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 GIGO - Chapitre 3

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Drago Malefoy
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MessageSujet: GIGO - Chapitre 3   Mer 3 Nov - 15:24

GIGO - Chapitre 3

:pirat: Premier baiser :pirat:

Citation :

Tout avait changé ... comme si tout s'était inversé. Drago avait fait son entrée dans l'Ordre, Sirius avait donné son accord pour qu'il soit l'un des nôtres. Il allait enfin pouvoir commencer une nouvelle vie et se refaire des amis, en parlant de ça, lui et moi étions devenus proche, j'avais fini par le connaître et c'était la vérité, l'ancien Drago avait bien disparu, c'était impossible à y croire et pourtant. Drago était une personne très agréable, capable d'aimer et de partager, au début cela avait été difficile à avaler, mais avec le temps ... Mais je continuais tout de même à me méfier, j'avais confiance, mais c'était difficile d'oublier qui il était vraiment.
Pour être franche, son arrivée n'avait pas été des plus roses, pendant un long moment, beaucoup de membre ne pouvait croire qu'une personne comme Drago avait pu changer, il était mis de côté, critiquer et parfois même menacer. Hermione et moi qui étions devenus ses amis, prenions toujours son parti, ce qui ne plaisait pas beaucoup à Harry et Ron qui ne pouvait accepter ce changement. C'est pour cela que de nombreuses disputes éclataient aux seins du trio mythique et que ma relation avec Harry était mise à dure épreuve (rectification, ce n'est pas vraiment un couple).
Après que Sirius est accepté que Drago face partie de l'Ordre, je l'avais aidé dans son intégration, je devais reconnaitre que cela n'était pas évident pour lui et puis je lui avais fait une promesse et je suis une personne de parole. C'est en partie grâce à ça, que nous nous sommes rapprochés, je considérais Drago comme un bon ami, mais sans cesse je repensais à son passé et quand je voyais sa marque des ténèbres, je me demandais si je ne faisais pas une erreur. Mais de nombreuses fois il m'a prouvé qu'il avait bien changé de camp et que c'était mon ami. Il lui arrivait de m'offrir des cadeaux, ce qui me m'étais mal à l'aise, mais c'était en toute innocence, Drago ne sera jamais qu'un ami pour moi.
Je lui avais aussi promis de monter la garde lorsqu'il se retrouve seul, en effet depuis la menace d'un mangemort, Drago était devenu la principale cible de Bellatrix Lestranges, c'est pour cette raison que Sirius nous as demandé de faire des tours de garde pour nous assurer qu'il ne lui arrive rien. Ce soir-là c'était à mon tour, je venais de saluer Drago lorsque ce dernier m'invita à rentrer, pour commencer, je lui avais dit que cela était impossible, que je devais le surveiller, mais il avait tellement insisté que je n'avais pas pu refuser.
Drago m'invita donc dans l'appartement de sa cousine, il me proposa quelque chose à boire, par politesse je lui demandai un verre d'eau gazeuse. Je pris soin de rester près des fenêtres à surveiller, pour l'instant cela avait l'air calme.

« - Depuis la dernière fois, tu n'as jamais croisé d'autre mangemort ? »

Je devais m'assurer qu'il n'avait pas en contact avec eux, sinon cela aurait pu terminer en massacre, ou plutôt désastreux pour l'Ordre. J'espérais vraiment qu'il ne nous avait pas roulé dans la farine et qu'il était sincère avec nous. Je m'étais attaché à-lui et s'il venait à-nous trahir, je n'ose même pas imaginer la suite. Mais j'étais aveuglé par la crainte alors qu'il m'avait prouvé de nombreuses fois qu'il avait vraiment changé.

Citation :

Sirius avait été grandiose pendant son entrevue avec Drago. Ce dernier s'était même dit que s'il avait eu un père comme ça, il aurait été considérablement plus heureux. Il avait pris conscience qu'il voulait devenir un homme comme lui et, pour tout dire, leur chemin se ressemblait assez jusqu'ici. Ils étaient tous les deux nés dans une famille de Mangemorts avant des trahir tout en allant faire un petit tour du coté d'Azkaban. Oui, ils étaient tristement semblables.
En attendant que Sirius ne convainc les autres membres de l'Ordre de la nécessité de permettre au blondinet de loger au Quartier Général, le jeune Malefoy devait rester chez Tonks, même si cette position avait été récemment découverte par un de ses anciens collègues qui étaient sans doute allé tout raconter à Bellatrix.

Drago avait croisé plusieurs fois Hermione et ils semblaient s'apprivoiser mutuellement à chaque rencontre. En revanche, il avait réussi à éviter juqu'ici de tomber sur Harry et Ronald. Il ne se sentait pas encore la force de retenir les méchancetés qu'il ne manquerait pas de leur lancer s'il se sentait attaquer par eux, ce qui serait plus que probable vu comme les deux garçons avaient la rancune tenace. En fait, c'était Ginny qu'il voyait le plus souvent. Drago était très fier de la manière dont évoluait leur relation. A leur pemière rencontre, elle lui avait jeté au visage qu'il pourrait attendre l'éternité avant qu'elle ne conssente à lui pardonner ses fautes passées. En fait de cela, elle essayait, petit à petit. C'était très prometteur.

Ce soir d'ailleurs, il allait la voir. Enfin, c'était plutôt elle qui venait puisqu'elle dvait faire des rondes avec d'autres membres de l'Ordre pou assurer la protection de leur nouvel allié. Certains gardiens restaient loin et ne lui adressaient pas la parole pendant les heures où ils restaient plantés non loin du petit appartement.
Pour Ginny, c'était différent et c'est cette raison qu'il insista pour qu'elle entre. Il avait un rgument imparable de toutes manières : plus près elle serait, meux elle pourrait le protéger puisqu'apparemment, le fait qu'il recouvre la possessin d'une baguette magique était exclu.
Il venait de rempli un verre d'eau gazeuse pour la rouquine lorsqu'il entendit sa question.

« - Depuis la dernière fois, tu n'as jamais croisé d'autres mangemorts ? »

Machinalement, il faillit répondre que non mais ce n'était pas la vérité et il avait donné sa parole à Sirius qu'il n'essayerait de tromper personne. En la rejoignant près de la fenêtre, il fronça les sourcils d'un air embêté et lâcha le morceau :

_ En fait... si.

Ginny devait être surprise par cette réponse alors il expliqua :

_ Je préfère ne pas te dire ton nom parce qu'elle peut encore décider de venir de notre coté. Elle est Mangemort par... tradition familiale dirons-nous, mais elle rêve d'indépendance. Je pense que voir la mienne lui aura donné des idées. Et je suis certain qu'elle ne me dénoncera pas...

Effectivement, Pam-Annda Ashfield avait promis de garder le silence sur ce qu'elle savait. Pourquoi ? Parce qu'elle était amoureuse de Drago et qu'elle ne voulait pas lui porter préjudice. Si Voldemort avait encore été en vie, Drago n'était pas sûr qu'elle lui aurait cette fleur mais à présent qu'il n'était plus, la directrice du bureau international des lois magiques doutait de tout.

Sans réelle volonté de changer de sujet, Drago glissa :

_ Pas mal de membres de l'Ordre doivent être fâché contre Sirius, non ? Je veux dire... A cause de sa tolérance envers moi.

Citation :

Je venais de lui demander s'il avait déjà eu l'occasion de croiser un mangemort depuis la dernière fois, je m'attendais à ce qu'il me dit non, mais c'est le contraire qui se produisit, lorsque je l'entendis dire : oui, je me retournais immédiatement et le fixait, se moquait-il de moi ? On lui fait confiance et voilà comment il nous remercie, on voit qu'il n'a pas perdu de temps, alors que j'allais lui dire ce que je pensais de cet acte idiot, il prit la parole et m'expliqua plus clairement. Une mangemorte qui veut changer de camps, c'est la mode en ce moment j'ai l'impression. A entendre ça, je ne pouvais m'empêcher qu'ils étaient des lâches, ils attendent la fin de la guerre pour changer de chemin, à quoi ils jouent ?

" - J'espère pour toi que ton "amie" saura garder le secret, déjà que la situation est assez tendue, il ne manquerait plus que ça. Drago il faut que tu apprennes à tenir ta langue, si tu dis à tous tes amis ce que tu fais et où tu es, cela pourrait se retourner contre toi. Je ne dis pas, que tu dois arrêter de leur parler, mais fait attention, ce n'est pas une situation à prendre à la légère. "

Cela ne devait pas être évident, mais il devait se méfier, déjà que Bellatrix le surveille au millimètre près, elle saurait capable de l'espionner à travers ses amis, à l'aide d'un Imperium ou tout simplement grâce à du bourrage de crâne. Les mangemorts se laisse facilement avoir, cela pourrait mal tourner il devient trop naif.
Drago aborda un sujet qui était assez tendu en ce moment "Sirius", il me demanda si les membres de l'Ordre étaient fâchés contre le chef à cause de sa tolérance envers Drago. Mais j'étais rassuré qu'il m'est dit la vérité, il aurait pu tout simplement dire qu'il n'en avait jamais rencontré, mais il m'avait fait confiance. Mais je n'aimais pas beaucoup ce qu'il venait de m'annoncer, nous avions pour mission de le protéger des mangemorts, mais s'il s'amuse à se mettre en contact avec eux, cela risque de mal se terminer.

" - Il y en a qui lui en veulent, d'autres qui ne comprennent pas son choix, mais Sirius n'en a strictement rien à faire. L'avis des autres lui est totalement égal, espérons seulement que nous n'auront pas à regretter notre choix "

Je lui fis un clin d'oeil pour le rassurer, c'était en quelque sorte une mise en garde, mais je voulais avant tout le taquiner, Drago avait finis par connaître mon humeur et mes petites remarques n'avaient plus aucun effet désormais. Je pris le verre que Drago m'avait apporté et commença à boire, il faisait une chaleur torride ces derniers-temps, s'en était presque insupportable.

Citation :

Comme il s'en doutait, Ginny ne réagit pas favorablement à ce qu'il venait de lui apprendre. En fait, elle fut même plutôt dure :

" - J'espère pour toi que ton "amie" saura garder le secret, déjà que la situation est assez tendue, il ne manquerait plus que ça. Drago il faut que tu apprennes à tenir ta langue, si tu dis à tous tes amis ce que tu fais et où tu es, cela pourrait se retourner contre toi. Je ne dis pas, que tu dois arrêter de leur parler, mais fait attention, ce n'est pas une situation à prendre à la légère. "

Le blondinet baissa tristement la tête et serra la mâchoire, comme un enfant à qui on viendrait de mettre une grande claque injustifiée.
Quand avait-il dit que la Mangemorte en question était son amie ? Il ne la connaissait que de vue et lui avait rarement adressé à la parole. Peut-être que si la rouquine l'avait su, elle aurait été encore plus alarmée. Alors il ne dit rien.
Au fond de lui, Drago était blessé par la formule qu'elle avait utilisé : "si tu dis à tous tes amis". Il n'avait AUCUN ami. N'était-ce pas clair ? Avant qu'il puisse objecter sur ce point-là cependant, son interlocutrice enchaîna sur la question à propos de Sirius.

" - Il y en a qui lui en veulent, d'autres qui ne comprennent pas son choix, mais Sirius n'en a strictement rien à faire. L'avis des autres lui est totalement égal, espérons seulement que nous n'aurons pas à regretter notre choix "

En entendant la fin de la phrase, Drago releva soudainement la tête vers Ginny, une expression outrée peinte sur le visage. Il la perdit lorsqu'il la vit lui faire un clin d'oeil, preuve qu'elle le taquinait. C'est vrai que la demoiselle n'était pas avare de plaisanteries et Drago, à quoi on en faisait rarement, ne les comprenait pas toujours. Cette fois, il esquissa un petit sourire gêné et reporta son attention sur ce qui se passait dans la rue, au delà de la fenêtre.
Après quelques minutes de silence, il soupira et posa sa main paume contre le verre. Il était froid et cela lui faisait beaucoup de bien.

_ Il est trop bon avec moi... C'est ce que j'espérais bien sûr mais je ne vaux pas la perte de ses amis et alliés. Dire qu'il pourrait juste me faire avaler de force du Veritaserum pour que j'avoue tout ce que je sais avant de me renvoyer à Azkaban...

A cette évocation, il se sentit frémir et il crispa machinalement ses ongles sur la vitre dans un crissement horrible. Puis il posa son front contre avant de fermer les yeux. Ginny était tout à coté de lui. Il l'entendait respirer. Il aurait voulu poser une main sur son coeur pour sentir en sentir les battements et régler les siens dessus. Sa présence était vraiment d'un grand réconfort pour lui. Il aurait aimé le lui dire mais il ne savait pas comment faire. Son père ne lui avait que trop dit qu'exposer ses moindres sentiments rendait faible et que la faiblesse était le pire des fléaux.
Les yeux toujours clos, il murmura juste :

_ D'ailleurs, toi aussi tu es trop gentille avec moi... Je ne le mérite pas du tout

Citation :

Je n'avais pas remarqué que ce que je venais de dire avait blessé Drago, du moins lui avait fait quelque chose, car je le vis baisser la tête, comme pour dissimuler quelque chose, je préfèrais ne rien demander, s'il tenait à m'en parler il le ferait lui-même.
J'essayais de chercher qu'est-ce que j'aurais pu dire qui aurait pu le toucher à ce point, le fait que je lui parle de ses amis ? Cela avait du lui rappeler ce qu'il avait été obligé d'abandonner pour rejoindre l'Ordre. Après réflexion je compris pourquoi il réagissait ainsi, si cela devait m'arriver je serais dans le même état que lui ...
Je voulais essayer de lui remonter le moral en le taquinant, c'est pour cela que je fis exprès d'aborder le sujet "confiance", Drago leva la tête et je pus croiser son regard de chien battu, je m'empressais de lui faire un clin d'oeil, il finit par sourire. Ouf, il avait compris que je rigolais, cela ne devait pas être évident pour lui, il me connait depuis peu de temps, je devrais essayer d'être moins direct avec lui.
C'est la première fois que je ressens cela pour une personne, je veux dire une personne du camp adverse, ancien ... Drago s'approcha de la fenêtre et observait la rue, son regard était perdu et vide, il prit la parole et parlait de Sirius, il était gêné que le chef de l'Ordre puisse perdre des amis ou des alliées uniquement par sa faute, je pouvais comprendre sa façon de penser, car cela n'est pas évident pour tout le monde.
Il finit par parler du véritasérum, mais il est devenu fou, comme s'il faut avoir recours à ce genre de solution, c'est tout simplement insultant et irrespectueux.

" - Tu es idiot où quoi ? Pour qui nous prends-tu ? Jamais nous n'allons nous abaisser au véritasérum. Chez les mangemorts c'est peut-être normal, mais chez nous non, nous respectons nos membres et leurs faisons confiance. Si tout le monde doute de chacun, ce n'est plus possible de vivre ainsi. Sirius sait ce que tu vaux, tu lui as dit que tu voulais être une meilleure personne et bien il veut te donner cette chance. Dumbledore avait confiance en toi, nous ne pouvons que suivre son jugement. "

Je posais ma main sur son épaule pour lui faire comprendre que nous étions là et avions confiance en lui. Ce n'est pas évident de vivre ainsi, de douter de soi, de s'inquiéter pour les autres. Il veut vivre une seconde vie, il ne doit pas passer à côté, s'il peut changer du Drago que je connais, je ferais tout pour l'aider. Pour l'instant j'avais l'impression de voir une autre personne en face moi. Comme si l'ancien Drago s'était évaporé pour laisser place à une personne possédant un coeur. J'essayais d'évacuer les pensées négatives qui me disaient qu'il agissait ainsi pour mieux m'abattre, qu'il essayait de gagner mon affection pour la retourner contre moi. Mais je restais sur la défensive, ce n'est pas ainsi qu'il pourrait s'en sortir. Il est seul, face aux membres de l'Ordre. Seul Sirius, Tonks, Hermione et moi-même avons accepté son entrée. Je ne peux pas me défiler ainsi et c'est étrange comme sensation, mais j'ai envie de l'aider ...
Il regardait toujours à travers la fenêtre et finit par dire que j'étais trop gentille avec lui, qu'il ne le méritait pas. Cette phrase me figea sur place, je ne savais quoi dire. C'est vrai que ces derniers temps, j'avais complètement changé. Il y a peu de temps, je voulais le tuer et là je veux l'aider, c'est absurde comme situation, mais c'était ainsi.

" - Si tu préfères je peux être méchante, je sais très bien le faire "

Je ne savais pas quoi répondre, je préférais donc esquiver sa remarque en espérant qu'il allait passer à autre chose. Je n'avais pas d'explication pourquoi j'étais gentille avec lui, ce n'était pas vraiment de la peine, mais je voulais l'aider, au moins j'étais sur de ça ...

Citation :

" - Tu es idiot où quoi ? Pour qui nous prends-tu ? Jamais nous n'allons nous abaisser au véritasérum. Chez les mangemorts c'est peut-être normal, mais chez nous non, nous respectons nos membres et leurs faisons confiance. Si tout le monde doute de chacun, ce n'est plus possible de vivre ainsi. Sirius sait ce que tu vaux, tu lui as dit que tu voulais être une meilleure personne et bien il veut te donner cette chance. Dumbledore avait confiance en toi, nous ne pouvons que suivre son jugement. "

Voilà que Ginny parvenait encore à lui remonter un peu le moral. A l'évocation de Dumbledore, Drago esquissa un discret sourire avant de lâcher un petit soupir et de fermer les yeux. Elle avait raison. Si l'ancien directeur de Poudlard avait été encore en vie, il aurait été le premier à croire en la volonté de rédemption du blondinet. Il le lui avait même dit à une époque. Sans sa présence, convaincre l'Ordre du Phoenix de sa bonne foi avant été beaucoup plus difficile. Du reste, il n'y était pas encore parvenu. Mais Dumbledore avait réussi à faire accepter des gens au passé plus que douteux tel que Severus Rogue. Alors pourquoi pas lui. D'ailleurs, l'ancien Serpentard était tombé des nues en découvrant que son professeur préféré faisait lui aussi parti de l'Ordre, mais ceci est une autre histoire...

Drago fut rappelé à la réalité par la main que Ginny venait de poser sur son épaule. Il ouvrit lentement les yeux et y jeta un discret regard quelque peu ahuri. Qu'est-ce que ça signifiait ? Ce genre de démonstration d'affections avait le don de perdre complètement le jeune Malefoy. Il en avait reçu si peu durant sa jeune vie... Bien sûr, il était déjà arrivé que sa mère le serre dans ses bras, pour Noël ou pour son anniversaire. Seulement quand son père n'était pas là ou ne regardait pas bien sûr. Lucius disait qu'il y avait une différence entre ressentir des choses et en faire montre à l'entourage. D'après lui, seule la première proposition était acceptable. La pratique de cette froidure gestuelle avait fait de son fils quelqu'un de peu expansif et de mal éclairé sur sa signification.
Sur ce coup-là, il ne savait vraiment pas quoi en penser puisqu'il n'osait pas imaginer – malgré les preuves qu'il avait depuis quelques jours régulièrement sous les yeux – que Ginny puisse ressentir ne serait-ce que quelque chose approchant de la sympathie pour lui.
En tous cas, à force de la regarder à la dérobée, il se mit à bouillir d'envie de poser la sienne dessus pour apprécier sa température et sa douceur.

" - Si tu préfères je peux être méchante, je sais très bien le faire " fit-elle avec malice, encore pour le taquiner.

Alors, comme si tout à coup il avait peur qu'elle l'enlève, Drago se hâta de poser sa main sur celle de Ginny en disant :

_ Non ! C'est... c'est bien aussi quand tu es gentille...

La peau de la rouquine était chaude comparée à la sienne si froide. Il aurait aimé qu'elle le sert dans ses bras pour le réchauffer tout entier. C'était très troublant. Drago obervait son visage, pas directement mais dans le reflet de la vitre. Il était vraiment très beau, surtout lorsqu'il affichait ce petit air faussement concentré.
Le blondinet se demanda en son fort intérieur ce que Ginny pouvait bien penser de lui physiquement. Est-ce qu'elle aimait ses cheveux blonds qui déplaisaient à tant de monde ? Est-ce qu'elle soutenait sans mal son regard gris teinté de bleu si triste ou est-ce qu'elle se forçait ? Prenait-elle plaisir à entendre sa voix parfois traînante qui horripilait certaines personnes ? Depuis quelques jours, toutes ces questions étaient importantes, malgré leur futilité apparente.
Drago aurait voulu être aimé de Ginny comme il avait voulu être aimé de ses parents, mais pas à n'importe quel prix cette fois-ci. Il voulait être aimé pour lui et non pour une personne qu'on voudrait le faire devenir, ce qui était tout nouveau. Sa récente liberté lui avait donné le goût de la vérité.

Drago tourna la tête vers la jeune femme et lui décrocha un sourire comme il n'en avait encore jamais eu pour personne. Il rayonnait de sincérité, de bonheur et d'un petit quelque chose encore non identifiable pour lui.
Il ouvrit d'abord la bouche pour dire quelque chose mais il se ravisa. Ne voulant pas gêner celle qui essayait d'être son amie par son silence, il opta pour le premier sujet qui passa par la tête :

_ Tu veux qu'on fasse quelque chose ? ... Pour s'occuper.

Il avait lancé cela avec décontraction, sans vraiment d'idées derrière la tête.

Citation :

Drago posa sa main sur la mienne, à quoi jouait-il bon sang ? Il finit par me regarder et je pus enfin voir un sourire se dessiner sur son visage. C'était la première fois qu'il souriait ainsi, il avait l'air heureux. Pour l'instant j'avais seulement vu un Drago martyriser, blesser et triste, mais à le voir ainsi, cela était terminé. Immédiatement j'enlevais la mienne, gêné par la nouvelle situation. Ne voulant pas croiser son regard, j'observais la rue qui était face à nous. Des familles étaient de sortie, la guerre terminée, la paix et la sérénité étaient revenues et la joie avec. Plus personne n'avait peur ou n'avait besoin de se cacher, nous étions libre et heureux. Du moins pour certaines personnes parce que même si Voldemort n'est plus de ce monde, son règne est toujours vivant et ses mangemorts aussi.
Drago me demanda si je voulais faire quelque chose, il n'avait pas tort, regarder l'extérieur devenait vite lassant. Je m'éloignais de la fenêtre et partit m'installer sur le canapé, il commençait à se faire tard et mon estomac commençait à avoir faim.

" - Et si on commandait quelque chose à manger. Vu l'heure qu'il est, c'est plus prudent que tu restes ici"

Et puis cela allait pouvoir détendre l'atmosphère. C'est vraiment une situation étrange, car en ce moment je pensais à Harry, vraiment stupide comme attitude, mais j'avais l'impression que je faisais quelque chose de mal pour lui. Je me sentais coupable de quelque chose que je n'avais même pas commis et surtout qu'est-ce que cela pourrait être ? Je devenais folle avec le temps.
Perdu dans mes pensées, je n'avais pas remarqué la gazette du sorcier qui se trouvait sur la table basse, en première page se trouvait un article sur les Harpies, qu'est-ce que cette vieille chouette a encore pu dire de désagréable sur mon équipe. Je me penchais pour attraper le journal et tournait les pages pour arriver à la rubrique des sports. C'était évident qu'elle allait parler de notre défaite en finale.

"- Cette vieille chouette mériterais de se prendre un chauve-furie. Elle ne sait faire que critiquer, comme si nous étions fièrent d'avoir perdu la coupe "

Drago n'aurait pas de difficulté à me demander de quoi je parlais. En parlant de ça, je me demande s'il sait que je suis devenue une Harpie ? Cela devait être le cadet de ses soucis à l'époque. Furax, après ce que je venais de lire, je posais le journal brutalement sur la table basse et croissais les bras, si seulement quelqu'un pouvait lui rabattre son clapet.

Citation :

Elle avait retiré sa main. Elle l'avait retiré. En hâte. Comme si ce simple contact l'avait brûlée. Ou comme si elle avait eu peur qu'il la salisse...
Le coeur de Drago fut foudroyé et il fit un pas en arrière sans vraiment s'en rendre compte. Un sentiment de colère et de tristesse mêlées l'avait submergé et il tentait de ne pas se noyer. Pour dissimuler son mal, il alla jusqu'au canapé et planta ses ongles dans un coussin qui n'avait rien demandé.

" - Et si on commandait quelque chose à manger ? Vu l'heure qu'il est, c'est plus prudent que tu restes ici," suggéra la jeune femme à l'origine de son trouble.

Manger ? Drago n'y pensait pas souvent et son ventre ne le lui rappelait pratiquement jamais. C'était comme ça depuis Azkaban. Ce dont on l'avait nourri là-bas était indigne d'être appelé "nourriture" et il avait appris à détester l'heure des repas à la longue.
D'un geste lent, il fouilla dans le tiroir de la table basse pour sortir une pile de dépliants. Oui, il ne fallait pas s'attendre à le voir passer derrière les fourneaux étant donné qu'il ne savait même pas comment allumer le gaz de la cuisinière. Il fit glisser ses trouvailles sur la table pour que Ginny fasse son choix mais alors qu'il allait lui suggérer, il surprit l'air ennuyé peint sur son joli visage. Elle était en train de lire la une de la Gazette du Sorcier qu'avait rapporté Tonks la veille. La Métamorphomage tenait à s'assurer que l'évasion de Drago d'Azkaban n'avait pas été ébruitée.

"- Cette vieille chouette mériterait de se prendre un chauve-furie. Elle ne sait faire que critiquer, comme si nous étions fières d'avoir perdu la coupe. "

En entendant le mot "chauve-furie", un souvenir humiliant surgit de sa mémoire et même si ça n'avait cette fois pas de rapport avec lui, il ne put s'empêcher de lui lancer un regard nuageux avant de reporter son attention sur le canard qu'elle avait abandonné sur la table rageusement.
Le gros titre dénonçait la récente défaite des Harpies - lamentable d'après la journaliste - et la photo montrait un poursuiveur adverse en train de ridiculiser la gardienne des rouge en enfonçant le souafle dans l'un des anneaux.
Le blondinet parcourut rapidement du regard l'article qui y était associé et lut le nom de Ginny parmi ceux des joueurs. Il releva les yeux vers la demoiselle et risqua :

_ Ah... C'est vrai que tu joues au Quidditch professionnel.

En fait, il avait toujours beaucoup aimé ce sport - tant y jouer que le regarder - et il avait déjà vu un match des Harpies.
Il garda le silence un moment, fixant obstinément le journal. Il ne savait pas quoi faire. Il voyait que Ginny se sentait mal et il aurait voulu faire quelque chose pour qu'elle aille mieux mais il n'avait jamais réconforté quelqu'un de toute sa vie. Qu'était-il sensé dire ? La journaliste fouineuse avait déja écrit quelques papiers sur son compte, flattant son physique mais insultant son intelligence au passage.
Il s'éclaircit la gorge et commença :

_ Tu sais, même si les gens lisent ce qu'écrit Skeeter, ils savent que ce n'est qu'une... qu'une folle furieuse. Il ne faut pas que ça t'atteigne...

Il se sentait très maladroit.

Citation :

Je ne pouvais de m'énerver après avoir lu ce qu'avais écrit cette vieille chouette, mais c'était du passé et rien ne pourrait changer cela. Nous avions perdu le championnat, nous essayerons de gagner le prochain, ce n'est pas ainsi, que je deviendrais une bonne joueuse si je vis toujours dans le passé.

" - Et oui je suis une joueuse. Même l'une des meilleures "

Vantarde ne faisait pas partie de mes qualités, je disais cela uniquement pour apaiser l'ambiance qui était devenue étrange. Je venais d'éclater de rire, je ne sais même pas pourquoi d'ailleurs, mais rire est agréable, c'est toujours mieux que de sombrer dans le silence et la dépression, je savais que rire ne faisait pas partis des passe-temps favoris de Malefoy, avec ce qu'il avait vécu et ce qu'il allait arriver, c'était tout à fait normal.
Il avait pris la parole et essayait de me remonter le moral, c'était vraiment très adorable de sa part, désormais l'attitude de Drago ne me choquait plus, il avait changé et le voir ainsi était certes déconcertante, mais je m'y faisais avec le temps. "Folle furieuse", je n'aurais pas dit mieux, je l'observais tout en l'observant et dire qu'il y a peu de ça, cela aurait été impossible qu'il puisse parler ainsi. Je venais de plier mes jambes tel un bouddha et était face à Drago. J'étais redevenu calme et essayais de trouver des réponses.

" - Tu as tellement changé, comme si l'ancien Drago n'avait jamais existé "

Perdu dans mes pensées, je revoyais toutes les horreurs qu'il avait pu nous faire à Poudlard, tout ce qu'il avait dit. Il n'avait pas changé d'apparence, contrairement à son coeur. C'était vraiment incroyable, je n'aurais jamais pensé qu'une personne puisse changer à ce point. Mais je ne vais pas m'en plaindre, au contraire, en Drago j'ai trouvé un ami que je ne voudrais pas perdre.

" - S'il te plait, dit-moi que cela n'est pas une supercherie et que tu es sincère avec moi "

Je venais d'ouvrir mon coeur, je voulais tellement y croire, savoir qu'il m'aimait comme une amie, qu'il avait confiance et que je n'étais pas qu'un vulgaire pantin qu'il se servait pour arriver à ses fins, si cela devait arriver, je n'ose même pas imaginer la suite. Je continuais à l'observer pour essayer d'apercevoir le moindre geste de son visage, voir s'il allait être trahis par ce dernier ou s'il était sincère comme il me l'avait assuré.
Je ne pouvais m'empêcher de penser que cela n'est qu'une tromperie et cela m'angoisse. Savoir qu'il pourrait nous trahir, se servir de nous pour accomplir sa mission me détruisait. Je m'étais attaché à-lui et je ne voulais pas que cela se termine ainsi. J'avais de nombreux amis, ce n'est pas ça le problème, mais avec Drago c'est totalement différent. Je ne saurais l'expliquer, mais je ne veux en aucun cas que cela se termine. Je n'avais même pas remarqué mon attitude et mon regard qui avait dû me trahir ...

Citation :

" - Tu as tellement changé, comme si l'ancien Drago n'avait jamais existé "

Le blondinet se sentit rougir et il baissa la tête pour le dissimuler avant de passer une main dans ses longs cheveux blancs, avec une désinvolture feinte. Le regard de Ginny le troublait maintenant qu'elle le voyait enfin comme il avait voulu qu'elle le fasse. La faire changer d'avis sur son compte était probablement la seule action qu'il avait mené seul et avec succès durant sa vie. La plus difficile aussi.

" - S'il te plait, dit-moi que cela n'est pas une supercherie et que tu es sincère avec moi "

En entendant ces paroles, Drago releva la tête vers la rouquine. Ses petits yeux gris étaient écarquillés de surprise. Sans préméditation, il se leva, sauta par dessus la table basse et se rassit dessus en virant la Gazette du Sorcier sur le parquet plus loin. Ainsi, il était tout proche de Ginny, installée sur le canapé à moins de trente centimètres de lui. Tout en la fixant intensément dans les yeux, il posa une main hésitante sur l'un de ses genoux.

_ Ce n'est pas une supercherie. Je le répèterai jusqu'à ce que tu me crois, car c'est la vérité.

Le blondinet contracta sa mâchoire et mordit la lèvre inférieure avant de reprendre avec beaucoup de douceur :

_ Je n'ai jamais été aussi bien dans ma peau, tu sais. Et je sais que c'est grâce à toi. Tu m'as soutenu et cela permit de me trouver, parce qu'avant que les autres croient en moi, il fallait que je crois en moi-même. Sans toi, je n'y serai pas parvenu.

Sa gorge se serra et il sentit qu'il allait faire une révélation qui allait lui coûter. Malgré la pudeur et la timidité qui lui intimaient de se taire, il poursuivit :

_ Quand je t'ai revu ici pour la première fois et que m'as dit que tu ne pourrais jamais me pardonner mes actions passées, j'étais dévasté. Parce que si personne ne voulait me pardonner, je n'avais aucune raison de vouloir changer. Et puis, il y avait autre chose aussi... Le fait que...

Il s'interrompit. Non, il ne pouvait quand même pas lui dire que le fait qu'au moins elle lui pardonne était important, plus important que le pardon de tous les autres sorciers réunis. C'était peut-être un peu tôt et il allait l'effrayer. Non ?
Ma main que Drago avait posé sur le genou de Ginny bougea légèrement, comme pour une caresse.

_ Enfin, quoi qu'il en soit, c'est trop tard maintenant. Tous les deux, nous sommes liés. Je sais que si tu cessais de m'encourager, je n'avancerai plus.

Drago suspendit son souffle un instant avant de lâcher :

_ Tout ce que j'espère maintenant, c'est que je pourrais devenir quelqu'un que tu pourrais... faire un plus plus que supporter. Apprécier, pourquoi pas... Ou même aimer...

Le jeune Malefoy n'était pas trop mécontent de son coup. La formulation était assez vague pour paraître totalement innocente ou au contraire très sérieuse. Il laissait donc à Ginny le soin de l'interpréter comme elle le souhaitait. Ce faisant il avait plongé ses yeux gris aux reflets bleutés dans son regard et lui adressa un faible sourire.

Citation :

Le geste de Drago me fit sursauter, il venait de se lever et avait jeté la gazette loin de nous, avant de se retrouver assit sur la table basse à quelque centimètre de moi. Par la même occasion il avait posé sa main sur l'un de mes genoux, je n'avais pas pris la peine de l'enlever, car il venait de m'avouer que c'était la stricte vérité, que cela n'était pas une supercherie, qu'il était vrai avec moi,depuis toujours, tout ce que nous avions vécu était vrai. Ce n'était pas un pur mensonge uniquement par intérêt. Je ne l'avais pas lâché du regard, je voulais encore l'entendre dire qu'il était sincère depuis le début, que je me trompais sur toute la ligne et que c'était mon ami.
Il avait fini par dire qu'il n'avait jamais été aussi bien que depuis qu'il m'avait connus et que c'était grâce à moi qu'il se sentait bien. Je sentis mes joues devenir chaudes et je baissais la tête pour me cacher tout en souriant, il savait trouver les mots juste pour mettre une fille mal à l'aise, mais tout en lui faisant plaisir. Je continuais de l'écouter, l'entendre dire toutes ces jolies choses, me m'était mal à l'aise, mais maintenant j'étais certaine qu'il disait la vérité, à voir son visage, il était sincère, on pouvait clairement lire cela dans ses yeux.
Mais quelque chose m'interpella lorsqu'il commença sa phrase, mais sil se stoppa net, "Et puis, il y avait autre chose aussi... Le fait que..." que voulait-il dire ? Mais il fit exprès de passer à autre chose, mais à quoi pensait-il ? Maintenant j'étais curieuse de découvrir de quoi il pouvait bien s'agir. Et puis tout d'un coup, je sentis la main de Drago bouger doucement sur ma cuisse comme ... une caresse ? Ce geste m'avait interpellé, car généralement il n'était pas aussi "proche". Lui qui était si timide, distant, discret, j'avais l'impression qu'il commençait à se sentir à l'aise avec moi, mais dans quel sens ? Ce changement soudain d'attitude ne plaisait guère, j'espère pour lui qu'il ne fera rien de stupide.
Je n'avais pas osé ouvrir la bouche, ou même bouger, je continuais à l'observer, mais mes pensées étaient focalisées sur sa main qui se trouvait toujours sur ma cuisse, à quoi jouait-il ? Peut-être que c'était moi qui me faisait des films, comme d'habitude, pour lui ce geste est tout banal, ne voulant rien signifier, c'est moi qui doit être en train de m'enflammer pour rien ... "Tous les deux, nous sommes liés" je ne sais pourquoi, mais je trouvais son attitude très bizarre, j'espère vraiment que cela ne veut rien dire pour lui, qu'il agit qu'en simple ami, mais cette situation est très déstabilisante, je sentais mon coeur battre à 100 à l'heure, mes mains étaient devenues moites, j'étais devenue toute bizarre, c'était la première fois que cela m'arrivait. Enfin j'avais déjà ressenti ça avant mais c'était il y a très longtemps et puis c'était ... pour Harry ??? Non ! Non ! Non ! Non ! je suis en train de dérailler, vraiment n'importe quoi.
Pour dissimuler mon mal être, je regardais dans la cuisine, j'essayais de fuir son regard. C'était impossible, il s'agit de Malefoy, lui qui était au courant de l'assassinat de mes parents, lui qui était un mangemort, il était mon pire ennemi à Poudlard et puis je suis amoureuse de Harry, c'est juste qu'il m'a prise de court et que je n'ai pas l'habitude de le voir aussi proche avec quelqu'un. J'étais en train de délirer complètement. Mais j'étais inquiète, que voulais-il à la fin ? Je n'aimais pas du tout ça, mais ce n'était pas le moment de s'énerver, cela allait passer, il me tarde de partir ...
"Tout ce que j'espère maintenant, c'est que je pourrais devenir quelqu'un que tu pourrais... faire un plus plus que supporté. Apprécier, pourquoi pas... Ou même aimer..." Cette fois-ci, je n'avais pas eu d'autre choix que de le regarder une nouvelle fois. J'essayais de rassembler mes pensées pour trouver quelque chose à dire ou faire, comme si je cherchais la réponse à une énigme. Je devais retrouver mes esprits et arranger la situation, nous étions de simples amis, rien de plus. Je venais de prendre sa main avant de commencer à parlé

" - Bien sûr que je t'aime, je t'aime comme un ami. Si ce n'était pas le cas, je n'aurais jamais fait tout ça pour toi. J'ai appris à te connaître et je ne le regrette vraiment pas. Je suis rassurée, après tout ce que tu viens de me dire. Désormais mes craintes sont oubliées, le principal est que tu restes avec nous "

J'avais réussi à dire quelque chose de convenable, j'avais insisté sur le fait que c'était mon ami, il ne pouvait pas en être autrement. Ce qu'il venait de me dire précédemment était toujours dans ma tête, comme si cette phrase avait une signification particulière, il avait simplement envie qu'ont deviennent de bons amis, je ne vois pas de mal là-dessus et puis il s'agit de Malefoy, lui tomber amoureux d'une Weasley, laissez -moi rire. Et puis dans le cas contraire cela n'arrivera jamais, Drago est mon ancien ennemi et je suis en couple avec Harry, ce n'est pas mon genre d'aller voir ailleurs.
Après lui avoir souri, pour ne pas qu'il se vexe, car la situation était déjà assez compliquée comme ça, je me levais pour me diriger vers la cuisine pour aller me servir un verre à boire, mine de rien j'étais assoiffé, je n'avais plus de salive, être stressé à cause de ça, je ne tourne vraiment pas rond. Je me mis à rire doucement, qu'est-ce que je pouvais être stupide parfois. J'étais donc dans le couloir qui menait à la cuisine ...

Citation :

Ginny avait pris la main du blondinet dans la sienne et avait apparemment décidé de lui porter le coup de grâce :

" - Bien sûr que je t'aime, je t'aime comme un ami. Si ce n'était pas le cas, je n'aurais jamais fait tout ça pour toi. J'ai appris à te connaître et je ne le regrette vraiment pas. Je suis rassurée, après tout ce que tu viens de me dire. Désormais mes craintes sont oubliées, le principal est que tu restes avec nous "

Comment voulez-vous que Drago comprenne autre chose que « je suis amoureuse de toi » ?! Lui à qui on ne s'était jamais réellement intéressé. Lui qu'on n'avait jamais aimé pour ce qu'il était.
Quand elle le libéra de son emprise pour se lever, il la suivit des yeux, laissant glisser son regard appréciateur de ses longs cheveux de feu jusqu'à la courbe de ses hanches et la finesse de ses jambes. Il sentit sa gorge se serrer. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas tarder à battre des records de stupidité s'il laissait son esprit vagabonder de la sorte.

Sans s'en rendre réellement compte, il se leva lui aussi et lui emboîta le pas discrètement. Dans sa tête, ces mots résonnaient : "Bien sûr que je t'aime" et le rendaient fou. En chaussettes sur le paquet, il ne faisait aucun bruit. Il observait la manière dont son corps bougeait lorsqu'elle se croyait libérée du regard des autres. Il y avait encore quelque chose de félin et d'infiniment gracieux.
Drago sentait son coeur battre la chamade. Pire, il l'entendait...

*Po-pom... po-pom... po-pom... *

Lorsqu'ils arrivèrent dans le petit couloir qui s'ouvrait sur la cuisine, le jeune homme tendit la main vers elle. Alors qu'il allait effleurer son épaule, il se retint et laissa retomber son bras le long de son corps, en serrant les dents. Ginny poursuivit sa route. Elle approchait à présent du lavabo et Drago se mangeait un ongle compulsivement, ne sachant pas quoi faire. Finalement, il se décida. Comme elle amorçait l'action d'ouvrir un placard contenant les verres, il attrapa sa main qui couvrait déjà la poignée de la porte et resta immobile une seconde, le temps d'humer ses cheveux flamboyants au parfum enivrant à présent sous son nez. Puis il exerça une petite pression sur sa hanche pour la faire se retourner. A présent, ils se faisaient face dans un silence impressionné.

Le jeune homme se sentait si puissant et il était si déterminé... Ses yeux de glace s'étaient embrasés et il regardait son amie d'une manière qui ne laissait aucun doute sur la suite des évènements. Il l'avait hypnotisée. Lentement, il déposa la main de Ginny qu'il n'avait pas encore lâchée dans son propre cou pour sentir ses doigts sur sa peau si fine et pale. C'était comme il se l'était imaginé. Après avoir esquissé un tendre sourire pour la mettre en confiance, il la saisit à la taille et l'assit d'autorité sur le rebord de l'évier. Elle ne pesait rien du tout, moins qu'une plume. Tout cela se déroulait extrêmement vite même s'il le savourait comme une éternité. Il n'avait pas laissé le temps à Ginny de protester. Et en fait, même si elle l'avait fait, il ne l'aurait pas crue. Il entendait presque les battements de son coeur à elle et quelque chose lui disait qu'il n'avait pas envie de le voir s'interrompre.

Le moment était venu de franchir le point de non-retour.
Calé entre les jambes de la rouquine, Drago montait une main sur sa nuque avant de rapprocher son visage d'ange du sien. Il ferma les yeux et lui donna un premier baiser gorgé de douceur. Mais ce n'était pas de la douceur qu'il voulait et le baiser se fit plus pressant. Quand leurs lèvres se séparèrent, Drago ouvrit immédiatement les yeux pour avoir le privilège de contempler l'effet qu'il avait eu sur sa partenaire.

Avec une pointe de regret mais une double-dose de retour de conscience tardif, le blondinet se détacha de Ginny et s'éloigna raisonnablement pour aller s'appuyer contre le mur juste à coté d'elle. Le visage tourné vers le sol, il dissimulait un sourire de satisfaction et une gêne timide. Sa gorge était serrée. Il espérait de tout coeur qu'elle ne gâche pas son plaisir avec un discours aveugle sur l'amitié. Ce serait pire que se prendre une claque.
Lui en tous cas ne put rien dire...

Citation :

Cette situation était à rendre folle, comme si tout c'était inversé. Comme s'il n'y avait plus de mangemort, plus de guerre, plus de conflit. J'étais perdu. J'avais oublié mes principes, pourquoi je me battais et ce que je défendais ...
Je venais d'arriver dans la cuisine et je m'empressais d'attraper un verre qui se trouvait dans le buffet au-dessus du lavabo. Tonks n'était pas une personne qui était manique, loin de là, mais j'avais eu l'occasion de venir chez elle plusieurs fois et elle me laissait me servir comme si j'étais chez moi. C'est pour cela que je connaissais les moindres recoin de chez elle, mis à part les chambres bien évidemment.

Je n'avais même pas remarqué qu'il m'avait suivis, j'étais perdu dans mes pensées à essayer de me calmer, de retrouver mon calme, que je ne l'avais même pas entendu. Lorsqu'il attrapa ma main, instinctivement j'avais tourné la tête vers lui et le regardait les yeux écarquillés, il m'avait fait peur, ce qui m'interpella c'était son regard, il était dur, percutant, ce qui me figeait sur place. Il avait l'air si sûr de lui. Il exerça une petite pression sur ma hanche pour me faire me retourner. A présent, nous étions, face à face dans un silence impressionnant, je pouvais entendre sa respiration et je sentais son coeur battre la chamade, s'en était impressionnant, hypnotisé par son regard, je me contentais de suivre le moindre de ses mouvements. Il me dominait de toute sa taille, je devais leva la tête pour le regarder droit dans les yeux.
Il n'avait toujours pas lâché ma main, il finit par la poser sur son cou, je pouvais sentir son pouls, lui aussi était dans le même état que moi. Sans détourner son regard, il me sourit, cela ne m'aidait pas à aller mieux, car nous allions affronter l'inconnu et cette situation m'intimidait. Je me laissais guider lorsqu'il posa ses mains sur mes hanches pour me soulever et me poser sur le rebord du lavabo. J'étais désormais plus grande que lui, mais pas beaucoup, je le vis s'approcher dangereusement, ma main était toujours sur sa nuque, j'aurais pu le blesser ou le repousser, mais ce n'était pas le cas, j'étais hypnotisé, j'étais vulnérable, aucun moyen de bouger, comme si mon corps ne me répondait plus. Son visage était à quelque centimètre du miens, instinctivement je fermais les yeux et la seconde d'après, je sentais ses lèvres sur les miennes.
Au début, son baiser était tout timide, doux, mais il finit par devenir plus pressant, plus électrique, je n'avais aucune envie que cela se termine. C'est alors que mes souvenirs refirent surface. Je repensais à Harry, ma famille, Hermione, Ron ...

C'est seulement lorsqu'il s'éloignait que je compris mon erreur. Je venais d'embrasser Drago Malefoy, je venais de tromper tout mon entourage, je, je ...
Je n'avais pas dit un mot, ni bouger d'un centimètre, j'étais estomaqué, paralysé, qu'est-ce que j'avais fait ?
Drago s'éloigna de moi et se colla au mur qui se trouvait à côté, je finis par descendre du lavabo tout en repensant à ce qu'il venait de se passer. Je ne savais pas quoi dire, j'étais totalement perdu, je n'arrivais plus à réfléchir, c'était ... une terrible erreur. Je me tournais vers lui et le regardait sans dire un mot, c'est alors que je croisais son regard, pour la dernière fois. Je partis à toute vitesse dans le salon, pris mon sac à main et sortit de chez Tonks sans lui adresser la parole.
Une fois la porte fermer, je me stoppais net. Je sentis des larmes couler sur mes joues, ce n'était pas de la tristesse, c'était de la souffrance, j'avais mal, j'avais été idiote, naive, je l'avais bien mérité, mais quand je repense que j'avais embrassé Drago. Malefoy!! Bon sang, mais quelle idiote, pourquoi je ne me suis pas enfui que je l'ai vu s'approcher vers moi, pourquoi je ne l'avais pas repoussé quand il avait posé ses mains sur mes hanches. Qu'est-ce que j'avais fait ?? Je me retournais une dernière fois, regardais la porte et partit en courant.
J'avais honte, je me sentais idiote, comment avais-je oser faire cela aux gens que j'aime, à Harry, lui qui ne m'avait jamais trompé. J'avais commis l'irréparable, c'était comme si j'avais fait quelque chose d'affreux, d'impardonnable.
Je voulais m'en aller le plus loin possible, je ne devais plus jamais le revoir, moi qui pensais qu'il voulait qu'on soit amis, lui il s'attendait à beaucoup plus. J'avais raison depuis le début, je n'aurais jamais dû devenir son amie, j'aurais dû l'évité, m'éloigner et je n'aurais jamais commis cette erreur ...
Je ne pourrais plus jamais regarder Harry, Ron, Hermione, mes frères, mes amis, de la même manière ...


FIN DU CHAPITRE 3


Les deux derniers chapitres (4 & 5) seront postés demain Wink


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GIGO - Chapitre 3

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