout, il gardait ses penchants gentleman et chevaleresque. Je pris l'étole en le remerciant faiblement et la passais sur mes épaules. Nous nous avancions dans cette ruelle vide et lorsqu'il fut sûr que personne ne pourrait nous voir, il me tendit à nouveau son bras. Je le prenais en serrant plus fort pour transplaner. Une fiancée désartibulée ne ferait certainement pas une très bonne impression. L'instant d'après, nous étions à nouveau dans le hall du Ministère de la magie. Comme le jour de mon arrivée, même si l'enthousiasme n'était plus. Mon visage se fit moins dur, j'essayais de paraître ravie d'être là. Je me laissais entraîner vers l'ascenseur et en profitais pour ranger le vêtement qu'il m'avait offert dans ma pochette. Il ne parlait pas et moi non plus, tous les deux concentrés sur nos rôles à quelques secondes maintenant de notre entrée en scène. Mon regard se porta sur les portraits accrochés dans ce couloir et sur cette porte au bout. Immense et imposante, elle était la promesse de renfermer une pièce des plus merveilleuses. En arrivant devant elle, je me concentrais davantage et chassais de mon esprit le poids qui pesait sur mes épaules. Je savais que derrière se trouvait une foule qui ne manquerait pas de m'épier et de me juger. Octavus n'avait pas lâché mon bras et ce qui aurait pu paraître comme un geste de soutien ne me faisait que me sentir davantage seule. Les portes s'ouvrirent enfin et mon attention fut captée automatiquement par la beauté de l'endroit. C'était à couper le souffle. J'en avais lu des compliments sur cet endroit dans les livres qu'il m'avait prêté, mais il n'y avait aucune photo et la description ne se rapprochait même pas de la réalité. La pièce baignait dans une lumière dorée qui n'était que le reflet des murs et des objets mis en valeur par les magnifiques lustres de cristal qui ornaient la pièce. Je me laissais saisir par cette vue incroyable alors qu'il nous arrêtait devant les photographes. Ce fut plus facile d'avoir l'air ravie et heureuse en découvrant cette salle de bal incroyable.

Lorsque le rapporteur nous annonça, mon visage se releva imperceptiblement, comme pour faire face à un combat qui était sur le point de commencer. Pour la première fois de ma vie, j'étais officiellement introduit comme la fiancée de l'héritier McKenna. Mais je ne ressentais ni la fierté, ni l'allégresse qui aurait du m'animer. J'avais l'impression d'être une usurpatrice, de ne pas être à ma place. J'attrapais un pan de ma robe en descendant les escaliers, mes jambes apparaissant, pâle comme le reste de ma peau, à chacun de mes pas. En bas nous attendait déjà une petite foule, sûrement des connaissances de travail d'Octavus. Ils semblaient tous ravis de le voir, de nous voir étonnamment. Mes lèvres s'étirèrent enfin en un sourire plus que convaincant, pour ces inconnus du moins. Je serais des mains, m'évertuais à saluer dans leur langue pour plaire. Et ça marchait, tous semblaient conquis par mon russe dont transperçait mon accent écossais indéniablement. J'étais certainement la plus jeune de l'assemblée mais je ne me laissais pas démonter. Allant contre tous mes principes, je prenais exemple sur ma mère, elle maîtrisait tellement l'art de briller en société. Un homme s'approcha de nous, grand, fière, il s'en dégageait automatiquement une aura de puissance et de respect. Il semblait bien connaître Octavus, les salutations étant bien moins protocolaires que précédemment. Il prit ma main pour l'embrasser respectueusement et je ne cessais de sourire, c'était mon but premier ce soir. Il s'adressa à moi dans un anglais irréprochable, me complimentant sur ma beauté. Je le remerciais alors qu'il reprenait, plus taquin envers mon fiancé «Vous êtes un homme chanceux mon cher McKenna. ». Je ris légèrement alors qu'au fond de moi, je n'en menais pas large. C'était bien tout le contraire. Ma main qui n'était pas emprisonnée dans son bras se posa sur son torse dans un geste tendre et complice alors que mon regard croisa le sien. C'était facile d'avoir l'air émerveillée et amourachée en observant ses traits, j'espérais qu'il n'y verrait rien d'autre cependant. S'il y avait bien une soirée où j'aurais aimé qu'il n'ai pas la faculté de lire en moi comme dans un livre ouvert, c'était bien celle-là.

«-C'est moi qui suis très chanceuse de l'avoir. »

Chanceuse, je l'avais été mais c'était du passé. Un des serveurs passa près de nous en nous tendant un plateau sur lesquelles trônaient des flûtes de champagne. Je m'en emparais d'une et trinquais à la nouvelle année à venir avec ses collègues et lui, puis posais le verre sur mes lèvres pour en prendre une gorgée. Ce ne serait pas trop ce soir si je voulais tenir le coup jusqu'au bout.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyVen 11 Avr - 20:13


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu n’avais pas tout de suite remarqué la foule qui attendait pour ta saluer, concentré sur tes pas, le regard fixe. Tu ne baissais le regard pour personne, mais intérieurement tu n’en menais pas larde. Tu avais toujours eu une certaine phobie de tomber dans les escaliers quand toute une assemblée te fixait. C’était déjà arrivé une fois à une jeune femme dont la robe de soirée s’était prise dans ses chaussures et tu refusais d’être un jour dans cet embarras là. Tu avais l’impression de descendre à l’échafaud. Tu avais adoré ces fêtes les premières années, éblouis par la grandeur et le luxe. Par la suite, c’était devenu une simple corvée de devoir passer la soirée avec des relations au lieu de commencer la fête avec tes amis bien plus tôt. Il s’agissait plus de se montrer qu’autre chose. C’était en travaillant ton réseau de cette manière que tu avais réussi à grimper les échelons de ton département aussi vite. Tu avais bien appris. Si tu pouvais remercier ton père d’une seule chose, c’était de t’avoir appris à travailler une foule. En plus, tu devais admettre que cette réception annuelle te permettait d’éviter de rentrer en Écosse, assister à une autre réception ennuyeuse.

Heureusement pour toi qu’Aleksei était également employé du Ministère sinon tu serais mort d’ennuie durant ces réceptions. Vous faisiez d’ailleurs régulièrement des paris loufoques, combien de fois le vieux Poliavsky allait tenter de mettre une main aux fesses de son assistante par exemple. Cette année, tu avais eu envie d’y retourner pour la première fois car ce serait l’occasion de revoir des collègues que tu n’avais pas vus depuis plusieurs mois, de leur présenter ta fiancée aussi. Beaucoup ne savaient même pas qu’Aloisia existait. Aujourd’hui, elle était officiellement liée à toi pour la Russie. Tu n’avais jamais discuté volontairement de tes fiançailles, refusant les avances de tes collègues. Seuls ceux qui t’avaient posé la question savaient que tu avais eu quelqu’un dans un autre pays, très loin. Alors apprendre que toi qui n’avait pas eu de relation sérieuse depuis plusieurs années était fiancé était l’événement de l’année. Et ça n’aurait pas pu être plus faux. Tu n’avais pas réfléchi à la façon dont ça se serait passé si tout avait été vrai. Tu n’étais pas du genre démonstratif, mais tu aurais sans doute passé ton bras autour de sa taille au lieu de te comporter comme un homme glacial en lui donnant le bras et pas en amoureux transi. Vous veniez de descendre finalement l’escalier et tu remarquas enfin la foule.

Tu les connaissais tous, anciens collaborateurs ou lèches bottes que tu avais croisé deux fois dans ta carrière. Tu commenças de serrer les mains, un léger sourire aux lèvres, répondant aux salutations en russe. Aloisia faisait pareil et tu l’en remercias. Tu partageais ton attention entre tes propres interlocuteurs et ceux d’Aloisia. Ce n’était pas par peur qu’elle fasse un faux pas, tu avais totalement confiance en elle. Tu avais du mal à garder le sourire en entendant les compliments faits à Aloisia. Même si ça n’était pas forcément pensé et qu’il s’agissait uniquement d’une politesse, cela ne faisait que te remplir plus de culpabilité. Tu t’imaginais les réactions quand tu annoncerais que tu avais annulé les fiançailles, l’incompréhension générale. Ce ne serait pas avant au moins la fin de sa scolarité. Ce  n’était pas forcément juste de lui demander de mentir pour toi. Tu risquais de l’empêcher de se retrouver un parti convenable. C’était un peu contraire au fait de la libérer pour qu’elle se trouve un homme adapté à ses aspirations.  

Elle jouait parfaitement le jeu. Tout comme toi, elle était née dans cet univers ou seule l’apparence comptait.  Tu espérais que tu étais capable de donner le change autant. Cela aurait été plus facile si l’homme qui avait été un temps ton mentor, aujourd’hui Président du Tribunal magique du Ministère et sous secrétaire du Ministre russe n’était pas venu à votre rencontre. Tu étais conscient de l’honneur qu’il te faisait de venir alors que le protocole exigeait que ce soit à toi de le saluer. Mais visiblement, Ivan avait décidé d’envoyer le protocole à la poubelle ce soir. Tu lui donnas une tape sur l’épaule en guise de salut, un sourire à peine plus large sur les lèvres. Il était de toute façon habitué à ton manque d’effusion. Ils mettaient tous cela sur ton éducation anglaise. Vous étiez vraiment considérés comme coincés. L’excuse te convenait parfaitement. Vous aviez déjeunés ensemble durant la première semaine de tes vacances et lui aussi avait été impatient de rencontrer ta fameuse fiancée. Il n’imaginait pas tout ce qui avait pu changer entre temps. Quand tu lui en avais parlé, tu n’avais pas été avare de compliments. Tu espérais qu’il saurait garder le silence dessus, ce ne serait que plus inconfortable en cas contraire.

Tu n’avais toujours pas lâché le bras d’Aloisia et tu ne savais pas si c’était pour elle ou pour toi que tu continuais de t’accrocher à elle. Ivan avait entrepris de parler anglais et tu écoutas d’une oreille, serrant la main d’anciens collègues, écoutant les félicitations suite à cette surprenante nouvelle. Ton ancienne secrétaire lança même qu’elle comprenait maintenant mieux pourquoi tu étais retourné en Écosse. Elle ne croyait pas si mal dire. Tu plaisantas, mais le cœur n’y était pas vraiment. Tu étais trop préoccupé par ce que pouvait dire Ivan à ta ‘fiancée’. Tu finis pourtant par retourner à leur conversation, te promettant d’accorder plus de temps aux autres qui étaient déjà en train de saluer les nouveaux arrivants. Tu te demandas si Aleksei était déjà là ou non. Ce fut l’allocation en anglais de ton interlocuteur qui te sortit de tes songes. L’entendre te taquiner t’aurait d’habitude fait rire, mais il ne se doutait pas à quel point il était dans le vrai. Effectivement, tu étais chanceux. Aloisia riait, mais ça sonnait faux. Cependant, tu étais sans doute le seul à le voir. Tu fronças presque les sourcils quand elle posa sa main sur ton torse, ton cœur accélérant instantanément suite au contact. Mais ce n’était que pour mieux tromper le monde et rien d’autre. Elle était très bonne comédienne, tu devais le reconnaitre. Tu détournas les yeux d’Aloisia, inclinant la tête en guise de remerciement avant de répondre sans oser regarder la rousse à ton bras : « je sais que je ne la mérite pas. » Tu le lui avais répété plusieurs fois, elle avait compris à force, même si vous étiez en désaccord sur le sujet. Quand Aloisia répondit que c’était elle qui était chanceuse, tu aurais aimé qu’elle le pense vraiment. Peut-être que cela avait été le cas par le passé, mais c’était révolu. A la place de te ravir, ses mots se plantèrent dans ton cœur et le firent saigner. Tu fis pourtant sembler d’être un homme amoureux, lui lançant un regard que tu espérais tendre et pas triste. Ce n’était qu’une phrase de politesse, visant à montrer à quel point vous étiez faussement heureux. Tu aurais aimé que ça soit vrai. En tant qu’amis bien évidemment. Tu n’avais pas rompu vos fiançailles pour tomber amoureux d’elle quelques jours plus tard. Ce serait particulièrement ridicule.

Ce  n’était plus la même chose. Vous dansiez autour de l’autre avec précaution. Tu mesurais chacun de tes mots, cherchant un éventuel sens caché. Tu ne pouvais plus plaisanter, tu hésitais à te montrer spontané. Est-ce que ça changeait vraiment d’une réception officielle ? Non. En ça, ce n’était pas différent. Se montrer trop vrai dans une réception de la haute société était toujours dangereux. Tu t’emparas également d’une coupe de champagne, saluant le nouvel arrivant et trinquant avec eux à la nouvelle année pleine de promesse qui s’annonçait. Ton ex secrétaire, Oksana, toujours aussi curieuse demandant quand était prévu le mariage et tu manquas de t’étouffer avec ton champagne, avalant discrètement la gorgée avant de te racler la gorge.  Aloisia n’avait avec un peu de chance pas compris puisqu’elle s’était exprimée en russe. Tu ne sus pas quoi répondre avant de récupérer avec habilité l’usage de la parole. Avouer qu’elle était encore élève dans l’endroit ou tu enseignais ou qu’elle n’avait que seize ans, non merci. « Мы планируем праздновать через два года подготовить большой прием. И вы Оксана? » Tu l’avais quittée en pleins préparatifs. Elle répondit que son mariage était fixé pour l’été prochain. Tu hochas la tête, te demandant si elle comptait t’y inviter. Tu ne te voyais pas du tout aller à un mariage avec ta fausse fiancée. Un autre serveur passa cette fois-ci avec des petits fours et tu en piochas un, espérant que d’autres suivraient ton exemple. S’ils avaient la bouche pleine, ils ne pourraient pas poser d’autres questions gênantes.




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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptySam 12 Avr - 0:02

Octavus & Aloisia
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Je sentais son regard sur moi alors que je saluais respectueusement cette foule d'inconnus. Même s'il continuait de converser de son côté, je savais qu'il me regardait. Je ne savais pas vraiment pourquoi, peut-être craignait-il que je ne le mette dans l'embarras. Je lui avais dit que je viendrais avec lui, que je serais sa fiancée et j'allais jouer mon rôle à la perfection, je m'en étais fait le serment. Mes sentiments et ma douleur n'interféreraient pas dans ce qui n'était pour lui qu'une transaction professionnelle. De notre crédibilité dépendait sa liberté, j'en avais conscience. J'aurais aimé qu'il ai un peu plus confiance en moi mais comment le blâmer. Je l'avais habitué à mes scènes en public et les efforts plein de maturité que j'avais fait, il était passé à côté, ne s'en était même pas aperçu. Pourtant, il aurait du savoir que les réceptions mondaines, ça me connaissait. J'étais née dans ce milieu et même si je n'aimais pas ça, j'avais un comportement irréprochable, ma mère y tenait particulièrement. Je serais charmante, drôle et intéressante sans lui voler la vedette parce qu'au fond, mon but n'était que de l'éclairer, lui. Je devais être belle à son bras, c'était là le fondement de ma venue. Et les compliments qui fusaient dans ce sens auraient du me rassurer, ça n'était pourtant pas le cas. L'honnêteté n'était pas le mot d'ordre dans ce genre d'événement et après tout ce que j'avais vécu, je me rendais compte que j'étais bien mauvaise pour déceler la vérité entre les mensonges. C'était peut-être pour ça qu'Octavus s'était bien gardé de faire une quelconque réflexion sur mon apparence. Il aurait craint que je ne change encore ses propos.

Il me présenta cet homme au statut si important dans le ministère de la magie russe et je le saluais respectueusement, là où mon « fiancé » et lui échangèrent une tape amicale sur l'épaule. Si j'en doutais encore, la preuve était là : Octavus était bel et bien très estimé dans ce pays. Peut-être encore plus qu'il ne l'était dans le nôtre, et c'était peu dire vu le prestige qui accompagnait le nom McKenna. Mais en Russie, c'était différent. C'était lui qui était apprécié à sa juste valeur et non pas le nom de ces ancêtres. Je comprenais pourquoi il tenait tant à cette autre vie qui l'avait tenu si loin de moi durant tout ce temps. Il sembla imperceptiblement mal à l'aise face à la remarque du dénommé Ivan et ne me regardait pas en déclarant qu'il ne me méritait pas. Cette phrase, je l'avais déjà entendu mais elle me semblait toujours aussi ridicule après tout ça. Il inversait les rôles, j'étais celle qui ne serait jamais à la hauteur pour lui. Ce n'était qu'une formule de politesse, je le savais bien, et c'est pourquoi je m'obligeais à donner le change. Ma main se posa sur son torse et je notais qu'il fronçait légèrement les sourcils, il ne devait pas apprécier. Il le faudrait bien pourtant pour faire croire à une relation réelle. Nos yeux se croisèrent enfin alors que j'affirmais être la chanceuse de nous deux. Et c'était des plus crédibles vu que je pensais réellement ce que je disais. Je crus apercevoir un voile de tristesse mais n'y pris pas garde, continuant de sourire. Encore une fois, j'étais trop mauvaise à ce jeu-là pour faire un pronostic sur l'expression de ses traits que je connaissais si bien pourtant.

Il attrapa lui aussi une flûte de champagne et la boisson n'eut pas l'effet attendu. Je n'étais pas plus détendue malheureusement. Je ne laissais rien paraître de mon trouble. Une femme nous rejoint, c'était son ancienne secrétaire. Elle s'adressa à lui en russe et je compris l'idée de la phrase ce qui me fit rester interdite. Elle demandait des informations sur notre mariage à venir, qui ne viendrait jamais, et je ne m'étais pas attendue à ça. C'était stupide pourtant, nous aurions du y penser. En présentant sa fiancée à tous ces collègues, il était certain que ces derniers poseraient des questions. Je préférais prétendre ne pas avoir compris la question et maîtrisais avec difficulté mon sourire figé en entendant la réponse. Deux ans pour préparer notre union. Il savait rebondir, c'était une qualité que je ne pouvais qu'admirer chez lui. Il attrapa ensuite un petit four alors que je félicitais la jeune femme pour son mariage prévu cet été. Je n'aurais peut-être pas du, maintenant il allait se douter que j'avais compris de quoi ils parlaient. Je ne l'avais pas tiré de ce mauvais pas, en même temps j'avais été prise au dépourvue moi aussi. Il ne me tiendrait pas rigueur de l'avoir laissé mentir pour nous. Il était meilleur menteur de toute façon. Mais Oksana allait aller plus loin. Elle semblait particulièrement excitée à l'idée de rencontrer enfin la fiancée d'Octavus. Ou alors, sa curiosité était telle qu'elle voulait tous les détails croustillants de l'histoire. Elle me demanda en plantant son regard gris dans mes yeux comment nous nous étions rencontrés dans un russe rapide. Je pris une seconde gorgée de champagne, le temps de traduire cette simple phrase mais également de trouver quoi répondre. Je n'avais pas envie de m'épancher dans les détails et hors de question de mentionner qu'il avait été forcé de m'épouser alors que je n'étais qu'une enfant de quatre ans. Je finis par lui sourire avec une joie totalement factice, comme si l'histoire m'émouvait.

«- Насколько я помню, Octavus всегда был частью моей жизни. Это был мой первый друг.»

Ce n'était pas un mensonge mais ça n'était pas du tout la vérité. J'espérais que ça suffirait à calmer sa curiosité. Ses yeux descendirent jusqu'à ma main gauche et je compris instantanément pourquoi. Elle était perspicace, définitivement à l’affût du moindre fait. Je ne portais pas de bague là où elle faisait tout pour mettre en valeur le diamant qui ornait son doigt. Il fallait changer de sujet, je me sentais mal à l'aise et ce n'était pas concevable. Je m'excusais en plaisantant légèrement pour mon russe hésitant. Elle avait tout d'une jeune femme sympathique mais je craignais qu'elle ne pose d'autres questions. La musique qui finit par retentir nous donna un échappatoire inespéré. Oksana finit par être invitée à danser par ce qui devait être son fiancé, un vrai fiancé pour elle, la chanceuse. Ils allèrent jusqu'à la piste de danse en nous saluant et je me retins in extremis de souffler de soulagement. Je me rendais compte qu'Octavus tenait encore mon bras et je n'osais pas le retirer. Cette promiscuité était essentielle et même si être avec lui avait un côté douloureux, je craignais davantage de me retrouver seule face à tous ces collègues. Je finissais ma coupe et la reposais lorsqu'un plateau se retrouva sous mon nez. Mon instinct me supplia d'en prendre une deuxième mais je ne l'écoutais pas. Après cet apprentissage à la vodka, je savais que j'avais encore de la marge avant de perdre mon contrôle. Ce ne fut que pour les apparences que je me retins. Du coin de l'oeil, je l'observais et notais que son regard parcourait de temps en temps la pièce, comme s'il recherchait quelqu'un. La femme jalouse en moi pensa directement à une autre femme, ce qui était ridicule dans le fond. Nos fiançailles étaient publiques désormais. Et je n'étais plus rien pour lui, je n'avais plus à ressentir ses élans de possessivité. Je me doutais pourtant que ce serait difficile de m'en débarrasser.

Je savais qu'il serait judicieux de manger quelque chose mais je n'étais pas sûre de réussir à avaler quoi que ce soit de solide. Je n'en laissais rien paraître, mais j'étais très stressée. J'avais l'impression qu'on allait me percer à jour d'une seconde à l'autre ou alors, qu'il allait finir par se lasser et me demander de partir devant tout le monde plutôt que de supporter encore ma présence. Il ne le ferait pas, j'en étais consciente, pourtant j'avais peur et cette peur ne me quitterait plus malheureusement. J'entendis un homme l'interpellait joyeusement une nouvelle fois. Il avait trop d'amis finalement, nous n'aurions pas vraiment le temps de souffler. Je ne mis qu'une seconde à reprendre un air ravi et distingué avant de me retourner, entraîner par le bras d'Octavus pour faire face à cette personne. Mais lorsque mes yeux croisèrent les siens, que son visage me revint en esprit, mon sourire se figea et disparut. C'était un inconnu, mais par n'importe lequel. C'était mon inconnu.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptySam 12 Avr - 16:06


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu n’avais pas pensé qu’Oksana serait aussi curieuse, mais c’était ta propre faute. Vous aviez été introduits comme fiancés tous les deux. Tu aurais dû savoir qu’Oksana serait ravie de discuter avec une autre future mariée. Apparemment, elles aimaient bien échanger des idées et ce genre de choses. Comme le mariage de ton ancienne secrétaire approchait et qu’elle était en plein dans les préparatifs, tu l’imaginerais déjà en train de commencer de conseiller Aloisia sur sa propre réception. Tu voyais bien qu’elle se demandait quelle serait la date de votre mariage. Si tu avais été intelligent, tu aurais répondu que tu venais à peine de lui demander de t’épouser, mais tu n’étais pas à l’abri que quelqu’un dans la confidence de tes fiançailles prolongées n’entende ta réponse. Au final, tu fus soulagé de répondre promptement que vous vous marieriez dans deux ans. C’était mentir comme un arracheur de dents, d’autant plus qu’Aloisia avait visiblement très bien compris le sens de la question, son bras s’étant considérablement raidi. Elle t’avait laissé gérer et c’était préférable. En deux ans, il pouvait se passer beaucoup de choses et si Oksana insistait, tu finirais par répondre qu’Aloisia n’avait pas terminé ses études et que vous attendiez cela pour vous marier. Personne n’irait imaginer qu’elle n’était pas encore majeure, du moins tu l’espérais. Ça ne mettait quand même inconfortable d’avouer qu’elle était toujours élève à l’école de magie.

Toujours aussi curieuse et sans doute heureuse que tu aies enfin trouvé le bonheur, même si ce n’était qu’une apparence. Elle demanda ensuite comment vous vous étiez rencontrés. Tu laissas Aloisia se dépatouiller avec ça vu que tu ne lui avais jamais rien dit, elle ne pouvait pas faire le moindre impair. Ton ancienne employée ne savait pas que tu avais été fiancé. Tu n’avais jamais parlé d’Aloisia avant et Oksana n’avait pas demandé. Elle savait que tu avais eu une longue relation avec Liberia et ensuite plus rien, mais avait pour une fois gardé le silence sur ta vie sentimentale, même si elle avait probablement eu son opinion sur la question vu qu’elle avait tenté de t’arranger des rendez-vous avec certaines de ses copines. Après tout, tu étais encore jeune et avait toute la vie devant toi. Elle n’avait pas besoin de savoir que tu n’avais aucune intention de t’engager et que tu avais ton lot de relations sans lendemain. La réponse d’Aloisia te toucha. C’était toi son premier ami. Tu te demandas si elle disait vrai, même si tout indiquait que c’était le cas. Elle avait été si jeune, c’était effectivement comme si elle t’avait toujours connu. Tu ne pouvais pas en dire autant malheureusement et c’était sans doute ce qui avait été si problématique dès le départ. Tu avais écouté avec un air que tu espérais amoureux, mais une sueur froide te coula le long de l’échine quand tu vis la trajectoire qu’empruntaient les yeux de la blonde.

Tu avais envie de te frapper la tête de bêtise en réalisant qu’Oksana avait remarqué l’absence de bague de fiançailles. Espèce d’idiot ! Comment avais-tu pu négliger un détail aussi crucial à ton plan ? Et dire que tu avais prévu de lui en offrir une durant le séjour avant de péter les plombs et de tout annuler. Tu l’avais conservée bien évidemment, une boite enfermée dans le tiroir de ta table de chevet. L’ironie avait voulu que tu l’aies porté sur toi ce fameux jour ou tout avait basculé. Si Aloisia avait fouillé tes poches, elle s’en serait aperçue. Au lieu de cela, tu avais pris le chemin opposé. Oublier de lui demander de porter une bague à ce doigt là était impardonnable. C’est une erreur que tu n’aurais pas faite d’ordinaire. Te sentir libre t’avait rendu imprudent. Cela risquait de te coûter la vie quand tu serais de retour en Écosse.

Tu cherchas rapidement une parade qui puisse expliquer le doigt nu d’Aloisia et fit un clin d’œil à Oksana d’un air complice pour qu’elle garde le silence sur son observation. Tu allais la jouer cool pour qu’elle ne soupçonne pas quelque chose de bizarre. Autant lui laisser penser qu’Aloisia aurait sa bague plus tard. Tu ne voyais pas une autre excuse suffisamment plausible pour le moment. Il était d’ailleurs tout à fait possible que vous ayez décidé de vous fiancer très récemment et que tu n’aies pas eu le temps d’acheter une bague. En définitive, Oksana penserait sans doute que c’était possible. Ils savaient que tu étais rentré temporairement chez toi pour une fille, ils pouvaient en déduire que c’était pour la demander en mariage. Bien sûr, cela ne fonctionnerait que si elle ne discutait pas avec ceux qui savaient que tu étais fiancé depuis plusieurs années, mais ils se comptait sur les doigts d’une main et respecteraient ta vie privée.  

Aloisia avait changé de conversation, sans doute réalisant elle aussi votre erreur. Tu espérais que son malaise ne serait pas trop apparent. Tu n’étais pas prêt à te montrer trop tactile pour faire oublier cette bague. De toute façon, maintenant qu’elle l’avait remarqué, tu ne pouvais pas particulièrement lui en créer une de toutes pièces. Si ton professeur de métamorphose avait vu pour quoi tu utilisais cet art, il se serait cogné la tête contre un mur. Tu repris une gorgée de champagne, souriant d’un air poli comme si tu étais aussi ravi que tu devrais l’être. Oksana partie danser avec son fiancée, tu relâchas ton souffle, finissant ta coupe de champagne. Tu finis par relâcher son bras, le tien commençant d’avoir une crampe après être resté dans cette position pendant un certain temps. À la place, tu posas une main à peine palpable sur sa hanche. Tu te penchas vers Aloisia pour lui murmurer à l’oreille « bon, ça c’est plutôt bien passé, à part ça. Je t’ai proposé de m’épouser officiellement une semaine plus tôt et tu n’as pas encore ta bague, nous en avons commandée une sur mesure qui sera prête d’ici peu. » Cela permettait d’être discret et également de faire croire à un éventuel public que vous aviez un moment de complicité. Tu allais devoir t’employer à être irréprochable pour que le mensonge fonctionne. Tu en avais oublié totalement ton meilleur ami et recommença à le chercher dans le foule. Il avait dû arriver avant vous tout simplement. Vous finiriez bien par vous croiser à un moment ou un autre.

Tu t’apprêtais à inviter Aloisia à danser quand tu fus stoppé par une voix que tu connaissais bien. Tu souris en même temps que tu te crispas, les doigts de ta main agrippant un peu violemment la hanche de ta ‘fiancée’. Aleksei vous avait trouvé. Tu étais plus stressé que tu ne devais l’être. S’il y avait bien une seule personne qui voyait à travers tous tes stratagèmes et mensonges, c’était bien lui. Il verrait immédiatement que quelque chose n’allait pas, et tu n’étais pas prêt à lui en parler ici, en pleine réception, entouré par tes anciens collègues. Tu te retournas vers ton ami, un vrai sourire sur les lèvres pour lui donner une accolade. Tu sentis ta nervosité revenir au moment de faire les présentations. « Aloisia, ma fiancée, Aleksei, mon meilleur ami. » Tu regardas Aloisia du coin de l’œil et remarquas immédiatement son visage stupéfait. Est-ce qu’ils se connaissaient ? Non, c’était absolument ridicule évidemment. Le seul moment où elle avait failli le voir au restaurant, tu avais réussi à éviter la menace. Alors pourquoi cette tête ? « Est-ce que tu vas bien Aloisia ? » C’était le moment ou elle allait te lâcher et tourner les talons, réalisant qu’elle ne pouvait pas mentir à quelqu’un qui était aussi proche de toi. Tu sentis la panique t’envahir. Qu’allais-tu dire aux invités ? Il valait mieux que tu prennes congé avec elle immédiatement. Tu jetas un œil à Aleksei, des excuses déjà prêtes sur les lèvres, mais lui aussi avait le même air sur le visage. Là, tu ne comprenais plus rien. Tes sourcils se froncèrent, un peu énervé de ne pas être dans la confidence qu’ils semblaient partager tous les deux. « Quelqu’un peut m’expliquer ? » Tu t'étais exprimé en anglais pour un peu plus d'intimité. Tu étais très curieux de savoir le pourquoi de leur réaction.





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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptySam 12 Avr - 20:50

Octavus & Aloisia
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J'aurais certainement adoré avoir une conversation avec cette Oksana en d'autres circonstances. Elle semblait être une personne très bien, qui avait beaucoup d'estime et d'intérêt pour Octavus. Et du coup, pour moi. Elle ne manqua pas de remarquer le manque d'une bague à mon doigt alors que jusqu'à là, je n'y avais même pas pensé. J'avais passé douze ans à être une fiancée sans aucun bijou pour le prouver, ce n'était pas maintenant que je ne l'étais plus vraiment que j'allais m'intéresser à la question. Mais il était évident que le reste du monde allait en être surpris. À notre rang social, un événement aussi important que le mariage était toujours l'occasion d'afficher les richesses de la famille. Et si ces collègues connaissaient un tant soit peu Octavus et son goût pour le contrôle, ils allaient être étonnés qu'il n'ait pas pensé à une telle chose avant de faire sa demande. Ou alors, j'étais stressée et trouvais cette erreur inqualifiable là où personne n'y ferait attention. Néanmoins, j'avais l'impression que l'inscription « menteuse » se retrouvait sur mon front. Je remerciais silencieusement et de tout mon cœur son fiancé qui l'invita à danser, nous évitant ainsi une discussion potentiellement houleuse. Je les suivis des yeux jusqu'à leur entrée sur la piste de danse et ne put m'empêcher de noter à quel point ils paraissaient heureux et amoureux. Tout le talent du monde ne suffirait pas pour réussir à imiter avec autant de vraisemblance leur bonheur. Et j'en étais jalouse.

Il lâcha mon bras alors que je m'étais attardée une seconde de trop à les regarder danser. Ce simple geste me ramena à la réalité et, une fois ma coupe de champagne finie, la sienne également, il se pencha vers mon oreille. Nous tombions le masque, redevenant ce que nous étions vraiment. Je ne savais pas vraiment que ce nous étions dorénavant d'ailleurs. Je mis un instant à comprendre le sens de ses mots parce que sa main se posa imperceptiblement sur ma hanche, un geste complice pour parfaire notre jeu qui eu le don de faire faire à mon cœur un raté. Je me rappelais qu'il m'avait tenu de cette manière pour mon premier jour et je m'étais sentie spéciale. Je n'avais plus eu l'impression d'être un terrible secret à cacher à tout prix. Si j'avais su que cette sensation de fierté ne serait que de courte durée, j'aurais tout fait pour l'apprécier davantage. Il m'exposait l'histoire que nous raconterons à tout ceux qui, comme Oksana, remarqueraient l'absence de bague à mon doigt, et je retenais un rire amer. C'était difficile, bien plus que je ne l'avais imaginé finalement. Ce n'était pas tant de faire semblant d'être toujours à lui, mais plus de le voir si facilement changer la vérité et la modeler à sa convenance. Il parlait vraiment comme si tout cela n'était qu'une transaction professionnelle. J'étais peut-être ça maintenant à ses yeux, une collègue de travail, partenaire dans le mensonge. Je me forçais à sourire alors qu'il s'éloignait de moi pour me regarder. Lui aussi conservait cet air faussement amoureux. J'avais tellement espéré voir cette expression sur son visage avant que tout cela n'arrive.

«- Très bien. Je te laisse faire de toute façon.»

C'était concis mais déclaré avec une chaleur dans la voix qui me surpris moi-même. Je préférais qu'il se charge de répondre à d'éventuelles autres questions intimes, je n'avais pas vraiment à cœur de nous inventer une histoire d'amour. J'étais prête à faire des efforts oui, mais il y avait une limite à ce que je pouvais accomplir. Il se remit à chercher quelqu'un des yeux et je retenais les mots qui brûlais ma bouche. Qui pouvait bien lui susciter autant d'intérêt ? Je ne demandais pas et un certain silence s'installa mais ne dura pas très longtemps. Je sentis avant même de l'entendre que quelqu'un l'interpellait. Ses doigts s'enfoncèrent sensiblement dans ma peau et, après un instant de surprise face à cette prise bien plus possessive, je comprenais pourquoi. Pour la première fois depuis longtemps, il sourit avec une authenticité à m'en crever le cœur. Il semblait reconnaître cette voix et m'emporta avec lui pour faire face à ce nouvel arrivant. Les deux hommes se donnèrent l'accolade, me laissant le temps de redevenir la fiancée que je devais être. Je comprenais que ce n'était pas qu'un simple collègue, Octavus n'était jamais autant dans la profusion de joie. Je ne pus pourtant continuer d'avoir l'air si enjouée en reconnaissant ce visage. Et à la seconde même où il croisa mon regard, mon inconnu aussi ne put afficher qu'autre chose que de la surprise. De l'introduction que fit Octavus, je ne retenais que le prénom du jeune homme. Aleksei. Mon mystérieux inconnu n'était autre que le meilleur ami de l'homme qui m'avait quitté. C'était un cauchemar, je devais rêver. De tous les russes qui auraient pu croiser ma route, le seul qui décidait de me venir en aide ce jour-là, c'était lui. Je m'arrachais à ma contemplation du jeune homme pour tourner mon regard vers Octavus qui me demandait si j'allais bien. Si ma tête reflétait le choc que je ressentais, effectivement la question avait son sens. Je restais incapable de lui répondre, la bouche entrouverte, mais aucun mot ne voulant en sortir. La seule consolation que je trouvais, c'était qu'Aleksei affichait ce même air stupidement ahuri, et lui aussi semblait être devenu subitement muet.

Une petite voix en moi me hurlait de réagir, de faire semblant de rencontrer pour la première fois ce fameux meilleur ami, de lui tendre la main, de faire n'importe quoi. Mon corps était pourtant figé et allait le rester. Notre attitude, ou plutôt notre manque de réaction, eut le don d'interpeller Octavus qui paraissait passablement énervé. Je me rappelais combien il avait tenu à ce que notre première rencontre ai lieu pour cette occasion seulement et, malgré tout, m'en voulus de lui avoir volé ce moment même si ce n'était absolument pas prévu. Ce n'avait pas été dans mes plans d'apparaître devant lui aussi dévastée. Une poupée brisée... Sa remarque me revint et j'étais de nouveau dans cette ruelle enneigée, habillée n'importe comment, les yeux rouges d'avoir autant pleuré cette perte imprévue. Il m'avait transplané jusqu'à la place du palais, c'était grâce à lui que j'avais pu finalement retrouver mon chemin. Et lorsqu'il m'avait demandé mon nom, j'avais refusé de lui donner. Je n'en avais pas parlé à Octavus, je ne voulais en aucun cas qu'il soit au courant de ma folie passagère après notre rupture. Maintenant que je découvrais que c'était Aleksei qui m'avait aidé, je me doutais bien qu'il allait apprendre la vérité. Si ce n'était pas déjà fait. Je n'avais pas passer la semaine avec mon «fiancé » comme c'était originairement prévu. Il avait sûrement déjà prévenu son meilleur ami de toute l'histoire et ce dernier lui avait peut-être confié avoir croisé une rousse en état de choc. Des dizaines de questions se bousculaient dans ma tête mais la voix d'Octavus, bien moins tranquille et dans un anglais familier, me ramena à la réalité.

«- Je... Nous nous sommes croisés vendredi après-midi... »

J'étais incapable d'aller plus loin. Octavus aurait vite fait de resituer cette triste journée et ce que cela pouvait signifier. De toute évidence, il n'avait pas confié à son meilleur ami la fin de nos fiançailles et Aleksei n'avait pas parlé de cette étrange rencontre. Je me retrouvais perdue entre les deux. D'un côté, je n'avais pas envie d'avouer à Octavus que son ami m'avait trouvé anéantie après notre dispute, et de l'autre, j'étais mortifiée à l'idée de mettre le blondinet dans la confidence. Oui, je mentais à tout le monde, je n'étais rien d'autre que la jeune femme qui venait de se faire larguer et qui devait prétendre être en couple avec un homme qui la détestait. Je continuais de les regarder tous les deux, le poids de toutes ces révélations continuant de s'accroître en moi. J'allais exploser, je ne pouvais pas faire face. Je n'étais pas prête pour cette conversation.

«-Excusez-moi... »

J'attrapais un pan de ma robe et me dégageais de l'étreinte légère d'Octavus pour filer vers une des grandes baies vitrées ouvertes pour accéder au balcon. J'avais besoin d'air, je me sentais mal. Même si mes pas avaient été précipités, j'avais continuais de sourire puisqu'il fallait encore prétendre que tout allait bien. Les laisser seuls n'était pas très fair play mais ils étaient proches l'un de l'autre, leur laisser le temps de se parler n'était peut-être pas une si mauvaise chose. Je m'appuyais contre la balustrade de pierre, mes mains s'accrochant dessus comme pour me retenir, et prenais une grande inspiration, l'air froid me calmant légèrement. L'endroit devait être enchanté, la température n'était absolument pas celle que j'avais affronté en sortant de l'hôtel. Je regrettais mon attitude, elle allait une nouvelle fois plonger Octavus dans l'embarras en mettant à participation ses proches. Il n'allait pas apprécier. Mais si ça pouvait le rassurer, je me sentais encore plus minable. Perdre le contrôle était assez terrible, Aleksei n'allait plus me voir autrement que comme cette poupée brisée. Que pouvait-il encore m'arriver? De toute évidence, rien de ce voyage en Russie ne se passerait comme prévu.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptySam 12 Avr - 23:32


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu étais froid et calculateur, la maison slytherin t’aurait été comme un gant. Il fallait bien ça pour être un sang pur. Tu parlais de façon détachée et professionnelle, bien conscient que tu jouais avec ton corps pour tromper les regards. Tu te comportais comme un véritable enfoiré, mais tu voulais à tout prix éviter de mêler ce rôle à de véritables sentiments. De toute façon, c’était mieux pour elle. Elle était amoureuse de toi et plus tu te comporterais tendrement avec elle, plus elle aurait du mal à se remettre de ta décision. Tu ne voulais pas manipuler ses sentiments plus que nécessaires, faire semblant d’être encore fiancés était déjà bien assez pour le moment. De plus, elle avait rejeté la main que tu lui avais tendue pour redevenir amis, tu ne comptais pas refaire un second geste même si tu comprenais ses raisons. C’était très clair pour toi. En dehors de ces soirées où vous devriez apparaitre ensemble, tu ne l’embêterais plus. Elle pourrait continuer sa vie et toi la tienne. Ça ne changerait beaucoup de celle que tu avais eue jusque là. Elle approuva, te laissant les commandes avec un ton de voix qui t’étonna. C’était presque comme si rien n’avait changé, mais pourtant tout était différent. Ça devait être une erreur de sa part. Tu ne devais pas penser qu’elle changeait d’avis pour autant. Tu lui fis un léger sourire, regardant ailleurs l’instant suivant.

Tu avais beaucoup pensé à la façon dont Aloisia et Aleksei se rencontreraient. Tu avais voulu que ça se fasse en tes propres termes. Même si une introduction en bonne et due forme de manière beaucoup moins formelle serait nécessaire une fois chez ton meilleur ami, ils devraient se rencontrer d’abord ici, au Ministère. Tu ne savais toujours pas à quelle heure la deuxième partie de soirée devait commencer. Généralement, vous ne restiez pas longtemps à ce type d’événement, mais vu que tu étais parti depuis quelques mois, il serait peut-être nécessaire que tu restes plus d’une heure cette fois-ci. Tu verrais le moment venu. Quand Aleksei apparut  finalement, tu n’étais pas prêt, mais tu étais content de le revoir. C’était comme avoir enfin un allié parmi une foule d’ennemis. Les deux se firent face et tu fis les présentations, réalisant trop tard qu’ils avaient l’air de se connaître.  Aloisia avait pâli. Tu lui demandas si elle allait bien, mais elle ne répondit pas. Ton meilleur ami n’avait pas l’air dans un meilleur état. Tu avais l’impression d’être le dindon de la farce. Une impression vraiment très dérangeante. Ce n’était pas la première fois qu’ils se rencontraient. Tu avais un mauvais pressentiment, presque certain de ce que tu allais découvrir. S’ils avaient au moins l’honnêteté de l’avouer du moins. Tu aurais peut-être dû avouer à Aleksei la vérité plus tôt, mais depuis quand respectait-il tes souhaits de rester seul ?

Aloisia finit par avouer qu’elle l’avait croisé le vendredi après-midi. Tu savais qu’il n’y avait qu’une seule option dans laquelle tu n’avais pas été avec elle. Tu t’en étais douté, mais entendre la confirmation était tout autre. « Quoi ? » C’était à ton tour d’être choqué en réalisant à quel moment exactement Aloisia avait du le croiser. Tu inspiras et expiras lentement, tentant de te calmer. Ce n’était la faute de personne, sinon la tienne d’avoir annoncé la rupture de vos fiançailles en pleine rue au lieu d’avoir attendu d’être de retour chez toi. Tu carras ta mâchoire. Quel était le pourcentage de chance pour que les deux personnes les plus importantes de ta vie se croisent sans savoir qui était l’autre avant leur rencontre officielle. Le destin avait vraiment un fichu sens de l’humour. Tu devais être maudit. Tu sentais la colère t’envahir, colère contre toi. Et dire que tu avais failli appeler ton ami pour lui demander de retrouver Aloisia. Il l’avait fait sans le savoir et sans que tu en aies la moindre idée. Tu avais envie de crier, mais te retint tant bien que mal conscient que faire une scène en plein milieu du Ministère de la magie était vraiment une très mauvaise idée.

Aloisia s’éclipsa lâchement et vous laissa tous les deux. Tu ne la retins pas, incapable de lui dire un mot, par peur de le regretter ensuite. Son départ était sans doute préférable. Il valait mieux qu’elle n’assiste pas à la conversation qui allait suivre. Tu l’avais planifiée, mais certainement pas ici, en plein milieu de la salle de bal. Tu n’aimais tellement pas perdre le contrôle. Aleksei sortit de son mutisme, curiosité mêlée de colère présente sur son visage. Tu n’aimais pas vraiment son expression. Il était censé être de ton côté et pas défendre ta fausse fiancée. Que diable avait-elle pu lui raconter ?

« Peux-tu m'expliquer pourquoi j'ai trouvé ta fiancée en larmes et perdu dans les rues? » Bon sang, tu n’arrivais pas à croire que ce moment arrivait ici. Tu ne savais pas quoi lui dire. C’était tellement plus long que raconter en quelques mots. Tu te retins de passer une main nerveuse dans tes cheveux. Tu devais avoir l’air impassible si jamais quelqu’un vous observait. Tu fis un mouvement de tête discret à ton ami pour vous éloigner de la foule. Aller sur le balcon n’était pas une mauvaise idée, mais vu qu’Aloisia semblait avoir prit ce chemin, tu te contentas de l’entraîner dans la direction opposée. «Je lui ai annoncé que je rompais nos fiançailles et elle s'est enfuie. Entre temps, nous avons convenu de maintenir les apparences et de faire semblant d'être fiancés jusqu'à ce que nous trouvions une autre alternative. » Tu ne pouvais pas faire plus court. Ton meilleur ami eut l’air d’un poisson hors de son bocal et bougea silencieusement les lèvres avant de trouver quelque chose à dire. « Tu es un idiot. » Tu t’étais attendu à beaucoup de choses, mais pas à ça. Tu préféras ne pas relever. Il savait très bien que tu avais été prisonnier toute ta vie et après cinq minutes de rencontre, il trouvait que la façon dont tu la traitais ne convenait pas. Elle avait forcément dû lui dire quelque chose. Rejeter la faute sur toi ?

« Comment as-tu fait pour la trouver ? » Tu n’étais pas certain que c’était la première question que tu avais envie de poser, mais tu n’avais pas non plus particulièrement envie de causer une scène. Et tu étais à deux doigts de te mettre à crier. Ça avait été une terrible idée dès le départ. « Le hasard. C'est moi qui l'ai fait transplaner place du palais après l'avoir trouvée en robe de soirée sous la pluie, complètement perdue visiblement.  Je suis passé quand elle se faisait interpeler par les clients d'un bar. » Tu te sentis envahi d'horreur à l'idée de ce qui aurait pu arriver s'il n'avait pas été là. Qui sait qui aurait mis la main sur elle. Tout ça par ta propre faute, ton égoïsme. Tes pires craintes, ces cauchemars que tu faisais avaient failli prendre vie. Ceci expliquait cela. Tu avais trouvé étrange qu’elle ait réussi à retrouver son chemin. Bien sûr que quelqu’un l’avait aidée. Tu préférais qu’elle soit tombée sur Aleksei plutôt que sur quelqu’un de mal intentionné, mais ça ne changeait pas le fait que tu étais mécontent qu’ils aient tous les deux gardés ça secret. Tu n’aimais vraiment pas ne pas avoir le contrôle. Tu avais été laissé de côté, par ta propre faute évidemment, mais ça ne changeait pas le résultat. «  Pourquoi avoir rompu après douze ans ? Pourquoi attendre tout ce temps ? Je ne comprends pas. » Tes yeux s’embuèrent et tu clignas pour éviter de te mettre à pleurer comme un bébé en plein milieu de tes relations professionnelles. « Parce que je ne la mérite pas. J’ai fait des choses terribles. » Tu lui fis un sourire triste. L’air plein de réserve de stupid face fondit comme neige au soleil. Visiblement, tes regrets suffisaient à te faire pardonner. Comme c’était étrange. Il sembla comprendre plus que tu ne le voulais rien qu’en te regardant. Tu attrapas une flute de champagne posée sur une table proche de vous et en avala la moitié cul sec pour te calmer.  

« Oh man… cours-lui après et va te faire pardonner. »
Pouvais-tu seulement faire ça ? Pour lui dire quoi ? Tu ne savais pas. Non, il ne devait pas parler de ce que tu avais imaginé. Il savait bien que tu ne reviendrais pas sur cette idée de fiançailles. La seule chose qui pouvait fonctionner était de continuer la supercherie jusqu’à ce que l’un d’entre vous souhaite y mettre fin. Tu l’avais autant fait pour elle que pour toi. Ok, plus pour toi tout de même, mais son bonheur était également à prendre en compte. Elle ne pourrait jamais être heureuse avec toi, tu ne cesserais de la décevoir et de la blesser. Mieux valait que tu la blesses une bonne fois pour toute et qu’elle puisse t’oublier que continuer d’accumuler les erreurs. D’autant plus que tu avais réalisé qu’elle t’aimait. Tu avais tenté d’éviter de penser à cette réalisation, mais c’était difficile maintenant que la personne qui te connaissait le mieux savait la dernière nouvelle en date. Tu baissas les yeux, incapable de conserver cette distance salutaire. Tu attendis un certain temps, sans dire un mot, le temps de reprendre le contrôle. « A quelle heure commence ta fête ? » Tu changeas de sujet pour oublier de repenser à toutes ces émotions qui te noyaient le cerveau. « Je pars d’ici à vingt-deux heures, donc à partir de ce moment là…. » Tu hochas la tête avant de finir le reste de ta coupe, pour te donner du courage. Tu n’avais pas particulièrement envie d’affronter Aloisia. Tu avais peur que cela se finisse encore dans la colère ou les larmes. Cela semblait inévitable.

Tu saluas les connaissances que tu croisais sur ton chemin vers le balcon. Tu soupçonnais qu’elle était partie par là. Tu t’emparas de deux nouvelles coupes de champagne sur le chemin, fourrant un petit four dans ta bouche avant d’arriver aux portes menant à l’extérieur. Pouvais-tu  vraiment faire comme si de rien n’était, ne pas provoquer une nouvelle dispute ? Tu la trouvas appuyée contre la balustrade, le dos tourné. Tu te mordis la lèvre, priant silencieusement pour que tout se passe bien avant d’avancer jusqu’à elle. Tu n’étais pas là pour la blâmer. Ce qui était fait était fait. Tu te postas à ses côtés, à moitié tourné vers elle avec tes coupes toujours dans les mains. « Champagne ? » Une maigre offrande en signe que tu venais en paix. « Tu parles d’un hasard. Qui aurait cru que parmi tous les gens sur qui tu aurais pu tomber, ce soit mon meilleur ami ton sauveur ? Au moins, les introductions ont déjà été faites. » Tu tentais de plaisanter, mais le cœur n’y était pas. Si Aleksei ne lui était pas venu en aide, qui sait ce qu’il se serait passé. Tu t’étais déjà excusé, mais sachant la réalité de sa situation, tu ne pouvais pas fermer les yeux. « Je suis vraiment désolé d’avoir agi de cette façon. Je n’ai pas réfléchi. Je sais que tu ne me pardonneras pas, mais je devais le dire. » Tu avalas une nouvelle gorgée de champagne, les yeux fixés sur la vue du ciel étoilé. Cela te rappelait un autre moment plusieurs mois plus tôt. Tout avait semblé possible à ce moment là. Tu aurais aimé revenir en arrière, la prendre dans tes bras sans avoir à y penser. Peut-être que c’était pour toi, pour te rassurer et vérifier qu’elle était bien là, sans séquelle. Tu attrapas sa main, délicatement, t’attendant d’une seconde à l’autre à ce qu’elle se dégagea du contact comme si tu l’avais brûlée. Cela reniait toutes les règles que tu t’étais imposé et il n’y avait personne à convaincre, une fois encore tu étais égoïste et elle allait en souffrir.




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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyDim 13 Avr - 2:25

Octavus & Aloisia
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Lui avouer finalement qu'effectivement, nous nous étions rencontrés vendredi dernier m'avait coûté. Les mots m'avaient écorché la bouche et une fois prononcé, je retins mon souffle, présageant que rien de bon n'allait s'en suivre. Sa réaction fut immédiate et était comme je l'avais imaginé. Il ne put retenir sa surprise d'où l'on pouvait aisément déceler la colère. Je ne lui répondais pas, il avait parfaitement compris ce que cela signifiait. Et quoi que je puisse rajouter ne ferait que l'énerver davantage. Je ne pouvais pas le regarder, j'en étais incapable. Mais je n'avais pas besoin de cela pour voir qu'il était bien plus que contrarié. En entendant sa respiration se faire plus importante, j'avais une image très précise de lui en tête. Ses yeux, assombris par l'imprévu de cette révélation et sa mâchoire tendue, comme pour essayer de ne pas exploser. Je l'imaginais très bien parce que j'avais cette faculté incroyable de lui faire perdre son contrôle et ça n'avait rien de réjouissant. Je détestais être celle qui le poussait toujours à bout de cette manière. Je n'avais pas imaginé un seul instant que cela arriverait durant ce bal en grandes pompes. Je m'étais jurée d'avoir un comportement irréprochable, de ne pas laisser mes sentiments venir gâcher cette soirée. Même si une partie de moi lui en voulait, elle n'était pas plus importante que celle qui me détestait, moi, pour nous avoir mené à cette situation. Je n'allais pas gâcher son paradis, sa vie en Russie. Mais de toute évidence, j'étais destinée à toujours tout gâcher. Je n'osais même pas imaginer ce qu'Aleksei avait pensé de moi ce jour-là. Une rousse, dépravée et bonne à enfermer. C'était certainement quelque chose comme ça. Il allait certainement plaindre son ami d'être fiancé à une femme comme ça. Enfin, le féliciter d'avoir mis un terme à cette union désastreuse. La seule personne a qui faire une bonne impression comptait vraiment ce soir était aussi celle qui m'avait vu au plus bas. Quoi que je fasse, quoi que je dise, je ne pourrais jamais lui enlever cette vision pitoyable.

Je me sentais étouffer et préférais partir, ne sachant pas auprès duquel des deux j'avais le plus honte. Je m'excusais et mis toute ma raison à contribution pour avoir l'air normale et enjouée jusqu'au balcon de cette salle majestueuse. Mon souffle se brisa lorsque je pris une grande inspiration et mes mains étaient tremblantes. Même en m'accrochant à la balustrade, j'avais l'impression que tout cela ne pouvait pas être réel. C'était lâche d'être partie de cette manière mais c'était aussi pour le mieux. En un sens, je me préservais autant que je préservais Octavus. J'avais bien vu que cette surprise avait été sur le point de faire voler en éclat son contrôle légendaire. Il était hors de question que je le pousse jusqu'au point de non retour devant tous ses collègues. Comme ma présence seule avait le don de le faire sortir de ses gonds, partir était la seule option possible. Je savais malgré tout que je ne pourrais pas le fuir indéfiniment et qu'il me faudrait y retourner. Je redoutais ce moment. Sa colère m'était entièrement destinée et elle était légitime. Lui qui avait réussi à séparer ses deux mondes durant tellement de temps... J'avais détruit tout cela en l'espace de quelques jours. Et maintenant, il allait devoir expliquer tout cela à son meilleur ami alors qu'il aurait certainement préféré taire notre arrangement. En me voyant aussi dévastée, Aleksei s'était sûrement imaginé des choses. J'étais prête à lui dire toute la vérité, même si la vérité n'était pas des plus plaisantes pour moi. Octavus s'en était déjà assez voulu et il n'avait plus à éprouver des remords à mon égard. Le jeune russe allait penser que j'étais une adolescente entichée et capricieuse. Je n'avais pas l'impression d'être ce genre de personne. Sûrement qu'il allait rire de mon attitude, peut-être même demander à ce que je ne vienne pas à sa soirée. Et je ne lui en voudrais pas. Il avait déjà eu un comportement bien plus qu'admirable. Si je m'étais croisée ce jour-là, je ne me serais certainement pas arrêté.

J'avais envie de disparaître plus que jamais. Ces quelques jours avaient littéralement tout changé. Entre nous mais aussi sur la personne que j'étais. C'était comme si je n'allais plus jamais ressentir l'envie de rire, de rire vraiment et de bon cœur. Je ne marchais la tête haute plus que par obligation, je ne ressentais aucune fierté à être celle que j'étais. Et si mon physique n'avait pas changé, l'image que j'avais de moi en avait pris un sérieux coup. Il m'avait toujours vu comme une enfant, j'avais l'impression d'avoir définitivement tourné cette page de ma vie. Je ne me faisais plus d'illusions, je ne rêvais plus. J'étais bel et bien arrivée dans la réalité, aussi difficile soit-elle à accepter. Comment allais-je être capable de recommencer comme si de rien était après ça ? Le changement me frappait aux yeux. Et à Poudlard, je n'allais pas réussir à faire comme si de rien était, surtout qu'il allait être si près de moi et pourtant si loin à la fois. L'idée folle de m'enfuir et de me construire une nouvelle existence me semblait de plus en plus alléchante. Je ne serais certes plus une riche héritière, mais je n'aurais pas à affronter toutes les épreuves qui m'attendaient. Et puis, rechercherait-on vraiment à me retrouver ? Après tout, mes parents n'attendaient de moi que je ne fasse qu'un beau mariage avec  le fils McKenna. Une fois qu'ils découvriront que cela n'arrivera jamais, ils regretteront certainement d'avoir jamais eu une fille. Si ce n'était pas déjà chose faite.

Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais sur ce balcon. Personne à part eux n'avait semblé remarquer mon absence et c'était pour le mieux. J'aurais joué la comédie si quelqu'un s'était présenté mais cela aurait été beaucoup plus difficile. J'entendis des pas dans mon dos et je sus que c'était lui, ça ne pouvait être personne d'autre au fond. Je repris une longue respiration, cachant comme je le pouvais tous les tourments qui me secouaient. Il allait me demander de partir, il fallait que je m'y prépare. Cette histoire de faux-semblants n'aura définitivement pas tenue la route très longtemps. Je ne savais pas ce qui était le pire : devoir jouer sa fiancée alors qu'il m'avait quitté, ou alors ne plus avoir même ce rôle et devoir lui dire au revoir pour de bon. Cette deuxième option me terrifiait. Je savais que la fin était inéluctable mais je n'étais pas prête. J'avais toujours besoin de savoir qu'il existait quelque part dans mon monde, même si ce n'était que pour un échange de bons procédés. J'étais prête à beaucoup de choses, qu'il se mette à crier, qu'il me dise froidement de rentrer chez moi, qu'il me demande des comptes. Tout sauf ça. Il me proposait du champagne et je pris la coupe machinalement, totalement prise au dépourvue. Il semblait bien plus calme qu'à mon départ, c'était peut-être là l'effet qu'avait Aleksei sur lui. Je devrais peut-être lui demander son secret. Je portais le verre à mes lèvres pour prendre une gorgée et reposais la coupe sur la rambarde. Il parlait sur le ton de la plaisanterie mais je savais qu'il n'avait pas à cœur de faire de l'humour. Oui, de toutes les rencontres, bonnes comme mauvaises, que j'aurais pu faire ce jour-là, je n'avais choisi personne d'autre que son meilleur ami. Outre le fait que les présentations ne se soient pas passées comme il les avait imaginé, je savais que le fond du problème était les circonstances.

Il fallait que je parle, que je lui dise que non, je ne l'avais pas fait exprès même si la situation était incroyable. Mais il ne m'en laissa pas le temps. Il s'excusait encore une fois de m'avoir laissé seule dans ces rues inconnues et ça me frappa avec plus de force que la première fois. Quelque chose était différent. Il semblait comme torturé par cette image, comme si des scénarios improbables lui venaient à l'esprit. Il avait surnommé Aleksei «mon sauveur» et c'était vrai dans un sens. Que lui avait-il dit ? Je m'étais demandée pourquoi cet inconnu était venu à mon aide et pourquoi ma fuite ce jour-là apparaissait comme si dangereuse à ses yeux. C'était peut-être là une même réponse. Je me rappelais de ces hommes qui m'avaient interpellé dans ce bar. Je n'y avais pas prêté plus attention que cela. Avec le recul, il aurait pu m'arriver bien pire, je ne le comprenais que maintenant. Et c'était là les regrets d'Octavus. Il avait beau ne plus être mon fiancé, je savais qu'il ne me souhaitait aucun mal et se sentait responsable de moi. C'était impensable qu'il s'en veuille. J'étais celle qui était partie, je ne lui avais pas laissé le choix. Il ne m'avait pas planté devant ce magasin pour retourner tranquillement chez lui. Il n'avait rien à se reprocher même si rien de tout cela n'était facile, ni pour lui, ni pour moi.

«- Tu n'as pas à être pardonné parce que tu n'es pas responsable... C'est moi qui suis partie, aussi stupide soit cette décision. »

Il ne me regardait pas, les yeux rivés sur les étoiles, et je me rendais compte que moi, je le contemplais depuis qu'il était revenu. C'était tellement improbable, ce nouveau retournement de situation. Mon cœur semblait être en arrêt depuis qu'il était à mes côtés et il ne se remit en marche que lorsque sa main s'empara doucement de la mienne. Mes yeux fixèrent sans comprendre ce geste. Personne d'autre n'était sur ce balcon, nous étions seuls. Et pourtant, il me prenait la main. Je sentais les larmes briller dans mon regard, mais je ne pleurerais pas, je ne le pouvais plus. J'avais atteint mon maximum la veille sur la place du palais. Cet élan de tendresse ne me fit que me sentir davantage coupable.

«- Je ne savais vraiment pas qui il était. Je ne voulais pas le mêler à tout ça, il m'a juste ramené sur la place. Je ne lui ai rien dit, rien du tout, je... Je suis vraiment désolée... »

J'avais l'impression qu'il fallait que je m'explique, que je me justifie, pour me libérer un tant soit peu de cette culpabilité qui allait finir par me ronger toute entière. Je paraissais comme affolée, presque désespérée qu'il ne me croie. C'était à mon tour de ne plus le regarder, les yeux rivés sur nos doigts entrelacés. Je n'avais jamais été assez forte pour l'affronter et ce soir, je me sentais particulièrement plus faible que lui. Je prenais une longue inspiration, un moyen comme un autre de me donner du courage pour continuer.

«-Je comprendrais qu'il ne veuille pas que je me rende à sa soirée... ou que tu préfères que je rentre directement. »


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyDim 13 Avr - 18:17


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu étais tourné vers elle, mais n’arrivais pas à lire son expression dans le noir. Elle ne te regardait pas. Pensait-elle que tu serais en colère contre elle après ta découverte ? Il était vrai que tu n’avais pas sauté de joie en réalisant qu’ils se connaissaient, mais pas pour les raisons qu’elle pouvait s’imaginer. A première vue, ils n’avaient pas du tout été au courant de l’identité de l’autre lors de leur première rencontre. Ils n’étaient pas aussi bon acteurs que ça pour simuler une telle expression abasourdie. De plus, tu avais maintenant la certitude qu’Aleksei serait venu te trouver pour te dire qu’il avait récupéré ta fiancée égarée s’il avait su qui elle était. Ils n’avaient rien échangé de leur vie excepté sa demande de transplanage et le sort qui lui avait séché les cheveux.  Tu ne voyais pas l’intérêt de mentir. Ce n’était pas comme s’ils s’étaient rendus compte de leur véritable identité et l’avaient gardée secrète. Si tel avait été le cas, tu aurais été enragé. Avec le recul, tu réalisais qu’il s’agissait simplement de la malchance, enfin de la chance vu ce que le blond t’avait raconté sur sa situation avant son arrivée. Tu ne pouvais pas imaginer comment tu aurais réagi si elle avait été attaquée. Tu ne te le serais jamais pardonné. Mais elle allait bien.

Tu lui proposas une coupe de champagne et elle l’accepta. Tu ne savais pas trop par où commencer. Il semblait bien que tenter d’avancer en laissant le passé derrière ne serait pas possible. Il se passait toujours quelque chose qui vous rappelait les événements que vous préféreriez oublier. La politique de l’autruche avait été une mauvaise idée au départ. Tous ces non-dits, cette rancœur allait finir par vous détruire de l’intérieur si ce n’était pas déjà fait. Au final, tu décideras de débuter la conversation sur un ton léger pour lui montrer que tu ne t’apprêtais pas à devenir Mr Hyde et lui crier dessus. Tu préférais tenter de voir le verre à moitié plein et pas à moitié vide. Tu avais passé trop de temps à être pessimiste. Maintenant était supposé être une période heureuse et différente pour toi. Tu ne voulais pas retomber dans les émotions négatives. Tu n’aurais su dire comment tu le savais, mais elle semblait surprise par tes mots. Elle devait vraiment penser que tu allais déclencher une nouvelle dispute. Mais tu étais fatigué de te battre. D’ailleurs lors de vos dernières rencontres, tu n’avais pas été méchant avec elle, sauf après qu’elle t’ait attaqué.

Tu ne pouvais que t’excuser une nouvelle fois. De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait vraiment accepté tes regrets la première fois. Mieux valait tard que jamais. Il te semblait que c’était la clef pour que vous arriviez à repartir à zéro. Tu étais certainement disposé à essayer en tout cas. Tout dépendait d’elle. Elle ne se rendait sans doute même pas compte du risque qu’elle avait couru. Tu ne savais pas si tu devais lui faire prendre conscience qu’elle aurait pu risquer bien plus que se perdre en fuyant sans défense dans un pays inconnu. Elle n’avait même pas eu sa baguette pour se protéger. Sans l’aide providentielle de ton ami, tu ne voulais même pas envisager dans quel état tu aurais fini par la retrouver. Ce n’était qu’une enfant, tu l’oubliais facilement quand ça t’arrangeait.

Tu t’étais attendu à ce qu’elle refuse tes excuses, mais l’argument qu’elle avança te laissa pantois. Le plus étonnant dans tout ça, c’est qu’elle estimait que tu n’étais pas responsable. Tu ne comprenais plus rien du tout. Vous aviez toujours été à l’opposé l’un de l’autre, mais tout de même… Tu repassas ses mots dans ta tête, analysant chaque phrase avec attention. Elle pensait que tu n’étais pas responsable, donc tu n’avais pas à être pardonné. Tu n’étais pas d’accord avec ça, mais soit. Elle estimait qu’elle était coupable car elle était partie. Ce n’était pas tout à fait exact en réalité. Tu avais quitté la boutique en premier et elle t’avait rejoint. Certes, au lieu de retourner dans le magasin, elle avait préféré s’enfuir, mais si tu t’étais comporté comme un adulte et pas comme un stupide adolescent, rien de tout cela ne serait arrivé. Quant à la décision stupide, tu te demandais de quoi elle parlait exactement, ton choix de rompre vos fiançailles ou sa fuite ? Tu préféras ne pas t’attarder sur cela. Tu t’emparas de sa main, les yeux fixés vers l’horizon, imaginant un avenir différent. C’était certainement contradictoire avec le fait de parler d’amitié entre vous. Elle ne se dégage pas du contact. C’était comme si cette rencontre entre Aleksei et elle avait joué le rôle d’un électrochoc pour vous tous.  Vous étiez différents depuis. « Je ne suis pas d’accord avec toi, mais bon… »

Tu tournas finalement les yeux vers elle et tombais immédiatement dans les siens. Visiblement si toi tu avais préféré l’ignorer, elle t’avait observé. C’était bizarre après qu’elle ait cherché à te fuir à chaque tentative de rapprochement. Peut-être avait-elle décidé de faire un pas en avant elle aussi ? Tu espérais que c’était le cas. Aussi triste que cela puisse être, c’était ta seule amie à Poudlard. Tu ne pouvais pas vraiment compter le professeur Mcgonagall comme tel puisque tu travaillais pour un sorcier qu’elle haïssait de tout son être. Mais elle ne se doutait sans doute pas de l’étendue de ta solitude là-bas. Tu étais constamment entouré par plein de gens et pourtant, tu ne t’étais jamais senti aussi seul. C’était comme redevenir cet enfant chétif et peu sûr de lui qui se faisait ridiculiser par ses cousins. Tu n’enlevas pas ta main de la sienne, laissant le silence vous envelopper. Visiblement, ton comportement inhabituellement tendre - un comble vu que vous n’étiez plus rien l’un pour l’autre – semblait amener des confidences. Ou alors elle craignait encore que tu te transformes en mr Hyde soudainement. Elle ne fit que répéter ce que tu avais déjà compris. Il avait été évident qu’elle ne savait pas qui était Aleksei. Aloisia était une très mauvaise menteuse de toute façon. Tu aurais immédiatement su s’ils s’étaient présentés avant aujourd’hui, elle te l’aurait indiqué sans le vouloir. Tu lui fis un léger sourire, les sourcils haussés de façon joueuse. « Je te crois. Tu n’es pas aussi bonne actrice. » Tu eus un petit rire qui te choqua vu les circonstances. Et dire que tu avais même envisagé de lui enseigner l’occlumentie par le passé. Cela dit, ce n’était pas forcément une idée à enterrer totalement. Si vous faisiez semblant d’être encore ensemble alors que ce n’était plus le cas, tu avais intérêt à t’assurer que personne ne puisse se rendre compte de la supercherie.

C’était à son tour de s’excuser et tout comme elle, tu estimais que cela n’avait pas lieu d’être vu que tu te considérais comme coupable. Vous n’arriveriez pas à tomber d’accord sur ce sujet visiblement. Tu secouas la tête. « Ce n’est pas ta faute... Responsabilité partagée alors, mais rien de moins. » Tu avalas une nouvelle gorgée de champagne avant d’enchaîner dans ta lancée. « C’était juste le destin qui s’amusait un peu. Vraiment quel était le pourcentage de chance ? Ce qui est amusant, c’est que j’ai considéré l’appeler pour qu’il te retrouve, mais je ne l’ai pas fait. Je ne voulais pas affronter son jugement. Maintenant, il sait tout. » Il valait mieux qu’elle soit au courant qu’au moins une personne était au courant de leur mensonge. Aleksei ne dirait rien, tu lui faisais confiance.  

Elle quitta ton regard et tu te demandas ce qu’elle allait t’annoncer. Peut-être qu’elle ne pouvait plus faire semblant parce que vous aviez failli être découverts. Pourtant, ce n’était pas du tout ça. Tu eus envie de rire quand elle t’annonça très sérieusement qu’il risquait de ne pas la vouloir à sa fête, mais elle pourrait mal l’interpréter.  « Oh non, au contraire il sera ravi de t’accueillir chez lui. Tu sembles lui avoir fait une forte impression… Il m’a même traité d’imbécile. » Tu ne savais pas pourquoi tu venais de lui avouer ça. Peut-être parce que ça t’avait turlupiné pendant un certain temps. Tu ne pouvais pas t’empêcher de soupçonner que ton meilleur ami qui avait pris parti pour toi quand Aloisia n’avait encore été qu’une image dans sa tête, commençait d’être plus nuancé sur la question. Cela n’énervait. Il n’était pas dans ta situation, c’était facile de critiquer tes actes. On ne lui avait pas demandé d’épouser une fille qui avait presque la moitié de son âge. Qu’aurait fait Aleksei à ta place ? Bien sûr, il n’aurait déjà pas commencé par tenter d’étrangler de rage sa fiancée dans une ruelle. Tu te demandas pourquoi ton meilleur ami réagissait de cette façon. Il l’avait vue au plus mal certes, mais justifiait-il qu’il la défende ? Tu repensas soudainement à ses derniers mots. Bien sûr que non, tu ne voulais pas qu’elle rentre. Tu voulais vraiment partager cette soirée avec elle. Ce ne serait pas pareil sans sa présence. « J’aimerai que tu m’accompagnes, si tu le souhaites toujours évidemment. Demain, nous entrons dans une nouvelle année, tout sera différent… » C’était loin d’être désagréable, être ici avec ta fausse fiancée à partager une coupe de champagne sous les étoiles. Tu terminas ton verre. La musique de l’orchestre continuait d’arriver en sourdine jusqu’à vous. Vous ne pouviez pas rester cachés ici éternellement, mais tu n’avais pas non plus envie de retourner converser avec les autres invités. Il y avait bien une autre alternative pour vous occuper. « Si je peux me montrer entreprenant, accepteriez vous de m’accorder une danse miss Bateson ? »





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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyDim 13 Avr - 21:25

Octavus & Aloisia
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La colère qui avait animé ses traits quelques instants plus tôt lorsque nous étions avec Aleksei avait disparu. Je l'avais craint, je n'étais pas prête pour une autre dispute, n'avais pas eu le temps de me remettre des dernières. Je ne comprenais pas ce changement soudain d'attitude. Si c'était du à ce que lui avait raconté son ami, je serais mortifiée. Lui avait-il dit combien j'avais eu l'air désespérée et pitoyable ce jour-là, trempée par la pluie et totalement perdue ? Ça n'était même pas envisageable, je préférais vraiment qu'il garde ça sous silence. Moi qui m'évertuais à tout faire pour qu'Octavus cesse de se sentir responsable de moi, qu'il n'ait plus à éprouver autant de remords à mon égard... Il n'était pas d'accord avec moi, nous ne l'étions jamais. Nous pensions toujours exactement le contraire de l'autre. Il s'excusait alors que je me sentais coupable. Il déclarait ne pas me mériter alors que j'étais celle qui n'était pas à la hauteur. Il me quittait quand j'avais plus besoin de lui que jamais. Et maintenant que je n'avais plus aucun espoir, que je comprenais qu'il se contenterait de jouer son rôle de fiancé devant le reste du monde et seulement pour ça, il prenait ma main. Ses doigts dégageait une chaleur que je n'éprouvais plus et qui me rappela tout ce qui aurait pu être un jour possible. Si j'avais été plus forte, je me serais dégagée de ce contact pour ne pas avoir à en souffrir plus tard lorsqu'il me faudrait le laisser partir, encore. Je n'avais aucune volonté.

«- Ce qui m'aurait étonné, c'est que l'on tombe d'accord... »

Ma voix était teinté d'un rire attristé par cette vérité. Il plongea enfin son regard dans le mien et ça me transperça le cœur. Il était là alors qu'il n'aspirait qu'à partir. Même si je voulais m'en convaincre pour que le partie de moi qui le détestait prenne le dessus, je n'étais pas qu'un simple moyen de gagner sa liberté. Oui, il allait m'utiliser comme couverture, mais cette décision le rongeait et il ne savait plus comment se comporter pour se sentir moins coupable. Je tournais la tête et m'excusais, lui avouant toute la vérité. J'aurais certainement du le faire vendredi sur la place du palais, lui expliquer qu'un inconnu avait gentiment accepté de me transplaner jusque-là. Ça m'était apparu futile de s'attarder sur des détails. J'étais paniquée à l'idée qu'il puisse en vouloir à son meilleur ami. Si j'avais su qui il était, je l'aurais ignoré, me serais enfuie. Il n'avait été qu'un passant secourable pour moi. Si j'avais accepté de lui dire mon nom, il m'aurait donné le sien et alors peut-être aurais-je compris mon erreur. Et encore, j'étais tellement perturbée ce jour-là que je me serais contentée de me faire la réflexion que j'avais déjà entendu ça quelque part. Mes yeux fixaient nos mains, une manière d'être sûre et certaine qu'elles étaient bien l'une contre l'autre. Sa réponse me laissa pantoise et je coulais vers lui un regard surpris. Son sourire dissipa un tant soit peu le poids qui m'oppressait toute entière. Il me croyait. Aleksei avait du lui dire la même chose la minute d'avant. Et puis, il avait raison, je ne savais pas lui mentir et c'était un désavantage conséquent. J'aurais aimé lui faire croire que j'allais bien mieux que ce qui n'était en réalité, qu'il n'avait pas autant d'importance à mes yeux et que, moi aussi, je pouvais vivre sans lui. Que je ne l'aimais pas, aussi. J'étais bien loin du compte. Il allait me falloir travailler sur ça.

«- Je te promets de tout faire pour le devenir alors. »

La situation était incroyablement plus légère qu'elle n'aurait du. Nous ne nous disputerions pas ce soir. Pas maintenant du moins. La Russie m'avait montré qu'elle était pleine de surprises et pas des meilleures malheureusement. Qui sait ce qui nous attendait encore. Je m'excusais tout de même. Il s'était retrouvé dans une situation des plus inconfortables devant son meilleur ami. C'était presque un mal pour un bien, il préférait sûrement que je sois tombée sur Aleksei que n'importe qui d'autre, un des employés du ministère par exemple. L'explication aurait été beaucoup moins facile. Comme je l'avais fait pour lui l'instant d'avant, il minimisa ma responsabilité dans cette histoire. Pourtant, il était clair que j'avais réagi de manière impulsive. Si j'avais pris le temps de la réflexion, je me serais rendue compte que je n'irais pas bien loin en prenant la fuite dans un pays inconnu. Je ne savais pas maîtriser mes émotions comme lui. Il n'explosait que lorsqu'il était poussé à bout alors que moi, un rien me faisait tomber en morceau. Je me contentais d’acquiescer légèrement, n'ayant pas envie de me lancer dans une discussion pour établir lequel de nous était le plus fautif dans cette histoire. Oui, le destin se jouait de nous, mais ce n'était pas nouveau. Il avait pensé à appeler le jeune russe pour lui demander de me rechercher alors qu'il était déjà en train de me secourir. Je ne voyais pas pourquoi il avait craint son jugement. Il devait être heureux qu'Octavus se soit enfin libéré du boulet que je représentais. Il connaissait mon existence depuis un moment mais je ne savais pas son opinion sur la question. Surement devait-il être outré que l'on oblige un homme comme lui d'épouser une gamine comme moi. Maintenant, il savait tout. Et ça m'angoissait. Je ne savais pas si j'allais être capable de jouer la comédie en sachant pertinemment que lui connaissait l'imposture. Comment allait-il réagir face à moi ? Il jouerait le jeu mais allait-il me faire sentir qu'il n'appréciait pas ma présence ? Je me rappelais de son visage surpris et pourtant jovial, de son humour qui avait réussi à faire briser la glace. S'il avait su alors qui j'étais, peut-être n'aurait-il pas été le même.

Ils avaient tous les droits de ne pas me vouloir présente pour la deuxième partie de soirée. Aleksei comme Octavus. Et pourtant, il me rassura. Son meilleur ami n'avait rien contre moi. Je me demandais bien quelle forte impression j'avais bien pu lui faire si ce n'était celle d'une folle bonne à enfermer, je m'abstenais bien de le lui faire remarquer pour autant. Et quand il m'avoua qu'il l'avait traité d'imbécile, j'écarquillais les yeux sans comprendre. À quel moment avait-il pu déclarer quelque chose comme cela ? Octavus avait du lui dire toute la vérité et en voyant son expression préoccupée, je soupçonnais que son ami ne se soit pas rangé de son côté, aussi surprenant cela pouvait-il être. Ça ne m’enchantait pas, bien au contraire. Je ne voulais pas les voir se quereller à mon sujet, je savais combien le jeune homme était important aux yeux de mon ex-fiancé. Et puis, s'il prenait mon parti, c'était seulement parce qu'il avait du avoir pitié de moi en me voyant si dévastée. Je n'avais envie de la pitié de personne, c'était porter un coup au peu de dignité qu'il me restait. Un fin sourire d'excuse étira mes lèvres alors que je portais une nouvelle fois la coupe de champagne à ma bouche après avoir prononcé sur le ton de la plaisanterie ;

«- C'est parce qu'il ne me connaît pas encore... une fois fait, c'est moi qu'il traitera d'imbécile. »

Je n'avais jamais cru que ce serait possible, plaisanter à nouveau avec Octavus, même si ça n'avait rien à voir avec nos précédents moments de complicité. J'étais soulagée en un sens de savoir que je n'aurais pas à rentrer seule directement à l'hôtel. Qu'il n'était pas contre ma venue lui aussi. Et puis, il n'avait pas tort. Après cette nuit, plus rien ne sera comme avant. J'allais devoir accepter que ma vie ne prenne pas le tournant qu'on lui avait toujours prévu. Je l'aurais mieux accepté si seulement elle n'allait pas devenir encore plus insupportable mais je ne me faisais pas d'illusions. Nous allions retourner à Poudlard, là où nos statuts nous séparaient encore davantage. Qu'allait être son comportement une fois rentrés ? J'imaginais qu'il m'ignorerait à nouveau et je devrais apprendre à ne plus chercher son regard dans la Grande Salle. Je fixais les étoiles et me dis que ça aussi, se serait différent. Je penserais toujours à lui, mais plus à tout ce que la vie à ses côtés me promettait.

«- Tout sera différent... »

Je ne me rendis pas vraiment compte que j'avais répété la fin de sa phrase en finissant ma coupe de champagne. En étant seule sur ce balcon avec Octavus, j'avais l'impression de me retrouver un peu. Qu'Aloisia refaisait surface, après avoir passé tant de temps à se perdre et à jouer la comédie. Je me contentais d'apprécier la vue merveilleuse qui s'offrait à nous, de la musique qui nous parvenait ainsi que des bruits de conversations desquelles nous ne faisions plus parti. Pour le moment du moins, je savais que nous allions devoir y retourner. Deux fiancés qui disparaissaient à peine arrivés à un bal, les gens allaient jaser, c'était certain. S'ils savaient tous comme nous étions bien loin de ça... Sa voix me ramena à la réalité alors que je repensais à combien j'avais espéré que cette semaine nous rapproche aussi sur ce plan-là. J'espérais que mes joues rosées ne trahiraient pas mes pensées alors que je tournais mon attention vers lui. Il m'invitait à danser et le moment aurait pu être si parfait. Si seulement.

«- Ai-je déjà réussi à vous dire non mon cher McKenna ? »

Ça aussi, c'était une autre triste vérité. Il pouvait faire ce qu'il voulait de moi, je ne saurais jamais rien lui refuser. Peut-être en avait-il conscience. Cela n'avait pas vraiment d'importance. Sa main n'avait pas lâché la mienne et je le laissais m'entraîner plus loin du bord. Je posais ma main libre sur son épaule et le laissait nous guider au rythme de la musique qui nous parvenait de la salle. Ça n'était pas la première fois que nous dansions ensemble. Enfant, il avait du me faire cet honneur pendant les réceptions sous le regard de nos parents et de tous les convives, mes pieds écrasant les siens pour combler un minimum la différence de taille entre nous. Je ne pus m'empêcher d'en sourire en y repensant. Cela avait du être une réelle corvée pour lui alors que moi, j'avais été aux anges. Je m'étais sentie vraiment comme une princesse. Je ne retrouverais plus jamais cette sensation enfantine. Je n'avais plus rien de royal, ni de féerique dans mon monde. Le sentir tout contre moi ne me faisait pas croire pour autant que ça allait changer de nouveau. Ma tête se posa sur son épaule alors que nous continuons de danser. C'était briser toutes mes bonnes résolutions et aussi sa volonté, pourtant je ne pus empêcher ce geste qui était si naturel. Quitte à me perdre dans cet instant, autant en profiter un maximum. Je n'avais pas besoin de plus pour le moment et les mots n'étaient pas nécessaires. Le silence ne faisait que parfaire l'instant. J'aurais pu rester ainsi jusqu'à la fin de la soirée. Plus s'il m'en avait laissé la possibilité. Tout ce que nous allions devoir affronter me semblait moindre dans ses bras. Je ne savais pas combien de temps nous étions restés ainsi mais la réalité nous rattrapa. J'entendis des bruits de pas et des exclamations ravis alors que quelques hommes se pressaient près des vitres en nous regardant. Je remarquais Aleksei qui semblait mi-amusé mi-désolé de cette interruption. C'était sûrement d'autres collègues d'Octavus qui le cherchait pour profiter de sa venue après ces mois d'absence. Je souris en les voyant, même siune partie de moi aurait préféré les chasser sans cérémonie. J'allais devoir rendre mon «fiancé» au reste du monde.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyLun 14 Avr - 19:05


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Devenir une meilleure menteuse. Tu ne savais pas si c’était positif ou non qu’elle s’améliore. Tu aimais bien l’idée d’être capable de voir si elle te disait ou non la vérité. Et puis, ça ne se ferait pas sans mal. « Pour ça, il faudrait que tu apprennes à contrôler les muscles de ton visage. Je devrais peut-être t’enseigner l’occlumentie… » Tu voulais voir son avis sur la question. Maintenant que les mensonges continuaient de s’empiler de plus en plus entre vous, il était nécessaire de s’assurer que personne ne puisse découvrir le pot aux roses.

Aloisia n’avait pas l’air particulièrement convaincue par ce que tu venais dire. Tu ne comprenais pas vraiment pourquoi, visiblement le contact était plutôt bien passé durant leur rencontre inopinée. Tu ne saurais jamais les détails exacts de leur rencontre, et les imaginer était sans doute ce qu’il y avait de pire. Tu ne voyais aucune raison au fait qu’il refuse qu’elle soit présente à sa fête. Au contraire, maintenant qu’il savait que vous n’étiez plus ensemble que pour les apparences, il serait encore plus curieux et chercherait à en savoir plus. Tu t’attendais déjà à des surprises. Quand tu avouas qu’Aleksei t’avait traité d’imbécile après que tu lui aies annoncé la nouvelle, tu la vis écarquiller les yeux. Tu avais eu un peu la même réaction. Tu supposais que c’était la façon dont tu l’avais annoncé à Aloisia qui posait problème. Vous étiez tous les deux similaires sur de nombreux points et si tu te sentais coupable de la mauvaise gestion de cette crise, il devait penser exactement pareil. Il y avait une raison qui avait dû convaincre Aleksei de la défendre. Peut-être qu’il s’imaginait que c’est toi qui l’avait plantée en pleine rue sans rien pour qu’elle puisse retourner chez toi. Ou il avait tout simplement réalisé qu’elle n’était qu’un enfant innocente qui n’avait pas eu son mot à dire dans l’histoire, tout comme toi. Elle ne lui avait rien expliqué de sa situation, mais toi aussi. C’était suffisant pour qu’il puisse imaginer ce que tu avais fait. A moins que ce soit ta proposition stupide et inconsidérée de continuer à faire semblant d’être fiancés qu’il trouvait complètement ridicule. Les deux choix étaient suffisamment tentants pour hésiter sur la raison de sa réaction. Il s’agissait sûrement d’un tout. De toute façon, ça n’avait pas d’importance. La réalité était que ton meilleur ami n’était plus aussi véhément contre elle. Rien n’était jamais tout blanc ou tout noir, et en cet instant tu portais une grande part de responsabilité dans ce qui se déroulait ici même aujourd’hui.

Tu ne voulais pas la mettre entre vous deux. C’était un rôle qui n’aurait pas été juste. De toute façon, après ce soir, elle ne verrait sans doute plus jamais Aleksei donc à quoi bon…  Ce n’était pas nouveau, tu n’avais jamais été un homme charmant dans ta façon de traiter des relations avec les femmes. Jusqu’à présent, ton ami n’avait jamais rien, mais c’était avant qu’il connaisse personnellement la victime de tes agissements. Stupid face faisait sans doute un complexe du héro. Comme si tu avais besoin de ressentir encore plus de culpabilité. Heureusement que tu n’étais pas entré dans les détails sur la façon dont tu l’avais blessée. Tu n’oserais sans doute jamais avouer à quelqu’un que tu étais devenu violent. Ton amitié avec Aleksei n’y survivrait peut-être pas et c’était bien plus terrifiant comme pensée que tout le reste. Tu n’aurais sans doute pas du dire ça. Elle allait penser que tu étais un gamin geignard. Tu ne voulais pas la mettre mal à l’aise pour plus tard. Elle te fit un sourire d’excuse que tu balayas d’un geste de la main. Ce n’était pas sa faute. Si les rapports humains avaient été simples, la paix sur Terre serait en place depuis bien longtemps. Tu doutais fortement que ce qu’il découvre sur Aloisia permette à Aleksei de la détester. Même toi, tu avais eu du mal et pourtant, elle t’avait rendu chèvre quand elle était plus jeune. La seule chose que tu pouvais maintenant lui reprocher à part d’être la cible malencontreuse de ta colère et de t’énerver quand elle se mettait à faire des scènes en public. C’était nouveau de retourner à une conversation plus légère avec elle. Cela t’avait manqué. « Permet moi d’en douter. Si on doit faire un concours, je ne suis pas certain du vainqueur. »  Dans le genre imbécile, tu n’étais pas mal non plus.

Tu serais étonné qu’il ose traiter Aloisia d’imbécile. Ce serait plutôt l’inverse. * Ou alors il te demandera ta main. * Se pouvait-il qu’il prenne la défense d’Aloisia parce qu’elle lui plaisait tout simplement ? Cette pensée t’avait effleurée évidemment. Aleksei avait été choqué, mais tu avais aussi vu un certain respect dans ses yeux. Le blond avait toujours été jaloux de ta relation avec Liberia. Lui aussi avait une sorte de fascination étrange pour les roux. C’était un peu logique puisque c’était très rare d’en voir en Russie. Tu n’étais pas étonné qu’il ait cherché à aider une femme en détresse dans la rue, encore plus alors qu’elle était rousse, un détail qui criait qu’elle n’était pas d’ici.

De toute façon, c’est avec toi qu’elle repartirait de la soirée, tu y veillerais. Dans tous les cas, tu veillerais à ce qu’elle arrive en un seul morceau à son hôtel et seule. Tu préféras penser que c’était exclusivement dans le but de conserver votre couverture. Mais il n’y avait pas de raison de toute façon, tout le monde devait être convaincu que vous étiez fiancés. Ce n’était pas parce qu’une seule personne savait que c’était faux que cela justifiait de flirter avec quelqu’un d’autre. Il y avait quand même des règles entre amis. Et en plus, Aleksei avait du oublier qu’Aloisia n’avait que seize ans. Elle était encore mineure. Peut-être que tu te trompais totalement et qu’il n’était pas du tout intéressé par elle de cette façon. Tu ne savais pas pourquoi tu envisageais cette possibilité, c’était ridicule.

Tu avais du mal à croire que dans quelques jours seulement, vous alliez devoir retourner à Poudlard. Ça ne changerait rien pour votre relation évidemment, vous n’aviez jamais été particulièrement proches à la base, mais ce serait différent. Elle répéta tes propres mots, prenant sans doute elle aussi conscience de ce que ça changerait. Vous ne seriez potentiellement plus obligés de vous voir si vous n’en aviez pas envie. Tu n’aurais plus à te forcer. Cela ferait tout de même un vide. Tout ce que tu avais fait jusque là au château avait toujours été de prêt ou de loin lié à Aloisia, que ce soit pour l’éviter ou pour la voir. Bien sûr, ne plus avoir l’esprit préoccupé par tes fiançailles serait certainement l’occasion de travailler plus consciencieusement sur ta mission d’espionnage pour le lord.

Tu l’invitas à danser. L’ambiance s’y prêtait. C’était un peu une façon de dire adieu proprement. Ce serait sans doute la dernière fois avant un certain temps ou tu aurais l’occasion de la sortir dans le grand monde. Le vouvoiement te fit sourire. Il n’avait plus rien à voir avec la distance auto-imposée de la veille. Cependant, ses mots étaient très révélateurs. Elle n’arrivait pas à te dire non. Une information intéressante que tu rangeas dans ta mémoire. Cela pourrait toujours te servir plus tard. Si tu l’avais su avant, tu en aurais certainement profité. « C’est dangereux de me le confier. » C’était peut-être mieux que tu le découvres seulement maintenant. Tu tendis la main qui tenait toujours la sienne en avant, le buste plié vers elle, parfait gentleman avant de prendre une position standard et de vous lancer dans quelques pas de valse. La dernière fois que tu avais dû te complaire à la faire danser, elle t’arrivait à la taille. C’était dans ces moments là que tu avais réalisé le plus l’immense décalage qu’il existait entre vous. Tous les regards posés sur vous à cette époque t’irritaient, te donnaient l’impression d’être un monstre qui volait sa jeunesse. Comparé à l’époque, la situation actuelle était clairement un énorme progrès. Il faudrait rentrer d’ici peu, mais tu voulais profiter de cette liberté d’être un peu seul et à l’extérieur. Aleksei te couvrirait certainement. Tu te détendis en sentant sa tête trouver une place toute naturelle sur ton épaule. Tu la laissas faire. Pour des non fiancés, vous étiez très cosy tous les deux, mais tu n’avais pas le cœur d’en être dérangé. Tes pas se limitaient maintenant plus à du sur place qu’une vraie danse. Tes yeux se fermèrent. Danser sous la lune avec ta fausse fiancée avant de fêter la nouvelle année, que demander de plus ?  

Le moment était parfait. Tu en oubliais tous vos coups durs, tout votre passé. Tu étais tellement dans le moment que tu ne réalisas pas immédiatement que vous n’étiez plus seuls. Il fallut des voix pour te sortir de ta torpeur. Aussi vite que le moment s’était crée, il disparaissait aussi sec. Ta tête tourna en direction de la porte fenêtre remarquant des collègues de la coopération internationale accompagnés d’Aleksei. Après t’avoir dit de lui courir après, il te vendait à l’ennemi et cela t’énervait un peu. Tu lâchas un long soupir avant de la relâcher, gardant une main sur elle. « Désolé, il semble que ma présence soit indispensable ce soir. Je te promets toutes les danses que tu veux chez Aleksei. Cela dit ce ne sera pas le même genre de musiques… » Tu te demandas immédiatement si tu avais eu une bonne idée de faire cette proposition. Aleksei savait que vous n’étiez plus ensembles, vous n’auriez plus à faire semblant. Seulement, tu devais avouer que danser avec Aloisia n’était pas désagréable pour toi. Tu la tiras par la main pour retourner à l’intérieur, saluant immédiatement les hommes qui semblaient si impatients de te voir, un faux sourire sur les lèvres. Tu te demandas combien de temps vous étiez restés dehors. Avec un peu de chance, le calvaire serait bientôt terminé et vous pourriez vous détendre.

Tu serras des mains avant d’introduire ta fiancée à la ronde. Aleksei avait sans doute eu raison. Il fallait que tu voies tout le monde avant de pouvoir t’éclipser alors autant accélérer le mouvement. Tu n’osas pas regarder l’heure qu’il était, mais vous étiez bien ici depuis une heure. Du moins, tu l’espérais… Alors que Vladimir Strovski demandait ce que tu devenais et quand le Ministère pouvait espérer te récupérer, tu te sentis désolé pour Aloisia qui n’avait aucune présence féminine avec laquelle discuter, mais Aleksei pouvait s’en charger. Ce serait l’occasion pour toi de les observer discrètement.  





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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyLun 14 Avr - 21:27

Octavus & Aloisia
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Je n'étais pas une bonne menteuse pour la simple et bonne raison que je n'avais jamais rien eu à cacher. Je savais très bien protéger ma vie privée en répondant à ma manière aux questions trop indiscrètes. Et quand je n'en avais pas le choix, avouer que j'étais fiancée ne me dérangeait absolument pas. Bien sûr, le nom de mon futur époux, je ne l'avais jamais divulgué. Rares étaient les personnes qui étaient au courant si ce n'était les familles proches de sang pur de nos deux familles. Et c'était peut-être un mal pour un bien, je n'aurais pas à expliquer à tout le monde qu'il m'avait quitté après tout ce temps. D'un autre côté, je n'avais personne non plus à qui me confier. C'était le problème d'avoir beaucoup de gens autour de soi mais pas d'amis réels et sincères. Je n'étais pas certaine de parvenir un jour à son niveau, il savait camoufler ses émotions mieux que quiconque à mon grand désarroi. Mais il allait falloir que j'essaie en tout cas, après tout ça, il était hors de question de lui laisser voir combien je souffrais. Il émit l'idée de me donner des cours d'occlumancie et je restais muette un instant. C'était un art difficile que seuls les sorciers les plus expérimentés pouvaient maîtriser. Mes notes avaient beau être bonnes, je ne me faisais pas d'illusions, j'étais loin d'avoir sa puissance magique. Et ces leçons allaient clairement à l'encontre de notre rupture qui me destinait à ne plus le voir. Si j'acceptais, il se sentirait obligé de m'enseigner cette matière et finirait pas le regretter.

«- Tu ne penses pas que tu passes déjà assez de temps dans ma tête ? »

Une manière de ne pas me prononcer comme une autre. Je n'étais pas dans le faux de toute façon. Octavus occupait la plupart de mes pensées. Le voir qu'une seule semaine par an laissait beaucoup de temps libre pour s'imaginer la prochaine. Enfant, le temps avait une autre signification, si bien qu'il me manquait à certain moment, là où j'aurais aimé pouvoir partager l'instant avec quelqu'un. En grandissant, sa place dans mon cœur s'était accrue, si bien que son absence s'était faite ressentir chaque jour. S'il venait à entrer pour de bon dans mon esprit, je n'étais pas sûre que ce dernier le laisserait en ressortir. Puis même s'il lisait en moi comme dans un livre ouvert, je n'étais pas prête à le laisser accéder à plus que mes émotions physiques. Je ressentais des choses que je ne comprenais pas souvent, spécialement ces derniers temps. Rien de bon ne pourrait résulter d'une balade dans ma tête. Il y verrait aussi le souvenir de ma rencontre avec son meilleur ami et ça aussi, je préférais l'éviter. J'espérais pouvoir avoir une relation à peu près normale avec de dernier après cette terrible après-midi, faire en sorte qu'il parvienne à me voir autrement que comme cette poupée brisée. Quitte à ce qu'il me traite d'imbécile effectivement. Je ne retins pas un petit rire en l'entendant parler d'un concours. Effectivement, nous serions aux coudes à coudes le cas échéant. Lui comme moi n'étions pas des personnes très faciles à comprendre. Pourtant, de tous les qualificatifs qui iraient à Octavus, imbécile n'était certainement pas celui qui me venait en tête en premier.

Sa main serra légèrement plus la mienne alors qu'il s'inclinait, son buste se penchant vers moi, pour m'inviter à danser. Il m'arracha un sourire et une petite voix en moi déplora mon manque de force. J'étais bien loin de la fille froide et détachée que j'avais essayé d'être la veille. Je lui avouais que je ne savais pas lui dire non, ça ne servait à rien de me voiler la face. Dès qu'il s'approchait de trop près, que ses doigts se posaient sur ma peau, je perdais pied. Et au fond, il devait bien le savoir même si je n'étais pas certaine qu'il l'utilise à ses fins. Je n'étais pas vraiment d'accord, je ne voyais pas où était le danger de lui avouer cela. Après tout, je n'avais plus rien à perdre, je l'avais déjà perdu, lui. Je lui souriais tristement, préférant ne pas lui faire part de cette constatation. Il aurait peut-être eu un atout considérable si nos fiançailles étaient toujours de vigueur. Maintenant que tout était fini, ça ne lui servait plus à grand chose, si ce n'était à se conforter dans l'idée que j'avais été totalement sienne, pendant douze ans. Pour le moment, il me faisait danser et je ne voulais penser à rien d'autre. Qui sait combien de temps cet instant magique allait durer, ces brefs moments de complicité et de légèreté se faisaient de plus en plus rares et je craignais qu'ils ne disparaissent pour de bon. Il n'y avait que nous et les étoiles, je n'avais même plus froid, comme s'il avait réussi à percer la glace une nouvelle fois. Ma tête se posa sur son épaule alors que je le laissais complètement me guider, mes pas suivant les siens. Il ne me repoussa pas et ça me rassura un peu. De toute façon, j'étais celle qui en paierait les pots cassés par la suite. Pour la première fois depuis des jours, j'étais apaisée. J'aurais aimé que cela dure plus longtemps pour reprendre le plus de forces possibles avant d'affronter la prochaine épreuve. Ce n'était pourtant ni l'endroit ni le moment.

Nos têtes se tournèrent pour voir d'où s'élevaient les voix. Je n'étais pas gênée d'avoir été surprise en pleine danse entre les bras d'Octavus, à la limite irritée oui certainement. Il soupira en me lâchant et mon corps me poussait à recombler l'espace entre nous, de peur qu'il ne parte encore pour de bon. Je me maîtrisais pourtant. Il me promettait d'autres danses, j'avais du mal à croire que cela arriverait vraiment. Cet instant n'avait été que parce qu'il avait suivi la surprise créée de tomber sur Aleksei et découvrir qu'il était mon mystérieux inconnu. Chez lui, Octavus aura eu le temps de réfléchir à la situation et de retrouver ses esprits, assez pour comprendre qu'il n'avait pas envie de se rapprocher de moi plus que nécessaire. J'acquiesçais cependant en souriant. Il avait raison, sa présence était indispensable ce soir. Pour ces collègues comme pour lui. Même s'il n'était pas enchanté de devoir faire autant de manières pour ce genre d’événement, je me doutais bien qu'une partie de lui était ravie d'être de retour. La Russie lui manquait terriblement, ce n'était pas difficile à comprendre. Je me demandais bien pourquoi il l'avait quitté. L'idée folle qui l'ai fait pour moi était morte vendredi dernier. J'aurais aimé lui demander mais j'avais certainement raté ma chance. Maintenant que nous nous cantonnions à jouer des rôles inventés de toutes pièces, il ne sera plus enclin à la confidence. Je ne pus retenir un rire lorsqu'il fit la remarque de la musique qu'il y aura pour la seconde partie de soirée. Effectivement, si c'était ce à quoi je pensais, je voulais définitivement le voir danser. Avec moi de préférence, je n'étais pas prête encore à le voir se trémousser avec d'autres femmes. Comme si j'allais l'être un jour. Le temps pouvait bien passer, cela resterait douloureux. Rien que de l'imaginer, j'en ressentais une peine impensable.

«- Allons nous montrer à tous tes collègues russes... je n'oublierais pas cette promesse pour autant. »

Je luis fis un clin d'oeil et ce simple geste me surpris. C'était presque comme si rien n'était arrivé. Je reprenais des automatismes de notre complicité d'antan avec une facilité déconcertante. Si je ne me surveillais pas un minimum, j'allais me remettre aux allusions douteuses. Il me tira à l'intérieur et une fois franchi le seuil de la porte vitrée, nous avions remis nos masques. Il me présentait à tout le monde et je me montrais sous mon meilleur jour, souriante et enjouée. Je ne parvenais pas à me rappeler de tous les noms mais mettais un point d'honneur à faire une remarque particulière à chacun pour qu'ils se sentent vraiment introduit. La première impression était la plus importante. Je ne comptais plus les mains serrées et les visages se confondaient. Mon partenaire de mensonge fut accaparé tout entier par un homme qui semblait très intéressé à l'idée de le récupérer dans le ministère et je le délaissais un tant soit peu. Nous ne pouvions pas non plus être accroché l'un à l'autre toute la soirée. Je restais pourtant à portée de vue, faisant quelques pas sur le côté pour attraper une coupe de champagne. Je remarquais que je n'avais rien mangé après avoir bu une nouvelle gorgée, et alors que ma main se portait vers un plateau, je fus interrompue dans mon geste.

«- Heureusement que nous n'allons pas passer toute la soirée ici, sinon il me faudrait plus que du champagne. »

Je tournais la tête pour croiser le regard bleu d'Aleksei. Il se tenait en face de moi, seul si ce n'était avec son verre, comme moi. J'avais reconnu son anglais parfait dont transperçait toutefois un fort accent russe. Je lui souris, essayant de faire abstraction des souvenirs qui me revenaient. Il avait raison, même si cette réception n'avait rien de dérangeante, elle n'était pas non plus amusante. Il leva sa coupe pour m'inviter à trinquer avec lui, ce que je faisais avant de reprendre une gorgée. Il fit quelques pas pour se poster à côté de moi et entreprit de faire certains commentaires sur les personnes qui nous entouraient, me révélant quelques anecdotes amusantes sur chacun d'eux. Quand il me raconta que lui et Octavus s'amusaient à compter combien de fois le dénommé Poliavsky essayait de tripoter sa secrétaire, alors même que le vieux monsieur en question eut une main baladeuse à cet instant précis, je ne pus retenir un léger rire et lui non plus. Je bus une nouvelle fois pour faire passer mon rire. Après un moment de silence, je décidais de me lancer. J'avais eu envie de m'excuser et de le remercier pour son geste dès l'instant où j'avais resitué son visage. Enfin, peut-être un peu après, j'avais d'abord craint la colère de mon ex-fiancé. Je replaçais une mèches derrière mon oreille en m’éclaircissant la gorge. Ce sujet n'était pas très plaisant.

«- Je n'ai pas vraiment eu la possibilité de vous remercier pour votre d'aide. Et je m'excuse de vous avoir mis dans une telle situation. »

C'était dit et je respirais un peu mieux après ça. Il me sourit encore en balayant tout ça d'un geste de main, comme si ce n'était rien. Il se contenta juste de me demander de le tutoyer lorsque nous serions chez lui et j'acceptais en souriant à mon tour. Je comprenais pourquoi Aleksei était si important pour Octavus. Il avait la capacité de réchauffer l'atmosphère en un clin d'oeil. Je ne me sentais ni stressée, ni torturée à ses côtés. Je jetais un regard vers notre ami commun et ce dernier semblait revenir vers nous après avoir réussi à se débarrasser enfin de quelques collègues. C'est à ce moment-là que le blondinet décida de poser sa main sur mon bras en tournant légèrement la tête vers moi pour déclarer d'une voix pas si basse que ça :

«- Vous a-t-on dit combien vous êtes particulièrement belle ce soir Miss Bateson ? Une vrai poupée. »


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyLun 14 Avr - 23:13


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Aloisia n’avait pas refusé ta proposition de lui donner des leçons d’occlumentie, mais elle n’avait pas non plus dit oui. Tu n’avais pas vraiment réfléchi au fait qu’il y avait certainement beaucoup de ses souvenirs qu’elle ne voulait pas te montrer. Tu partais toujours du principe que sa vie privée t’appartenait entièrement, mais entre vivre un souvenir de ton point de vue et du sien, il y avait une grande marge. Tu n’étais pas sûr d’avoir envie de revivre ta tentative d’étranglement ou ce baiser que tu lui avais donné. De toute façon, pour le moment, elle ne représentait pas un grand danger pour toi. Elle n’avait toujours aucune idée que tu servais Voldemort et c’était bien le point primordial qui justifiait ces leçons d’occlumentie. Si jamais quelqu’un avait vent que vous n’étiez plus fiancés, qu’est ce qui pourrait le prouver ? Rien du tout, ce serait votre parole contre la sienne. Elle avait sans doute raison, ce n’était pas nécessaire à l’heure actuelle. Tu n’avais pas immédiatement compris ce qu’elle avait voulu dire par sa réponse. Ton premier instinct avait été d’imaginer qu’elle parlait du fait que tu aies utilisé la légilimentie contre elle, ce que tu n’avais jamais osé faire. Il aurait été trop facile qu’elle s’en rende compte et que cela détériore vos relations déjà bancales. Non, elle avait juste sous entendu qu’elle pensait très souvent à toi. C’était peut-être pire. Cela corroborait la théorie qui tendait à laisser penser qu’elle t’aimait sincèrement. Tu avais encore du mal à le croire. Aucune femme n’avait jamais ressenti ça pour toi. Tu ne savais pas comment le gérer.

Tu aurais dû te douter que cet instant de répit ne pouvait pas durer. Tu n’étais pas ici pour t’amuser, tu étais ici avant tout pour entretenir tes relations et t’assurer d’avoir un job à récupérer quand tu reviendrais en Russie. Le reste était totalement secondaire. Tu aurais le temps de t’en préoccuper plus tard. Pour l’instant, tout se passait bien avec Aloisia, cela devait rester comme ça et rien de plus ou de moins. Si tu avais dû qualifier les regards posés sur votre couple en train de danser, tu aurais dit qu’ils étaient curieux, amusés et contents. Peut-être un peu goguenards aussi que tu sois si « tactile » avec ta fiancée alors que la soirée ne faisait que commencer. Tout le monde savait que tu étais un homme difficile à plaire et ils pensaient tous que tu avais enfin trouvé chaussure à ton pied. Mieux vaut tard que jamais. Sauf que c’était faux. Tu ne trouverais sans doute jamais la bonne et ta lignée s’éteindrait avec toi. Sauf si ton père décidait de revenir sur terre sous forme de fantôme pour faire de ta vie un enfer jusqu’à ce que tu lui produises un héritier de sang pur. Le connaissant, il en serait bien capable.  

Il valait mieux qu’elle n’assiste pas aux coups de minuit au Ministère. Aloisia serait sans doute surprise par le comportement des russes. Ou peut-être pas à la réflexion, tout le monde savait qu’ils buvaient à la moindre occasion et ils n’étaient pas immunisés à l’intoxication. Il suffisait d’imaginer le reste. Tu n’avais pas encore vu Poliasvky, mais tu étais prêt à parier qu’il était déjà à son quatrième verre de champagne et il n’avait pas bu que de l’eau le reste de la journée. Tu plaignais vraiment sa secrétaire… Tu t’excusas auprès d’Aloisia d’interrompre aussi rapidement votre petite danse improvisée. Ce n’était pas vraiment ta faute d’un côté. Dire que tu n’étais pas ennuyée par cette interruption aurait été un mensonge. Bien sûr que tu l’étais et tu espérais que ce n’était pas aussi flagrant à remarquer en te regardant. Enfin, ils te pardonneraient sans doute, vous étiez de jeunes fiancés plein de fougue après tout… Pour une fois que vous ne vous disputiez pas et passiez même un bon moment, vous étiez interrompus. Tu devais être maudit.  Lui promettre d’autres danses était assez osé. Tu ne savais pas comment serait la situation plus tard dans la soirée. Vous n’étiez pas à l’abri d’une nouvelle dispute ou d’un imprévu. Tu aviserais. Tu étais surtout curieux de voir sa réaction à ta proposition inattendue. Tu ne te comportais pas comme un faux fiancé présentement. Mais tu étais déjà différent, beaucoup moins prudent et réfléchi que d’habitude. Tu te laissais porter par tes émotions. Ton père dirait que tu étais faible, c’était débattable. Aloisia rit devant ta remarque avant de promettre de retenir cette information. Tu te sentis ravi de l’avoir fait réagir d’une manière positive pour une fois. Tu attendais ça avec impatience. Tu étais curieux de voir comment elle dansait réellement, en dehors des danses standards.

Elle ne t’avait jamais vu danser et c’était peut-être préférable. Aleksei racontait souvent que tu dansais comme une girafe bourrée, comme si c’était possible d’imaginer une telle chose. Déjà c’était uniquement vrai quand tu avais beaucoup bu à la rigueur, mais de toute façon, tu dansais très bien. Il était tout simplement jaloux de tes mouvements, il dansait comme un poisson. Il était toujours fluide, c’était intolérable. Tu fus stupéfait de voir Aloisia te faire un clin d’œil, effaçant ces dernières semaines. Tu lui fis un grand sourire, les yeux pétillants, ravi de voir qu’elle commençait de se montrer moins froide avec toi.  

L’atmosphère changea instantanément alors que vous pénétriez de nouveau à l’intérieur. Il n’y avait plus de place pour l’amusement, il ne s’agissait que d’une façon d’impressionner et de faire des ronds de jambe. Sans surprise, tu étais très doué pour ça. Alors que les années précédentes, tu étais resté légèrement en retrait, discutant uniquement quand tu le jugeais nécessaire, cette fois-ci, tu étais le centre d’attention. Cela aurait dû te faire plaisir, te rendre fier et arrogant, mais c’était plutôt une corvée à l’heure actuelle. Après avoir présenté Aloisia à la ronde, tu la relâchas, conscient qu’elle n’allait pas vraiment s’amuser à t’écouter parler politique avec tes camarades. Elle se montra à la hauteur de son rang, prenant soin d’accorder une attention particulière à tous les hommes qui l’entouraient, les faisant se sentir inclus. Ils aimaient la flatterie en particulier quand elle provenait d’une jolie femme. Strovski était bien décidé à ne pas te lâcher et tu lui accordas toute ton attention, conscient que faire un impair avec cet homme serait une grave erreur. Il semblait avoir envie que tu reviennes travailler et u te demandas un bref instant si ton successeur était aussi bon qu’espéré. Tu ne l’avais pas assez fréquenté avant ton départ pour juger de son niveau. Évidemment, il était moins bon que toi, mais ça c’était couru d’avance. Strovski avait acquis une influence considérable parmi les employés du Ministère et certain racontaient qu’il envisageait sérieusement de se présenter aux prochaines élections du Ministre. Tu considérais qu’il serait incapable de prendre des décisions efficaces, mais il bénéficiait d’appuis conséquents dans certains cercles. Le vexer serait tirer un trait sur un retour éventuel à son poste de responsable s’il parvenait par tu ne savais quelle raison à être élu malgré tout avant ton retour. Tu étais dans les bonnes grâces du Ministre actuel, le fait que ton mentor travaillait de manière rapprochée avec lui n’y était pas étranger. D’ailleurs, il faudrait que tu lui présentes tes respects avant ton départ, sinon ce serait très mal vu. Il te suffisait de chercher l’endroit ou il y aurait le plus de monde. Même pour le 31 décembre, les lèches bottes travaillaient à plein temps.

Tu perdis Aloisia de vue assez rapidement, expliquant à ton interlocuteur que tu étais maintenant enseignant à l’école de magie Poudlard, une expérience formatrice qui avait été provoquée par ton envie de passer plus de temps avec ta récente fiancée. Cette excuse sembla le satisfaire et il s’enquit de la durée de cette immigration. Tu n’avais évidemment aucune idée du temps que tu passerais en Écosse et lui indiqua que tu espérais pouvoir rentrer chez toi d’ici deux ans, bien que compter les trois heures qui vous séparaient de la nouvelle année était peut-être un peu poussé. Tu indiquas également que votre mariage prendrait place durant ce laps de temps ce qui justifiait ton éloignement forcé de ta patrie. Tu avais déjà bu deux coupes de champagne et très peu mangé en échange, il faudrait que tu penses à te caler un peu l’estomac avant de passer aux alcools forts sinon tu n’allais pas être particulièrement vaillant. Et dire que tu t’en étais fait pour Aloisia à la base, ce serait peut-être à elle de prendre soin de toi au final.

Aleksei avait disparu de ton champ de vision. Tu te demandas s’il était avec Aloisia. Tu l’espérais pour elle autant que cela t’ennuyait après les soupçons que tu avais bêtement eus. Tu te doutais bien que ton meilleur ami n’irait jamais marcher sur tes plates-bandes. Et pourtant, un petit doute continuait de se manifester dans ta tête. Tu continuas de discuter avec Strovski, espérant rapidement qu’il te laisse tranquille pour que tu retournes vers Aloisia ou/et Aleksei. Mais Vladimir t’entraînait déjà vers certains de ses collègues qui se trouvaient à seulement quelques pas du Ministre. Cela permettrait de faire d’une pierre deux coups. Tu les saluas avec entrain, utilisant les quelques informations que tu connaissais sur eux pour prendre de leurs nouvelles avant de t’excuser poliment pour aller présenter tes respects à Monsieur le Ministre. Tu avais définitivement perdu Aloisia de vue maintenant. Ce ne serait pas très difficile de la retrouver vu la couleur de ses cheveux. Tu serras la main du Ministre, discutant brièvement avec lui avant d’indiquer à Ivan que tu repartais à la recherche de ta fiancée.  

Tu mis cinq minutes à la trouver, mais ce qui t’ennuya plus que tout, fut surtout la position d’Aleksei. Tu voulais bien qu’il lui tienne compagnie, mais il était entré dans son espace personnel d’une manière plus que flagrante. Combien de verres est ce qu’il avait bu ? Tu t’emparas de trois petits fours en rafale avant de marcher de manière déterminée vers le couple. Tu étais un homme en mission. Heureusement pour toi et pour eux aussi, personne ne te stoppa. Ton regard rétrécit, les yeux fixés sur la main qu’il avait posée sur elle. Tu aurais bien aimé qu’il se brûle. A quoi est ce qu’il jouait merlin ? Il était plus que temps que tu reviennes. Tu jetas un coup d’œil rapide à ta montre, mais il n’était pas tout à fait vingt-deux heures. C’était la première fois que tu avais envie que ton crétin de meilleur ami disparaisse de ta vue. Est-ce qu’il considérait que parce que vous n’étiez plus officiellement fiancés, il pouvait tenter sa chance ? Sans même avoir la courtoisie de te demander l’autorisation avant ? Tu inspiras calmement, espérant que ton énervement ne se voyait pas sur ton visage. Tu glissas un sourire sur tes lèvres avant de te glisser entre eux, un bras sur chaque épaule. « Alors, vous vous amusez bien tous les deux ? Vous parliez de quoi ? » Tu n’avais jamais été aussi loquace, mais tu avais l’impression d’interrompre un moment qui ne t’aurait sans doute pas plu si tu en avais été témoin. « Plus très longtemps à attendre avant de passer à la deuxième partie de soirée. »






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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMar 15 Avr - 13:54

Octavus & Aloisia
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Après ce moment passé sur le balcon, ce fut plus facile pour moi d'avoir l'air heureuse d'être là, ou encore, de montrer une certaine complicité avec mon fiancé. Il me présentait à toutes les personnes qui s'approchaient de lui et je faisais de mon mieux pour le rendre fière, le tout dans un russe pas aussi fluide que je l'aurais aimé. Je ne parlais pas beaucoup, me contentant de remercier pour les compliments et d'en faire quelques uns moi-même. C'était important d'être bien plus que convenable, il fallait que je mette Octavus en valeur et rien d'autre. Il y avait tellement de monde qui se pressait pour lui parler quelques instants que j'avais l'impression qu'il n'était jamais réellement parti. En tout cas, c'était comme s'il avait toujours sa place au ministère. Et il ne faisait aucun doute qu'il pourrait la récupérer quand il le voudrait, mieux encore, je voyais bien que certains employés lui faisaient les yeux doux, essayant peut-être par là de le pousser à revoir sa décision et à revenir parmi eux. Il répondait qu'il en avait l'intention d'ici deux ans, qu'il fallait d'abord que nous nous marrions avant de pouvoir revenir en Russie. J'aurais aimé que cela soit vrai. Finir mes études et venir m'installer dans cette ville, cela aurait été le scénario le plus idyllique, surtout en sa compagnie. Ça n'arriverait malheureusement pas, même s'il était clair qu'il avait l'intention de ne pas rester plus qu'il ne le faudrait au Royaume-Uni. Il ne comptait pas m'emmener avec lui à ce moment-là. Je m'étais perdue légèrement dans mes pensées lorsque je me rendis compte qu'ils avaient entamé une discussion purement politique, dans un russe qui ne me laissait plus aucune chance de comprendre quoi que ce soit. Je m'excusais poliment, lui sourit pour le rassurer sur le fait que je pouvais rester seule un moment, et m'éloignais vers les tables du buffet.

Je ne restais pas longtemps seule. Pour mon plus grand plaisir, Aleksei remarqua ma solitude et vint la combler. Il ne parla absolument pas de la scène qu'il y avait eu lieu quelques instants auparavant et je l'en remerciais. Il se contenta juste de me distraire et j'en oubliais vraiment que j'étais venue ici dans le seul but de jouer la fausse fiancée d'Octavus. J'oubliais également les circonstances de notre rencontre et ne ressentais plus aucune gêne face à lui. Contrairement à ce que j'avais pensé, il n'exprimait aucune pitié à mon égard et je ne me sentais pas vulnérable du fait qu'il m’ait vu dans un état des plus déplorables. Le fait qu'il sache la vérité ne me posait pas non plus un problème au final. Il était naturel et nous discutions gaiement en plaisantant aux dépends de quelques autres invités. Je riais facilement, chose que je trouvais bien surprenante après ces derniers jours. Je vidais ma coupe à ses côtés et me rendais compte alors que c'était peut-être la boisson qui me permettait de me sentir aussi à l'aise. J'avais eu l'intention de manger quelque chose avant l'arrivée du blondinet et il m'avait totalement fait changer de plans. Bien au contraire, je m'étais contentée de boire à ses côtés depuis qu'il m'avait rejoint. Le temps avait filé plus vite que je ne l'avais cru ce qui était une bonne chose. Cette soirée qui m'avait paru si insurmontable à mon réveil n'avait définitivement rien de bien méchant. Je savais que nous avions évité une catastrophe, la dispute n'avait pas été loin, la colère s'était aisément lue sur les traits d'Octavus. C'était sûrement son meilleur ami qui avait désamorcé la bombe, peut-être même l'avait-il poussé à me rejoindre. Et maintenant, il se mettait un point d'honneur à me faire trouver le temps moins long. Sa bonne humeur et son humour était contagieux, je me sentais plus enclin à rire et à plaisanter. À être Aloisia au-delà de l'image que je voulais communiquer.

Au bout d'un moment, je me rendis compte qu'Octavus était absent depuis plus longtemps que je ne l'avais soupçonné. Et alors que je levais les yeux pour rechercher sa présence dans la salle, je le vis s'avancer vers nous. Je lui souris automatiquement, malgré tout heureuse de le voir revenir. Mon sourire se fana légèrement lorsque je sentis la main d'Aleksei se poser sur mon bras. Il plongea son regard bleu dans mes yeux et me complimenta, me disant que j'étais belle, alors que son meilleur ami n'était plus qu'à deux pas de nous. Je craignais qu'il ne l'entende et je ne savais pas pourquoi. Depuis toute à l'heure, il n'avait trouvé que ce moment pour me faire cette remarque. Je ne savais pas pourquoi cela m'angoissait-il autant de savoir si Octavus avait entendu ou non. Après tout, il n'était pas le premier ce soir à me dire que j'étais belle. Tous les hommes s'étaient laissés aller à ce compliment, tous sauf mon faux fiancé malheureusement. Je n'eus même pas le temps de le remercier et je faisais du mieux que je pouvais pour sourire avec la même aisance que précédemment. Ce n'était rien et il y avait de grandes chances pour qu'il n'ai rien entendu. Pourtant, son attitude m'alarma. Il vint se glisser entre nous comme pour nous séparer, ses bras se posant sur chacune de nos épaules. J'étais surprise, ce n'était pas de lui autant de familiarité. Et son sourire semblait aussi tendu que le mien. Il ne fit aucune remarque sur le compliment du jeune russe et je me sentis plus rassurée.

«- On était en train de prendre en flagrant délit la main baladeuse de Poliavsky sur sa secrétaire. Tu as raté quelque chose. »

Je répondais légèrement, mes joues plus annonciatrices de mon bien-être naissant du au champagne que ma voix. Je me sentais étrangement bien ainsi, accompagnée de ces deux amis qui me faisaient presque me sentir une des leurs. Je tournais un regard ravi vers eux, les admirant tous les deux, ensembles. C'était étrange de le voir avec un ami si proche, après tout ce temps à n'avoir eu le droit qu'à la façade du fils parfait qu'il essayait d'être aux yeux de tous. Savoir que quelqu'un comme Aleksei était là pour lui me soulageait. Il avait la chance d'avoir un vrai ami, quelqu'un de drôle et qui ne se gênait de toute évidence pas pour lui dire le fond de ses pensées. J'en étais presque à oublier ma gêne passée, c'était sans compter sur le blondinet pour me le rappeler.

«- Oui et je disais à ta fiancée à quel point elle était belle, tu ne trouves pas Octavus ? »

Je ne savais pas ce qui me choquait le plus, le fait qu'il utilise le terme fiancée ou qu'il prenne autant à parti Octavus. Le premier pouvait encore être compréhensible, il venait tout juste d'apprendre que nos fiançailles étaient terminées et nous étions entourés d'autres qui ne le savaient absolument pas. Le regard insistant d'Aleksei se posa sur moi, comme pour me contempler un instant, avant de se planter dans le regard sombre de son ami. Moi qui avait espéré connaître son secret quant à son pouvoir apaisant sur Octavus, je n'étais pas sûre qu'il aille dans la bonne direction. Je souris une nouvelle fois en le remerciant sans ciller. Après tous, ils étaient amis de longue date, si Aleksei se permettait ce genre de réflexion, c'était sûrement parce qu'ils étaient assez proche pour ne pas le prendre de la mauvaise manière. Ce n'était qu'une politesse qu'il me faisait, rien d'autre. Je préférais suivre le changement de direction de conversation offert par mon ex-fiancé plutôt que de m'attarder sur ce sujet-là qui, je ne savais pourquoi, me semblait plus épineux.

«- D'ailleurs, il faudrait peut-être faire un détour à ton appartement, je préférerais éviter de me changer ici si ça ne te dérange pas Octavus. »

Nous n'allions pas tarder à quitter les lieux pour la deuxième partie de soirée mais je ne comptais pas m'y rendre dans cette tenue. Octavus m'avait bien signifié que ce serait plus décontracté et qu'il y avait même des chances pour que l'on finisse dans un club à la fin. Si j'arrivais avec ma robe si sophistiquée et mes cheveux tirés à quatre épingles, j'allais encore plus attirer les regards que je ne le faisais déjà à cause de ma couleur qui ne passait définitivement pas inaperçue dans ce pays. J'avais tout ce qu'il me fallait pour me préparer dans ma pochette, préparé à l'avance dans un soucis pratique. Je n'avais vraiment pas envie de devoir retourner à ma chambre d'hôtel, pas après avoir réussi à me sentir si bien. Et puis, je craignais qu'il ne se propose de m'accompagner, lui laisser voir les dégâts sur cette pièce était hors de question.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMar 15 Avr - 19:27


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu ne pouvais pas entendre ce qu’Aleksei lui disait, tu te demandas ce dont il s’agissait. Tu ne te faisais pas d’illusions, il n’était pas en train de dire une plaisanterie sur toi, il avait l’air beaucoup trop intense pour ça. Tu avais suffisamment vu Aleksei draguer pour reconnaitre les signes annonciateurs. Entrer en contact avec la cible était toujours son premier geste, quelque chose qui te rappelait beaucoup Liberia. Ton regard dériva vers Aloisia. Tu voyais un net contraste entre les deux protagonistes. Aleksei avait posé la main sur son bras et Aloisia te souriait, visiblement heureuse de ton retour jusqu’à ce qu’elle sente le contact du moins. Maintenant, sa réaction semblait plus forcée que véritable. C’était bizarre. Elle semblait légèrement mal à l’aise. Peut-être gênée parce que tu étais témoin d’un contact? Tu n’aurais su le dire, mais tu avais sans doute bien fait de revenir. Le fait qu’Aleksei ne soit toujours pas en couple n’était pas étranger à tes soupçons. S’il avait été casé, tu aurais été beaucoup moins inquiet de les laisser tous les deux. Objectivement, tu n’avais plus aucun droit de regard dans la vie privée d’Aloisia puisque tu avais rompu vos fiançailles, mais ça ne voulait pas dire pour autant que tu avais envie de la voir parader au bras d’un autre homme.

Tu n’aurais sans doute pas du agir ainsi, de manière aussi spontanée, ça ne te ressemblait pas du tout. Est ce que ton geste trahissait autant que tu le craignais le fait que tu n’aimais pas les voir aussi proches l’un de l’autre ? Tu te rassuras en pensant que de toute façon, vous étiez supposément fiancés, tu avais le droit de te montrer possessif, même face à celui qui était censé être ton meilleur ami. Tu finis par relâcher leurs épaules, craignant de leur faire mal, ta main étant tentée de se crisper sur leur chair. Tu mis un sourire enjoliveur sur tes lèvres, l’esprit en ébullition. A quoi est ce que ton meilleur ami jouait au juste ? Tu stoppas leur conversation en demandant de quoi ils parlaient. Tu saurais immédiatement si Aloisia te mentait et c’était vraiment très utile en ce qui te concernait. Aleksei finit par se décaler légèrement de toi et tu te décollas d’Aloisia.

Ce fut ta fiancée qui te répondit. Quand elle mentionna Poliavsky, tes lèvres s’étirèrent plus franchement. Sacré vieux. Tu l’avais seulement vu quelques minutes, mais il avait été fidèle à sa réputation. Elle semblait dire la vérité. Seul Aleksei aurait pu mentionner cette coutume que vous aviez l’habitude de mettre en place à chaque réception. Cependant, tu doutais fortement que c’était le sujet de leur conversation au moment où tu les avais interrompus. Mentionner Poliasky ne justifiait pas vraiment de toucher son interlocuteur. Tu finirais par avoir ta réponse à un moment donné, pour l’instant tu décidas de laisser couler. « Oh ne t’inquiète pas, j’ai assisté au spectacle pendant plusieurs années maintenant. Et tu vas échapper au pire... Mieux vaut que tu ne l’aperçoives pas plus tard dans la soirée. »

Aloisia semblait bien. Tu étais presque sûr qu’elle n’avait absolument rien mangé depuis votre arrivée. Tu avais prévu d’y remédier en lui préparant un repas avant le bal, mais c’était bien sûr avant que tu ne fasses basculer les événements de façon aussi drastique. Vu que vous aviez été séparés, tu n’étais pas sûr de combien de verres elle avait bu, mais au moins trois. Imbécile que tu étais, tu lui en avais offert un sur le balcon. Il faudrait que tu la fasses manger d’une manière ou d’une autre ou alors elle ne tiendrait jamais la nuit entière. Tu ne doutais pas qu’Aleksei allait lui proposer de la vodka. Tu aurais sans doute dû en discuter avec lui durant votre conversation à cœur ouvert. Maintenant, c’était un peu tard. Une Aloisia pompette n’était pas quelque chose que tu avais envie de gérer. Qui sait ce qu’elle pourrait lâcher comme information dans son état ? Tu n’avais pas vraiment envie d’expliquer à toute une assemblée ce qui n’était qu’une charade ou pire encore d’utiliser la magie contre eux afin d’effacer de leur mémoire ce souvenir précis. Tu commettais assez d’actes illégaux en aidant Voldemort. Certes, pour le moment, tu ne lui avais pas donné d’information utile, mais tout de même, ta position se rendait inconfortable.

Vous étiez tous les trois silencieux, regardant la foule évoluer dans une chorégraphie évoluée, bien connue par tous les joueurs de la soirée. C’était reposant de faire une pause et de se contenter d’observer le petit manège, sans y prendre part. Tu sortis de tes pensées brutalement, comme si tu venais de recevoir un saut d’eau froide sur la tête quand Aleksei ouvrit la bouche. Tu n’avais pas été aussi surpris depuis que tu avais découvert que les deux se connaissaient depuis ce vendredi fatidique. Alors c’était de ça qu’ils avaient parlé juste avant ton arrivée, et il avait éprouvé le besoin de la toucher pour s’assurer que le compliment serait bien enregistré. Tu gardas un visage impassible, même si tu étais tiraillé entre deux émotions opposées à l’intérieur alors que tu croisais le regard d’Aleksei, cherchant une justification dans ses yeux insondables. Bien sûr que tu aimais entendre de la bouche des autres que la femme qui t’accompagnait était superbe. C’était toujours agréable de le savoir puisque cela se reflétait aussi par incidence sur toi. Mais tu n’aurais jamais pensé que stupid face ose dire ça après votre conversation. Tu lui avais avoué que ce n’était qu’une mascarade et il appuyait là où ça faisait mal par cette provocation. Il n’y avait même pas de témoin pour justifier ce petit jeu. Vraiment a quoi jouait Aleksei ? Tu n’avais pas vu ce qu’il avait bu, mais tu commençais de te demander s’il n’était pas déjà complètement saoul. Tu jetas un regard prudent vers Aloisia qui semblait être bien moins douée pour cacher son choc, mais elle le remercia tout de même du compliment.

Aleksei voulait que tu débites des compliments à la chaîne. Tu ne le comprenais plus du tout en cet instant. Tu ne savais pas ce qui t’ennuyait le plus, le fait qu’il lui ait dit qu’elle était belle ou le fait qu’il veuille que te forcer à le dire. A vrai dire, tu ne devais pas être particulièrement surpris qu’il lui fasse un compliment, ne serait-ce que par politesse. Tous les autres à qui elle avait été présentée en avaient fait de même. Toutefois, ils n’avaient pas attendus d’être en tête à tête avec elle pour le faire. Tu avais presque l’impression qu’il te testait. Maintenant, tu n’avais pas vraiment le choix sinon acquiescer. Mais franchement, Aloisia se douterait que tu n’en pensais pas un mot, même si c’était vrai. Tu avais gardé le silence plus tôt simplement pour éviter de raviver le feu et la mettre dans de mauvaises dispositions avant d’entrer au bal. Tu étais tellement sûr qu’elle ne te croirait pas, tu avais voulu éviter la question. Tu te forças à répondre, d’un air détaché, sans vraiment regarder Aloisia pour ne pas te distraire. « Bien sûr, c’est ma fiancée après tout. » Snob pour cacher tes interrogations. Peut-être que tu avais un peu trop accentué ce pronom possessif, mais tu devais sauver les apparences, n’est ce pas ? Si tu laissais ne serait-ce qu’une minuscule impression que tu étais affecté par son commentaire, il ne s’arrêterait as en bon chemin. Tu pouvais maintenant seulement espérer qu’il se calme. Une fois chez lui et au fil des boissons, il serait encore plus insistant.

La voix d’Aloisia brisa le duel silencieux qui s’était engagé entre Aleksei et toi et tu détournas finalement le regard vers la rousse qui était à tes côtés. Elle avait raison. Il était préférable qu’elle se change avant d’aller chez lui. Tu quitterais toi aussi ton smoking pour une tenue plus décontractée. Tu espérais sincèrement qu’elle n’allait pas porter une robe courte, sinon tu n’étais pas sûr de pouvoir éloigner des mains baladeuses, fiancée ou pas. De plus, ce serait l’occasion de manger un morceau pour aider à faire passer l’alcool. La soirée ne faisait que commencer, mieux valait assurer votre estomac. Tu étais un peu étonné qu’elle veuille retourner chez toi. Tu avais pensé qu’elle voudrait éviter de raviver des souvenirs douloureux, mais visiblement elle était encore plus déterminée à ce que tu n’entres pas dans sa chambre d’hôtel. Tu te demandas bien pourquoi. « Très bien. Je me changerai aussi au passage. » Tu ne comptais pas arriver à 22 heures pile chez Aleksei. La soirée ne serait pas pleinement lancée à ce moment là et tu préférais te mêler à une foule déjà présente qu’accueillir. Une fois chez toi, vous mangeriez un morceau, discutant de ce qui venait de se passer pour que tu sois sûr qu’elle allait bien et n’était vraiment pas dérangée à l’idée de t’accompagner chez stupid face. « Tu veux qu’on parte maintenant ? » Tu te doutais qu’il lui faudrait plus que 10 minutes pour qu’elle soit prête. Elle restait une fille après tout.





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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMar 15 Avr - 21:55

Octavus & Aloisia
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J'avais passé un moment vraiment plaisant avec Aleksei et le temps avait passé bien plus vite en sa compagnie. Pourtant, revoir Octavus me rassurait, il était le seul que je connaissais ici malgré tout. J'aurais préféré que son meilleur ami ne profite pas de son retour pour s'essayer à un tel rapprochement. De tous les compliments que l'on m'avait fait ce soir, il était le seul à m'avoir vraiment atteint. Il me disait que j'étais belle et, comme pour s'assurer que je le croie, posait sa main sur moi. Même s'il n'avait pas entendu, le comportement de mon «fiancé» laissé à penser qu'il n'appréciait pas beaucoup cette promiscuité entre nous. Il attendit que le blondinet se recule légèrement pour lui aussi nous lâcher et faire un pas sur le côté, jusque-là il était presque collé à moi. Je ne comprenais pas vraiment leurs attitudes à tous les deux. Peut-être n'était-ce rien, je ne les avais jamais vu ensemble après tout. Et j'avais bu, trois fois rien comparé à ces derniers jours, je ne pensais pas que ça soit assez pour altérer mon jugement, mais peut-être que si, que je me faisais des idées. Je ne préférais plus y penser et partageais avec Octavus la vision bien drôle que le vieux russe nous avait offert. Je n'aurais vraiment pas aimé être sa secrétaire, à voir son expression exaspérée, il était clair qu'elle était habituée à ce genre de comportement. Je n'étais pas assez disciplinée pour accepter ce genre de familiarité, même s'il provenait d'un supérieur. Lui parler de Poliavsky eut pour effet de faire naître un réel sourire sur les lèvres de mon cavalier et je me mis à sourire avec plus d'envie moi aussi. Je pouffais légèrement, me retenant pour ne pas être entendue du reste de la foule, en l'entendant. Effectivement, je préférais ne pas avoir à être trop près de lui lorsque minuit arriverait. Il était encore relativement tôt et il semblait bien attaqué. J'avais beau ne pas vouloir mettre Octavus dans l'embarras, je n'étais pas sûre de conserver mon calme si ses mains baladeuses étaient arrivées jusqu'à moi. En y réfléchissant bien, il n'était pas certain que mon ex-futur-époux y parvienne également. Une partie de moi voulait croire que même si tout était fini, mon honneur lui tenait à cœur. Ce n'était peut-être qu'une idée que je me faisais, encore une.

L'atmosphère redevint une nouvelle fois étrange lorsqu'Aleksei décida de réitérer son compliment, prenant à parti Octavus. Son regard bleu se posa sur moi comme pour me scanner, une observation intense à laquelle je ne m'attendais pas. Je dus me forcer à ne pas ciller en le remerciant. Je n'avais pas réussi à cacher ma surprise et même s'il s'en était mieux sorti que moi, je voyais bien qu'Octavus était également étonné d'une telle déclaration. Le regard bleu me quitta finalement pour plonger dans le vert foncé du brun et je les observais en silence, ne comprenant absolument pas ce qu'ils manigançaient tous les deux. C'était comme un duel silencieux, ça n'en était que plus inquiétant. Je ne le connaissais pas beaucoup, mais le jeune russe semblait peu enclin à faire dans la délicatesse ce soir. Ou alors, il ne réalisait pas vraiment la situation. Il ne comprenait pas encore que je n'étais plus la fiancée de son ami, que ce dernier n'avait pas à me dire que j'étais belle parce que ce n'était plus son problème. Peut-être même ne le pensait-il pas dans le fond, sinon il me l'aurait dit. Mais il se força à consentir à cette remarque en évitant de me regarder, se contentant de ne pas rompre ce contact visuel entre eux deux. Sa réponse me laissa totalement pantoise et j'étais presque contente que les deux soient occupés à s'affronter du regard, ne laissant aucune chance pour voir cela. Qu'Aleksei continue de me donner ce titre était une chose, je ne m'attendais pas à ce qu'Octavus le suive dans cette voie. Il avait plusieurs manières de répliquer, pourtant il préférait utiliser cette marque de possession qui n'avait plus lieu d'être, malheureusement. Je ne dis rien, me mordant la lèvre pour ne pas répliquer que s'il n'avait pas envie de me dire que j'étais belle, il n'avait pas à se forcer. D'ailleurs, il ne l'avait pas réellement fait en cet instant. C'était futile, je le savais bien. Il voulait que les choses soient claires entre nous mais rien ne le serait décidément. Il était un si bon menteur face au reste du monde, je regrettais que ce compliment qui n'en était pas vraiment un ne réussisse pas à sonner plus vrai à mon oreille.

Je préférais changer de sujet, ne plus me retrouver entre deux sons de cloches. Parler de la soirée qui s'en suivrait était le meilleur moyen de faire oublier un tant soit peu ce moment encore difficilement compréhensible. Ma voix brisa le silence, mais Octavus mit encore une seconde avant de se décider à tourner les yeux vers moi. Aleksei aussi me regardait en souriant légèrement, comme amusé de la situation. Situation assez improbable pour moi. Je lui demandais de passer à son appartement même si je craignais d'y retourner, c'était toujours préférable à ma chambre d'hôtel. Et cela aurait été d'une impolitesse incroyable de me changer au sein du ministère. En plus, je n'étais pas très emballée à l'idée qu'un des invités de cette soirée ne me voit quitter les lieux dans ma tenue prévue pour la seconde. Autant éviter les commérages inutiles. J'espérais qu'il ne le prenne pas autrement que d'un point de vue pratique. Ce n'était pas une tentative pour nous rapprocher dans un endroit si évocateur des possibilités passées et enterrées. À mon grand soulagement, il accepta, déclarant que lui aussi devrait se changer. Il était déjà superbe dans ce smoking, je savais néanmoins qu'il conserverait ce charme et cette classe innés quelle que soit sa tenue de toute façon. Pour ma part, j'avais perdu toute envie de faire sensation dans ma robe. Elle était sublime et me mettait en valeur, mais ce sentiment de devoir époustoufler tous ces amis pour arriver peut-être à lui plaire avait disparu. Je me contenterais d'être comme il faut pour ne pas lui faire honte à son bras et c'était tout ce qu'il me demandait de toute façon. Il me proposa de partir maintenant et j'acquiesçais d'une signe de tête. Le temps de réussir à quitter les lieux, je me doutais bien que les au revoir pouvaient être long pour ses collègues, et de nous changer, la soirée aura sûrement bien commencé. Je le suivais pour quitter l'endroit et saluais Aleksei joyeusement. Il me rétorqua un sourire à mille dents et un clin d’œil imprévu. Je n'étais pas vraiment mal à l'aise face à son attitude, je le trouvais toujours aussi avenant et drôle. C'était juste... inattendu et indéfinissable.

Quitter le bal était effectivement un réel parcours du combattant. J'eus l'impression de devoir serrer autant de main qu'à notre arrivée. Nous étions obligés de dire quelques mots, ce n'était pas envisageable de partir comme des voleurs non plus. Oksana parut particulièrement déçue de ne pas avoir eu le temps de parler plus avec moi, alors que de mon côté, j'en éprouvais un réel soulagement. Seul Merlin savait quelles questions indiscrètes elle aurait pu encore poser. J'attrapais le bras d'Octavus pour remonter les escaliers, soulevant un pan de ma robe pour libérer légèrement mes jambes et montais librement. Je le laissais me guider jusque dans le hall, n'étant pas sûre de connaître le chemin de moi-même. Une fois arrivés, il se tourna légèrement vers moi et je resserrais ma prise, prête à transplaner. C'était étrange, mais maintenant que nous avions quitté la réception, je me sentais bien plus nerveuse. Peut-être était-ce parce que nous étions plus que tous les deux et qu'il n'y avait plus de raison de jouer nos rôles. Je repensais à notre danse sur le balcon et me demandait si c'était une manière d'afficher une fausse complicité d'amoureux devant les autres pour parfaire notre mise en scène. Je détestais douter toujours de chacun de ses gestes, de chaque parole. Démêler la vérité de mes espoirs était de plus en plus difficile, je craignais de ne me faire avoir à mon propre jeu au final. La sensation d'oppression du transplanage ne fit qu'accroître mon malaise mais je ne laissais rien paraître. L'instant d'après, nous étions dans son immeuble. C'était étrange de revenir après tout ce temps. Quelques jours seulement s'étaient écoulés, pourtant j'avais l'impression d'avoir quitté cet endroit il y avait des années de cela. J'avais vécu plus de rebondissements durant ce laps de temps qu'en douze ans de fiançailles. J'imaginais que lui aussi ne devait pas être particulièrement enthousiaste à l'idée de me voir encore incruster son paradis. Je ne voulais pas laisser le silence nous éloigner à nouveau, pas après avoir réussi à me sentir un minimum moins mal en sa présence.

«- Aleksei est vraiment très amusant, je comprends pourquoi tu l'apprécies autant. »

Et c'était vrai. Même s'il avait agi de manière étrange à des moments, il avait voulu me distraire et, chose que je ne croyais plus possible, avait réussi à me faire rire avec une aisance déconcertante. C'était presque à en oublier qu'il était mon mystérieux inconnu. J'étais ravie de pouvoir le revoir à sa soirée, même si je me doutais que ce serait aussi la toute dernière fois. Je le suivais jusqu'à sa porte et entrais après un moment d'hésitation à franchir le seuil.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMer 16 Avr - 0:10


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Aleksei semblait positivement goguenard et son expression t’ennuyait au plus haut point. Tu n’aimais vraiment pas être le dindon de la farce. Tu te concentras sur Aloisia, oubliant ton meilleur ami l’espace de quelques secondes. C’était presque comme tu l’avais crains au départ, tu avais l’impression qu’ils se liaient contre toi. Enfin, en l’occurrence, tu savais exactement qui avait initié le mouvement. Aloisia n’était pas comme ça. Tu avais pas mal d’insécurités insoupçonnées, maigre vestige de cette période de ton enfance où toi aussi tu avais été un vilain petit canard. Aloisia et toi avaient ça en commun. Le canard s’était aujourd’hui transformé en cygne, noir pour ta part, mais tout de même il y avait quand même une justice.

Tu avais soudainement très envie de rentrer chez toi et n’avais pas envie d’attendre une minute de plus. Peut-être pour éloigner Aloisia d’Aleksei ? Bien que ce serait futile puisque la soirée avait lieu chez toi. Ils allaient forcément se revoir.  Tu ne pouvais pas la garder enfermée chez toi à l’abri des regards, cela défiait le but premier de maintenir cette charade. C’était l’alcool qui parlait. Elle n’était plus à toi, mais tu ne voulais pas que d’autres puissent l’avoir. Un pur esprit de contradiction. Mais c’était justifié, elle devait jouer le jeu jusqu’à ce que vous soyez prêts à l’annoncer au monde et en attendant, tu ne comptais pas te laisser déshonorer. Sinon, tu ferais pareil de ton côté, enfin non pas que tu te sois particulièrement restreint. Pourvu qu’Aleksei ait fermé sa bouche sur ces souvenirs peu glorieux de ton passé. Il n’avait pas besoin de savoir que tu avais fini la soirée avec deux filles différentes durant le laps de temps qui s’était écoulé entre votre rupture et ce bal.

Tu ne comptais certainement pas aller en boite de nuit en smoking. Tu te contenterais d’une chemise et d’un pantalon bien coupé, sans cravate. Il était presque certain que ce serait là où vous finiriez la soirée puisque c’était presque aussi traditionnel que le kazachok durant des fêtes de fin d’année. D’ailleurs, tu étais impatient de voir qui allait se lancer le premier dans la fameuse danse russe. Tu avais passé tant d’années ici que tu avais presque l’impression d’y avoir toujours vécu. Les coutumes russes étaient imprimées en toi.

Elle acquiesça à ta proposition de partir et tu indiquas à Aleksei que vous devriez arriver chez lui pour la demie environ. Il hocha la tête et tu te demandas pourquoi il ne s’éclipsait pas lui aussi. Il avait certainement engagé quelques elfes pour l’occasion, mais tout de même, tant de décontraction te laissait perplexe. A voir sa réaction, tout charme dehors, tu hésitais entre rire et soupçons. Soit il était déjà complètement bourré, soit il avait des vues sur Aloisia. Tu ne saurais jamais comment il se serait comporté avec elle si rien de tout cela n’était arrivé, et tu n’aurais sans doute pas été aussi méfiant s’il n’avait pas été mis dans la confidence, mais tu te demandais si Aloisia pouvait l’intéresser. Tout le monde savait qu’il était toujours célibataire et un parti de choix en plus avec sa famille. Il serait un bon époux pour Aloisia et ça t’ennuyait. Tu n’avais pas envie de la voir avec ton meilleur ami. L’image te dérangeait.

Tu avais donné une certaine marge et tu te dis qu’en d’autres circonstances, Aleksei aurait imaginé que tu avais prévu un interlude entre les deux réceptions. Si tu n’avais pas avoué que vous n’étiez plus fiancés, c’était certainement ce dont il aurait été persuadé. Mais tu avais pris cette décision pour des considérations bien plus terres à terres. Tu étais bien décidé à la faire manger avant d’arriver chez lui pour préparer le terrain pour la vodka. Tu doutais qu’elle se soit amusée à boire de l’alcool fort seule dans sa chambre d’hôtel. Contrairement à toi, c’était une lady. Tu ne savais pas ce qu’il avait préparé, mais ce serait certainement spectaculaire et plein de boissons. On ne pouvait pas nier qu’il savait mettre l’ambiance quand il recevait. Tu avais eu raison de t’y prendre en avance et Aleksei  ferait mieux d’en faire autant s’il ne voulait pas être en retard à sa propre fête. Le temps de dire au revoir aux personnes qu’il fallait, l’heure serait déjà dépassée. Tu ne pouvais pas te permettre de vexer quelqu’un. Les ragots traversaient les couloirs bien plus vite que le reste ici. Tu pris donc congé, voyageant parmi les groupes formés autour de la piste de danse. L’avantage d’avoir déjà présenté tes respects au Ministre était que c’était une chose en moins à faire. Tu espéras que Strovski ne te retiendrait pas trop longtemps. Il se contenta de te demander de passer dans son bureau avant ton départ. Tu acceptas et fus libre de t’éclipser. Oksana, avec maintenant quelques verres de plus dans le nez, semblait avoir oublié l’absence de bague de fiançailles, qui brillait pourtant effectivement par son absence alors qu’Aloisia serrait la main de tes contacts. Serait-il trop tard pour lui en faire porter une pour la deuxième partie de soirée ? Non. Quitte à te montrer possessif jusqu’au bout, tu décidas que tu lui en métamorphoserais une. Tu n’allais quand même pas lui demander de porter celle que tu avais achetée à la base, ce serait un petit peu trop cruel pour vous deux.

La remontée de l’escalier ne fut pas un challenge trop important comparé à sa descente, même si vous n’étiez pas à l’abri d’une chute. C’était arrivé à plusieurs reprises, après plusieurs verres au compteur, même une tache aussi simple que monter des marches s’avérait être un problème insolvable. Le chemin jusqu’au hall d’entrée était désert, excepté le pauvre vigile qui passait une soirée bien pourrie, seul avec un magasin de quidditch pour seule compagnie. Tu le saluas avant de te tourner vers Aloisia pour vous faire transplaner. Tu ne pensas même pas au fait que tu aurais tout aussi bien pu utiliser la poudre de cheminette puisque ta cheminée avait un accès ouvert pour te rendre directement au travail sans sortir si tu le souhaitais. Vous arrivâtes en un seul morceau dans ton immeuble. Étais-tu nerveux de la recevoir de nouveau chez toi après ce qui s’était passé la dernière fois ? Étrangement plus vraiment. Vous étiez beaucoup plus à l’aise maintenant. Tu espérais bien qu’elle ne serait pas inconfortable de revenir ici. Avec ta chance, une nouvelle scène allait naître et elle partirait avec pertes et fracas.

Tu fus un peu surpris par les premiers mots qu’elle prononça maintenant que vous étiez seuls. Ce n’était pas que tu étais parano, et elle voulait sans doute juste être polie, mais mentionner Aleksei qui n’avait pas cessé d’avoir des attentions déplacées envers elle était un peu osé. Oui, il avait beaucoup d’humour. Contrairement à toi, c’était un vrai clown sur pattes. La remarque d’Aloisia ne tomba pas dans l’oreille d’un sourd. Elle appréciait ton meilleur ami. Tu étais content de voir qu’ils s’entendaient bien et pourtant, une voix dans ta tête ne cessait de te souffler qu’elle serait mieux avec lui qu’avec toi. Il ne se serait jamais comporté comme tu l’avais fait. Ça t’énervait. Il était loin d’être tout blanc, mais tout de même… Tu feras mieux de lui répondre avant qu’elle se demande si tu avais un black out. « Oui c’est un véritable comique dans l’âme, je ne m’entoure pas de n’importe qui. » Tu essayas vainement de te mordre la langue pour empêcher les mots suivants de quitter tes lèvres, mais en vain. « Tu comprends mieux ce que je voulais dire maintenant. Aleksei est totalement conquis. » Non tu n’étais pas jaloux par ce fait et non, tu n’avais pas l’air d’un gamin qui boudait en disant ça.  Tu te détournas d’elle et entrepris de monter les marches menant à ton appartement. Tu étais déjà en train de chercher comment aborder le fait que tu voulais qu’elle porte une fausse bague de fiançailles. Tu pouvais simplement utiliser le fait qu’Oksana avait remarqué qu’elle n’en portait pas. Tous les invités ne seraient pas du Ministère et tu étais sûr qu’aucune autre personne n’avait remarqué l’absence de bague. Les gens regardaient rarement les mains de leurs interlocuteurs. Tu verrais bien ce qu’elle en penserait.

Tu déverrouillas les sortilèges protégeant ta porte et entras enfin dans ton appartement. Tu ne savais pas comment Aloisia faisait pour être restée debout pendant aussi longtemps en talons. A sa place, tu aurais eu les pieds en feu. Tu vérifias qu’elle était bien entrée à ta suite avant de te diriger dans le salon et de te laisser tomber sur un fauteuil. « Tu peux aller te changer si tu veux, tu connais la direction. Je pense qu’il est préférable qu’on mange quelque chose avant d’aller à la fête. Tu ne boiras pas que du champagne là-bas… » Vous auriez le temps de vous changer ensuite et pendant que vous alliez manger un morceau, tu pourrais aborder le problème de la bague. « En tout cas moi je mange. Qui m’aime me suive… » Tu grimaças en réalisant le sens ambigüe de ta phrase. Ce serait sans doute toujours comme ça à partir de maintenant. Tu quittas ta veste de smoking et défis ta cravate, ouvrant tes boutons de manchette pour retrousser tes manches, il ne manquerait plus que tu te tâches. Finalement tu te dirigeas vers la cuisine. Tu avais pas mal de choses à manger, des apéritifs ou des choses plus substantielles. Tu te sentis soudainement affamé par l’idée de manger des samosas et optas pour ça. L’alcool changeait souvent tes habitudes alimentaires pour le plus bizarre. Avoir voyagé faisait que tu mangeais différents types de cuisine sans discrimination. Tu sortis un plat et l’installas sur la table avant de piocher allègrement dedans, curieux de voir ce qu’Aloisia allait faire, te rejoindre ou pas.






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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMer 16 Avr - 13:56

Octavus & Aloisia
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Mes doigts relâchèrent son bras lorsque mes pieds touchèrent le sol de son hall d'entrée. Maintenant que je me retrouvais si près de son appartement, je ne me sentais plus aussi confiante. À la réflexion, il aurait été peut-être moins compliqué de repasser à l'hôtel, quitte à le faire patienter dans le lobby pendant que je me changeais. Il n'aurait certainement pas refusé, même si ça lui aurait fait comprendre que je voulais à tout prix éviter qu'il ne rentre dans ma chambre. La dernière fois que j'étais entrée chez lui, j'étais dans un état pitoyable. Il avait essayé d'amoindrir les choses en prétextant une nouvelle rencontre, mais lui comme moi n'avions pas été dupes. Je n'avais pas pu rester plus que nécessaire, abandonnant mon thé et lui-même pour fuir sa décision. La vérité était que je regrettais de ne pas avoir passé mes nuits dans son appartement. Celles que j'avais seule dans cet établissement moldu étaient affreuses, emplies de cauchemars ou d'insomnies. J'aurais aimé pouvoir profiter de sa sublime vue avant de tomber dans les bras de Morphée, savoir qu'il n'était pas très loin si je venais à avoir de mauvais rêves. J'avais du affronter la solitude alors que cette semaine était supposée nous rapprocher. J'avais cru que je passerais tous ces jours de vacances avec lui, ça ne s'était évidemment pas passé de cette manière. J'avais découvert St-Petersuburg, certainement moins bien que s'il me l'avait montré, parce que j'avais ressenti le besoin de m'évader. De me garder occupée pour ne pas repenser à chaque fois ce qu'aurait été le moment si je n'avais pas tout gâcher. Revenir ici me rappelait tout ça et ce n'était pas une option envisageable, pas maintenant. Je préférais changer de sujet.

Je complimentais son ami, espérant que ça lui ferait plaisir de voir à quel point j'appréciais la personne la plus importante de sa vie. Nous étions passés près de la catastrophe en nous rendant compte qu'il n'était autre que l'homme qui m'avait aidé après qu'il m'ait quitté, mais la bombe avait été désamorcée par ses soins. Même si Aleksei avait décidé de jouer avec le feu l'instant d'après. Du peu qu'il m'avait raconté, Octavus et lui devaient vraiment être de sacrés bout-en-train ensemble. Je n'aurais jamais imaginé mon ex-fiancé sous cet angle là. Bien sûr, je savais qu'il était drôle, j'avais pu tout de même profiter de son humour subtil durant ces derniers mois, mais rencontrer son acolyte me faisait réaliser qu'il était sûrement bien plus que subtil. Ils avaient du en faire de belles, même si aux yeux de tous ils restaient ces hommes sérieux et influents au sein du ministère. Je me demandais bien d'ailleurs quel poste occupait le jeune russe. Ce serait une question à lui poser une fois de retour chez lui. Ma réflexion n'eut pas l'impact souhaité. J'aurais pensé qu'il se réjouisse de mon opinion favorable sur cet individu, ou du moins qu'il en paraisse un minimum content. Ce n'était pas vraiment le cas. Soit mon avis n'avait vraiment plus d'intérêt à ses yeux, soit il y avait quelque chose d'autre, quelque chose qu'il essayait de cacher. Il mit un instant de trop avant de répondre et je me forçais à sourire en l'entendant pour ne pas lui montrer que j'avais remarqué son trouble. Sa seconde remarque me laissa interdite, je ne m'étais pas attendu à quelque chose de la sorte. Il m'avait signifié sur le balcon que j'avais fait une forte impression sur Aleksei et à ce moment-là, je n'avais pas compris, pensant que ce dernier s'était contenté de prendre mon parti parce qu'il m'avait vu au plus mal. Mais après cet instant incompréhensible lorsqu'Octavus nous avait rejoint, je ne savais plus trop quoi penser. Je voulais me convaincre que ce n'était que par politesse qu'il avait agi ainsi, les russes étaient peut-être plus tactiles que nous après tout. Mais je sentais qu'au fond, c'était plus que ça. Sans avancer que je plaisais à Aleksei, je n'étais définitivement pas si sûre de ma beauté, son attitude laissait penser à autre chose. Quant à savoir quoi, c'était encore une autre histoire, je ne le connaissais pas assez pour le comprendre.

«- Conquis par mon rôle que j'ai joué à la perfection seulement et rien d'autre. »

Je lui souriais pour le rassurer alors que lui affichait une expression toute autre. Il semblait ne vraiment pas apprécier ce rapprochement. J'aurais aimé dire qu'il était jaloux mais je n'étais plus assez naïve pour le croire. C'était seulement parce que son meilleur ami était important pour lui, il ne souhaitait pas que ce dernier se range de mon côté alors qu'il avait enfin réussi à prendre sa liberté. Et je le comprenais même si je n'étais pas à sa place. Contrairement à moi, Octavus avait quelqu'un à qui se confier, une personne en qui il avait toute confiance et qui était là pour lui. Il craignait peut-être que je ne vienne gâcher ça aussi. Il entreprit de monter les marches et je le suivis. J'entrais à mon tour dans le couloir qui menait au salon après qu'il ai ouvert la porte, non pas sans une certaine hésitation. Dans un sens, je n'étais plus vraiment la bienvenue et c'était comme forcer son intimité. Ce paradis qu'il avait mis tant de temps à se construire. Je n'y pensais plus trop lorsque nous entrâmes dans le salon, mon attention toute entière étant tournée vers la vue incroyable qu'offrait sa baie vitrée. La pièce avait repris l'aspect qu'elle avait eu à ma toute première visite. Les paravents avaient disparus pour ne laisser qu'un grand espace et mon lit était retourné à sa forme originel, un canapé bien plus que conséquent et capable d'accueillir aisément une dizaine d'invités. Il se laissa tomber dans un de ses fauteuils et je me retournais vers lui, m'arrachant à ma contemplation. Il se mettait à l'aise m'indiquant que je pouvais en faire de même. Effectivement, je connaissais le chemin de cette salle de bain qui avait abrité un instant des plus confus dorénavant. Cette promiscuité, cette tension physique, n'existait plus. Il parlait de manger quelque chose avant de repartir et ma main se posa automatiquement sur mon ventre, comme s'il venait de me rappeler que j'avais faim. J'avais été sur le point d'enfin avaler quelque chose lorsqu'Aleksei m'avait rejoint, mais je n'avais fait que boire une coupe supplémentaire pour trinquer avec lui. Avec ce qui nous attendait, nul ne faisait de doute qu'avaler quelque chose de consistant était indispensable.

J'allais le remercier de me rappeler de manger, phrase peut-être un peu stupide, je ne m'étais pas non plus laissé mourir de faim en son absence, enfin pas totalement du moins. Mais il rajouta une certaine formule qui me coupa dans mon élan. Aux premiers instants, je fus paralysée, comme s'il avouait ainsi connaître mes sentiments à son égard alors que je pensais que ce n'était pas encore une certitude qu'il s'en soit rendu compte. Comme il l'avait dit ce jour-là dans ce magasin de vêtements, j'avais eu une drôle de manière de lui montrer mon attachement. C'était peut-être suffisant pour espérer qu'il n'ait pas compris. Un maigre espoir pour préserver un tant soit peu la dignité qu'il me restait. Mais en y réfléchissant, je m'apercevais que ce n'était rien d'autre qu'une simple expression. J'obligeais les traits de mon visage à se détendre alors qu'il posait déjà sur la table une assiette. Je restais au milieu du salon encore un instant puis me décidais à bouger. Je quittais mes talons hauts et avançais pieds nus jusqu'à lui pour m'asseoir en face. Je n'aimais pas réfléchir trop à chaque mot qui franchissait ses lèvres, c'était une réelle torture de devoir toujours démêler la vérité de mes espoirs. Il fallait que je rende tout ça plus simple, que je prenne tout au pied de la lettre et ne plus recherché des sens cachés. Mes jambes se croisèrent, dévoilant ma peau nue et pâle, alors que j'avançais la main pour me mettre également à manger. Je m'arrêtais toutefois dans mon geste et le regardais avec surprise.

«- Oh ça se mange ça ?»

Disposés dans l'assiette, plusieurs petits triangles fumant dégageaient une odeur alléchante. Aux premiers abords, je crus que ce n'était que des galettes de pain mais ça semblait être plus que cela. Je n'en avais jamais vu de ma vie et n'étais même pas certaine que ça se mange. Enfin, en prenant exemple sur Octavus, je me doutais bien que ça devait être comestible. Je ne pus m'empêcher de rire après ma remarque qui devait sans doute être des plus stupides, mes joues s'embrasant légèrement. Le champagne n'était peut-être pas fort, mais après trois coupes, il avait réussi à me rendre un peu joyeuse. Je finis par en attraper un et croquais dedans avec précaution, comme si je n'étais pas sûre de pouvoir le garder en bouche. Finalement, c'était bien plus bon que je ne le pensais. Je replongeais mon regard dans celui d'Octavus, surprise d'apprécier autant cela. J'en reprenais un autre et abordais le sujet de nos rôles à jouer ce soir. Il me fallait son avis, qu'il me dise s'il attendait autre chose de moi pour la suite. Jusque-là, je trouvais que nous nous en sortions plutôt bien étant données les circonstances.

«- J'espère ne pas avoir commis trop d'erreurs au bal du ministère. C'est passé plus vite que je ne le pensais. »


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMer 16 Avr - 19:32


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬ Contrairement à ce dont elle était convaincue, tu doutais qu’Aleksei ait été impressionné seulement par son rôle, mais tu te gardas bien de la contredire. Tu ne voulais pas lui donner des raisons de choisir entre toi et ton ami. Après autant d’années d’entente, une chose aussi futile qu’une fille n’allait pas vous séparer. C’était Aleksei qui t’avait demandé de rejoindre Aloisia après qu’elle se soit isolée. Tu ne comprenais définitivement pas pourquoi après vous avoir aperçu danser ensemble, il s’était montré aussi proche d’elle. C’était un comportement totalement illogique pour lui. Vous n’aviez jamais été en compétition pour des filles et ça n’allait pas arriver maintenant. Il avait une règle implicite qui disait qu’on ne sortait pas avec les anciennes conquêtes de ses amis sauf autorisation expresse de la personne concernée. Tu te moquais bien de lui prêter une Karen ou une Mandy, mais lui prêter cette enfant hors de question. Tu veillais simplement sur ses intérêts, s’ils coïncidaient avec ton avis sur le sujet, c’était un bonus.

Ton appartement était exactement comme il l’avait été lors de sa première arrivée. Quand tu repensais que tu avais oublié de prévoir où elle allait dormir, tu avais envie de rire. Au moins, elle avait maintenant la certitude que ça n’avait pas été un stratagème pour la mettre dans ton lit. Ton salon avait retrouvé sa disposition initiale. Tu t’étais échoué sur un fauteuil, finalement réalisant à quel point c’était épuisant de devoir discuter avec des tas de gens pendant deux heures. Tes yeux glissèrent vers les bâtiments illuminés de lumières multicolores que tu apercevais depuis ta terrasse. Vous n’auriez pas l’occasion de profiter de la vue, mais les moldus faisaient un feu d’artifice tous les ans pour les grandes occasions. D’ici, vous auriez pu profiter du spectacle. Ce serait pour une prochaine fois, ou peut-être pas à bien y réfléchir. Elle ne semblait pas contre l’idée de manger et heureusement parce que tu n’avais pas eu envie de te battre avec elle sur ce sujet. Aloisia devait bien se rendre compte qu’elle ne tiendrait pas toute la soirée en continuant comme ça. Qui m’aime me suive. Tu avais envie de te frapper le front.

Tes mots prononcés avant que tu n’aies tourné sept fois ta langue dans ta bouche avaient fait mouche, malheureusement. Alors que tu préparais de quoi manger dans la cuisine, tu remarquas bien qu’elle ne te suivait pas immédiatement. Peut-être avait-elle décidé d’aller se changer d’abord ou alors il lui fallait quelques instants pour passer outre ta remarque imbécile. Aleksei n’avait pas forcément tort, tu étais un crétin. Tu installas de quoi vous sustenter sur la table, attendant qu’elle se décide finalement à te rejoindre. La voir arriver dans ta cuisine pieds nus et en robe de soirée te fit sourire. Aussi bizarre que cela puisse paraitre, tu avais l’impression qu’elle appartenait parfaitement au lieu. Tu gardas cette réflexion pour toi. Vu ce qui s’était passé entre vous la dernière fois où vous aviez été réunis dans cette cuisine, tu ne voulais pas tenter le diable. Tu mangeais, meilleur excuse pour ne pas prononcer un mot. Cette fois-ci ce serait à elle de débuter la conversation.

Tu n’avais pas réfléchi à ce que tu lui servais à manger. Elle ne connaissait pas apparemment. Il était certain que si Aloisia avait vécu avec toi durant la semaine, elle aurait été initiée à la cuisine internationale. Tu avais découvert des plats fabuleux durant tes voyages et même si les manger ici n’était pas la même chose, ils te permettaient de te souvenir de ces moments que tu avais vécu. Visiblement, Aloisia n’avait pas eu la chance de rencontrer des plats indiens avant. Tu n’étais pas vraiment étonné, les britishs étaient très exclusifs sur leur nourriture. Tu eus un petit rire devant sa remarque. Elle devait être plus intoxiquée que tu l’avais pensé, raison de plus pour se remplir l’estomac. Tu ne pus pas t’empêcher de la taquiner. « Bien sûr que ça se mange. Tu m’en diras des nouvelles. Spécialité indienne. » Tu étais très curieux de voir sa réaction. La gastronomie était quelque chose que tu appréciais énormément et tu aimais découvrir les nouvelles cuisines dans leur pays d’origine. Quelle n’aurait pas été sa réaction si tu lui avais servi des escargots pour le souper. Tu te rappelas alors que tu lui avais dit que tu la ferais voyager dans le monde. Elle pouvait encore le faire, mais seule. Ou alors il faudrait vraiment que vous renforciez votre amitié pour éviter toute ambigüité future. Tu conjuras deux verres d’eau par la même occasion au cas où elle trouverait ça peu adapté à son palais. Elle en testa un et tu attendis de voir sa réaction. « Alors ? Potable ou délicieux ? » Vous étiez si confortables tous les deux que tu aurais été parfaitement content de rester chez toi et d’oublier la fête d’Aleksei. Ici au moins, tu n’avais pas à garder un œil sur elle. Et dire que tu avais bêtement pensé que stupid face servirait de garde du corps alors qu’il devenait lui aussi un ennemi à abattre. Si tu ne pouvais même pas la laisser seule avec lui, où allait le monde ?

Tu étais bien plus détendu que tout à l’heure. Elle aborda le sujet du bal que vous veniez de quitter et tu eus la vague impression de te retrouver devant Miss Granger qui cherchait à obtenir une évaluation de sa performance. L’image incongrue t’indiqua que toi aussi, tu commençais d’être un peu atteint par l’alcool. Tes fortes émotions n’avaient pas dû aider à te contrôler. Néanmoins, c’était une bonne occasion d’aborder le point auquel tu avais pensé seulement quelques minutes plus tôt. Elle t’offrait l’occasion de parler du problème de la bague. A part ça, il n’y avait eu aucune erreur et tu ne considérais pas qu’elle était coupable de cet oubli. Après tout, pour un maniaque du détail comme toi, son doigt nu aurait dû te sauter aux yeux. Tu avais vécu pendant douze ans de cette façon là, sans aucune preuve que vous étiez réellement engagés l’un à l’autre, alors tu n’avais même pas réfléchi que d’autres personnes pourraient trouver cela étrange.

« Non, tu as été parfaite. Le pire a été évité avec cette histoire de bague. D’ailleurs, je pense que tu devrais en porter une. Oksana n’est pas invitée chez Aleksei et personne d’autre ne semble avoir remarqué cette absence flagrante. Il y a peu de chance que nous croisions les mêmes personnes qu’au ministère même si certains de ses amis y travaillent aussi. Je pense que ça vaut le coup de tenter. » Tu attaquais fort aussi tôt, mais bon mieux valait écarter ce sujet épineux le plus tôt possible. Ce n’était qu’une remarque. Ça ne signifiait potentiellement rien, mais tu savais bien qu’en réalité ça voulait dire beaucoup. En d’autres circonstances, elle aurait effectivement porté une bague à son doigt et pas une fausse pour bien montrer que tu ne mentais pas. Tu ne t’en serais sans doute même pas préoccupé plus que ça si tu n’avais pas annulé vos fiançailles. Aujourd’hui, l’attention au détail semblait être impérative. Ces gens là n’étaient pas comme les anglais. Ils ne savaient rien de vous, pour les convaincre il fallait se dépasser. Et puis, tu étais curieux de voir si Aleksei continuerait son insupportable petit manège en voyant une bague à son doigt. Même si vous n’étiez plus rien, il demeurait que les autres devaient vous penser fous amoureux l’un de l’autre et la drague de ton ami n’aidait pas en ce sens. Tu n’avais pas à t’en faire, logiquement Aloisia finirait par le repousser et tout rentrerait dans l’ordre. Mais si elle ne le repoussait pas ? Tu ne pouvais pas lui en vouloir de chercher l’attention de quelqu’un d’autre maintenant qu’elle était seule. Aleksei connaissait votre secret et il venait d’une famille de sang pur estimée par la communauté russe.






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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMer 16 Avr - 21:18

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Je décidais de ne pas m'attarder sur cette remarque. L'alcool aidait beaucoup, j'avais heureusement bu quelques coupes de champagne qui me permettait de moins réfléchir à ce genre de phrase, même si ce n'était pas aussi facile que ça. Je le rejoins à table après avoir quitté mes chaussures, je profitais de ce moment de répit avant d'enfiler une autre paire, bien plus haute que celles qui avaient accompagné ma robe de soirée. J'avais observé Octavus s'affairait en cuisine et trouvais que ça rajoutait à son charme. Il m'avait dit qu'il nous cuisinerait des plats durant cette semaine pour palier au fait que je n'étais absolument pas une bonne cuisinière. Ce serait certainement le seul repas, enfin plus ou moins un repas, que nous profiterons encore à deux durant ces vacances. Et sûrement plus longtemps après ça encore. Il posa l'assiette sur la table et je le rejoins. Encore une fois, il s'apprétait à me faire découvrir quelque chose d'inconnu, de totalement inédit. Je restais perplexe devant ces triangles qui avaient l'air de lui plaire autant. Ça ne ressemblait décidément à rien que je connaissais, si bien que j'en vins à me demander si c'était réellement comestible. Réflexion stupide, je le reconnaissais. Mais je n'avais pas eu la chance de voyager comme lui, bien au contraire. Lorsque je n'étais pas à Poudlard, j'étais bloquée au Manoir et l'excentricité n'était pas réellement toléré là-bas. Les plats étaient tous les mêmes, raffinés et ennuyeux. Je devais bien lui paraître idiote quelques fois, à ne rien connaître de la sorte. Alors que lui avait tout vu et tout vécu. L'avantage encore d'être un homme. Outre le fait que je serais mariée d'ici la fin de mes études, mes parents ne m'auraient jamais permis de toute façon de partir à l'aventure autour du monde de la sorte. J'étais une femme, ça ne se faisait pas. Je regrettais leur éducation vieille école qui ne me laissait pas beaucoup de place pour rêver. Au moins, cette semaine, aussi compliquée puisse-t-elle être, m'aura ouvert un peu mes horizons.

Il ne put s'empêcher de rire, et moi aussi. C'était beaucoup moins pesant que je ne l'avais cru. Il me dit que c'était indien et je levais les sourcils, surprise. Il aura fallu attendre que je découvre la Russie pour que je m'ouvre à la cuisine indienne, c'était assez ironique. Je pris un des triangles et croqua dedans pour en prendre une bouche sous l'oeil mi-amusé mi-curieux d'Octavus. C'était bien plus consistant que ça en avait l'air, ce n'était pas juste une espèce de galette, s'était fourré à l'intérieur. Et c'était délicieux. Il me demanda comment je trouvais ça et après avoir plongé mon regard dans le sien, je lui souris, une main devant ma bouche pour ne pas non plus qu'il me regarde manger. Je ne pouvais clairement pas lui répondre, la bouche pleine, ce serait définitivement très impoli. Mais comme c'était plutôt chaud, j'avais du mal à avaler. Je me contentais alors de hocher la tête et me remis à rire sans pouvoir encore ouvrir la bouche. Vu mon appétit, il comprendrait de toute façon que cela me plaisait.

Je finis par parler de la soirée qui nous avait réuni. Je n'avais pas spécialement envie de revenir dessus, après tout, c'était clair que ça c'était plutôt bien passé. De mon point de vue en tout cas, nous avions joué assez bien nos rôles pour que tout le monde nous pense réellement en couple et amoureux. Je n'avais pas laissé voir la femme blessée dans ses sentiments que j'étais, reléguant Aloisia au second plan. Mais après avoir bu et partagé ce moment de complicité, je refaisais surface et ce n'était peut-être pas totalement une bonne chose. Être moins distante et détachée de cette situation pouvait me blesser davantage par la suite. Et c'était ce qui était en train de se produire malheureusement. Il me dit que j'avais été parfaite, j'aurais aimé qu'il s'en tienne là. Il rajouta néanmoins que l'absence de bague avait été un problème, que seule Oksana l'avait remarqué, mais qu'il fallait peut-être y remédier. Je n'étais pas certaine de ce qu'il me proposait vraiment. Je n'écoutais pas totalement le reste de son argumentation, surprise d'une telle demande. Dans un sens, c'était logique. Pour être crédible, il me fallait à tout prix une alliance. Mais en connaissant la vérité, il semblait préférable de se contenter de cette histoire de fabrication et de délai. Parce qu'encore une fois, c'était douloureux même si sûrement puéril de ressentir cela. Il rompait nos fiançailles et alors que j'avais attendu douze ans un signe de sa part, il se mettait à me parler de bague juste maintenant. Quand tout était fini. Et ce seulement aux fins de servir notre mensonge. Même si j'aurais préféré rester de marbre, j'étais touchée. Il se remettait à me parler comme un business man, me rappelant que tout cela n'était que stratégique.

Je finissais mon troisième petit en-cas et me ravisais d'en prendre un autre. La légèreté s'était envolée toute entière. Je n'avais plus d'appétit. Encore une fois, je hochais la tête alors que mes mains s'entrechoquaient pour faire tomber les miettes restantes sur mes doigts. Je ne pouvais pas totalement lui en vouloir, il avait raison de ne rien laisser au hasard, sa liberté en dépendait. Et moi qui l'avais cru jaloux de son ami l'espace d'un instant, quelle imbécile. Je ne savais pas par contre comment il allait trouver un bijoux. Je n'avais pas de bague sur moi et n'étais même pas certaine d'en avoir une à l'hôtel qui serait assez travaillée pour prétendre à une bague de fiançailles. Il était doué en métamorphose, sûrement qu'il parviendrait à m'en créer une de toute pièce à partir de je ne savais trop quoi. Je me relevais de la table et revenais vers le salon pour attraper ma pochette et mes talons hauts. Je préférais partir me changer maintenant, lui éviter de comprendre que j'étais assez perturbée par cette demande. Je me retournais vers lui près du couloir qui menait aux autres pièces.

«- Très bien je porterais une bague dans ce cas. Tu parviendras à m'en faire une je pense, non ? Je vais me changer en attendant. »

Je le regardais une seconde de plus et préférais me détourner pour aller jusqu'à sa salle de bain. J'avais longtemps espéré ce moment, où il m'offrirait enfin une bague. Je serais alors devenue officiellement sa fiancée et ce visiblement pour le reste du monde. Ce n'aurait plus été qu'une parole prononcée par nos parents des années de cela. Ce serait devenu un geste concret et dans mes rêves les plus fous, c'était même un geste voulu. Je fermais la porte derrière moi et me regardais dans le miroir de l'autre côté de la pièce. J'étais pathétique, il ne pouvait pas être plus clair que ce qu'il avait été. Enfin, mis à part les quelques fois où il m'envoyait des signaux contradictoires. Je préférais ne plus y penser et défis l'attache de ma robe que je laissais tomber au sol. J'attrapais ma pochette et ma baguette pour extraire du petit sac ma robe, soigneusement pendue, ainsi que mes chaussures et mon maquillage. Pour la seconde fois de la journée, j'allais me préparer avec une attention toute particulière. Et je n'en avais absolument pas envie, encore mois que la première fois. J'avais été à la hauteur de ses espérances, du moins je l'espérais, dans ma tenue de bal. Mais il ne m'avait pas non plus clairement fait comprendre que j'étais belle et au fond, j'avais l'impression que ce n'était que parce qu'il ne le pensait pas. Évidemment, la réflexion d'Aleksei ne comptait pas, il avait obligé Octavus à réagir ce n'était pas spontané de sa part. Malgré ça, il était important de faire sensation. Parce que je devais être belle à son bras, mais aussi parce que ça me permettait de me cacher derrière une attitude que je n'avais plus. Je ne me sentais plus vraiment attirante mais je pouvais toujours le faire croire aux autres. Je fonçais alors mes yeux, les rendant noir charbonneux, et appliquais un rouge intense sur mes lèvres. Le contraste de ces deux couleurs mettait ma peau pâle en valeur. Mes doigts recherchèrent les épingles qui tenaient mon chignon et les retiraient, laissant ainsi mes cheveux tomber en cascade de boucles rousses sur mon dos. C'était un look bien moins sage que précédemment, c'était certain. Et ce n'était que le début.

De notre session shopping, rien de bon n'était vraiment ressorti. Excepté que mes jambes étaient un atout indéniable à mon maigre pouvoir de séduction. Je décidais donc de les mettre en valeur. J'enfilais ma petite robe noir très courte. Le haut de la robe, c'est-à-dire les épaules, le décolleté, le dos et les manches, était en dentelle noire assez transparente, laissant ainsi la possibilité de voir ma peau nue au travers. Elle était assez simple en soit, juste courte, assez pour étendre encore plus mes longues jambes que je finissais d'agrandir en enfilant des talons hauts noirs et dorés d'une hauteur vertigineuse. Cette tenue me vieillissait et je n'avais clairement plus rien de l'écolière de Poudlard. Je rangeais mes affaires dans ma pochette puis en sorti mon parfum pour m'asperger faiblement la nuque et les poignets. Un dernier coup d'oeil dans le miroir et j'étais prête. J'espérais ne pas avoir mis trop de temps, vu combien il avait été difficile de sortir du ministère avec ces au revoir qui n'en finissaient pas, nous allions être en retard. Je refermais la porte derrière moi et marchais de nouveau jusqu'au salon, le claquement de mes talons sur le sol annonçant mon arrivée. Mes yeux cherchèrent un instant sa présence et je passais une main dans mes cheveux ondulés, plus nerveuse que je ne voulais bien lui montrer d'apparaître à sa vue habillée de la sorte.

«-Je suis prête si tu veux qu'on y aille. »


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyMer 16 Avr - 23:05


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu n’eus pas à des mots, mais le fait qu’elle ait la bouche pleine suffisait à t’indiquer qu’elle ne détestait pas ça. Si on t’avait dit que tu te retrouverais en train de manger des samosas indiens avec tes doigts chez toi en Russie avec ta fiancée écossaise, tu ne l’aurais pas forcément cru. Choc des cultures en perspective. Et pourtant, ça semblait étrangement parfait comme moment. C’était ces moments là qui rendaient les choses difficiles pour toi. Son rire était communicatif et tu te sentis partir à ton tour. C’était peut-être ce que tu avais loupé en annulant vos fiançailles, en l’empêchant d’habiter dans ton appartement. Et pour la première fois, tu te demandas si tu avais fait le bon choix. Mais, ce genre de moments n’était pas exclusif à des couples, c’était aussi le privilège des amis. Tu espérais vraiment qu’un jour vous seriez capables de le devenir.

Vous auriez sans doute pu rester plus longtemps au Ministère, mais faire des ronds de jambe et laisser Aloisia en compagnie d’Aleksei n’était pas ta définition d’une bonne soirée. Tu préférais largement t’amuser dans l’appartement de stupid face. C’était là que le fun commencerait vraiment. Tu avais envie de la voir dans ce genre d’environnement plus familier, ce que tu n’avais pas eu l’occasion de faire jusqu’ici. Le manoir Bateson ne pouvait pas réellement être considéré comme un environnement familier ou du moins, tu imaginais mal Aloisia se mettre à danser sur de la musique des Bizzar sisters en plein milieu du salon de réception.

Tu n’étais pas sûr de la façon dont elle allait accueillir ta suggestion de la bague de fiançailles, mais tu ne pouvais pas fermer les yeux dessus. Alors que les mots s’écoulaient de ta bouche, tu voyais son visage plus ouvert se refermer progressivement. Tu soupiras intérieurement, mais ne pouvais pas lui en vouloir de sa réaction. Visiblement, tu avais fait une erreur. Tu aurais mieux fait de te taire. Le moment était passé. C’était comme si tu avais jeté un froid sur ta compagne. Tu aurais dû te douter qu’elle n’allait pas sauter de joie à l’idée de porter une fausse bague de fiançailles. Cela faisait seulement quatre jours que tu l’avais laissée tomber, tu remuais le couteau dans une plaie qui commençait seulement de cicatriser. Tu étais incapable d’être constant. Même quand tu tentais de faire quelque chose de bien, tu finissais par tout gâcher. Tout ce que tu touchais se transformait en poussière, c’était hallucinant d’avoir autant de malchance. Ce n’était pas comme si tu l’avais fait exprès. Ton souci pour le détail n’allait pas de paire avec les cœurs brisés. Tu avais encore des difficultés à croire qu’elle était amoureuse de toi. Tout comme toi, elle avait parfois des réactions qui contredisaient cette pseudo-réalité. Vous étiez des personnes compliquées, c’était indéniable.

Il était vrai que vous auriez pu vous contenter de l’explication donnée au Ministère, mais elle était bancale chez Aleksei. Les gens présents étaient pour un certain nombre des amis communs et ils savaient pertinemment que tu étais fiancé depuis bien longtemps déjà. Tu aurais sans doute dû lui donner cette explication, elle aurait peut-être compris. Pour le moment, tu passais pour un sans cœur. Ton seul avantage était qu’elle ne savait peut-être pas que tu avais compris ce qu’elle te cachait, ou alors elle n’était tout simplement pas du tout amoureuse de toi, et c’était juste son honneur qui était blessé. Aloisia avait le don de te faire culpabiliser. Tu t’étais plus excusé avec elle en l’espace de quelques mois qu’avec tous les autres en l’espace de plusieurs années. Elle n’avait pas besoin de le savoir, il ne fallait pas qu’elle comprenne qu’elle était ta kryptonite.

« J’aurai bien continué de dire que la bague était en train d’être fabriquée, mais ça ne fonctionnerait pas. Certains de mes amis qui seront présents, ils savent que nous sommes fiancés depuis plusieurs années déjà. » Il n’y avait pas qu’Aleksei qui avait été impatient de rencontrer Aloisia. Tu lui avais surtout parlé de lui parce qu’il était le plus insistant et qu’il savait que tu n’étais pas ravi par ces fiançailles, mais d’autres avaient hâte de voir la femme mystère. Cela ne changeait pas le fait que tu lui demandais de pousser la comédie à un niveau encore supérieur. Tu te demandas quelle bague tu allais lui donner, une fabriquée ou la vraie. Non, tu ne pouvais tout simplement pas lui donner la vraie, elle était beaucoup trop personnelle. Tu n’en aurais plus besoin dans le futur certes, vos prénoms étaient gravés dessus avec la date de cette année, mais tout de même… Tu remarquas bien qu’elle avait cessé de manger depuis que tu avais lâché la bombe. Aleksei avait raison, tu étais vraiment un imbécile. Il était aussi une raison supplémentaire au fait que tu insistais pour qu’elle porte une bague. Peut-être qu’il se tiendrait avec ce moyen mémo technique rappelant que vous étiez fiancés, pour de faux, mais fiancés quand même.

Tu la regardas se lever, craignant brièvement qu’elle récupère ses affaires et sorte en trombe de ton appartement. Tu n’aurais pas pu lui en vouloir. Tu préférais cent fois ses cries à ce silence accusateur qui t’enveloppait. Elle t’indiqua qu’elle allait se changer, tu ne répondis rien. Ses mots étaient glacés, tranchant ton cœur en petits morceaux. Tu l’avais cherché. Bien fait pour toi. Tu devrais te changer aussi ensuite, mais revenons-en d’abord au problème de la bague. Tu ne pouvais pas lui donner la vraie, c’était très clair. Mais serais-tu capable d’en créer une de toute pièce ? C’était quelque chose que tu n’avais jamais tenté de ta vie. Qui savait le résultat que tu obtiendrais. Rien de tel que le présent pour essayer. Tu devais prendre une bague, c’était sûr, ce serait plus facile de modifier de petits détails qu’en créer une de toute pièce. Tu n’étais pas si bon en métamorphose. Tu te dirigeas vers ta chambre et fouillas un instant dans tes propres bijoux. Tu n’en avais pas énormément, c’était logique. C’était plus un truc de fille. Hors de question que tu testes tes dons sur les armoiries de ta famille. Tu t’emparas d’une single bague en argent que tu avais achetée il y a très longtemps avant de retourner dans la cuisine. Mieux valait qu’elle ne te trouve pas dans ta chambre, tu avais fait assez de dégâts comme ça.

Tu ne pouvais pas t’empêcher de te baser sur la bague que tu lui avais achetée. Elle était parfaite. Aleksei n’avait aucune idée de ton achat et c’était tant mieux sinon il n’aurait pas fait que te traiter d’imbécile, il t’aurait littéralement botté les fesses. Féminiser le design de la bague fut le plus facile, créer des diamants fut beaucoup plus dur. La bague devait être suffisamment discrète pour ne pas trop attirer l’œil au cas ou des gens du Ministère seraient présents, mais néanmoins suffisamment jolie et impressionnante pour une sang pur. Tu n’étais pas sûr d’avoir fini avant qu’elle se change à ce rythme là. Tu testas tes talents sur une bille avant de tenter de massacrer la bague. Dommage que tu n’aies pas pensé interroger McGonagall sur ce sujet épineux avant ton départ, mais elle se serait sans doute posée quelques questions. Au bout d’un quart d’heure et quelques cheveux arrachés de frustration, Aloisia n’était toujours pas revenue de la salle de bain, mais tu avais fini par créer quelque chose qui pouvait passer pour une bague de fiançailles. Ton diamant central n’était pas assez éclatant, mais bon les gens n’allaient pas coller l’œil à la bague, surtout une fois qu’ils auraient bu. En attendant, cette bague fine, faite de trois rangées de petits diamants qui encadraient un gros caillou devrait suffire.  

Tu étais en train de boire un verre d’eau sur le seuil de la cuisine quand tu l’aperçus sortir de la salle de bain. Aussitôt que tes yeux se posèrent sur elle, tu avalas l’eau de travers et commença à tousser. Si elle ne t’avait pas encore remarqué jusqu’à maintenant, c’était chose faite. Tu essuyas l’eau qui t’avait coulé sur le menton d’un air légèrement honteux. Bon sang, la vision te coupait littéralement le souffle. Elle était dangereuse. Elle respirait le risque, tous ces moments où tu avais dû te battre pour ne pas la toucher te revinrent en mémoire. Elle te rendait la tâche très difficile. Ce n’était plus une petite fille que tu avais sous les yeux, c’était une femme en devenir, une séductrice. Tu étais chanceux qu’elle n’ait pas tenté de porter ce genre de tenues plus tôt sinon non seulement tu n’aurais pas rompu vos fiançailles, mais vous ne seriez pas sortis de cet appartement. Tu étais sur que tes pupilles devaient être dilatées. Tu entendis à peine Aloisia parler. Qu’est ce qu’elle avait dit ? Pas la moindre idée. *Plus haut les yeux Octavus, arrête de regarder ses jambes.* Finalement tes yeux remontèrent jusqu’à ses lèvres écarlates impassibles, couleur du péché puis aux siens, maquillés sombrement, mais tu étais incapable de cacher ton air ahuri. C’était l’alcool évidemment, rien d’autre. « Pardon ? » Tes yeux rebaissèrent vers ses jambes nues, la robe étant courte, trop courte. Elle était perchée sur des talons vertigineux et tu n’étais pas certain que ce soit une bonne combinaison avec l’alcool qu’elle allait ingérer plus tard. « Tu es… » Tu cherchas tes mots, humidifiant tes lèvres sèches. Tu n’avais pas envie que ce soit Aleksei qui lui fasse un compliment en premier, mais d’un autre côté, tu étais bien tenté de lui interdire de sortir dans une pareille tenue. Tu n’étais pas sûr que la bague suffise à éloigner les vautours. « Renversante. » Tu inspiras profondément avant de te détourner d’elle. « Je reviens. » Tu te dirigeas vers ta propre salle de bain pour te laver les dents et t’asperger d’eau froide. Ce ne serait pas de trop.

Tu ne savais pas comment elle allait pouvoir garder des mains baladeuses éloigner de son corps. Tu n’étais même pas sûr de pouvoir garder tes mains dans tes poches, c’était dire ! Tu ouvris le robinet d’eau glacée et te giclas le visage avec, à défaut de prendre une douche froide, ça devrait être suffisant. Tu ne savais pas trop l’heure qu’il était et tu devais aussi te changer, tu ne pouvais pas prendre trop de temps. Et il ne fallait pas oublier la bague. Tu l’avais laissée échouée dans la cuisine, toute pensée évanouie de ton esprit dès que tu l’avais aperçue. Tu passas une main dans tes cheveux avant de regarder ton reflet dans le miroir. Tu avais l’air dangereux toi aussi, le prédateur prêt à sauter sur son innocente proie. Tu sortis finalement de la pièce, allant en face jusqu’à ton dressing. Tu avais déjà sélectionné ta tenue, une chemise noire, un pantalon anthracite et pas de cravate. Tu laissas même le dernier bouton ouvert. Après t’être emparé d’une veste en cuir, tu ressortis prêt à partir. « Moi aussi je suis prêt. » Tu te dirigeas avec calme dans la cuisine, attrapant la bague comme si elle allait tenter de te mordre et retournant jusqu’au salon. Tu ne savais pas comment tu étais censé lui donner. Tu ne comptais pas pousser la plaisanterie jusqu’au bout et t’agenouiller. « J’ai fait ce que j’ai pu. » Tu t’approchas d’elle, attrapant délicatement sa main gauche pour y glisser la bague. Un coup de baguette l’ajusta à la taille de son doigt. C'était bizarre cette sensation qui venait de s'emparer de toi alors que tu lui avais glissé cette bague au doigt. En d'autres circonstances, cela aurait été une promesse. Le moment semblait solennel.  « Maintenant on peut y aller. Toujours pas de manteau ? » Tu changeais de sujet pour te reprendre. Tu remontas les yeux vers elle, relâchant sa main.





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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyJeu 17 Avr - 16:04

Octavus & Aloisia
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L'instant était passé, il n'était plus question de profiter du moment. Il nous fallait nous concentrer sur son but, faire croire à tout le monde que j'étais toujours sa fiancée, qu'il n'avait pas brisé ses obligations ni mon cœur. Il parlait de la bague et je faisais tout pour ne pas avoir l'air touché par le sujet. Ça ne semblait pas vraiment fonctionner. Il avait bien du remarquer mon changement d'attitude car il se sentit obligé de justifier sa demande. Ce qu'il n'avait absolument pas à faire. J'avais accepté de faire semblant d'être toujours avec lui, si je l'avais seulement déjà été un jour, de mon plein gré. Je savais ce que cela signifiait, ce que j'allais devoir endurer. La seule que je pouvais blâmer dans cette histoire, c'était moi. Si j'avais été plus forte, moins idiote, j'aurais tout simplement refusé sa demande, j'aurais tourné talons et serais rentrée en Écosse mais j'en avais été incapable. Maintenant, j'en payais juste le prix. J'aurais aimé me bercer d'illusions, me dire que je ne faisais ça que pour lui, pour qu'il puisse profiter de cette liberté enfin acquise. Mais c'était faux, ce n'était pas que cela. Dans un sens, je n'étais pas prête à lui dire totalement adieu. Et le voir en tant que mon faux fiancé, même si cela me causait une douleur inconcevable, c'était toujours mieux que rien. Je répondais avec un ton froid, détaché, qui était si loin de la réalité. Il fallait que je prenne un instant pour me reconstituer un masque, il ne fallait pas lui donner plus de remords qu'il n'en avait déjà. Il ne répondit rien et je détournais le regard, incapable de l'observer plus longtemps. Ses yeux verts savaient bien trop comment percer tout mes secrets.

Je me préparais dans un style bien différent de celui qu'aurait dû accompagné cet événement. Ce n'était pas du tout la robe que j'aurais aimé porter lorsqu'Octavus se serait enfin décidé à m'offrir cette bague qui signifiait tant. Enfant, je nous avais imaginé dans le parc du Manoir, pour la simple et bonne raison que je ne connaissais pas grand chose d'autre. Nous aurions été seuls, il aurait mis un genoux à terre et je lui aurais certainement sauté au cou. Maintenant que nous étions bien loin de tout ça, je me rendais compte que je me fichais de la manière dont il aurait fait sa demande, officiellement. Tout aurait été mieux que ça de toute façon. Une discussion froide et calculée autour d'une table, un bijoux qu'il allait métamorphosé pour qu'il soit suffisamment crédible aux yeux des autres. Quelle femme rêvait de cela ? Ça ne faisait que me montrer encore un peu plus si j'en doutais encore que ma vie n'était pas et ne serait jamais un conte de fée. Je m'éloignais toujours davantage de mes rêves d'enfant et je savais qu'une fois que la vérité éclaterait, j'y mettrais un terme à jamais. Je regrettais maintenant de ne pas avoir bu d'autres coupes de champagne, son effet d'allégresse avait totalement disparu. Heureusement que la suite de la soirée promettait des boissons beaucoup plus efficaces. Plus les heures passaient, plus j'avais de choses à oublier. Et je craignais de plus en plus l'arrivée de cette nouvelle année.

Je sortis finalement de cette salle de bain dans laquelle j'étais restée plus que nécessaire pour m'assurer d'avoir retrouver un semblant de contenance. Cette nouvelle tenue n'était pas étrangère à cette attitude. Même si je ne me sentais pas désirable, le paraître aidait beaucoup à se sentir plus en contrôle. Si je n'étais pas certaine que l'illusion marche envers Octavus, je savais qu'elle serait indétectable aux yeux de tous ses amis et c'était là l'essentiel. Je parcourais le couloir jusqu'à la pièce principale et je l'entendis avant de le voir. Mon regard se tourna vers lui alors qu'il semblait en train de s'étouffer, toussant pour faire passer la sensation, une main essuyant son menton et l'autre reposant le verre d'eau qu'il tenait. Je lui demandais si ça allait mais le son de ma voix fut couvert par sa toux qui finit par s'en aller. Il me regardait de bas en haut, ses yeux s'attardant sur mes jambes. Il ne m'avait jamais regardé comme ça et je ne savais pas ce que cela signifiait. Je l'informais que j'étais prête à partir, essayant de conserver une certaine impassibilité mais il ne me répondit pas. Finalement, ses yeux remontèrent jusqu'aux miens et je ne cillais pas, espérant que mes joues ne trahiraient pas cette confiance en moi que j'essayais de dégager. Il me demanda de répéter ma phrase précédente, dans une autre situation, j'aurais certainement éclaté de rire. J'en serais venue à penser que je lui faisais de l'effet, c'était toujours ce que j'avais recherché. Une partie de moi voulait croire que c'était bel et bien le cas, l'autre me calmait en me disant que ce n'était qu'une réaction normale après avoir commencé à boire. Mais au fond, j'étais touchée. Cette façon dont il m'observait me faisait me sentir bien des choses, mais certainement pas une enfant, catégorie dans laquelle il me rangeait pour plus de facilité bien souvent. Je m’apprêtais à lui répéter que j'étais prête mais il ne semblait pas vraiment vouloir connaître cette information qui lui était passée bien au-dessus de la tête. Il me dit que j'étais renversante et je ne savais pas quoi répondre. C'était un compliment auquel je n'étais pas préparée. Depuis le début de la soirée, il avait évité soigneusement de me faire la moindre réflexion, excepté lorsqu'Aleksei l'avait poussé à le faire. Il n'y avait personne autour pour être témoin de cette éloge, ça ne me donnait que plus l'impression encore qu'elle était réelle et honnête. Aussitôt prononcée, il prit une longue inspiration et disparut à son tour dans le couloir que je venais de quitter, me laissant toujours aussi surprise. Je le remerciais après un temps de retard alors qu'il entrait dans cette salle de bain et je ne savais pas s'il m'avait entendu, touchée bien plus qu'il ne l'aurait fallu.

Une fois seule, je repris une respiration qui me détendit un peu. C'était la première fois que j'apparaissais aussi apprêtée devant Octavus, devant quiconque d'ailleurs. Je ne m'étais jamais permise une telle tenue pour les soirées à Poudlard et il était évident que c'était hors de propos pour celle du Manoir. Il mit moins de temps à se préparer que moi et lorsqu'il revint, je ne pus m'empêcher de l'admirer moi aussi. C'était un style totalement différent, bien moins formel que le précédent. Encore une fois, il avait abandonné ses fameux costumes pour une tenue beaucoup plus décontractée qui lui donnait un air dangereux de mauvais garçon. Ses cheveux étaient toujours aussi indisciplinés et je sentis ma main me démanger, comme si elle ne demandait qu'à passer entre ses mèches, un geste que j'avais déjà eu de nombreuses fois. Je me retins pourtant, nous n'en étions plus là. Il attrapa un objet dans la cuisine et se dirigea jusqu'à moi. Le poids qui m'oppressait se fit encore plus présent tandis qu'il attrapait ma main, je maîtrisais ma peau pour qu'elle ne frissonne pas sous ce contact. Octavus me passa la bague au doigt et ce fut comme un écho douloureux qui résonnait dans mon coeur, me faisait bien comprendre que c'était vide de sens. Je gardais cependant ma main tendue devant moi pour l'admirer un instant. Le bijou était magnifique, éclatant sans être trop voyant, d'une simplicité qui ne mettait qu'en valeur le travail qu'il avait accompli. Elle aurait pu être la bague de mes rêves. Je détournais le regard et abaissais ma main, préférant la laissait pendre le long de ma cuisse découverte. Elle me semblait bien plus lourde que précédemment.

«-C'est parfait. »

Je ne savais pas quoi dire de plus, chaque parole était dangereuse, la situation était tendue il devait bien le sentir lui aussi. Ce serait plus simple une fois chez son meilleur ami, il serait entouré des personnes qu'il appréciait et moi, je pourrais me perdre bien plus facilement dans la foule qu'au ministère. Ce serait moins formel, je n'aurais pas à rester à son bras tout au long de la soirée, à son grand soulagement sûrement. Il me faudrait juste avoir quelques attentions et gestes tendres pour faire croire à de l'amour. Je savais que ses yeux recherchaient les miens alors qu'il me demandait si j'avais un manteau et je m'obligeais à affronter son regard alors que je passais une seconde main dans mes cheveux, trahissant mon trouble, mon parfum se faisait un peu plus ressentir. L'idée d'en prendre un ne m'était pas venue une seule seconde à l'esprit et c'était une erreur. J'avais pensé que nous transplanerons jusqu'au lieu de rendez-vous mais il nous faudrait peut-être marcher jusqu'au club ensuite, certainement qu'il était impossible de simplement apparaître au beau milieu du bar. Je haussais les épaules, pas vraiment inquiète à ce propos.

«- J'ai totalement oublié d'en prendre un, je ne pensais pas que nous aurions vraiment à être à l'extérieur. Ça ira ne t'en fais pas. »

Vu combien j'étais découverte, il valait mieux que j'évite de trop traîner dans les rues. C'était déjà un miracle que je ne sois pas tombée malade après ma fugue de vendredi et les potions revigorantes m'avaient été salutaires. Il était resté près de moi et je ne savais pas s'il comptait nous transplaner ou si nous allions partir par un autre moyen. Je n'osais pas attraper son bras, ni même bouger. Avec ces talons hauts, je rattrapais les centimètres qui nous séparaient habituellement, il me semblait bien moins loin que d'habitude. Je détournais le regard, baissant le visage alors que je cherchais activement quelque chose dans ma pochette. C'était une bonne excuse pour ne pas avoir à me sentir si proche de lui. J'en aurais presque oublié le cadeau pour Aleksei. Je finis par extraire une boîte recouverte par un beau papier et un ruban bleu sombre et la gardais en main pour lui offrir dès que je le verrais. Je repensais au paquet qui portait le nom de mon ex-fiancé, abandonné dans la poubelle de ma chambre d'hôtel. Je ne lui offrirais jamais. Mais ne plus être véritablement la fiancée d'Octavus ne m'empêchait pas de me sentir redevable pour cette invitation. Si j'avais su que tout allait devenir aussi compliqué, je ne me serais peut-être pas permise autant d'excentricité dans ce présent mais le jeune russe avait l'air d'avoir de l'humour, j'espérais qu'il s'amuserait de cette attention. Je me décidais à passer mon bras autour du sien, me disant que de toute façon il nous faudrait avoir l'air proche en arrivant au moins.


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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyJeu 17 Avr - 20:02


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Aloisia Bateson & Octavus McKenna ▬

Tu espérais vraiment que tu n’étais pas en train de rougir alors que tu venais de t’asperger d’eau, réaction spontanée à l’apparition qui venait d’entrer dans ton champ de vision. Tu t’étais douté qu’elle n’allait pas remettre une robe longue, mais il y avait une grosse marge entre une robe aux pieds et ça. Heureusement que tu ne t’étais pas encore changé tu détestais utiliser ta baguette sur tes vêtements. Tu ne savais pas vraiment à quoi tu t’étais attendu quand elle avait parlé de se changer, mais pas à ça. Tu en étais presque à penser qu’elle prenait secrètement un malin plaisir à porter ce genre de tenue pour te montrer ce que tu ratais, maintenant que tu n’étais plus lié à elle. Heureusement, elle avait porté des tenues plus conservatrices quand vous vous fréquentiez. D’un autre côté, tu ne savais pas trop comment prendre le fait qu’elle porte ça maintenant qu’elle était célibataire. Tu n’étais pas sûr de pouvoir te retenir si tu voyais d’autres hommes la coller de trop prêt, et ça n’aurait absolument rien à voir avec l’excuse de votre petite comédie. Il te fallut toute ton énergie pour oser croiser son regard après cet instant ou tu avais eu l’impression d’être totalement mis à nu. Elle avait pris le contrôle avec cette robe. Tu étais complètement à l’ouest et il fallait être aveugle et sourd pour ne pas s’en rendre compte. Plusieurs qualificatifs te passaient par la tête en cet instant, certains peu appropriés pour décrire une jeune fille, tu te décidas donc pour renversante, sans réellement croiser ses yeux pour essayer de lui cacher ta réaction. Heureusement pour toi, elle ne fit pas le moindre commentaire, non pas que tu lui en avais vraiment laissé le temps avant de t’excuser, et tu courras plus que tu ne marchas jusqu’à ta salle de bain.  

Quand tu ressortis du dressing, entièrement changé, tu fus content de voir qu’elle te regardait autant que tu l’avais observée un instant plus tôt, mais ça ne te rendit pas l’avantage. Elle le conservait toujours. Elle ne s’était pas autant ridiculisée que toi, verre d’eau ou non. Tu préféras penser que vous étiez à égalité avec l’épisode du samosa. Tu ne savais pas si elle avait compris pourquoi tu avais avalé ton eau de travers, si c’était une coïncidence ou non. Elle était tellement persuadée que tu étais de glace face à elle qu’elle ne devait pas espérer que ta réaction ait été personnellement liée à elle. Ce secret, il fallait que tu le conserves car si elle l’apprenait, tu ne ferais que la blesser un peu plus. Tu préférais porter entièrement la faute sur tes épaules et qu’elle pense que tu étais un enfoiré, plutôt qu’elle pense que cela venait d’elle alors même qu’elle t’attirait.

Tu ne voulais pas empirer la situation en rallongeant l’épreuve de la bague. Tu essayas de ne pas en faire trop de cas, mais bien sûr que c’était un moment important. Il y avait de grandes chances que ce soit la seule et unique fois que tu ferais une telle chose puisque tu ne croyais pas au mariage. Tu te laissas seulement deux secondes pour admirer l’effet que la bague faisait sur son doigt, avant de devenir professionnel et adapter sa taille, relâchant finalement sa main. Tu finis par t’éloigner de quelques pas, comme si votre proximité t’empêchait de respirer. Ce n’était qu’un jeu de mots qui empêchait ce moment de constituer de véritables fiançailles. Tu te demandas si tu devais lui laisser après cette soirée et notamment une fois de retour à Poudlard. Après ce soir, le bijou n’aurait de but que pour la prochaine réception à laquelle vous aurez à assister ensemble. Tu n’allais pas la forcer à regarder cette preuve de ta fourberie tous les jours quand elle était en cours.  

La voir porter cette bague te donnait un coup au cœur. Tu préféras ne pas croiser son regard. Si tu n’avais pas été toi, cela aurait été l’un des plus beaux jours de sa vie, maintenant ce ne serait qu’un souvenir qu’elle souhaiterait oublier, mais qui reviendrait la hanter le jour ou l’homme parfait viendrait lui demander sa main. Parfait ? Tu ne trouvais pas vraiment et elle ne semblait dire ça que par politesse et rien d’autre. Tu essayas de sourire, mais c’est difficile sans que ça fasse forcé. Tu avais tendance à dire n’importe quoi quand tu étais nerveux. Heureusement, la remarque sur son manteau ne semblait pas trop hors propos vu l’endroit où vous vous trouviez. Elle n’avait pas de manteau, tu aurais dû t’en douter sinon elle l’aurait sorti au lieu de t’obliger à créer une étole de toutes pièces. Elle ne semblait pas plus touchée que ça par l’idée de l’avoir oublié. Ça t’embêtait déjà un peu plus qu’elle. Ce n’était pas dramatique qu’elle se balade ne petite tenue puisque tu l’accompagnerais si vous deviez sortir en ville, mais elle risquait d’avoir froid puisque vous alliez effectivement sortir pour aller en club. Le transplanage avait ses limites, sinon si vous finissiez en club moldu et pas sorcier. La Russie de nuit n’était pas une partie de plaisir. Tu ne dis rien, si elle estimait que ça irait, qui étais-tu pour la contredire ? « Comme tu veux. » Tu trouverais bien quelque chose à métamorphoser si elle avait froid.  

Tu agitas ta baguette pour refermer ton appartement de l’intérieur vu que vous n’auriez pas à sortir pour transplaner. Aloisia attrapa ton bras et tu sus qu’il était le moment d’y aller. « Allons-y. » Il n’y avait plus rien d’autre à dire. Elle portait la bague, mais bien loin de vous en réjouir, il s’agissait plutôt d’une barrière invisible entre vous. Tu posas ta main sur la sienne pour vous faire transplaner devant chez Aleksei. Vous auriez pu arriver par poudre de cheminette, mais c’était non seulement impoli, mais aussi risqué. Rien ne disait qu’ils n’avaient pas décidé d’allumer un feu dans la cheminée. Tu n’avais pas envie de passer le nouvel an à l’hôpital parce que tu étais à moitié brûlé. Tu te concentras sur ta destination, arrivant finalement devant la porte de l’appartement de fonction de stupid face. La musique s’entendait à travers le bois ouvragé, des mélodies russes entraînantes. Tu jetas un rapide coup d’œil à ta montre, 22 h 30, ce n’était pas trop mal compte tenu du fait que vous aviez mangé. Tu relâchas Aloisia, ne voulant pas l’enchaîner à toi plus que de raison. « Allez, c’est parti. J’espère que tu as bossé sur ton russe. »

Tu ne cherchas même pas à sonner, ils n’entendraient rien et si c’était comme d’habitude, la porte n’était pas fermée. Tu testas la poignée, effectivement elle ne l’était pas. Tu t’attendais à être ébloui. Chaque année vous alterniez dans l’organisation de la soirée, et c’était devenue une espèce de compétition amicale entre vous de surpasser la soirée précédente. Visiblement, Aleksei avait cherché à transformer son appartement en club. L’appartement était déjà bien peuplé alors qu’il n’était pas vraiment tard, mais ils ne devaient pas être arrivés depuis très longtemps. Tu saluas rapidement les personnes que tu croisais dans le couloir, présentant Aloisia sans t’attarder. Vous aviez toute la soirée pour rattraper le temps perdu. Les lumières étaient tamisées, des spots colorées dansant le long des murs rendus rouges sang. La décoration était sombre, le noir du ciel étoilé se fondant parfaitement dans la continuité des murs. Sa vue n’était pas aussi spectaculaire que la tienne, mais elle valait quand même le coup et profiter du balcon serait appréciable au bon d’un certain temps. Il avait vraiment dû s’éclater pour décorer. Clairement il avait été aidé, tu savais bien qu’Aleksei était une catastrophe en métamorphose. La musique russe pulsait dans tes oreilles un air que tu n’arrivais pas à reconnaître. Tu te demandas s’il avait engagé un chanteur ou pas. Tu tournas légèrement la tête pour vérifier qu’Aloisia te suivait toujours avant de t’engouffrer dans la marre de corps humains. Tu les connaissais presque tous au moins de vue à force. Tu aurais le temps de les présenter à Aloisia plus tard.

Le russe avait vraiment choisi le contre-pied du bal ministériel. Tu balayas la pièce du regard. Le salon avait été agrandi magiquement pour tenir tous les invités, vous deviez bien être une trentaine et tu te doutais qu’avant minuit, d’autres vous rejoindraient. Une partie de la pièce était dédiée à la piste de danse improvisée, le reste étant occupé par des gens qui discutaient, un verre à la main. Tu aperçus enfin Aleksei, près du bar bien entendu. Tu aurais dû t’en douter. Tu te glissas jusqu’à lui sans qu’il ne se doute de rien, lui donnant une bonne tape dans le dos peut-être de façon un peu plus violente que nécessaire, mais tu avais encore un léger goût amer de son attitude au bal. « Эй приятель. » Tu attendais le moment où il allait poser ses yeux sur Aloisia, grinçant d’avance les dents. Il avait peut-être été préférable que tu la précèdes pour ne pas voir les réactions des gens que vous passiez. Face à vous deux, il semblait vraiment minuscule, enfin pas vraiment minuscule, seuls quelques centimètres vous séparaient, mais ça t’amusait de le penser. Aleksei te colla un verre de vodka entre les doigts avant d’en tendre un à Aloisia pour trinquer. Tu roulas des yeux avant de t’exclamer « na zdrovie ! » et d’avaler cul sec le verre, content d’avoir eu la présence d’esprit de manger quelque chose avant. Tu aperçus Tatyana, une amie de vos années Durmstrang un peu plus loin en grande discussion avec son petit ami et une brune que tu n’apercevais que de dos.  « Обстановка не плохо. » Bien sûr que tu faisais ton difficile. Tu ne comptais pas lui concéder la victoire si facilement. Tu jetas un coup d’œil sur la rousse pour voir comment elle avait supporté le verre. La vodka d’Aleksei était de qualité, tu te demandas s’il avait l’intention de soûler Aloisia. Tu allais les garder à l’œil tous les deux.






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Aloisia Bateson
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MessageSujet: Re: New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia]   New year is living life in a new and fresh time on the same path of destiny [Octasia] EmptyJeu 17 Avr - 21:42

Octavus & Aloisia
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Il me passait la bague au doigt et l'expression de son visage ne manquait pas de me rappelait combien ce geste devait lui coûter. Il semblait préoccupé, comme soucieux du bien fondé de cet acte qu'il n'accomplissait que par soucis du détail. Lui non plus ne regarda pas longtemps l'effet du bijoux sur mon doigt et tous deux détournions le regard pour échapper à cette vision qui rappelait combien tout était terminé. Il préféra changer de sujet et je le suivais dans cette idée avant de lui prendre le bras. Il valait mieux partir maintenant. De toute évidence, nous ne pouvions pas rester dans son appartement sans que la situation ne vienne s'envenimer. Notre complicité retrouvée un bref instant durant le bal du ministère n'avait pas duré bien longtemps, à tel point que je me demandais si je n'avais pas rêvé tout bonnement cet instant. Je n'étais plus aussi joyeuse qu'en entrant, le champagne avait cessé son effet de bien-être. J'avais hâte de pouvoir de nouveau tromper mon cœur avec une boisson, beaucoup plus forte cette fois-ci je n'en doutais pas. J'attrapais son bras, agissant comme si j'étais parfaitement à même d'avoir ce genre de geste sans en subir les conséquences, ce qui était parfaitement faux. J'étais prise entre deux envies : me serrer davantage contre lui ou le fuir sans plus attendre. Je ne prêtais pas attention à ces sentiments contradictoires, même lorsqu'il posa sa main pour raffermir sa prise sur la mienne.

Nous atterrissions devant une porte derrière laquelle il était facile d'imaginer ce qui nous attendait. Je ressentais une certaine appréhension sans pouvoir l'expliquer. C'était peut-être naturel, après tout il n'y aurait personne que je connaissais à cette soirée si ce n'était son meilleur ami. Il me relâcha et j'en restais un instant surprise. Moi qui pensait que c'était important d'apparaître ensemble à notre arrivée, relativement proche pour faire croire à un couple heureux. Bizarrement, je me sentis presque abandonnée par cette distance qu'il instaurait. Il n'avait pas l'air de vouloir jouer aussi bien la comédie devant ses amis proches, contrairement au ministère où il avait été important de ne rien laisser au hasard. Je laissais derrière moi ces pensées et entrais à sa suite dans l'appartement. Appellation étrange puisque l'endroit ne ressemblait absolument pas à un domicile. Il y avait déjà beaucoup de monde et pas assez de lumière pour distinguer les visages sans prêter plus attention que cela. La musique était assourdissante et lorsqu'il s'arrêtait pour me présenter rapidement à telle ou telle personne, je ne parvenais pas à entendre les prénoms et me contentais de sourire en les saluant. C'était grand, bien assez grand pour pouvoir être à l'aise toute la soirée et danser sans problème. Je me demandais bien pourquoi ils comptaient nous faire finir dans un club, le lieu y ressemblait déjà parfaitement. Je voyais bien que je ne passais pas inaperçue et pour une fois, ce n'était pas seulement à cause de mes cheveux roux flamboyants même si ça devait être une raison supplémentaire. Ma tenue était parfaitement en accord avec le style retrouvé chez les autres femmes de la soirée. Un tour d'horizon me fit remarquer que j'étais clairement la plus jeune ici, encore, et n'étais pas vraiment une surprise même si j'espérais que les autres me percevraient comme plus vieille qu'en réalité.

Octavus se faufilait entre les invités et je le suivais avec facilité. Je dégageais une assurance qui n'était que factice mais assez réelle pour ne pas avoir à jouer des coudes pour m'imposer. Il se rapprochait du bar et je le vis lever un bras qu'il abattit plus fort qu'il n'aurait fallu sur un dos à la tête blonde et désordonnée. Il venait de trouver Aleksei. Ce dernier nous regarda à peine, mettant dans nos mains un verre de vodka d'autorité. Je les suivis sans réfléchir, avalant le liquide d'une traite. Comparé à mon premier verre du vendredi, j'avais fait quelques progrès. Je ne grimaçais pas en sentant la brûlure dans ma gorge, c'était une sensation que je reconnaissais assez maintenant. Je posais le verre en souriant, bien plus décontractée maintenant. Effectivement, ça commençait fort. Octavus glissa une réflexion à son ami mais le bruit de la musique m'empêchait de comprendre ce que c'était. Quant à Aleksei, il n'avait pas l'air très enclin à en discuter. Il n'avait pas prêté trop attention à nous jusqu'à maintenant. Et lorsque ses yeux se posèrent sur moi, je me sentis presque aussi gênée qu'après le regard d'Octavus à la découverte de ma tenue. Il ne dit rien, strictement rien pendant quelques secondes, ses yeux remontant de mes jambes à mes yeux plusieurs fois d'affilées. Je me demandais combien de verres il avait bu ainsi, il devait avoir une sacrée avance sur nous. Ou alors cette robe était bien plus ravissante que je ne l'avais cru. Je n'osais pas regarder mon faux fiancé, de peur d'y retrouver une expression qui ne présageait rien de bon. C'était ridicule, je savais pourtant pertinemment qu'il n'était pas jaloux, c'était même sûrement le contraire. Peut-être n'avait-il pas apprécié que je passe du temps avec son meilleur ami, il ne devait pas trop vouloir nous voir sympathiser puisque ce serait la seule et unique fois où nous aurions à être ensemble. Mais ce dernier n'était pas enclin à stopper son inspection.

Je tripotais nerveusement le paquet entre mes doigts avant de me rappeler ce que c'était. Aussitôt, je le tendais au blond devant moi pour lui mettre d'autorité dans les mains alors qu'il sembla sortir un minimum de son hébétement par ce geste. C'était une manière comme une autre de passer à autre chose et puis, ça me libérerait les mains. Je souris en lui demandant d'ouvrir et me risquais un regard complice à Octavus. Durant notre repas sur la terrasse de son bureau, il m'avait parlé de son meilleur ami, me disant qu'il aimait deux choses : le whisky et les femmes. Mon présent était un moyen plus ou moins détourné d'allier ces deux passions. J'espérais qu'il comprendrait le clin d'oeil. Il finit par défaire le couvercle et tira le tissus en le tendant au dessus de ses hanches et je ne pus m'empêcher de rire en voyant sa tête surprise. Effectivement, le kilt quand on ne connaissait pas, ça pouvait surprendre. J'élevais la voix pour me faire entendre, essayant de ne pas trop me moquer de lui.

«- C'est un kilt, une tenue traditionnelle écossaise. Octavus m'a dit que tu aimais la boisson et les femmes, avec ça tu vas toutes les faire tomber c'est sûr ! »

En m'entendant, il finit par se mettre à rire aussi et j'étais soulagée. Au moins, il avait de l'humour et de l'auto-dérision. Il ne prenait ni mal le fait que je lui offre une jupe pour le remercier de son invitation, ni qu'il ait été décrit comme un réel bourreau des cœurs, un dragueur invétéré. Bien au contraire, l'attention semblait le toucher. Peut-être un peu trop. Il me sourit franchement, plongeant ses yeux bleus dans mon regard et m'enlaça subitement sans même que je n'ai le temps de le voir venir. Ses bras serrèrent ma taille et je n'osais pas bouger. Les russes étaient définitivement bien plus tactiles que nous, ou alors j'étais bien plus coincée que je ne le pensais. Au bout d'un moment, je me permis de lui donner une tape amicale dans le dos, comme pour lui rendre de manière moindre son étreinte. Il finit par me relâcher, ses mains tenant toujours mes épaules à bout de bras pour me regarder. J'espérais que le manque de luminosité cacherait un tant soit peu le fait que je devais rougir parce que ce n'était pas prêt de s'arranger.

«- Спасибо Aloisia. И позвольте мне сказать вам, что вы ужасно сексуально. »

Je n'étais pas certaine d'avoir vraiment compris sa phrase et ainsi, ne me lançais pas dans des remerciements sans savoir où je mettais les pieds. Il ne sembla pas s'en formaliser et détourna le regard pour observer son meilleur ami alors que moi, je n'étais pas certaine de vouloir voir la réaction d'Octavus.

© Chieuze


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